Pour la première fois, l’US Air Force a fait voler un avion ravitailleur KC-46A Pegasus sans co-pilote

En mai dernier, un avion ravitailleur KC-46A Pegasus de la 22e Escadre de ravitaillement en vol [ARW] de l’US Air Force [USAF] a établi un record d’endurance avec un vol ayant duré un peu plus de 24 heures. L’objectif de l’Air Mobility Command [AMC] était de collecter des données sur la faisabilité ainsi que sur les risques et les avantages potentiels d’une telle mission, laquelle a mobilisé six pilotes et trois opérateurs de perche.

Mais c’est une toute autre expérience que vient d’effectuer l’AMC, avec un KC-46A de la 22nd ARW. En juillet, celui-ci avait fait part de son intention de réduire les équipages de ses avions ravitailleurs, en supprimant le poste de co-pilote. Ce qui suscita de nombreuses critiques, exprimées via les réseaux sociaux.

En effet, pour ses détracteurs, une telle décision ne pouvait qu’être préjudiciable à la sécurité des vols, d’autant plus que le KC-46A souffre toujours d’importants défauts de conception [notamment au niveau de du « Remote Vision System », c’est à dire le système de caméras permettant de contrôler avec précision les opérations de ravitaillement en vol, nldr], ce qui pèse d’ailleurs sur les comptes de Boeing.

Mais cet argument a depuis été balayé par le général Mike Minihan, le chef de l’AMC. « Je ne pense pas que les pilotes de chasse soient les seuls à avoir le droit de piloter un avion en solo », a-t-il en effet affirmé lors de l’Air, Space & Cyber Conference, en septembre.

D’où les deux vols d’essai effectués le 25 octobrer dernier, avec un équipage réduit à un pilote et à un opérateur de ravitaillement en vol à bord d’un KC-46A Pegasus. Cependant, un pilote instructeur a aussi pris place à bord de l’appareil… mais en qualité d’observateur.

Dans le détail, le premier vol a consisté à une sorte de « prise en main » du KC-46A avec une telle configuration. Puis, après un débriefing, il a été suivi immédiatement d’un second, avec un « profil de mission complet », c’est à dire avec un ravitaillement en vol.

À noter qu’un autre « Pegasus », avec un équipage complet, a été impliqué dans cette expérimentation, afin de founir une assistance si nécessaire.

« Cette mission a été largement préparée avec les simulateurs de vol. […] Chaque phase de l’évaluation a été soigneusement étudiée, en tenant compte de la sécurité de l’équipage, des capacités de l’avion et des normes fédérales en matière d’aviation. Cela nous a permis de faire une analyse approfondie des risques et des obstacles à surmonter et de voir comment on pourrait les atténuer », a commenté le colonel Nate Vogel, le commandant du 22nd ARW.

Pour l’AMC, réduire l’équipage de ses avions ravitailleurs permettrait de limiter… les pertes humaines en cas de conflit étant que ce type d’appareil est considéré comme faisant partie des plus vulnérables face aux missiles adverses. Du moins était ce l’un des arguments avancés en juillet dernier. Un autre est qu’une telle configuration permettrait de gagner en souplesse et d’augmenter la fréquence des sorties en cas de besoin sur 24 heures. Et, accessoirement, cela répondrait au déficit chronique de pilotes au sein de l’USAF…

Cela étant, ce concept d’équipage réduit pourrait s’appliquer à d’autres avions mis en oeuvre par l’AMC. À commencer par les C-130J Hercules, pour lesquels un algorithme d’intelligence artificielle – appelé « Merlin Pilot » – est envisagé pour remplacer le copilote.

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78 contributions

  1. koala dit :

    Ils feraient bien mieux d’arrêter de se faire refiler des matériels hors de prix, difficile à entretenir et encore quand ils sont capables de remplir le cahier des charges et la mission qui est sensé être la leur, plutôt que de rogner sur le personnel, qui lorsqu’il sera bien fatigué, ira voir ailleurs dans le civil.

    • john dit :

      Pour le coup, les KC-46 ne sont pas hors de prix, et ils ont signé un contrat à prix fixe, et c’est Boeing qui absorbe les pertes sur ce programme.
      Et la base du B767 est de loin moins chère que l’A330, question de dimensions. Et comme l’exigence était un nombre fixe d’avions et pas un volume d’emport total, le coût d’achat aurait probablement été plus cher pour le KC-45 (A330 MRTT).
      Quant à la question des pilotes, c’est plus complexe. La nouvelle génération qui doit venir remplir les rangs des forces armées américaines n’a pas envie d’y aller.
      En France, les attentats récents ont aidé au recrutement, et la guerre en Ukraine probablement aide en partie, et vient probablement remplir les candidats à la Légion Etrangère.
      Pour revenir aux USA, cette jeune génération a vécu la guerre contre le terrorisme depuis leur naissance, ils ont vu tous ces vétérans clochards, sans aide pour leur PTSD, etc… Et en plus, ils ont compris que toutes les guerres ne sont pas justifiées, et que dans le cas de l’Irak, les USA ont travaillé pour le lobby du pétrole.
      A cela, on peut ajouter le fait qu’être militaire pour les USA, c’est la quasi assurance d’être déployé dans un conflit qui ne les regarde pas. Ou encore, être déployé en Europe, au Moyen Orient, en Corée du Sud, au Japon, et le tout pour un salaire ridicule.

      La qualité des avions n’est pas liée à ces problèmes. Et les pilotes de F-35 par exemple dont une majorité ont transitionné depuis le F-16 (en Europe et aux USA) sont ravis de cet appareil.
      Il y a des différences intéressantes. Le moteur, malgré ses problèmes, est conçu différemment, et il apporte plus de poussée à basse vitesse, et il est plus réactif que sur le F-16. Mais surtout, la capacité à partager des données, la compréhension de la situation tactique, et la possibilité d’informer les unités au sol de cibles à viser est incroyable.
      Le F-35 peut être un simple capteur dans le ciel avec ses capteurs passifs très performants. Il est capable de guider des missiles sol-air Patriot sans qu’au sol ils n’aient à allumer de radar et se faire repérer, et pour le F-35, pas besoin d’ouvrir sa soute qui pourrait le rendre plus visible au radar.
      On peut aussi parler des capacités à transmettre des données au HIMARS déjà démontré par l’USMC.
      Il y a un changement d’approche dans l’aviation, mais ce changement plait aux plus jeunes, ces capacités électroniques sont exceptionnelles. Un vieil avion est moins attractif en la matière. Et c’est pareil pour la France. Un Rafale attire plus qu’un Mirage 2000.
      Et si on parle de l’USAF en général, ils ont des plateformes que la majorité des nations n’ont pas et qui plaisent à leurs pilotes.
      – A-10 Thunderbolt II
      – AC-130 Ghostrider
      – B-1
      – B-2
      – B-52
      – F-22
      – U-2
      – F-117 (il y en a quelques uns encore en service)
      – les avions de transport
      – les drones
      Bref, là n’est pas le problème. Comme je l’explique au début, le problème est sociétal et financier !
      Mais pour info, les avions de ligne vont probablement avoir un seul pilote dans un futur relativement proche. Une majorité de compagnies aériennes ne financent plus les formations qui sont excessivement coûteuses. Et en plus, aussitôt qu’il y a une crise, les pilotes perdent leur emploi. Et les salaires ont chuté alors que les coûts de formation et le risque personnel a explosé.
      Il y a un problème systémique dans l’aviation qui touche le civil et le militaire !

      • philbeau dit :

        Pour rester dans votre problématique de l’intérêt de moins en moins évident pour les jeunes américains pour le métier de pilote , il est un sujet que personne n’aborde dans le cas des « heavy » comme le KC 46 : quid du vol en équipage ? Parce qu’on ignore superbement l’un des ressort de la profession militaire , et peut-être de la vocation qu’elle nécessite , le sentiment de partager collectivement des situations ou des épreuves avec des gens qui partage votre engagement . Je n’ai pas de réponse , je pose la question : pour un chasseur , il y a le plaisir de maîtriser une machine de performance ; mais que ressent-on à ếtre seul dans un mastodonte vide ?

        • Alex dit :

          ce n’est qu’une étape de transition avant de passer au gros porteur drone le passage est fait en douceur on réduit à un pilote et un opérant avec une automatisation maximum et dans 10 ans on fera un retex qui dira pas d’accident ou pas plus qu’avant donc on peut piloter tous ça du sol….bonne chose ou mauvaise je ne sais pas mais c’est vers cela qu’on se dirige

        • john dit :

          Sauf erreur, il me semble que les pilotes suivent une formation initiale, et que l’armée ensuite les dirige sur divers appareils (chasse, bombardier, transport, ravitailleur, Awacs, etc…). Donc au début ils n’ont pas le choix il me semble.
          Et une fois le contrat signé, ils doivent rester un certain temps.

          D’après ce que j’ai lu, aux USA le problème est vraiment au niveau du recrutement insuffisant pour remplacer les départs en retraite.
          Cela a ses défauts, mais dans un sens, peut-être que grâce à cela, chaque pilote aura plus d’heures de vol. Car cela est aussi un problème. Si les pilotes font ce job pour voler et qu’ils passent leur temps au sol… Quel intérêt?
          Et une fois le contrat terminé, les salaires de l’industrie aéronautique sont incomparables avec ceux des forces militaires.

      • et v'lan passe moi l'éponge dit :

        C’est bien de nous vanter le Made in USA, et la dinde au passage mais le sujet c’est le KC46 qui va voler avec un seul pilote. Accessoirement cette merveille de technologie, n’est pas capable de ravitailler l’A10C ni le E2C.
        Donc toutes les explications, sur l’avenir, le risque sociétal et financier cela fait un peu superfétatoire…

        • john dit :

          Est-ce que je vante cela?
          Au contraire, je dis que le contrat est bien fait puisque les coûts liés aux problèmes sont pris en charge par Boeing. Ce qui est en effet malin.
          Pour le ravitaillement de l’A-10, le problème vient de l’USAF qui avait donné des caractéristiques qui ne permettraient pas à l’A-10 d’être ravitaillé.

          Et pour le reste… Je réponds à un commentaire, donc si vous ne lisez pas ce à quoi je réponds, forcément vous ne comprenez pas le contexte.

          • et v'lan passe moi l'éponge dit :

            Vous nous faite l’étalage de la qualité du contrat de Boeing, avec l’USAF, sur un produit qui se fait remarquer depuis presque une décennie par ses retards et autres malfaçons… En glissant pour une énième fois les supposées qualités du F35.
            Le problème de perche ne vient pas de spécification de l’USAF, mais du mauvais positionnement de cette perche qui se retrouve dans des turbulences provoqué par le KC46 qui met à mal sa rigidité, et présente des dangers avec l’A10 et l’E2. (d’aucun dirait que c’est une erreur de conception, comme l’A400 et le ravitaillement en vol des hélicos)
            En fait Boeing aurai du appeler cet appareil KC35 Max.
            Quand au contexte initial vous l’ignorez pour vous comportez en mauvais commercial US.

      • Momo dit :

        Ce qui est bien avec John c’est qu’il a la subtilité d’une enclume.
        On le voit venir de bas, très bas.
        Le sujet est donc le KC46, qui est une sorte de bouse à la mode de Boeing depuis une dizaine d’années: tout pour les profits à court terme, limite excessive des coûts vs sécurité, réduction de l’engineering et de la qualité plus externalisation à tout va.
        Tout ceci accompagné de forts programmes de lobbying (la formule élégante de ce que d’autres appellent de la corruption). Le plus bel exemple étant le premier appel d’offres sur les ravitailleurs qui avaient vu Boeing s’offrir la directrice des achats du pentagone pour l’emporter… avant que le truc ne tombe tellement c’était gros.
        Le plus lamentable résultat de cette politique est bien sûr le 737 max, suivi de près par le kc46, programme basé sur le 767 (1981!!) mais qui est incroyablement en retard tellement il est mal fait. A tel point que l’USAF envisageait et peut-être encore de prendre des A330 MRTT ‘en attendant’.

        Donc le sujet est le KC46, mais notre lobbyiste pro-US en profite pour nous chanter avec des sanglots dans la voix, à nouveau, les soit-disant mérites du f35!
        Avion appelé ‘Turkey’, la dinde, par les pilotes de l’USAF. On dit bien par les pilotes des United States Air Force.
        Et c’est leur seul zinc qui ait un surnom aussi ‘flatteur’. C’est bizarre non? Les pilotes de l’USAF seraient-ils anti-américains? C’est possible, à moins, à moins,… que le f35 ne soient réellement qu’une bouze?!!
        Sans parler du ‘track record’ fabuleux de ce volatile mal emplumé.

        Tu parles qu’ils l’aiment!!
        C’est vrai qu’on est proche de thanksgiving, un mauvais moment à passer ^^

        • john dit :

          Je suis le premier à critiquer les programmes civils de Boeing…
          Mais si vous appreniez à lire, ce que j’explique c’est que l’USAF a choisi un appareil pour son prix entre autres, et que pour le KC-46, le coût du contrat était fixe, et donc c’est Boeing qui absorbe les pertes.
          A quel moment je dis que c’est un bon appareil?

          Pour les pilotes du F-35 qui critiquent l’appareil, apportez des sources… Ceux qui s’en plaignent sont ceux qui ne l’ont pas volé en général. Mais bon, la frustration des perdants de certains contrats vous a rendu amer.
          Et pour le « track record », j’aime bien les critiques pour les crashs, mais il a moins de crash par heure de vol que le Rafale, alors que le F-35 n’a qu’un moteur.
          Si vous considérez le Rafale comme étant sûr, alors le F-35 l’est aussi ! A moins que vous ayez un problème de cohérence.

          • Momo dit :

            Trop facile:
            Source pilotes US qui critiquent: USAF. Même pas besoin de dire que tu viens de ma part.
            Depuis que l’avion a été mis dans les mains des pilotes ce qui est extrêmement récent comme tout le monde le sait, 7 ans (seulement…)
            A noter: LM fait le maximum comme avec John pour essayer d’effacer la réalité des problèmes de ‘jeunesse » du f35 y compris de son surnom. Notamment en agissant sur internet/google, il y a des officines spécialisées pour cela au far-east. Toutes les boites y compris françaises y ont largement recours, c’est une autre histoire.
            Pour LM et son f35 c’est la version aéronautique du wokisme et de sa cancel culture: croyez ce qu’on vous dit, la réalité n’existe pas.

            Concernant les ratios de crash par heure de vol John se trompe. Est-ce un hasard?
            Et surtout le f35 ne fait que de petits vols en milieu sûr (pas d’orage, jamais trés loin des cotes, etc…) et passe plus de temps en maintenance qu’en opération.
            Et n’est toujours pas encore combat-proven…
            La version israelienne, spécifique f35 I, dont ils n’abusent pas, est plus que lourdement customisée avec une électronique spécifique. Les data collectées restent en Israel, et ne vont pas direct aux US…
            D’ailleurs bien que les US leurs donnent ils n’en réclament pas.
            Comme le disait sans se rendre bien compte un chroniqueur connu, proche de LM:
            « Malgré les capacités exceptionnelles du F-35, Israël cherche à moderniser les capacités de sa flotte de F-15 »
            Tout est dit!

      • Alpha (α) dit :

        – « Pour le coup, les KC-46 ne sont pas hors de prix »
        Pour le A330 MRTT, le Royaume-Uni et l’Australie ont payé 175 M€ l’unité… Idem pour la France pour la commande de 2012 (rapport de la Cour des comptes de 07/2012). Pour les KC-46 Pegasus de l’USAF, cette dernière a du débourser 188 millions $ l’unité…
        Précisons que l’avion américain n’a cessé d’accumuler retards, difficultés industrielles et de conception et complications dans la personnalisation des équipements et des missions exigées par les armées de l’air clientes.
        – « Et les pilotes de F-35 par exemple (…) sont ravis de cet appareil. »
        Ce qui est factuellement FAUX …
        Un pilote satisfait de son appareil ne lui donne pas pour sobriquet « Turkey », « Pinguin » ou « Flying toilet », petits surnoms plutôt dégradants…
        Et c’est encore plus vrai dans l’USMC où les pilotes ne veulent pas voler sur F-35B, jugé trop compliqué et peu sur, et démissionnent pour aller dans le civil ! D’ailleurs, la situation est suffisamment grave pour que le chef d’état-major de l’US Marines Corps, le général David H. Berger s’en émeuve publiquement. C’était en avril 2020…
        Après, votre com est de la même veine que ceux passés et ceux à venir venant de vous. Lobbying résolument pro-USA. Normal pour un paillasson !

        • john dit :

          Vous êtes particulièrement bête. Avez vous lu le commentaire auquel je réponds? J’imagine que ce n’est pas le cas.
          J’explique que l’USAF a choisi un appareil à coût fixe avec le KC-46, et qu’ils exigent des résultats. Donc le contrat est bien ficelé, et au final, les surcoûts seront absorbés par Boeing, c’est tout.
          Et oui, il a des problèmes, des retards, Boeing fait de la grosse m que ce soit dans le civil et le militaire (depuis la fusion avec McDonnell Douglas). Boeing a déplacé son siège de Seattle, s’est éloigné de l’aspect ingénierie, et est devenu une entreprise gérée par des financiers plutôt que par des ingénieurs.

          Mais par conséquent, le contrat de l’USAF est un bon contrat, les conséquences des erreurs sont pour Boeing. Et c’est cela que je dis si vous appreniez à lire.

          Et pareil pour vos « informations » quant au F-35…
          C’est vous qui liez le manque de pilote au F-35 et ses problèmes, par contre, ce n’est pas le cas du Général que vous mentionnez. Il précise bien que le problème affecte l’ensemble de l’aviation, cela passe par le transport, les chasseurs, etc, dont les F-16, F-15 et F-18 si vous regardez les infos de la Navy et de l’USAF.

          Et si le F-35 n’est pas sûr avec moins de crash par heure de vol que le Rafale, je serais curieux de voir la source de la personne qui affirme que les pilotes quittent les forces armées pour cette raison !

          En même temps, venant de qqun qui considère que l’Allemagne est responsable de tous les problèmes des programmes militaires, que la France est parfaite, et que des nations choisissent le F-35 par soumission, c’est pas étonnant.
          P.S. la soumission démontrée jusqu’à présent, c’est la participation de la France aux guerres américaines depuis bien longtemps.

  2. Guillotin dit :

    Deux éléments- clé des problématiques des armées américaines sont évoqués ici : d’abord l’obsession, la terreur, la fixation sur la perte éventuelle d’un militaire américain lors d’opérations de combat.
    A éviter à tout prix. Peu importe que les alliés tombent par centaines ou par milliers, mais surtout si possible qu’ils fassent la boulot pour la plus grande gloire de l’Amérique, c’est l’objectif. La guerre par procuration, par intermédiaires, par supplétifs.
    On le voit actuellement en Ukraine, où les USA ont décidé finalement de lancer le grand affrontement avec la Russie. Mais sans impliquer (officiellement ) un seul militaire américain sur le terrain..le grand écart, qui finira obligatoirement par une catastrophe.

    Le second problème abordé, c’est les difficultés de l’USAF pour recruter. Pour recruter des gens à la hauteur, aurait-il fallu préciser.
    L’américain moyen, que la France est en train de rejoindre sur le plan éducatif notamment, c’est du brut de décoffrage, pour rester poli . Un pays qui est passé directement du stade de la barbarie à celui de la décadence, sans passer par l’étape de la civilisation, ça ne produit pas , ou très peu, de gens compétents pour des armes sophistiquées..

    La société américaine, dont on peut encore voir les sommets au moment de leur  » Halloween », orgie de mauvais goût violent, vulgaire et malsain, qu’ils veulent imposer commercialement au reste du monde, ce qui a fini indirectement par tuer 156 jeune sud coréens à Séoul samedi soir, qui voulaient » célébrer « cette grande java sanglante que les américians ont importé en même temps que leurs militaires (je remarque au passage qu’en Corée du Nord, ce même soir tragique, pas un seul ado n’est mort bêtement, ce qui veut quand même dire quelques chose…)
    L’éducation américaine est ségrégationniste par l’argent, et au final, on manque de personnel pour l’USAF (entre autres) . Alors, on bricole, comme de confier ce ravitailleur à une seule personne, ce qui se finira mal, obligatoirement .

    • Thaurac dit :

      On a un exemple de pays passé d’une économie étatique à une économie politico mafieuse, en squizzant l’économie de marché, qui fait l’inverse, du materiel désuets servis par de la chair à canon très nombreuse et qui ne compte absolument pour les gens au pouvoir…
      une autre réalité, tous les jours entre 300 et 500 jeunes se font tuer pour la gloire de la russie….

    • bzh29 dit :

      « je remarque au passage qu’en Corée du Nord, ce même soir tragique, pas un seul ado n’est mort bêtement »
      Celle-la , fallait osez la placer … (et ce n’est pas un compliment)
      Et les Millions de morts des différentes famines/exécutions/ travaux forcés de ces 50 dernières années causées par cette dictature aveugle , ce ne sont pas des morts bêtes ?
      C’est juste abject .

    • Bench dit :

      @Guillotin, pourquoi être aussi excessif dans votre réponse? Votre parti pris anti américain ne vous égarerait pas un tantinet?
      L’Armée de l’Air US a assurément des problèmes de recrutement, mais je ne pige pas bien ce que Halloween, et le drame arrivé à Séoul a à voir avec ça. Tout comme le fait de mentionner les ados du nord, rien à voir.

      Bref pour rebondir sur votre post en faisant simple, et sans parti pris idéologique, le problème est triple chez eux: obésité ( 40 % de la population est concernée par le phénomène, tout comme les 34 millions de 18-24 ans, qui constituent le vivier des recrues de l’armée. ).
      10 % des candidats sont concernés par la consommation de drogues, des problèmes de diplômes et l’existence d’un casier judiciaire. Et le problème ne date pas d’hier. Déjà en 2005, ces difficultés de recrutement étaient évoquées, de même que la guerre en Irak qui a joué un grand rôle dans le désintérêt des Américains pour s’engager.
      Maintenant, venir dire ici que les USA sont un « Un pays qui est passé directement du stade de la barbarie à celui de la décadence, sans passer par l’étape de la civilisation, ça ne produit pas , ou très peu, de gens compétents pour des armes sophistiquées.. » me semble sacrément excessif et relève d’un aveuglement idéologique.

      Pour en revenir au sujet de l’article, je trouve aussi inquiétant et peu sur de confier les commandes d’un ravitailleur à un seul pilote. Et je ne suis pas le seul. Déjà en juillet dernier, un article de thedrive.com alertait sur le sujet en disant «  »qu’il y avait une raison pour laquelle la Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis imposait des restrictions sur les types d’avions privés et commerciaux pouvant être pilotés avec un seul pilote et dans quelles conditions – certains jets légers et petits avions uniquement, et même dans certaines circonstances. L’article précisait aussi que l’on peut généralement s’attendre à ce que ces vols soient beaucoup moins exigeants que l’exploitation d’un avion ravitailleur lors d’une sortie potentiellement longue dans une zone de conflit. Nulle part dans le monde, les jets commerciaux d’une taille similaire au KC-46 ne sont autorisés à voler avec un seul pilote », disait l’auteur.
      «  »Dans le même temps, de nombreux commentateurs sur les réseaux sociaux, y compris des membres actuels et anciens de l’armée de l’air US précisaient que l’idée de tenter de faire fonctionner un KC-46A, ou tout autre tanker, avec seulement deux membres d’équipage ne peut que susciter des questions sur la sécurité et la pression générale exercée sur ces personnes. Le ravitaillement en vol est une tâche souvent complexe et potentiellement dangereuse, en particulier lors d’opérations de combat majeures, nécessitant une communication et une coordination importantes entre les membres de l’équipage du ravitailleur, et entre les individus à bord de cet avion et celui qui reçoit le pétrole. » »
      «  »Avec un seul pilote et un seul opérateur, un KC-46A n’aurait pas de personnel de secours pour effectuer une foule de fonctions critiques si l’une de ces personnes était frappée d’incapacité pour une raison quelconque, y compris des urgences médicales inattendues, au cours d’une mission. Les impacts sur d’autres problèmes fondamentaux de qualité de vie, y compris le simple fait de devoir manger, dormir et aller aux toilettes, seraient exacerbés s’il n’y avait aucun autre membre d’équipage à bord de l’avion. » »
      Les commentaires des lecteurs de ces articles de thedrive.com allaient tous dans le même sens en pointant cette aberration.
      Articles ici : https://www.thedrive.com/the-war-zone/single-pilot-kc-46-tanker-operations-eyed-by-air-force-for-major-conflicts et là : https://www.thedrive.com/the-war-zone/kc-46-pegasus-tanker-flies-with-a-single-pilot-at-the-controls

      • PK dit :

        Je ne crois pas trop aux 10% avec des problèmes de « diplôme ». À mon avis, le problème est bien plus important que cela.

        Il est très nettement visible en France, alors même que l’EN avait encore un peu d’avance sur le système américain. Aujourd’hui, un jeune qui sort, même diplômé, a souvent un niveau catastrophique le rendant difficilement employable. Sans compter la mentalité de crevard qu’ont beaucoup.

        C’est vraiment là que le bâts blesse, alors que l’armée a besoin de gars qui tournent à peu près rond… et surtout solidaires.

        Alors, on peut toujours créer la solidarité dans l’effort, mais pour le bon sens, cela me parait beaucoup plus tendu.

        • FNSEA dit :

          À la campagne, à une époque pas si lointaine, les bêtes de somme, les ânes bâtés, on connaissait bien.
          Alors pour bât, c’est comme pour champ et camp, il n’y a pas de s au singulier.
          Le bât blesse le dos de l’animal s’il est mal posé.

      • philbeau dit :

        Une belle liste de réflexions frappées au coin du bon sens , qui laisse pensif sur les élucubrations de certains esprits quelque peu dérangés au sein de l’US Air force …

    • пушечное мясо dit :

      Ce qu’on voit surtout actuellement en Ukraine, c’est que le pouvoir russe n’a absolument aucune considération pour la perte de ses propres militaires lors des opérations de combat qu’il mène.
      Quant aux difficultés de recrutement de militaires professionnels, la nécessité du recours à la conscription indique bien que c’est une réalité qui touche amplement les armées de Monsieur Poutine.
      Vous ne verrez bien entendu aucun lien entre le premier élément et le second.

      • Guillotin dit :

        пушечное мясо : je parle de quelque chose, et vous éludez en parlant tout à fait d’autre chose . Ce n’est pas ainsi qu’on débat.

        • пушечное мясо dit :

          « On le voit actuellement en Ukraine, où les USA ont décidé finalement de lancer le grand affrontement avec la Russie. » Ce sont vos mots ; vous y parlez de l’Ukraine et de la Russie. Je vous ai répondu sur l’Ukraine et la Russie.
          Et après avoir répondu par halloween et les deux Corée à un sujet concernant le pilotage d’avions ravitailleurs de l’USAF, me reprocher de parler « tout à fait d’autre chose » est assez surréaliste.

    • fabrice dit :

      A une semaine des Midterms, panique générale chez les « Démocrates », même à New York, New York ! les derniers sondages donnent l’incompétente politicienne Hochul (une « démocrate ») foutue dehors par le candidat républicain pro Trump…
      https://www.nytimes.com/2022/10/31/opinion/lee-zeldin-kathy-hochul-governor.html
      ça sent mauvais pour le papa d’Hunter…

      • Pascal, (l'autre) dit :

        « ça sent mauvais pour le papa d’Hunter… » Certes mais quel est le rapport avec la nouvelle donne concernant le pilotage d’un avion de ravitaillement ? Vous nous la jouez en mode guillotin?
        ps: Les sondages……………………………c’est à la fin de la foire que l’on compte les bouses!

    • Catoneo dit :

      @Guillotin
      Apparemment vous connaissez mieux la société russe que la société américaine.
      Et, dit en passant, les Etats Unis ne font pas que des guerres par procuration. La catastrophe que vous annoncez en Ukraine sera-t-elle du côté souhaité ? J’en doute. Les « supplétifs » sautent les lignes rouges comme des chevaux de steeple chase et il ne se passe rien. Le petit tsar est en sidération.

    • john dit :

      Les vilains américains qui aident un pays qui se fait envahir… Vous auriez préféré qu’ils laissent tomber l’Ukraine?
      Vous allez dire que c’est de la faute des Américains parce qu’ils voulaient faire entrer dans l’OTAN l’Ukraine…
      Sauf que la réalité est la suivante. Bcp de nations ont voulu entrer dans l’OTAN à cause de la menace russe. Et tous les pays où il y a de nombreux Russes (ethnie russe) et qui ne sont pas dans l’OTAN sont soit dirigés par une marionnette (Biélorussie), ou alors ont été attaqués (Géorgie et Moldavie).

      Pour l’Ukraine, elle était neutre et voulait le rester jusqu’à ce que la Russie envahisse la Crimée et le Donbass. Seulement depuis ce moment l’Ukraine a cherché à créer des alliances.
      De plus, l’ironie de parler des nazis ukrainiens (qui existent et sont minoritaires) c’est que le bataillon Azov a été créé à cause de l’invasion russe.
      De plus, il faut noter que l’Ukraine a voté pour son indépendance en 1991, et que toutes les régions, y compris la Crimée étaient favorables à être rattachées à l’Ukraine.
      Et en plus, la Russie et l’Ukraine avaient un accord. L’Ukraine rendrait ses armes nucléaires et la Russie garantissait la sécurité de l’Ukraine. La Russie est la seule responsable de la situation actuelle. La volonté de Poutine de faire du Milosevic (Grande Serbie) et de faire sa grande Russie est un vrai problème. Et toutes les nations qui entourent la Russie le savent, et c’est pour cela qu’ils sont dans l’OTAN.
      Par contre, à aucun moment l’OTAN n’a sous-entendu la moindre volonté de confrontation avec la Russie, ou de menacer le territoire russe. Il n’y a aucune volonté des voisins russes d’attaquer la Russie contrairement à ce qu’ils disent !

      ….
      Pour la situation dans la société américaine, oui, il y a d’énormes problèmes ! Par contre, ne retirez pas la responsabilité aux autres nations en sous-entendant que les USA sont responsables de ce qui s’y passe !
      Le consumérisme dans le monde (y compris la Chine qui est très anti-américaine par exemple) est une volonté des grands groupes commerciaux et industriels, et il se trouve que la politique est souvent financée par ces groupes, et que le système économique est ultra-dépendant de ceux-ci. Mais cet état de fait est de notre responsabilité en Europe, et pas de celle des USA.

    • Raymond75 dit :

      C’est vrai, et c’est la différence avec l’armée russe qui, outre qu’elle massacre, viole, pille et vandalise les civils et leurs infrastructures, envoie à la mort des soldats mal entrainés et sous équipés.

      Une société qui repose sur la violence, imposée aux serfs, et qui a fini par être intériorisée, à l’exception des jeunes citadins instruits, qui ont pu voyager et connaissent un peu du monde grâce à Internet.

      • Guillotin dit :

        @ Raymond75 : Je vois que vous avez bien retenu les leçons administrées par les médias occidentaux ! le message propagandiste est passé ! Je vous conseille de regarder, par honnêteté intellectuelle, les reportages et documentaires faits sur le Donbass depuis 2014 ( début réel de la guerre) et vous y verrez les Ukrainiens : une armée de miliciens nazis qui  » massacre, viole, pille et vandalise les civils et leurs infrastructures »… le reste c’est le bourrage de crâne imposé par les américains qui ont tant de combines mafieuses avec l’Ukraine corrompue jusqu’à l’os.

    • Haha dit :

      J’ai commencé a lire et je suis arrivé jusque « où les USA ont décidé finalement de lancer le grand affrontement avec la Russie ». Je me suis dis mais c’est quoi ce ramassis de conneries, et j’ai vu que c’était notre camarade collabo Guillotin, ouf tout va bien.

      • Guillotin dit :

        Haha : ah bon, ! vous savez lire, donc ? c’est un premier pas . Ensuite, songez à apprendre à parler correctement et à argumenter, plutôt que d’aboyer et à vous rendre ridicule par votre manque d’éducation et votre absence de connaissance du sujet

    • Eric dit :

      Guillotin, c’est vraiment du n’importe quoi à tous les étages. Les américains ont « l’obsession de ne pas perdre un seul militaire américain au combat » ? Rien qu’entre l’Irak et l’Afghanistan, ils ont eu près de 6000 morts au combat, environ dix fois plus que tous leurs alliés de l’Otan réunis.
      La « guerre par procuration » ? Dans ces deux conflits, ils représentaient l’écrasante majorité (entre 80 et 90 %) des forces militaires engagées. Votre haine pathologique de l’Amérique vous fait carrément délirer. Quant à « l’américain moyen » (qui n’existe pas plus que le français moyen d’ailleurs), rien ne vous autorise à prétendre qu’il s’agit d’un crétin congénital, pas plus que le russe lambda n’est une brute alcoolique… ce qui est pourtant sa réputation.
      Et pour finir, si la fête d’Halloween a tué selon vos dires 156 jeunes coréens, on n’aura pas la cruauté de vous rappeler que l’effroyable dynastie nord-coréenne des Kim a laissé mourir de faim un demi-million de ses compatriotes entre 1994 et 1998, obligeant le régime à recourir à l’aide internationale… américaine en particulier. Un épisode que les nord-coréens eux-même appellent la « marche de la souffrance ». On a la société qu’on peut.

    • lgbtqi+ dit :

      @ Shimou Fékaka (sic) le représentant en guillotines, Terreur, poubelles et étrons :

      Il se confirme que vous donnez enfin dans la psychanalyse ! « Obsession, terreur, fixation » etc.

      Avec le même bonheur que dans le domaine politique.

      Mais au moins, vous essayez ! C’est déjà ça.

      Vous arriveriez presque à nous faire oublier que si en Corée du Nord, le soir, les ados ne meurent qu’intelligemment, « ce qui veut quand même dire quelques (sic) chose » : ça veut surtout dire que dans votre pays adoré, sortir le soir c’est le ticket pour le camp de concentration. Alors forcément, ils ont pas trop envie. Déjà que leur journée est occupée à faire des courbettes et à écouter religieusement les conneries de l’Unique Obèse…

      Mais vous avez raison, ça « se finira mal, obligatoirement » et psychiquement si vous continuez sur cette lancée. Vous allez vous épuiser mon pauvre à essayer de nous convaincre que la corée du nord c’est le pied, La Civilisation, le pays où il fait bon vivre. En revanche, vous nous convainquez toujours plus soit de votre malhonnêteté foncière, soit de l’état de délabrement psychique et intellectuel qui est le vôtre.

    • Bangkapi dit :

      Salut Covid 19.
      Puisqu’on est hors sujet, un ptit mot sur cet abominable création des ricains qui a pourtant bien démaré en Chine.
      Elle existe ou pas cette pandémie ( selon certains ) ?
      Elle est mieux combattue chez les occidentaux quelques soient les façons employées ou dans la grande Chine qui enferme tout le monde depuis près de trois ans ?
      Et les vaccins utiles ou pas ou c’est encore un coup des labos cospirationistes.
      Allez lachez-vous !
      Car là c’est pas 150 fêtards qui sont morts mais des millions de nos semblables à cause des mangeurs de pangolin….ou pas.

      • lgbtqi+ dit :

        le pangolin a été cité pour détourner l’attention et l’enquête. L’origine se situe au niveau de chauve-souris d’une grotte de la dictature chinoise que nul ne peut plus approcher, puis du laboratoire de Wuhan.

    • philbeau dit :

      Guillotin , on aimerait que votre analyse critique des travers de la civilisation américaine , fort juste au demeurant sur bien des points mais qui pêche évidemment par sa généralité , soit exercée aussi à propos de vos pays de préférence , la Russie et la Chine notamment . Pas de barbarie ou de décadence là ? Vous devriez vous lancer dans la caricature vulgaire et partisane , genre Charlie …

    • AirTatto dit :

      Bon comme d’habitude, hormis votre venin contre les USA, vous donnez une information incomplète… Halloween n’est pas une fête Américaine mais une fête folklorique et païenne traditionnelle originaire des îles Anglo-Celtes.
      Pour revenir au sujet, étant moi même pilote privé de petit avions, faire un vol de plus de 4 heures est déjà dans un petit coucou fatigant, alors porter seul la responsabilité d’un tanker avec des voles pouvant aller en moyenne plus de 20 heures…. on comprends bien l’absurdité de cette mesure durant la mission, ce qui me laisse penser qu’il s’agit juste des vols de convoyages ou autres ….

    • Alpha (α) dit :

      « d’abord l’obsession, la terreur, la fixation sur la perte éventuelle d’un militaire américain lors d’opérations de combat. »
      Et oui…
      Alors que les Russes, eux, regardez, ils n’hésitent pas à envoyer à la boucherie des milliers de jeunes hommes ! Bon, de préférence venant de lointaines républiques et équipés à minima … Les Russes blonds aux yeux bleus de Moscou ou St Petersbourg, on va éviter, faut pas déconner tout de même ! 😉
      Sacré Guillotin !
      Pour le reste de votre vomis, pas la peine que je réponde ou développe, c’est encore sorti de votre esprit malade et torturé, donc inintéressant et pathétique. Quelle souffrance…

  3. Mic dit :

    Et une formation de pilote à l’opérateur de perche ils y ont pensé, car le pilote a un malaise + pannes sur les systemes et logiciels de commande qui remplis les fonctions
    du copilote , l’avion va au tapis et tue le l’opérateur de perche ?

    • vno dit :

      Quel intérêt de faire cet essai si ce n’est pour transformer l’avion en drone de ravitaillement piloté à distance ?

    • john dit :

      Prenons l’exemple des trains où il y a un seul conducteur. Je ne sais pas comment cela se passe dans le reste du monde, mais j’imagine que c’est similaire à ce que je connais en Suisse. Les conducteurs doivent donner signe de vie à la machine faute de quoi le train alarme le conducteur. Et sans signe de vie, le train s’arrête.

      Pour l’aviation, il y aura un équivalent, même dans l’aviation civile. Sauf que la différence sera qu’avant de mettre cela en place, une refonte complète du système de vol sera nécessaire pour rendre possible la charge de travail d’un pilote. Mais aussi pour assurer que l’avion puisse se poser sans pilote, et que dans ce cas, il soit totalement automatisé, ou alors les données du pilote automatique pourraient être fournies à l’appareil à distance.
      Pour rappel, les appareils aujourd’hui peuvent déjà voler quasiment sans pilote. L’atterrissage n’est pas un problème ! Bref, il s’agira d’un investissement nécessaire, mais peut-être que dans le cas du militaire, il serait malin de payer plus des pilotes qu’investir des milliards.
      OU ALORS, et je pense que c’est la vraie raison…
      Il s’agirait d’une subvention cachée pour Boeing qui pourrait ensuite adapter les systèmes facilement aux autres appareils. Donc dans ce sens, l’Europe ferait bien d’en faire de même avec Airbus !

      • tschok dit :

        @John,

        « Les conducteurs doivent donner signe de vie à la machine faute de quoi le train alarme le conducteur. Et sans signe de vie, le train s’arrête ».

        Alors, oui, mais ça c’est l’ancienne façon de penser la chose, comme un couple homme-machine.

        Vous me répondrez que c’est la base, et vous aurez raison.

        cela dit elle aboutit à une hypothèse absurde: pourquoi vouloir réveiller un mort?

        Partons de l’idée que le conducteur meure de n’importe quoi, mettons de vieillesse, ce qui ne risque pas d’arriver avec des conducteurs de train en France, vu qu’ils partent très tôt à la retraite, mais plutôt avec des passagers, qui attendent les trains en retard. Passons.

        Donc, posons cette hypothèse que le conducteur meure, soudainement.

        Et là, faute de signe de vie, vous avez une réponse, très suisse: le train alarme le conducteur, pour l’avertir qu’il ne fait plus vraiment son boulot. C’est très civique de la part du train, sauf que le mec est mort.

        Le mec n’est pas en train de tirer au flanc, il est mort. Il n’a pas besoin d’une piqûre de rappel pour lui dire « va bosser, connard ». Je ne le dis pas par cruauté, mais parce que c’est l’hypothèse de départ.

        Et, en général, quand un mec est mort, il ne se réveille plus, donc il faut faire avec. Alors, on peut arrêter le train si vous voulez, c’est un principe prudentiel.

        Mais aujourd’hui, on ne concevrait plus les choses de cette façon-là, je pense.

        On distinguerait très nettement les systèmes d’aide à la décision et au maintien de l’attention, d’une part.

        Et d’autre part, si le conducteur meurt, ce qui peut arriver même aux meilleurs, on prendrait en considération l’idée de ne pas arrêter un train n’importe comment dans un trafic, ce qui peut être hyper-dangereux, en fait. Alors qu’on croit faire un truc super-intelligent.

        On penserait les choses différemment, je crois.

        Ce qu’il y a de fascinant avec les pyramides d’Egypte, c’est qu’elles fonctionnent très bien avec l’idée que la pharaon va mourir, mais pour autant, la vie continue.

        On n’arrête pas tout parce qu’un mec meurt, quitte à provoquer un accident monumental, en provoquant un arrêt intempestif de la totalité du système, en croyant bien faire.

        Les pyramides sont un modèle intéressant parce qu’il est prévu dès le départ que le type qu’on va mettre dedans est mort. Mais cela n’empêche pas le pays qui est autour de continuer à vivre, alors même que la totalité du système est conçu pour organiser le passage d’un monde vers un autre, avec la mort au milieu.

        • john dit :

          Vous faites exprès de ne pas finir les phrases?
           » Les conducteurs doivent donner signe de vie à la machine faute de quoi le train alarme le conducteur. Et sans signe de vie, le train s’arrête »

          Et non, rien de dangereux à cela dans un système qui est conçu pour cela.
          En Suisse, il y a des tronçons équipés de capteurs, il doit y avoir un tronçon vide entre 2 trains, et si le train n’a pas quitté son tronçon et se fait rattraper, le feu passe au rouge.

          C’est incroyable de vouloir se croire plus malin qu’un système qui est en place et qui fonctionne…

          Et pour info
          https://www.youtube.com/watch?v=R7eZhL8A1Jo
          Votre TGV fait pareil… Mais vous informer vous coûte je pense, donc vous allez ironiser sur une connerie que vous ne comprenez pas. Vous êtes l’une des raisons qui fait le cliché du Français.

  4. HMX dit :

    Prochaine étape : des ravitailleurs, et des avions de transport dronisés, donc sans humain à bord. Avec les progrès exponentiels de l’IA, c’est désormais possible et à portée de main, et surtout de plus en plus souhaitable pour la raison indiquée dans l’article : face à l’augmentation des menaces et de la létalité des futurs systèmes d’armes, on osera de toute façon de moins en moins envoyer d’appareils pilotés au dessus, ou à proximité du champ de bataille. Ces appareils, gros et vulnérables, vont donc être progressivement relégués de plus en plus loin des théâtres d’opération, au fur et à mesure que la portée des menaces ennemies augmentent. Et il arrivera fatalement le moment où on se posera la question de leur intérêt si on ne peut plus les déployer là où ils seraient le plus utile. D’où la nécessité de droniser ce qui peut l’être.

    Avant d’arriver à des appareils conçus dès le départ pour être 100% autonomes, il est probable que nous passerons par une étape intermédiaire : un appareil de transport piloté pourrait par exemple prendre la tête d’un convoi d’appareils de transport dronisés, un opérateur dans l’appareil piloté pouvant à tout moment « reprendre la main » en cas d’évènement imprévu ou de modification du plan de vol, et ayant la possibilité de superviser les phases de décollage et atterrissage des drones. Ce serait déjà une grande avancée, ouvrant des perspectives très intéressantes en matière de logistique du transport aérien.

    Il est regrettable que très peu d’efforts soient réalisés en France (et en Europe) dans cette direction. A ma connaissance, aucune expérimentation d’IA pour du vol autonome, ou de vol en convoi 100% automatique, n’est en cours, en dehors peut être des effecteurs déportés du SCAF (dont le niveau d’ambition est assez largement inconnu…). Aucun programme de drone « lourd » (gabarit et capacités équivalentes à un avion de ligne ou un avion de transport piloté) n’est envisagé, pas même dans une dimension prospective à moyen/long terme. Quand on parle de drone, on reste toujours sur du « petit gabarit », on visualise des engins issus du modélisme ou d’un appareil d’aéroclub, comme si cette vision avait quelque chose de rassurant, de réconfortant, les « vrais » avions étant nécessairement pilotés…

    Pourtant, à bien y réfléchir, il est très probable que l’A400M n’aura pas de descendance pilotée. De même que l’A330 MRTT. On pourrait aussi évoquer le cas de la PATMAR, où le rôle de l’humain à bord est de moins en moins évident (quid du programme MAWS avec son vecteur principal piloté ?). Or, c’est dès maintenant qu’il faut concevoir leurs successeurs. Il faut regarder la réalité en face : une révolution est à l’œuvre avec les progrès de l’IA. Nous devons sérieusement et rapidement questionner ce conservatisme franco-français qui nous a déjà fait rater le virage des drones de première génération, et envisager sereinement de nous projeter vers l’avenir et le vol autonome.

    Pour avancer concrètement et aider à briser des tabous, pourquoi ne pas commencer par une expérimentation sous l’égide de l’Agence de l’Innovation de Défense (AID) visant à droniser un appareil civil existant, type Airbus A320, s’entraîner à le faire voler de façon autonome, puis à décoller et atterrir automatiquement (avec des humains à bord « au cas où »), jusqu’au moment où on jugera que l’appareil est mûr pour un vol d’essai 100% autonome entre un point A et un point B. Ce simple programme d’essai permettrait sans doute d’aider à une prise de conscience, à déverrouiller certains blocages davantage psychologiques que techniques, et à ouvrir des perspectives (civiles comme militaires) en France.

    • JC dit :

      Par dérision, disons que l’ENA a fourni de trop nombreuses IA à la France.

    • john dit :

      Je doute qu’il puisse un jour y avoir des avions passagers sans pilote. Première raison, bcp de passagers ont peur de l’avion. Sans pilote, bcp de passagers ne voleraient plus. Donc commercialement c’est une mauvaise approche.
      Deuxième raison… L’avion est un investissement majeur. Avoir un humain à son contrôle peut apporter un double contrôle à des systèmes très automatisés.
      Prenez les crashs des B737 MAX. Le système volait en fonction des données qui lui étaient fournies par les capteurs, mais qui ne correspondaient pas à la réalité. Seuls des pilotes connaissant le système auraient pu sauver ces appareils.
      Résultat, les systèmes ont dû être adaptés pour garantir la sécurité de ces appareils. Mais à noter que de tels événements s’étaient produits précédemment mais les pilotes ont réussi à éviter un crash.

      L’IA et l’automatisation seront des outils d’assistance au pilote restant. Mais que ce soit l’IA et l’automatisation, ils sont très efficaces (même plus que l’humain) dans des circonstances connues, dans un cas prédéfini. Par contre, mettez les dans des circonstances différentes, et ils ne sauraient pas quoi faire !
      L’atterrissage sur l’Hudson du vol 1549 d’US Airways n’aurait probablement pas été le choix du système. Et le système n’aurait pas pu voir les bateaux à éviter, etc. Sans humain à bord, ils seraient probablement tous morts.
      Et le problème d’avoir un seul pilote, c’est que des jeunes pilotes inexpérimentés devront voler tout seul avec très peu d’expérience, et ne profiteront pas de l’expérience de leur aîné.
      Et l’autre problème, c’est que les « vieux » pilotes qui vont en retraite actuellement ont appris à voler les avions. Les jeunes pilotes volent bcp moins, et sont presque des opérateurs du système de vol. Dans des cas complexes, les jeunes ont de la peine à voler. Le crash de l’A330 d’air France depuis le Brésil est dû entre autres à cela. Le jeune pilote a mis l’appareil en décrochage en tirant sur le manche en permanence.
      Ou encore on peut mentionner le vol Air France entre Malabo et Douala en B777 a failli mal se passer parce que le jeune pilote a fait une erreur dans la planification du vol, et ils ont failli se crasher dans une montagne.
      (je ne mentionne pas des exemples d’air France pour dire que seule la France fait ces erreurs, mais parce que ce sont probablement des cas connus).

      Bref, automatiser l’aviation sera plus compliqué qu’automatiser les voitures. Il y aura des assistances bien plus importantes aux pilotes certes. Mais cela sera probablement la limite.

    • farragut dit :

      @HMX
      Il me semble que le sujet a été abordé dans un billet précédent de Laurent Lagneau et dans les commentaires qu’il a suscité :
      http://www.opex360.com/2022/10/31/economie-de-guerre-un-depute-appelle-a-cesser-de-faire-adopter-aux-armees-des-normes-issues-du-monde-civil/

      Quand on pense « drone », il faut aussi penser à la parade « C’est la faute du pilote » quand il y a un accident.
      https://blog.mentalpilote.com/2011/10/13/le-pilote-commet-une-erreur-mais-la-faute-est-parfois-ailleurs/
      Le procès en cours du vol (civil) Rio-Paris (13 ans après), montre qu’il est toujours « utile » d’avoir un ou des coupables pour endosser la responsabilité d’un crash (surtout avec mort d’homme), ce qui sera plus difficile avec des avions « non habités ».
      Est-ce à dire que la « responsabilité juridique » sera reportée sur le constructeur, comme on le voit déjà apparaitre sur les cas de voitures autonomes (taxis Uber) ou quasi-autonomes (« autopilot » Tesla). Je pense que la réaction d’Elon Musk, c’est à dire virer toute l’équipe conceptrice de « l’autopilot », sera de plus en plus présente à l’esprit des concepteurs et constructeurs de drones militaires, armés ou non, qu’il y ait eu un crash ou pas.
      https://www.latestly.com/auto/elon-musk-run-tesla-fires-229-employees-from-autopilot-team-shuts-office-in-us-3942963.html
      https://korii.slate.fr/tech/tesla-comment-obsessions-elon-musk-vision-camera-autopilot-full-self-driving-desastre-bugs

      Quand on parlait de l’absurdité d’appliquer des « normes civiles » (et les peines en cas de contravention) aux matériels militaires, il y a aussi la mise en examen potentielle des dirigeants des compagnies aéronautiques.
      Déjà que la responsabilité juridique (pas seulement technique ou administratives) des sociétés comme Airbus ou Boeing (ou les exploitants comme Air France) est mise à mal dans les conséquences ou dans les procès pour accidents (que cela soit pour un A330 ou pour des B-737 MAX), si ce sont les dirigeants qui vont en prison, comme le risque tout chef d’établissement industriel en cas d’accident du travail, il y aura peu de volontaires…
      Quand on voit aussi les précautions que prennent certains pays (comme l’Inde de l’après Bhopâl) pour faire inclure dans les contrats la « réparation » des dommages consécutifs à un accident d’exploitation (pensons aux centrales nucléaires ou au centre de retraitement des déchets radioactifs que la France veut « vendre » à la Chine), on peut comprendre la réticence de certains constructeurs aéronautiques (ex: DA avec le RAFALE Make In India) quand il s’agit d’accepter de prendre la responsabilité (juridique) de la qualité de la fabrication par un « sous-traitant » local sur lequel il n’a aucune prise… (pour info, EDF s’est astucieusement retirée de la position de « fournisseur » pour les EPR ou le site de retraitement chinois, et préfère la position plus « neutre » -moins exposée- de « conseil »).
      https://www.challenges.fr/entreprise/energie/mega-projet-nucleaire-d-orano-en-chine-l-elysee-veut-des-garanties_724328
      Maintenant, si un bug de logiciel de pilotage, par exemple sur le deuxième exemplaire du Patroller en réception, se concrétise par un crash, qui devra-t-on mettre en examen : le concepteur (SAFRAN, dans cet exemple) ou le « décideur » de la DGA qui a « imposé » ou « suggéré » de ne PAS développer de logiciel « souverain » français pour « réduire les coûts » d’un drone tactique potentiellement armé, surtout pour l’Armée de Terre, et garder le logiciel américain sur étagère ?
      http://www.opex360.com/2019/12/07/un-drone-tactique-patroller-destine-a-larmee-de-terre-sest-ecrase-lors-dun-vol-de-reception-industrielle/

      Vous avez 4 heures… ou bien une dizaine d’années, comme juges ou comme avocats pour vous faire une intime conviction !

      Maintenant, même question pour un « drone » commercial civil, genre avion géré par une compagnie « low cost » (genre Ryan Air ou autre), qui pourrait remplacer le pilote défaillant (ou économisé) par une hôtesse bonne à tout faire, si l’atterrissage est « automatique », comme sur les Reaper ou sur les Patroller… 😉
      https://www.aeroinside.com/airline/ryanair
      https://www.aeroinside.com/airline/easyjet

      Si vous êtes à la DGA, et que vous souhaitiez faire plaisir au Chef des Armées, vous pouvez toujours lancer un programme MMT « Man-Machine Teaming » pour faire « comme Elon Musk », mais en gardant le pilote à bord, pour le procès… 😉
      https://www.alpha-rlh.com/fre/presentation-du-projet-man-machine-teaming–413

  5. Czar dit :

    « cela répondrait au déficit chronique de pilotes au sein de l’USAF… »

    d’habitude, l’innovation vient créer des bataillons de chômeurs obsolescents à qui il faut « apprendre à coder », mais là, l’on a l’impression que la nouvelle solution technique existe, l’automatisation des vols – et qu’on retarde sa mise en place alors même que les obsolescents ont déjà anticipé (pour différentes raisons dont certaines très éloignées de la question) leur évacuation de l’équation.

  6. Alain CONTE dit :

    Je me plais à imaginer qu’un jour on puisse installer à l’Elysée une Intelligence Artificielle pouvant remplacer les Présidents. Quelque chose capable d’avoir une vision à long terme sur les sujets régaliens (lutte contre la désindustrialisation, protection de nos outre-mer, indépendance diplomatique, et plein d’autres choses que vous imaginez sans peine). Je ne dis pas ça tout spécialement pour notre Pres mais surtout pour les deux zinzins qui l’ont précédé. Je sais c’est H.S. mais ça fait du bien.

    • Thaurac dit :

      On a déjà eu l’IA à l’Elysée, on l’a avait appelait « tonton » mais elle a disjoncté 🙂

    • john dit :

      Alors pour info, il est possible d’avoir un système politique qui soit plus concentré sur le long terme.
      L’un des avantages du système politique suisse est d’avoir tous les partis au pouvoir, et d’avoir une continuité dans la gestion du pays, ainsi planifier le long terme est possible, et cela retire les batailles d’égo et de personnalité. C’est une des raisons pour lesquelles les dirigeants suisses ne sont pas des personnes charismatiques comme c’est parfois le cas en France et aux USA par exemple.
      L’exécutif suisse est dirigé par 7 Conseillers Fédéraux. Ils sont à la tête d’un ministère. Leurs ministères sont bcp plus vastes qu’en France.
      Et lors de décisions à prendre pour la politique, elles sont discutées par ces 7 Conseillers Fédéraux, et la majorité l’emporte. Et tout le monde ensuite défend cette position, peu importe si le Conseiller Fédéral responsable de mettre en place la solution était pour ou contre.
      Et la présidence est purement symbolique. La présidence est tournante entre ces 7 Conseillers Fédéraux, et il n’a pas plus de pouvoir qu’un autre Conseiller Fédéral.
      Globalement, la Suisse a une politique et des lois très stables, et il y a rarement des « réformes », mais plutôt des adaptations des lois à l’évolution de la société. Cela a un intérêt attractif pour les entreprises.

      En France, le cas des impôts et des retraites est un problème pour des investisseurs étrangers. Si vous avez un entrepreneur, qu’il cherche à s’implanter en Europe, et qu’il trouve des pays avec les compétences nécessaires, la France peut se retrouver recalée. Au moment d’investir, l’investisseur a une visibilité sur ses impôts, ses charges salariales que à très court terme (maximum 5 ans). Cela n’aide pas à sécuriser un investissement.
      Par contre, en Suisse ou en Allemagne, le système politique est plus stable, donc il y a une possibilité de pouvoir faire une analyse de long terme avec un taux de confiance élevé.

      Autre aspect à changer, et ce partout dans les pays occidentaux, le pouvoir des riches et des grands groupes. Les inégalités augmentent. Et dans la question de l’inflation actuelle, elle est purement artificielle. Les groupes font tous des bénéfices records dans toutes les industries ou presque. Pourtant, si l’inflation était réelle, ils souffriraient aussi.
      Ces personnes achètent les politiques. Ils ont réussi à appauvrir la population, la classe moyenne disparait.
      Et point que je trouve intéressant… On parle de pouvoir d’achat qui n’a pas tant baissé que cela sur les 30 années précédentes. Mais la réalité est que dans la majorité des pays, il y a 30 ans, un père de famille pouvait financer la vie de famille seul.
      Aujourd’hui, il faut le salaire des 2 parents pour survivre si les salaires sont au minimum. Et la situation est pire que par le passé avec 2 revenus plutôt que 1 il y a 30 ans.

    • farragut dit :

      @Alain CONTE
      Pas si H.S., car il y a un passage dans le récent reportage d’ARTE « Isaac Asimov, l’étrange testament du père des robots » où il est fait mention (à 27′ du début) d’un film (« Colossus: The Forbin Project », titre français « Le Cerveau d’Acier ») traitant de l’invention d’une IA omnisciente (et répondant aux trois Lois de la Robotique d’Asimov), conçue pour contrôler l’arsenal nucléaire américain et éviter la guerre, qui, après avoir identifié que ce sont les humains eux-mêmes qui créent le problème de la survie de l’Humanité, pose finalement la question aux concepteurs :
      « Maintenant, vous avez deux solutions : Obéissez et vivez, ou désobéissez et mourez. ».
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cerveau_d%27acier

      La vraie question est cependant celle-ci : si une IA était « placée » à la tête d’un Etat, par qui le serait-elle ? Le peuple, ou une oligarchie militarisée de financiers maîtrisant les media, comme pour les actuels « dirigeants » ?
      Si c’est par l’oligarchie, alors il y a des « chances » qu’une ou des « lois » supplémentaires soient installées dans le programme de cette IA, comme dans le film « Robocop ». Et qui donc « certifiera » que cette IA est bien « qualifiée » pour le rôle ?
      Plus facile à répondre dans un film que dans la réalité, pas vrai ?

  7. ScopeWizard dit :

    Intuitivement et par rapport à nombre d’ évènements , perso je ne trouve pas cette idée bonne .

    De plus , indépendamment de toute question idéologique , quid de la supposée infaillibilité d’ une machine voire de sa capacité présente ou future à avoir rang sur le pilote Humain , c’ est-à-dire à s’ opposer à lui sachant qu’ il pourrait être meilleur en matière de décision ?

    Imaginez un vol pouvant être sauvé mais dans les faits condamné par de mauvaises décisions prises par une machine alors que l’ équipage Humain faisait ce qu’ il fallait mais n’ a pas eu LA priorité….

    Certes , la machine est plus précise , plus rapide , mille fois moins faillible que l’ esprit humain quant à lui pouvant même se révéler suicidaire….

    Mais quid de sa réelle supériorité face à de super-cerveaux tels que ceux qui seront obtenus via une « augmentation »….?

    Pourquoi vouloir autant développer algorithmes et ferraille , quand on sait que nous n’ utilisons que dans les 10% de nos capacités cérébrales ?

    Bref , je n’ aime pas ça .

    • Noeud Rhône dit :

      Sans vouloir sembler péremptoire, je m’étais laissé dire que l’histoire des 10 % de capacités cérébrales relevait plus du poncif science-fictionnel que de la réalité scientifique. Si j’ai bien compris, nous utiliserions à peu près toutes nos capacités mais pas toutes en même temps, en raison de la spécialistation des différentes zones du cerveau.
      Il y a ici certains commentateurs plus calés qui pourraient certainement préciser la chose, si ce n’est pas trop hors-sujet

      • ScopeWizard dit :

        @Noeud Rhône

        HI HI HI HI HI !

        Excellent choix de pseudo ! 🙂

        « Sans vouloir sembler péremptoire, »

        Nous sommes là pour échanger et si possible discuter en personnes civilisées , gentlemen , donc aucun souci .

        « je m’étais laissé dire que l’histoire des 10 % de capacités cérébrales relevait plus du poncif science-fictionnel que de la réalité scientifique. »

        Je suis d’ accord ; certes , « on » nous a vendu cette idée qui un temps a été suffisamment répétée pour bien s’ ancrer dans les esprits mais je vous avoue avoir toujours eu du mal avec ça , quelque chose de simpliste ayant l’ air d’ en ressortir .

        Par contre , vrai ou faux , ou moitié , ça pose un problème : celui de s’ acharner à développer des machines plutôt que ce matériau naturel qui est en nous .

        Par exemple , hormis par apprentissage et réflexe si un chimpanzé a effectivement pu piloter une fusée spatiale , je doute qu’ il ait été capable de faire de même au volant d’ une voiture sur route ouverte avec de la circulation .
        Lorsque Ham est à bord de sa fusée et en actionne diverses commandes , le ciel est non seulement vaste mais totalement dégagé , il n’ a donc pas à se préoccuper d’ autre chose que de réagir aux stimulus ou aux automatismes qui progressivement et durant des semaines lui ont patiemment été inculqués .
        D’ autant plus que depuis le sol il bénéficie d’ une solide assistance ; des équipes de techniciens veillent sur lui afin que tout se déroule au mieux .

        En parallèle de l’ aventure de cet animal physiologiquement proche de nous-autres Humains , comment ne pas comprendre que ce qui semble être en cours ou du moins se profiler , va à terme influer négativement sur l’ intelligence des individus voire carrément la diminuer ?

        En effet , qu’ « on » le veuille ou non , conduire un véhicule terrestre -ce qui est le plus répandu- notamment à moteur participe de cette intelligence qui à défaut de progression , au moins se maintient….

        Or , entre toutes ces obligations équipementières électroniques pour raisons de sécurité d’ ailleurs par cumul fort coûteuses ( inflation normative ) + le véhicule autonome , nous risquons une régression pure et simple de l’ intelligence de nombre d’ individus donc de ce qui sera transmis à leur progéniture .

        Et pour quelle finalité ? celle qui d’ ores et déjà nous est vendue à travers toute cette offensive publicitaire sur les « métavers » ?
        C’ est-à-dire à terme ce qui promet de se solder pour une majorité à se retrouver assignée à résidence les yeux rivés sur les écrans mais qui bien-sûr sera payant .

        Regardez déjà où nous en sommes sur le plan du calcul mental…
        C’ est très bien la machine à calculer , mais être capable de se servir des deux constitue un + , n’ être capable de se servir QUE de la calculatrice , un – .

        « Si j’ai bien compris, nous utiliserions à peu près toutes nos capacités mais pas toutes en même temps, en raison de la spécialistation des différentes zones du cerveau. »

        C’ est très possible , ça paraît logique en tout cas ; cette histoire de 10% ne m’ ayant jamais paru bien définie….

        « Il y a ici certains commentateurs plus calés qui pourraient certainement préciser la chose, si ce n’est pas trop hors-sujet »

        Vous savez , la plupart du temps , c’ est moins le « hors-sujet » que la façon dont il sera exprimé et traité qui peut poser problème et en renforcer l’ incongruité .

        Cela étant , je pense que précisément nous y sommes en plein dans le sujet .

        Petit doc sur ce singe savant :
        https://www.youtube.com/watch?v=LbW-Z7yNWhM

        Il existe un très bon DVD de cette aventure….
        https://static.fnac-static.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/7/7/9/8717418124977/tsp20130828151349/Ham-un-chimpanze-dans-l-Espace.jpg

      • Czar dit :

        beaucoup de mal à croire qu’un homme dans un environnement moderne utilise la totalité de ses capacités cognitives comme un Sioux dans la plaine.

        • ScopeWizard dit :

          @Czar

          Oui ; très bien vu !

          Effectivement , selon certains experts-chercheurs , l’ Amérindien d’ Amérique du Nord avait développé certaines facultés dont évidemment l’ Homme « moderne » a beaucoup moins besoin , du moins le croit-il , puisqu’ il est de son côté tellement « assisté » qu’ y avoir recours paraît pour le moins accessoire voire incongru .
          https://www.youtube.com/watch?v=zx_7Lov0bfk

          https://www.youtube.com/watch?v=q4rl_EFVB48

          Par extension logique , ceci concernerait donc l’ ensemble des peuples dits « primitifs » ; hémisphère Nord et Sud confondus .

    • Pascal, (l'autre) dit :

      Skynet est désormais opérationnel………………………….Future réalité?

  8. beber dit :

    Cette évolution est inévitable pour plusieurs raisons: celle évoquée ici, éviter la perte de deux pilotes en cas de guerre et les évolutions des automatismes globaux des avions, plus le remplacement en cours du personnel actuellement chargé de la commande du ravitaillement proprement dit en cours d’automatisation.

  9. mikeul dit :

    Au risque d’etre critiqué et simplificateur à mon avis :
    1 B767 ravitailleur = un chasseur bimoteur monoplace avec des prix du même ordre
    1 B767 ravitailleur est beaucoup plus exposé que ce même chasseur en cas de conflit important ( Chine Taiwan )
    Dans un contexte de guerre avec des difficultés de recrutement/formation la perte d’un seul pilote ( et de son opérateur dont on peut difficilement penser qu’il puisse ramener l’avion sauf peut être en cas de simple perte d’incapacité du pilote hors endommagement matériel : voir fonction déjà certifiée « HOME SAFE  » de bon nombre d’avions monomoteur en service permettant aux passagers de ramener automatiquement l’avion au sol en appuyant sur un unique bouton) est peut être une moins mauvaise solution que perdre un équipage complet au dessus du Pacifique . Cette expérimentation pour mesurer l’impact en terme de sécurité des vols a à mon sens du sens .

  10. Kamelot dit :

    Pour moment il s’agit de rendre admissible, attractif et « moderne » le B767 ravitailleur…
    un liner militaire avec un seul pilote n’est pas dans le domaine de l’impossible (Sous réserve de la complexité et de l’amplitude de la mission ainsi que la qualification du pilote.) tout en n’oubliant pas qu’il y a un deuxième homme pour le « système » qui pourrait évoluer vers d’autres fonctions (Relais Com, noeud réseau, big data, etc…)
    Certes la profession va prendre une posture offusquée, mais cela va dans le sens du « progrès » comme le passage du pilotage de trois à deux.
    la version dronisée viendra, peut-être, un jour, mais chaque chose en son temps. 🙂

  11. Paddybus dit :

    Dans la mesure ou l’automatisation de tâches dans le pilotage est de plus en plus présente, on pourrait comprendre une telle décision, on sait qu’aujoud’hui, les dernières générations d’avions peuvent atterrir en automatique…

    Cependant, un homme seul peut être sujet à un malaise… à une perte de référence, voire carrément un coup de folie… comme nous l’avons vu avec le vol german wing dans les alpes… alors, le doute sur une telle décision est tout à fait acceptable…

    Ne serait-ce pas là le début d’une rapide évolution vers des vols totalement automatisés, surtout pour ce genre de tâches assez peu complexes…??? Il pourrait même y avoir des pilotes en surveillance déportée qui serait à même de changer des éléments de la mission comme les drones pilotés à distance…!!!

  12. Thierry le plus ancien dit :

    Les avions ravitailleurs, tout comme les Awacs, ne sont pas supposés se balader en zone direct d’engagement aérien ni au dessus de l’espace aérien adverse mais plutôt en arrière du front.
    Il peut effectivement arriver que pour une mission très spéciale il accompagne des chasseurs en mission profonde qui sont supposés le protéger en zone dangereuse et dans ce cas on peut envisager ponctuellement de réduire l’équipage pour limiter les pertes, mais c’est une faible économie d’une seule personne par avion et ce genre d’avion ne vole pas en escadrille avec d’autres avions similaire, sauf à de très rare cas ou il faudrait par exemple ravitailler en vol toute une escadrille de bombardiers furtif B2, B21 ou même aussi B1 et B52, et dans ce cas là il y aurait aussi des chasseurs d’escorte et avion de guerre électronique pour brouiller les radars.

    Donc ça peut être utile mais ça ne sera pas très répandu comme pratique, à moins que l’USAF décide d’automatiser la fonction de co-Pilote (comme sur le F-35) en modifiant l’avion en conséquence, à voir si c’est rentable ou pas vu les coûts engendrés, à comparer avec les coûts de formation d’un copilote.

    • mikeul dit :

      OUI @ Thierry, mais avec l’introduction par la chine de chasseur lourd ravitaillable porteur de missile longue portée le KC46 reste une plateforme ( pas furtif , leurres limitées,…) de choix pour l’agresseur pour empêcher une contre offensive US avec des F22 de l usaf /F18 de l’USN avec certes une bonne allonge mais pouvant nécessiter un ravitaillement . Coté bombardiers stratégiques je ne sais pas .
      la formation complète sur KC46 même avec les moyens de formation actuels en temps de guerre est à mon avis de plusieurs mois et perdre un pilote est un vrai problème
      cela crédibilise l’intérêt de cette expérimentation sans prétendre à des conclusions hâtives

  13. aldo dit :

    Je sais bien que certains s’ennuie chez eux et se complaisent à faire des commentaires interminables la plus part du temps hors sujet, mais dans le cas présent seuls les personnels volants qui eux, savent de quoi il en ressort, devraient avoir le droit de l’ouvrir.