Économie de guerre : Un député appelle à cesser de faire adopter aux armées des normes issues du monde civil

Alors qu’il n’est désormais plus quasiment question que d’économie de guerre, est-il opportun de faire adopter aux forces armées des normes issues du monde civil, comme par exemple la réglementation européenne REACH pour les composants pyrotechniques des missiles? Dans l’avis budgétaire sur les crédits du programme 146 « Équipements des forces – Dissuasion » qu’il vient de remettre au nom de la commission de la Défense, le député Mounir Belhamiti [Renaissance] estime en tout cas que le temps est venu d’y mettre le holà.

En effet, il ressort des auditions qu’il a menées pour les besoins de son rapport que « l’inflation normative et les contraintes entraînées par celle-ci sur le développement des programmes d’armement génèrent des coûts et des délais supplémentaires… Et cela alors que, pour la plupart, ces normes « ne sont pas nécessairement adaptées aux équipements militaires ».

Et de donner quelques exemples assez éloquents. « Est-il indispensable d’équiper le canon Caesar de la solution AdBlue, additif anti-pollution? », a ainsi demandé le député, qui s’interroge aussi sur la « certification de nature civile pour le parachutage militaire depuis un A400M » ou encore sur la qualification du drone tactique Patroller [destiné à l’armée de Terre] sous la norme dite Stanag 4671.

Sur ce dernier point, celle-ci vise à permettre aux aéronefs télépilotés d’opérer dans l’espace aérien d’autres membres de l’Otan. Ce qui n’est pas forcément inutile… En revanche, d’autres réglementations, comme l’arrêté du 24 décembre 2013, lequel impose « que tout drone de plus de deux kilogrammes soit certifié dès lors qu’il est opéré en dehors de la portée visuelle de son téléopérateur ».

Selon le M. Belhamiti, une telle exigence « conduit à devoir appliquer un processus de certification complet pour des drones dont la mission ne les conduira à survoler aucune population, telles que par exemple les drones utilisés par la marine ».

Toujours dans le même domaine, le député appelle à revoir les règles de navigabilité qui, issues du monde civil, s’imposent aux aéronefs militaires, comme le prévoit un décret publié en avril 2013 [et ayant depuis fait l’objet de six arrêtés].

« Cette réglementation est génératrice d’une grande complexité en ce qu’elle a été appliquée rétroactivement à des aéronefs qui n’étaient pas conçus initialement pour répondre à de telles exigences. Ainsi, un grand nombre de pièces d’aéronefs ne sont pas conformes aux exigences de la réglementation navigabilité », souligne M. Belhamiti.

Ainsi, s’agissant des seuls Mirage 2000, 215’000 pièces – neuves – seraient dévenus inutilisables depuis que cette réglementation est entrée en vigueur. « Cette immobilisation des stocks conduit à multiplier les prélèvements des pièces compatibles avec la réglementation navigabilité sur d’autres aéronefs, ce qui affecte au final la disponibilité globale des avions », note le député.

Aussi, avance-t-il, cet exemple est « symptomatique des contraintes que nous nous sommes auto-imposées, et ce pour une faible valeur ajoutée » étant donné qu’il y a « fort à parier que le Mirage 2000 volerait dans des conditions de sécurité appropriées avec ses 215 000 pièces non reconnues par la nouvelle réglementation ».

Selon M. Belhamiti, si de telles normes pouvaient se justifier quand il s’agissait de « profiter des dividendes de la paix », elles constituent désormais un « véritable frein pour la mise en place d’une économie de guerre ». Et d’insister sur le fait que ces « contraintes auto-imposées » et souvent non justifiées, génèrent « non seulement des délais supplémentaires – plus d’une année pour la certification de certains drones par exemple –, mais constitue également un facteur de coûts non négligeable ».

Aussi plaide-t-il pour une réforme qui donnerait plus d’autonome aux « autorités d’emploi », en particulier en matière de navigabilité aérienne, les forces armées étant les mieux placées pour « décider si un aéronef est apte au vol, nonobstant le fait que certains éléments conformes dudit aéronef ne soient pas strictement conformes aux exigences de la réglementation ».

Plus généralement, le député estime nécessaire de « modifier notre culture du risque », en « passant du ‘zéro risque’ à une approche fondée sur une maîtrise raisonnée du risque ». En clair, il faudrait « réinterroger les contraintes imposées lors de la qualification du matériel à l’aune des conditions d’emploi dudit matériel », précise-t-il, soulignant que les travaux sur l’économie de guerre sont une « véritable opportunité pour changer de paradigme » et « mettre fin à cette inflation normative ».

Cela étant, le problème soulevé par le parlementaire n’est pas nouveau… Et il avait même été évoqué, en des termes plus généraux, par la Revue stratégique actualisée [en janvier 2021, ndlr], celle-ci ayant souligné que les armées étaient de « façon croissante assujetties à des normes de droit qui ignorent parfois la singularité du métier militaire ».

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77 contributions

  1. Anonyme dit :

    Tiens, un remarque intelligente issue d’un membre de la classe politique… Pas sûr que Mr Belhamiti ait un grand avenir dans la profession!

  2. PK dit :

    Il est toujours stupide de rétrofiter des règlements sur des matériels pas conçus pour…

    Mais bon, on est dirigé par des génies…

    • lgbtqi+ dit :

      dit celui qui tonnait contre l’introduction des termes anglais dans la langue française…

      Rétrofitez, PK, rétrofitez…

  3. ScopeWizard dit :

    Il y a quelque temps , ATÉ en avait parlé de ça , notamment en relation au problème posé par la réactivité sur le plan opérationnel en cas de haute intensité….

    https://www.youtube.com/watch?v=dFJjGk0DaN0&t=16s

  4. Twouan dit :

    Un saint homme.

  5. Momo dit :

    L »artillerie n’est pas mon domaine d’expertise, je n’y interviens jamais et remercie les sachants de partager avec nous autres béotiens leurs compétences.

    Mais là:….
    « Est-il indispensable d’équiper le canon Caesar de la solution AdBlue, additif anti-pollution? »

    Il faut absolument éjecter immédiatement et définitivement le ou les responsables de cette ineptie.
    Cela confine au sabotage.
    C’est exactement le même problème qui est infusé par clystère des soudeurs du nucléaire qui soit-disant ne doivent pas changer sur un tronçon donné. Evidemment le bon peuple gobe ces fadaises orchestrées et pense qu’EDF est un ramassis de grands malades.

    A noter quand même que maintenant que les traitrises industrielles nucléaires d’Hollande, Macron et Lemaire sont parfaitement reconnues, le bon peuple est un peu moins prêt à avaler les mensonges du prêt à penser elyseen (et pas que) en la matière.

    • john dit :

      N’oubliez pas qu’il y a des centaines de milliers voire millions de militaires à travers le monde qui souffrent de maladies dues à leur expérience dans l’armée…
      Quelques exemples:
      – les armes à l’uranium appauvri qui ont causé des maladies à l’OTAN au Kosovo, l’Italie en a parlé et a fait des analyses poussées qui démontrent cela. Les normes civiles dans le domaine auraient protégé ces militaires
      – Les américains et leurs « Burn pits », ils brûlaient la merde avec du pétrole, des soldats devaient mélanger cela. Tant de malades aujourd’hui, et ceux-ci coûtent une fortune !
      Une solution civile aurait permis de protéger ces militaires.

      Dans le cas du Caesar, une solution pourrait être de pouvoir fonctionner sans cet additif, mais de l’utiliser autant que possible. Pourquoi?
      Parce que les camions tournent lorsque les militaires sont en position de tir. Et à force de respirer ces particules fines, les maladies respiratoires vont être un gros problème, vont coûter énormément à l’état, et c’est du budget qui pourrait être pris de l’armée.
      Mais il y a un autre aspect. D’où viennent les moteurs utilisés dans la majorité des équipements militaires? Du civil il me semble. Ça coûterait un bras de refaire des moteurs non civils. Mais en plus, les constructeurs n’ont aucun intérêt à fiabiliser de tels moteurs. Alors que si il viennent du civil avec des centaines de milliers produits, la situation est différente.
      Et on peut ajouter à cela que sans les moteurs civils et leurs avancées, les économies de consommation n’existeraient pas. Et toute consommation inférieure réduit les besoins en logistique pour les carburants. Et dans un conflit, on l’a bien vu lors de l’attaque russe, c’est compliqué de suivre…

      Par contre, être à l’arrêt en conflit à cause de cet additif, oui, c’est un réel problème. Mais rien n’empêche de passer au travers. MAIS on parle de plus de 10’000 km normalement entre 2 pleins. Si le plein est fait régulièrement, qu’il fasse partie des petites maintenances faites en permanence, en tout temps le camion est prêt à être utilisé.

      Je pense que les problèmes des normes civils sont plus problématiques dans d’autres domaines, notamment l’aviation. Il y a des normes de certification conçues pour le militaires. Dans certains cas, il est décidé d’aller plus loin et de faire en sorte qu’une certification civile s’applique.
      – l’Eurodrone est conçu ainsi pour correspondre aux normes civiles. Avec 2 moteurs, il peut en sécurité maximale surveiller des événements en Europe, surveiller des frontières. Avec un seul moteur, la perte de puissance mènerait au crash avec des risques pour les populations civiles.
      – le NH90 lui n’est sauf erreur pas conçu aux normes civiles. Par contre, le H160 l’est puisque dérivé d’un hélicoptère civil.
      – le Rafale n’est pas conçu aux normes civiles, il n’a pas à réaliser les essais exigés pour des avions civils.
      – Par contre, le Gripen E/F est conçu selon certaines normes civiles par Saab. Mais dans ce cas, il y a un intérêt derrière cette volonté. Grâce à cela, Saab peut vendre ses compétences plus facilement dans le domaine civil. Dassault profite de ses compétences militaires et civiles et fait profiter mutuellement les 2 entités des capacités acquises !
      Ne pensez pas que la seule raison c’est de faire une usine à gaz.

      https://www.saab.com/globalassets/products/ips/flight-control-system/saab_control_and_actuation_folder.pdf
      Lisez les intéractions entre le civil et le militaire. Pour partie, il y a un réel intérêt à continuer dans ce sens. Simplement, il faut pouvoir adapter la solution, et être capable d’avoir des redondances, y compris pouvoir fonctionner sans certains éléments exigés dans le civil. MAIS n’oubliez pas que les moteurs et les mécaniques modernes ont bien moins de problèmes que par le passé. Il est rare de voir des véhicules arrêtés sur le bord de l’autoroute.

      Mais c’est du bon sens qui doit être défini au cas par cas. Par exemple, on peut discuter de l’intérêt de cela sur le prochain char de combat qui aura un nouveau moteur, en bonne partie conçu pour ce char. Dans ce cas, on peut imaginer que les normes civiles soient mises de côté.

      La question est complexe, et une solution où tout est noir ou blanc n’est pas approprié.

      • BRAVO CHARLIE dit :

        Pour information, il est possible de monter sur les moteurs civils avec AdBlue un boitier électronique Emulator qui neutralise l’imposition de cet additif …

      • Sel dit :

        Les normes civiles ne devraient pas être imposées aux armées mais comme vous le dites dans certains cas cela est un vrai plus. Ces normes s imposeront à chaque fois que c’est possible car souvent elles sont plus efficientes à tout point aujourd’hui sauf pour des cas particuliers. Laissons les armées libres du « choix » quand cela n est plus avantageux. C’est juste du bon sens et les militants écolo qui se coucheront devant les Cesars parce qu ils n auront pas de Adblue on fera quoi ? 😉

        • cipal dit :

          Ah bon ! ben on passe c’est leur problème, quand on est c.. à ce point on assume les conséquences de ses conneries

      • nikkoopol dit :

        l’adblue n’ a rien à voir avec les particules fines, mais sert à limiter les émissions de NOx. Votre remarque est intéressante néanmoins.
        Tout est une histoire de compromis entre ce que l’industrie peut fournir (donc dans les standards rentbles) et ce dont nos armées ont besoin.

    • vno dit :

      AdBlue ou poly-combustibles, le choix a été civil, pas militaire. Normal, c’est surtout des civils sous influence dans les ministères et la DGA.

    • ScopeWizard dit :

      @Momo

      « « Est-il indispensable d’équiper le canon Caesar de la solution AdBlue, additif anti-pollution? » »

      Si tu veux , sur un plan industriel dans le sens d’ une vitalité , d’ un dynamisme , d’ un toujours plus- toujours mieux , dans un but d’ innovation ou d’ invention , tout peut un jour servir à quelque chose ; par la suite , c’ est ce qui va en être fait qui va le plus compter .

      Sachant bien que dans une certaine mesure y compris au niveau des « créateurs » , d’ après ma pomme certaines avancées mériteraient que l’ on y réfléchisse à deux fois avant développement et mise au point donc possible diffusion et production….

      Prenons un exemple simple : admettons que l’ on parvienne à aller très au-delà de la théorie et que dans les années qui viennent , une super-arme de type nucléaire soit inventée….
      Du style , dans un volume proche de celui de Fat Man ( bombe A au plutonium de Nagasaki , en gros fonctionnant selon le principe d’ une implosion par explosions concentriques simultanées provoquant une brusque et régulière compression de l’ espace intérieur de l’ engin ce qui va augmenter la densité de la masse fissile ( critique ) et provoquer l’ explosion nucléaire ) , 100 fois la puissance de destruction des 57 mégatonnes de la Tsar Bomba soit de quoi raser un pays tel que la France en une seule explosion voire de démolir tout le continent Europe via toutes les retombées ou le souffle , l’ onde de choc , la chaleur , etc….

      Admettons que je sois l’ inventeur , c’ est moi qui détient toutes les formules , etc….

      Je fais quoi ?

      Eh bien , il y a de très grandes chances que ma conscience soit tiraillée et même déchirée , d’ une part entre le fait de savoir que les Hommes pourront l’ utiliser contre d’ autres Hommes donc par extension naturelle contre tout ce qui vit ; énorme responsabilité….

      D’ autre part , je peux me dire qu’ une telle arme de destruction ultra-massive pourrait par son extraordinaire puissance un de ces quatre carrément nous sauver , donc l’ Humanité tout-entière ainsi que tout le Vivant , d’ une possible catastrophe aux conséquences cataclysmiques….

      Bref , monstrueux dilemme pour un homme seul….

      https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/afe86003282/la-bombe-atomique-a-hiroshima-et-nagasaki

      https://www.youtube.com/watch?v=zeVY3C6Gwjc

      https://www.youtube.com/watch?v=kg_jH47u480

      « C’est exactement le même problème qui est infusé par clystère des soudeurs du nucléaire qui soit-disant ne doivent pas changer sur un tronçon donné. Evidemment le bon peuple gobe ces fadaises orchestrées et pense qu’EDF est un ramassis de grands malades. »

      Oui ; problème de désinformation .

      En résumé , manques d’ investissements consentis au profit d’ un coûteux renouvelable qui pose beaucoup plus de difficultés qu’ il n’ en résout ( éolien , solaire ; mais quid du reste ? ) + mise en concurrence artificielle ordonnée pas l’ UE à ses serviles dirigeants nationaux , parfois contre des intérêts évidents comme l’ avantage concurrentiel de l’ énergie électrique d’ origine nucléaire qui était celui de la France .

      Résultat : retards + pannes + prix du kW/h beaucoup plus élevé d’ autant que la France doit maintenant s’ approvisionner via le Marché tandis qu’ elle subit une inflation et se retrouve en situation de quasi-Stagflation .

      « A noter quand même que maintenant que les traitrises industrielles nucléaires d’Hollande, Macron et Lemaire sont parfaitement reconnues, le bon peuple est un peu moins prêt à avaler les mensonges du prêt à penser elyseen (et pas que) en la matière. »

      Oui ; mélange d’ incompétence , de court-termisme , de suivisme + brutalité de la prise de conscience en une approche archi-caricaturale et insultante du style : « MOI je sais , TOI tu sais pas , tu ne sais rien , tu ne comprends rien… »

      Bref , je ne sais pas où on va , mais on y va ! et tout droit ! 😉

  6. Gaulois78 dit :

    Une des meilleures propositions d’un député depuis des lustres.

    On en apprend tous les jours, le pognon de dingue que coûte ces normes, il faut bien nourrir la machine administrative…

    2000, 215’000 pièces – neuves – seraient dévenus inutilisables depuis que cette réglementation est entrée en vigueur

    • vno dit :

      Normal, les pièces neuves doivent être certifiées et pour cela, il faut verser plein de pognon aux copains des copains qui certifient ! Comme ce n’est pas budgété, on remet du vieux.

  7. HMX dit :

    Excellente initiative que celle de ce député. Ces réglementations issues du monde civil, et qui ont été conçues pour des équipements civils, confinent la plupart du temps à l’absurdité et/ou à l’usine à gaz lorsque on les rend applicable au domaine militaire. Bientôt une vignette Crit’air pour les blindés de l’AdT ?

    Puisque on parle de normes et d’absurdités, il existe un autre sujet largement passé sous silence : cette règle comptable bien française, qui rend la TVA applicable y compris sur les matériels militaires. Concrètement, un char ou un avion fabriqué en France et produit pour les besoins de l’Etat français sera donc taxé à 20% de TVA. Pas grave me direz-vous, puisque d’un point de vue macro-économique c’est un jeu à somme nulle, puisque cet argent retourne dans la poche de l’Etat. Sauf que le produit de la TVA des équipements militaires tombe directement dans les caisses de Bercy, et non dans celle du MinDef… C’est là que se trouve « l’arnaque » !

    Il serait hautement souhaitable que dans le contexte actuel de remontée en puissance et « d’économie de guerre » voulu par le Président, la production d’équipements militaires sur le territoire national, pour les besoins de l’Etat-client, soit exonérée de TVA, une bonne fois pour toutes. Ou de faire en sorte que Bercy s’engage à reverser chaque année les sommes concernées sur le budget du MinDef, ce qui revient au même. L’application de cette règle constituerait un ballon d’oxygène pour les crédits d’investissement du MinDef.

    • tango victor alpha dit :

      Où est le problème avec la TVA ?
      Cette règle s’applique aux achats de l’ensemble des ministères, y-compris ceux de Bercy.
      Mais ce n’est pas parce que c’est Bercy qui perçoit la TVA que les recettes de la TVA entrent dans le budget de ce ministère ; les recettes de la TVA alimentent le budget de l’Etat dans son ensemble.
      La TVA prélevée sur les achats du minarm n’est pas accaparée par le ministère des Finances pour y poser une moquette plus épaisse dans les étages supérieurs. Cette TVA alimente le budget de l’Etat et sert donc aussi à financer les soldes et les matériels du minarm.
      Vous croyez vraiment que si les achats publics se faisaient hors-TVA, les budgets des différents ministères resteraient du même montant ? Puisque les recettes de l’Etat diminueraient de ce manque à gagner sur le TVA, les budgets des ministères baisseraient à proportion.
      Donc, si les achats de matériel militaires se faisaient hors-taxe, le budget d’achat de matériel militaire serait réduit d’autant et la quantité de matériel acheté resterait strictement la même.

      • HMX dit :

        « Donc, si les achats de matériel militaires se faisaient hors-taxe, le budget d’achat de matériel militaire serait réduit d’autant et la quantité de matériel acheté resterait strictement la même »

        Pas d’accord avec cette conclusion. Ce que vous dites aurait sans doute été d’actualité il y a encore quelques années, quand il était hors de question de faire des « cadeaux » au budget de la défense que Bercy cherchait à rogner par tous les moyens. Mais dans le contexte actuel de remontée en puissance, qui ne vous aura sans doute pas échappé, il s’agit désormais de savoir comment remonter en puissance la plus vite possible. Or, supprimer la TVA sur les équipements militaires produits en France pour les besoins des forces armées françaises serait un moyen simple d’augmenter de 20% le « pouvoir d’achat » des budgets d’investissements. ça représente quand même un certain nombre de chars et d’avions de combat (par exemple !) chaque année…

        • razzi dit :

          augmenter de 20% le budget du MinArm reviendrait au même à peux de choses près. Et ça évite de créer une complexité dans la gestion de la TVA : normalement c’est le fournisseur du MinArm qui reverse à l’Etat la TVA collectée auprès du ministère, il faudra donc l’exonérer. Sauf qu’en plus ce dernier a payé de la TVA sur ses matières premières, si on veut être juste, il faut aussi l’en exonérer, sinon le prix du matériel augmente artificiellement. Il faut donc exonérer son fournisseur de la TVA, … et ainsi de suite sur toute la chaine de valeur, d’autant que ces entreprises ont souvent une activité civile à côté, donc il faudra qu’elles arrivent à différencier ce qui in fine part pour du militaire et ce qui part pour du civil. ça va être très compliqué ! C’est pourquoi il est plus simple de traiter les ministères comme les acteurs privés, quitte à prévoir des budgets plus conséquents.

  8. Reality Checks dit :

     » canon Caesar de la solution AdBlue, additif anti-pollution  »
    Vivement le tout électrique en 2035….
    C’est Vlad qui va être content, il va finir par donner une médaille à Ursula et sa copine Sardine Ruisseau 😉

  9. Themistocles dit :

    Enfin! Je désespérais d’entendre ça un jour ! Pour ceux qui ne le savent pas , la navigabilité est ce qui à le plus contribué à mettre les avions au sol depuis la celebre Flak allemande…. Tout ça pour satisfaire l’ego d’une poignée de technocrates guignolesques en mal de reconversion dans les boîtes civiles !

    • Mauricius dit :

       »la navigabilité est ce qui à le plus contribué à mettre les avions au sol depuis la celebre Flak allemande….  »
      Très bon ! 🙂
      Permettez que je le reprenne à mon compte, ça va en faire se poêler plus d’un dans le  »milieu »!

    • vno dit :

      Vous aussi vous avez connu l’époque bénie des Mirage III E qui volaient avec comme seul instrument de navigation, les yeux des pilotes ? Pas vraiment envie de revoir les mines anxieuses des pilotes qui montaient dans les avions pour aller tirer à Epagny à 200 km plus au sud, mais il est vrai seulement vingt minutes de vol en suivant l’autoroute par beau temps à partir des années 80. Impensable et c’est heureux aujourd’hui, il y en a tellement qui ont encadré la planète en vol contrôlé pour des raisons mal défini … haute vitesse, basse altitude avec erreur de navigation et météo moyenne …

      • themistocles dit :

        Mirage 2000, Jura, Nav BA par temps de neige, 2 tués, ce n`était pas il y a 10 ans et plus….

    • toukounare dit :

      100% d’accord ! Il aura fallu quand même plus de 15 ans à un civil pour dénoncer cette aberration tout haut alors que les principaux intéressés la subissent tous les jours sans la ramener, sans doute en partie pour les raisons que vous évoquez mais n’oublions pas que notre pays adore aussi les réglementations…

  10. Naledi dit :

    Effectivement si on prend l’exemple du Patroller on aurait pu s’autoriser une conception avec un système de contrôle commande simple et robuste pour la « brousse » sans toutes les contraintes du civil avant de prévoir une version « 14 juillet »

  11. Patrick, de Belgique dit :

    L’intervention de ce député est tout à fait pertinente bien sûr, mais il faudrait se poser la question de savoir d’où vient cette inflation normative…? En dernier ressort, pour tout ce qui concerne la défense et la sécurité nationale, c’est au Parlement français qu’il doit revenir de décider ce qui est utile pour nos armées et nos forces de sécurité; encore une fois, c’est bien la souveraineté nationale qui est en cause, il ne faut pas être d’extrême quelque chose pour penser de cette façon, juste ne pas vouloir se mettre à genoux devant une certaine bien pensance, juste un peu de courage politique, c’est peut-être le moment.

  12. Olie dit :

    Notre président de la république avec sa cohorte sont vraiment tombés sur la tête avec toutes ces normes qui handicap aujourd’hui notre pays et par contre les autres pays européens font se qu ils veulent! !!

    • lgbtqi+ dit :

      la prolifération des normes est une bombe à retardement dans les circonstances qui sont les nôtres et celles à venir…

    • PK dit :

      ON peut reprocher beaucoup de choses au poudré, mais pas celle-là en particulier. Cela date de bien avant lui. Et si le député arrive à ses fins, au moins les choses iront dans le bon sens.

      On peut reprocher en revanche que cela ne viennent pas du gouvernement, en particulier du ministre des armées qui devraient avoir mis le problème sur la table depuis des années. Mais si les ministres étaient compétents, cela se saurait depuis longtemps.

      • lgbtqi+ dit :

        à pk le pls-man :

        pas forcément ! Tenez, vous, vous êtes compétent, mais cela ne se sait pas…

    • Thaurac dit :

      Les normes existaient avant macron!

    • Tempo dit :

      La réglementation n’est pas seulement française, bien que nous sachions faire preuve de zèle dans ce domaine; elle est surtout européenne, les normes Reach en sont un bon exemple sur l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie et par contrecoup dans l’armée.
      L’ardoise pour la seule Marine Nationale a été estimée à près de 500 Millions d’Euros
      https://www.capital.fr/economie-politique/la-norme-ecologique-qui-coute-une-fortune-a-la-marine-nationale-1355131

      • blondin dit :

        les armées ont des dérogations pour certains traitements de surface des métaux par exemple. Les produits actuels, même si très performants, n’arrivent pas forcément aux niveaux de ce qui pouvait se faire avant, avec des composants pas super propre… Il faut réussir à trouver le bon équilibre entre la performance des produits et la nocivité éventuelle de ceux ci. Mais il est vrai que ces normes deviennent trop contraignantes, et parfois ça n’a aucun sens ni intérêt. Sur des plans des années 70 ou 80, on vous disait qu’il fallait tel acier et tel traitement alors que maintenant on va vous renvoyer à des normes qui vous renvoient à d’autres pour finalement arriver à des équivalences et au même résultat qu’il y a 30 ans, mais vous avez perdu 2H, et c’est sujet à interprétation avec potentiellement des litiges et des incompréhensions.

  13. Oli dit :

    On va bien rigoler avec le tout électrique en 2035 surtout si les nouvelles centrales nucléaires ne sont pas construites quand tous le monde va mettre sa voiture en charge à 19h00 ou pendant les heures creuses le réseau va sauter !!!??? Merci les écolo ! !

    • ScopeWizard dit :

      @Oli

      Apparemment s’ il faut en croire les « penseurs » du Forum mondial de Davos , TOUT sera progressivement fait pour que ce qui n’ est pas riche , le bon peuple , soit plus heureux en n’ ayant presque plus de « propriété privée »….

      Soit un monde communiste pour presque tous , un hyper-capitalisme pour quelques uns….

      https://iatranshumanisme.com/2021/11/07/pas-de-vie-privee-pas-de-propriete-le-monde-en-2030-selon-le-wef/

      Pas évident d ‘avoir une vision de ce qui va réellement advenir , mais des tendances lourdes semblent se dessiner .

      Que tout le monde ne puisse posséder autant que son voisin est une chose et c’ est l’ évidence même d’ autant que la préservation d’ un bien commun s’ impose plus que jamais , mais de là à ce que tu ne possèdes presque plus rien il y a tout de même une grosse marge….

      En tout cas , perso , je m’ aperçois que l’ « on » formate , dégoûte , dissuade .

      Bref , quel est le but réel poursuivi ?

    • vno dit :

      On a surement anticipé le besoin en techniciens supérieurs électrotechniciens aussi . Zut, les maths sont en options, et sans maths, pas d’électrotechniciens digne de ce non pour l’électronique de puissance ou signal ! Re-zut, il y a un problème de recrutement et de niveau des prof de maths (c’est pas nouveau, déjà dans les années 80 c’était le loto pour les élèves qui étaient tous forcément mauvais, puis avec certains profs devenaient des premiers de la classe avant de resombrer ). Vive les intellectuels à deux balles de l’éducation nationale. bon ok, leur truc c’est pas l’électronique, mais plutôt l’élevage des salades ! Il est vrai qu’on manque de normes dans la formation, à moins qu’elles ne soit pas adaptées assez vite ou trop nombreuses et sans intérêts pour être lu dans une vie de labeur de professeur ? Horreur, il n’y a même plus de cordonniers pour réparer les chaussures usées faute de moyens de recharge des voitures ! Ouf, il y a nos chances, le problème, s’ils viennent chez nous, c’est parce qu’il n’ont pas le niveau pour être électrotechniciens chez eux et qu’ils sont trop branleur pour se fatiguer à tanner les peaux de dromadaire ou autres ! Bon, avec un bon réseau islamiste, ils pourront monter des voitures électriques à Poissy si les ordres sont donnés dialecte local !

  14. Lucien dit :

    Ce que le député oublie de dire, c’est que la majeure partie de ces réglementations provient de l’Union Européenne. Et s’impose à nous à cause de la hiérarchie des normes. Y compris le temps de travail des militaires dont on ne parle plus mais qui va finir par être imposé. Donc, à moins qu’il ne réclame enfin la supériorité du droit national sur le droit européen (et pas qu’au sujet de la Défense nationale), il n’y a aucune chance que cela change. Et s’il la réclame vraiment, il perdra sa place chez Renaissance. Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.

    • tschok dit :

      Il m’a semblé qu’il a évoqué des contraintes « auto-imposées », mais j’ai peut-être mal lu.

      Les systèmes technocratique comme le nôtre génère de l’inflation normative. Bon, ça on le savait. Une partie de cette inflation est effectivement corrélée à la production de normes européennes, qui est très abondante, mais qui nous épargne au moins de voir se développer 27 systèmes normatifs ubuesques au sein de l’UE, mais juste un seul.

      Nous sommes tous d’accord pour dire que l’UE est un système technocratique profondément déconnant, comme tous les systèmes technocratique. Mais son seul et plus grand mérite est qu’il est unique: sans lui, les 27 Etats membres seraient obligés de légiférer dans les domaines de compétence communautaires, donc on aurait 27 systèmes normatifs complètement déconnants au lieu d’un seul, en plus de ce qui existe déjà, puisque les 27 Etats membres génèrent déjà de la norme de façon complètement incontrôlée dans leurs propres domaines de compétence.

      Mais il y a un autre phénomène qui se glisse dans l’équation, et c’est ce dont on parle: la « contrainte auto-imposée ». Quand le système technocratique atteint un niveau de déconnade élevé, ce qui est notre cas depuis longtemps, il génère des normes qui sont plus contraignantes que les exigences qui sont à la source de ces normes.

      C’est déjà en soi complètement stupide, mais il y a encore mieux: ce système, quand il s’emballe, auto-détruit les possibilités de son propre accomplissement, par vagues de normes successives.

      Ex: soit un service administratif qui fonctionne bien et qui atteint un résultat de niveau 10, dans un barème quelconque. On lui applique soudainement une norme A, qui rend impossible l’atteinte du résultat de niveau 10, le service atteignant péniblement un résultat de 7. Les technocrates pondent alors une norme B qui fixe au service administratif dont ils viennent de réduire les capacités opérationnelles l’obligation d’atteindre un résultat de niveau 12, ce qui a pour effet de réduire le résultat obtenu à un niveau 6, par effet de découragement.

      Voyant que le service est déficient dans l’atteinte de ses résultats, les technocrates pondent une nouvelles normes C, plus sévère, qui fixe le résultat à atteindre à 18, alors que le service reste péniblement dans la zone des 5,5/6, pas plus, vu que le service s’est vu retiré une partie de ses moyens humains et matériel parce qu’il est jugé peu performant.

      Etant précisé qu’il n’y avait dans le fond aucun intérêt à ce que le service en question atteigne un niveau de résultat à 18, le niveau 10 d’origine étant satisfaisant.

      Les systèmes technocratiques déconnants adorent faire ce genre de bêtises: déstructurer quelque chose, puis imposer des contraintes plus élevées par vagues successives de normes idiotes et inutiles, ce qui conduit à l’effritement progressif de la capacité productive en même temps qu’à un renforcement des contraintes.

      Jusqu’au moment où quelqu’un se rend compte que c’est complètement stupide et qu’il faut arrêter la machine à déconner. C’est ce qui se passe avec ce député, le problème étant que la machine à déconner ne s’arrête pas comme ça.

      Il n’y a pas un bouton rouge sur lequel quelqu’un d’intelligent peut appuyer pour arrêter le massacre, c’est plus compliqué que ça. Il y a plutôt une multitude de boutons, beaucoup ne marchent pas, d’autres, on ne sait pas à quoi ils servent, personne n’a jamais essayé, et si vous appuyez sur le mauvais bouton, ça peut tout flanquer par terre.

      Donc, même un système technocratique profondément déconnant, dont la nullité est constatée par le corps social qui en prend acte de façon tout à fait officielle et formelle, avec la ferme détermination d’y remédier, peut malgré cela conserver un très fort potentiel de survie et une capacité de nuisance assez extravagante.

    • vno dit :

      Le temps de travail des militaires n’est pas en soit un problème en temps de paix, puisqu’il devient un atout en temps de guerre pour encadrer immédiatement des réservistes, surtout quand la réserve n’existe qu’en papier. La Marine à voile puis en fer marchait par bordée. La législation sur le temps de travail ayant vu le jours, les équipages ont marché par tiers renforcés avec les inscrits maritimes au besoin, puis toujours par tier en mer et par demi-bordée en métropole, jusque dans les années soixante dix, ou il y a commencé à avoir des dérives qui pour certains aujourd’hui sont devenue du registre effectivement des droits de l’homme. Certains bâtiments à deux équipages n’ont plus qu’un seul équipage depuis longtemps dans les faits. Pour respecter les lois européennes, il en faut trois par bâtiments comme les SNA ou SNLE dont le cycle opérationnel est continu. C’est pourtant simple de comprendre que cela permet aussi de ne pas se retrouver à poil d’atomiciens ou oreille d’or, voir d’autre spé basiques avec un SNA désarmé et son combustible entreposé en piscine faute de personnel. Cela donne également de la dispo pour accélérer la filière recrutement, formation entrainement en détectant les meilleurs pour devenir finalement officiers ! Mais qu’à ton fait, à part détruire la filière des Officiers techniciens, puis des OMS, puis des majors au profit de l’augmentation des soldes et postes d’officiers, pas astreint pour beaucoup au temps de travail des équipages ? On a appliqué à la lettre la sainte règle du personnel alloué à la Marine sans tenir compte de ses besoins réel en personnel, puisqu’il ne manquait pas un motel pour servir la bière ou le thé aux amiraux au risque de les voir protester ! les politiques ont une responsabilité énorme dans bien des choses, mais si l’étage inférieur depuis sa tour d’ivoire à étoiles ou non ne fait plus sont boulot pour éviter les conneries, on devient un pays du tiers monde et dépenser des milliards en investissement ne sert à rien en dehors de faire le kéké avec des échantillons qui n’ont même pas toutes les options pour survivre bien longtemps au combat s’ils en on le temps faute de personnel suffisamment vigilant croulant sous la fatigue !

      Un lien vers un vieux rapport qui avait noter un problème en constatant que certains personnels passaient plus de 5000 heures sur leur lieu de travail. Cela n’a fait qu’empirer ! https://www.senat.fr/rap/r04-426/r04-426_mono.html

    • Allobroge dit :

      Où sont nos politiciens couillus pour dire ZUT aux normes européennes qui sabotent entre autre notre Défense ?

    • Carin dit :

      @Lucien
      Je pense que pour les 10 ans à venir, l’Europe va foutre la paix aux divers pays qui la composent, quant aux horaires de travail des militaires…
      Je pense aussi que cette même paix va s’étendre jusqu’au matériels… et pour cause, l’Europe ne survivrait pas à une invasion russo/Chinoise/CDN.. etc…
      L’ad blue dans Les moteurs est une aberration en temps de guerre, et les CAESAr envoyés en Ukraine ont tous été recalibrés electroniquement pour s’en passer.

    • ScopeWizard dit :

      @tschok

      Les deux premiers paragraphes partent d’ un postulat qui est FAUX car ils nous disent que l’ on soit 1 ou 27 il n’ y a pas le choix , TOUT devra être normé .

      Donc quid de la SOUVERAINETÉ de chacun notamment selon SES spécificités propres ?

      Quid du BON SENS ?

      Quid des LIBERTÉS INDIVIDUELLES ?

      Réduire toujours plus ces principes fondamentaux c’ est à terme aboutir à une SOCIÉTÉ TOTALITAIRE donc retour de l’ ARBITRAIRE , fin de l’ HABEAS CORPUS annoncé .

      DONC NON ET MILLE FOIS NON , ces « technocrates » qui sont surtout « technocrates » et à peine « élites » n’ ont pas à vouloir TOUT NORMER .

      ET DONC , NON , NOUS NE SOMMES PAS TOUS D’ ACCORD .

      Le reste étant en contradiction , pourquoi commencer par ça d’ autant qu’ il s’ agit d’ un parti-pris présenté comme vérité à ce point fatale ?

      • tschok dit :

        @Scope,

        Je pense que vous n’avez rien compris à ce que j’ai dis, je reprends donc. Je ne pars pas d’un postulat, mais de faits.

        Il est un fait que les Etats membres de l’UE lui ont transféré des compétences.

        Il est un autre fait que l’UE légifère désormais dans ces domaines de compétence, et que les Etats membres ne le font plus. C’est le principe du transfert de compétences.

        Donc, dans les domaines de compétences communautaires, vous avez une législation au lieu de 27.

        On est tous d’accord pour dire que dans son domaine de compétences, l’UE est un système ubuesque. Mais l’avantage, c’est qu’on a un système ubuesque, au lieu de 27.

        Car si ces transferts de compétences n’avaient pas eu lieu, les Etats auraient continué à légiférer chacun dans leur coin, on produisant leur propres normes idiotes et stupides, chacun à leur niveau.

        On a réalisé une économie de 26 systèmes normatifs déconnants (27-1), au moins en ce qui concerne les compétences transférées.

        On ne se rend pas compte de notre bonheur.

        Mais cela n’empêche nullement les Etats membres de continuer à secréter de la norme à pleins tubes dans les domaines où ils ont conservé leurs compétences.

        D’ailleurs on le voit bien en France dans les domaines de compétences réservées: on continue à faire des normes stupides en tout genre, et nos voisins font pareil, vu que c’est une pathologie qui n’est pas associée à un pays en particulier, mais à un type de système administratif, les systèmes technocratiques.

        Et on a tous des systèmes technocratiques.

        Est-ce que c’est plus clair, maintenant?

        Et bien sûr je suis de tout coeur avec vous pour prendre la défense de l’Habeas Corpus, des libertés individuelles, de la souveraineté, des spécificités nationales, etc. De tout ce que vous voulez, en fait, puisque mon propos ne portait absolument pas là-dessus.

        • ScopeWizard dit :

          @tshcok

          NON !

          Tout comme NRJ vous voulez absolument avoir raison et imposer ce qui n’ est qu’ un point de vue ; ça ne m’ intéresse pas .

          « Car si ces transferts de compétences n’avaient pas eu lieu, les Etats auraient continué à légiférer chacun dans leur coin, on produisant leur propres normes idiotes et stupides, chacun à leur niveau.

          On a réalisé une économie de 26 systèmes normatifs déconnants (27-1), au moins en ce qui concerne les compétences transférées.

          On ne se rend pas compte de notre bonheur. »

          Parce que tout ça est faux dès le départ ; les Etats n’ ayant obligation de rien , et en tout cas pas à cette échelle .

          Par contre ils ont su concentrer leurs travers totalitaires , il n’ y a par conséquent eu aucun « transfert » mais une convergence .

      • Tilleul dit :

        Faut pas s’énerver comme ça, à votre âge.
        Une petite tisane ?

  15. Broken Arrow dit :

    En France on a de la chance, on a un général augmenté pour chaque canon Caesar. On a même des généraux en rabbe au cas où il y a aurait plus de canon Caesar en dotation! C’est la meilleur rupture techno-organisationnel depuis que l’armée français est passé de 390800 soldats en 1980, à 206000 soldats en 2022. Grâce à l’armée française, je sais aujourd’hui que je suis un génie en math! Merci bwana!

  16. Eric dit :

    tout comme l’aberration consistant à construire des navires dits de combat aux normes BV…

  17. Walid ElWatef dit :

    AdBlue sur les CAESAR… AHAHAHAHAHAHAH

  18. farragut dit :

    Juste une petite réflexion sur l’usage de normes « civiles » dans le cadre militaire : souvent pour des raisons de réduction des coûts, les acheteurs « choisissent » des composants civils (on les nomme alors « à usage dual ») en lieu et place des composants qui seraient conformes au besoin militaire, ou au besoin exprimé par les concepteurs ou les réalisateurs.
    Cela dit, le fait que les matériels militaires soient utilisés « en temps de paix », que ce soit pour l’entrainement ou pour le transit sur des villes et des routes (européennes) impose que les dit matériels soient « conformes » à l’usage des infrastructures civiles « traversées ».
    On ne peut pas reprocher à un « CAmion Equipé d’un Système d’Artillerie » qu’il ne soit pas considéré d’abord comme un « Camion » quand il n’utilise pas son Système d’Artillerie sur la route. 😉
    Idem pour un F-35A avec un réacteur F135 déclenchant des avalanches de neige ou de pierres en montagne (attendons de voir ce qu’en penserons les Suisses et leurs touristes). Pour info, il y a une séquence de poursuite dans le film « Firefox » qui est assez réaliste sur ce point.
    Donc, soit on « ségrége » les zones d’utilisation des matériels civils en les interdisant aux matériels militaires y compris pour le transit, soit on « accepte » une dose de règles de bonne « intégration » du militaire dans l’espace civil « en temps de paix » (et les normes anti-pollution).
    Ou alors, autre option, on supprime la notion de « temps de paix » en acceptant qu’il s’agit d’une simple période de préparation entre deux guerres, qu’elles soient économiques (via les normes civiles « imposées ») ou bien militaires (« exercices ») !
    On pourrait aussi prendre au mot un Président qui dirait « Nous sommes en guerre ! » quand il s’agit du COVID-19, et « Nous ne sommes pas en guerre avec X ou Y » quand il s’agit d’aider à contrer une invasion d’un autre pays européen par X ou Y.
    Comme la pandémie est bien installée (5ème dose pour tous en octobre 2022), le MinArm n’a qu’à considérer que « Nous sommes en guerre », et appliquer les dérogations qui vont bien dans les « contrats » avec la société civile… 😉

    • tschok dit :

      @farragut,

      « On pourrait aussi prendre au mot un Président qui dirait « Nous sommes en guerre ! » quand il s’agit du COVID-19, et « Nous ne sommes pas en guerre avec X ou Y » quand il s’agit d’aider à contrer une invasion d’un autre pays européen par X ou Y ».

      Bien vu.

      Il y a effectivement une utilisation assez paradoxale du mot « guerre »:
      – On l’emploie abondamment avec une mâle assurance quand il s’agit de se défendre contre… un virus,
      – On se garde bien de l’employer, alors qu’on intervient de façon manifeste dans un conflit armé interétatique et qu’on est en plein dedans.

      Cela fait penser à la dissonance cognitive, pour reprendre le thème d’un autre billet.

  19. asvard dit :

    Les moteurs de nos véhicules militaires (camion, etc.) viennent du secteur civil. Si on ne veut pas des traitements anti pollution prévus pour ce secteur il faut changer la ligne d’échappement et reprogrammer les calculateurs, ce qui a un cout.
    Est ce que ca vaut le coup (et le cout) de changer ça pour gagner 3 euro 6 sous sur une solution d’urée pour les 5 véhicules que notre armée possède et qui font 3 km par an ? Apres faudra pas venir pleurer que nos camions peuvent pas rouler parce la fabrication spéciale de silencieux sans catalyseur nécessite 6 mois à mettre en route.
    Et dans 10 ans un député pleurera que l’on pourrait avantageusement prendre des moteurs civil complet plutôt que d’avoir une version militaire spécifique et confidentielle qui n’apporte rien.

  20. vno dit :

    Et bien heureusement qu’il y a des normes, c’est ce qui fait la différence entre un pays du tiers monde et un pays capable de construire un avion comme le Rafale, un SNA ou SNLE, etc. Les grands projets modernes se font sur des période de soixante ans soit trois générations d’ingénieurs et techniciens, parfois sans tuilage des générations comme les porte-avions et des technologies qui disparaissent pendant que d’autres apparaissent, il faut tout réinventer pour certains, incapables de comprendre comment les vieux cons ont fait avec les moyens de l’époque, et les vieux cons fatigués ont tendance à penser « t’a des diplômes et tu veux toujours avoir raison, moi j’en ai un et pas eu besoin de plus, débrouille toi ». C’est grâce au normes que le savoir faire persiste quand elles sont écrites par des ingénieurs et techniciens chargés de projet, pas par des bureaux de conseils avec la petite dernière du député ou sénateur untel qui a fait deux années de science-po puis subitement décidée de s’investir en politique uniquement parce qu’elle le vaut bien pour faire de la norme sans rien connaitre …

  21. Durant dit :

    Enfin !!!!!
    le bon sens de retour ? Un député éclairé ?
    deux axes : fin de la navigabilité pour les aéronefs d’État et retour de la DGA sous commandement du CEMA.
    la navigabilité pour les aéronefs est l’origine de notre chute d’activité ; les chiffres sont éloquents. Les dispositifs comme Ravel ne feront pas de miracle si ce n’est financer la Bitd. Sans compter l’argent qui est dépensé pour que nos industriels soient conformes à la FRA. Le temps pris pour maintenir les qualifications des gens chaque année. L’argent qui est mis dans les programmes d’armement pour se conformer à des règles de circulation aérienne civile inutilisées par nos forces….la dépendance de nos opérations au bon vouloir de technocrates DGA qui n’ont aucune expérience du métier et aucune perception de la gestion du risque inhérente à une armée correctement entraînée.
    Y’a pas photo c’était mieux avant ; n’en déplaise à ceux qui aiment sculpter de la fumée.

  22. ERIC BORNE dit :

    C’est déplorable de voir l’état de notre pays embourbé dans des réglementations et normes qui ne correspondent pas à la réalité de l’utilisateur final et qui ont pour seule résultante l’allongement des délais de mise en œuvre et surtout des surcouts colossaux qui plombent tous les programmes de la défense; on pourrait( si on était complotiste) croire que cela est fait pour affaiblir nos armées…

    • tschok dit :

      @ EB,

      Poser la question la question, c’est y répondre. Il y a des questions qui fonctionnent comme des prophéties auto-réalisatrices.

      Mais en fait, ce n’est pas ça. Ce qu’il faut comprendre, il me semble, ce sont les effets indésirables. Il faut imaginer, par exemple, que dans certains cas, l’aspirine provoque des migraines.

      C’est une autre logique, qui n’est pas complotiste.

      Dans une logique complotiste, vous allez attribuer la responsabilité d’une multitudes de maux (notre société va mal, par exemple) à un acteur unique (au pif, Macron, mettons). Donc, la solution est simple: il faut supprimer Macron, qui est la cause de tous nos maux. Une multitudes de maux appelle une solution unique et simpliste.

      Dans les logiques non-complotistes, il faut réapprendre la complexité du monde et la multiplicité de l’enchainement des causes et des effets. C’est beaucoup plus instable. Mais c’est plus stimulant. C’est la vie, en fait.

      Alors que le système complotiste est sinistre et abruti. Les complotistes sont d’ailleurs le plus souvent de sinistres abrutis. C’est la mort, en fait.

  23. Spock dit :

    Le député soulève une vraie question mais il y a beaucoup d’excès dans les commentaires, du moins pour la navigabilité des aéronefs militaires, que je connais un peu. Il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain : il ne s’agit ni d’un délire de technocrates, ni d’un carcan imposé par Bruxelles, mais d’une méthode, inspirée de l’aviation civile en effet, qui vise à maîtriser les conditions de sécurité dans lesquelles sont exploités les aéronefs militaires. Auparavant ça se passait généralement bien, mais lors d’un accident on n’avait pas toujours toutes les réponses permettant de démontrer au juge que l’aéronef était exploité en toute sécurité, c’est-à-dire que son emploi, sa maintenance et les pièces détachées utilisé pour le dépanner étaient en tous points conforme. La judiciarisation de la société, plus qu’une application bête et bureaucratique de règles civiles inadapté au domaine militaire, ont encouragé son adoption. La France et quelques autres (le Royaume-Uni me semble-t-il), précurseurs du domaine au milieu des années 2000, l’ont ensuite fait adopter au niveau européen (ça s’est passé dans ce sens, et non dans le sens inverse).
    Après, la méthode ne doit pas devenir à une fin en soi. Il existe déjà des règles permettant de déroger, de manière maîtrisée, en fonction du contexte d’emploi et des impératifs opérationnels ; des travaux sont en cours au sein du ministère des armées pour trouver le bon réglage du curseur, notamment en plaçant au bon niveau de responsabilité la décision de déroger aux normes.

    • vrai_chasseur dit :

      @Spock
      Oui. Beaucoup d’incompréhension et de caricature dans la majorité des commentaires.
      – Par exemple, au hasard, pourquoi le Caesar a AdBlue ?
      Parce que son moteur est le (très fiable) moteur « civil » de poids lourd Renault 6 cylindres DCI diesel. Et pourquoi le Caesar, engin militaire, a un moteur issu du civil ? parce que s’il avait fallu développer un moteur de zéro, il ne serait même pas opérationnel aujourd’hui et aurait coûté bien plus cher. Et par ailleurs ce moteur et ses pièces détachées, se trouvent partout, on pourrait presque dire ‘chez votre concessionnaire le plus proche’ – ce qui rend la logistique extrêmement résiliente en temps de guerre- et efface complètement le petit détail AdBlue. Oui, les concepteurs du Caesar ont aussi pensé à cela.

      – Les normes européennes nous étouffent ? Dans le domaine de la défense c’est souvent le contraire. par exemple en navigabilité aérienne, l’UE a développé EMAR 145, une simplification harmonisée du maquis inextricable des certifications de la navigabilité des aéronefs des différents pays européens. En Europe, il existe autant de façon de certifier qu’un avion peut voler, qu’il y a de pays en Europe. Et de plus, chacun est convaincu d »avoir la science infuse …

      Le vrai enjeu qu’évoque ce député et à juste titre, est de passer d’une culture normative unique, à une culture en fonction de la finalité d’usage. Car en vérité beaucoup de technologies sont duales : des technologies civiles sont utilisées à des fins militaires et vice-versa. Appliquer une norme devrait tenir compte de la finalité d’usage de la technologie.

      Ce que n’évoque pas en revanche ce député, est que différencier les normes sur les technologies duales en fonction de l’usage civil ou militaire, c’est bien. Mais cela devrait s’appliquer aussi aux exportations de ces mêmes technologies duales.
      Par exemple, question pour un champion : pourquoi les frégates chinoises récentes ont d’excellentes turbines à gaz pour leur propulsion ? parce celles-ci sont européennes. Et pourquoi elles proviennent d’Europe ? Parce que les 2 fournisseurs qui font cela ont des contrats commerciaux civils tout ce qu’il y a de plus officiels avec des chantiers navals chinois civils produisant des ferries et des cargos. Certaines de ces turbines sont simplement détournées vers les chantiers navals militaires chinois, ce que ces sociétés européennes savent parfaitement.
      Petit ‘spoiler’ : une des 2 sociétés qui fournissent ces excellentes turbines à gaz marines aux chinois est la filiale française d’un groupe allemand. Quand on veut différencier les normes, il faut savoir lâcher la bride … ou la resserrer, à bon escient.

      • Reality Checks dit :

        Désolé @vrai-chasseur, mais ce que vous dites sur les moteurs dits Adblue me semble inexact.

        1) Typiquement les motorisations équipées de dispositifs anti pollution aux normes Euro 5, 6 etc… existent sans ces dispositifs, c’est même requis pour les marchés export. Je ne suis pas affirmatif sur le 6 cylindres DCI Renault, mais je sais que c’est le cas pour le 6 cylindres Diesel Peugeot qui a équipé aussi plusieurs modèles de Jaguar/Land Rover. J’ai aussi possédé plusieurs véhicules allemands qui sont dans ce cas, chez nous ils sont vendus avec la même motorisation qu’en Europe sans ces dispositifs antipollution, ce qui permet d’ailleurs aux constructeurs d’augmenter leur marge, car ils les vendent au même prix qu’en Europe sans ces équipements qui coûtent très cher. Le pot catalytique par exemple contient des métaux précieux (palladium, rhodium, platine, …)

        2) L’utilisation de tels dispositifs dans une zone géographique hors de celle dans laquelle ces normes sont en vigueur peut poser des problèmes techniques avec le carburant local et donc un défi logistique.
        Par exemple, dans le domaine civil, je peux vous assurer que des amis qui ont cru bien faire en achetant leur berline ou 4×4 allemands aux normes EU à Stuttgart, Munich ou Zuffenhausen ont déchanté une fois arrivés chez nous. Car les calculateurs sont calibrés pour la gestion d’un carburant qu’on trouve à la pompe en Europe, qui est différent de celui qui existe ailleurs. Pour une berline Mercedes haut de gamme équipée d’un dispositif Adblue et d’un pot catalytique aux normes Euro6, le simple fait de faire le plein ailleurs qu’en Europe peut se traduire par 20.000 euros de réparations…. croyez moi c’est du vécu.
        Pour les utilitaires, j’imagine que les tolérances sont meilleures. Néanmoins les véhicules Mercedes fabriqués en Algérie tiennent compte de ceci. Les camions de la marque produits chez nous (Zetros, Unimog) sont notamment utilisés dans le domaine militaire, en particulier pour porter des canons… Idem pour le célèbre GelandeWagen fabriqué en Algérie, dotée de la même motorisation diesel longtemps vendue en Allemagne mais sans les dispositifs Anti Pollution pour les mêmes raisons.

  24. VinceToto dit :

    Ce député, serviteur, courtisan du système en place critique un des petits symptômes contextuellement gênant de ce système, cette hiérarchie, athéologie. Ou suis je? Dans quel état gère? Il n’a pas la vision stratégique.
    Quand l’objectif d’une structure hiérarchique est principalement de rester en place, de s’imposer, tout contrôler, il ne faut pas s’attendre à une grande cohérence sauf d’idéologie fasciste.

  25. Popeye dit :

    Enfin une prise de position politique pertinente. Sera-t-elle suivie d’effets ? C’est beaucoup moins sûr.
    Perso, à titre d’exemple, j’ai vécu ce genre de situation ubuesque avec les appels d’offre de l’Armée de l’air. Proposant des fours de traitement thermique pour la mise en solution de rivets alu (entre autres), je me voyais contraint d’établir des devis incluant obligatoirement la norme AMS 2750 E, alors que la simple norme EN 17052-part D suffisait amplement : la procédure d’utilisation est beaucoup moins lourde et bien mieux adaptée (notamment en Opex pour les réparations des structures avion), et le coût d’acquisition et de fonctionnement du four de TTH est globalement deux fois moins cher comparé à l’AMS 2750 E.
    Cette norme AMS, issue de la NADCAP (National Aerospace and Defense Contractors Accreditation Program), a été spécifiquement développée pour les industries de fabrication aéronautiques et spatiales civiles….
    Cherchez l’erreur…

  26. Twouan dit :

    Du tout, on peut parfaitement faire des exemptions militaire dans la transcription et d’ailleurs il y en a dans pratiquement tout les reglements à l’echelle europeene, c’est en France que l’on les applique de façon entousiaste.

  27. Maya dit :

    La débilité bureaucratique française ne concerne pas que l’armée loin de là et représente un facteur d’affaiblissement majeur de la nation.

  28. Durant dit :

    Sculpture de fumée. Moins de vols donc entraînement moins efficace. Guerre perdue. Votre discours est celui d’un perdant. Le contexte opérationnel est simple : il faut toujours être prêt. Et ça, n’importe quel juge devra l’entendre

  29. nikkoopol dit :

    Je m’inquiéte de l’usage abusif, « économie de guerre » !
    Est ce que quelqu’un se souvient de ce que c’est en terme d’organisation de la nation?

  30. Nihilo dit :

    C’est bien que ce politique active ce sujet mais ce sont lui et ses pairs qui ont voté ces réglementations, directives, et normes … D’autant qu’elles n’auraient pas pu naître si elles n’étaient pas justifiées donc elles ont des raisons d’exister qui sont par exemple notre santé … Mais aussi leurs auteurs ne sont pas non plus des imbéciles et il est très probable que, par exemple, qu’ils aient exempté du règlement REACH les matériels de défense : les matériels de défense sont-ils vraiment contraints par REACH, RoHS, et DEEE ? …

    • asvard dit :

      REACH concerne la mise sur le marché de substances chimiques, rien ne dit que telle substance sera toujours destinée aux militaire (il y a des produits pyrotechniques utilisés dans le civil aussi) à moins que ledit produit soit classé secret défense.
      Pour RoHS et DEEE pas sûr que cela concerne les militaires. Des substances interdites d’utilisation pour les civils étaient (sont toujours ?) autorisées pour les militaires et aussi pour l’industrie aéronautique civile (cadmium, …)

  31. Phil dit :

    Qui a fait en sorte que l’on soit pollué par ces p…. de normes? c’est bien ceux qui les font appliquer, c’est à dire la cohorte de politicards surnuméraires , dont il fait partie !

  32. Belzebuth dit :

    Il n’y a pas une sublime « Task Firce Simplification » pour debrousailler tout ça ?
    https://twitter.com/vandro_fr/status/1587173915637456898

    • Voyelles dit :

      « Task firce » ?
      Task farce éventuellement, task fierce à la rigueur, mais task firce, c’est comme task ferce et task furce, je sèche.

  33. Lagrange dit :

    Nous avons l’art de découvrir des évidences.