Le Pentagone a amélioré sa bombe anti-bunker MOP

4 mai 2013 – 13:00

Au début de l’année 2012, Leon Panetta, qui était alors le chef du Pentagone, avait indiqué, au Wall Street Journal, que la plus puissante bombe anti-bunker en dotation au sein de l’US Air Force, la Massive Ordnance Penetrator, n’était pas en mesure de détruire les installations nucléaires iraniennes profondément enfouies sur le site de Fordow, près de Qom. Et cela, malgré ses 2,7 tonnes d’explosifs.

Et d’annoncer alors qu’un budget de 82 millions de dollars allait être mobilisé pour améliorer les capacités de cette bombe, plus puissante que la “Daisy Cutter” (faucheuse de marguerites), utilisée au Vietnam et dans les montagnes afghanes de Tora Bora en 2002, remplacée depuis par la “Massive Ordnance Air Blast bomb” (MOAB, ce qui signifie aussi Mother of all bombs), laquelle reste la plus dévastatrice de l’arsenal américain.

Cette annonce était importante dans la mesure où il s’agissait de convaincre le gouvernement israélien de ne pas lancer une opération militaire contre les sites nucléaires iraniens avant que ces derniers ne soient trop protégés.

En disposant d’une bombe assez puissante pour détruire un site enterré comme peut l’être celui de Fordow, où est produit de l’uranium enrichi, cela permettrait d’éviter une action préventive israélienne. En clair, si la diplomatie échoue à faire renoncer l’Iran à ses prétentions nucléaires, il sera toujours possible d’y mettre un terme grâce à des capacités militaires susceptibles de détruire des sites très protégés.

Car si un raid israélien ne fait qu’endommager un site comme Fordow, le programme nucléaire iranien ne sera que retardé. C’est à dire que le problème ne sera pas définitivement réglé et qu’il faudra recommencer tôt ou tard, alors qu’entretemps, il faudra composer avec les conséquences cela ne manquerait pas d’avoir au Moyen Orient.

Plus d’un an plus tard, qu’en est-il? Si l’on en croit le Wall Street Journal, le Pentagone disposerait désormais d’une MOP améliorée, après avoir dépensé 400 millions de dollars pour en disposer 20 exemplaires, fournis par Boeing.

Le détonateur de cette nouvelle bombe de 15 tonnes (contre 13 tonnes pour l’ancienne version) dispose d’un fusible spécialement conçu pour résister aux chocs induits par les couches d’acier et de granit qui recouvrent le site de Fordow. En outre, cette munition dispose de “fonctions visant à contrer les défenses aériennes iraniennes” ainsi que de systèmes de guidage améliorés pour augmenter son degré de précision. L’idée du Pentagone est de créer un “cratère” en lançant une première MOP, puis d’y envoyer d’autres bombes pour atteindre les “grandes profondeurs.”

Avec cette MOP nouvelle version, Washington espère donc que le gouvernement israélien s’abstiendra de lancer une opération militaire en Iran. Ce qui laissera le temps à la diplomatie de peut-être aboutir. En tout cas, il s’agit avant tout d’attendre les prochaines élections iraniennes, en juin prochain. Et d’évaluer leurs conséquences sur la politique menée par Téhéran.


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La Marine royale canadienne joue de malchance avec ses sous-marins

4 mai 2013 – 9:28

L’on croit parfois faire de bonnes affaires et au final, l’on se rend compte que l’on aurait mieux fait de s’abstenir. C’est le cas de la Marine royale canadienne, qui, en 1998, a acquis auprès du Royaume-Uni 4 sous-marins à propulsion classique de la classe Victoria pour 750 millions de dollars. Ces bâtiments avaient été désarmés 4 ans plus tôt par la Royal Navy.

Une bonne affaire, en apparence. Sauf que, depuis leur acquisition, ces 4 sous-marins ont passé plus de temps à quai qu’en mer, étant donné qu’ils n’ont navigué à peine plus d’un millier de jours. Le coût d’une journée passée en mission s’élève ainsi à 700.000 dollars, en prenant en compte les dépenses liées à leur achat, leur remise en état, leurs réparations et leur entretien.

Un programme pour les remettre à niveau a été lancé par Ottawa. A grand frais. Par exemple, il a fallu débourser 209 millions de dollars pour le NSCM Windsor, qui sort d’un grand carénage après 5 ans d’immobilisation. A ce tarif, l’on pourrait s’attendre à ce que ce sous-marin soit pleinement opérationnel.

Or, d’après CBC News, ce n’est pas le cas. A cause d’un générateur diesel défectueux, le NSCM Windsor, remis à l’eau il y a tout juste un an, n’est pas en mesure d’accomplir tout le spectre de missions dont il est attendu de lui. “Nous avons dû le limiter en rayon d’action et en autonomie”, a expliqué le capitaine de vaisseau Cassivi, le directeur de la force sous-marine canadienne. En clair, tant que la réparation ne sera pas faite, le sous-marin ne pourra naviguer que près des côtes.

“C’est une panne inattendue, et c’est pourquoi nous avançons dans le processus d’investigation”, a poursuivi l’officier, en précisant que le détail des restrictions restent “classifiés”. Et d’ajouter : “Nous prévoyons d’effectuer les réparations dès que les pièces détachées seront disponibles.”

Pour le moment, un seul sous-marin canadien est pleinement opérationnel. Il s’agit du NSCM Victoria, lequel a été en mesure, l’été dernier, de couler un navire désarmé , à l’occasion de l’exercice RIMPAC 2012.

Quant aux deux autres, ils sont encore en réparation. Le NCSM Chicoutimi pourrait toutefois devenir opérationnel d’ici la fin de l’année. Son carénage est plus compliqué, et donc plus coûteux, que pour les autres sous-marins, notamment à cause des dégâts provoqués par un incendie qui s’était déclaré à bord en 2004, lors de sa première mission sous pavillon canadien. Un marin y avait perdu la vie.

Enfin, le NCSM Corner Brook ne devrait pas reprendre la mer de sitôt. Ayant touché le fond de l’océan dans la baie de Nootka, au large de la Colombie Britannique, lors d’un entraînement en juin 2011, il est actuellement en réparation (coût : plus de 200 millions de dollars) jusqu’en 2016, année où le NSCM Victoria sera à nouveau immobilisé…

Ce faible taux de disponibilité des sous-marins canadiens n’est pas sans incidence sur les effectifs des sous-mariniers. En novembre 2011, le vice-amiral Paul Maddison, alors commandant de la marine royale canadienne, avait avancé le chiffre de seulement 80 marins aptes à servir à bord de submersibles. Et un rapport interne, publié au début de l’année 2012, s’inquiétait de la capacité de la marine à former à temps assez de personnels.


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Main basse sur les matières premières en Côte d’Ivoire

3 mai 2013 – 17:24

La crise ivoirienne a beau être terminée depuis maintenant deux ans avec la chute de Laurent Gbagbo, il n’en reste pas moins que le pays reste divisé, comme l’ont montré les tensions constatées lors des dernières élections municipales.

“Le désarmement et la réinsertion des ex-combattants des deux camps politiques, qui demeurent cruciales pour résoudre une grave menace contre la paix durable dans le pays, sera un défi”, avait d’ailleurs récemment estimé Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies.

Justement, un rapport de l’ONU concernant la Côte d’Ivoire et remis le 28 avril dernier a de quoi être inquiétant. Ainsi, constatant que les taxtes sur les exportations ivoiriennes n’avaient que très peu progressé depuis la fin de la crise en 2011, les experts des Nations unies ont décrit un système de prédation des ressources naturelles du pays, profitant aussi bien à un “réseau militaro-économique” mis en place par les anciens chefs des Forces nouvelles, alliés de l’actuel président, Alassane Ouattara.

“L’administration ivoirienne a progressivement intégré d’anciens commandants rebelles dans les forces armées nationales sans que ceux-ci aient abandonné leurs activités économiques et leurs méthodes de prédateurs et de chefs de guerre”, ont expliqué les experts indépendants de l’ONU, qui dénoncent le “pouvoir et l’influence croissants dont jouissent les réseaux d’anciens membres des Forces nouvelles de par leur intégration aux corps réguliers chargés de la sécurité ” ainsi que le “contrôle qu’ils exercent sur diverses activités économiques illégales ou informelles.”

Et le phénomène ne manque pas d’ampleur : 10% de la récolte de cacao pour la période 2011-2012 aurait été détournée, soit la bagatelle de 153.000 tonnes. Même chose pour la noix de cajou, dont plus de 30% de la production est allée dans d’autres poches. Il concernerait aussi le coton, le bois, l’or ou encore les diamants.

Les sommes détournées sont loin d’être anecdotiques. Rien que pour le cacao, il est question de 400 millions de dollars (1,6% du PIB ivoirien en 2012) de pertes pour l’économie locale et de 76 millions de dollars de rentrées fiscales en moins. La contrebande passe principalement par le Ghana, où a d’ailleurs trouvé refuge l’aile radicale des partisans de Laurent Gbagbo, le président déchu.

“Ces groupes (favorables à Gbagbo, ndlr) ont les moyens de mener des opérations militaires à l’aide d’armes et de matériel connexe qu’ils se procurent dans le non-respect total du régime de sanctions, ainsi que de recruter des combattants, en Côte d’Ivoire et ailleurs”, indique le document.

Ce rapport ne fait en outre cadeau à aucun des deux anciens camps. L’hebdomadaire “L’Elephant Déchaîné”, qui en a fait la synthèse, souligne que le document indique que “Laurent Gbagbo dispose d’autres comptes cachés à la SGBCI et sur lesquels roupillent tranquillement plus de 5 milliards de francs CFA” et que l’on y apprend “que Charles Blé Goudé (ndlr, partisan de Gbagbo et arrêté en janvier), en plus de disposer de plusieurs identités, dispose d’un surprenant compte bancaire à la BFA et sur lequel de nombreuses entreprises publiques et privées, on ne sait trop pourquoi, ont ordonné de nombreux dépôts de fortes sommes d’argent. Curieusement, alors qu’il est censé être gelé, ce compte continue d’être opérationnel et des retraits y sont effectués à distance via des cartes bancaires.”

La question est donc de savoir à quoi va servir tout cet argent amassé. Pour les experts de l’ONU, il est possible qu’il ait été utilisé pour acheter de l’armement. Ce qui est interdit en Côte d’Ivoire, le pays étant encore soumis à un embargo. Mais c’est la levée de ce dernier qui est à redouter : avec des moyens financiers importants, il est en effet à craindre une ruée sur les armes des deux camps.


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Pour Washington, armer les rebelles syriens est une option à ne pas écarter

3 mai 2013 – 16:13

Jusqu’à présent, il n’était pas question pour Washington de livrer des armes aux rebelles syriens aux prises avec les forces du régime de Bachar el-Assad. Du moins, le président Obama avait mis son véto à cette idée, alors défendue par la CIA et le Pentagone.

Seulement, l’affaire syrienne a connu deux évolutions de nature à faire éventuellement changer d’avis le locataire de la Maison Blanche. La première est l’ascendant pris par les rebelles de la mouvance islamiste, sous l’impulsion du Front al-Nosra, lequel a fait allégeance à al-Qaïda. Et cela, grâce en partie aux armes qui leur ont été livrées par, dit-on, le Qatar et l’Arabie Saoudite.

La seconde est l’usage présumé d’armes chimiques par le régime de Damas. A ce sujet, Londres parle de “preuves croissantes”, le renseignement militaire israélien a fait part de ses certitudes, que Paris ne partage pas pour le moment, et Washington a jugé l’hypothèse probable tout en indiquant ne pas avoir assez d’informations pour en être totalement sûr.

Or, l’usage d’armes chimiques était la ligne rouge fixé le président Obama à son homologue syrien, sous peine de revoir ses options. Et ces dernières ne sont pas nombreuses étant donné qu’à ce stade, une éventuelle intervention militaire en Syrie est exclue. D’une part parce qu’il faudrait en avoir et les moyens ainsi que la volonté politique de le faire. Ce qui ne semble pas être le cas. D’autre part parce que ce ne serait pas conforme au droit international, toute initiative – ou presque – concernant la Syrie étant bloquée au Conseil de sécurité des Nations unies par la Russie et la Chine.

Reste donc l’option d’armer les rebelles syriens non affiliés à des groupes salafistes… Ce qui a été évoqué par Chuck Hagel, le secrétaire américain à la Défense, lors d’une conférence de presse donnée le 2 mai à Washington avec son homologue britannique, Philip Hammond.

En effet, à la question de savoir si les Etats-Unis réévaluaient ou pas leur position sur la livraison d’armes à l’opposition syrienne, le chef du Pentagone a répondu par l’affirmative. Mais avec des pincettes.

“Cela ne veut pas dire qu’on va ou veut le faire. Ce sont des options qui doivent être envisagées avec les partenaires, avec la communauté internationale”, a-t-il expliqué. “Ce ne sont pas des situations figées. On doit toujours envisager différentes options en fonction de la réalité sur le terrain, en fonction de l’objectif à atteindre”, a-t-il ajouté.

Ainsi, la position américaine pourrait rejoindre celle défendue par le Royaume-Uni et la France. Pour autant, cette idée est loin de faire l’unanimité, étant donné qu’il est impossible de garantir que ces armes (missiles sol-air, anti-char) destinées aux rebelles n’appartenant pas aux groupes jihadistes ne finiront pas entre de mauvaises mains.


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L’exécution de la la prochaine Loi de programmation militaire de fera dans un contexte économique très délicat

3 mai 2013 – 15:00

Cette fois, c’est sûr, promis, juré, la trajectoire financière définie par le dernier Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité nationale (LBDSN) pour la prochaine Loi de Programmation Militaire est réaliste tout en prenant en compte la contribution du ministère de la Défense à la réduction des déficits publics. Sous entendu, les précédentes fois, ce n’était pas le cas.

Pour rappel, le LBDSN suggère d’accorder un budget de 179,2 milliards (en euros constants 2013) sur la période (hors pensions), de réduire les effectifs de 24.000 hommes supplémentaires, et de ne supprimer aucun grand programme d’armement, la recette connue étant d’étaler les commandes, voire de les diminuer, ce qui, au final renchérit le coût des équipements…

Pourtant, que ce soit il y a 5, 10 ou 15 ans, les Lois de Programmation Militaire paraissaient sincères. Mais entre ce que l’on prévoit de faire et les aléas que l’on ne maîtrise pas, il y a de la marge. Et pour celle qui se termine, elle est de près de 5 milliards d’euros.

En sera-t-il autrement pour la LPM 2014-2019 qui financera des forces armées au format une nouvelle fois réduit, justement pour rester dans “les clous”? Rien n’est moins sûr. Déjà parce qu’elle reposera sur des recettes exceptionnelles (4,5 milliards), dont on connaît le caractère aléatoire. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, peut se prévaloir de l’assurance donnée par le président Hollande qu’elles iront dans les caisses de l’Hôtel de Brienne… Mais encore faut-il savoir quand.

Mais surtout, l’inconnue majeure reste la situation économique française. Et les prévisions de la Commission européenne n’incitent guère à l’optimisme pour l’exécution de la prochaine LPM telle que recommandée par la commission du LBDSN. Certes, Paris a obtenu un nouveau délai pour réduire à moins de 3% ses déficits publics, c’est à dire que cet objectif devra être atteint en 2015 au lieu de 2014.

Là est la seule bonne nouvelle (encore que…) car dans le même temps, et alors que les prélèvements obligatoires ont atteint un record, la Commission de Bruxelles prévoit un déficit de 3,9% du PIB  en 2013, puis de 4,2% en 2014 et cela, dans l’attente de “clarifications” de la part du gouvernement français au sujet du financement du crédit d’impôt aux entreprises. Soit respectivement 0,2% et 1,3% de plus par rapport aux objectifs affichés par Paris.

Dans ces conditions, “il peut être raisonnable d’étendre la date limite de 2 ans pour parvenir à 3% de déficit à la fin de 2015″, a commenté Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. Et cela d’autant plus que les prévisions de croissance ne sont pas bonnes non plus, avec -0,1% en 2013 et +1,1% en 2014. A cela il s’ajoute un taux de chômage estimé à 10,9% en 2014, année où la dette publique devrait atteindre 96,2% du PIB (contre 90,2 en 2012).

Aussi, l’année 2014 (en fait, il convient de parler de budget triennal) sera cruciale pour le budget des forces armées. Et nul doute que le match entre l’Hôtel de Brienne et Bercy ne fait que commencer et qu’il sera d’autant plus difficile si la conjoncture économique est mauvaise, avec des investissements en panne, une consommation en berne, une croissance atone et des finances publiques à équilibrer. Et comme ce scénario s’est déjà produit par le passé, l’on a toute les raisons de le redouter pour l’avenir. Le scénario Z est peut être passé à la trappe, mais il peut toujours revenir par la fenêtre.


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Un avion ravitailleur américain s’est écrasé au Kirghizstan

3 mai 2013 – 13:39

Un avion-ravitailleur de l’US Air Force s’est écrasé, ce 3 mai, alors qu’il venait de décoller de la base aérienne de Manas, au Kirghizstan, près du village de montagne de Chaldybar, situé près de la frontière avec le Kazakhstan, à environ 200 km de Bichkek, la capitale du pays.

“Selon mes informations, l’avion s’est brisé en trois morceaux. Le nombre de morts ou blessés n’est pas encore connu. Tous les services de secours sont sur place”, a déclaré le porte-parole du ministère kirghiz pour les situations d’urgence. Toujours d’après la même source, l’appareil en question serait un KC-135 Stratotanker. Ce qui a été confirmé plus tard par un porte-parole du Pentagone. Il y aurait entre 3 et 5 membres d’équipage à bord.

Selon l’agence de presse kirghize AKIpress, des témoins ont entendu une détonation, suivie par une explosion. L’épave de l’avion était toujours en flammes après l’accident. Ce qui n’a rien d’étonnant, surtout si le KC-135 devait ravitailler en vol les avions de combat engagés en Afghanistan.

D’après l’AFP, qui cite Anatoli Ivannikov, un directeur-adjoint de l’administration locale, un parachute aurait été aperçu avant la chute de l’appareil. Or, à moins que cela ait changé depuis, l’US Air Force avait décidé, en 2008, et par souci d’économie, de retirer tous les parachutes des KC-135 – en service depuis plus de 50 ans – au motif que les risques d’accident de cet appareil étaient minimes…

Depuis 2001, les Etats-Unis utilisent la base aérienne de Manas pour les besoins des opérations en Afghanistan, en échange d’un loyer. Chaque mois, ce sont des dizaines de milliers d’hommes qui transitent ainsi par le Kirghizstan.

Seulement, cette présence américaine n’est pas du goût de la Russie, qui dispose également dans le pays de 4 emprises militaires. En décembre dernier, le président Kirghiz, Almazbek Atambaïev, avait réaffirmé sa volonté de mettre fin à cette coopération avec Washington.


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Les 50 ans de la 9e Brigade d’Infanterie de Marine

3 mai 2013 – 11:52

La 9e Brigade d’Infanterie de Marine (BIMa) fêtera à Poitiers, le 4 mai, ses 50 ans d’existence, ainsi que les 70 ans de la création de la 9e Division d’Infanterie Coloniale (DIC) qui s’illustra avec la conquête de l’île d’Elbe et le débarquement de Provence en 1944, puis lors de la guerre d’Indochine, dont elle est l’héritière.

Après la capitulation allemande, la 9e DIC cessa d’exister en tant que telle sans pour autant avoir été dissoute, étant donné que ses unités furent dispersées sur plusieurs théâtres d’opérations. Ce n’est qu’en 1963 qu’il fut donc décidé de créer la “9e Brigade” et de la rattacher à la 11e Division d’Intervention, aux côtés de deux brigades parachutistes, avant d’en faire une brigade autonome au sein de la Force Terrestre d’Intervention 8 ans plus tard.

Par la suite, la 9e Brigade changea d’appellation à trois reprises : “9e Division d’Infanterie de Marine” (DIMa) en 1976, rattachée en 1983 à la Force d’Action Rapide (FAR) puis 9e Brigade Légère blindée de Marine (BLBM) en juillet 1999. Ce n’est qu’en janvier dernier qu’elle prit officiellement le nom de 9e Brigade d’Infanterie de Marine.

Composée par le Régiment d’Infanterie Chars de Marine (RICM), les 2e et 3e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa), le 11e Régiment d’Artillerie de Marine (RAMa) et le 6e Régiment du Génie (RG), la 9e BIMa, forte de 5.200 hommes, est spécialisée dans les actions amphibie.

Elle est en mesure d’assurer des missions de sûreté et de sécurisation, des actions de recherche de renseignement dans la profondeur ainsi que des incursions rapides et profondes pour prendre contrôle d’objectifs importants, voire de les détruire. La 9e BIMa, forte de 5.200 hommes, est en outre “binômée” avec la 3e Brigade Commando des Royal Marines britannique pour former la composante amphibie d’une force de réaction rapide commune à la France et au Royaume-Uni.

Comme l’on peut s’en douter, la 9e BIMa est souvent appelée à envoyer des unités en opérations extérieures. Et ces derniers mois ont été intenses. Pour commencer, son commandant, le général Lecointre, dirige actuellement l’EUTM Mali, la mission européenne de formation de l’armée malienne. Le 2e RIMa est particulièrement impliqué dans cette dernière puisque sa Compagnie d’Eclairage et d’Appui (CEA) ainsi qu’une partie de son état-major sont mobilisés, de même qu’une partie des effectifs de sa 2e compagnie de combat.

Toujours au Mali, le RICM a engagé 160 marsouins dans l’opération Serval, à laquelle ont participé une compagnie du 3e RIMa (sécurisation de l’aéroport de Bamako), deux du 2e RIMa, 160 bigors du 11e RAMa et 180 sapeurs de marine du 6e RG. Parallèlement, ces mêmes unités ont fourni des effectifs pour des missions de courte durée au Gabon, en Nouvelle-Calédonie et en Centrafrique.

Quoi qu’il en soit, cette intense activité opérationnelle n’empêchera pas à la 9e BIMa de fêter son cinquantenaire et les 70 ans de la création de la DIC. Les régiments et la compagnie de commandement et de transmissions (9e CCT) qui la composent ainsi que sa fanfare et son bagad proposeront ainsi au grand public, de 9h00 à 18h00, sur la place de l’Hôtel de Ville de Poitiers, une série d’animations, dont un haka polynésien, des démonstrations de déminage, de combat corps à corps et de sauvetage. Ce sera également l’occasion aux marsouins, bigors et sapeurs de présenter leurs matériels dans plusieurs quartiers de la ville.

Cette journée se concluera par une prise d’armes nocturne sur la place de l’Hôtel de Ville, présidée par le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Bertrand Ract-Madoux, en présence d’autorités civiles et militaires. A cette occasion, la Croix de la Valeur Militaire avec palme (à l’ordre de l’armée) sera remise au drapeaux du RICM (régiment déjà le plus décoré de France) pour son engagement en Côte d’Ivoire en 2004 et 2005, ainsi qu’à celui du 6e RG, à l’étendard du 11e RAMa et au fanion du 2e escadron du RICM pour leurs actions en Afghanistan.


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Retrait d’Afghanistan : Le fret français peut emprunter les voies passant par le nord

3 mai 2013 – 9:54

Jusqu’à présent, deux solutions existaient pour désengager le matériel français d’Afghanistan : la voie mixte (avion jusqu’aux Emirats arabes unis, puis par bateau jusqu’à Toulon) et la voie aérienne directe depuis Kaboul. Ces dernières ont déjà permis de rapatrier 80% des équipements.

Désormais, grâce à des accords conclus avec le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, le fret français peut être rapatrié en France via le rail en empruntant la voie nord, comme l’on fait récemment deux convois arrivés les 23 et 25 avril dernier grâce à un “prestataire privé”.

Concrètement, le fret passé par l’Ouzbekistan est parti de Kaboul par la route, puis a traversé la Russie par voie ferrée pour arriver jusqu’à Riga, en Lettonie. Le retour en France se fait par camion.

Quant au trajet passant par le Kazakhstan, il est légèrement différent dans la mesure où le matériel doit y être transporté dans un premier temps par avion, avant d’être chargé sur un train et ensuite prendre la destination de la Lettonie.

D’après le rapport rendu par les députés Philippe Meunier et Philippe Nauche, en février dernier, le coût de l’unité à transporter (UAT) est de 7.000 euros si l’on emprunte les routes passant par le nord de l’Afghanistan, contre 30.000 euros pour la voie mixte et 40.000 euros pour l’option aérienne (qui a concerné 10% du fret).

Les deux élus avaient alors déploré le “manque de célérité des autorités françaises, diplomatiques et militaires, à négocier en amont avec les pays limitrophes l’utilisation des voies terrestres” étant donné que cela aurait permis d’économiser “plusieurs dizaines de millions d’euros pour le budget de l’Etat.”

La voie la plus économique aurait été de passer par le Pakistan et de faire embarquer les matériels à Karachi. Mais comme l’ouverture des routes pakistanaises dépendent des relations de Washington avec Islamabad – et ces dernières n’ont pas toujours été au beau fixe ces dernières années, loin de là – il n’a pas été possible d’avoir recours à cette option. Qui plus, les conditions de sécurité sont sujettes à caution, plusieurs convois de l’Otan ayant été attaqués.

Quoi qu’il en soit, l’état-major français n’exclut pourtant pas faire passer du matériel par le Pakistan afin de s’assurer de la “diversité des voies logistiques de désengagement” pour “fluidifier le trafic et faire face à toute éventuelle difficulté sur les voies actuelles.”


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Mali : Désengagement complet du GTIA 3 et retrait de 6 hélicoptères

3 mai 2013 – 8:49

Engagé au côté du Groupement tactique interarmes (GTIA) TAP (troupes aéroportées) dans l’éprouvante opération Panthère, menée dans l’Adrar des Ifoghas, au Nord-Mali, le GTIA 3, constitué principalement par les 1er et 2e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa), le 11e Régiment d’Artillerie de Marine (RAMa) et le 6e Régiment du Génie, a terminé son désengagement du Mali, d’après l’Etat-major des armées.

Ainsi, les unités qui ont pris part au “nettoyage” de l’Adrar des Ifoghas en menant des combats intenses, et cela dans des conditions extrêmement difficiles (10 litres d’eau nécessaires par jour et par soldats), ont désormais retrouvé la France.

Dans le même temps, le format du Groupement aéromobile (GAM) de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) engagé dans l’opération Serval a été réduit de 6 hélicoptères. Dans le détail, 2 Gazelle, 2 Tigre et 2 Puma ont été désengagés du Mali.

Les hélicoptères ont jusqu’à présent été énormément sollicités, ce qui n’est pas sans incidence sur leur disponibilité. Pour autant, le général de Saint-Quentin, commandant l’opération Serval, a affirmé qu’aucune mission n’avait été annulée à cause d’une panne.

“Ce qu’il y a de certain, c’est que l’on a un taux d’emploi de nos hélicoptères qui est extrêmement important sur ce théâtre. Ca tire sur le matériel. Ca joue sur la disponibilité technique”, a-t-il affirmé sur les ondes de RFI.

Reportage à Gao de David Baché

(01:09)

 

Pour le général Saint-Quentin, commandant de l’opération Serval, il serait faux de dire que l’impératif économique a nui aux opérations. En aparté, certains soldats français confient pourtant qu’une partie de leur solde passe dans l’achat de matériel, pour compenser un équipement jugé inadapté.

 

Cela étant, les opérations continuent, essentiellement dans la région de Gao, ancien bastion du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), l’un des trois groupes jihadistes implantés au Nord-Mali. Le chef du renseignement de ce dernier, Haïbala Ould Baka, aurait été arrêté par les gendarmes maliens.

Les militaires du GTIA 2 ont mené, avec leurs homologues maliens, l’opération de reconnaissance appelée Akello, dans la région de Telatai, à 150 km au nord de Gao. S’il n’y a eu aucun contact avec des éléments hostiles, en revanche, deux caches d’armes ont été découvertes, ce qui a permis la saisie de 110 obus, 5.000 munitions de petit calibre et d’un pick up armé. Deux engins explosifs improvisés ont en outre été “relevés”.

Le GTIA 2, constitué par des éléments provenant essentiellement de la 3e Brigade Mécanisée, a été renforcé par l’Escadron d’aide à l’engagement (EAE) du 1er RIMa, qui a quitté Tombouctou après avoir confié le contrôle de la ville au contingent burkinabé de la MISMA, la force de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao). Ces unités seront relevés prochainement par des éléments de la 6e Brigade légère blindée (21e RIMa, 2e REI, 3e RAMa, 1er REC, 1er REG)

Quant aux opérations aériennes, elles ont gardé un rythme soutenu au cours de ces derniers jours, avec 120 sorties, dont une trentaine dédiées à l’appui feu et une cinquantaine au transport.

Enfin, la formation du bataillon “Waraba” par la mission européenne EUTM Mali, est entré dans une nouvelle phase, avec le début de l’instruction au niveau de la section et de l’enseignement spécialisé (cavalerie légère blindée, artillerie, génie, commando, renseignement, tireurs d’élite, guidage aérien, etc…).


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Un mausolée pour honorer la mémoire du sous-lieutenant Clément Maudet, l’un des héros de Camerone

2 mai 2013 – 17:54

Fait prisonnier alors qu’il était gravement blessé lors de la mythique bataille de Camerone, au Mexique, le sous-lieutenant Clément Maudet fut confié par l’armée mexicaine aux bons soins de Juana Marrero de Gomez, une habitante de la ville de Huatusco, située non loin du secteur où eurent lieu les combats entre “moins de 60 légionnaires” et les 2.000 hommes du général du général Francisco de Paula de Milan.

Malgré le dévouement de Juana Marrero de Gomez, l’officier français succomba à ses blessures. Peu avant de rendre l’âme, le 8 mai 1863, le sous-lieutenant Maudet, qui était le plus décoré de la 3e compagnie du Régiment Etranger – la Médaille Militaire lui avait été décernée lors de la guerre de Crimée -, écrivit à sa famille ces quelques mots : “Je laisse une mère en France, j’en ai rencontré une autre au Mexique. J’implore ta bénédiction, maman.” Après sa mort, l’armée mexicaine lui rendit les hommages militaires.

A l’occasion de la cérémonie organisée au Mexique pour commémorer le 150e anniversaire de la bataille de Cameron, et à laquelle assista une importante délégation française emmenée par Kader Arif, le ministre délégué aux Anciens combattants, Mme Nadia Torres Demuner, élue de la municipalité de Huatusco, a annoncé la construction d’un mausolée dédié à la mémoire du sous-lieutenant Maudet. Il s’agira ainsi de “resserrer les liens entre la France et le Mexique”, a-t-elle expliqué.

“Pour la Légion étrangère, le nom de mama Juana est très important, en raison de l’accueil qu’elle a réservé au sous-lieutenant, et elle est présente dans l’esprit de tous les légionnaires”, a commenté le colonel Le Cour Grandmaison, l’adjoint au général COMLE (commandant la Légion étrangère), après avoir rappelé les soins donnés par les habitants de Huatusco aux légionnaires blessés.


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