Les forces britanniques et américaines s’associent pour couler l’ex-frégate USS Boone lors d’un exercice inédit

Durant la Seconde Guerre Mondiale, le Coastal Command de la Royal Air Force [RAF] s’était vu confier la mission de surveiller les côtes britanniques et de protéger les convois maritimes alliés contre les avions et les navires [à commencer par les sous-marins U-boote] allemands. Puis son rôle évolua vers des opérations plus offensives afin de perturber l’approvisionnement de l’Allemagne.

Par la suite, ayant perdu ses avions de combat [Spitfire, DH.98 Mosquita], le Coastal Command se concentra sur la patrouille maritime et la traque des sous-marins soviétique, avant d’être dissous en 1969, ses missions étant alors reprises par le No.18 Group du RAF Strike Command [qui cédera la place à l’Air Command, en 2007].

Cependant, la RAF garda une capacité anti-navire de surface avec des escadrons de chasseurs-bombardiers Panavia Tornado armés de missiles Sea Eagle et basés dans le nord de l’Écosse. Seulement, au début des années 2000, considérant que les besoins en la matière devaient être réduits après la fin de la Guerre Froide, le Sea Eagle fut retiré du service sans être remplacé.

Quoi qu’il en soit, et même si elle dispose d’unités pouvant opérer depuis un porte-avions [comme la Fleet Air Arm, de la Royal Navy, ndlr], cela fait bien longtemps que la Royal Air Force ne s’est plus exercée à la lutte contre les navires de surface… avec des avions de combat basés à terre.

D’où le caractère inédit de l’exercice Atlantic Thunder 2022, organisé au large des côtes écossaises par les États-Unis au début du mois de septembre.

L’un des scénarios prévoyait l’attaque d’une frégate, en l’occurrence l’ex-USS Boone, retirée du service actif en 2012. Et pour cela, la Royal Navy [qui n’avait plus pris part à Atlantic Thunder depuis dix-huit ans] et la Royal Air Force n’ont pas lésiné sur les moyens. Ni, du reste, l’US Air Force et l’US Navy.

Ainsi, selon le compte-rendu de ce « SINKEX », l’ex-USS Boone a été simultanément touchée par trois missiles anti-navires Harpoon, dont deux tirés par la frégate britannique de type 23 HMS Westminster et un par un avion de patrouille maritime P-8A Poseidon de l’US Navy.

Puis un hélicoptère Wildcat de la Fleet Air Arm a tiré des missiles Martlet en direction de l’ex-USS Boone. Selon la Royal Navy, il s’est agi du « premier tir de cette nouvelle arme anti-navire contre une cible réaliste en mer ». Le rôle de cet appareil ne s’est pas arrêté là puisque, avec sa nacelle de désignation laser, il a illuminé l’ancienne frégate américaine pour permettre à l’un des trois Typhoon de la RAF engagés dans l’exercice de tirer des « munitions Paveway IV ».

« C’était la première fois qu’un Typhoon de la RAF larguait des munitions réelles sur un navire de guerre utilisé comme cible. Et c’était aussi la première fois qu’un hélicoptère de la Fleet Air Arm guidait des bombes Paveway IV vers une cible », a souligné la Royal Navy, via un communiqué publié le 23 septembre.

Visiblement, et bien qu’étant dans l’impossibilité de se défendre [aucune munition n’était évidemment dans ses soutes], l’ex-USS Boone était un navire robuste puisqu’il a également été visé par un missile SM-6 lancé par le « destroyer » USS Arleigh Burke ainsi que par « plusieurs » munitions de type JDAM [Joint Direct Attack Munitions] tirées par des F-15E du 494th Fighter Squadron, basé Lakenheath [Royaume-Uni].

« Atlantic Thunder a démontré que les forces britanniques et américaines peuvent travailler ensemble pour fournir une chaîne de destruction de bout en bout contre une cible maritime à longue distance. L’intégration d’armes, de capteurs et de systèmes de communications haut de gamme avec nos alliés de l’Otan est essentielle à la capacité de combat collective, comme l’a démontré cet exercice », a commenté le commandant Ed Moss-Ward, le « pacha » du HMS Westminster.

Cet exercice aura donc permis de démontrer que des munitions mises au point pour des frappes contre des cibles terrestres [Paveway IV et JDAM] peuvent être utilisées dans la lutte anti-surface.

Quant à savoir si elles peuvent se substituer à des missiles anti-navires, c’est une autre histoire… D’abord parce que trois Harpoon ont été tirés durant ce SINKEX. En outre, durant la guerre des Malouines/Falklands, il n’aura fallu qu’un seul Exocet tiré par un Super Étendard argentin pour envoyer par le fond les 4820 tonnes du « destroyer » HMS Sheffield [l’ex-USS Boone était moins imposant… et vide de munitions, ndlr]. Et plus récemment, deux missiles P360 Neptune ukrainiens auront suffi pour couler le croiseur Moskva [12500 tonnes], le navire amiral de la flotte russe de la mer Noire.

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38 contributions

  1. Pedro68 dit :

    Pas très glorieux pour le Harpoon puisqu’il a fallu une dizaine de munitions (dont 3 Harpoons) pour faire le job.

    • Pour Info dit :

      Voir le commentaire de Toff ci dessous. Quand on sait pas on ferme sa bouche …

      A noter que les O.H Perry sont quand même assez solides, le Stark c’est pris 2 exocets, le Samuel B Roberts une mine. Aucun des deux n’a coulé malgré d’importants dégâts.
      Lors d’un précédent RIMPAC, il me semble qu’ils ont été obligés d’en finir une qui ne voulait pas mourir à la torpille.

    • Moseler dit :

      Et là on parle pas de pollution de la mer bravo

      • Dolgan dit :

        Il a vraisemblablement été depollué avant …

        Causez plutôt recyclage de tout ce metal.

    • john dit :

      Oui, ou alors le but n’est pas de lancer un seul missile…
      Après 18 ans sans cet entraînement pour les Britanniques, rien d’étonnant à ce qu’ils en profitent pour tester diverses capacités.
      De plus, les Harpoon arrivent en fin de vie pour les Britanniques, ça coûte moins cher de les utiliser de cette manière que de les désarmer !

      Tous ces tirs ont permis de tester diverses capacités en conditions réelle, et l’interopérabilité de certains éléments. Le P-8 qui tire et touche sa cible est un argument de vente, mais surtout une assurance que les systèmes de guidage et de communication soient parfaitement au point.
      Les essais de nouveaux missiles anti navire légers en condition réelle est une opportunité. La capacité de guidage d’autres armes avec ce nouvel hélicoptère est un test additionnel en conditions réelles. L’utilisation de bombe guidée plutôt que de missiles anti-navires pour ce genre de mission est intéressant. L’utilisation du missile SM-6 qui est un missile anti-aérien mais qui a cette capacité anti-navire dérivée a son intérêt dans le cadre d’un tel exercice.

      Tout était coordonné et prévu dès le départ. Dans tous ces exercices, ils multiplient les munitions utilisées, et parfois ajoutent même des torpilles légères, puis lourdes !
      Et comme c’est précisé, n’oubliez pas l’absence de munitions, de carburant d’équipements inflammables qu’il y a en réalité. Penser que cela représente une réalité est ridicule. Cela permet d’acquérir des données mais il faut ensuite les interpréter.

      Pour la réalité:
      – missile Harpoon, charge explosive de 221 kg, pour 519 au lancement depuis les airs, et 628 depuis la surface.
      – missile exocet lui fait 780 kg, et a une charge de 165 kg.
      Donc en capacité à l’impact, le Harpoon est bien au-dessus.
      Alors cela ne fait pas tout, la capacité à toucher le bon endroit, à détonner au bon moment a son importance. MAIS nous n’avons pas les données qui permettraient de comparer cela.
      Et pour l’explosif, je doute qu’il y ait des différences majeures.
      – missile Neptun, utilisé pour couler le Moskva, 2 missiles, charge de 150kg (masse du missile de 870kg lors du tir).
      Le Moskva pour info est un destroyers de 11’500 tonnes en ordre de combat. C’est bien gros.

      Comme ces navires sont énormes, ils ne coulent pas en 5 minutes. Ca peut durer des heures voire des jours. Le Moskva est un exemple de navire qui était annoncé comme touché bien avant l’annonce qu’il a été coulé.

      Dans ce cas précis, ils utilisent une méthode graduelle. De la plus petite munition à la plus grosse afin de tester un maximum d’éléments. C’est la raison pour laquelle les torpilles lourdes sont utilisées en dernières sur les autres exercices de ce type !
      Et dans la réalité, le but principal, et c’est pareil pour un char de combat par exemple, c’est de les rendre inopérants.

  2. Toff dit :

    Le nombre de munitions peut surprendre mais rappelons nous que les navires de guerre coule principalement à cause d’explosions internes et d’incendies :). Là, le navire étant “vide”, ça ne fait que des trous !

    • Manu34 dit :

      Exact. Tout simplement…

    • john dit :

      Et ne pas oublier qu’ils veulent tester un maximum de capacités, et pour cela ils utilisent les armements de manière graduée, du plus léger au plus lourd.

      Et ici, on constate qu’ils ont réussi à tester de très nombreuses capacités:
      – le nouveau missile Martlet
      – le Harpoon tiré depuis 2 plateformes différentes
      – les bombes guidées délivrées par Tornado, et guidées par ce nouvel hélicoptère britannique
      – les missiles SM-6 conçus pour la défense anti-aérienne, et qui sont également utilisables pour la lutte anti-navire.

      Autre point essentiel, rendre le navire inopérant est l’objectif principal lors d’un conflit. Si il coule c’est plus sûr.
      Le missile Neptun avec une charge explosive de 150 kg seulement a réussi à couler le Moskva, navire de 11’500 tonnes à charge max.
      Le Harpoon a une charge de 221 kg.
      Le SM-6 a une énergie cinétique très importante à près de 4’290 km/h à l’impact + 64 kg de charge explosive.
      Le missile Martlet est un équivalent de missile anti char type MMP… missile de 11 kg, et 3 kg de charge explosive. Ce missile n’a aucun impact sur un tel navire, donc on peut le « retirer de la liste ».
      Le Paveway IV est une bombe de 230 kg. Ces bombes ne sont pas conçues pour cette mission, mais sont utilisables. Et contrairement aux missiles anti navires, ces bombes ne pénètrent pas le navire aux endroits les plus critiques pour le navire. Mais ils peuvent le rendre inopérant, ou alors compenser un manque de munitions. Tester cela en exercice est important.

      Et dernier point, si on regarde la vidéo, le navire prend l’eau de toute part, et des munitions lui sont tirées dessus. Conclure quoi que ce soit à cause du nombre est absurde !
      Et le missile Exocet avec moins de charge explosive qu’un Harpoon ainsi que le missile Neptun ont démontré l’efficacité de ces missiles face à des gros navires de guerre !
      Et d’ailleurs, ce qui différencie aujourd’hui les missiles anti navires, ce n’est pas vraiment la charge ou la pénétration, mais l’approche. La furtivité, l’échange de données avec le lanceur, le comportement du missile en phase d’approche pour éviter les leurres et les projectiles. Mais peu importe le missile l’effet d’une charge est fonction de sa masse. Et pour l’endroit visé, ils sont tous très précis (du moins les missiles occidentaux), et ils volent tous au ras de l’eau.

      Donc exercice réussi, les munitions utilisées et les divers systèmes de guidage testés fonctionnent !

  3. Dolgan dit :

    Après, faut pas oublier que les navires cibles sont préparés pour tenir le plus longtemps possible. Et le plan de tir vise aussi à permettre aux copains de participer.

    Tout ce qui peut être fermé est fermé, donc étanchéité max. On retire aussi les munitions et carburants (incendie, explosions secondaires).

    Le moskva était un sapin de Noël avec des explosifs en guise de guirlandes. Et un vieux navire russe dont le dernier entretien s est mal passé (corruption …), probable que l étanchéité n était plus tip top.

  4. Il est rassurant de pouvoir s’informer qu’une bonne défense existe, par les temps qui courent. J’aime vous visiter presque quotidiennement. Merci pour tout et le team.

  5. ScopeWizard dit :

    Ben , si je ne m’ abuse docteur Mabuse , il s’ agit donc là d’ une frégate de même classe que dans le film « À la Poursuite d’ Octobre Rouge » , une classe Perry…
    https://www.youtube.com/watch?v=wzKXGKfqGzU

    Que piteusement et honteusement l’ on a tenté de détruire voire d’ envoyer par le fond , mais ce , sans qu’ elle puisse se défendre autrement qu’ en opposant une résistance structurelle lui permettant d’ encaisser les violents et successifs coups reçus…ce qui n’ est vraiment pas très sport….

    Z’ aiment plus les vedettes ou quoi , les Américains ?

    Pourtant , elles méritent une certaine confiance….la nôtre par exemple….
    https://www.youtube.com/watch?v=qmUuYvaco08

    https://www.youtube.com/watch?v=s4g2CVdGjj0

    😉

  6. Themistocles dit :

    Un missile anti-navire n’est pas considéré comme une arme pouvant détruire un navire de combat. Une missile est destiné a endommager un navire, a reduire ses capacités et eventuellement a le detruire pour les cibles de petit tonnage. Et encore cela ne marche pas toujours, la corvette israélienne Hanit a survecu a l’impact d’un C802 du Hezbollah en 2006. Parfois meme certain missiles pevent etre utilisés en « airburst » pour detruire les antennes radar. Les torpilles en revanche, explosant sous le navire, peuvent briser la quille d’un navire, provoquant sa perte. Une seule torpille suffit , comme la destruction du Cheonan sud-coreen le montre en 2010. La plupart des batiments perdus à la suite d’un impact missile, l’ont été du fait des incendies provoqués, pas directement du fait du missile. Pour détruire une fregate de ce type avec des missiles, il faut en compter 2 ou 3 avec des charges militaires de la gamme 150-200 kg. Mais pour cela il faut bien entendu pouvoir s’approcher à portée de tir. Pour essayer navires ça signifie qu’ils sont également à portée de l’ennemi, pour les avions et leurs missiles il faut pouvoir passer au travers des systèmes anti-aeriens. Pour une force navale coherente, ces systèmes se présentent la plupart du temps sous plusieurs couches. Défense de zone par des DDG à 60-120 nautiques selon les systèmes, défense intermédiaire par des FFG à 25-50 nautiques, défense rapprochée à 5-20 nautiques et auto-defense avec les Phalanx,RAM,Meroka, MICA VL SADRAL etc…

    • john dit :

      Petite précision, les missiles modernes ont une portée qui permettre d’être lancés en dehors de la portée radar du navire.
      – Exocet, plus de 200 km dans sa version 3C
      – Harpoon (AGM-84H/K block 1G), 280 km
      – RBS-15 plus de 300km dans la dernière version Mk IV Gungnir
      – Teseo MK2/E, portée supérieure à 350 km au niveau de l’océan.
      – Naval Strike Missile (relativement léger) peut avoir une portée de 185 km tiré à basse altitude. Par contre, si il est tiré par un aéronef à haute altitude, il peut atteindre 555 km avec la phase d’approche au niveau de l’océan
      – missile R-360 Neptun, jusqu’à 280 km

      Vidéo intéressante de Saab quant à son dernier missile RBS-15 Mk IV. Certes chaque vendeur va dire que son missile est le meilleur. Mais ce n’est pas ce qui est intéressant ici. Ce qui importe c’est de voir comment le missile effectue son approche et évite les leurres et les systèmes de protection rapprochés.
      Et c’est indicatif de tous les missiles modernes. Les NSM, Exocet, Harpoon dans les versions les plus avancées annoncent des capacités équivalentes.
      https://www.youtube.com/watch?v=JTE9UBAphlg

  7. E-Faystos dit :

    la technologie a beau évoluer, le rapport (portée vs charge explosive) demeure. on pourra arguer ici que l’Exocet n’a pas la portée de telle ou telle arme: ce que l’on gagne d’un côté, on le perd de l’autre.
    le mieux est donc de viser un compromis cochant le maximum de cases d’efficacités ( charge utile, capteurs) la portée devenant moins importante à mesure que l’on peut s’approcher d’une cible immobile et dégradée.

    • john dit :

      La portée a surtout pour intérêt de pouvoir effectuer le lancement sans être repéré, et donc ne pas donner d’avertissement au navire visé. Je ne serais pas surpris que le Moskva n’était pas préparé à faire face à un missile anti-navire lorsque il a été touché.
      Mais évidemment, comme tout équipement, tout est mesure de compromis. Et j’en ajouterais un autre. Augmenter sa masse et sa taille permettrait des gains dans les 2 domaines, mais certainement au coût de la maniabilité qui est essentielle pour faire face au systèmes défensifs modernes.

      Et autre point, l’important pour ces missiles, c’est de rendre le navire inopérant en premier lieu. Au bon endroit, il y a un risque d’incendie qui peut se propager, ou d’explosion de munitions. Et sinon, rien que de toucher des systèmes critiques peut aveugler un tel navire et le désarmer entièrement.

      A noter que l’ensemble des missiles anti.navires modernes ont une dimension relativement similaire (excepté les missiles pour les navires légers qui n’ont pas besoin de gros missile pour les couler).

  8. vrai_chasseur dit :

    Dans les 2 cas le Sheffield durant les Malouines et le Moskva plus récemment, ce ne sont pas les missiles qui ont directement coulé le navire mais l’incendie qui s’en est suivi et qui a occasionné des dégâts irrémédiables. Surtout s’il se propage à la soute à munitions ou au carburant.
    ça explique sans doute pourquoi il a fallu toutes ces munitions pour couler ce USS Boone. Une frégate même vide d’équipage pour combattre l’incendie est assez résistante aux impacts directs.

    • john dit :

      Pas seulement. Ils ont testé plusieurs armements ! Ils avaient très certainement prévu de faire cela.
      Et pour le Royaume Uni, les Harpoon vont être retirés du service prochainement. Plutôt que de les désarmer et de payer cela, pourquoi ne pas s’amuser avec …

  9. Czar dit :

    Il s’agit d’un simple exercice de tir ou bien ce genre d’opération est aussi l’occasion de tester in vivo via des capteurs installés sur la cible le pouvoir de destruction des matériels et munitions employés ?

  10. Hdouv dit :

    Et deux missiles exocet AM39 ont été nécessaires pour couler la frégate américaine USS STARK le 17 Mai 1987 (Fregate de la classe O.H Perry 3.800 T.)

    • farragut dit :

      Attention, l’USS Stark n’a pas été coulé, mais la charge militaire du deuxième Exocet a été retrouvée par la suite, non explosée.
      Ce qui a failli couler la frégate, c’est la rupture par le premier missile des conduites de lutte contre l’incendie.
      Cela dit, un Falcon 50 (avion d’affaires) gréé de deux missiles Exocet avec un SNA de Mirage F1, même baptisé « Suzanne », c’est quand même dangereux !
      A lire :
      « Naval Institute Press – Missile Inbound, The Attack on the Stark in the Persian Gulf »
      ed2k://|file|Naval%20Institute%20Press%20-%20Missile%20Inbound,The%20Attack%20on%20the%20Stark%20in%20the%20Persian%20Gulf.pdf|31961624|8C14E26F0C49116F4D82B182CE47B21F|h=QWOSQGOXIUK5WPBGYKKMRV5XO363B52R|/
      Le Fana de l’Aviation 470 de janvier 2009, article « Un Falcon 50 lance-missiles » (Par le Général Ahmad Sadik et Tom Cooper)

    • Harambe dit :

      Non, l’uss stark n’a pas coulé. Il a même pu retourner aux USA tout seul pour réparations.

  11. Bench dit :

    Très bon article ici sur le même sujet: https://www.thedrive.com/the-war-zone/new-look-at-air-forces-ship-killing-smart-bomb-in-action-seeker-details-revealed; sur l’expérimentation du système de bombe guidée Quicksink par l’USAF. Une GBU-31, JDAM, optimisée et modifiée pour servir d’arme anti navire.

  12. Soufflet dit :

    eh les gars, vous avez le PA Foch à dezinguer, personne n’en veut, personne pour le démanteler, alors puisque la Marine nationale n’y a pas pensé jusqu’à maintenant amusez vous et entraînez vos aviateurs et torpilleurs

    • Etienne Declercq dit :

      Les Brésiliens peuvent le vendre aux Canadiens.
      Ce sont les spécialistes de l’amiante.

    • Pour Info dit :

      ce n’est pas qu’on y a pas pensé, c’est que l’on a plus le droit depuis qu’on a signé la convention de Barcelone.

      • Harambe dit :

        Une avarie pendant le remorquage au milieu de l’atlantique, une tempête qui passe par là, le navire coule.. ni vu ni connu…

      • john dit :

        Pas forcément. Cette convention concerne la Méditerranée.
        Et à noter que les USA font un travail complet de décontamination avant de les couler. Tout le carburant, l’amiante, les plastiques, les produits chimiques, les équipements, les huiles, tout est retiré du navire, et ne reste plus que l’acier plus ou moins.
        Alors je ne pense pas que cela soit une bonne chose pour l’environnement. Mais pour le Foch, il faudrait effectuer ces travaux avant de le couler. Et c’est cette partie qui coûte cher. Parce que ce qui reste c’est de l’acier, et cette partie là est bénéficiaire. Donc est-ce pertinent? Surtout pour un navire aussi gros? J’en doute.

  13. convertor dit :

    Restons hors sujet : il arrive que les putschs réussissent et alors tout le monde est content. Par exemple au Portugal en 1974, si l’armée portugaise n’avait pas « bougé », le dictateur serait encore là …..

  14. Frédéric dit :

    En Ethiopie, dans la guerre civile contre le Tigré, y a t’il mobilisation générale ?

  15. Eric dit :

    Ne pas oublier que plusieurs navires britanniques ont été endommagés par des bombes pendant la guerre des Malouines

  16. Thierry le plus ancien dit :

    la plupart des navires moderne de guerre peuvent être coupé en deux par une explosion et voir les deux morceaux séparé rester à flot grâce au compartimentage étanche ultra-performant de la coque jusqu’au niveau de flottaison, ce qui limite grandement la capacité des missiles de couler un navire. et mieux encore, les morceaux peuvent être remorqué et ressoudé en cale sèche, cette possibilité a été prévu.

    Les munitions et carburant peuvent aggraver sans nul doute un coup au but mais pas systématiquement, le taux d’inflammation du carburant aviation embarqué a été rehaussé au point qu’une pluie d’étincelles ne suffit pas à l’enflammer. des sécurités sur les munitions sautent en cas d’incendie et le contenu fait long feu au lieu d’exploser.

    Les vieux navire ne sont pas concernés bien qu’un système de « damage control » même de conception ancienne soit très efficace pour contenir tout incendie, les pompiers du bord ont un rôle vital, ce dont n’avait pas le Moskva en dehors de quelques tuyaux incendie extérieur ordinaire qui ont été détruit et des marins sommairement formé à des procédures inadaptés vite neutralisé par les fumées car il n’y avait pas d’extracteurs de ces fumées.

    Au moins cela calme ceux qui venaient chanter qu’ils allaient couler un porte-avion avec un missile !

  17. patex dit :

    Qui irait se risquer à illuminer un navire de première ligne avec un hélicoptère pour ensuite tirer une bombe guidée par laser ?
    C’est un haut fait d’arme pour le Typhoon en tout cas… qui reste un peu le puceau dans l’arsenal occidental.

    • john dit :

      Tester des capacités ne signifie pas les utiliser de cette manière dans d’autres circonstances… Par exemple, un missile exocet tiré sur un container lors d’essais n’a pas vocation à être utilisé uniquement contre des containers !

      Et pour le puceau Eurofighter, il n’a pas moins de missions que le Rafale…
      Il a été amplement utilisé en Irak, en Syrie dans des missions de soutien, avec une disponibilité excellente (comme pour le Rafale, si les moyens sont mis et les pièces détachées disponibles, il est fiable).
      La RAF annonçait en août 2017 que l’Eurofighter déployé depuis 2015 pour des missions en Irak et Syrie avait réalisé plus de 900 missions, avec un taux de support de 100%. Aucune mission n’a été annulée pour problème technique. Les missions au canon, en reconnaissance, avec bombes guidées Paveway, etc étaient du quotidien.
      En 2019, la RAF annonce avoir atteint 1’700 frappes lors de cette mission avec Eurofighter. Et encore en 2019, la RAF annonce une disponibilité des appareils pour partir en mission de 99%, et toujours aucune mission manquée.
      Depuis, le F-35B a aussi participé à quelques missions.
      Point intéressant malgré tout, l’Eurofighter est probablement le dernier appareil occidental à avoir utilisé un missile air-air. Un missile britannique ASRAAM a été utilisé contre un drone de petite taille. Et on remarque qu’en Ukraine la Russie a eu de la peine à se protéger de ce type de drones que ce soit en air-air ou sol-air, problème de détection. Et c’est un missile IR qui l’a descendu, alors que ces appareils n’émettent pas une chaleur comparable à un missile ou à un jet de combat. Le drone décrit par les pilotes avait une surface (longueur x envergure) d’environ 1m2. Il s’agit de ce type de format de drone. https://www.history.navy.mil/content/history/museums/nmusn/explore/photography/ships-us/ships-usn-s/uss-stark-ffg-31.html

      Comme le Rafale, l’Eurofighter a aussi utilisé les missiles Scalp en mission. Le missile Brimstone est souvent utilisé par les Britanniques.
      Par opposition au Rafale, l’Eurofighter est capable de tirer les missiles anti-radiation HARM.

      Bref, je ne vois pas ce qui vous fait penser qu’il n’a pas d’expérience…

      P.S. Quand les moyens sont mis en place, il n’y a pas vraiment de problème avec les avions récents. Le problème c’est cette mentalité de baisse de stocks pour baisser les coûts, mais c’est un risque structurel énorme.
      Or pour bcp d’appareils en mission, ce problème n’existe pas car les moyens son mis en place.
      Et même pour le F-35, les problèmes de disponibilités de pièces détachées et de mises-à-jours des premiers standards expliquent la majorité des problèmes de dispo. Sans cela, il atteindrait 85% de disponibilité.

  18. floco dit :

    En parlant de navire coupé en deux, et qui reste a flot, en voilà la preuve

    http://netmarine.net/bat/ee/surcouf/photo04.htm

    • Thierry le plus ancien dit :

      Oui, j’ai vu aussi une vidéo (il y a quelques années), en guise de test, un bâtiment de la taille d’un destroyer coupé en deux par une très forte explosion à bord et aucune des deux partie ne coule, mais je ne retrouve pas cette vidéo.

      C’est comme l’USS Cole, un énorme trou dans la coque profond sous la ligne de flotaison et il est resté à flot :

      https://www.fbi.gov/history/famous-cases/uss-cole-bombing

      Les plus grande perte humaine pour un navire c’est toujours quand il coule, d’ou l’intérêt de ne rien laisser couler même en cas de dégâts catastrophique.