Il est désormais possible de fabriquer une arme à feu chez soi

7 mai 2013 – 15:46

Les “makers”. Un terme à retenir puisqu’il paraît qu’il va être à la mode d’ici quelques temps. De quoi s’agit-il? D’après l’ancien patron du magazine américain Wired, Chris Anderson, ce n’est rien de plus que les futurs acteurs d’une prochaine révolution industrielle, rendue possible avec la diffusion des imprimantes 3D (voir son livre : Makers : La nouvelle révolution industrielle)

Les tintinophiles connaissent certainement le “photocopieur” en 3 dimensions inventé par le professeur Tournesol et convoité par l’infâme Rastapopoulos pour reproduire des oeuvres d’art volées (Tintin et le lac aux requins). Le principe de ces imprimantes 3D est le même, à la différence que ces dernières produisent des objets avec un matériau choisi par avance (pour l’instant, le choix n’est cependant pas vaste) ) partir d’un schéma numérique. Ce qui ouvre de nouvelles perspectives, chacun pouvant ainsi fabriquer de chez soi ce que bon lui semble, à condition d’être équipé de ce matériel dont l’usage tend à se démocratiser.

Cette innovation avait été prédite par l’auteur de science fiction Arthur C. Clarke. Il l’avait même appelée “l’invention de toutes les inventions.” En 1964, il avait en effet parlé d’une “machine à répliquer” pouvant reproduire les objets comme l’on imprime les livres, ce qui, selon lui, serait un apport positif pour l’humanité.

Seulement, tout n’est sans doute pas aussi idyllique. En décembre dernier, le magazine Wired avait parlé du projet de Cody Wilson, un étudiant en droit texan. Ce dernier voulait reproduire une carabine 22 long rifle avec une imprimante 3D.

Les premiers essais de cette arme obtenue par ce moyen ne furent pas concluants : d’une part, seulement une partie avait pu être fabriquée avec une substance thermoplastique (celle des Legos) et, d’autre part, la carabine ne put tirer que 6 fois, au lieu des 20 espérées.

Mais Cody Wilson ne s’est pas découragé puisque, avec le concours de l’association américaine pro-armes Defense Distributed, il a réalisé le “Liberator”, un pistolet en plastique de 9 mm, entièrement réalisé avec une imprimante 3D. Seuls un percuteur et une autre pièce en métal ont été ajoutés pour être en règle avec la loi américaine, laquelle stipule que les armes doivent être détectables par les portillons de sécurité. Cela n’est pas sans faire penser à l’arme de John Malkovich (alias Mitch Leary) dans le film “Dans la ligne de mire [Blu-ray]“, avec Clint Eastwood.

Les plans et les instructions (en anglais et en chinois) pour reproduire ce pistolet sont désormais directement téléchargeable sur le site Internet de Defense Distributed. Ce qui permet à n’importe qui disposant d’une imprimante 3D de se fabriquer sa propre arme. Et, bien évidemment, si cette technologie tend à se diffuser largement, cela ne manquera pas de poser des problèmes de sécurité.

“Les contrôles de sécurité, les réglementations ne serviront à rien si les criminels peuvent imprimer leurs armes en plastique à la maison”, a ainsi expliqué Steve Israel, représentant de l’Etat de New York, à l’origine d’un projet de loi visant à interdire la fabrication d’armes à domicile. “Maintenant, n’importe qui, un terroriste, un malade mental, un conjoint violent peut ouvrir une fabrique d’armes dans son garage. Il faut que cela cesse”, a commenté le sénateur new yorkais Charles Schumer.


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La défense américaine visée par une vaste campagne chinoise d’espionnage informatique

7 mai 2013 – 13:57

Comme chaque année, le Pentagone a remis au Congrès un rapport portant sur l’évolution des capacités militaires chinoises [.pdf]. Sans surprise, le document pointe les efforts de Pékin en matière de satellites, de porte-avions, de missiles antinavires et d’avions furtifs (J-20 et J-31) et fait un état des lieux des contentieux territoriaux dans lesquels la Chine est impliquée, avec un focus sur ses relations avec Taïwan, qu’elle considère comme une province rebelle.

Mais le rapport met surtout en avant les efforts consentis par Pékin pour moderniser des forces armées. Alors que, en mars dernier, le budget militaire chinois a été officiellement annoncé en hausse de 10,7% pour s’établir à 114 milliards de dollars, le Pentagone estime qu’il s’éleverait en fait entre 135 et 215 milliards de dollars. Il n’y a là rien de nouveau, si ce n’est les montants avancés, étant donné que la Chine est soupçonnée de cacher l’ampleur le niveau exact de ses dépenses en matière de défense.

Quoi qu’il en soit, le Pentagone indique que la recherche militaire chinoise se concentre plus particulièrement sur le développement des capacités anti-accès (A2/AD), les technologies spatiales, aéronautiques, navales et informatiques ainsi que sur les nanotechnologies, la résistance des matériaux dans des conditions extrêmes, l’énergie et les armes laser.

Pour cela, l’armée populaire de libération (APL) s’appuie sur ses instituts technologiques et de recherche mais a également recours à l’espionnage pour dérober des secrets industriels et, plus généralement, collecter des “informations sensibles”. Pour cela, il y a les techniques classiques, comme celles visant à envoyer des “étudiants” à l’étranger ou encore à convaincre un employé d’une société appartenant à un secteur stratégique de communiquer des données.

Un autre moyen consiste à faire en sorte que des sociétés chinoises nouent des partenariat avec des firmes étrangères pour avoir accès à des technologies dites duales, c’est à dire qui peuvent avoir une application aussi bien civile que militaire.

Mais le rapport du Pentagone cible plus particulièrement l’espionnage informatique. Cela n’est pas nouveau. Ainsi, par exemple, le Wall Street Journal avait indiqué, en 2009, que des térabits de données concernant le F-35 avaient été copiées. Il y a deux ans, Lockheed-Martin avait fait état d’intrusions dans ses réseaux informatisés. Or, la Chine est souvent accusée d’être à l’origine de ce type d’actions.

D’ailleurs, l’administration Obama a récemment demandé à Pékin de cesser ce cyber-espionnage concernant les entreprises privées. Mais le Pentagone va plus loin en accusant directement l’armée chinoise d’avoir tenté de s’introduire dans les réseaux gourvernementaux américains.

“La Chine utilise les capacités de son réseau informatique pour mener à bien une campagne de collecte de renseignements contre les secteurs qui soutiennent des programmes de défense nationale aux Etats-Unis, dans les domaines diplomatique, économique et industriel”, indique le rapport remis au Congrès.

“Les pirates informatiques chinois ont tenté en 2012 d’atteindre les ordinateurs du réseau gouvernemental, qui auraient pu offrir à Pékin un meilleur aperçu des capacités militaires et des délibérations politiques aux Etats-Unis”, y est-il ajouté.

“En 2012, de nombreux réseaux informatiques à travers le monde, dont ceux détenus par le gouvernement américain, ont continué à être l’objet de tentatives d’intrusions, dont certaines sont directement attribuables au gouvernement et à l’armée chinoise”, accuse encore le document.

Ainsi, selon le Pentagone, les informations recherchées concernaient la technologie et les armes, ainsi que les estimations des responsables américains concernant la Chine et ses forces armées. Mais pas seulement car, a priori, l’APL auraient aussi voulu obtenir des renseignements opérationnels.

“Les manoeuvres de Pékin auraient aussi permis aux généraux chinois d’établir une image des réseaux aux Etats-Unis dans les secteurs de la défense, de la logistique, et des capacités militaires, qui aurait pu être exploitée en temps de crise”, affirme en effet le rapport du Pentagone.

D’après un document émanant de la société de sécurité informatique Mandiant [.pdf], les cyberattaques chinoises auraient pour origine une unité militaire, à savoir l’Unit 61398, encore appelée “deuxième bureau du troisième département de l’Etat major de l’Armée Populaire de Libération.” “Il est temps de reconnaître que la menace vient de Chine et nous voulons contribuer à armer et préparer les professionnels de la sécurité pour combattre cette menace efficacement”, affirmait ce rapport publé en février dernier.

Comme d’habitude, la Chine a catégoriquement démenti ces affirmations. Ce rapport contient des “commentaires irresponsables sur l’édification légitime et normale du secteur de la défense de la Chine”, a réagi Hua Chunying, porte-parole de la du ministère chinois des Affaires étrangères, pour qui ce document “exagère à outrance la pseudo-thèse de la menace militaire chinoise”. Et d’estimer que l’attitude des Etats-Unis n’est “pas propice à la confiance et la coopération mutuelles” entre les deux pays.


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Simulation d’appontage réussie pour le démonstrateur de drone de combat X-47B

7 mai 2013 – 10:04

Le développement du démonstrateur de drone de combat X-47B, conçu par le constructeur américain Northrop Grumman, a franchi une nouvelle étape, le 4 mai dernier, en réussissant son premier essai d’appontage sur la piste de la base de Patuxent River (Maryland).

Concrètement, l’appareil a été en mesure d’accrocher un cable avec sa crosse d’appontage et de s’immobiliser, comme il aurait pu le faire à bord d’un porte-avions.

“Cet essai réussi met le programme en approche finale pour un rendez-vous avec l’histoire de l’aviation navale”, a commenté le capitaine Jaime Engdahl, le directeur des projets de drones de combat au sein de l’US Navy. “Il prouve que les systèmes sans pilotes peuvent être intégrés dans les opérations des porte-avions.

Pour Carl Johnson, responsable du programme UCAS chez Northrop-Grumman, le X-47B a réagi exactement comme l’avaient prédit “la modélisation, la simulation et les tests de substitution réalisés au début du projet.” Le X-47B “décolle, vole et atterrit à quelques mètres de sa trajectoire prévue.”

Ce drone de combat a effectué son premier vol en février 2011. Depuis, il a réalisé des essais de catapultage sur la piste de Patuxent River, en novembre dernier, avant d’être embarqué à bord de l’USS Harry S Truman afin de le faire évoluer dans l’environnement d’un porte-avions (manoeuvres sur le pont, passage par les ascenseurs des hangars, mise en place sur les catapultes, etc…).

D’une envergure de 18,9 mètres pour 11,6 mètres de long, le X-47B affiche une masse maximale de 20 tonnes. Propulsé par un moteur Pratt&Whitney, il peut voler à une altitude de 40.000 pieds, avec une vitesse de croisière de Mach 0,45. Il est également en mesure d’emporter deux bombes de 900 kg, logées dans sa soute interne. Son rayon d’action est supérieur à 2.000 nautiques.

Après avoir effectué avec succès des essais de catapultage et d’appontage sur le terre ferme, le X-47B en fera prochainement de même, mais cette fois à bord d’un porte-avions.


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Un Alphajet nigérian s’est écrasé au Niger

7 mai 2013 – 8:33

Un avion de combat des forces aériennes nigérianes, engagé dans les opérations de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), s’est écrasé près du village de Dargol, dans l’ouest du Niger, le 6 mai. Les deux membres de l’équipage y ont perdu la vie.

Selon un communiqué de l’état-major nigérian, l’appareil, un Alphajet, n’était alors pas en mission de combat. Il faisait partie des 4 avions déployés à Niamey, au Niger, dans le cadre de la MISMA. A priori, ce serait un accident causé par une défaillance technique.

“Il n’a pas été abattu”, a affirmé un responsable militaire nigérien. Mais l’Air Commodore Yusuf Anas, porte-parole des forces aériennes nigériane, se veut plus prudent. “Nous ne savons pas” si l’avion a été touché par une arme anti-aérienne, a-t-il dit. “Une enquête est en cours pour déterminer ce qu’il s’est passé. C’était un vol de routine quand quelque chose s’est passé à 60 km à l’ouest de Niamey”, a-t-il ajouté.

Il s’agit de la première perte d’un avion de combat depuis le lancement des opérations militaires contre les groupes jihadistes établis au Nord-Mali, le 11 janvier dernier. Voisin du Mali, le Niger accueille sur son territoire des drones français (Harfang) et américains (Predator) et donc, des appareils engagés dans la MISMA.

Les forces aériennes nigérianes sont les plus “étoffées” des pays de l’ouest africain. Elles disposent notamment d’une douzaine d’avions Chengdu F-7 Airguard de facture chinoise, de 17 Aero L-39 Albatros et, désormais, de 3 Alphajet modernisés (sur 24 livrés).

Fruit d’une coopération franco-allemande, l’Alphajet, qui est à la base un avion d’entraînement, peut être armé par un canon DEFA de 30 mm et emporter 2.500 kg de munitions (roquettes, bombes, missiles) fixés sur 5 points d’ancrage.


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Louvois : Les retards dans le paiement des soldes concernent encore des milliers de militaires

6 mai 2013 – 17:52

Va-t-on voir enfin le bout du tunnel avec les ratés du Logiciel unique à vocation interarmées de la solde (Louvois)? Depuis son raccordement aux systèmes de gestion de ressources humaines (SIRH) du Service de Santé des Armées (SSA), de la Marine nationale et de l’armée de Terre, l’on ne compte plus les dysfonctionnements dans le paiement des soldes des militaires.

Et comme on peut facilement l’imaginer, quand les salaires ne sont pas versés en temps et en heure, voire que leurs montants ne correspondent pas à ce qui est prévu, cela met les militaires concernés dans des situations financières impossibles.

Récemment, le ministère de la Défense a indiqué que l’integralité des 30 millions d’euros débloqués l’année dernière pour couvrir les arriérés de soldes avait été versée. Et d’évoquer ensuite non pas des retards de paiement mais des trop perçus par certains militaires, pour un montant total de 106 millions d’euros.

Pour autant, la situation est encore loin d’être réglée : chaque mois, d’après RTL, il y aurait entre 100 et 500 militaires concernés par des retards de paiement de leur solde, quand il ne manque pas à cette dernière plusieurs centaines d’euros. “Ce mois-ci encore certaines familles se sont retrouvées avec des sommes à 0,97 euros”, affirme la station de la rue Bayard.

Toujours d’après la même source, au 31 mars, 9.600 militaires attendaient toujours ce qui leur était dû, les délais d’attente étant en moyenne de 42 jours.


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Londres pourrait commander bien moins d’avions F-35 que prévu

6 mai 2013 – 17:22

Concernant la permanence de la capacité aéronavale française, le dernier Livre blanc français sur la Défense remis la semaine passée au président Hollande indique qu’elle pourrait “s’inscrire dans le cadre de la force intégrée franco-britannique prévue par les accords de Lancaster House.”

Ce point aurait mérité de plus amples précisions étant donné que, si le Royaume-Uni avait eu, pendant un temps, l’intention d’acquérir des F-35 C, c’est à dire la version navale de cet avion en cours de développement chez Lockheed-Martin, il est depuis revenu à ses plans initiaux, étant donné qu’il aurait été trop cher d’installer des catapultes et des brins d’arrêt sur les porte-avions actuellement en cours de construction outre-Manche.

Exit donc le F-35C et retour à la commande de F-35B, à savoir la version STOVL (décollage court / atterrissage vertical), comme les AV8 Harrier qui, jusqu’à leur retrait du service actif il y a deux ans, constituaient le fer de lance des capacités aéronavales britanniques.

Initialement, Londres comptait disposer, à terme, de 138 F-35B afin de remplacer à la fois les Tornado de la Royal Air Force et les Harrier de la Fleet Air Arm. Mais, contrainte budgétaire oblige, ce nombre pourrait être considérablement revu à la baisse. Et pour ne rien arranger, ce programme est miné par les dépassements de coûts et les retards.

Ainsi, le ministre britannique de la Défense, Philip Hammond, a confirmé à Sky News que seulement 48 F-35B avaient été pour le moment commandés, pour un prix unitaire de 100 millions de livres (près de 120 millions d’euros). Les premiers appareils équiperont le porte-avions Queen Elizabeth à l’horizon 2020.

Et quant aux 90 F-35 restants? Eh bien rien n’est gagné, d’autant plus que le ministère britannique de la Défense doit s’attendre à de nouvelles coupes budgétaires dans les années qui viennent, lesquelles viendront s’ajouter à celles qui ont déjà été faites et qui se sont traduites par la suppression de plus de 30.000 postes ainsi que par l’abandon de certains programmes d’armement.

“Cela dépendra de la politique, de l’argent et de l’état du monde mais aussi d’une donnée qui n’est pas encore clairement connue, comme la répartition entre les avions de chasse et les drones”, a expliqué Philip Hammond.

Ce dernier a d’ailleurs convenu avec son homologue américain, Chuck Hagel, lors d’un déplacement à Washington, de chercher à approfondir les relations militaires entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

Sa visite avait été précédé par une réunion entre les chefs d’état-major des principales branches des forces armées des deux pays, en mars dernier, pour discuter des orientations stratégiques de long terme. Une première depuis la Seconde Guerre Mondiale… et aussi une occasion d’aborder les contraintes financières afin de déterminer les axes de coopération possibles.

“La relation de défense américano-britannique est forte et ambitieuse . Elle restera la pierre angulaire de la politique de défense de la Grande-Bretagne et continuera d’être au cÅ“ur de notre relation spéciale pour les décennies à venir”, a déclaré Philip Hammond, s’être entretenu avec le chef du Pentagone.


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Echec d’un missile M-51 : La Marine nationale tente de récupérer les débris

6 mai 2013 – 15:54

Au lendemain de l’échec d’un tir visant à valider la capacité du sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Vigilant à mettre en oeuvre le missile M-51, la Marine nationale a déployé des moyens relativement importants pour tenter de retrouver les débris de l’engin qui s’est auto-détruit peu après son lancement, au large du Finistère.

Normalement, et comme les 5 précédents essais, le missile aurait dû retomber au milieu de l’Atlantique Nord, 4.000 km plus loin que son point de lancement, près d’un secteur où avait pris position le Bâtiment d’Essais et de Mesures (BEM) Monge. La sortie du M-51 depuis Le Vigilant s’est passée sans problème. C’est lors de la première phase du vol qu’un incident de nature encore inconnue a déclenché le système d’auto-destruction de l’engin.

Cela étant, une commission d’enquête a été mise en place afin de déterminer les causes de cet échec. Mais pour qu’elle puisse avoir le maximum d’éléments, il est nécessaire de récupérer les débris du missile, lesquels sont tombés dans une zone qui avait été préalablement interdite à la circulation, qu’elle soit maritime ou aérienne et gisent à une centaine de mètres de profondeur.

Pour, la Marine nationale a déployé des moyens relativement importants, en plus des bâtiments qui avaient été prépositionnés avant le tir et des aéronefs. Il s’agit notamment de “matériels de type chasse aux mines et de robots sous-marins”, a indiqué la préfecture maritime de Brest.

Les conclusions de l’enquête resteront très certainement confidentielles, comme tout ce qui a trait à la dissuasion nucléaire. Pour rappel, le M-51 est un missile qui, développé par Astrium, est appelé à remplacer le M-45, entré en service en 1997. Il présente des performances accrues par rapport à son prédécesseur, notamment au niveau de la portée théorique et de la précision.

Bien évidemment, la dissuasion française se porterait mieux sans cet échec. Au delà du coût du missile (120 millions l’unité, frais de développements compris), c’est la crédibilité de la force de frappe qui peut être égratignée, et cela, une semaine après la publication du Livre Blanc sur la Défense qui l’a sanctuarisée. Mais encore faut-il relativiser.

Il s’agit du premier échec d’un lancement de missile français depuis 1996. D’autres pays, pourtant très au fait des technologies spatiales ne peuvent pas en dire autant. Par exemple, la Russie a eu énormément de difficultés pour la mise au point du Boulava.

Plus important encore, la modification du SNLE Le Vigilant pour lui permettre çà ce dernier de mettre en oeuvre ce missile n’est pas à remettre en cause puisque sa sortie du sous-marin s’est passée normalement. Le cas contraire aurait été plus inquiétant… Il suffira de réussir un second essai pour effacer cet échec.

Enfin, il reste la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire, avec les couples ASMP-A/ Rafale et ASMP-A/Mirage 2000N.


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Une responsable de l’ONU accuse des rebelles syriens d’avoir utilisé des armes chimiques

6 mai 2013 – 14:23

Il y a 3 semaines, le quotidien The Times avait affirmé qu’un laboratoire des forces armées britanniques disposaient de “preuves médico-légales” de l’usage d’armes chimiques après avoir analysé des échantillons de terre sortis clandestinement de Syrie, pays où sévit une guerre civile depuis mars 2011.

Et le journal d’évoquer, sur la foi d’un responsable ayant gardé l’anonymat, le gaz sarin, sans pour autant avoir de certitudes. Mais pour le renseignement militaire israélien, il ne fait aucun doute que ce produit a effectivement été utilisé en Syrie.

Le sarin est une neurotoxique inodore et invisible qui peut, par inhalation ou simple contacte avec le peau, bloquer la transmission de l’influx nerveux, ce qui entraîne la mort par arrêt cardio-respiratoire. Les personnes qui y sont exposées souffrent de maux violents maux de tête et présentent des pupilles dilatées avoir d’avoir ensuite des convulsions avant de sombrer dans le coma.

Mais analyser un échantillon est une chose. Dire avec certitude qui a utilisé ce produit neurotoxique en est une autre. Et cela d’autant plus que les camps qui s’affrontent en Syrie s’en rejettent mutuellement la responsabilité. Une enquête des Nations unies aurait sans doute permis de faire la part des choses. Mais voilà, les enquêteurs n’ont jamais reçu l’autorisation de Damas de se rendre sur les lieux où ces armes chimiques auraient été utilisées.

Ancien procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) et du celui pour le Rwanda (TPIR) et actuellement membre de la Commission d’enquête de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en Syrie, Carla del Ponte a mis en cause les rebelles syriens.

“Selon les témoignages que nous avons recueillis, les rebelles ont utilisé des armes chimiques, faisant usage de gaz sarin”, a-t-elle affirmé, lors d’un entretien diffusé dans la nuit du 6 au 5 mai par la Radio Télévision Suisse Italienne (RSI). “Nous ne pouvons pas exclure que le gouvernement ait utilisé des armes chimiques”, a-t-elle toutefois nuancé. “Mais, a-t-elle insisté, jusqu’à présent, nous avons recueilli des témoignages concernant l’utilisation d’armes chimiques, en particulier du gaz innervant, par les opposants, et non par le gouvernement.”

La commission d’enquête à laquelle appartient Carla del Ponte a été mandatée par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU en 2011. Depuis, elle n’a jamais pu entrer en Syrie étant donné que, là encore, le régime de Bachar el-Assad s’oppose à sa présence sur le territoire syrien.

C’est donc en interrogeant des civils réfugiés dans les pays voisins que cette commission, ou du moins Mme del Ponte, est arrivée à cette conclusion. “Nos enquêtes devront encore être approfondies, vérifiées et confirmées à travers de nouveaux témoignages et, si possible, grâce à des analyses du sang des victimes”, a précisé l’ancien procureur du TPIY.

“La Commission ne dispose pas de preuves irréfutables sur l’utilisation de gaz sarin par les opposants”, a encore ajouté Mme del Ponte. “Mais dans un dernier rapport de la semaine passée, j’ai vu qu’il y a de forts soupçons, des soupçons concrets (…) vu la façon dont des victimes ont été soignées”, a-t-elle souligné, en estimant que l’usage d’armes chimiques par les rebelles n’était pas “surprenant” étant donné que leurs rangs sont infiltrés par des “combattants étrangers.”

Quoi qu’il en soit, le rapport de cette commission d’enquête, dont le mandat prendra fin en mars 2014, sera publié à la fin du mois de mai prochain puis présenté lors de la prochaine session du Conseil des droits de l’Homme.

Quant à Carla del Ponte, elle avait mis sur la place publique l’affaire du trafic d’organes prélevés sur des prisonniers serbes au Kosovo par la guérilla indépendantiste de l’UCK.


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Des militaires américains au Mali

6 mai 2013 – 10:18

L’administration Obama avait été claire en janvier dernier, soit quelques jours après le lancement de l’opération française Serval contre les groupes jihadistes installés au Nord-Mali : il n’était pas question d’engager des soldats américains sur le sol malien.

Une position réaffirmée un mois plus tard par le département d’Etat. “Nous aidons les Français et les Africains (ndlr, de la MISMA) mais nous n’avons pas l’intention de mettre les pieds au sol et d’engager nos forces militaires”, avait alors déclaré Johnnie Carson, un responsable de la diplomatie américaine chargé de l’Afrique.

L’aide américaine a donc consisté à fournir des moyens logistiques (transport aérien, ravitaillement en vol) et à partager des renseignements au sujet des groupes jihadistes. Légalement, l’administration Obama ne pouvait pas faire plus, étant donné que l’assistance militaire accordée au Mali a pris fin avec le coup d’Etat du capitaine malien Sanogo, en mars 2012.

C’est ainsi que, par exemple, l’armée américaine a déployé, à Niamey, au Niger, des drones Predator non armés, avec une centaine de personnels pour les mettre en oeuvre.

Pourtant, Washington a bel et bien envoyé des soldats au Mali. C’est du moins ce qu’a admis, la semaine passée, le lieutenant-colonel Robert Firman, un porte-parole du Pentagone. Selon l’officier, “environ 10 militaires” ont été déployés sur le territoire malien pour assurer un “soutien de liaison” entre les forces françaises et africaines et 12 autres ont été affectés à la protection de l’ambassade américaine à Bamako. Et il n’est pas question pour eux de prendre part à des opérations de combat.

Mais visiblement, cette présence militaire serait plus importante étant donné que Washington y aurait aussi envoyé des forces spéciales. Ce qui ne serait guère surprenant étant donné que les Etats-Unis ont installé des bases discrètes dans la région sahélienne à des fins de renseignement (opération Creek Sand). Et comme le rappelle le Washington Post, trois militaires américains furent tués au Mali dans un “mystérieux” accident de voiture en avril 2012.

Et le même quotidien rapporte que, le mois dernier, un élu républicain du Congrès avait évoqué la présence des forces spéciales américaines au Mali, à l’occasion d’une audition de l’amiral McRaven, le commandant des opérations spéciales.

“Il me semble que cela pourrait être un peu gênant de voir que les forces spéciales françaises sont en action alors que vos troupes en font probablement autant. Vous devez avoir pris des mesures sinon, vous allez risquer de vous tirer les uns sur les autres”, a demandé le représentant John Kline à l’amiral McRaven, au sujet de la situation au Mali.

Ce qu’a admis le commandant de l’USSOCOM. “Les forces américaines ont travaillé étroitement avec les Français au Mali”, a-t-il affirmé, sans pour autant donner plus de précisions. “Il y a une coordination très étroite sur le terrain”, a-t-il ajouté. “Il y a des communications tactiques jour et nuit afin que de coordonner tout mouvement”, a-t-il insisté.


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Nouvelles frappes israéliennes en Syrie

5 mai 2013 – 11:33

En janvier dernier, l’aviation israélienne avait été soupçonné d’avoir bombardé un centre de recherches de l’armée syrienne ainsi qu’un convoi d’armes à destination du Hezbollah, la milice chiite libanaise. Depuis, l’Etat hébreu n’a confirmé qu’à demi-mots son implication dans ces raids, la ligne suivie par son gouvernement étant de refuser toute confirmation d’éventuelles attaques menées en territoire syrien.

Quoi qu’il en soit, et comme il n’est pas question pour Tel-Aviv de voir des armes syriennes tomber entre les mains du Hezbollah, deux autres frappes aériennes ont été réalisées ces derniers jours en Syrie, avec la bénédiction de Washington.

Ainsi, selon un haut responsable israélien ayant requis l’anonymat, un premier raid a visé, le 3 mai au matin, à proximité de l’aéroport de Damas, un convoi d’armes (des missiles sol-air récemment livrés par la Russie?) destinées à la milice chiite libanaise, impliquée dans la guerre civile syrienne au côté des forces restées fidèles à Bachar el-Assad.

Toujours selon la même source, un second bombardement a été effectué dans la nuit du 4 au 5 mai, au nord de Damas. Cette fois, il s’est agi de détruire des missiles iraniens destinés, là encore, au Hezbollah. D’après l’agence officielle syrienne Sana, le centre de recherches scientifiques de Jamraya, au nord-ouest de la capitale, aurait été visé.

“Chaque fois que des informations parviendront à Israël sur le transfert de missiles ou d’armements de Syrie au Liban, ils seront attaqués”, a confié, à l’AFP, ce haut-responsable, en faisant allusion à la milice chiite, contre laquelle Israël a été en guerre en 2006. “L’armée de l’air est en état d’alerte très élevé, comme elle ne l’a pas été depuis des années afin de répondre à toute éventualité”, a-t-il ajouté, en faisant référence à la guerre civile syrienne.

“Ce que nous voulons c’est nous assurer que le Hezbollah ne profite pas du chaos syrien pour se renforcer, avait déclaré, plus tôt, sur les ondes de la radio militaire le député du Likoud Tzahi Hanegbi, un proche du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sans toutefois confirmer les raids menés en Syrie.

“Je laisserai le gouvernement israélien confirmer ou démentir d’éventuels bombardements qu’ils auraient effectués”, a affirmé, le 4 mai, le président américain, Barack Obama. “Mais je continue à croire que les Israéliens, de manière justifiée, doivent se protéger contre le transfert d’armes sophistiquées à des organisations terroristes comme le Hezbollah”, a-t-il poursuivi.

“Nous nous coordonnons étroitement avec Israël, en reconnaissant qu’ils sont très près de la Syrie, très près du Liban” a encore ajouté le président américain. “Le Hezbollah a dit de nombreuses fois qu’ils seraient prêts à attaquer (Israël) aussi loin que Tel-Aviv. Et les Israéliens doivent être vigilants et inquiets”, a-t-il estimé.


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