La vente de F15 à l’Arabie Saoudite en bonne voie

Actuellement, la Royal Saudi Air Force met en oeuvre 153 avions de combat de type F15 (dont 71 Strike Eagle). L’an passé, le royaume a fait part de son intention d’en acquérir d’autres, ainsi que de quelques Eurofighter de plus pour compléter sa commande de 72 exemplaires passée en 2007 auprès de la Grande-Bretagne.

Pour Ryad, il s’agit de renforcer et de rajeunir son potentiel aérien afin de faire face à la menace iranienne dans la région, et de contenir ainsi une éventuelle poussée chiite. Ainsi, l’Arabie Saoudite compte acheter 84 F15 fabriqués désormais par Boeing.

Seulement, la perspective d’un contrat portant sur ces appareils, dotés d’un armement de haute précision, n’enchante pas Israël. En effet, pour l’Etat hébreu, qui possède également des F15, cette vente serait de nature à lui faire perdre sa supériorité technologique face un pays qui lui est traditionnellement hostile, même si Tel-Aviv et Ryad peuvent avoir des intérêts convergents.

C’est d’ailleurs ce que Washington a fait valoir pour lever les réserves israéliennes dans ce dossier. Les F15 Saoudiens, même s’ils ne seront pas aussi bien équipés que ceux en service au sein de l’US Air Force puisqu’ils ne seront pas dotés de missiles longue portée, permettront de parer une éventuelle menace iranienne. D’autre part, lorsqu’ils seront livrés à la Royal Saudi Air Force, Israël devrait recevoir ses premiers F35 Lightning II, censés plus sophistiqués que les appareils fabriqués par Boeing.

« Nous avons travaillé très étroitement avec le gouvernement israélien au plus haut niveau pour répondre à leurs préoccupations sur cette question » a expliqué Geoff Morell, le porte-parole du Pentagone. Mais « Israël n’est pas le seul à avoir des problèmes de sécurité dans la région et nous avons ainsi des responsabilités envers d’autres alliés », a-t-il ajouté.

Il reste maintenant au Congrès américain à se prononcer sur ce contrat saoudien, qui devrait atteindre un montant de 30 milliards de dollars sur 10 ans.

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