Israël veut lancer des micro-satellites par avion
Actuellement, Israël met en oeuvre trois satellites de reconnaissance militaire : Ofef 5, Ofek 7 et TecSar. Le dernier est chargé de surveiller plus particulièrement l’Iran. En effet, doté de la technologie SAR (Synthetic Aperture Radar), il est censé donner des renseignements à l’état-major israélien au sujet des installations nucléaires iraniennes.
Mais en matière de renseignement spatial, Israël compte aller plus loin en lançant un programme de micro-satellites de 120 kg environ afin d’améliorer ses capacités d’observation en obtenant des informations en un laps de temps réduit et sur des zones bien précises.
« Nous voulons et devons pouvoir observer des territoires aussi étendus soient-ils et cela en permanence » a déclaré le génaral Ido Nahoshtan, le général des forces aériennes israéliennes, lors d’une conférence de presse donnée à Tel-Aviv, le 27 janvier.
Ce projet, confié à la société Rafael Advanced Defense Systems, devrait normalement aboutir en 2015. Seulement, pour lancer ses satellites, Israël doit faire appel à un pays maîtrisant ce savoir-faire. Ainsi, en janvier 2008, le TecSar a été mis en orbite depuis le centre spatial indien de Sriharikota. Aussi, afin de limiter les coûts générés par un tir de fusée, il est question que ces micro-satellites soient lancés par avion.
En Europe, un tel projet existe déjà . Il s’agit du programme Aldebaran, auquel participent le Centre national d’études spatiales (CNES) ainsi que les agences spatiales espagnoles et allemandes. Le concept développé, appelé MLA (micro-lanceurs aéroportés), prévoit d’utiliser un avion de combat Rafale pour lancer des satellites d’une masse allant de 50 à 300 kg. Les Etats-Unis maîtrisent aussi ce mode de lancement, notamment avec le système Pegasus, de la société US Orbital Sciences Corp., qui fait appel à un bombardier B52.




