Outre-Mer : Selon le Sénat, le soutien des forces de souveraineté est « parfois sacrifié »

Plusieurs rapports récemment publiés ont établi le même constat : les moyens alloués aux forces de souveraineté, présentes dans les départements et les territoires d’outre-Mer, sont insuffisants pour leur permettre de mener à bien l’ensemble de leurs missions. Et cela, malgré leur contributions aux principales « fonctions stratégiques » [connaissance et anticipation, prévention, protection et intervention] et leur éventuel appui à la dissuasion.

La situation de ces forces de souveraineté s’est dégradée en deux temps, d’abord avec la professionnalisation des armées décidée en 1996, puis avec la Révision générale des politiques publiques [RGPP] qui, menée entre 2008 et 2013, s’est traduite par une nouvelle réduction significative de leurs effectifs [-20%], voire par des ruptures temporaires de capacité [RTC].

Cela étant, à partir de 2016, les budgets destinés à ces forces de souveraineté se sont stabilisés… Et la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 a pris acte de leur importance stratégique étant que son rapport annexé souligne la nécessité, au titre de l’ambition 2030, de « conduire [des] opérations dans le cadre d’une approche globale élargie, permise notamment par un dispositif de forces prépositionnées [déployées dans des pays étrangers dans le cadre d’accords bilatéraux de denfense, ndlr] et de forces de souveraineté, toutes deux dotées des effectifs suffisants et des équipements adéquats ».

Aussi, il a été décidé d’augmenter leurs effectifs de 2,5% d’ici 2025 et de mettre l’accent sur le renouvellement de leurs capacités, comme par exemple avec le programme de Patrouilleurs outre-Mer [POM]. Pour autant, souligne le sénateur Dominique de Legge, dans un rapport publié par la commission des Finances, « cet effort, s’il met fin à la déflation de la décennie passée, ne permet pas de renouer avec les niveaux antérieurs à 2008 ».

« Alors qu’elles doivent faire face à une menace croissante contre nos intérêts stratégiques et à une pression accrue sur les ressources naturelles de nos territoires et de notre zone économique exclusive [ZEE], les forces de souveraineté peuvent répondre aujourd’hui strictement à leurs missions du quotidien. En cas de crise, elles devront être rapidement renforcées depuis la métropole ou par une bascule de moyens entre forces prépositionnées, selon une logique d’appui mutuel », explique le parlementaire.

Aussi, poursuit-il, un « effort important apparaît essentiel pour leur permettre de répondre à l’évolution de leur environnement stratégique, au renforcement des menaces d’origine naturelle ou sécuritaire, ainsi qu’à la concurrence croissante de certains compétiteurs qui cherchent à étendre leur sphère d’influence ou à sécuriser leur accès aux ressources naturelles ».

En clair, le sénateur préconise d’aller au-delà du simple renouvellement de leurs moyens étant donné que ceux-ci sont actuellement « taillés au plus juste ». Et cela vaut pour les trois armées… Ainsi, par exemple, les Forces armées de la zone sud de l’océan Indien [FAZSO] « ne disposent aujourd’hui d’aucun moyen de remorquage, ce qui constitue aujourd’hui une source de fragilité » étant donné que « l’île de La Réunion est […] au centre de l’une des routes maritimes commerciales les plus fréquentées au monde, entre le détroit de Malacca et le cap de Bonne espérance, marquée par un trafic en forte augmentation dans une zone de passage des cyclones », note-t-il.

En outre, relève-t-il aussi, certains équipements souffrent d’une trop faible disponibilité, notamment cause de leur ancienneté, des « conditions d’environnement d’environnement plus sévères qu’en métropole » et des difficultés d’approvisionnement logistique. L’exemple des hélicoptères Puma que l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] met en oeuvre en Guyane est sans doute le plus parlant : seulement deux – sur les cinq exemplaires – sont en moyenne disponibles… Et aucun ne l’est pendant environ une dizaine de jours par an.

Outre la question des moyens se pose aussi la question des infrastructures. Infrastructures « parfois sacrifiées », dénonce le sénateur. Ainsi, détaille-t-il, les « dépenses d’investissement, qui recouvrent principalement les constructions, rénovations, réhabilitations lourdes des bâtiments d’hébergement ainsi que le maintien en condition des logements, sont marquées par une tendance baissière » alors que, « a contrario, un effort a été réalisé pour les dépenses de fonctionnement [entraînement des forces, coopération régionale, MCO des équipements, frais de déplacement, etc] ».

Entre 2010 et 2020, les dépenses d’investissement ont ainsi baissé de 13% [passant de 40 à 35 millions] alors que les dépenses de fonctionnement ont progressé de 29% sur la même période, pour s’établir à 178 millions d’euros. Résultat : le patrimoine immobilier se dégrade d’autant plus vite qu’il fait face à « un triple défi de nature structurelle », dont « le vieillissement accéléré des ouvrages en raison des conditions météorologiques [température, hygrométrie, cyclones], le coût élevé des projets, et le manque de fiabilité ou l’absence de prestataires locaux », détaille M. de Legge.

Le sénateur s’est attardé sur la situation des FAZSOI, dont les crédits dédiés aux infrastructures se sont élevés à 19 millions d’euros en 2022. Ce qui, selon lui, « ne peut qu’être considéré comme largement insuffisant pour assurer un état satisfaisant du parc », alors que les « difficultés constatées portent aussi bien sur les logements que sur les bâtiments opérationnels ».

Ainsi, l’état des infrastructures de la base aérienne 181 « Lieutenant Roland Garros » est préoccupant, alors qu’elle sert de point d’appui aux Rafale et A330 MRTT des Forces aériennes stratégiques [FAS]. Selon le parlementaire, ses locaux « ne disposent pas d’un niveau de sécurité satisfaisant et nécessitent une rénovation de 3,3 millions d’euros urgente, mais aujourd’hui reportée à 2026 ». En outre, les travaux d’entretien s’élèvent à 1,5 million d’euros par an… Seulement, avance-t-il, « aucune dépense n’a pu être effectuée en 2021 et 2022, afin de permettre le financement des contrats de performance énergétique dans les bâtiments de l’Hexagone ». Ce qui ne fera qu’augmenter la facture pour remédier à la dégradation de ses bâtiments.

Autre exemple : celui de la caserne abritant le 2e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa]. Si elle a récemment bénéficié d’investissements ayant permis de construire un nouvel ordinaire [ou restaurant], les travaux de maintenance lourde ont été reportés à 2024. Mais la situation est encore plus délicate pour le Détachement de Légion étrangère de Mayotte [DLEM]… mais pour des raisons différentes, à commencer par le manque de prestataires capables de réaliser des travaux d’entretien.

« Le rapporteur spécial a pu observer l’état particulièrement préoccupant de certains bâtiments, à l’instar les logements du DLEM », écrit M. de Legge dans son rapport. Une solution passerait par un déménagement vers l’ancien hôpital de Petite Terre, actuellement inoccupé. Mais les « négociations entre le DLEM, l’Agence régionale de santé et le conseil départemental, propriétaire du foncier, sont aujourd’hui à l’arrêt, ce qui apparait peu compréhensible au regard du besoin important des armées et du fait que ce local est aujourd’hui inutilisé », conclut-il.

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85 contributions

  1. Dolgan dit :

    Je vois peu de solutions concrètes.

    A part l idée d un remorqueur. C’est plus de la diplomatie que de la défense . Mais effectivement, je trouve dommage qu on ne profite pas de nos outre-mer pour fournir un tel service sur un large pourcentage de la planète. En terme de softpower (j aurai bien dit morale…), ça serait pertinent.

    • Twisted dit :

      Comme d’habitude on raisonne en termes de matériels et non pas de capacités… Et on fait l’impasse sur les infrastructures, les entrepôts, les stocks…

    • E4S dit :

      Pour la défense de la ZEE, plutôt que d’onéreuses Gowind, je soupçonne qu’un duo CMN Combattante 65 (lutte de surface et antiaérienne) / Couach 2800 (lutte ASM et antiaérienne légère) serait certes moins performant, mais plus économique et rapide à mettre en oeuvre, et pourrait peut-être servir comme école ou premier commandement.

  2. Soult dit :

    Sacrifié? Le mot est faible. Il n’y a pas qu’en outre mer d’ailleurs…

  3. Alex dit :

    A quand une plan MArshall pour nos DOM TOM au lieu de dépenser un fric monstrueux en niche fiscales en tous genre pour attirer les métropolitains qui ne font qu’accentuer la pression sociale sur le terrain. Ces territoires sont notre futur, nous devons nous en occuper et devons les préserver, montrer notre présence. Qu’on laisse l’Allemagne raquetter tous le petit monde européen avec ses histoires de bouclier antimissile et occupons nous enfin de ces territoires avant de se les faire endormir par les Chinois

    • fabrice dit :

      Alex
      Ces territoires nous coûtent un bras. Ils ont des déficits énormes de toutes les balances (services, de biens, de capitaux). Il n’y a aucune raison que ça change dans le futur proche. La production compétitive est très faible (des perles noires en Polynésie, le Nickel en Nouvelle Calédonie, du rhum aux Antilles, un peu de poissons, le Centre spatial…). Le reste ce sont des services de proximité (écoles, santé…). Presque tout est importé. Les marchés locaux sont petits, peu d’espace disponible (à part en Guyane mais c’est de la forêt équatoriale…), la population mal formée et revendicatrice (je rappelle que l’industrie automobile à Rennes par exemple, un des facteurs de localisation a été une population rurale pauvre, catholique, dure à la tâche, peu syndiquée …), socialement en difficulté (fortes naissances hors mariages, nombreuses filles mères, fort alcoolisme…).

      • D’accord à votre commentaire.
        Chaque jour que je vis en Guyane ; je me demande ce qu’on fout là !
        Il y a très peu de français et encore moins de français de cœur, énormément de profiteurs, les FO sont quasi inutiles (trop de taf, pas de suivi juridique…) la forêt n’est plus assez protégée (elle est sillonnée et salie par les orpailleurs), les Brésiliens s’installent de plus en plus (politique du berceau), le Suriname voisin se vent progressivement à la Chine et les malintentionnés du coin veulent faire pareille, les autonomistes et autres politicards sont vindicatifs et indigents et ils enrôlent de plus en plus de personnes incultes et/ou non instruites, la CTG coûte une blind et une partie des fonds qu’elle reçoit s’évapore trop facilement… Bref, au début je pensais que c’était d’un intérêt vital pour notre pays de rester ici (CSG, Forêt, position géographique stratégique…) mais j’y crois de moins en moins.
        Ici la Chine et le Brésil vont nous plumer dans quelques années !

      • Leroy dit :

        Tout est importé de métropole, parce que l’on ne peut pas s’affranchir des normes françaises et cela afin de faciliter des monopoles.
        Parce qu’il n’existe pas de politique d’exportation d’abord chez les voisins ; notamment aux Antilles (îles des Caraïbes).
        Parce qu’il n’existe pas de chefs d’entreprise formés à l’export, par atavisme.
        Parce qu’il y a trop de fonctionnaires, d’assistanat.
        Voilà, à mon avis, pourquoi ces départements nous coûtent si cher.

        • fabrice dit :

          Leroy
          Aux Antilles françaises, les salaires de base sont sept fois supérieures aux îles antillaises voisines…

      • PK dit :

        Le Nickel de NC peu compétitif ?

        LOL.

      • Namroud dit :

        vous oubliez le pétrole en Guyane

      • Czar dit :

        Oui donc on garde que Paris et sa région pour brader le reste de la France ?
        Une industrie automobile à Rennes ? Hahaha Il y a du plus lourd dans le Nord, région qui répond bien à vos préjugés sur les ultramarins ?

        • fabrice dit :

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Usine_Stellantis_de_Rennes
          C’est le 1er employeur de l’agglomération…Si vous lisez l’article il vous donne aussi les raisons que moi pour le choix du lieux. Je les détaille juste un peu plus.
          « Citroën choisit en 1958 le site de Rennes pour sa première usine d’assemblage située en dehors de la région parisienne, pour profiter de la main d’œuvre abondante de la région dont les exigences salariales sont moins importantes »
          Je vous rappelle que plusieurs entreprises de croisières US ont dégagé les Antilles françaises de leurs routes maritimes (trop cher, insécurité, employés locaux n’en foutant pas une, revendicatifs et avec un sens du service peu développé…)…C’est peut être dur à dire mais ouais, la CGT est un vrai frein à l’investissement…

          • précision dit :

            je vois que vous avez surinterprété « exigences salariales sont moins importantes » (qu’en région parisienne) pour en faire « population rurale pauvre, catholique, dure à la tâche, peu syndiquée …), socialement en difficulté ». Ca ne veut pas dire que vous avez forcément tord sur tout mais c’est un peu cavalier…

          • fabrice dit :

            Précision
            Non c’est wikipedia qui « sous interprète » la décision de Citroen de l’époque. Il y a une interview du président de Citroën de l’époque qui dit crument la même chose que moi (je l’avais lu dans un manuel universitaire de géo).

    • précision dit :

      Un(e) plan Marshall? Je me méfie des formules un peu creuses ; cette référence historique me paraît très peu adaptée au contexte;

      – il s’agissait de reconstruire des économies dévastés par la guerre
      – il s’agissait d’imposer une forme de libéralisation qui facilitait l’entrée de produits américains dans ces économies
      – il s’agissait d’unir l’Europe pour endiguer le communisme
      – il s’agissait pour une économie américaine florissante d’écarter un risque de récession

      Rien ou presque de ceci ne s’applique aux DOM TOM. Ils importent/exportent déjà beaucoup avec la métropole; ils font déjà partie de la Nation, il n’y a pas vraiment à reconstruire l’économie de ces territoires, et notre économie est loin d’être excédentaire au point de pouvoir investir sans trop compter, et quand bien même l’état trouverait des fonds supplémentaires, je ne suis pas certain que l’époque soit aux grands projets étatiques dans notre occident libéral.

    • Aramis dit :

      « Ces territoires sont notre futur, nous devons nous en occuper et devons les préserver, montrer notre présence. » Ces territoires sont un vestige du passé. La hausse des ouragans va ravager les antilles et la Guyanne et la montée de l’océan va lourdement affecter les îles du pacifique.

      Il n’y a dans l’économie du futur rien d’utile dans ces territoires. Sur le plan de l’agriculture et des matières premières facilement accessibles c’est zéro.

  4. Fralipolipi dit :

    On est clairement très en-dessous du niveau requis
    – vis-à vis des discours ronflants des politiques
    – vis-à-vis des exigences de terrain (protection des ZEE et territoires)
    – vis-à-vis des nouveaux discours des Etats Majors : haute Intensité / montée des crises avec la Chine / etc …
    – vis-à-vis des ambitions de partenariats internationaux / alliances, blablabla
    .
    Et ce quel que soit le secteur Outre-Mer, … les carences sont énormes.
    .
    C’est bien qu’un Sénateur s’en rende compte de temps à autres.
    .
    Il en dit quoi le Mindef ?

    • fabrice dit :

      La ZEE ?
      Pour avoir une idée 1000t de poissons c’est environ en moyenne 1 million de $.
      http://www.senat.fr/rap/r21-546/r21-5465.html
      Notre ZEE d’outre mer n’arrive même pas à approvisionner la 1/2 de la consommation de poisson de notre Outre mer….
      En résumé la Guyane pêche pour 4M de $, la Réunion pour 10M de $…
      Pour infos 4 Godwind (frégates) vendus à l’Egypte en 2014 c’est 1mds de $ soit 250M de $ la frégate…
      C’est comme si tu dépensais 10 000 euros de surveillance par an pour surveiller 1000 euros…
      Quand aux minéraux off shore, pour l’instant nada, rien trouvé d’économiquement exploitable.
      Je ne sais pas ce qu’en dit le Mindef mais à mon avis le Trésor doit faire une syncope…
      A sinon il y a deux jeunes Israélins qui ont bidouillé un logicel et qui l’ont revendu 1 mds de $ aux USA en deux ans…C’est à peu près 100X le revenu annuel de notre ZEE annuelle…Au lieu de garder notre ZEE d’outre mer, on ferait mieux de garder notre communauté juive…ça serait plus rentable…Malheureusement…
      https://fr.timesofisrael.com/les-millionnaires-francais-affluent-ils-vraiment-vers-israel-restons-sceptique/

      • précision dit :

        un peu simpliste comme position. D’une part des informaticiens (ou autres scientifiques et entrepreneurs) doués il y en a certes beaucoup en Israël, mais il vous aura peut être échappé qu’il y en a aussi en France. Qui ont eux aussi construit des entreprises valant des milliards et employant quelques milliers de personnes.
        Je ne ferais pas une fixation sur ces valorisations, fluctuantes et douteuses comme beaucoup de ressources financières, et qui ne nourrissent pas (directement) la population.

        D’ailleurs au vu de vos appels répétés à prendre exemple sur Israel, votre appel à lâcher la ZEE est un peu incohérent, Israel forçant justement la main à son voisin libanais pour s’arroger la part du lion de ressources offshores au large de leurs côtes, et dépensant des montants colossaux (en bonne partie financés par les USA) pour équiper ses forces armées, ce qui est certes compréhensible du certain point de vue sécuritaire.

      • précision dit :

        ah et enfin, je me demande ce que vous voudriez voir la France faire pour « garder » notre communauté juive. Le terme « garder » me semble dangeureusement évoquer les freins à l’émigration mis en place par l’URSS à une certaine époque.
        Si certains citoyens français ont envie d’émigrer pour rejoindre de meilleures conditions économiques ou une culture qui les attire, ou pour toute autre raison personnelle, l’état serait un bien mauvais serviteur s’il ne les laissait pas faire.

        Si vous visez la lutte contre l’antisémitisme les députés et la société ne vous ont pas attendu pour cela, et je ne suis pas convaincu qu’il soit nécessaire d’adapter la législation à ce sujet.

        Côté « investissement », je ne vois pas pourquoi investir spécifiquement pour cette communauté sur une base ethnique; d’une part je ne crois pas que cette communauté ait besoin de discrimination positive, et ce genre d’approche me semblerait contraire à l’esprit de la République Française.

        Enfin, vous dramatisez peut-être un peu le sujet. Mme Braun Pivet n’a pour le moment pas fait part de son avis de quitter le palais Bourbon (ou l’hôtel de Lassay).

      • Czar dit :

        non en fait, on va garder notre ZEE. Si en plus ça permet de faire coup double…

      • Twisted dit :

        C’est faux notre ZEE est pleine à craquer de nodules polymétalliques (Clipperton et Polynésie), de zinc/cuivre/argent/or (Saint Paul/Nouvelle Amsterdam), de cobalt (Réunion) et en pétrole (Saint Pierre et Miquelon).

        Israël devrait prendre soin de ses Arabes chrétiens, qui sont systématiquement supérieurs aux Juifs dans tous les domaines de l’éducation, mais font face à un curieux plafond de verre…

      • L'Alacrite dit :

        A la différence près que les Antillais ou Réunionnais devenus millionnaires n’ont généralement pas le luxe d’avoir une autre nationalité, et encore moins une autre nationalité où l’exil fiscal est élevé au rang de vertu. Dans le cas présent, l’affiliation communautaire, si elle existe, aura au moins l’intérêt de bénéficier aux territoires et au fisc français.

    • M.W dit :

      Le Système nous laisse un semblant de choix et la possibilité d’avoir un semblant d’influence sur des broutilles pour nous maintenir dans l’illusion que le peuple serait maître de son destin et de ses choix, mais en réalité, le Système dans lequel nous vivons n’a plus rien de démocratique , il ne représentant qu’un ersatz de liberté, l’ europe , s’oriente de la démocratie à la suppression de l’état de droit en ne privilégiant effectivement qu’une certaine élite avec l’argent comme catalyseur.

      Et puis je vais en rajouter: si j’ai pas l’impression que le président Français fasse trop attention aux problèmes dont on parle, j’ai encore moins l’impression que la grosse machine Européenne face trop attention à la France.

  5. Ludovic Auray dit :

    la reaction des parlementaires est logique.
    L’enveloppe budgétaire va exploser, il faut que chacun se batte pour sa part
    Réaction normale de défence de pré carré

  6. Gamberge dit :

    Délicate question que celle de l’équilibre à trouver pour assurer une souveraineté crédible sur nos nombreux territoires ultramarins dispersés dans tous les océans du globe.
    D’un côté, une volonté d’équiper au plus juste pour assurer au minimum le contrôle de chacun de ces territoires en estimant que la menace militaire crédible venant des voisins immédiats est objectivement faible, en postulant qu’en cas de crise imprévue les renforts pourront être envoyés (plus ou moins vite) de Métropole, en considérant qu’il serait ruineux d’augmenter le niveau d’équipement de chacun de ces territoires pour qu’ils puissent prétendre repousser individuellement les ambitions d’acteurs plus lointains mais bien plus puissants, et enfin en privilégiant l’effort de reconstruction et de remontée en puissance de notre outil militaire en priorité sur le territoire métropolitain, qui est le seul vraiment vital à la survie de la Nation.
    De l’autre côté, un constat que les forces de souveraineté sur ces territoires ont beaucoup perdu en épaisseur et que les missions régaliennes dévolues aux armées y sont remplies avec difficulté et parfois (souvent ?) avec insuffisance, un postulat que l’étendue de notre ZEE justifierait de mettre en place des moyens (ne serait-ce que de surveillance) nettement plus conséquents, et une inquiétude que la France ne se donne pas les moyens d’offrir plus qu’une résistance symbolique en cas d’attaque déterminée des plus puissantes (quoique lointaines) entités militaires de la planète (en considérant que l’attente de renforts éventuels venant de Métropole est une stratégie peu crédible).
    Vaste sujet, où chacun aura d’excellents arguments à faire valoir.
    Il me semble que peu ici pourraient trouver excessif de remuscler les moyens militaires de l’Outre-Mer.
    Mais dans quelles proportions ?
    Si on veut être en mesure de résister efficacement aux moyens chinois ou américains (hypothèses considérées comme improbables à court terme, mais le monde réel se rit souvent des théories) sur chacune de ces emprises, il faudrait y affecter des moyens tellement considérables qu’il est probablement plus réaliste (ou moins irréaliste) de compter plutôt sur la menace de notre force de frappe nucléaire pour modérer les prétentions annexatrices de ces lointaines puissances.
    Ce qui n’empêche pas de faire remonter le niveau de notre présence, ne serait-ce que pour signifier aux autres acteurs que nous ne sommes pas prêts à renoncer à notre souveraineté sur ces territoires à la première volée de missiles et ainsi renforcer notre crédibilité générale.
    Comparaison n’est pas raison, mais qui ici pourrait nous faire un topo sur la manière dont le Royaume-Uni protège militairement ses différents territoires ultramarins (hors d’Europe) ?
    Je ne suis pas spécialiste de la question, mais il me semble qu’en dehors de Diego Garcia (utilisée par les USA et protégée par eux), leur empreinte militaire y est encore plus symbolique que la nôtre (si je ne m’abuse, généralement guère plus qu’un « régiment » de volontaires locaux à l’efficacité militaire controversée sur chaque île, et combien de navires et d’aéronefs ?) Avec l’exception des Malouines où subsistent, pour les raisons historiques bien connues, une présence aérienne permanente (combien d’avions ?) et peut-être quelques troupes venues de Métropole (à vérifier) aux côtés d’une petite unité de volontaires locaux.
    Voilà qui promet d’intéressants échanges ici !

    • fabrice dit :

      Les Territoires d’outre mer britanniques c’est 272m habitants et 18m km2…
      https://en.wikipedia.org/wiki/British_Overseas_Territories
      Nous c’est 120 000 km2 et 2,7M d’habitants…
      https://fr.wikipedia.org/wiki/France_d%27outre-mer

    • précision dit :

      Aux Malouines:
      combien d’avions ? 4 Eurofighters, un A400M, un KC2 (et des hélicoptères).
      quelques troupes de Métropole à vérifier? C’est vérifié, plus de 1000 personnes, essentiellement sur des périodes de 6 mois il semblerait.
      Vous ne l’avez pas mentionné, mais un petit patrouilleur HMS Forth y est aussi basé.
      https://en.wikipedia.org/wiki/Military_of_the_Falkland_Islands

      En ce qui concerne l’air force, effectivement il y a les Malouines, Chypre, Gibraltar, et c’est à peu près tout ce qu’il y a de permanent. Plus l’île de l’Ascension et le Qatar avec l’US Air Force. https://fr.wikipedia.org/wiki/Bases_a%C3%A9riennes_de_la_Royal_Air_Force

      Pour une liste des bases militaires (Royal Navy, RAF, …):
      https://en.wikipedia.org/wiki/Overseas_military_bases_of_the_United_Kingdom

      Mais c’est effectivement difficilement comparable puisque sur les 270.000 hab des BOTs que mentionne fabrice, la majorité se trouve aux Antilles (Bermudes, Cayman, Turks et Caïques…) les autres territoires comportant tout au plus quelques milliers d’habitants. Ce qui n’est pas vraiment comparable avec les DROM-COM

      • Gamberge dit :

        Merci beaucoup pour ce topo.
        Je n’aurais probablement pas dû me lancer sur une comparaison hasardeuse avec les « British Overseas Territories », qui au final nous éloigne du sujet.
        Il me semble que ce n’est pas vraiment votre positionnent ici, mais auriez-vous une opinion bien informée concernant le niveau souhaitable de présence militaire française dans les DROM-COM ?

        • précision dit :

          « auriez-vous une opinion bien informée » la question est très courtoise, mais non, je n’ai pas d’opinion sur ce sujet, même non informée d’ailleurs.

        • Nouméa dit :

          @ Gamberge
          Que veut-on nous présenter comme une évidence de ces territoires « à décoloniser » d’urgence, vous voulez dire ?
          https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/04/29/nos-outre-mer-sont-arrives-a-une-etape-de-leur-histoire-ou-la-relation-avec-la-metropole-doit-etre-profondement-reformee_6124118_3232.html

          • Gamberge dit :

            Désolé, je ne suis pas sûr d’avoir bien compris votre propos (et je n’ai pu lire de votre article que ce qui est accessible aux non-abonnés), mais merci quand même.

        • fabrice dit :

          Gamberge
          Je pense que la France est dans une logique de marquage de présence pour certains DROM.
          Par exemple l’Antarctique français, la Terre Adélie, l’Institut Paul Emile Victor qui la gère coûte dans les 25M d’euros par an, on a quelques dizaines de scientifiques sur place et un bateau qui fait le ravitaillement. Pour l’instant ça rapporte 0 et ça coûte 25M d’euros par an. Le traité de l’Antarctique interdit la prospection minière. Mais au cas où, on sera présent.
          La France peut se permettre de perdre 25M d’euros par an.
          Néanmoins dans l’ensemble c’est dans les 10 à 15 mds d’euros que nous coûtent par an les DROM pour des perspectives économiques qui risquent de ne pas s’arranger pour les Antilles françaises (or Saint Barth que je mets à part) ou la Réunion et surtout Mayotte (il faudrait partir à toute vitesse selon moi).
          Niveau militaire, l’Antarctique est normalement désarmée par traité. Les autres pour minimiser les coûts, la présence doit être proportionné à l’avantage économique.
          Les mines de Nickel en Nouvelle Calédonie c’est 20mt par an à 20k euros la tonne de Nickel = 4 mds d’euros (ça représente un niveau de vie occidental pour 100 000 personnes), la Nouvelle Calédonie c’st 350m habitants. Avoir 3 à 4m soldats sur place fait sens. Il faudrait surtout une infrastructure capable d’accompagner une montée en puissance rapide au cas où.
          Pour les autres DROM c’est en fonction des événements et des menaces.
          Pour la Polynésie les ressources c’est surtout le tourisme (en gros Tahiti et de là quelques avions moyens courriers vous amènent sur quelques sites autour) et les perles noires mais celles ci c’est 300M de $ par an, à peu près de quoi nourrir à l’occidental quelques cinq mille familles. On pourrait très bien négocier l’indépendance avec une exclusivité pour les nodules polymétalliques par traité en cas d’exploitation future en échange d’une aide annuelle.
          Ne dépensons pas des fortunes pour garder des trucs qui coûtent une blinde et rapportent rien.

          • Conjonction dit :

            « or Saint-barth que je mets à part »
            Le mauvais usage de la préposition hors (employée à la place de la conjonction de coordination or) est ici fréquemment relevé.
            Néanmoins, il convient d’utiliser la préposition hors dans le sens de « en dehors de » (et dans ce cas de ne pas lui substituer la conjonction de coordination or).
            Hors Saint-Barth que je mets à part. Pas « or Saint-barth que je mets à part ».
            Merci.

          • fabrice dit :

            Conjonction
            Merci de la correction.

          • précision dit :

            @conjonction.
            Peut-être était-ce un jeu de mot et qu’il fallait comprendre « l’or de Saint Barth, je le met à part ». Drôles de priorités d’ailleurs: mettre à part une île dont l’activité économique (tourisme de luxe) n’a pas grand intérêt pour le bien commun, à part permettre aux riches de passer des vacances entre soi… Alors que, pour faire dans le cliché, les bananes de Martinique, si elles ont un surcoût visant à garantir le niveau de vie de la population locale, elles, rendent service à une bien plus grande partie de la population française.

          • Gamberge dit :

            @Fabrice
            Merci pour ce nouveau commentaire.
            Votre approche, par son aspect comptable, affiche un pragmatisme que le contribuable peut entendre, mais que le citoyen peut, me semble-t-il, discuter.
            En outre, au-delà de l’approche financière (ne pas dépenser plus pour la défense de ces territoires que ce qu’ils rapportent ou ce qu’ils valent ou ce qu’ils pourraient rapporter ou valoir dans un avenir plus ou moins long) et de l’approche de pur principe (ces territoires sont à ce jour français et comme tels doivent pouvoir être défendus de façon crédible), n’y a-t-il pas d’autres axes d’analyse, notamment l’aspect géostratégique, et d’autres encore, qui devraient être examinés pour déterminer l’effort de dépense à consentir pour les DROM-COM ?
            La notion financière est évidement importante, car l’argent n’a jamais poussé dans les arbres, fussent-ils tropicaux, mais cette grille d’analyse ne devrait selon moi pas être la seule à prendre en compte.
            Au-delà de cela, la question de savoir si c’était une bonne idée de conserver tout ou partie de ces anciennes colonies ou s’il serait à présent préférable de les faire sortir du giron national, quelles que puissent être les raison pour ce faire, sont des points dont on peut sans doute débattre, mais qui me semblent sortir du postulat de base de l’article que nous commentons.

    • Raoul Taburin dit :

      Pas seulement les Falklands, les Brits ont des bases et s’entraînent dans quelques pays : Allemagne, Bahrein, Belize, Brunei, Chypre, Oman, Qatar …
      Par contre ils n’ont pas le même type de territoires ou départements que nous.
      Et certains des territoires associés à la Couronne (Bermudes, Caymans, Man …) sont des paradis fiscaux dont la capacité d’autofinancement est importante ^^

    • Aramis dit :

      « et enfin en privilégiant l’effort de reconstruction et de remontée en puissance de notre outil militaire » Je serais curieux de savoir ce qui vous permet de dire que nous remontons en puissance au delà des discours ridicules de nos décideurs.

      Essayer de rendre fonctionnel le format totalement insuffisant pour quoi que ce soit que nous avons actuellement ne va rien changer.

      • Gamberge dit :

        @Aramis
        Nous ne serons de toute évidence pas d’accord sur ce sujet, mais merci de m’avoir lu et répondu.

  7. Czar dit :

    « ruptures temporaires de capacité [RTC] »

    si y a déjà un sigle pour ça, c’est pas grave, ça veut dire que l’Etatpensatou

  8. Themistocles dit :

    « Parfois… » quel euphémisme !

  9. vrai_chasseur dit :

    Pour les perspicaces, vous avez là le budget de la défense française en % du PIB depuis 1960
    http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/MS.MIL.XPND.GD.ZS?locations=FR

    Vous pouvez y lire la tendance de fond que chaque président a laissé, il suffit de regarder les années
    avec 3 exceptions
    – après 1960, la bombe atomique française a été mise au point (‘gerboise bleue’ : 13 Février 1960) et les budgets R&D défense nucléaire, très importants, ont progressivement diminué
    – 2009 et 2020, ce n’est pas la dépense militaire qui monte mais le PIB de la France qui descend (respectivement crise financière 2008 et crise covid à partir de 2019)

    • précision dit :

      pour 1960, la décolonisation et en particulier fin de la guerre d’Algérie serait une explication à la baisse supplémentaire à la bombe, non?

      Lien intéressant en tout cas, surtout parce-que le tableau en-dessous montre que l’allure globale de la courbe est similaire dans la plupart des pays occidentaux.

    • casanova dit :

      Les dépenses de defense sont passé de prés de 6% du PIB en 1950 a 2% en 2022…. Il fallait bien financer les dépenses de santé (1% en 1950, 9% aujourd’hui). On ne peut pas tout avoir !!!

    • Blurb dit :

      @vrai chasseur
      Merci du lien.
      Sauf erreur sur le même indicateur mais en « USD constants », on n’a jamais autant dépensé pour la défense depuis 1960 (de 25 milliards à plus de 50 aujourd’hui …).
      PS : il est certain qu’entre un AMX30 et un Leclerc, Transall et A400M, Mirage III et un Rafale … les prix associés aux technologies ainsi que les volumes de production ont évolué.

    • Gamberge dit :

      Lien très instructif. Merci.

  10. Blockhaus dit :

    La France se reve encore comme un empire. Malheureusement…

  11. Anthonyla dit :

    Le B2M Champlain basé au Port des Galets depuis 2016 a une capacité de remorquage.

  12. Antoine dit :

    Ferait mieux de vendre tout ce fatras d’îles inutiles au premier qui bouge (américains ou chinois).

    • précision dit :

      Provocation ?
      1 – ne faudrait-il pas prendre en compte l’avis des habitants avant de « les » vendre ?
      2 – dans beaucoup de ces territoires une partie significative de la population est française depuis plus longtemps que nombre d’habitants de la métropole. Certes pas à Mayotte, mais justement les mahorais ont voté à plus de 90% pour être un département français.
      3 – les pays qui ont vendu un territoire sont généralement passé à côté d’une mine d’or (Alaska, Californie, Louisianne). Cela ne veut pas dire qu’ils auraient été en mesure de développer ces territoires aussi bien que les USA, mais le résultat est que depuis 50 ans, à part la vente controversée d’une ile peu habitée à la riche Arabie par la pauvre Egypte il n’y a plus eu de vente de territoire. https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_territory_purchased_by_a_sovereign_nation_from_another_sovereign_nation
      4- vendre à la Chine serait considéré par certains de nos amis comme de la trahison.
      5 – les USA ont tendance à ne pas assimiler complètement les petits territoires lointains qu’ils contrôlent. Tout au mieux en faire des territoires non incorporés.

    • themistocles dit :

      Pour la Martinique, ca a bien failli arriver en 2006. Une serie de greve avait paralyse l`ile te le MININT avait alors propose d`organiser un referendum pour l`independance. Les greves ont cesse immediatement….

  13. Daniel 1945 dit :

    À quand l’indépendance pour tous ces confettis d’Empire ?

  14. Catoneo dit :

    Posséder une grande ZEE coûte cher.
    Aussi faut-il commencer par la valoriser au maximum et y prédisposer ensuite des moyens d’intimidation, sous couverture par exemple de la police des pêches et du narco-trafic.
    Mettre les grandes îles en position de défense visible n’est pas très onéreux et marquerait mieux l’empreinte française.

    Cependant, valoriser notre ZEE est compliqué par l’évaporation du capitalisme français depuis l’aventure de la Gauche plurielle, qui a signalé à tous qu’ils étaient en péril. Aussi investissent-ils depuis lors loin des griffes de l’Etat français. Le seul secteur encore « travaillé » est celui de l’hébergement touristique mais cela ne fait pas des sommes mirobolantes.

    PS : ne pas compter sur des alliés sur zone qui en cas de crise veilleront à leurs intérêts propres.

  15. Daniel BESSON dit :

    Cit : [ Outre-Mer : Selon le Sénat, le soutien des forces de souveraineté est « parfois sacrifié » ]

    Le Merluchon qui veut faire ouvrir le feu sur les chalutiers Brésiliens en dehors de la ZEE Françouze a proposé une alliance avec le Venezuela pour sécuriser nos colo… Nos possessions en Amérique du Sud et dans les Caraïbes lors de sa – son avant – dernière campagne présidentielle ! ( Authentique ! )

    Dans la suite de cette  » idée  » je propose de remettre la sécurité de nos colo… Possessions ultramarines dans les mains des Malgaches , des Indiens , des Chinois et des Mexicains … ;0)

    • précision dit :

      vous ne caricatureriez pas un peu?
      Si Lula l’emporte dans quelques jours, ce qui est loin d’être invraisemblable, je serais surpris que Mélenchon ait une mauvaise idée du Brésil.

    • fabrice dit :

      Le Merlu Chonchon, le Brejnev français, veut s’allier avec la Russie, le Venezuela, la « Balestine », le Qatar, le PSG et l’Iran dans un « Axe du bien » contre le judéo capitalisme américain…

  16. Jean Le Bon dit :

    Sur les « difficultés » de tous ordres rencontrées aussi bien en France Métropolitaine, en Outre Mer que dans les détachements européens actuels: un point commun illustré par le lien mis par vrai_chasseur: le manque d’argent dans une richesse produite qui stagne – au mieux-
    Historiquement, quand la France s’est retiré de ces guerres coloniales en 1962 (Algérie), tout a été priorisé sur le nucléaire. Le tout dans un contexte de baisse des crédits mais tempéré à l’époque par le fait que, la France était la 4ème puissance économique mondiale… Malgré ce fait, lors de la première crise énergétique des années 1970 (1973 exactement), les Armées se sont retrouvées alors avec de grandes difficultés pour, aussi bien l’entrainement, le MCO et l’hébergement des troupes constituées à l’époque d’au moins 80% d’appelés du contingent { ajoutez que les programmes d’armements conventionnels prenaient du retard – génération AMX10, VAB etc…}. A par les anciens, personnes ne semble se rappeller la crise de moral des Armées (hors périmètre du nucléaire) en 1974 ! Entraînant des mouvements de soldats du contingent (en « quasi-grêve »); le tout dans un contexte très anti-militariste {et anti police aussi… Nous étions peu après mai 68…}. Giscard d’Estaing fraîchement arrivé au pouvoir a dû rappeler Bigeard pour remonter le moral des troupes ! La gestion qui a suivie sur cette période 1974/1981 a été, je le juge, plutôt bonne car maintient du budget dans une France qui commençait à connaitre des difficultés économiques et du chômage certes, mais encore « forte ».
    Ces situations très mauvaises que l’on constate aujourd’hui donc, (entraînement, MCO, hébergements…) me rappellent « furieusement » l’état de début de délabrement que l’on constatait au tournant des années 1960/1970…
    La professionnalisation – sans argent- des armées et la RGPP (2008/2013) ajoutées à des programmes d’armement coûteux et mal maîtrisés, (NH, A400, Rafale, Tigre, etc…) ont cassé l’outil. Il faudra du temps pour rattraper tout çà; du temps et de la volonté (et une économie qui ne se délâbre pas trop)…
    NB: perdre les Outre-Mer, c’est acter de notre déclin.

  17. Achille-64 dit :

    Curieuses toutes ces réactions sur ‘l’outremer coûte trop cher’.
    On a une bande de comptables qui commentent sur le rapport coût/bénéfice de ces zones éloignées.
    Bravo alors, vive la politique de comptables … ça tombe bien, c’est celle qui est menée.

    Oubliées, les capacités d’influence que nous permettent ces COM ?

    Si ces collectivités souffrent d’une chose c’est surtout d’un laisser-aller grandissant, permis par les nouvelles générations de cols-blancs et mains manucurées que nous élisions.
    Un laisser-aller laisse persister des habitudes néo-coloniales dans plusieurs départements. Une politique timorée du ‘faut pas faire de vagues’ qui justement conduit à l’abandon progressif de ces territoires éloignés. Un manque d’ambition qui encourage effectivement les populations de ces régions à regarder ailleurs.

    Bref, vivent les petits-bras et oublions toutes les possibilités de rayonner (un peu) en différents endroits de la planète.
    Et surtout, ne demandons pas leur avis aux habitants de ces régions (on ne l’a fait qu’en Calédonie, il me semble).

    On fait marcher la planche à billets pour bien d’autres causes qui n’en valent pas la peine … subventions et niches pour quantité de lobbies bien métropolitains, ceux-là.

    Combien coûterait un simple doublement de nos capacités (air, marine) dans les COM, juste pour être sérieux au niveau de la mise en pratique de notre souveraineté … allez, 1 (2?) milliards ? …. Quelle horreur !
    Combien a-t-on balancé aux Chinois qui nous ont sympathiquement envoyé un foutu virus sorti de leurs éprouvettes ?

  18. PHILIPPE dit :

    Comme souvent évoqué par beaucoup sur ce site notre vaste ZEE attend une souveraineté crédible et pas du baratin.

  19. E4S dit :

    Nous n’attendons rien de la métropole car nous n’en avons pas, nous ne sommes plus des colonies depuis trois générations maintenant, nous sommes FRANCAIS à part entière, et les derniers FRANCAIS locaux nés au temps des colonies ont fait exactement la même chose que ceux de la métropole d’alors : traverser la mer au péril de leur vie (quiconque a vu un gomyé voit ce que représente une traversée nocturne dans une zone surveillée par des navires habitables motorisés) pour rejoindre les alliés afin de se battre pour la France.
    Nous attendons de la France, y compris hexagonale, très exactement la même chose que tous les français de province : un gouvernement qui aime la France, ce qui se résume à mon sens au retour du Roi légitime et à la vocation chrétienne de la Fille Aînée de l’Eglise, et non une bande de bobos-parigots qui se croient en pays conquis et se font haïr par à peu près tous les FRANCAIS dignes de ce nom tout en ch.. Se soulageant allègrement tant sur le tricolore que sur les emblèmes locaux légitimes, à commencer par une certaine Croix de Saint Michel frappée de quatre serpents.
    Résolvons ce problème, le reste rentrera dans l’ordre tout naturellement.
    Dernière chose : ne vous fiez surtout pas au récit des « grands » merdias locaux, ils sont tout aussi noyautés que les hexagonaux, et accordent la même place à ce que pense réellement le peuple : aucune.

    • Régime dit :

      Voilà qui nous entraîne bien loin du sujet, mais la curiosité me tenaille. Votre « Roi légitime » à vous, c’est lequel ? Parce qu’il paraîtrait qu’il y aurait plusieurs prétendants.

  20. Cyd dit :

    Parfois ?

    De toute façon, ces îles n’ont pas un poid électoral suffisant pour que notre caste dirigeante y trouve un quelconque intérêt

  21. alraune dit :

    Je suis outré de lire certains commentaires limites racistes traitant de nos concitoyens des DROM-COM. Comment osez-vous parler de français comme des variables économiques que l’on peut abandonner selon nos besoins? J’ai honte à ma France!!!
    Abandonnons Marseille ou le Havre également qui coutent plus cher que ce qu’ils rapportent.
    @fabrice : cela devrait vous faire plaisir qu’ils importent autant cela permet d’enrichir la « Métropole » et remboursent ainsi le fait qu’ils vous coutent un bras soi-disant.
    ‘Notre ZEE d’outre mer n’arrive même pas à approvisionner la 1/2 de la consommation de poisson de notre Outre mer….’ Ne parler pas de ce que vous ne connaissez pas!! La pêche est traditionnelle sur de petites embarcations; ce qui rend impossible d’être autosuffisant. En France hexagonale les flottes de bateaux modernes ont été subventionnées par l’Europe, financement non présent dans les DROM. Mais la ressource halieutique présente dans la ZEE est 1000 fois supérieures à celles de l’hexagone.
    Et je ne parle pas des réserves énergétiques sous marines (clathrate de méthane, pétrole etc.)
    Grâce à son outre mer la France possède 70% de la biodiversité (faune et flore du monde). Avec le réchauffement climatique nous avons là une ressource illimitée pour la pharmacopée du futur et pour renouveler notre alimentation. Je rajouterai que la Guyane est la 2eme réserve d’eau douce du monde!!!
    D’un point de vue stratégie militaire la France grâce à ses outre mer est le seul pays au monde qui peut prépositionner des forces sur tous les continents.
    Le réel problème du non développement des Outre mer est une absence de vision politique. Nos militaires traitent de ce sujet depuis une 40aine d’année. Il est nécessaire 1) de créer un ancrage économique fort avec leur territoire de proximité. Savez-vous que la Martinique & la Guadeloupe ne peuvent coopérer avec les iles les environnants?
    2) de créer des accords d’échange ( justice, diplomatique, déplacement) Exemple : L’ile de Ste Lucie située à une 100aine de Km de la Martinique. De cette ile de nombreux mafieux impliqués dans le trafic de stupéfiants sont à l’origine de meurtres de masse et violent en Martinique. Ces assassins repartent après leur méfait en toute quiétude chez eux car il n’y a pas d’accord d’extradition entre la France et cette petite ile de 60 000 habitants.
    3) adaptation des lois françaises et européennes dans chacun de ces territoires. La Polynésie francaise peut échanger avec l’Irlande mais pas avec les iles Tonga!!!! Ce qui fait que ces territoires qui pourraient être une vitrine de la France et de l’Europe dans tous les océans sont restés dans le même régime qu’à l’époque des colonies.
    Je vais m’arrêter là, mais il y a temps à dire pour démonter tous ces commentaires réalisés sans connaissance du sujet et baser sur un argumentaire fallacieux et pour certains empreint de racisme

    • précision dit :

      j’étais surpris aussi , surtout après l’article datant d’il ya quelque jour mentionnant le décès du soldat le plus décoré de France, français d’origine polynésienne.

    • fabrice dit :

      Alraune
      Parce que certains partis politiques de ces DROM parlent de la France comme d’une variable d’apport d’aides sociales et de subvention de toute nature que l’on peut abandonner selon ses besoins…

  22. Tina dit :

    Bsr E4S!
    – proposition intéressante sur le couple CMN CL 65 / COUACH 2800. Toutefois, il serait productif d’adapter nos besoins/capacités/matériels aux situations spécifiques de cha cunes des zones géographiques de nos DOM/CROM.
    – Le premier de notre prérequis, est de se débarrasser des globalistes/mondialistes en France… Et dans plusieurs pays en Europe.