L’École nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent va encore prendre du volume

Créée en 1963 à Saint-Maixent, l’École nationale des sous-officiers d’active [ENSOA], passage obligé des futurs cadres de l’armée de Terre, qu’ils soient recrutés par voie directe ou semi-directe, avait vu son activité quasiment doubler, après la décision de porter l’effectif de la Force opérationnelle terrestre [FOT] de 66’000 à 77’000 militaires, suite aux attentats de janvier 2015.

À l’époque, l’ENSOA comptait quatre bataillons pour assurer la formation de sept promotions par ans [trois pour le recrutement direct, quatre pour le recrutement semi-direct]. Et l’effectif de chacun d’eux passa de 280 à 360, voire à 400 élèves.

Pour faire face à cette hausse de son activité, l’ENSOA décida de réactiver, à compter de 2018, un cinquième bataillon [comme entre 2003 et 2005] afin d’accueillir les élèves officiers issus du recrutement direct, leur formation étant deux fois plus longue que celle de leurs camarades recrutés parmi les militaires du rang.

Par ailleurs, l’ENSOA propose des stages de perfectionnement. Et, en la matière, les besoins ne cessent de s’accroître, sous l’effet de la réforme du parcours professionnel du sous-officier, lancée en 2020 par l’armée de Terre afin de répondre à la mise en oeuvre du programme SCORPION et au durcissement de la préparation opérationnelle liée à la perspective d’un engagement dit de « haute intensité ».

Selon les chiffres de l’armée de Terre, l’ENSOA forme entre 5000 et 6000 élèves et stagiaires par an, sans compter sa participation au projet des « Cadets de la défense »…

Dans un entretien publié par le quotidien « La nouvelle République », son commandant, le général Alain Didier, a indiqué qu’à partir de 2025-26, l’ENSOA accueillera jusqu’à 7000 élèves et stagiaires par an. Ce qui exigera de renforcer également l’encadrement.

« La formation des sous-officiers évolue avec un nouveau parcours. Lorsqu’on met en parallèle l’exigence pour les combats de demain et la nouvelle politique de formation, les flux vont augmenter », a en effet avancé le général Didier. « On va passer à 7.000 élèves vers 2025-26, contre 6.000 aujourd’hui », a-t-il précisé.

Et d’expliquer : « La part des recrutements va augmenter et les sous-officiers reviendront plus régulièrement. La formation générale 3, qui permet de devenir chef de section, sera mise en place vers 2024-25. Le nombre de personnels permanents [600 actuellement] va augmenter mécaniquement ».

Et cela suppose aussi d’augmenter les capacités d’accueil de l’école. Deux nouveaux bâtiments destinés aux cadres ont d’ores et déjà construits et un troisième, d’une capacité de 86 places, doit l’être d’ici la fin de cette année. Un effort est également fait pour rénover et améliorer les infrastructures existantes.

S’agissant du recrutement, l’ENSOA ne connaît [presque] pas de difficulté selon son commandant. « À la marge près de certaines spécialités, nous arrivons à avoir des promotions complètes », a-t-il assuré, admettant toutefois qu’il y a « quelques domaines dans lesquels c’est plus compliqué, par exemple les maintenanciers aéronautiques, comme dans le civil ».

« L’attractivité de l’armée de Terre tient au fait que les jeunes ne viennent pas seulement chercher un métier mais aussi un supplément d’âme, la volonté de s’engager, alors qu’il n’y a plus d’obligation de servir la France par les armes. Ils méritent toute notre attention. L’ambition de l’encadrement est de leur donner tous les outils pour devenir des chefs dans les enjeux des combats de demain, qui ne manqueront pas. C’est le cœur de notre sujet », a conclu le général Didier.

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34 contributions

  1. Raymond75 dit :

    J’ai fais mon service militaire en 67/68 en Allemagne. Pendant les ‘évènements de mai’, nous étions complètement isolés, et pendant la semaine des barricades les régiments étaient en alerte et patrouillaient le long de la frontière, prêts à intervenir, mais sans jamais franchir cette frontière franco-allemande.

    Bien entendu, on se disait que l’on pourrait être amenés à intervenir pour ‘rétablir l’ordre’, et les bouches commençaient à se délier. Nous étions commandés par un lieutenant, 2 m de haut, 1 m de large, yeux bleus très clairs, dont on disait qu’il avait fait partie des services spéciaux en Algérie.

    Malgré tout, nous fument deux ou trois à parlementer avec lui, pour tenter d’améliorer notre sort, et l’époque se prêtait aux échanges, en faisant très attention de ne pas franchir la ligne rouge. Et bien je peux dire que nous avons gagné en respect, que beaucoup de corvées sans but furent supprimées, et que les relations, tout en restant militaires, furent nettement meilleures.

    Quelques temps plus tard, ce lieutenant fut muté à Saint-Maxent, dans cette école de sous-officiers. et lors de son pot d’adieu, il nous a dit qu’il avait beaucoup appris avec nous, et qu’il saurait retransmettre cela aux futurs officiers … Quand même un souvenir positif de ces 16 mois de service !

    • mich dit :

      Ça va Raymond ? en tout cas comentaire vraiment plus intéressant que certaines de vos envolées dont vous nous gratifier parfois .

    • Catoneo dit :

      J’ai quitté les FFA fin février 1968. Ce que vous décrivez comme dispositif d’alerte était sans doute l’opération « Bâton Bleu » qui organisait l’intervention de certaines unités en France pour contrer une insurrection.
      De Gaulle est venu voir Massu à Baden Baden le 29 mai pour sonder certainement le commandant en chef sur l’éventualité d’une intervention des FFA.
      Je parle d’une opération dont j’ai consulté les cahiers au bureau de ma compagnie lors d’un exercice « Quick Train » organisé avec les Allemands, consistant à sortir en 6 heures le régiment au complet de la presqu’île de Constance en forme de nasse.
      Votre décision de parler à votre officier pour améliorer les conditions de vie fut la bonne et c’est toujours le cas. Tout officier est attentif au moral de ses gens. On ne voit pas tous les détails et les inspections sont souvent « téléphonées », mais c’est plutôt le travail des chefs de groupe de faire remonter les stupidités.
      Nous avons en France un remarquable corps de sous-officiers capables de hausser leurs responsabilités sans préavis en cas de besoin. Ce que les Russes n’ont pas.

      • Eliane 2 dit :

        J’étais gosse en 68 à Constance, mon père servait au 129, FFA
        L’actualité était omniprésente dans la famille.
        Dans mon ressenti, mai 68 on suivait bien sûr pas vraiment un énorme événement. Tiens un matin De Gaulle à Baden-Baden ? ( on connait tous les tenants et aboutissants)
        « Alors Massu toujours aussi gaulliste ? »
        « Oui, toujours aussi con mon Général »

        68 pour moi c’est le Têt en février, suivi avec inquiétude, et surtout, surtout les Soviétiques à la frontière Tché à la fin août !!!
        Mai 68 en France ? Personne n’était militairement concerné à Constance !!
        L’armée d’Allemagne à la rescousse, c’est un fantasme total

        Les Sovs à la frontière Tché ? Slava Ukraina

        • Raymond75 dit :

          Oui bien sûr, un mois après les soviétiques envahissaient le ‘pays frère’ tchécoslovaque pour le ‘libérer’, et immédiatement le ciel était rempli d’avions, et des convois US se dirigeaient vers la frontière de la RDA (secteur US). J’étais radio d’état-major, et nous fument submergés de messages codés …

          Après une crainte d’intervention en France, un risque réel de guerre eu Europe ! Mais heureusement, De Gaulle a ouvert les pompes à essence et tout le monde a observé en spectateur les Soviétiques rétablir leur ordre …

          Je n’ai donc pas connu la guerre, et heureusement, mais comme un souffle chaud m’envelopper. 55 ans après, cela recommence, mais en plus inquiétant.

        • Raymond75 dit :

          J’ajoute que notre génération avait été sensibilisée par le guerre d’Algérie pendant le début de notre adolescence, et surtout la lutte des jeunes Américains pour les droits civique et la contestation de la guerre du Vietnam, contestation internationale qui avait soudé cette génération.

          J’ai connu des jeunes conscrits US qui, après un séjour en Allemagne, partaient pour le VIetnam en pleine offensive du Têt, et j’ai mesuré la chance que j’avais à ce moment d’être Français …

          • Sempre en Davant dit :

            C’est dans les mémoires de Giap que l’on trouve l’explication de la prolongation de la guerre du Vietnam de 1968 à 1975.
            Le grand camarade Général explique que Jane Fonda et les protestations imposent de poursuivre la guerre pour en tirer des avantages politiques qui sont plus importants que l’indépendance du Vietnam ou la vie des Viets.

            Il a une vidéo où Jane Fonda reconnaît le fait mais s’abrite aussi devant l’importance politique…

            Évidemment le drafti d’hier, comme le conscrit ou le rappelé de demain, n’ont pas la même importance « politique ».

            Quel dommage de n’avoir que des postureurs en fait de politiques…

            Une bonne lecture Giap…
            Pas réussi à trouver une vidéo de « message » par Graham Allrigh… « dommage ».

        • aldo dit :

          Toutes ces histoires sont probablement passionnantes mais quel rapport avec l’ ENSOA ?

      • Czar dit :

        « De Gaulle est venu voir Massu à Baden Baden le 29 mai pour sonder certainement le commandant en chef sur l’éventualité d’une intervention des FFA. »

        hypothèse alternative quoique complémentaire : de Gaulle était venu sonder les Soviétiques par le biais de Massu (qui avait déjeuné la veille de sa venue avec son homologue russe qui avait explosé de rage contre ces anarchistes trotskystes. Sachant que les rouges n’étaient pas dans la danse, contrairement sans doute aux américains dont on voyait souvent le dénommé cohen-bendit près de l’ambassade, de gaulle savait que la seule vraie base du mouvement ouvrier en France le PCF et lea CGT ne suivraient pas le foutoir et que tout pouvait se solder par une négoc salariale, il n’était pas question d’un nouveau coup de Prague vingt ans après (enfin, pas ici)

        • Robert dit :

          Massu qui n’était pas rancunier après avoir été piégé par De Gaulle à la fin de l’Algérie française.

    • albatros dit :

      Donc vous aviez fait votre service en mai 1968…
      On comprend mieux ainsi vos positions.

      • dompal dit :

        @albatros,
        Naaann, déconnez pas tout de même ! 🙁
        Faîtes preuve d’un peu de compassion pour les vieilles carnes communistes comme @Raymonde, obligées de faire leur SN en Allemagne pour interdire à l’Armée rouge d’envahir l’Europe de l’ouest.

        Vous ne pouvez pas comprendre son dilemme moral…. 😉

        A présent tout le monde peut constater son traumatisme engendré par ce dilemme : être obligé à plus de 70 balais de faire des com’ sur un site déf/mili.

        Ayez pitié de lui et ne lui jetez pas l’opprobre. 🙂

        • Raymond75 dit :

          Ah je suis communiste maintenant ! Je me savais gauchiste, déserteur, porteur de valises, drogué, bisounours, planqué, réformé, suppôt des islamistes, gauchiasse, mais pas communiste.

          C’est une nouvelle décoration que je mettrai sur ma veste, comme les médailles automatiques qui décorent les guerriers professionnels, de tous pays, de toutes époques, de tous régimes. Des hommes, des vrais, eux !!!

    • MaPromo dit :

      Erreur ! St Maix est une école de sous-officiers : ENSOA ! Donc il n’existe pas de formation d’officier dans cette école.

      • Raymond75 dit :

        Oui, j’ai écrit trop vite, mais je parlais bien de St-Maixent. De toute façon cela ne change rien à mon commentaire.

  2. Frédéric dit :

    Quelqu’un aurait les chiffres exact avant la fin de la conscription ? On m’avait parlé de plus de 10 000 élèves par an en 90/91.

  3. FTAM dit :

    Pourquoi ne pas dire, tout simplement et comme pour les recrutement de la fonction-publique civile, concours INTERNE , concours EXTERNE ?
    D´où vient cette particularité ?
    Y a-t-il une volonté de cli

    • FTAM dit :

      … recrutementS
      … clivage ?

    • PK dit :

      Interne : le concours est réservé aux personnels de l’administration.

      Externe : le concours est réservé aux autres.

      En général, le concours externe est plus difficile (car le niveau des concurrents est plus élevé) et par conséquent la voie royale (on voit rarement un CEMA(T) issu de l’EMIA vs l’ESM (St Cyr)). A contrario, un X est sûr de finir a minima avec une paire d’étoiles sur les épaules (contrairement à Cyr où il y aura 50% de déchets a minima). C’est pareil pour toutes les administrations gérées par l’État.

      On peut cependant reconnaître à ce système un moyen loyal de monter de catégorie pour chaque type d’agent de l’État : une sorte d’ascenseur sociale, même si dans les faits, aucun agent monté ainsi n’accédera jamais aux commandes de l’étage supérieure (c’est le rêve vs la réalité).

      • Sempre en Davant dit :

        Cyr formait des capitaines.
        St Maix des Margis/Sergent.

        Les grandes dissolutions voyaient des officiers partir après le tour de commandement et des sous offs partir après 5 ans… d’autres moisissaient… jusqu’à un tel déficit de SO qu’ils passaient SOC presque au hasard de la lassitude des meilleurs… partis civils.
        Bref en fait de gestion c’était assez absurde ! Y compris pour ceux qui après 25 ans sans opex étaient de toutes les suivantes jusqu’à râler franchement.

        Espérons que le format soit défini avec assez de stabilité pour ne pas dégoûter les bons. Par ce que cela conduit à garder des trops justes qui étaient de vraies plaies.

        Des SO font partie des types les plus épatants que j’ai rencontré. Ils étaient issus du rang et engagés dès 16 ans, colo ou para.

        Bref le St Maixanté on le flatte comme le mouton : au cou quand vient pâque…
        Après quoi c’est la chasse au bi-chefAdl qui lui a le permis le x le y.

        Enfin, a effectifs stables une vraie gestion doit être possible. Et la production de sous off 100% aux côtes 0% bouche trou.

        Car en plus du reste, des types gâchés, auraient pu faire 17ans comme MdR qui s’éclate au lieu de 5 de misère.

        Et vive le képi pour les filles si on sait pas faire mieux, Ce tri-courte-cornes est tellement moche qu’on oserait pas en coiffer les punis: on est pas des sauvages, …, pour tout le monde !

        • PK dit :

          Heureusement, les concours ne font pas la valeurs des hommes. Il y a des gars formidables à tous les échelons et – malheureusement – ce critère n’en est pas un pour progresser dans la hiérarchie. Il y a moins de risque à aller chercher une citation sur OPEX360 en soutenant à mort le gouvernement que d’aller risquer sa peau en OPEX. Spéciale dédicace à notre (futur) étoilé de service…

        • Sempre en Davant dit :

          A y réfléchir les élèves de l’ENSOA, devraient être au niveau pour devenir Chef et Sous officier adjoint.

          Certain pouvant servir plus longtemps (25 ans?) comme sergent-major poste à recréer.

          Ceux qui deviennent Chef de Section ne devraient’ils pas être les seuls admis à l’EMIA?

          Si avec cela il n’y a pas d’émeute mon patch « agit-prop’  » sera promu chiffon.
          En tout cas la suppression de la catégorie D aura été une aussi mauvaise idée que le 80% d’une classe d’age au bac.
          D’excellents gendarmes étaient D et OPJ…

  4. Michel dit :

    celui qui vous a « parlé  » à rajouté un 0 aux chiffres .

    • Frederic dit :

      Je ne pense pas. On parle d’une armée de terre qui avait a l’époque plus de 300 000 hommes. Et je rappelle les chiffres actuels :  »Selon les chiffres de l’armée de Terre, l’ENSOA forme entre 5000 et 6000 élèves et stagiaires par an » 10 000 me semble être le minimun pour les effectifs d’alors.

      • 96marsouin dit :

        300 000 hommes incluant le contingent. Donc incluant les sous officiers appelés. Le nombre de cadres d’active n’était pas si important dans les unités de conscrits.

  5. jean pierre dit :

    J’ai moi-même quitté les FFA en septembre 1971 en tant qu’appelé au 51eme RCT, un sous-officier, un adjudant, a rehaussé à mes yeux, par sa rectitude, son sens du devoir et son approche humaine, l’opinion que j’avais de ces personnels, parce que pour les autres………

  6. Phil dit :

    J’ai quitté l’ENSOA en novembre 89, petite promo de 200 élèves, mais à l’époque il n’y avait pas 10000 stagiaires par an , impossible !

  7. lgbtqi+ dit :

    La colonne vertébrale de l’armée française !

  8. DIRISIEN dit :

    C’est le maire d’Avon qui va être content !

    Ancien ESO vers 2010, les bâtiments de notre bataillon étaient récents. Je ne vois cependant pas, comment ils pourraient augmenter autant le nombre d’élèves par promotion avec les bâtiments que j’ai connu.

  9. albatros dit :

    Une école indispensable pour former des sous officiers, à la charnière entre le corps des officiers et les soldats
    Une varie courroie de distribution, mais dans les DEUX sens car els anciens sont ou doivent être écoutés.
    Un corps de sous officiers expérimentés et bien formés, c’est ce qui fait l’admiration de isaraëliens ou étasuniens
    et qui manque cruellement aux russes

  10. chicogoya dit :

    Bonjour à tous. «un cinquième bataillon [comme entre 2003 et 2005] afin d’accueillir les élèves officiers issus du recrutement direct, leur formation étant deux fois plus longue que celle de leurs camarades recrutés parmi les militaires du rang.» Peut-on connaître la durée de l’un et de l’autre ? Merci.

  11. sentinelle dit :

    commentaire qui n’ont rien a voir un ancien de la 45 eme Promo avec le Slt Bassery 12 Ch Sedan c’est lui qui par la qualité de son CDt m’a fait choisir L’ABC après l’EMIA.

  12. dompal dit :

    Ouais, je peux bien entendre les propos du Gal Didier mais il serait intéressant de connaître le pourcentage de dénonciation de contrat avant la fin de la scolarité et au cours du premier contrat ?

    Si c’est dans les mêmes proportions que pour les EVAT, effectivement l’ENSOA peut accroître significativement ses effectifs….
    ….mais n’est-ce pas un nivellement par le bas comme pour les EVAT ???

    • VinceToto dit :

      Mais non, mais non pas de nivellement par le bas pour l’ENSOA: le recrutement direct est passé en quelques décennies du brevet des collèges au niveau Bac+2: https://samabac.com/concours-ensoa/
      (Mince, c’est au Sénégal, en France c’est la pente inverse…)