9 destroyers de type Arleigh Burke supplémentaires pour l’US Navy

12 juin 2013 – 10:32

La marine américaine dispose actuellement de 62 destroyers de la classe Arleigh Burke (DDG-51), dont 28 de type Flight I, mis en service entre 1991 et 1999 et 34 autres de type Flight IIA, dont la carrière opérationnelle a débuté au tournant des années 2000. Et trois autres exemplaires, en cours de construction, sont attendus en 2016.

Mais le nombre total des destroyers Arleigh Burke sera encore plus élevé, car, outre 6 exemplaires déjà commandés, l’US Navy a confié, au début de ce mois, aux chantiers Bath Iron Works (BIW, General Dynamics) et Huntington Ingalls Industries (HII) la construction de 9 unités supplémentaires.

Dans le détail, BIW a décroché un contrat d’un montant de 2,84 milliards de dollars pour assembler 4 navires, le premier étant inscrit à l’année fiscale 2013 et les autres entre 2015 et 2017, tandis que HII a reçu une commande de 3,33 milliards pour la construction de 5 destroyers. Les crédits nécessaires pour un 10e exemplaire ont été demandés au Congrès par l’US Navy.

Les destroyers de la classe Arleigh Burke de type Flight IIA affichent une longueur de 155 mètres pour un déplacement de 9.200 tonnes en charge. Pouvant naviguer à une vitesse de 32 noeuds, ils sont mis en oeuvre par un équipage de plus de 300 marins. Equipés du système de combat AEGIS, avec le radar AN/SPY-1D 3D, ils sont dotés de 96 cellules de lancement vertical, ce qui leur permet d’utiliser des missiles de croisière Tomahawk ainsi que des missiles surface-air. Ils sont en outre armés de 6 tubes lance-torpilles, du système multitubes Phalanx et de 2 canons de 25 mm. , ils ont la capacité d’accueillir deux hélicoptères Sikorsky MH-60R LAMPS III.

Une autre version, la Flight III, est en cours de développement. Cette dernière prendra en compte plusieurs évolutions importantes, dont l’intégration du système AMDR (Air and Missile Defense Radar), destiné à remplacer l’AEGIS.

Dans le même temps, l’US Navy attend son premier destroyer de la classe Zumwalt (7 milliards de dollars l’unité). L’assemblage du premier des trois exemplaires commandés est achevé et devrait entrer en service en 2014, voire même sans doute avant.

Selon ses plans, la marine américaine devrait pouvoir compter sur 306 navires à l’horizon 2036, avec des investissements annuels de l’ordre de 15 milliards de dollars à taux constants jusqu’en 2024, puis de 19,8 milliards pour la période 2025-2033. Outre l’acquisition de nouveaux destroyers, il s’agira également de remplacer les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la classe Ohio.


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Nexter a dévoilé son démonstrateur de la tourelle T-40 CTAS qui équipera son EBRC

12 juin 2013 – 8:24

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, l’a encore confirmé lors de son déplacement à Bourges, le 10 juin : le programme Scorpion (Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation) sera bel et bien au menu de la prochaine Loi de Programmation Militaire, actuellement en cours de préparation.

Sans entrer dans les détails, ce projet prévoit le remplacement du VAB (véhicule de l’avant blindé) par le Véhicule blindé multi-rôles (VBMR) ainsi que les chars AMX-10RC et ERC-90 Sagaie par l’engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC). Alors que, pour ce dernier, Panhard a imaginé le Sphinx, Nexter planche également de son côté sur un véhicule à roues 6×6 modulaire, c’est à dire qu’il sera possible de lui ajouter des éléments en fonction des missions à effectuer.

Ces deux projets ont un point commun, à savoir le canon T-40 CTAS (Cased Telescoped Armament System)  de 40 mm, développée par CTAI, une filiale commune à Nexter et BAE Systems et donc le concept consiste à placer le projectile au coeur du chargement propulsif. Reste à régler le problème de la tourelle sur laquelle il sera intégré.

Pour le Sphinx, Panhard compte sur Lockheed-Martin pour la lui fournir tandis que Nexter développe une solution qui lui est propre. C’est ainsi que, le 6 juin dernier, l’industriel a présenté un démonstrateur, constitué par un châssis d’AMX-10RC sur lequel a été intégrée la tourelle 40-CTAS. Il ne s’agit donc pas d’une version définitive, étant donné que des études supplémentaires, portant notamment sur l’ergonomie ainsi que des simulations 3D sont encore nécessaires.

D’une masse de plus de 5 tonnes en condition de combat (l’EBRC pèsera dans les 20-25 tonnes), cette tourelle permettra, de par son architecture, une vision 360° grâce à ces capteurs électroniques et optroniques (caméras, infra-rouge). Elle sera donc armée d’un canon T-40 CTAS, dont les effets sont équivalents à un canon de 90/105mm ainsi que de deux pods missiles anti-char (le Missile Moyenne Portée de MBDA) et d’une mitrailleuse 7,62 mm.

Ainsi, Nexter explique que, grâce au canon 40 CTAS, “l’équipage dispose de plus d’espace pour opérer” et que “la tourelle non habitée offre davantage d’espace pour accueillir des équipements supplémentaires ou peut prendre un profil plus furtif, et le véhicule dispose d’un armement plus puissant qu’avec les armes existantes de calibre similaire.” D’ailleurs, l’industriel avait le projet d’intégrer ce système sur le char Leclerc, en s’inspirant des BMP-T russes.

En outre, la tourelle 40 CTAS a été conçu “pour garantir la capacité de résistance nécessaire contre les menaces blindées, les cibles urbaines et dans le cadre du maintien de la paix, sur tous les théâtres de combat.”


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Comment supprimer 24.000 postes dans les armées sans fermer de bases et de casernes?

11 juin 2013 – 17:30

Quand, en 2008, il fut décidé de réduire les effectifs du ministère de la Défense de 54.000 personnels, la solution pour atteindre cet objectif était basique : il fallait revoir la carte militaire et dissoudre des garnisons. Ce qui n’alla pas sans provoquer d’autres problèmes, notamment économiques, dans les régions concernées. Mais à l’époque, l’armée n’était pas là pour faire de l’aménagement du territoire… Cependant, pour compenser le départ d’un régiment, un fonds de soutien pour la reconversion des sites touchés avait été mis en place.

Cinq ans plus tard, sur la base du dernier Livre Blanc de la Défense et de la Sécurité nationale (LBDSN), l’on s’apprête encore une fois à réduire les effectifs des forces armées. Mais le niveau des suppressions de postes exigées est moindre puisqu’il est question de réduire les effectifs de 24.000 personnels, soit, l’équivalent du nombre d’employés de Michelin en France…

Seulement, la méthode employée auparavant ne pourra manifestement pas être utilisée à nouveau. “Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire ; quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire”, a déclaré le président Hollande, lors de son intervention du 24 mai dernier devant l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN), en citant Georges Clémenceau.

Et qu’a dit le chef de l’Etat au sujet des réductions d’effectifs dans les armées et donc “par rapport aux sites d’implantation militaire dans l’hexagone? C’est un “sujet  toujours sensible pour les personnels concernés, pour les élus des territoires. J’ai demandé qu’une attention particulière soit portée pour que nous puissions maintenir une présence partout sur le territoire et éviter des fermetures de site. Mais je suis aussi attentif à ce qu’en outre-mer, nous puissions également assurer notre présence”, a-t-il affirmé.

En clair, dans la mesure du possible, et élections municipales en 2014 obligent,  il n’est pas question de fermer des casernes et des bases, alors que des bruits ne donnaient pas cher pour certaines emprises, comme Luxeuil, Bitche, Saintes ou encore Charleville-Mézières…

D’où le problème que l’on doit régler à l’Etat-major : comment faire, dans ces conditions, pour trouver les 24.000 postes à supprimer, tout en affectant le moins possible les forces opérationnelles? Sur ce dernier point, elles seront de toute façon impactées étant donné qu’une brigade de combat va disparaître. De même que des escadrons de l’armée de l’Air et des unités de la Marine nationale.

Dans ces conditions, les options ne sont pas nombreuses. En fait, il n’y en aurait qu’une : réduire les effectifs par emprises, c’est à dire en supprimant une compagnie et/ou un escadron. C’est ce que l’on appelle “l’échenillage” dans les armées, comme l’indique Les Echos, qui confirme ce scénario. Encore que, ce terme d’imprimerie ne correspond pas vraiment car il désigne l’action d’enlever des “parties superflues d’adhésifs vinyliques découpés au traceur.”

Car les “parties superflues” au sein des unités se font rares. Et diminuer le format des régiment accentuera la pression sur leurs personnels. Un exemple, donné récemment par la Dépêche. Le quotidien s’est même posé la question de savoir si le 48e Régiment de Transmissions d’Agen n’était pas “trop sollicité”.

L’arme des “Trans” n’a pas été épargnée lors de la précédente réforme, avec plusieurs régiments passés à la trappe. Conséquence, le 48e RT connaît une activité intense, avec 6 mois d’engagement en Afghanistan en 2012, des manoeuvres dans le golfe Persique, des missions de souveraineté dans les territoires d’outre-Mer sans oublier les imprévus, comme l’intervention au Mali. Avec ça, il faut conjuguer avec les périodes de formation et d’entraînement, sans oublier les permissions…

“Si l’on regarde l’agenda du 48e Régiment de transmissions d’Agen pour ces 24 derniers mois, il est effectivement bien chargé. Mais l’ensemble des régiments de transmissions à un taux d’occupation sensiblement similaire. Cela vient du fait que, là où la France est présente militairement, il y a nécessairement des transmetteurs”, a commenté son chef de corps. “Je ne peux que me ravir de ce rythme. Si mes transmetteurs sont employés en conditions opérationnelles, ils se perfectionnent, devenant plus pointus techniquement et plus aguerris. C’est la rançon de ces projections: ils deviennent chaque jour meilleurs, ce qu’on attend d’une armée professionnelle”, a-t-il ajouté.


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Démission du chef d’état-major libyen

11 juin 2013 – 16:26

De nouveaux heurts ayant opposé, le 9 juin, à Benghazi, des manifestants à la Brigade “Bouclier de la Libye”, composée d’anciens rebelles ayant combattu les forces du colonel Kadhafi et placé sous l’autorité du ministère de la Défense, auront eu raison du général Youssef al-Mangouch, le chef d’état-major des forces armées libyennes. Au vu du bilan de ces violences, il ne pouvait guère faire autrement : l’on compte au moins 31 personnes tuées et une centaine de blessés.

Depuis la chute du régime Kadhafi, les nouvelles autorités libyennes peinent à faire rentrer dans le rang les milices d’anciens rebelles. Ces dernières ne sont pratiquement sous aucun contrôle, ce qui n’est pas sans provoquer des tensions. La preuve avec l’attaque de la caserne de la brigade “Bouclier de la Libye” par des manifestants exigeant  que la sécurité soit assurée par des forces régulières.

A la fin de l’année 2011, il était prévu de lancer un plan visant à encourager les anciens combattants rebelles à intégrer les forces armées régulières ainsi que la police. Peine perdue. Mieux même, certaines de ces milices, comme celle au centre des affrontements de Benghazi, agissent au nom du ministère de la Défense. Ces dernières ont su se rendre indispensable car, sans elles, le gouvernement libyen serait dans l’incapacité de maintenir la sécurité dans de nombreuses régions, ce qui n’empêche pas les infiltrations de jihadistes, notamment dans le sud-ouest du pays…

Au soir des violences, le porte-parole de l’état-major libyen, Ali al-Chikhi est allé jusqu’à dire que “Bouclier de Libye” était “une force de réserve de l’armée libyenne” et que l’attaquer serait “une agression contre une force légitime”. Cette milice est commandée par Wissam Ben Hamid, un ex-rebelle d’une quarantaine d’années, connu pour entretenir des liens étroits avec les islamistes…

Quoi qu’il en soit, Jemaa Atiga, le vice-président du Congrès général national (CGN), a annoncé que l’assemblée avait donné au gouvernement un délai de 2 semaines pour mettre en place un plan visant à dissoudre les milices dépendantes des ministères de la Défense et de l’Intérieur et à encourager leurs membres à s’engager à titre individuel dans les forces armées et de police. Cela a quand même un air de déjà-vu…

En attendant, le seul tenu pour responsable est donc le général al-Mangouch, qui a remis sa démission le 9 juin. Nommé en janvier 2012 au poste de chef d’état-major, et cela après quelques péripéties, le général al-Mangouch devait remettre sur pied l’armée libyenne. Mis en retraite anticipée juste avant le début de l’insurrection, en février 2011, il avait participé aux combats dans les environs de Brega, avant d’être fait prisonnier par les forces loyalistes. Il avait été libéré lors de la chute de Tripoli, en août de la même année.

Depuis quelques mois, le général al-Mangouch était justement critiqué pour sa gestion des milices armées, certains l’ayant accusé de faire preuve de complaisance à leur égard. Mais sans doute n’est-il pas le seul à blâmer dans cette affaire…


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Le général rwandais Jean-Bosco Kazura commandera les casques bleus au Mali

11 juin 2013 – 15:15

La résolution 2010, adoptée en avril dernier, prévoit le déploiement au Mali de 12.500 casques bleus à compter du 1er juillet prochain, dans le cadre la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Cette dernière prendra ainsi le relais des forces françaises engagées dans l’opération Serval, lancée le 11 janvier dernier contre les groupes jihadistes qui menaçaient alors Bamako.

Une partie des effectifs de la MINUSMA sera constituée par les éléments de la MISMA (Mission internationale de soutien au Mali), amée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et le Tchad.

L’on pouvait penser que le commandant de cette opération des Nations unies allait revenir à une officier général issu d’un des contingents déjà engagés sur le territoire malien. La candidature du Tchad était même encouragée par la France, étant donné que les troupes tchadiennes ont joué un rôle appréciable quand il s’était agi d’aller déloger les jihadistes dans l’Adrar des Ifoghas, où ils avaient établi leur sanctuaire.

Finalement, ce ne sera pas le cas. Certes, le futur commandant de la MINUSMA sera un africain puisqu’il s’agit du général Jean Bosco Kazura, de la Force de défense du Rwanda (RDF). Cet officier est un personnage pour le moins atypique. Ayant pris part à la rébellion et installé Paul Kagamé à la tête de son pays, il a notamment dirigé la Fédération rwandaise de football.

Le choix de confier le commandement de la MINUSMA a un officier rwandais a de quoi surprendre étant donné que Kigali est fortement soupçonné de soutenir les rebelles du M23 au Nord-Kivu, en République démocratique du Congo. D’ailleurs, les violences continues commises dans cette région ont conduit les Nations unies à muscler la Monusco (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo) en la dotant d’une brigade d’intervention.

Mais c’est certainement l’expérience du général Kazura en matière de maintien de la paix qui aura convaincu les Nations unies de le nommer à la tête de la MINUSMA, où il sera secondé par un général nigérien. En effet, l’officier rwandais a été le commandant adjoint de la  la Mission de l’Union africaine au Soudan (Muas), remplacée au Darfour en 2007 par une opération conjointe ONU/UA.

Cela étant, le déploiement au Mali des casques bleus dépendra de la situation sécuritaire du pays. A ce sujet, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, n’a pas fait preuve d’un optimisme débordant à l’occasion de la sortie d’un rapport d’évaluation, le 10 juin, en soulignant notamment “le danger représenté par des éléments armés qui se déplacent vers des pays voisins pour mener des attaques terroristes et participer à des activités criminelles.”

Car selon le rapport, les groupes jihadistes, s’ils ont été considérablement affaiblis par l’intervention militaire française, “conservent la capacité de faire peser une menace importante” et “ont toujours des réseaux de soutien et des structures de recrutement.” Aussi, les casques bleus risquent d’être pris pour cibles. Qui plus est, les troupes africaines qui constitueront le noyau dur de la MINUSMA manquent de préparation et de matériels, comme par exemple les hélicoptères. “Après quatre mois de formation, les carences en termes d’entraînement et d’équipement sont encore importantes, souligne Ban Ki-moon”, a souligné Ban Ki-moon. Cela étant, l’opération de l’ONU pourra compter sur une force d’intervention rapide de 1.000 soldats, fournie par la France.


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M. Le Drian demande une enquête sur la sécurité de la base des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins

11 juin 2013 – 12:37

L’enquête du Télégramme sur les failles de la sécurité de la base navale de l’Ile-Longue, où sont basés les 4 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la Force océanique stratégique (Fost) a de quoi être inquiétante quand l’on sait que l’on peut quasiment y entrer comme dans un moulin.

Lors d’un point-presse, ce 11 juin, le porte-parole du ministère de la Défense, Pierre Bayle, a cependant assuré que “la sécurité de notre dissuasion” nucléaire “n’est pas en défaut.”

L’on se demande alors bien pourquoi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a, selon son entourage, demandé l’ouverture d’une “enquête approfondie” sur la sécurité de la base de l’Ile-Longue.

De même source, l’on apprend que cette dernière sera confiée à l’inspection générale des armées et qu’elle portera sur “la sécurité terrestre, aérienne (il n’y a pas de défense sol-air, ndlr) et maritime” du site.

L’on peut toutefois se demander pourquoi il a fallu attendre si longtemps étant donné que le quotidien breton affirme que les failles dont il a fait état dans son édition du jour avaient été parfaitement été identifiées lors d’un test de sécurité réalisé en juin 2012. Au cours de ce dernier, des individus avaient réussi à s’approcher d’un SNLE sur lequel ils avaient “matérialisé un engin explosif”. Le toute sans avoir été inquiétés par qui que ce soit.


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Nouvelle-Calédonie : La justice s’intéresse à des déménagements surfacturés aux militaires

11 juin 2013 – 11:42

Après l’ouverture d’une information judiciaire par le juge d’instruction de la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Marseille afin de faire la lumière sur une affaire de surfacturations de déménagements de militaires, c’est au tour du parquet de Nouméa  de se pencher sur des pratiques similaires en Nouvelle-Calédonie. Une enquête a ainsi été confiée à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN).

L’affaire a été révélée il y a maintenant quelques semaines par le quotidien Les Nouvelles Calédoniennes. Selon ce dernier, la justice soupçonne certaines entreprises  implantées dans l’archipel de gonfler les devis de déménagement proposés aux militaires (gendarmes inclus).

Pour rappel, les frais de déménagement des militaires appelés à rejoindre une nouvelle affectation sont pris en charge par le ministère de la Défense, dans la limite d’un plafond calculé en fonction de la distance et du volume de mobilier à transporter par rapport à l’ancienneté et à la situation familiale des intéressés. Deux devis doivent obligatoirement être produits afin de choisir le prestataire le plus compétitif.

En échange de leurs devis artificiellement gonflés, les entreprises de déménagement offiraient des avantages en nature et non déclarés aux militaires. Cela va de la tablette numérique à la location de voiture. D’après Les Nouvelles Calédoniennes, il s’agirait d’une “vaste affaire d’escroquerie”, dans la mesure où l’examen de “plusieurs centaines de dossiers” mettrait en évidence cette pratique.

Un responsable de l’une des entreprises de déménagement de Nouméa a confirmé, à l’AFP, “ces pratiques courantes”. Et d’expliquer, sous le couvert de l’anonymat : “Si un type devait attendre l’arrivée de sa voiture pendant deux semaines, on lui louait une voiture. Ca ne figure pas dans le devis. Il y a sans doute eu des dérapages avec des sociétés qui offraient plus.”


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L’Elysée annonce un renforcement du contrôle des services de renseignement

11 juin 2013 – 11:12

Dans un récent rapport parlementaire, il avait été préconisé de renforcer le contrôle et l’évaluation des services de renseignements, dont les principaux sont la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la la Direction du renseignement militaire (DRM) et la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD).

A l’issue d’une réunion du Conseil national du renseignement (CNR), le 10 juin, le président Hollande a annoncé, par voie de communiqué, la création d’une “inspection des services de renseignement” afin de permettre “au gouvernement de consolider le contrôle et l’évaluation sur la politique du renseignement et les servives qui en ont la charge.” Aucune précision au sujet des la nature des compétences de cette nouvelle structure n’a été donnée.

Autre annonce faite par l’Elysée : “Une stratégie nationale du renseignement, dont une partie sera rendue publique, sera préparée par le coordonnateur national du renseignement.” La présidence souligne que “la modernisation des ressources humaines des services de renseignement, l’adaptation de leurs effectifs à leurs missions et leurs capacités techniques, revêtiront un caractère prioritaire.”

Pour rappel, Conseil national du renseignement, créé en 2009, est une formation spécialisée du conseil de défense et de sécurité nationale. Ayant pour objet la définition des orientations stratégiques et des priorités en la matière ainsi que la planification des moyens humains et techniques des différents services, il est se réunit sous l’autorité du président de la République, en présence du Premier ministre, des ministres concernés, des directeurs des services de renseignement, et bien évidemment, du coordonnateur national du renseignement.

“Face à la montée de la menace terroriste, le président de la République a salué l’action des services de renseignements et remercié le coordonnateur national du renseignement (ndlr, le préfet Ange Mancini, qui part à la retraite) pour le travail mené depuis deux ans”, a fait savoir l’Élysée.


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Les hallucinantes failles dans la sécurité de la base des sous-marins nucléaires de l’Ile-Longue

11 juin 2013 – 8:16

Le roman “Immersion d’urgence“, de l’auteur américain Michael DiMercurio, raconte comment un sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) français est détourné par des terroristes. Ce scénario est invraisemblable, pense-t-on, à la limite du “french bashing” même, tant les mesures de sécurité entourant la dissuasion française sont supposées être draconiennes.

Sauf qu’une enquête par le quotidien “Le Télégramme de Brest” tend à prouver le contraire, notamment à l’Ile-Longue, la base qui accueille les 4 SNLE de la Force océanique stratégique (Fost) de la Marine nationale.

Et les failles de sécurité découvertes par le journal sont hallucinantes. L’on pouvait croire, compte tenu de leur sensibilité, les lieux étaient équipés de systèmes biométriques destinés à contrôler les mouvements des personnels et surtout à éviter les intrusions…

Eh bien pas du tout en réalité. L’identification se fait au moyen de badges nominatifs dotés d’une simple bande magnétique qu’un trafiquant de carte bancaire peut reproduire avec facilité. Pourtant, il y a beaucoup de mouvements sur la base, avec environ 3.000 entrées/sorties quotidiennes…

Mais là n’est sans doute pas le pire. Ainsi, les véhicules entrants ne sont pas systématiquement contrôlés, alors que de nombreux camions-bennes se rendent sur la base pour les travaux d’aménagements liés au nouveau missile M-51. Comme le souligne le journal, il est possible de cacher à bord de ces véhicules “de grandes quantités d’explosifs ou de nombreuses personnes.”

Toujours au sujet de la possible intrusion véhicules piégés, l’accès du site n’est pas protégé par des chicanes. Ce qui fait qu’il est impossible d’arrêter un camion suicide “de parvenir jusqu’à la ‘cathedrale”, le principal sas d’accès au coeur de la base. Et Le Télégramme de souligner qu’une ” bonne partie des 115 gendarmes maritimes” chargés de la surveillance sont des “gendarmes adjoints volontaires (ndlr, accompagnés par 230 fusiliers marins), donc débutants, très jeunes, peu formés (…) et peu payés.”

Et en cas d’intrusion maritime? Même chose : il n’y aurait qu’un seul canot pneumatique, qui plus est sous-motorisé, pour intercepter toute embarcation suspecte et les navettes entre entre Brest et l’Ile-Longue  sont vulnérables. Autre faille : la ligne électrique qui alimente le site est “parfaitement accessible”, relève le quotidien. “Si les zones-clés du site sont censées être autonomes, quel serait l’impact sur le fonctionnement du site si un ou plusieurs pylônes étaient détruits ?”, s’interroge-t-il.

Pourtant, ces failles sont parfaitement connues. “En juin 2012, deux individus présentant un ‘badge noir’ – sésame délivré à une dizaine de personnes dispensées de contrôle – sont entrés dans la base et sont parvenus jusqu’à un sous-marin, sur lequel ils ont matérialisé un engin explosif”, rapporte Le Télégramme. “Les mêmes individus ont réussi à ressortir de la base sans être inquiétés”, ajoute-t-il, en précisant qu’il s’agissait fort heureusement d’un test de sécurité.


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Des munitions de gros calibre et des missiles commandés

10 juin 2013 – 17:19

A l’occasion d’un déplacement à Bourges, ce 10 juin, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a fait plusieurs annonces concernant l’acquisition de munitions de gros calibre ainsi que le lancement de plusieurs programme de missiles.

Sur le site de MBDA d’abord, M. Le Drian a ainsi confirmé le programme de missiles anti-navires légers (ANL), ce qui était attendu non sans impatience de l’autre-côté de la Manche.

Développé en coopération avec le Royaume-Uni, l’ANL doit armer les hélicoptères NH-90 Caïman et Panther de la Marine nationale, ainsi que les Lynx Wildcat de la Royal Navy. A Londres, où ce programme est considéré comme prioritaire, l’on avait laissé entendre qu’il serait lancé unilatéralement si la décision françaises tardait trop…

Toujours dans le même domaine, le ministre  également confirmé la production du Missile de croisière naval (MdCN), encore appelé Scalp Naval, destiné aux frégates multimissions (FREMM) et aux sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) Barracuda, ainsi que le lancement du Missile Moyenne Portée (MMP), destiné à remplacer le Milan, actuellement en service au sein de l’armée de Terre. Les premières livraisons sont attendues en 2017.

Par ailleurs, M. Le Drian et Antoine Bouvier, le Pdg du missilier, ont signé une nouvelle convention bilatérale dans le cadre du Pacte Défense PME, lancé le 27 novembre 2012.

Une convention similaire a également été signée avec Nexter, lors de la visite du ministre au site de l’industriel dédié aux munitions, situé à La Chapelle St Ursin, près de Bourges. Une occasion, là encore, de faire de nouvelles annonces.

“La défense premier investisseur de l’Etat est une réalité concrète, et je suis heureux, aujourd’hui, de pouvoir annoncer que la DGA vient de notifier à NEXTER Munitions, pour un montant de 175 millions d’euros, la suite du contrat de munitions de gros calibres dont la première partie avait été contractualisée fin 2011″, a déclaré M. Le Drian.

“Ce contrat regroupe la production et le développement de 7 types de munitions différentes, utilisés pour nos armes en particulier au Mali, où nous sommes actuellement engagés. Ce marché, d’un montant total de 313 millions d’euros, permet d’assurer le besoin exprimé par les forces tout en donnant une visibilité importante au groupe et ce, jusqu’à la fin de la décennie”, a-t-il ajouté.

Sont donc notamment  concernées les munitions de calibre de 155mm, 120mm et 105mm, destinées à l’armée de Terre. Cette commande permettra à Nexter Munitions de créer 20 emplois et d’avoir un plan de charge pour au moins deux ans.

Enfin, M. Le Drian a brièvement évoqué le programme Scorpion, qu’il a qualifié “d’essentiel pour le niveau d’équipement de l’armée de Terre”, puisqu’il prévoit le remplacement des VAB, AMX-10RC et autres ERC-90 Sagaie. “Je suis très attaché à son lancement dans les mois qui viennent et le niveau de ressources que le président de la République a alloué à la mission défense nous permet de le proposer dans la LPM (ndlr, Loi de Programmation Militaire) en cours de préparation”, a expliqué le ministre.


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