École de l’Aviation de Chasse : Les deux premiers Pilatus PC-21 NG du projet MENTOR en courte finale

En 2019, le général Philippe Lavigne, alors chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace [CEMAAE] dévoila le projet « MENTOR » qui, après celui appelé « FOMEDEC » [Formation modernisée et entraînement différencié des équipages de chasse], devait permettre de réduire davantage le temps nécessaire pour former un pilote de chasse ou un navigateur officier système d’armes [NOSA].

Pour rappel, avant le projet FOMEDEC, dans les grandes lignes, un élève-pilote retenu pour rejoindre l’aviation de chasse commençait par apprendre les rudiments de son futur métier à bord d’un TB-30 Epsilon pendant six ou sept mois, avant de rejoindre l’École de chasse de Tours pour tenter d’y décrocher son « macaron » sur Alphajet. Puis, il prenait la destination de l’École de transition opérationnelle [ETO] de Cazaux. Ce n’est qu’après qu’il pouvait être affecté en escadron.

Depuis que le projet FOMEDEC s’est concrétisé, grâce à la mise en service de dix-sept turbopropulseurs Pilatus PC-21, les phases sur Epsilon [à Cognac] et Alphajet [à Tours] ont fusionné, seul le passage à l’ETO de Cazaux ayant été conservé dans le cursus des élèves. D’ailleurs, c’est à cette occasion que ceux-ci ont un premier contact avec un avion à réaction [l’Alphajet en l’occurrence, ndlr]. Ou, du moins, « avait ».

En effet, avec MENTOR, la phase de transition opérationnelle ne doit plus se faire à Cazaux… mais à Cognac. Et pour cela, neuf PC-21 de nouvelle génération ont été commandés en 2021.

Au-delà de l’argument du gain de temps dans la formation des pilotes, au moins deux autres raisons ont été avancées pour justifier un tel choix. Ainsi, le PC-21 est beaucoup plus économique qu’un Alphajet [une heure de vol revient à 1500 euros pour le premier, contre 7800 euros pour le second]. Et il a l’avantage de familiariser les élèves à l’avionique du Rafale.

Quoi qu’il en soit, et après un retour d’expérience [RETEX] positif de l’affectation des premiers pilotes et navigateurs entiièrement formés sur PC-21, le projet MENTOR va donc bientôt se concrétiser.

Ce 24 novembre, l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] a annoncé que les deux premiers PC-21 NG sur les neuf commandés seront livrés à l’École de l’Aviation de Chasse le 5 décembre. Les sept autres le seront « d’ici au printemps 2023 », a-t-elle précisé.

« La livraison de neuf nouveaux avions au standard le plus avancé permet d’optimiser davantage la formation des équipages de combat, en raccourcissant la durée et le coût de leur formation. Ainsi, le PC-21 permet une réduction de plus de 30% de carburant que ses prédécesseurs. Il permet également un plus grand recours à l’enseignement sur simulateur de vol », a fait valoir l’AAE.

Par rapport aux dix-sept PC-21 déjà en service, ceux qui seront livrés à l’EAC auront deux nouvelles capacités, dont celle d’emporter des réservoirs additionnels, ce qui autorisera des vols d’instruction plus longs ainsi que « l’éducation à la prise en compte de configurations avion différentes d’un vol à l’autre ». Et ils permettront de mettre en oeuvre des dispositifs de vision nocturne, ce qui « délestera les escadrons de chasse des premières étapes de familiarisation à cet outil désormais indispensable en opération ».

Photo : Armée de l’Air & de l’Espace

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66 contributions

  1. Liber dit :

    la souveraineté ne peut-être tributaire du « prix à l’heure de vol »
    Après l’humiliation du F35, fallait envoyer les Suisses se « faire foutre » et trouver une autre solution…. à n’importe quel prix. Il y a des solutions sur le marché.

    • Félix GARCIA dit :

      « la souveraineté ne peut-être tributaire du « prix à l’heure de vol » »

      « Le Cercle de l’arbalète, au service des forces spéciales »
      https://www.youtube.com/watch?v=blMBWC8LUAU

      Avec un passage intéressant sur un témoignage de la personne qui a signé les HK416.
      Et sur les munitions, etc …

      « Aujourd’hui, si on est en train de se parler, là, c’est grâce à l’électricité du général DE GAULLE »

    • JP_perfect dit :

      Ah ben oui. En voilà une idée qu’elle est bonne. Comme ça, en plus de perdre un contrat, vous auriez eu une solution plus chère et moins performante. Vraiment de quoi gagner sur tous les tableaux. Heureusement que tout le monde ne calcule pas comme vous.
      Savez-vous que votre secrétaire d’Etat en charge de la jeunesse sera en visite en Suisse la semaine prochaine pour discuter du service national universel, la Confédération ayant une expérience qui fait défaut à la France dans le domaine du service civil et de l’intégration de grandes masses de conscrits.
      Ce sera ensuite au tour de Sylvie Retailleau, ministre de l’éducation, de faire le voyage à Berne. Les relations se réchauffent, que ça vous plaise ou non. Si la France avait dû rester brouillée avec toutes les nations n’ayant pas acheté son matériel….

    • ki2 dit :

      sinon y a les italiens, y a les tchèques, y a les américains, y a les coréens …..mmmm mais zut ils sont tous dans le club F-35

    • Loïc dit :

      Les TUCANOS… oups!

    • Abuse of mainstream media can harm your mind! dit :

      De telles réactions de défi ne feraient que nuire à l’image de la France.
      Il existe des façons plus élégantes de faire comprendre aux Suisses qu’on n’est pas naïf à Paris. …..
      Il y aura inévitablement des occasions où les F35 suisses ne pourront pas décoller… (ex. chaque orage). Je suggérerais à de telles occasions soit de faire de grosses factures… ou répondre aux appels à l’aide avec le même zèle avec lequel la Suisse achète du matériel européen. Je suggérerais également de recalculer le coût des exercices Helvetes dans l’espace aérien français…

      Suisse moi-même, je peux vous assurer que c’est le genre de langage que le gouvernement suisse comprendrait probablement le mieux.

    • ScopeWizard dit :

      @Liber

      Sachant que la « souveraineté » qui consiste à être maître chez soi donc à être en capacité d’ être libre de sa décision a pour condition sine qua non préalable , l’ « indépendance » .

      Si en France nous ne produisons pas ou nous ne disposons pas de ce dont nous avons besoin , alors nous sommes de facto « dépendants » , ce qui se traduit par des importations .

      Néanmoins , suivant la nature de ces importations il est possible d’ en faire quelque chose qui précisément va jouer sur la notion d’ indépendance .

      C’ est par exemple ce qui s’ observe lorsque nous importons de la matière première que nous sommes en mesure de transformer ce qui confère de la valeur ajoutée à un produit fini que nous pourrons alors exporter , et parfois nous pouvons être tellement bons que si le produit est vraiment recherché ou simplement si le marché est porteur , cela devient un moyen d’ indépendance ou du moins nous permet de la renforcer .

      La question étant alors : depuis toutes ces décennies et tandis que nationalement nous avons les constructeurs largement à niveau pour ça , avons-nous tout fait pour nous doter d’ un remplaçant de l’ Alpha Jet ( Franco-allemand ) ou de quelque chose qui soit équivalent au concept PC 21 ?

      À ma connaissance , nous nous sommes magistralement branlés les couilles donc NON et résultat nous n’ avons RIEN .

      Par conséquent , nous sommes dépendants et pas indépendants de ce qui se fait ailleurs et qui correspond à nos besoins , en l’ occurrence de ce type d’ avion .

      Et ce qui arrive quand on est dépendants et que de surcroît en face tu n’ es pas indispensable , c’ est que l’ offre t’ impose des choses au point que ta marge de manœuvre transactionnelle s’ en trouve fort réduite .

      En résumé : viva PC 21 , y a rien d’ autre !

  2. john dit :

    C’est fou à quel point ce que disent ces responsables correspond exactement aux arguments de vente du PC-21, et certains ici pleurent de l’absence de jet… Du manque de vitesse.

    Pourtant, en dehors de la vitesse et de la poussée, le PC-21 a de meilleurs caractéristiques de vol… La vraie difficulté d’un pilote de chasse est de gérer un système d’arme, de gérer sa mission en subissant de g importants. L’accélération longitudinale n’est pas un aspect. Quant à la vitesse, ce n’est pas un aspect non plus. Il n’y a qu’à simuler des actions sur une distance plus courte, donc le même temps pour gérer un volume d’informations, et c’est la même chose.

    Cet achat est tellement bon qu’il forme mieux les pilotes tout en économisant tellement d’argent. qu’il est déjà rentabilisé.

    Et son côté simulateur de vol en vol est un avantage intéressant pour les élèves pilotes. Sur un Alphajet, les pauvres doivent passaient d’un téléphone portable des années 80 à un smart phone…

    • EchoDelta dit :

      Ce que les intervenants de ce site déplore c’est plus le manque de vision de l’état dans le remplacement du jet d’entrainement que ce soit dans la formation ou l’appui au sol, plus que les qualité du PC21 qui sont très qui sont remise en cause.
      La vraie limitation du PC21 vient du fait que la Suisse ne veut pas l’armer, autrement dit si nous voulions l’utiliser en appuis au sol ou pour la police du ciel entrée de gamme, ce n’est et ne sera pas possible.
      Cela signifie que l’investissement dans cet avion avec toute la logistique que cela suppose ne peut pas être réutilisé, ce qui tempère un peu l’intérêt économique évident de cet avion, qui aurait pu être beaucoup plus grand sinon.

      • Dolgan dit :

        Et si. Attention, c’est osé. Et si on les utilisait pour faire ce qu on a prévu d en faire ? Je sais c’est absurde comme raisonnement.

      • OnSeMarre dit :

        Désolé mais vous dites une ânerie! La France peut acheter des Pilatus à la Suisse et les armer!

        Ce que la loi suisse interdit et de vendre des armes à des pays en guerre, neutralité oblige! Vendre des armes à un pays qui n’est pas en guerre et qui décide de les utiliser pour sa propre défense en cas de conflit est permis… Ce qui n’est pas permis c’est qu’un pays pas en guerre transfert ses armes suisses à un pays tiers en guerre (exemple de l’Allemagne avec l’Ukraine) qui n’est pas permis…

        Grosse nuance!

  3. PK dit :

    Il parait qu’en volant avec un deltaplane, on arrive à 2€ de l’heure de vol aussi : c’est imbattable, y compris à l’achat.

  4. wololo dit :

    Très bons avions de formation mais on aurait aimé que les suisses fassent un effort si non avec les Rafales, avec les SAMP MAMBA.

  5. jp_perfect dit :

    Ayant visité l’usine Pilatus en octobre dernier, j’ai eu l’insigne honneur de voir les PC-21 français aux dernières étapes de leur assemblage. Ils ont sacrément de la gueule!
    Quoi qu’il en soit, si je comprends bien l’article, la France reprend donc le cursus suisse, en cela que le jet d’entraînement est définitivement écarté, au profit de ce monoturbopropulseur. Pour faire une déclaration qui, j’en suis sûr, ne suscitera aucune réaction négative ici, la Suisse avait donc pour une fois un coup d’avance.

    • Fralipolipi dit :

      A défaut de savoir bien les acheter, on peut dire que la Suisse (Pilatus en l’occurence) sait faire de bons avions.

    • Félix GARCIA dit :

      🙂
      Et les voir voler, c’est chouette !

      « une déclaration qui, j’en suis sûr, ne suscitera aucune réaction négative ici »
      Tout le monde sait que ce sont vos banques qui sont la raison de certains choix politiques et militaires.
      « Les coulisses édifiantes des paradis fiscaux ? Renaud Van Ruymbeke »
      https://www.youtube.com/watch?v=_x8lmFjSB0A

      On comprend les intérêts en jeu, on trouve juste ça moche (surtout quand le Rafale est en question 😀 ), alors on en profite pour vous jeter des crottes de nez.
      C’est de bonne guerre, nan ?
      ^^

    • vrai_chasseur dit :

      @jp-perfect
      La véritable idée à valeur ajoutée de Pilatus, a été d’intégrer une avionique de chasseur de dernière génération programmable dans un cockpit de turboprop économique et performant.
      Pour une armée de l’air, le gain apporté n’est pas tellement le coût à l’heure de vol (même si elle gagne là-dessus aussi), c’est surtout de raccourcir significativement la durée de formation de ses pilotes de chasse.
      Dès le départ, ils volent dans un environnement systèmes équivalent à celui qu’ils auront dans un cockpit de Rafale ou de F35 (cas des pilotes australiens de F35, ils sont aussi formés sur PC21). Ce n’était pas le cas auparavant et exigeait une phase de transition pour accoutumer le pilote aux systèmes et surtout à leur usage tactique.
      Au moment de son affectation finale en escadron, un apprenti pilote sur PC21 arrive aujourd’hui en ayant déjà pratiqué l’attaque air-air, air-sol, la défense sol-air et le combat collaboratif en réseau, avec des systèmes équivalents à ceux présents dans les M2000D, M2000-5 et Rafale.
      C’est ce que voulait valider l’armée de l’air : que le PC21 puisse simuler de façon suffisamment réaliste tous les types de missions d’un pilote de chasse de l’armée française (ce ne sont pas les mêmes missions que l’armée de l’air suisse).
      Cette validation est acquise maintenant et c’est tout à l’honneur de Pilatus.

    • FredericA dit :

      « Définitivement » est peut-être un peu prématuré. Je pense qu’il y a toujours la place pour un avion d’entrainement avancé (exemple M346, T-50…).
      .
      Pour ce qui est du « coup d’avance », la France ne fait qu’adopter un mode de fonctionnement déjà éprouvé par d’autres armées qui utilisent le PC 21 pour aller directement vers des avions de combat. Un exemple avec l’Australie : http://psk.blog.24heures.ch/tag/pc-21+pc-21+australie (lien vers un blog qui, j’en suis sûr, ne suscitera aucune réaction négative ici 😉 )

      • jp_perfect dit :

        Mode de fonctionnement mis en place initialement par la Suisse, et proposée à l’Australie. Comme souvent, on devient inventif quand on n’a pas trop d’argent.

  6. Korrigan dit :

    Que deviennent les Alphajets des deux escadrilles de Cazaux et quel est le devenir de cette base bien située ?

    • Achille-64 dit :

      53 Alphajet ont été prolongé par mise au standard OACI.
      Les deux escadrilles SPA 65 et SPA 57 constituent les traditions du dernier escadron d’Alphajet restant à Cazaux ; l’escadron d’entraînement 3/8 Côte d’Or.
      Une des missions du 3/8 et le plastronage au profit des escadrons de chasse.
      Pour le devenir de la base aérienne 120 à long terme, il faudrait demander au CEMAAE ?

      • Jean Le Bon dit :

        Effectivement, la base de Cazaux pourrait se voir « compromise »… Cependant, la très grande majorité des hélicoptères Caracal (appelés à augmenter en nombre) y est stationnée; à celà, s’ajoute l’école Singapourienne et les aéronefs du CEV (certes, en diminution notable quantitativement). De plus, quid du polygone de tir de Vazaux/Captieux ?
        Le dernier escadron Alpha Jet devrait -dans la foulée de la livraison de ces PC21- ne « survivra » pas lonhgtemps non plus… Par contre, des sociétés privées (auxquelles recours beaucoup l’Aéronavale) pourraient prendre leur place d’ici peu. Sur la même base ?
        Un constat: même en ayant fermé (ou supprimé les activités aéronautiques sur ces plates formes) plus d’une dizaine de bases aériennes au cours de ces 25 dernières années, il y a encore trop de terrains ! C’est dire la diminution du format de l’AAE… Rappel: il y a 30 ans exactement, l’EAC (GE314…) basée donc à Tours, avait son grand parking plein à craquer d’Alpha Jet tous neufs alors. 150 Alpha Jets entre Tours et Cazaux. Aujourd’hui: 26 PC21…
        Autre époque…

      • Korrigan dit :

        J’ai entendu parler d’un transfert du 4 Rhfs de Pau vers Cazaux de manière à assurer un soutien commun des Caracal de l At et de l Aae ?

    • Achille-64 dit :

      PS
      De plus, selon le site de référence traditions-air, la 3C1 (Requin) est l’escadrille de tradition de l’antenne Standardisation-Evaluation du ‘Languedoc’, volant également sur Alphajet ?
      http://traditions-air.fr/

    • EchoDelta dit :

      Il s’était dit à l’époque qu’ils serviraient de réserve pour la PAF, qui ne se voit pas (encore) passer sur Turboprop ni sur Rafale.

  7. Raptor dit :

    A t’on une idée d’une successeur de l’Alpha Jet ? Y a t’il au moins un début de réflexion quant a son remplacement ?

  8. EchoDelta dit :

    Le seul problème avec un turbopropulseur c’est que l’on ne peut pas (a ma connaissance) se former au ravitaillement en vol, même si l’alphabet n’avait pas non plus cette capacité du à son âge avancé. Cela dit les bidons supplémentaire sont déjà une bonne option.

  9. Thierry le plus ancien dit :

    reste à savoir ce que va devenir la patrouille de France avec ses Alphajet, elle va devoir passer sur un nouvel appareil, les Alphajets étant à bout de carrière et un pilatus ne peut se concevoir pour eux, il leur faut un avion à réacteur. une suggestion ? vu que faudra pas compter sur des mirages ou des Rafales trop peu nombreux et terriblement long à remplacer à cause de la mauvaise grâce de Dassault à ouvrir une seconde chaine de montage malgré les commandes (le pognon des actionnaires c’est le plus important…)

    • Grosminet dit :

      Le monde industriel et la direction d’entreprise vous sont parfaitement étrangers,visiblement…..

      Parce qu’avant de POUVOIR ouvrir une seconde chaîne de montage,il faudrait déjà que les fournisseurs puissent suivre la cadence (embauches,formations,etc….POUR COMBIEN DE TEMPS? )

      Et quand tous les Rafale commandés actuellement auront étés livrés dans 5 ans,Dassault et ses fournisseurs,ils en font quoi de leurs salariés? Ils les foutent dehors,ou ils les payent à rien foutre (COMBIEN DE TEMPS,sachant que le but d’une entreprise,est de faire du pognon,pas remplacer l’Etat dans l’assistanat!!!!!) en attendant une possible commande?

      Quand aux actionnaires de Dassault,pour 62,5%,Dassault est son propre actionnaire,et notre pays via Airbus SE (dont nous détenons presque 11% des parts)

      • Cantatrice dit :

        « Quand aux actionnaires de Dassault »
        S’il vous plaît. Quant à, quant au, quant aux. Avec un t. Pas un d.
        Quant à = En ce qui concerne. Quand = Lorsque.
        Quant aux actionnaires de Dassault.

      • Thierry le plus ancien dit :

        C’est plutôt Dassault qui est devenu étranger à la logique du marché, quand un produit fonctionne bien il est fabriqué en plus grand nombre pour répondre à la demande, sinon des délais excessifs de fabrication poussent ceux qui achètent à se détourner vers d’autres produits à cause de la pénurie face au besoin.

        c’est un principe aussi basique et fondamental de l’économie dont vous n’avez pas eu connaissance même sous forme microscopique.

        On dirait que Dassault lui-même ne croit plus à ce qu’il vend et n’espère pas de nouvelle commande, on entend pourtant certains ici et ailleurs dire qu’il faudrait 200 ou 300 Rafales de plus à la France, ça ne doit pas être l’avis de Dassault parce qu’il est clair qu’une telle commande ne pourrait pas être honoré du tout dans le contexte actuel, et même si elle était signé il n’y aura toujours pas de seconde ligne de production avec des délais de livraison invraisemblable.

        Les autres entreprises arrivent très à ouvrir de nouvelles ligne de production, quitte à les fermer plus tard s’il n’y a plus de commande, parce que ça rapporte bien plus que ça ne coûte.

        la vérité c’est que Dassault est incapable de trouver le personnel nécessaire qui voudrait travailler pour lui à un moment ou les salariés ont plutôt tendance à quitter l’entreprise qu’à y être embauché. je suis bien placé pour le savoir, il y a une usine Dassault pas loin de chez moi qui rame pour recruter au point de faire de la pub dans le journal local…

        • farragut dit :

          @Thierry le plus ancien
          Cela me rappelle une formule qu’un commercial utilisait pour se moquer : « Je ne perds pas beaucoup sur chaque produit vendu, mais qu’est que j’en vends ! » 😉
          Dassault étant une entreprise duale, où les compagnons (et les ingénieurs du BE) peuvent passer d’une chaîne de montage de Falcon à celle du Rafale, le calcul du chiffre d’affaires et du bénéfice se fait sur la base de l’optimisation de la vente des deux familles d’avions (d’affaires et de combat) et de celle des services de soutien. Encore faut-il que les ressources humaines soient formées correctement, ce qui a nécessité de développer des formations spécifiques pour les ingénieurs et compagnons indiens dans le cadre du programme Make In India, car l’Inde ne dispose pas d’une filière de formation aéronautique spécifique.
          Aussi, créer des lignes d’assemblage, ou des bureaux d’études à l’étranger pour mettre en place ces fameuses « deuxièmes chaînes de fabrication » (en fait, d’assemblage) ne se fait pas instantanément, surtout quand les RH font partie d’une entreprise étrangère.
          Sinon, il y a longtemps que les Chinois* auraient mis en place ces fameuses « deuxièmes chaînes » !!! 😉
          * D’ailleurs, ces « demandeurs » auraient bien voulu acheter UN Rafale…

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « vu que faudra pas compter sur des mirages ou des Rafales trop peu nombreux et terriblement long à remplacer à cause de la mauvaise grâce de Dassault » Une fois de plus on sent l’expert! Par contre il est étonnant que vous n’avez pas encore proposé le F 36!
       » (le pognon des actionnaires c’est le plus important…) » Vous maîtrisez le domaine économique comme l’aéronautique (et tout le reste d’ailkeurs!) Si j’étais actionnaire de Dassault je serais particulièrement satisfait que Dassault produit et surtout vend beaucoup d’avions ce qui implique que les « pépettes » rentrent…………

      • Thierry le plus ancien dit :

        et sinon les avions de la patrouille de France ? ça ne vous inspire pas ? rien à suggérer ? prélever des avions dans les escadrilles opérationnels ????

        quand à dire que Dassault vend beaucoup d’avions c’est de la science fiction vu qu’il n’en fabrique pas beaucoup.

        les pom pom boys à Dassault sont toujours là pour donner un coup de polish sur la carrosserie vintage de ses pièces de musée, c’est pas avec cela que l’on fera l’avenir, ce qui est passé est dépassé.

  10. DMZ dit :

    On parle ici des Suisse et du système Mamba non sélectionné. Sait-on si le gouvernement de ce pays a passé commande du système Patriot. J’ai l’impression que non. Pour le F35, la commande fut faite ,en urgence, nous en savons la cause ( finir de couler un débat et empêcher un référendum ). Mais pour le Patriot me semble-t’il rien.Pas du tout la même célérité. Méchamment peut-on dire que lui aussi est incommodé par l’orage et que les responsables locaux ont choisi le principe de précaution.

    • jp_perfect dit :

      L’annonce a tout simplement fait moins de bruit.
      Si la signature du F-35 s’est faite rapidement, c’est que l’offre courait jusqu’à fin mars. En Suisse, peu de gens s’émeuvent de cette signature. En revanche, beaucoup de monde a trouvé la gauche antimilitariste absolument tout à fait incorrecte et « mauvaise joueuse ». Pourquoi? Et bien parce que le Conseil fédéral avait clairement indiqué, lors de la votation de septembre 2020, que la population se prononcerait sur un principe et un crédit (renouveler ou non les Forces aériennes pour 6 milliards de francs) et que le choix serait laissé aux experts. Cela fait sens évidemment, puisque vous et moi n’avons pas les moyens de juger de la pertinence d’un modèle d’avion plutôt qu’un autre, sans compter la masse de données et le fait qu’une partie non négligeable est classée « secret défense ». De toute manière, le gouvernement avait peu à craindre de ce référendum: l’argument selon lequel le F-35 était le plus avancé a largement fait mouche auprès des citoyens et la guerre en Ukraine pousse ceux-ci à vouloir un « réarmement » rapide et sans interminables tergiversations.
      Vu la popularité du système Patriot en Europe, l’on voit mal de quelle précaution les responsables suisses auraient besoin.

      • Momo dit :

        Mais non, il faut pas prendre les Français pour des buses:
        Le gouvernement Suisse a été contraint par Biden de prendre le F35 et son simulateur pour éviter la menace qu’UBS paye des dizaines de milliards de $ de pénalités aux US pour des années de blanchiment de narco dollars, entre autres.
        La menace restera longtemps et donc le gouvernement Suisse devait absolument éviter un référendum qui aurait pu tout casser..
        Washington suit exactement les évènements et fait à l’occasion les rappels nécessaire.

        Le plus comique dans l’évaluation Suisse du F35, qui devait à tout prix être mieux noté, ce sont les points attribués pour le simulateur.
        La planète entière s’en tord encore de rire et ne peut s’empêcher un petit sourire quand le sujet Suisse et F35 passe dans les parages.

        Mais c’était la condition pour sauver le système bancaire Suisse (parfaitement coupable ceci dit) des vilaines pensées des amis des Amériques 😉

        • jp_perfect dit :

          Ici, je n’ai pas parlé du pourquoi et du comment du choix de l’appareil, donc je ne comprends pas bien pourquoi vous répondez à un commentaire… que je n’ai pas fait.

  11. Félix GARCIA dit :

    Est-ce qu’il y a des périodes de creux dans l’entrainement des pilotes ?
    Je demande, car ces deux/trois derniers mois, je n’ai quasiment pas entendu les PC-21 passer au-dessus de chez moi (Saint-Maixent-l’École), et ça fait peut-être une semaine que je les entends à nouveau.
    Changements dans les zones d’entrainement (plaintes suite aux nuisances sonores) ?

    • luc dit :

      Voir sur ba709.fr : les statistiques sont faites deux fois par an (c’est plus sûr que de faire appel aux informations choisies du commandement).

      • Félix GARCIA dit :

        Merci !

        « Des pilonnages de territoires, en particulier avec des rotations répétées et réitérées (voir plus bas) sont toujours observées. »
        On sent ceux qui en ont marre dans la formulation !
        ^^

  12. farragut dit :

    Finalement, la seule chose qui manque au PC-21 en tant que simulateur volant du SNA du Rafale, ce sont les commandes de vol électriques (CdVE) qui ne sont couplées ni au SNA, ni au moteur (les deux M88 du Rafale sont considérées par DA comme des parties intégrantes du système de pilotage de l’avion, et leur poussée est gérée par les CdVE).
    Pour information, une fonction importante du SNA du Rafale réside dans le pilotage court terme, ainsi que la navigation long terme en utilisant les informations du radar et du SPECTRA (suivi de terrain) et de la cartographie numérique embarquée (évitement de terrain et de menaces).
    Si le simulateur volant ne permet pas la formation des NOSA pour la pénétration en TBA, ni l’apprentissage du pilotage et de la navigation automatique pour les pilotes, cette formation ne sera pas complète, ni efficace pour les missions demandées actuellement aux équipages. Pensons aussi que les pilotes de Rafale M doivent, comme ceux des FAS, emporter et être capables de tirer l’ASMP-A, et pour les marins, être capables d’apponter avec une vraie crosse…
    Même si le simulateur volant présente l’avantage de mettre les pilotes et NOSA dans un environnement aérien (avec quand même les risques de collision avec le sol) plus représentatif de l’opérationnel qu’une cabine de simulation au sol, il est plus limité qu’un avion disposant des CdVE gérant le moteur, d’un radar de suivi de terrain, et des capteurs d’environnement présents sur l’avion cible réel.
    Ce qui imposera quand même des heures d’entrainement au vol réel sur l’avion cible (sans les armements réels, juste « simulés » !), éventuellement de nuit pour la pénétration nucléaire, au prix de l’heure de vol de l’avion cible !
    Bref, chaque niveau de représentativité gagné, par rapport à un simulateur au sol, nécessite un appareil ad-hoc, dans le contexte actuel de la technologie du PC-21 (sans réacteur, sans radar, sans capteur).
    Ce que le PC-21 permet, il faut donc aussi le comparer à ce qu’il ne permet pas, et indiquer aussi les coûts « cachés » de l’absence des fonctions nécessaires à une formation complète.
    Peut-être que cette information (de coût caché) permettra(it) à un constructeur aéronautique national de proposer des simulateurs volants pour les fonctions manquantes nécessaires aux missions demandées par l’AAE, la Marine et les FAS. 😉
    Tel qu’il est présenté, le PC-21 sera utile pour les pilotes de chasse pure (ceux sur 2000-5F), mais pas aux « muds » dans leurs 2000 D rénovés et autres Rafale d’attaque au sol.
    Vu ce qu’a confirmé la situation de la guerre aérienne en Ukraine, ainsi que le « nouveau » Top Gun : Maverick », « Si les pilotes de chasse font du cinéma, les bombardiers écrivent l’histoire ! ».
    A quand un article de Laurent Lagneau sur un simulateur volant embarqué d’attaque au sol pour la pénétration TBA et le tir de missiles ? 😉
    Remarque : même les acteurs de « Top Gun : Maverick » ont dû embarquer (en place arrière) dans des F/A 18 Super Hornet de l’US Navy (avec crosse d’appontage) pour être crédibles dans un film ayant un scénario plus réaliste que de la CAP de porte-avions !

  13. Carin dit :

    Le gros avantage du PC21, c’est que Pilatus a accepté de recréer le poste de pilotage du rafale… ce qui fait que nos apprentis pilotes engrangent dès le début de leur formation des réflexes qu’ils reproduisent déjà sur simulateur, et leur fait gagner un temps fou, ils n’auront pas à assimiler une autre cellule, ni d’autres procédures, ni d’autres réflexes etc..
    Et ont peut parier dès aujourd’hui que la cellule du NGF, sera dans la continuité de celle de l’actuel rafale, pour une prise en main extrêmement rapide des pilotes.

    • Jean Le Bon dit :

      Exact !

    • Fralipolipi dit :

      @Carin
      « Et ont peut parier dès aujourd’hui que la cellule du NGF, sera dans la continuité de celle de l’actuel rafale, pour une prise en main extrêmement rapide des pilotes. »
      Va-t-on aller alors vers le « full glass cockpit », en vogue sur tous les derniers avions de combat ?
      Ou bien allons nous conserver la config du Rafale, càd garder le viseur tête moyenne, collimaté à l’infini (qui avec son effet de loupe qui donne au Pilote la perception d’un écran bien plus grand qu’il ne l’est en réalité … + naturellement l’intérêt de pouvoir basculer du regard, de l’écran tête moyenne à l’extérieur (et vice-versa), sans que le regard ne perde de temps à devoir « accommoder » … avantage que l’on ne retrouve pas sur les « glass cockpit ») ?
      .
      Telle est la question 😉

      • E-Faystos dit :

        et elle est bonne, la question.
        la réponse matérielle, c’est la capacité du casque
        du pilote à reprendre les données du système d’armes. Et la réussite des ingénieurs.US sur la question est à la hauteur de toute percée technologique: y’a du mieux, mais c’est coûteux et loin d’être parfait.
        .
        mais restons en France : le viseur de casque était prêt mais les décideurs l’ont écarté, car inutile en combat anti insurrectionnel. depuis le Top Howl à fait ses preuves sur l’hélicoptère Tigre et il arrive sur Rafale.
        moins puissant et complet que le casque US, il permet tout de même de faire des choses en dogfight.
        pour le cockpit, il à été dit sur ce site et ailleurs que dépendre d’un seul écran était un problème opérationnel significatif, et que plutôt que de risquer la panne, un dommage, un bug qui met l’écran hors jeu, le mieux était de limiter les interactions avec le système d’armes et donc les traces de doigts sur l’écran.
        donc avoir un grand écran, c’est très bien pour lire les indications mais les pilotes souffrent rapidement de fatigue visuelle quand leurs yeux doivent surveiller l’horizon lointain puis passer au radar, les paramètres de vols, et retrouver du regard un ailier ou une cible dans la seconde.
        un sacré boulot.
        aussi les affichages des écrans sont modifiés pour éviter que l’oeil ne doivent changer sa mise au point en boucle.

    • logan 23 dit :

      Vous voulez remplacer un avion des années 70 par un avion des années 60 ? Quel progrès et mono-réacteur en plus

  14. saccy dit :

    bjr
    je comprends pas le titre : en final ?

  15. Luc dit :

    Apparemment un copié-collé – dépourvu de sens critique – de la propagande de l’armée de l’air. Les Pilatus n’entraînent pas de réduction du nombre d’heures de vol (étant effectivement moins coûteux à l’usage que leurs prédécesseurs), augmentent les nuisances sur les territoires concernés (et à présent concentrés sur Cognac). Des évidences qui sont de plus en plus difficiles à passer sous silence, en témoigne l’évolution même du discours officiel pourtant en général fait du meilleur bois…

  16. Félix GARCIA dit :

    6 déclarations récurrentes mais erronées autour du programme d’avion de nouvelle génération SCAF

    « La France n’a plus les moyens budgétaires pour developper seule une programme de l’envergure du SCAF »
    « Le premier et principal argument avancé de manière récurrente tant par le président français, que par le ministère des Armées (F.Parly) et par de nombreux parlementaires appartenant à la majorité présidentielle, se veut imparable »
    [… ARGUMENTAIRE …]
    « On ne peut donc dire que la France ne peut pas financer seule le programme SCAF, au mieux peut-on affirmer qu’elle ne veut pas le faire. »
    https://meta-defense.fr/2022/11/25/6-declarations-recurrentes-mais-erronees-autour-du-programme-davion-de-nouvelle-generation-scaf/

  17. DMZ dit :

    jp-perfect……Est manifestement prêt pour la mission Com. J’ai bien lu votre texte. Je vous signale qu’un élément central est manquant pour rendre crédible votre réponse officielle, lisse, bien Helvète, mais ici hors sujet. C’est celui de la date réelle de la signature de ce contrat pour l’acquisition des systèmes Patriot, entre les officiels Suisses et l’industriel vainqueur . A ce jour, je n’ai rien trouvé dans les Médias. Notez aussi que le blogue A.N/24 heures »pro ce que vous savez et nous savons », n’a pas de son côté soufflé un seul mot à ce sujet……Alors cette date de signature ?

    • jp_perfect dit :

      Ah oui, effectivement, j’ai confondu avec la signature du mémorandum entre RUAG et Raytheon concernant… la maintenance du Patriot.
      Remarquez, cela change-t-il quoi que ce soit? Parce que, même si le contrat n’a pas encore été signé, y a-t-il une seule personne pour penser que cette acquisition n’ira pas à son terme? En Suisse, nous avions la même vision pour le F-35.
      Remarquez d’ailleurs que cela ne change rien non plus pour les éléments que j’ai avancé concernant la signature du contrat concernant l’appareil.

  18. Momo dit :

    Deux PC 21 sont passés au-dessus de l’île de Ré Mercredi, bruit spécifique et haute vitesse pour des props, avec une ligne unique.
    Dixit l’observateur, mais pas de photos.

  19. Achille-64 dit :

    Si beaucoup d’intervenants (pas tous) ont chanté les louanges du système PC-21 en reprenant la thématique du couplage facile PC-21/Rafale, rares sont ceux qui évoquent la transition PC-21/2000D.
    Il est probable que le système PC-21 rende nécessaire un complément de missions sur 2000B, à l’arrivée des jeunes macaronnés à Ochey. On me détrompera …
    Dans quelques années, les responsables sauront si le nombre de jeunes pilotes réorientés au moment de la phase transition opérationnelle sera resté stable ou aura augmenté. Le coût du système PC-21 pourra alors être complètement évalué.
    Cela étant dit, le système PC-21, y compris l’avion, est très performant, bien qu’insuffisant dans plusieurs domaines qui restent le privilège de jets d’entraînement modernes.

  20. DMZ dit :

    La Com toujours la Com, si l’on analyse la chute de votre texte. Bon jp_perfect écrivez ce que vous voulez, mais un choix proclamé fini, oblige à un contrat signé. Dans le présent cas, à défaut de cela et au moment ou vous écrivez, peut-on soutenir la tête haute que l’affaire est chez Raytheon ? La remise en cause d’un choix officiel, surtout dans un des pays s’affichant comme scrupuleusement démocratique, peut toujours se produire. Cela s’est déjà vu.

  21. Sont pénibles et manipulateurs ces dévots de la Com, donc aussi ceux missionnés pour la mission »F-dinde/Patriot », quand ils reconnaissent un manque ou une erreur. Car en même temps, celui-ci ou ceux-là, tentent ici d’insinuer avec la légèreté d’un Rorqual échoué, qu’une question aurait peu d’intérêt à être posée puisque, j’interprète, l’Opinion locale ne pense pas que le dossier (Achat du système Patriot) n’irait pas à son terme.Comme me disait l’autre, un professionnel des affaires aux pieds bien sur terre, »Pour proclamer une réussite il faut une signature car avant le client est roi et il peut changer d’opinion ou d’option ». CF en 2021 l’Australie et Navalgroup