Le futur Système de drone aérien de la Marine connaît des « difficultés techniques »

Confié en 2017 par la Direction générale de l’armement [DGA] à un tandem formé par Airbus Helicopters et Naval Group, le programme SDAM [Système de drone aérien pour la Marine] repose sur le VSR-700, un prototype dérivé de l’hélicoptère civil léger Cabri G2, conçu par la PME française Guimbal. À terme, et comme le prévoit le plan stratégique Mercator, il doit permettre d’équiper les frégates dites de premier rang, en complément de leur hélicoptère embarqué.

Construit avec des matérieux composite, cet appareil peut voler à 5’000 mètres d’altitude, à la vitesse de 185 km/h grâce à un moteur de 145 ch. Le tout avec une endurance de huit heures. Ayant bénéficié d’un coup de pouce dans le cadre du plan gouvernemental de soutien à la filière aéronautique, présenté en juin 2020, ce programme suppose de relever plusieurs défis, dont l’appontage automatique « sur de petites plateformes de bâtiments de combat », avait expliqué, à l’époque, le ministère des Armées.

Par ailleurs, commentant l’exercice « Polaris 21 » dans les pages de la revue Conflits, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], l’amiral Pierre Vandier, a récemment expliqué que la « composante drone » pouvait tenir un rôle important dans les opérations navales, « surtout avec les difficultés durables sur la disponibilité des hélicoptères Caïman ».

En mars, et alors qu’il avait réussi, quelques semaines plus tôt et grâce au système DeckFinder, des approches de décollage et d’atterrissage entièrement autonomes vers et depuis une plate-forme mobile lors de tests réalisés à terre, un Cabri G2 transformé en banc d’essai effectua ses premiers mouvements à bord d’un navire civil affrété pour l’occasion.

« Les modes d’appontage et de décollages semi automatiques et automatiques ont été testés avec succès par différents états de mer », s’était alors félicité Airbus Helicopters. Ce qui ouvrait la voie à des essais à bord d’une frégate.

Cependant, en juillet, le sénateur Cédric Perrin laissa entendre que ce programme était menacé. « Pour une fois qu’un matériel arrive presque à maturité, le choix de la marine risque d’aboutir à son abandon pur et simple. Qu’en est-il exactement? Quelles sont les difficultés rencontrées par ce programme, et quelle est votre position sur le sujet? », avait-il en effet demandé à Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, lors d’une audition.

« Concernant le SDAM, les prochaines semaines sont décisives. Des essais de qualification déterminants pour la suite du programme sont prévus à l’automne », répondit celui-ci.

Certes, l’automne n’est pas encore terminé… Mais les essais « déterminants » n’ont pas encore eu lieu… C’est en effet ce qu’a indiqué l’amiral Vandier aux députés, le 13 octobre.

« Le programme SDAM est suivi par la Direction générale de l’armement. Les essais réalisés sur une plateforme ont permis d’en montrer tout l’intérêt mais, au moment de passer sur une frégate, le système a connu des difficultés techniques », a dit le CEMM. Et de préciser : « Ce programme sera examiné dans le cadre des travaux sur la loi de programmation militaire en vue d’assurer une convergence coût-performance-délai ».

Cela étant, d’après l’avis budgétaire concernant la Marine nationale, une campagne de démonstration en mer du SDAM serait prévue à bord d’une frégate multimissions [FREMM] dans le courant du premier semestre 2023.

« La capacité à être mis en œuvre sur un navire avec une forte dynamique et de forts angles de roulis et tangage n’étant pas disponible actuellement sur le marché européen, elle constitue l’enjeu technique principal de l’étude de levée de risques. Pour rappel, l’objectif d’état-major exprime le besoin de décoller et apponter sur des bâtiments de la Marine, en particulier FREMM et FDI, allant jusqu’à force 5 pour l’état de la mer », rappelle le document.

Reste que, par rapport au drone aérien Serval [nom donné au S-100 Camcopter de Schiebel], mis notamment en oeuvre par les porte-hélicoptères amphibies [PHA], le SDAM n’apporterait pas de capacités « décisives », faute, par exemple, de pouvoir emporter des munitions. En outre, trois fois plus lourd, il aura une capacité d’emport « seulement » deux fois plus élevée [100 kg contre 50 kg]. Enfin, les premiers exemplaires ne seront pas livrés avant 2028, voire 2029, ce qui est un horizon relativement lointain.

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72 contributions

  1. Jupiter dit :

    Bonjour,
    Reste que le S-100 ne peut être employé que sur des gros bâtiments et pas par une mer force 5.

    • Frégate dit :

      On l’a pourtant vu employé sur les petits bateaux qui ramassent les migrants en Méditerranée. Et le VSR 700 , trois fois plus gros, pourrait-il être lui employé sur des petits bateaux ?
      En fait le problème du S-100 c’est qu’il était simple et pas cher : pourquo faire simple quand on peut fair compliqué !

      • Aymard de Ledonner dit :

        Oui enfin il ne faut pas caricaturer non plus. Le S-100 est très bien mais il n’emporte qu’une charge utile, une boule girostabilisée aux capacités limitées. Le SDAM peut emporter la même boule qu’un hélico classique en plus d’un radar. Il pourra emmener ces charges utiles beaucoup plus loin que le S-100 grace à une autonomie plus importante.

        • Frégate dit :

          Le SDAM est une bonne idée, m’est avis que le problème vient de la couche de spécification rajoutée par la DGA, écoconstruction, normes européennes, aptitudes limites etc. Pour un drone destiné à remplir des missions de bas de spectre pour préserver le potentiel de l’hélicoptère avec qui il partage le hangar, le plus important devrait être le faible coût d’exploitation non ! Après il faut bien laisser quelques heures d’entrainement à l’équpage de l’hélicoptère.

      • TINA dit :

        Bjr FREGATE !

        Je souhaite que le VSR 700 soit optimisé , et satisfaisant au regard du cahier des charges ( en totalité).

        En dernier ressort, et à défaut, on peut, à compter de 2067, ce drone ci-dessous :
        https://www.navalnews.com/event-news/euronaval-2022/2022/10/schiebel-teases-new-camcopter-s-300-uav-at-euronaval/

      • M.W dit :

        y a t’il encore des magasins de jouets en France ?

  2. Fralipolipi dit :

    Guimbal projette de sortir un Cabri G4 … 4 places, d’un format presque aussi compact que le G2 qui sert de plateforme au SDAM.
    … doit y avoir moyen de s’adapter.
    https://www.aerobuzz.fr/tag/cabri-g4/

  3. DarkCed dit :

    Si ce n’est pas armé ça devient juste des capteurs et senseurs déportés. Ce qui peut être bien mais avec quelques missiles ça serait un plus. Après si ce n’est utilisable que sur une mer d’huile …

  4. LEONARD dit :

    @L.L
    Evoquer un appareil qui « peut violer à 5000m », va vous exposer aux foudres de Sardine Ruisseau…..

  5. HMX dit :

    Plutôt d’accord avec la conclusion de l’article. Depuis le départ, on a vu trop petit en partant sur une base de Cabri G2. Même si nous le rendons parfaitement opérationnel, le VSR 700 n’aura qu’une capacité d’emport très limitée, de l’ordre de 100 kilos, ce qui laisse peu de marges d’évolution.

    Le programme est à mon sens trop avancé pour tout annuler, et un report serait très préjudiciable à la Marine. Il faut donc boire le calice jusqu’à la lie, et commander les premiers exemplaires du VSR 700 en version « 1.0 » pour lancer la production et équiper nos frégates comme prévu.

    Cependant, il faut d’urgence envisager une version « 2.0 » plus « musclée » et agrandie de l’appareil, avec une masse portée à 1 tonne/1.5 tonne environ pour une charge utile supérieure à 300 kilos. Cela permettra d’accroître l’autonomie, mais aussi d’envisager l’emport d’un sonar trempé, d’un lanceur de bouées acoustiques, et surtout une capacité à emporter de l’armement (torpille MU90 ou le futur missile anti navire léger).

    • Dolgan dit :

      Faut que ça reste compact. Difficile de pousser les murs sur une frégate.

      • HMX dit :

        Il y a certes des contraintes d’encombrement, mais entre un drone de 6.31 mètre de long / 2.37 mètre de haut / 700kg sur la balance, et un drone un peu plus gros (disons 7.3 mètres de long / 2.5 mètres de haut et 1.3 tonnes), ça ne changera pas fondamentalement la donne pour un embarquement dans le hangar hélico d’une frégate, aux côtés d’un NH-90 ou d’un H-160. En revanche, ça changerait totalement l’apport opérationnel : ce ne serait plus un simplement un gros drone d’observation, mais bien un drone de combat apte à la lutte ASM et antisurface.

        Au passage, comme l’indique @Fralipolipi ci-dessus, un hélicoptère Cabri G4 (4 places) est en cours de conception chez Guimbal. Nous ne savons encore rien de ses caractéristiques, mais il y a certainement une carte à jouer pour Airbus Helicopter en sortant un « VSR-XXX » basé que le G4, qui reprendrait 90% de l’électronique développée pour le VSR-700, en apportant cette fois une vraie valeur ajoutée à la Marine.

        • Dolgan dit :

          C’est très significatif comme prise de volume. C’est vraiment un critère limitant du programme.

          Le cahier des charges n a jamais été de faire un « drone de combat apte a la lutte asm et anti navires « .

          Le role de cet appareil c est surtout de reduire le temps de vol de l hélicoptère pour des missions du bas du spectre.

          Je cracherais pas sur un mlp ou autre, mais faut pas s attendre à un helico de combat sans pilote.

          • HMX dit :

            « Le cahier des charges n a jamais été de faire un drone de combat apte a la lutte asm et anti navires. Le rôle de cet appareil c est surtout de réduire le temps de vol de l hélicoptère pour des missions du bas du spectre. »
            C’est bien ce que je me tue à expliquer : pour d’obscures raison, et avec énormément de conservatisme et de manque de vision prospective, on a volontairement vu « petit » dès la rédaction du cahier des charges en demandant simplement un drone héliporté d’observation, et en se disant sans doute que « ça serait déjà pas mal », ou « qu’il ne faut pas brûler les étapes »… Sous réserve du résultat des essais en mer, le VSR 700 semble répondre en tous points à ce cahier des charges, tel que défini.

            En revanche, il ne répondra probablement jamais au « vrai » besoin de la Marine Nationale, celui qui n’a pas été officiellement décrit. Tout simplement parce que personne n’a voulu (osé ?) dire et écrire qu’il nous faut un drone de combat, conçu dès le départ pour être armé et assister activement la frégate dans l’exercice de la lutte ASM, antinavire, ou l’action contre la terre. Ce qui suppose nécessairement un drone plus « musclé » avec une meilleure capacité d’emport.

            Pour les missions d’observation, on notera simplement qu’on a pas besoin d’un engin héliporté de 700kg qui a de plus une endurance limitée. Un drone léger de la classe du Scan Eagle (ou équivalent), avec une autonomie de 20 à 30 heure, un coût de possession limité, et une grande discrétion radar et optique/IR, est largement plus adapté. D’autant qu’une frégate pourrait lancer et mettre en oeuvre simultanément sans problème plusieurs de ces drones pour démultiplier sa capacité d’observation à longue portée, et maintenir ainsi une permanence 24/24H de surveillance sur une zone ou un point d’intérêt précis (suivi d’un navire, surveillance de trafiquants à terre ou en mer, piraterie…). Ou encore, si on estime avoir absolument besoin d’une capacité de vol stationnaire, un drone Camcopter S100 ferait très bien l’affaire, sans avoir besoin d’un engin de 700kg pour cette mission basique.

          • Dolgan dit :

            La raison est connue et je vous l ai rappelée…

        • AlexS dit :

          La décision de n’avoir qu’un seul hangar dans les frégates FREMM s’avère être une mauvaise décision. Contrairement aux Italiens qui ont 2 hangars dans leurs FREMM.

    • EchoDelta dit :

      C’est quand même plus facile et Mons couteux de roder les principes d’appontage automatique avec un petit hélico.
      L’appontage par gros temps pourra progressivement être développé sur cette base. Et il pourra être adapté sur de plus gros engin. La maturité technique demande un peu de temps et d’allonges, et là cela ressemble à une incompréhension du politique trouvant que cela ne va pas assez vite ou, ce que je redoute par dessus tout, que cela ne soit pas assez européen (sic). Mais il faut savoir faire ses classes, et prendre le temps de l’apprentissage. Le retard ne se comblera pas en une fois.

  6. Mr v dit :

    en matière de drones on est a la ramasse ,la DGA n’a pas de culture drone donc pas de services adaptés pour apporter des projets sérieux aux armées

    • Fralipolipi dit :

      Va falloir recruter … à l’étranger !?

    • Byzance dit :

      Et si on laissait un peu les industriels bosser et proposer quelque chose ?

      • Aymard de Ledonner dit :

        C’est déjà le cas. Certains ici pensent qu’on est encore au temps ou Nexter et Naval group faisaient partie de la DGA. Dans le monde réel les industriels répondent à un cahier des charges défini par la DGA.

      • Dolgan dit :

        Qui les en empêche ? Sérieusement…

        Vous avez une idée du pognon qu on file aux industriels pour soutenir des projets tout azimut?

  7. Frede6 dit :

    C’est en embêtant d’avoir souvent raison 😉 après le SDAM à quand le SLAMF

  8. mikeul dit :

    Le G2 est un biplace soit 150 kg de charge utile dans sa version civile avec le plein carburant. Quelle est la charge utile militaire spécifiée par la DGA? Si 100 kg est la valeur cible on peut raisonnablement penser que la militarisation du G2 ( nouveau moteur et carburant plus lourd partiellement compensé par l’allègement lié au retrait des équipements pilote) est cohérente du point de vue bilan des masses aux spécifications de la DGA à Airbus Hélicoptères. Le résultat des essais par force 5 serait alors déterminant quant à l’avenir de ce programme 100% français à la différence de son concurrent autrichien.

    • HMX dit :

      Le problème réside justement dans la définition du besoin. Dès le départ, on a vu trop juste sur la charge utile militaire. L’armement potentiel du VSR-700 n’était même pas affiché comme une spécification prioritaire. Il s’agissait essentiellement de doter la marine d’un drone de reconnaissance héliporté. Point barre.

      On obtient donc au final un drone taillé « au plus juste » pour répondre au besoin exprimé, avec très peu de possibilités d’évolutions ultérieures ou de capacité d’emport. Ce n’est pas l’industriel qu’il faut blâmer, mais bien la Marine et/ou la DGA. Espérons simplement que ça serve de leçon…

      la suite , c’est de concevoir un VSR-XXX plus gros et mieux doté, qui pourrait être basé sur le Cabri G4, futur grand frère du Cabri G2. En attendant, il faudra faire avec les VSR-700 et leurs insuffisances.

      Avec leurs 100kg d’emport, il serait possible, a minima, de les armer avec des roquettes guidées laser ou des missiles MHT/MLP qui équiperont les Tigre Mk3, afin de leur donner des capacités pour lutter contre de petites embarcations, voir d’envisager une capacité limitée de frappes contre des objectifs côtiers.

    • PHILIPPE dit :

      Comme la Russie il nous faut acheter sur étagère auprès de la Turquie ou de l’Iran … voire, pour relancer son économie, auprès de l’Ukraine lorsqu’elle sera libérée !

  9. Murat dit :

    si vous voulez de l’aide turque on est la

    • lgbtqi+ dit :

      Nan merci, on n’y arrive déjà pas tout seuls, alors…

      • Kaya dit :

        Ok mon copain ,mais la Turquie fait mieux dans ce domaine et toute seule en plus . 🙂 🙂
        https://www.youtube.com/watch?v=cTgw3JsTjpw

        250kg d’emport .

        • Dolgan dit :

          Toute seule ? Vous avez annexé l Italie ?

          • Kaya dit :

            Pourquoi annexer l’Italie pour acheter un p’tit hélico civil pas cher et le rendre opérationnel à des fins militaires ?? 🙂 🙂 Vos super stratèges de l’industrie de la défense ne sont pas capables de réfkechir un peu avant de vouloir faire un système efficace pour des missions spécifiques ?? 🙂 🙂 Le résultat du projet évoqué dans cet article a l’air un peu ridicule non ?? 🙂 🙂 Pourquoi développer un p’tit hélico alors qu’il est moins coûteux d’acheter le bon modèle afin de le rendre inhabité pour les missions qui lui seront demandées ,surtout si pour l’instant seulement un petit nombre est nécessaire ?? Peut-être que dans le futur ,cet appareil sera complètement de fabrications locale ,seul son succès pourra le dire ,et si bien sûr cela est rentable . Essayez d’être un peu plus crédible quand vous voulez critiquer ,vous serez moins ridicule . 🙂 🙂

          • Dolgan dit :

            Ah ben du coup c’est plus tout seul?

        • Kaya dit :

          MEA CULPA : TITRA ALPIN ,9H de durée de vol ,altitude de vol max 21 000 pieds ,200KG d’emport et version armée prête dans 6 mois .

          • Aymard de Ledonner dit :

            A peu près n’importe qui peut faire un drone à voilure tournante. On trouve ça dans tous les magasins de jouets.
            La question ici est l’apontage automatique sur un navire de moyen tonnage avec de la mer et du vent. Et on ne trouve pas ça dans les magasins de jouets ni même chez vos modélistes.

          • Kaya dit :

            Dolgan.Je dis juste plus haut que la Turquie a acheté un p’tit hélico pour le transformer en VTOLL .Au vu du projet turc et celui évoqué dans cet article ,elle a parfaitement eu raison ,la finalité de ces deux projets montrent clairement que la stratégie turque a été meilleure dans ce domaine ,hein mon copain , n’essaie pas de vouloir ironiser ridiculement. 🙂 🙂 Le projet évoqué est complètement hors sujet ,soit il est trop gros pour ne faire que du renseignement car il ne devrait pas être armé ,soit il est trop petit pour être armé selon ses capacités d’emport , je dis juste qu’il n’est nulle besoin de sortir de Saint-Cyr pour le comprendre . 🙂 🙂

        • lgbtqi+ dit :

          Ich bin keine Freundin für Sie… Donc vous pouvez oublier.

          • Kaya dit :

            Aymard de Ledonner.Certains disaient la même chose pour les p’tits donnes d’attaque . 🙂 🙂 Il en est où le Patroller qui n’a pas réussi ses tests d’acceptation en 2019 ,cela fait trois ans déjà et il n’est toujours pas prêt?? 🙂 🙂 Pendant ce temps et même moins ,la Turquie a développé et mis en service en à peine deux ans un drone d’attaque beaucoup plus gros ,le TUSAŞ AKSUNGUR,cela fait presque un an qu’il est déjà en service ,et justement hier il a fait un test de largage d’une bombe guidée de 340 kg , le KGK 82 .

    • Aymard de Ledonner dit :

      Quel est votre drone à voilure tournante avec 100kg de charge utile qui décole d’une frégate par force 5?

    • Alumnos dit :

      On sait faire mieux que des petits drones on sait faire des Rafale… Mais si vous voulez de l’aide française pour votre avion TFX, qui n’est même pas sorti du bureau d’étude alors qu’il devait voler en 2023, ne comptez pas sur nous…

      • Kaya dit :

        Ahaha ,tu relis ton commentaire avant de les publier mon copain ?? 🙂 🙂 Il faudrait te renseigner auprès de sources fiables , certainement pas dans la presse si tu ne veux pas te ridiculiser . 🙂 🙂
        Le programme TF-X est parfaitement dans les temps et même en avance d’un an ,le premier vol était prévu en 2026 et non en 2023 comme tu l’affirme ,a été avancé en 2025 ,les deux premiers prototypes sont en cours de montage ,la sortie du hangar,moteurs allumés est prévu pour le 18 mars 2023 ,une date symbolique pour la marine occidentale ( 1915) . 🙂 🙂 .
        Quant au Rafale, dans à peine quelques années ,il ne vaudra plus grand chose ,il est déjà dépassé Aujourd’hui par les chasseurs de 5 ème génération ,quand les avions de combats ihnabités comme le BAYRAKTAR KIZILELMA entreront en fonction en 2025 il le sera encore plus . 🙂 🙂

  10. bullnar dit :

    toujours bien de voir que des pros sont a la manoeuvre tant du cote de la definition strategique des besoins , des fonctionnalites correspondantes et ensuite chez les potes partis dans le civil pour produire le truc qui sert a rien tout bien comme demande , je me demande si un jour il y aura une responsabilite penale pour l incompetence organisee…

  11. Kaya dit :

    Ahaha,il en est où le Patroller qui devait entrer en service en 2019 ?? Ils n’ont toujours pas trouvé le problème ?? 🙂 🙂
    C’est la débandade chez les ingénieurs français pas foutu de faire un p’tit drone pouvant enporter quelques centaines de kilos d’armements 🙂 🙂

    • Alumnos dit :

      Ahaha, où en est l’avion turc tfx qui devait voler en 2023? C’est la débandade chez les ingénieurs turcs, pas foutus de le faire sortir de la planche à dessin…
      Nous on a fait le rafale…

      • Kaya dit :

        Ahah ,et copain c’est quoi tes sources ?? 🙂 🙂 Il faudrait te mettre à la page et surtout changer de sources . 🙂 🙂 RDV le 18 mars 2023 pour la sortie du hangar du premier prototype moteurs allumés ,le premier vol avait été annoncé pour 2026 et bon 2023 ,il a même été avancé en 2025 . 🙂 🙂

    • NewChallenger dit :

      Toujours au rendez-vous le troll turc 🙂

      C’en est où concernant le moteur, l’avionique, la cellule, les trains d’atterrissage, etc du TF-X ? Vous avez fini par trouver des sous-traitants que vous pouvez payer avec votre monnaie de singe ?

      Votre super char Altay dont le développement traîne depuis 2007, faute de savoir développer un moteur, vous comptez y mettre des pédales finalement, pour pouvoir avancer avec ? 🙂

      • Kaya dit :

        Ahaha,tout va très bien mon copain et aucun élément ou sous système ne sera fabriqué à l’étranger sauf peut-être le siège éjectable , seulement deux fabricants au monde ,tout le reste ne pose aucun souci pour la Turquie ,et la plupart des systèmes sont déjà prêts , cet avion s’appelle MILLI MUARİP UÇAĞİ (MMU) ,ce qui veut dire avion de chasse national donc à 100% de fabrication nationale comme l’ont toujours annoncé les officiels turcs .Le premier prototype de l’Altay a été fabriqué en 2015 mon copain , malheureusement avec un moteur MTU ,la Turquie ‘aurait Jamy dû faire confiance à un pays occidental ,ici l’Allemagne.Sinon ,BMC POWER a développé un moteur, le BATU ,il entrera en fonction au plus tard en 2024 -25 ,car il y aussi l’histoire de la transmission .Enfin bref des accords ont été signés avec la Corée du Sud et les premiers chars vont être fabriqués en 2023 .Combien de pays peuvent se vanter de pouvoir faire un moteur de char hein copain ?? La Turquie en fait partie dorénavant ,comme pour les turbines d’hélicoptères et des turboréacteurs,pour le moteur du TF-X ,elle y arrivera sans aucun doute d’ici la fin de la décennie comme il est pprévu ,on ne fait un moteur d’avion de chasse comme celui du TF-X en quelques mois mon copain ,pour l’instant il n’y en a qu’un seul au monde de la même puissance sur le F22 Raptor ,il va étre deux fois plus puissant que le petit moteur du Rafale .Allez copain je te laisse dans tes délires et surtout dans ton ignorance. 🙂 🙂

  12. Mikeul dit :

    Le G2 civil est un biplace (150kg pour l’equipage). L’article parle de 100kg de charge utile. La différence liée à la militarisation ( basiquement l’ensemble propulsif et fuel plus lourd moins les équipements liés à l’équipage) serait donc de l’ordre de 50kg. Le besoin en charge utile de la DGA à Airbus Hélicoptères serait alors cohérent . Si tel est le cas , si les essais par force 5 sont réussis je ne vois pas pourquoi abandonner ce projet 100% français pour un concurrent autrichien.

  13. Thierry le plus ancien dit :

    ce qui me fait un peu tiquer quand à ses capacités c’est la ressemblance de ce drone avec un ancien hélicoptère de type gazelle façon modèle réduit.

    Un drone multi-rotors à plusieurs hélices aurait été d’une bien plus grande stabilité à apponter par gros temps et d’une capacité d’emport bien supérieur à taille égale, peut être un peu plus lent mais c’est pas certain. On aurait même pu lui donner un profile plus furtif.

    Je ne sais si le cahier des charges était désuet ou si les concepteurs n’ont fait que de la récup mais c’est mal ficelé, que cela marche ou pas.

  14. Godefroy dit :

    j espère qu ils vont arrêter ce programme qui n est pas du tout a la hauteur des attentes. et inutile d en acheter quelques exemplaires c est de l argent du contribuable gaspillé et perdu. il y a d autres solutions et sinon étudions un nouveau modèle.

  15. Aymard de Ledonner dit :

    Je trouve que l’article est un peu à charge. Un drone à voilure tournante avec une telle charge utile n’existe à ma connaissance qu’aux états unis avec le fire scout (plus gros) et je ne suis pas sur qu’il décole par mer formée.
    Donc le SDAM est relativement ambitieux. Décoler d’une frégate c’est un peu plus complexe que de décoler du mistral comme peut le faire le S-100.
    Encore une fois, les specs ne tombent pas du ciel ou d’un cerveau embrumé à la DFA. C’est la marine qui a déterminé les caractéristiques de son drone.

    • AVISO dit :

      Le S-100 décole de bien plus petit qu’une frégate…
      Deux exemples :
      https://vimeo.com/754320863
      https://vimeo.com/141052916

      • Aymard de Ledonner dit :

        Oui mais par mer calme. Avec une mer d’huile on peut peut-être le faire décoler d’un canot pneumatique….
        Pour avoir un système utilisable disons 85% du temps, il faut qu’il soit capable de fonctionner même avec un peu de mer. Et s’il y a de la mer, il est évident qu’il sera plus facile de décoler d’un gros PH de plus de 20 000 tonnes, que d’une frégate.
        Le S-100 est un pionnier qui a été disponible et efficace avant tous les autres. Mais en opérations, au milieu du pacifique, quand peut il décoler de sa frégate ? 20% du temps?

  16. Barfly dit :

    Quand on voit l’importance des drones dans la guerre en Ukraine et quand on voit l’incapacité de la France à construire des drones de qualité capable d’être décisif sur le champs de bataille, on se dit qu’on a encore une guerre de retard…

    Heureusement qu’on a quelques alliés qui ont de quoi compenser nos lacunes dans ce domaine sinon on serait à poil au moindre problème de taille, ça va en irriter certains ce que je dis mais c’est malheureusement la stricte réalité : seul, nous sommes incapable de faire la guerre à quiconque mise à part aux terroristes et encore quand on voit l’échec de l’opération Barkhane, on se demande.

  17. Klein dit :

    Pourquoi ne pas utiliser le drone hélicoptère AWHero de Leonardo qui est au top et sur étagère?

  18. marc rouchy dit :

    les frégates et autres corvettes sont étroites, les accélérations et tangage et roulis importantes, vouloir faire atterrir un drone sur ce genre de plateforme par une mer force 5 est jouer avec le feux.
    encore une fois la demande des opérationnels n’est pas très réaliste.
    le cabri a toute sa place sur le porte avion et les portes hélicoptères ainsi que sur les bâtiments en outre mer ou les mer de force 5 ne sont pas courantes

    • Aymard de Ledonner dit :

      L’intérêt est précisément d’avoir ce drone sur une frégate (en doublon de l’hélico de bord) ou même sur un bâtiment plus petit. Le PA ou les PH naviguent avec une escorte et n’ont pas les mêmes missions.

  19. TINA dit :

    Oupps ! plutôt 2027 ! et non 2067!

  20. Matthieu dit :

    Je demander a Nos PME et nos ingenueurs de partir en Turquie comme chantage…
    Chez Erdogan ils auront Tous Les moyens financiers.
    Avec le temps on a compris que nos generaux et leur complies politiques,sont plutot interessé par le business,et defendre un bugdet,que de penser strategies de defense de la Nation.
    IL faut lire Michel Goya ,pour comprendre le Desastre.
    c’est Les memes raisons qui ont produit Notre retard sur Les drones,ils me voulaient pas developer in drone bas cout comme Braykdar turque,pour peur de coupe bugdetaire.
    Cette armée est devenu une agence de Marketing au service de certains gros poisson…

    • Casse dit :

      C’est mignon, toutes ces jolies majuscules semées au hasard du texte. Très décoratif.

  21. Sempre en Davant dit :

    Il existe des ULM gyro qui, pour la marine, pourraient être une base de drone intéressante.

    Une courroie transmet de la puissance pendant le seul temps de lancement du rotor avant le décollage. Économie de masse vis a vis d’un hélico.
    Les rotors sont bi pales et donc faciles a entrer dans un hangar.
    La vitesse d’un navire donne de la marge pour l’appontage qui ne nécessite pas un vol stationnaire vis a vis d’un sol immobile mais un vent relatif suffisant pour le contrôle de l’autogire.

    Dans la mesure ou ils ont une vitesse de décrochage très faible ils pourraient être tractés en vol par une frégate ce qui placerait leurs capteurs à quelques centaines de mètres d’altitude sans qu’ils consomment leur carburant.
    A détection d’un élément intéressant : largage du câble et reconnaissance… Cela à déjà été fait.

    La suppression des places pilote et passager donneraient un volume d’emport en carburant supplémentaire voir un espace soute a drones d’attaques ou bombes légères.

    Guimbal a fait une bien jolie machine (j’ai plein de bonnes raisons pour en avoir un dans le jardin… Pleins!) mais la forme hélicoptère et le centrage des masses semble trop influencée par la version pilotée dont le drone n’est qu’un dérivé.
    La forme cote a cote est moins étroite que la version tandem mais étant plus courte le centrage est plus contraint.

    Il faut peut être envisager des « paniers » pouvant être ajoutés sous la machine en replacement du plancher de l’hélicoptère?
    Le panier transporte sans discuter des charges diverses.
    Dit comme cela c’est peut être ridicule. Mais on se souviendra que l’hélicoptère à très vite été le moyen d’évacuer les blessés en les accrochant aux patins. Un à gauche un à droite https://imagesdefense.gouv.fr/fr/l-helicoptere-sanitaire-hiller-360-pilote-par-le-medecin-capitaine-valerie-andre-au-cours-d-une-evacuation-sanitaire-au-tonkin.html

    Si on remplace le médecin volant et le https://www.heli-archive.ch/en/helicopters/in-depth-articles/hiller-360/ par un drone il faut en profiter pour donner à cette plateforme une plasticité que la version pilotée n’a pas.

  22. Carin dit :

    D’un autre côté, il nous faudrait faire la liste des drones à voilure tournante, capable de se poser sur la plateforme d’une FREMM par force 5…
    Elle va être très courte… y’en a pas!
    Un porte-avions ou un PHA, ne sont pas des FREMM..
    Ce SDAM, a été validé, ce que l’ensemble des acteurs du projet veulent, c’est en faire le meilleur dans sa catégorie pour l’export, d’où cette recherche de décollage/atterrissage en automatique, par force 5, ce qui réclame un sacré calculateur, capable non seulement de contrecarrer les tangages et roulis, mais de
    « voir » autour du bateau, pour les anticiper!
    De plus a l’avenir c’est sur les FTI un peu plus petites que les FREMM que ces drones vont opérer… petite gageure supplémentaire, car c’est ça le marché visé… on ne vends pas de FREMM.

  23. mikeul dit :

    Piste de l’autogyre intéressante : deux questions : il est réputé lent et donc peut être éloigné de la vitesse spécifiée par la DGA pour aller sur zone?
    Les moteurs ont généralement des puissances inferieures au 145cv : n ‘est ce pas pour les évolutions derrière le sillage d’une frégate et par force 5 un désavantage pour réaliser des fortes et rapides variations angulaires?
    Cabri G2: je partage le souci de faible plage de centrage mais il me semble que la plus grande largeur ( par rapport à la concurrence) entre patins est de nature à faciliter la phase finale de l’apontage par gros temps. Dans tous les cas la barre a du être mis haute ( trop?) par la DGA/MN.

    • Sempre en Davant dit :

      Avec des Rotax (914 je ne suis pas à jour!) de 100cv les giros tiennent 4 à 5 heures en l’air a une vitesse de 150km/h si le vent le permet. Mais ils volent dans des conditions ou des voilures fixes ne sont pas contrôlables.

      Effectivement, on se trouve en dessous des 185km/h retenus qui sont la vitesse à ne pas excédé d’un giro et la VMax d’un hélico à piston. Les R22 et R44 sont moins fins que les hélicos Guimbal mais ils ont ré-ouvert la voie de l’hélico léger à piston.

      Dans le cercle occupé par un rotor tri pale ont doit quand même pouvoir glisser trois giro bipales : n’est ce pas plus déterminant que 20% de Vmax théorique supplémentaire?
      Dernier point : pourquoi chercher un posé parfait? Bien sur on peut concevoir une plateforme stabilisée dotée de saisine pour accrocher les patins… Vis a vis de la stabilisation des armes du bord c’est de la rigolade. Mais en terme historique, l’aviation rembarqué se crachait dans un filet prudemment tendu à coté de l’arrière du bâtiment.

      Le coût des dispositifs n’est pas forcément la mesure de la plus values qu’ils apportent. Les bricolages de SIRIAK et d’Ukraine nous le démontrent amplement.
      Comparons un giro drone avec ses drones suicides et une optronique sommaire sacrifié au bout de 10 heures de vol tracté et le coût de 10 h de vol de NH90 en rond autour du navire. Le plus endurant au plus faible prix gagne… Lequel sert les marins lequel les éreintes?

      Ceci http://www.opex360.com/2013/02/12/lavion-furtif-iranien-qaher-313-vole-grace-a-un-logiciel-de-retouche-dimage/ était amusant les remorques élévatrices cracheuses de drones Shahed-136 nettement moins.
      Voici venu le temps des bricoleurs?!?

  24. mikeul dit :

    Je comprends mieux l’approche et les arguments. De là à faire évoluer
    avec les méthodes de la DGA et de nos industriels dans votre sens . il me semble que cela serait possible sous la pression des enseignements issus du REX de la guerre en Ukraine et en faisant travailler des PME mais des lors qu’un Airbus/Dassault /….est impliqué cela me semble hors d’atteinte. Les armées doivent aussi compter sur un support après vente solide dans le temps. A noter que Guimbal est très bien classé en terme de SAV par les exploitants ce qui en dit long sur la qualité de cette PME.