Pour le moment, le coût d’entretien des blindés Griffon est 2,4 fois plus élevé que celui des VAB

L’un des paris qui avait été fait lors de l’élaboration de l’actuelle Loi de programmation militaire [LPM] était, pour l’armée de Terre, d’accélérer les livraisons de Véhicules blindés multi-rôles Griffon [lourd] et Serval [léger] – afin de remplacer au plus vite les VAB [Véhicules de l’avant blindé] dont la mise au norme aux standards du programme SCORPION [Synergie du Contact Renforcée par la Polyvalence de l’infovalorisatiON] promettait d’être onéreuse au regard de leur potentiel. En outre, il était attendu que le coût de leur entretien allait encore augmenter, compte tenu de leur usure et de leurs obsolescences.

« S’agissant des seules dépenses d’investissement, l’écart de prix entre le VBMR Griffon et la régénération VAB visant à l’intégrer à la bulle SCORPION s’établit à 100’000 euros environ, soit 6,7 % seulement. Mais en tenant compte des coûts d’entretien et des durées d’amortissement de chacun de ces matériels, la possession d’un Griffon est plus économique que celle d’un VAB modernisé », avait ainsi souligné le député Thomas Gassiloud, dans un avis budgétaire publié en 2017. Et d’ajouter : « Aussi, en tenant compte de l’amortissement du véhicule, le coût d’un griffon s’établit-il à 156’600 euros par an, tandis que celui d’un VAB modernisé s’élève à 183’200 euros par an ».

D’autres arguments plaidèrent en faveur d’une accélération des livraisons de VBMR Griffon et Serval : d’abord, cela allait permettre d’améliorer la protection et l’efficacité des troupes. Ensuite, la régénération des VAB s’annonçait compliquée en raison du nombre de versions en service… Et il n’était pas certains qu’elle fût possible, compte tenu des modifications à leur apporter, tant en termes de masse que de mobilité et d’ergonomie.

Cependant, l’entretien de nouveaux équipements coûte cher au moment de leur mise en service. En général, l’évolution de ces coûts suit une courbe en forme de U : importante durant les premières années d’utilisation, elle se stabilise à la baisse pendant quelques temps, avant de repartir à la hausse à mesure que des obsolescences apparaissent au fil du temps. Qu’en sera-t-il pour les blindés de la gamme SCORPION?

Dans son avis sur les crédits alloués à l’armée de Terre pour 2023, le député François Cormier-Bouligeon a avoir constaté que « le soutien soutien des matériels Scorpion livrés est globalement satisfaisant, malgré une hausse importante des coûts de maintenance qui devrait se poursuivre en raison du niveau technologique et de la complexité technique des matériels de nouvelle génération comme le Griffon, ainsi que par la part plus importante de tâches confiées à l’industriel pour son soutien ».

Notant que la disponibilité des 35 Griffon déployés au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane a été « satisfaisante », le parlementaire note cependant qu’il « devra être tenu compte de ce ‘pic du MCO’ [Maintien en condition opérationnelle] à venir dans la programmation ». Ainsi, les chiffres qu’il a donnés dans son rapport, le Griffon « présente un coût d’entretien programmé des matériels [EPM] 2,4 fois plus élevé que le VAB » soit 1,2 million d’euros pour le premier contre 500’000 euros pour le second, en version infanterie.

Aussi, estime M. Cormier-Bouligeon, « l’enjeu principal des parcs Scorpion sera donc la fiabilisation de la programmation budgétaire pluriannuelle des besoins en EPM, ce qui exige au préalable une consolidation de leur coût de maintenance ». Cela étant, a-t-il continué, « si le coût du Griffon, premier parc livré, n’est pas encore stabilisé car une partie des pannes n’est pas couverte pas le forfait contractuel, le coût de maintenance du Serval sera, en principe, plus faible […], en cohérence avec sa dimension moindre ».

Quoi qu’il en soit, a-t-il souligné, il sera « nécessaire de veiller à la prise en compte du coût de soutien et des stocks de rechange, nécessaires à un engagement de haute intensité ».

Par ailleurs, la cohabitation d’équipements très modernes et vieillissants [VAB, AMX-10RC] donne lieu à des coûts de MCO importants. Cela « explique que les crédits investis dans l’entretien programmé du matériel ne produisent pas nécessairement une hausse homothétique de l’activité », fait observer le rapporteur.

Cela étant, par rapport au VAB, le Griffon apporte une plus-value opérationnelle significative, comme en témoigne le retour d’expérience [RETEX] de son engagement au Sahel.

Le Griffon se « distingue par son ergonomie permettant une utilisation simplifiée. Il intègre une première capacité de géolocalisation amie [GLA] et d’échange d’informations, apportant une véritable plus-value opérationnelle. Fonctionnant avec le poste radio de 4e génération [PR4G], les développements en cours portent sur l’intégration du SIC-S sur la nouvelle radio CONTACT », rapporte M. Cormier-Bouligeon. Aussi, il permet une « accélération des cycles de décision », tout en offrant une meilleure protection ainsi qu’une plus grande mobilité.

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41 contributions

  1. farragut dit :

    Le billet de Laurent Lagneau met bien en évidence l’absence de considération par les parlementaires du critère coût de possession / efficacité, car il est plus facile pour ces derniers de « comptabiliser » les coûts que de comparer les efficacités relatives de « vieux » matériels (VAB à 4 roues) contre des matériels modernes plus adaptés aux nouvelles missions.
    C’est là que réside la difficulté pour le grand public, et le contribuable moyen, d’apprécier la « qualité » de ces rapports comptables.
    Qu’en pense vraiment la « troupe », c’est à dire les utilisateurs de ces nouveaux matériels ? Seraient-ils prêts à échanger leurs nouveaux outils contre les vieux véhicules usés par plus de 40 ans de service ?
    Il serait temps que les « rapports » des parlementaires soient un peu plus orientés sur l’amélioration du service fourni pour chaque euro investi, plutôt que de se contenter de lister des bilans comptables mélangeant des dépenses réelles (achat du matériel, coût horaire de MCO) avec des estimations d’éventuelles dépenses futures (qui dépendent d’autorisations de dépenses votées chaque année, ou décidées par la LPM ou le MinArm) et qui prennent en compte une durée de vie opérationnelle supposée (amortissement).
    Question de crédibilité de ces « rapports » vis à vis du contribuable moyen…

    • ben le débat devrait être les nouvelles missions.. or.. on les connait un peu mais pas plus que ça..
      ça ressemble même à une course à l’echalotte ..et que je me reprépare à une guerre de haute intensité..

    • Frede6 dit :

      Une remarque: Si le service fournit n’est pas financé et bien il y a toujours un problème peu importe la présentation

      Une question : « Matériels modernes plus adaptés aux nouvelles missions » Quelles sont ces nouvelles missions ?

    • Alex dit :

      c’est surtout que l’on compare deux materiels certes qui ont en gros les meme missions, mais qui n’ont strictement rien à voir en terme de confort, de sécurité, d’armement , et de connectivité…

      Alors oui c’est l’armée mais nous devons ce confort et cette sécurité ne serait ce que pour garder un niveau de recrutement et d’attractivité correct

    • Roland de Roncevaux dit :

      les parlementaires ne remettent pas en cause ce remplacement du parc de blindés. Ils constatent simplement la hausse des coûts, que combine l’inflation et la complexification d’une génération sur l’autre. Les généraux eux-mêmes en parlent très bien en commissions parlementaires disponibles en ligne. La hausse tendancielle des coûts des générations d’équipements est un problème existentiel des armées. Evidemment que les Griffons sont plus performants que les VAB, et encore heureux ! (autant comparer une vieille R18 avec une berline moderne…). Mais cette tendance commune à tous les secteurs d’activité est un défi pour l’armée. Avec le risque à long-terme d’une insoutenabilité budgétaire. Surtout en cas de guerre de haute-intensité, avec beaucoup de casse de matériel.

  2. Castel dit :

    Si sa résistance aux coups est au moins 2 fois supérieure au VAB, cela vaudra quand même la peine !!

    • valoir la peine.. je ne sais pas.. le choix de l’armenet rest eue affaire de spéculation sur l’ennemi à affronter.. des missions à venir..

    • Waroch dit :

      @Castel: Essato! Et un autre avantage non prévu à l’origine: libérer du stock pour l’Ukraine. Même si les VAB qu’on leur envoie sont obsolescents, ça reste une plus-value indirecte du passage aux Griffons.

  3. Twouan dit :

    Il faut reconnaitre que c’est difficile à faire. Un euro pour un euro ça parle, même si ça ne veut pas dire grand chose. Et avec le coût de l’electronique ça ne va pas s’améliorer.
    156ke/an c’est le cout annuel de combien de fantassin? In fine, même bien plus cher qu’en 1980, le coût de fonctionnement par soldat est minimal par rapport aux autres armes.

    • Mowa dit :

      Probablement 1,5 ou 2, en se basant sur des chiffres US de 100k$ / an.

      Contre-intuitif à première vue, mais au delà du salaire, il faut compter les coûts directs:
      – les frais de recrutement
      – l’entrainement et le matériel (à renouveler régulièrement)
      – les charges (retraites), les indisponibilités (repos, maladies)

      Puis les coûts indirect, car un combattant a besoin d’une structure autour de lui, dont il faut payer les salaires (il faut aussi payer des gens pour acheter le matos, faire du RH, des médecins, des formateurs, etc, etc.)

  4. Le sicaire dit :

    « …la possession d’un Griffon est plus économique que celle d’un VAB modernisé », avait ainsi souligné le député Thomas Gassiloud. Il y a des « Industriel-Chef d’entreprise » qui sont plus doué pour faire de la « politique » que pour faire des affaires… 😉

    • précision dit :

      à sa décharge (ou pas), sur beaucoup de programmes dans tous les pays du monde on promet lorsqu’il s’agit de justifier des achats onéreux des « économies ». La liste des programmes militaires dans lesquels les économies ne se sont pas réalisées ou sont en tout cas discutables est nombreuse, dans tous les pays du monde :

      – l’automatisation des équipements, en particulier les navires de combat était censée baisser leur coût. Mais si la flambée des prix a été indiscutable, l’automatisation, elle, n’a pas été sans difficultés en particulier en imposant trop de pression sur les équipages.
      – le basculement de flottes d’avions de chasses de plusieurs types à des appareils polyvalents était censée baisser les coûts. Le prix des appareils a flambé et beaucoup d’armées de l’air en viennent à maintenir ou prolonger leurs anciens appareils (plus des appareils d’entraînement) en parallèle des nouveaux joujous coûteux.
      – les économies d’échelles sont généralement très optimistes et me semblent systématiquement négliger les éventualités de coupes budgétaires.
      – la maintenance prédictive et autres avancées technologiques sont vantées améliorer la maintenance. Mais en pratique ne suffisent pas à compenser la complexité accrue des systèmes.

      Ce n’est pas pour critiquer les choix ci-dessus, qui ne sont pas de ma compétence, mais pour faire remarquer que le discours commercialo-politique de T.Gassiloud n’est pas plus exagérément optimiste que beaucoup d’autres discours semblables poussant à l’achat de nouveaux équipements dans tous les pays du monde.
      En particulier sur les programmes militaires, particulièrement dispendieux, mais pas seulement: dans le civil on voit par exemple beaucoup de discours vantant les retombées écologiques supposées positives de tel ou tels équipements alors que la planète se porterait sûrement mieux si on faisait durer les équipements précédents plutôt que d’en changer.

      • Le sicaire dit :

        @précision

        Je vous invite simplement à faire quelques recherches sur l’activité professionnelle de ce député qui se défini comme un « Industriel-Chef d’entreprise ». On trouve beaucoup de chose sur internet, même des bilans et des comptes de résultats…
        Au vu de ceux-ci, je ne pense pas qu’il soit des plus compétent pour emmètre un avis du type « …la possession d’un Griffon est plus économique que celle d’un VAB modernisé »… 😉

  5. FP dit :

    Probablement le fait du groupe de Griffons « hybrides » certainement crématoires…

  6. Raymond75 dit :

    La course à la sophistication des matériels militaires est uniquement due au complexe militaro-industriel, au détriment de la rusticité.

    • ji_louis dit :

      Certes, l’installation supplémentaire (par exemple) d’un module de protection « hard kill » sur un engin le rend plus cher à acheter, plus cher et plus difficile et à entretenir, mais au moment de s’en servir « pour de vrai », l’argent dépensé révèlera son utilité face à un projectile anti-char.
      Le même genre de réflexion peut être menée sur le cryptage des communications, la propulsion hybride*, ou d’autres choses « chères mais utiles » qui ne sont pas que des hochets du « complexe militaro-industriel ».

      * Sur des sujets précédents, vous verrez que je n’était pas pour une propulsion hybride sur un blindé. Mais les besoins électriques des blindés modernes m’ont convaincu.

    • NguyenKT dit :

      On le voir bien, très bien même la Russe-ticité en Ukraine. Croit que les ruSSes ne veulent pas de moderne car ils préfèrent la ruSSe-ticité est un mythe. Car ils ont que ca et sur le champs de bataille, les résultats montrent toute autre image.

      • FNSEA dit :

        La rusticité, à la campagne, on connaît assez bien. Les mythes russes, beaucoup moins.
        Mais le fait qu’au singulier le mot champ s’écrive sans s, ça, on est sûr.
        Un champ de betteraves, le champ d’honneur, un champ de courges, le champ de bataille.

  7. patrick tiso dit :

    A lire comment l’usage des drones par l’adversaire humilie la sophistication technologique occidentale par Alexandre N. Le courrier des stratèges 25 octobre 2022

    • précision dit :

      Il n’y a à peu près aucune information originale dans l’article que vous citez.
      Pour ce qui est d’utiliser des drones pour cibler les unités militaires adverses, les Ukrainiens et leurs technologies en bonne parties occidentales n’ont pas grand chose à envier aux Russes. Sur le domaine du renseignement satellitaire et des communications il est même probable que ce soient les Russes qui soient humiliés. Face aux drones, chaque côté s’adapte. Au début du conflit, les journalistes affirmaient que les drones ukrainiens causaient des dégâts énormes aux Russes, et pas mal d’éléments semblent le confirmer, même si l’inverse était probablement aussi vrai.

      Pour ce qui est de frapper les infrastructures énergétiques et autre cibles civiles, il n’est pas évident à partir de ce qu’on lit de prévoir l’impact sur le long terme. D’autant qu’il me semble probable ( je ne me souviens pas avoir vu le point relevé dans la presse) qu’une partie significative de l’infrastructure énergétique Ukrainienne soit considérée comme sanctuarisée par les 2 parties, car nucléaire : les centrales produisant l’électricité, et peut-être dans une certaine mesure, les lignes qui les raccordent.

      Enfin, avant de parler d’humiliation technologique, il faudrait mentionner que ces drones utilisent souvent des technologies occidentales : optiques, électronique, moteurs, etc.

  8. bullnar dit :

    ce qui compte c est l etco : efficiency total cost of ownership, un materiel deux fois plus efficace qui coute 1.5 fois plus cher c est une fonction egale qui coute 25% moins cher… encore faut il l utiliser au meme niveau de pourcentage de capacite que l autre … sinon c est du delire de comptable , sinon le moins cher c est le gourdin et le bourricot, pas sur d etre credible cependant meme si certains politique semblent continuer de s entrainer …

  9. Matou dit :

    Nos soldats doivent être protégés correctement tout en étant dans des conditions maximisant leur récupération, impactant favorablement leur endurance et mettant à disposition des moyens augmentant les chances de réussites de leur mission. On appelle cela froidement le retour sur investissement, au-delà de la dimension humaine qui est toute aussi fondamentale. Il y a fort à parier que le ROI du Griffon soit largement supérieur à celui du VAB, auquel cas, il s’agit d’un investissement rentable. Il est curieux d’opérer un comparatif uniquement comptable entre des matériels n’ayant rien de commun. Sur le fond, je trouve cela très gênant car cela pourrait traduire un profond manque de recul sur la façon d’aborder l’impact des choix matériels et de capacité à élaborer une solide stratégie d’investissement militaire prenant en compte la dimension « impact ». Bien entendu, cela n’empêche pas d’élaborer des contrats bien négociés avec les industriels, au contraire. Chacun doit ressortir suffisamment gagnant de façon équilibrée.

  10. Mamaz dit :

    bah oui ça coûte chère de sauver ses hommes

  11. Thierry le plus ancien dit :

    Les véhicules militaire moderne, comme pour les voitures, ont de l’électronique et des capacités sans commune mesure avec les anciens modèle qui étaient certes robuste et fiable, mais limités.
    Chacun ici aura également constaté combien il est plus cher de rouler en voiture aujourd’hui plutôt qu’hier et que le passage au contrôle technique épluche le portefeuille.

    La haute technologie est totalement indispensable dans l’armée, question d’efficacité, il faut certes concourir à fabriquer des modèle avec une MCO simplifié mais pas au prix de simplifier les capacités.

    Certains ici raillaient sans arrêt le F-35 sur sa MCO mais devienne plus conciliant et tempéré dans leurs propos quand il s’agit du matériel français traité ici… Il faut en finir avec cette habitude malsaine de gratter les coûts quand il faudrait augmenter les dépenses, une armée forte ça nous rapporte bien plus qu’un échantillon d’armée sur étagère à la vente en gros. Quand un type de 100 kilos parle, ceux qui pèsent 50 kilos l’écoutent… une armée rachitique ça nous coutera toujours trop cher pour ce que c’est.

    • Aramis dit :

      « Certains ici raillaient sans arrêt le F-35 sur sa MCO mais devienne plus conciliant et tempéré dans leurs propos quand il s’agit du matériel français traité ici… » Vu que le Rafale coûte autour de 16 000 euros à l’heure de vol pour une polyvalence bien plus grande qu’un F 35 qui coûte (d’après les chiffres de la Belgique en 2022) pas etonnant que le F 35 se ridiculise. Vu les problèmes techniques qu’il traine encore moins de surprise.

      La France a pas chercher a grater les coûts, 16 000 euros c’est bien plus qu’un Mirage 2000. C’est juste que l’avion est au point.

      Après oui il faudrait augmenter les dépenses, entièrement d’accord. Mais pas pour acheter F 35, il faut acheter des choses qui fonctionnent. SI on achète US on achète ce que les américains jugent bon, donc tout sauf le F 35.

  12. Parabellum dit :

    On nous explique que l intérêt de ce gros machin en fait c est son équipement informatique…la masse de cet engin paraît une grosse cible pour des voltigeurs décidés à se servir d un rpg…tous n ont pas de tourelle armée…encore un achat à problème.le guépard n aura qu un canon de 40 …les amx 10 roc avaient meilleure mine et plus de feu…et ne pas avoir de vtt chenille pour aller avec les rares Leclerc est un manque .

    • jfhirvi dit :

      On ne parle pas du Serval qui semble avoir certains avantages sur le Griffon, pour la même utilisation ?
      Merci de m’éclairer.

  13. Sylvain dit :

    Au delà des coûts, le GRIFFON a été testé au sahel, configuration plutôt favorable. Beaucoup dénigrent désormais le VAB, oubliant que le VAB à l avantage de bien protéger tout en ayant un encombrement nettement plus faible. Il y a pas mal de villages, routes, tunnels…qui étaient accessibles au VAB et qui ne le seront plus au GRIFFON ou au JAGUAR, Et la pas sur que le fantassin soit si bien protégé…. autre point de l article : le GLA fonctionne encore avec le PR4G, dont le débit est très limité. Or, tout SICS et SCORPION reposent sur l infovalorisation et donc sur du débit. Du coup, la question est : ou en est CONTACT ????

  14. VinceToto dit :

    C’est très inquiétant quand le cout d’entretien du matériel neuf est 2,4 plus grand que celui de musée mais utilisé qu’il est censé remplacer. Les gains ne me semblent pas justifier ni les couts, ni les pertes de capacités par rapport au VAB ou d’autre véhicules blindés moins ostentatoires.
    Alors oui, il fallait remplacer le VAB, mais cela aurait pu être beaucoup mieux que du Griffon.
    J’ai vu des vidéos de tests Armée de Terre et etc., complétement bidonnés, trafiqués Griffon vs. VAB à la faveur du Griffon au niveau mobilité, maniabilité, rapidité. Grotesque: le Griffon est apparemment une grosse daube en conduite (heureusement qu’il y a les PEBS pour le rendre plus maniable et crédible sur route…).

  15. UnKnown dit :

    Constat peu surprenant vu l’écart technologique qui existe entre le VAB et le Griffon.
    Le peu d’écho que j’en avait eu lorsque les premiers éléments arrivaient chez les Marsouins de Vannes, c’est que le véhicule était effectivement une bonne montée en gamme au niveau du confort, mais avec un gros défaut qui ressortait ,la porte arrière automatisée, très (trop) lente à s’ouvrir. Mais ça c’était il y a au moins 3 ans, peut-être que le système a pu être amélioré.

  16. lxm dit :

    La courbe en U, c’est comme un Humain, il coûte très cher pendant l’enfance, l’adolescence et ses études, puis il se rentabilise enfin en bossant et devenant indépendant, puis à la retraite ses dépenses de santé explosent à la hausse même s’il est juste stocké en ehpad à ne plus rien faire.

  17. Bob dit :

    L’arrivée d’un nouveau matériel ne doit pas augmenter le coût du maintien en condition opérationnelle à moins d’un défaut de conception, de stocks de pièces détachées, 1.2 millions contre 500 000 euros. Le coût d’un griffon est de 156 k et un vab modernisé de 186 k euros. On peut espérer que le coût de MCO baisse drastiquement dès cette année car avoir un VB dont le coût de MCO est exorbitant par rapport à du matériel ancien pose un sérieux problème dans le cadre d’un engagement militaire majeur avec la masse de manœuvre qui va avec.
    Heureusement une nouvelle revue stratégique doit sortir dans les prochains jours. On se demande qui et la durée de création de l’opération?

  18. PK dit :

    Je comprends désormais l’intérêt de le poser sur des roulettes… À ce tarif-là, il vaut mieux ne pas l’utiliser 🙂

  19. Sempre en Davant dit :

    Comparaison n’est pas raison.
    Compter les essieux peut se faire sur les doigts d’une main. Les pax théoriques et les pax vrais ne demande pas de se déchausser.
    Le VAB revalo et ses 90l aux 100km est quand même une sacré blague.
    Le coût des pensions a verser pour des militaires mort faute de séparation entre la caisse et les personnels embarqués est de combien équivalents VAB?
    Il me tarde de voir le SSA équipé de Griffon pour un changement complet dans la protection du personnel médical et la capacité de soins aux blessés.
    De même : aussi longtemps que le Serval ne pourra pas être comparé au VAB la comparaison avec le Griffon sera digne de l’addition de Prévert.
    Le Député François Cornut-Gentille va manquer à la blogosphère défense. MM et Mmes de la représentation nationale les fraises et les framboises et le bon vin qu’on bu et les jolies villageoises que nous ne rêverons plus ne se comptent pas 1+1+1 etc.
    L’économie d’une vie épargne les pensions.

    • Auxsan dit :

      Le remplacement des VAB SAN, ce n’est pas avant 2029…
      https://www.forcesoperations.com/qui-produira-la-version-sanitaire-du-vltp-np/

      • Sempre en Davant dit :

        Merci.
        C’est loin! C’est vraiment loin!
        Curieux comme le SSA semble être une basse priorité! Avec tous ces politiciens qui se font soigner par lui.
        Ils devraient comprendre que la protection des soignants de l’avant et des blessés mérite attention.
        Bien incapable de dire s’il faut un 6 roues ou si deux essieux suffisent.
        En tout cas espérons que tout sera prévu pour limiter le besoin de force physique dans le chargement des brancards.

        Sur les théâtres à IED avoir le VAB d’un coté et les toubibs dans un Griffon jusqu’à ce que quelqu’un ait besoin d’eux est une idée tellement simple qu’ils y auront pensé avant moi.

        Il faudrait juste un petit reportage TV pour souligner le courage du pilote et du chef de bord du VAB SAN… Et l’adaptation du chef de convoi.

  20. Laloko dit :

    Ce n’est pas surprenant et c’était prévisible.
    C’est comme pour votre voiture.
    Comparez le prix des révisions de votre Peugeot 505 de 1990 avec un Peugeot 508 aujourd’hui (exemple…).
    Il y a beaucoup plus de technologie et de fonctionnalités.
    Les coûts horaires ne sont pas les mêmes.
    Et les services rendus également.
    Le MINARM était prêt.

    • PK dit :

      Une voiture neuve ne coûte rien pendant des dizaines de milliers de kilomètres, à part les pièces consommables comme l’huile ou l’essence.

      C’est quand il faut changer des trucs que les prix explosent…

      Si d’entrée, il faut raquer, l’intérêt du neuf s’écroule.

      Vous confondez le prix horaire du garagiste qui a effectivement explosé avec le coût d’entretien du véhicule.

      Pour en revenir au sujet, il faudrait comprendre si c’est réellement dû au coût du véhicule – et alors c’est aberrant pour un PL transport de troupe – ou bien dû à l’adaptation de l’infra d’accueil, ce qui n’a rien à voir avec le véhicule.

  21. JC dit :

    Un reportage avec le Griffon en protection d’un convoi.

    https://www.arte.tv/fr/videos/110936-000-A/mali-le-dernier-convoi/