La France aurait proposé de fournir quatre sous-marins à l’Australie

Il y a exactement un an, l’Australie, par la voie de son Premier ministre, qui était alors Scott Morrison, fit part de son intention de se procurer des sous-marins nucléaires d’attaque [SNA] dans le cadre de son alliance avec les États-Unis et le Royaume-Uni [AUKUS]. Ce qui allait provoquer une grave crise diplomatique avec Paris étant donné que cette décision impliquait l’annulation d’un contrat portant sur la livraison de douze sous-marins Shortfin Barracuda [à propulsion classique] par Naval Group à la Royal Australian Navy [RAN].

Seulement, et alors que les tensions s’accumulent dans la région Indo-Pacifique, l’Australie, qui n’a pas d’industrie nucléaire, ne devrait pas disposer de SNA d’ici 2040… Et les six sous-marins de la classe Collins que la RAN met actuellement mis en oeuvre seront arrivés au bout de leur potentiel bien avant cette échéance. D’où le risque d’une rupture capacitaire majeure dans les années à venir.

Cela étant, la donne politique a depuis changé à Canberra, à l’issue des élections législatives de mai dernier. Pour le moment, le nouveau Premier ministre, Anthony Albanese, n’a pas remis en cause le projet de son prédécesseur. D’ailleurs, un accord a récemment été conclu avec le Royaume-Uni afin de permettre aux sous-mariniens australiens de se former et de s’entraîner à bord des SNA de la Royal Navy [classe Astute].

En outre, le choix du modèle de sous-marin nucléaire qui équipera la RAN devrait être annoncé par Richard Marles, le ministre australien de la Défense, durant le premier trimestre 2023. Et cela alors que l’industrie navale américaine peine à livrer les SNA commandés par l’US Navy… Et que, au Royaume-Uni, la construction des Astute prendra fin après la livraison du septième exemplaire attendu par la Royal Navy, la priorité de Londres devant ensuite aller vers le programme de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] « Dreadnought ».

Quoi qu’il en soit, le premier souci de M. Marles est d’éviter une rupture capacitaire à la RAN. Ce qui pourrait passer par la modernisation des six sous-marins Collins dans le cadre du programme LOTE [Life-of-Type Extension], lequel avait été annoncé par Peter Dutton, son prédécesseur. Et il serait question de les modifier pour qu’ils puissent emporter des missiles de croisière Tomahawk.

Cependant, et devant l’incertitude concernant les SNA devant être acquis via l’alliance AUKUS, Canberra pourrait examiner d’autres options, comme le choix d’un nouveau modèle de sous-marin à propulsion classique.

Le suédois Saab, qui a conçu les Collins, regarde le dossier de près, comme l’a confirmé son Pdg, Micael Johansson, en juillet. Selon lui, il s’agirait de combler l’écart entre la fin de vie des Collins et l’arrivée potentielle des SNA. La Corée du Sud, qui a renforcé ses liens militaires avec l’Australie, se tient en embuscade, assurant que son industrie serait en mesure de construire des sous-marins d’attaque à propulsion classique de type Dosan Ahn Chang-ho [ou KSS-III] pour la RAN en sept ans.

Et les Français ne seraient pas en reste. Depuis qu’il est Premier ministre, M. Albanese s’attache à renouer les liens avec la France. L’une de ses premières décisions aura ainsi été d’indemniser Naval Group, à hauteur de 555 millions d’euros, pour l’annulation du contrat des sous-marin décidée par son prédécesseur. Et le réchauffement des relations franco-australienne s’est concrétisé en juillet, après sa rencontre avec le président Macron. À cette occasion, il a en effet été décidé de remettre les compteurs à zéro et de repartir sur de nouvelles bases.

Selon le quotidien « Le Figaro », M. Macron en aurait même profité pour proposer de fournir quatre sous-marins à l’Australie. Ceux-ci seraient construits à Cherbourg [et non à Adelaïde, comme cela devait être le cas pour les douze Shortfin Barracuda].

« L’Australie a un besoin et il est normal que la France essaie de saisir cette opportunité. Nous avons des compétences, des savoir-faire de haute qualité. Ce n’est pas pour rien qu’on avait signé ce contrat avec l’Australie », a commenté la députée Anne Ginetet, élue de la onzième circonscription des Français établis hors de France [Asie, Océanie et Europe orientale] et secrétaire de la commission de la Défense nationale, dans les colonnes du Figaro.

Cette proposition faite par M. Macron à M. Albanese a été évoquée pour la première fois par l’Australian Financial Review, c’est à dire le plus important quotidien économique d’Australie, en août dernier. Cependant, celui-ci mis en doute sa sincérité.

En effet, citant l’une de ses sources, le journal a écrit que M. Macron fait cette offre sur le ton de celui « n’a rien à perdre » à la proposer. Et d’ajouter : « M. Albanese a dit ‘merci’ tout en restant évasif. Les dirigeants de Naval Group ne l’ont pas prise au sérieux ».

Qu’en est-il vraiment, sachant que, par ailleurs, Naval Group est déjà occupé à construire les SNA de la classe Suffren à Cherbourg, tout en préparant le programme de SNLE de 3e génération?

En tout cas, lors de la réception, à Brest, de Richard Marles, début septembre, le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, a parlé de recréer une « intimité opérationnelle » avec l’Australie. « Il est clair que la base industrielle [de défense] française est à la disposition du gouvernement australien, parce que nous avons des produits dont nous pensons qu’ils peuvent intéresser vos armées et nous avons l’humilité de considérer que vous avez des produits qui peuvent intéresser notre armée », a-t-il même dit à cette occasion.

En attendant, on devrait probablement en savoir plus en novembre, si M. Macron confirme le voyage officiel qu’il a prévu de faire en Australie.

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113 contributions

  1. PK dit :

    « L’une de ses premières décisions aura ainsi été d’indemniser Naval Group, à hauteur de 555 millions d’euros, pour l’annulation du contrat des sous-marin décidée par son prédécesseur. »

    Je ne comprends pas cette phrase. Nulle part il s’agit d’un geste particulier du nouveau premier ministre, mais simplement le fait d’appliquer les contraintes de la rupture du contrat. Il ne s’agit pas d’une décision, ni d’un geste, mais d’une obligation commerciale. Cela ne réchauffe en rien les relations entre nos 2 pays.

    En revanche, une commande ferme de sous-marins, construits en France, serait un geste fort (et une pantalonnade assez magistrale e l’Australie).

    • Patatra dit :

      Je pense que cette proposition est avant-tout une petite pique amicale. Du style, tu nous a planté pour les sous-marins, mais du coup tu te retrouves sans sous-marin… On doit bien pouvoir t’en vendre 4 en attendant parceque tu t’es un peu fait enfler par l’Oncle Sam.

    • Pascal dit :

      Avec une remise potentielle de base pour 555 millions

      • Fralipolipi dit :

        « Seulement » si c’est la version « Shorfin barracuda » qui est à nouveau proposée/demandée … mais la probabilité est nulle pour cela.
        Donc les 555 M€ ne sont plus à discuter. C’est un autre sujet, enterré.

    • Bobo12 dit :

      @PK le montant précis n’était pas stipulé (évidemment) au contrat, c’est le fruit d’une négociation d’une négociation en cas de rupture.
      L’ancien PM Morrison avait dit qu’il négocierait durement, pour calmer les critiques.
      Le nouveau PM, en guise de bonne volonté, a peu ou prou accepté telle quelle la proposition de Naval Group.
      Le montant et le delais ultra court ontsurpris a peu près tout tout le monde.

    • et v'lan passe moi l'éponge dit :

      <>

      il s’agissait d’un geste d’apaisement manifeste. Après le départ de Morrison, si Albanese avait voulu il aurait pu contester le règlement et le retarder de plusieurs années, voir décennies.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Ils auraient pu négocier pendant 3 ans, refuser toutes les propositions, attendre que l’affaire se règle en justice après 15 ans de procédure… Rappelez vous les anglais au moment du brexit.
      Donc oui le fait de payer rapidement sans chichis est un signe de bonne volonté.

      Par ailleurs, je n’ai personnellement pas vu le contrat et ne sais donc pas si ces 555 millions sont plutôt en haut de la fourchette de l’estimation des indemnités, ou en bas. Au regard des réactions de Naval group où les gens semblent plutôt satisfaits, je déduis que ce montant est confortable. Il faut noter aussi que Naval Group avait aussi perçu des acomptes.

    • Alpha (α) dit :

      @PK
      Sur les 555 millions € . Oui, cette somme correspond à la rupture du contrat, mais calculée par Naval Group. Et les Australiens n’ont rien trouvé à y redire, alors qu’ils auraient pu la contester, aller au tribunal, etc. ce qui aurait pris de longues années avant un règlement.
      Là, le gouvernement Albanese a payé rubis sur l’ongle, dans un soucis d’apaisement avec la France, ce que souligne l’article de notre hôte.
      Et l’on voit bien que les relations se réchauffent, avec visites des politiques de haut rang de part et d’autres, alors que toute liaison avec le gouvernement Morrison avait été coupée !…
      Maintenant, sur que si ça pouvait se traduire par quelques gestes commerciaux forts… 😉

    • john dit :

      Certes, le contrat l’exigeait. Mais ce n’est pas aussi simple. Un ministre aurait pu rejeter le remboursement, et tout cela aurait ensuit été décidé par un tribunal en fonction des lois australiennes. Et une telle procédure aurait pu prendre 10 ans.

      Et dans ce cas, l’article parle très clairement de la décision du nouveau ministre. Et cela entre autres parce que le précédent premier ministre n’était pas dans la même optique. Il y avait un gros désaccord sur la compensation, une somme bien inférieure était voulue !

  2. AirTatto dit :

    On devrait proposer officiellement 4 sous-marins nucléaires à l’Australie. Qui d’autre peut le faire? Après, la réponse on s’en fou, c’est le geste qui compte.

  3. E-Faystos dit :

    celle là, je l’attendais.
    je peux -de nouveau -rire à gorge déployée.
    .
    au delà d’un passage d’ange, aux ailes passablement ébouriffées, il est vrai que la France n’a rien à perdre,et que quatre unités océaniques conçues Ad-hoc dans une environnement compétent évitera les problèmes propres à l’Australie : pas d’infrastructures, pas de personnel, pas de compétences en nucléaire.
    .
    alors attendons pour voir..et si ça passe, feu d’artifice.

  4. Jre91 dit :

    Probabilité zéro.
    Les Australiens se mettraient à dos les US et la GB, donc vraiment peu crédible.
    De plus, nous sommes dans le même cas que la GB, et ce n’est pas dit que puissions construire dans des temps raisonnables ces 4 SM, bien qu’ils ne soient pas nucléaires.

    Je pense que l’on est plus dans les paroles du style on oublie le passé, mais concrètement ce serait surprenant.

    Après, proposer les actuels SNA une fois remplacés par les Surfern pourquoi pas… cela coûterait sûrement cher, mais ce serait des SM de transition en attendant leur commande américaine ou britannique, et cela leur permettrait de se former aux nucléaires…

    • Alex dit :

      probabilité 60%, mes Australiens deviennent conscient de traquenard, perte de compétences, pas de construction sur leur sol, si on fait les pour et les contres cette décision relève de la démence ou de la haute trahison pour son propre pays.

      En gros aujourd’hui le choix est simple, devenir des vassaux officiel de l’accord AUKUS avec une place de second rang, ou alors se procurer un modèle sur étagère pour se laisser du choix et du lest et arriver au nuk avec un peu plus de préparation….Au final aujourd’hui avec un peu de recul on s’aperçoit que ce renoncement et cet accord a été fait sur un coin de table entre deux appel a maman et qu’aujourd’hui en y refranchissant, ils auraient sûrement pas fait comme ça

      • john dit :

        Faut pas exagérer non plus.
        Nouveau gouvernement = nouvelle stratégie.
        Mais surtout, le projet AUKUS comprend plus qu’un sous-marin. Et être sous le parapluie nucléaire britannique et américain, avoir plus de sous-marins américains en patrouille dans la région, c’est une bonne chose.
        Et la France n’aurait ni pu, ni voulu proposer un accord comparable.

        Et non, renoncer au contrat avec la France n’a pas été simple pour l’Australie. Mais surtout, c’était le dernier moment pour réaligner la stratégie. La Chine est devenue plus agressive, et les risques pour l’Australie ont évolué. Et avec cette évolution un besoin de sous-marins nucléaires est devenu le choix évident. Pourquoi?
        Un sous-marin conventionnel est largement suffisant pour protéger les côtes d’une nation et s’en éloigner de 1’500-2000 km. Par contre, après cela devient difficile. En mode furtif, la vitesse possible est très faible, et à faible vitesse, le sous-marin ne peut pas poursuivre un opposant. La Chine étant équipée de sous-marins nucléaires, l’Australie a besoin de pouvoir les suivre durant des mois !
        Mais en plus, le coût des sous-marins franco-australiens avait explosé depuis l’appel d’offre. Et à ce coût, peut-être que des sous-marins plus capacitaires était le seul choix pertinent.
        Lors de l’annonce de la victoire de DCNS, on parlait de $ AUD 50 milliards, ou €34.5 milliards.Au moment de l’annulation, on était à $ AUD 90 milliards, et ce pour 12 sous-marins. Et on parle du coût pour les construire !
        Plus de €4 milliards par sous-marin, c’est cher ! Surtout quand on parle des SNA Suffren à €9 milliards pour l’entier des 6 à produire, y compris son développement.

        • Aymard de Ledonner dit :

          Naval Group dispose en France de toutes les installations et du savoir faire pour construire des sous-marins. D’où les « seulement » 9 milliards. En Australie, il n’y a rien. Il faut partir de zéro. Même quelqu’un de mauvaise foi comme vous se rend compte que ce n’est pas la même chose.
          Par ailleurs Naval Group ne fournissait pas les équipements qui étaient US, avec des prix US.
          Et si les australiens obtiennent un jour des SNA, ils les auront payé beaucoup plus que le double des montants que vous évoquez (et qui comprenaient des évolutions voulues par les australiens).

        • Czar dit :

          « Mais en plus, le coût des sous-marins franco-australiens avait explosé depuis l’appel d’offre »

          mais t’as pas fini de mentir pavloviennement, chouize de merde avec ta propagande anti-française rabique ? a qui crois-tu beurrer la raie ici : tout le monde sait que ce sont les australiens qui ont changé continuellement d’avis qui explique les surcoûts

          « plus capacitaires » en quoi, abruti : ils achetaient une maîtrise capacitaire totale de la filière, ils n’auront rien tu veux nous dire où est le gain, exactement ?

          heureusement que le sketch F35 est fini, tu vas enfin pouvoir nous les lâcher

          • Carin dit :

            @Czar
            Malheureusement non, ce pitre va encore changer de pseudo, après avoir été canadien, puis suisse, et se dire polonais, dès les premières livraisons de F35 à la Pologne!

    • Aymard de Ledonner dit :

      Ce serait une solution intermédiaire. Les US et la GB s’en moquent : ils ne vendent pas de sous-marrins conventionnels. D’ailleurs ils ne vendent pas de sous-marins du tout ce qui est un peu le problème des australiens….
      Naval group a au contraire l’habitude d’exporter des sous-marins et représente la solution la plus fiable.

    • Marco dit :

      Les SNA de type Rubis sont vraiment rincés.
      Ce ne serait pas un cadeau : le coût de MCO augmente considérablement en fin de vie sur ces matériels qui doivent être irréprochable d’un point de vue sécurité (humaine et nucléaire).
      De même, les coques ont une durée de vie limitée (nombre de cycle de plongée). Elles ne tiendront pas 15 ans de plus en utilisation normale.

    • john dit :

      Vous êtes un peu trop anti-anlosaxon pour le coup.

      Les USA et le Royaume Uni n’exportent pas de sous-marins conventionnels !
      Or l’Australie est dans une situation où elle a besoin de sous-marins, et besoin de sous-marins modernes en attendant les SNA prévus sous le contrat AUKUS.
      Il y a un trou capacitaire qui est important. L’Australie va devoir trouver une solution.
      Donc oui, l’offre française est pertinente ! Et non, il ne s’agira pas de sous-marins nucléaires. Et l’offre française est en réalité meilleure pour la France que le contrat précédent. Il y aura plus de travail en France !

      Pour le temps nécessaire à la production, la seule comparaison pertinente c’est la production de sous-marins Scorpène.
      – Chili, 2 sous-marins contrat 24 décembre 1997, mise-à-l’eau en 2003, mise en service en 2005 pour le premier, 2004 et 2006 pour le second.
      Certes produit en collaboration avec Navantia, et assemblé en Espagne)
      – Malaisie, 2 sous-marins, construction commence en 2003, mise à l’eau en 2007, mise en service en 2009 pour le premier, et pour le second 2008 pour la mise-à-l’eau et 2009 pour la mise en service.

      Bref, pas impossible ! D’autant qu’il n’y a pas de sous-marin à exporter en production actuellement. Donc je doute que cela soit un problème !

  5. Titeuf dit :

    quel sac de nœuds cette histoire….
    Pour l’instant le grand perdant c’est la Navy australienne…se coltiner leurs Sm qui n’ont jamais donner pleine satisfaction.

  6. Moogli dit :

    4 barracuda produits à Cherbourg, entre les 6 Suffren et les 4 SNLE, ça fait effectivement ambitieux. En revanche, 4 Scorpion produits à Lorient pour compenser le délai d’activation des SNA australiens, ça semble logique.

    En version longue avec propulsion AIP, 4 Scorpion présenteraient un avantage financier pour l’Australie, qui pourrait même les faire naviguer dans des ports pas pro-nuke.

    Avec ce genre de configuration longue AIP, la RF pourrait (hypothèse faible) envisager le rachat ensuite de 1 ou 2 scorpion, facilitant l’amortissement australien des SNA, au moment où la fabrication des SNLE à Cherbourg empêche toute production de Suffren supplémentaire.

    Le ou les deux Scorpions long AIP racheté (s) assureraient 6 soum d’attaque à la France au moment où tous les classe Rubis sont retirés du service. Tout potentiel retard de classe Suffren n’entamerait pas le format de 6 soums d’attaque à disposition.

    Pour une mission lointaine un AIP n’a pas d’avantage tactique sur un SNA. Par contre, pour le contrôle des approches vers l’île-longue et le contrôle des accès maritimes (métropole surtout), le scorpion serait suffisamment efficace et coûterait moins cher que tout Suffren supplémentaire (que malheureusement les pouvoirs exécutifs refuseront parce que myopes).

    Tout ce qui précède est une hypothèse très faible, écrite pour signaler que Cherbourg n’est pas un élément bloquant à un contrat (faiblement) possible.

    • Moogli dit :

      Scorpene. Mes excuses pour la faute répétée.

      • Pygargue56 dit :

        Et les Scorpènes seraient de toute façon construit à Cherbourg, le chantier naval de Lorient ne produisant que des corvettes et des frégates.
        Il y a donc bien un élément potentiellement bloquant dans l’histoire. Mais j’espère que cela a été réfléchi par nos autorités avant de faire la proposition.

        • Carin dit :

          L’avantage des scorpenes, c’est que nous en avons construit quelques-uns, et toutes ses parties sont faciles à obtenir…

      • Moogli dit :

        @tous. Merci pour vos réponses objectives. Ma suggestion initiale est donc erronée…

    • Fralipolipi dit :

      @Moogli
      « En revanche, 4 Scorpion produits à Lorient pour compenser le délai d’activation des SNA australiens, ça semble logique »
      … Mais il n’y a pas de fabrication de sous-marins à Lorient.
      Les premiers Scorpène (chiliens) ont été produits par Cherbourg (en association avec l’Espagne, à cette époque là).
      .
      Par ailleurs, si le Shortfin Barracuda n’était pas AIP, ce n’est pas parceque Naval Group ne savait pas faire, mais parceque l’AIP n’est pas adapté aux déploiements à échelle « océanique », comme ce qui est requis pour l’Australie.
      Même le meilleur des AIP n’avait pas semblé suffisant aux Australiens.

      • EchoDelta dit :

        « Même le meilleur des AIP n’avait pas semblé suffisant aux Australiens. » Certes mais pour conserver des capacités sous marine et la compétences des équipages et redémarrer lancé, ce n’est pas idiot, surtout si c’est en leasing.
        Cela permet des plongés de plusieurs jours et c’est quand même non négligeable pour garder le rythme.
        Recréer tout cela demande un temps considérable.
        De plus ils peuvent relâcher plus facilement en Nouvelle Zélande, et dans les différents états proches. Donc ils offres en protection côtière un intérêt qui n’est pas à négliger.
        Clairement il ne faut pas lâcher l’affaire car ils reviendront.

    • Macharius dit :

      Lorient ne dispose pas des infrastructures et des compétences en construction de soum. Par contre ne pas négliger la possibilité pour Naval Group de fabriquer des scorpenes en Malaisie, Inde ou au Brésil. Ces sites sont opérationnels, les coûts seraient moindre qu en France et le plan de charge doit bien pouvoir rentrer sur l un des 3 sites. cela permettrait de redorer un peu le blason mais je doute que l Australie mange son chapeau a ce point.

      • Marco dit :

        Pour info, la Malaisie n’a pas construit ses Scorpènes. Ils n’y a pas eu de transfert de compétences sur la construction neuve des sous-marins. Seul le MCO a été transféré via la joint venture BDNC.
        Mais je vous rejoins sur le Brésil et surtout sur l’Inde.

        • Tempo dit :

          L’option indienne serait excellente sachant que les chantiers indiens viennent de livrer le 6ème et dernier Scorpène à l’Indian Navy, l’équipe d’encadrement français étant sur place. sachant que la construction des Scorpène en France est singulièrement bouché.
          L’autre avantage tient à l’effet de série qui peut profiter tant à l’Inde qu’à l’Australie
          Cela serait un signal fort pour une coopération accrue notamment au regard du programme P-75I pour peu que les exigences résultant du Make in India soient plus raisonnables. Cela mettrait Naval Group en position favorable en vue d’une offre conventionnelle de type classe Attack et à un horizon plus lointain Barracuda.

      • toufik dit :

        Intéressant, l’Inde est aussi un allié de l’Australie au sein de l’alliance Quad.
        https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Dialogue_quadrilat%C3%A9ral_pour_la_s%C3%A9curit%C3%A9.
        Une alliance qui a un peu moins de relents impérialistes anglo-saxons que AUKUS, et que l’Australie pourrait soigner au même titre que ses relations avec nous.

  7. Themistocles dit :

    Aucun problème, s’ils paient d’avance. La parole d’un australien ayant désormais moins de valeur que celle d’un polonais. C’est dire…

    • Castel dit :

      La, vous faites allusion à l’ancien gouvernement Australien, nettement battu aux dernières élections, le nouveau semble nettement plus amical envers la France…..
      En Australie comme ailleurs, il y a des politiciens favorables à la France, et d’autres pas.
      Donc, pas de raison de douter à priori de la nouvelle équipe gouvernementale, mais, bien entendu, s’ils pouvaient payer d’avance, ce ne serait pas plus mal pour nos finances !!

      • Czar dit :

        merci pour cette platée de platitudes : albanese était hostile au contrat Naval lorsqu’il a été signé par turnbull il n’est en rien « mieux disposé » envers la France c’est d’ailleurs son parti qui avait fait tout un foin lors de nos derniers essais nucléaires

  8. Mr v dit :

    quand on se fait sortir par la grande porte faut savoir passer par la fenêtre

  9. penandreff dit :

    La France via la Nouvelle Calédonie qui restera en France est l’un des voisins directe de l’Australie et les relation de bons voisinages sont une nécessitée.
    selon les Médias le gouvernement Australien aurait indiqué que ni les USA ni le UK pourraient fabriquer des sous-marins pour l’Australie, il reste donc:
    des sous marins nucléaires classe Los Angeles en seconde main
    les sous-marins européens: Français , Allemand, Suédois
    quand aux Coréens ils fabriquent des copies de sous- marins Allemands, L’Indonésie qui en à acheté 3 a eu de gros déboires, et certains composants sont made in Germany.
    l’autre solution serait que la sous- marinade Australienne devienne Américaine, L’Australie participant à l’effort de guerre US en finançant 4 classe Virgina et en fournissant les équipages

    • R2D2 dit :

      « des sous marins nucléaires classe Los Angeles en seconde main »
      pour cela il faudrait qu’il en existe vu qu’en ce moment leur durée de vie est prolongée

    • Plusdepognon dit :

      @ Penandreff
      L’histoire du territoire à décoloniser, comique de répétition pour s’assurer de nouveaux clients, on en reparlera bientôt pour la Nouvelle Calédonie.
      La stratégie est éprouvée, on l’a vu lors de la seconde partie du XXème siècle.

      Trois référendums plus tard, certains écrivent toujours que la France doit lâcher la Nouvelle Calédonie, « territoire à décoloniser selon l’ONU »…
      https://www.defnat.com/e-RDN/vue-tribune.php?ctribune=1515

      Ce fameux endiguement de la Chine ne date pas d’hier non plus (1840 avec l’Empire britannique).
      https://www.histoire-et-civilisations.com/thematiques/epoque-contemporaine/la-sulfureuse-guerre-de-lopium-59791.php

      Les voleurs de la banque (pléonasme) HSBC en ont même fait leur gagne-pain…
      https://www.lepoint.fr/monde/hsbc-a-choisi-son-camp-la-chine-18-02-2021-2414561_24.php

      On le voit aujourd’hui avec l’Indonésie qui va organiser le G20, pays producteur de nickel et géant pressenti du XXIème siècle…
      https://asialyst.com/fr/2022/09/10/super-garuda-shield-indonesie-en-train-devenir-alliee-etats-unis/

    • themistocles dit :

      Les USA ne peuvent pas céder des Los Angeles de seconde main. La technologie utilisée pour les réacteurs américains, utilisant de l’uranium hautement enrichi, au niveau militaire, ne se rechargent pas. Une fois qu’ils ont « divergé », le compte à rebours de leur fin de vie est enclenché. A un certain stade, ils ont généré suffisamment de « poisons » divers dans les produits de fission pour ne plus fonctionner convenablement et doivent être démantelés. La technologie des réacteurs français est basée qur l’emploi d’uranium faiblement enrichi, « civil », mais qui permet par contre de recharger le réacteur, même si c’est une opération complexe. Par ailleurs, exporter de l’uranium hautement enrichi est interdit par le TNPN, alors que pour de l’uranium faiblement enrichi, c’est autorisé. J’imagine les contorsions diplomatiques pour interdire à l’Iran d’en produire, tout en en exportant en Australie…

  10. Mr v dit :

    AUKUS-pocus nous revoilà

  11. Czar dit :

    donc le Figareu fait de la mousse sur rien, il n’y aura aucun contrat et la réalité demeure, aride et cruelle : le gouvernement frônçais fait la roue auprès de celle qui lui a mis un vent d’anthologie, juste pour avoir le droit de participer à ses emmerdes qui ne nous concernent en rien #nousôssionjoueauGrôndjeu

    • Sorensen dit :

      Tout à fait. On se demande qui appartient le Figareu.

      • Alpha (α) dit :

        @Czar
        @Sorensen
        Le Figaro ne fait que relayer une info du Australian Financial Review…
        Ce que fait Opex360 également…
        Alors M. Lagneau, on fait de la mousse sur rien ? Vous avez des parts chez Le Figaro ? 😉
        C’est en substance ce que les deux loustics ci-dessus supposent…
        Au passage : Marianne a aussi repris cette info australienne, de même que France Info, Sud Ouest, Huffingtonpost, actu.fr, et bien d’autres…
        Ce que vous pouvez être mal informés les gars !
        Bon, pour So(t)rensen, aucun doute…

        • Sorensen dit :

          Vous n’avez pas compris.

        • Czar dit :

          il n’y a pas « d’info » puisque la source australienne indique qu’aucun des acteurs concernés n’a semblé intéressé et pris la chose au sérieux comme LL le précise

          je sais bien qu’en Frônce on est adepte de la « déontologie » latzareff : « une allégation et son démenti, ça fait toujours deux articles à publier » mais je vois pas en quoi x caisses de résonance reprennent le même non-évènement en fait un élément matériel

          je crois que c’est toi qui as des parts chez dassault socpresse, non ?

          sinon, j’ai voulu tringler claudia Schoufleur : elle m’a poliment répondu « merci » et son mari n’a pas cru à l’hypothèse mais je suppose que je peux la rajouter sur mon tableau de chasse de tombeur

  12. Aymard de Ledonner dit :

    Les sud-coréens n’ont vendu leurs sous-marins qu’a l’Indonésie qui ne semble pas enthousiaste.
    Les suédois de Saab font des sous-marins presque de poche pour la Baltique, très éloignés des besoins australiens.
    sachant que TKMS est très loin d’être au meilleur de sa forme, nous avons raison de tenter le coup (avec une production en France).

    • R2D2 dit :

      Il y a aussi le Japon qui fait des soums

      • Aymard de Ledonner dit :

        Oui mais ils ne les ont jamais vendu à l’export. Mais c’est peut-être le concurent le plus sérieux : vous avez raison de le rapeler.

  13. Jupiter dit :

    Bonjour,
    J’admire votre courage d’ouvrir un sujet aussi « sensible » et de le laisser ouverts aux commentaires
    Je vous souhaite bon courage pour la modération!

  14. JC dit :

    No comment !

  15. Eckmühl dit :

    4 sous-marins proposés à l’Australie ?
    Mais de quel type ?
    – Scorpène ?
    – Shortfin Barracuda (comme ceux que les australiens avaient sélectionnés) ?
    – SNA « Barracuda » avec ou sans système d’armes Lockheed Martin ?

    « Les dirigeants de Naval Group ne l’ont pas prise au sérieux ». Quoi, la proposition du Président ?? Aucune coordination entre l’Etat et l’industriel ??

    • Czar dit :

      Naval n’a pas a faire le pitre pour occuper les médias et chercher à se faire réélire, ça leur évite de raconter n’importe quoi contrairement aux médias frônçais qui aiment à faire du bruit sur du vide. en application du défaut déjà souligné en son temps par Chateaubriand : « le Français a toujours cru qu’une chose dite était une chose faite »

      c’est notre version de la pensée magique, la méthode Coué : parlons-en assez et l’on finira par convaincre les autres après s’être dupés nous-mêmes.

      de toute façon, l’acquisition de nouveaux soum n’est même pas un fait certain : c’est une hypothèse dans le cas où la prolongation/mise à niveau des Collins ne serait pas possible pour faire la soudure avec les sousm AUKUS.

      et dans le cas de la seconde option, celle d’une acquisition intérimaire, albanese ne choisira PAS des soums français, vu qu’il était opposé à ce contrat quand il était dans l’opposition : se déjuger à ce point aurait un coût politique qu’il ne voudra pas assumer, c’est évident.

      • Courmaceul dit :

        A ma connaissance, Anthony Albanese est issu du parti travailliste australien qui avait soutenu le contrat avec la France.

        Rappel: Scott Morrison n’avait même pas pris soin de consulter l’opposition, dirigée par Anthony Albanese, alors que les États-Unis le lui avaient expressément demandé.

        • Czar dit :

          « à ta connaissance » c’est exactement l’inverse, tu as réussi l’exploit rare et envié du grand chelem inversé, ce qui en dit long sur ce que tu penses en général

          1) le contrat a été signé par turnbull, conservateur et prédécesseur de morrisson
          2) albanese était hostile au contrat Naval
          3) les travaillistes ont été informés – et ont approuvé – le retournement aukus

          • Courmaceul dit :

            je n’ai rien vu comme quoi ce serait l’inverse. Quelques liens seraient les bienvenus. Vous serez assuré de toute ma gratitude et de mes remerciements.

            Si vous passez votre week-end à Izioum, soyez sympa, venez avec une pelle et une pioche.

          • Twisted dit :

            Non les travaillistes n’étaient pas au courant. Personne n’était au courant à part un cercle restreint de conseillers.

          • lgbtqi+ dit :

            @ robert

            Non, il n’est pas question de l’Ukraine ici, et encore moins de votre indépendantiste breton ultra-nationaliste français servile à poutine.

      • Manu34 dit :

        Bof… Trudeau a fait pareil avec le F.35, et ça ne l’a pas empêché d’être réélu

    • Fralipolipi dit :

      @Eckmuhl
      Le patron chez Naval Group, … c’est l’Etat : 1er actionnaire ET 1er client.
      .
      Donc Naval Group est condamné à faire ce que le gouvernement lui demande.
      … et jusqu’à présent, ni nous ni eux n’ont matière à s’en plaindre 😉

      • Habitué d'opex360 dit :

        @ frali
        A moins que ce soit l’inverse, mais d’accord : nous (à la fois contribuables et attentifs aux questions militaires) n’avons pas de motifs de nous en plaindre.

    • Florian dit :

      Probablement des Scorpène parce qu’il y a embouteillage à Cherbourg comme le disais Moogli plus haut.
      Et plus intéressant aussi pour l’Australie car :
      – Ça limite la casse dans le sens « Je passe pour un débile d’avoir annulé une commande de Shortfin Barracuda pour les recommander l’année suivante ». Ça resterai une grosse couleuvre à avaler quand même.
      – Ça reviendrait moins cher donc plus facilement finançable en plus de la commande dans le cadre AUKUS.
      – Du point de vue opérationnel, je n’y connais pas grand chose mais j’imagine qu’ils sont pas mal ou en tous cas un moindre mal pour boucher le trou capacitaire. Et ils se complèterons bien avec leurs futurs SNA.
      – Possibilité de les refourguer d’occasion peut-être plus facilement que des Shortfin Barracuda (prix et acceptation de la France).

  16. Patatra dit :

    Bah oui, ça ne coute rien de proposer après tout… Notre président est aussi un commercial, mais également capable d’une petite pique amicale (t’as besoin de sous-marins en fait ?) 😀
    La manoeuvre sur Aukus mais aussi la manoeuvre du F35 (au sens large et plus particulièrement en Suisse) sont fait pour asservir les pays européens et affaiblir un vieux pays, La France, d’un vieux continent, l’Europe.
    Dans cette affaire les australiens sont les dindons de la farce.
    J’aime pas le bonhomme mais j’apprécie le geste.

    • Bobo12 dit :

      @patatra il peut d’autant plus faire cette proposition que son interlocuteurs hérite d’une situation qu’il n’a pas créé.
      La proposition ne coûte pas grand chose, et vu le dilemme qu’affrontent les australiens, ils ne prendront pas mal qu’on leur fasse une proposition supplémentaire.
      Et vu l’historique, il leur serait difficile d’en faire la demande eux même si jamais ils en avaient besoin.

    • Alain d dit :

      IE. Ca ne coute effectivement rien d’agiter le m*rde dans laquelle se sont mis les australiens.
      Maintenant tous les coups sont autorisés, il ne faut pas s’en priver, mais opérer avec subtilité.
      Et si au final un nouveau contrat était signé, personne ne s’en plaindrait, surtout pas Naval Group et Thales.

  17. Lado dit :

    Cela ressemble à un « mot » de Macron mi sérieux mi provocateur;Ni Cherbourg (Barracuda 7 voire 8, SNLG NG, Scorpene export, ni les US ni Uk ont de la capacité..pour les 15 prochaînes années. Le programme de NG avec les Barracudas c’était justement de créer une filiére indus en Australie, chantier , formation , eco systyème de sous traitant dans un pays avec tres peu de M.O et chères,D’ou les fameux 90 B
    Pour le momenr un an après c’est un veritable naufrage. Voir l’article du Guardian ci joint (Travailliste OK..pas les amis de Morrison,mais il y a des faits)
    https://www.theguardian.com/world/2022/sep/15/a-year-on-from-aukus-doubts-grow-about-its-future-as-china-muscles-up?amp;amp;amp;amp
    -Personne ne voit un soum N arriver , lequel , quand , construit ou? on parle de 170 B ?2040, 2050?
    – Aukus a été « étendu  » aux bombardiers stratégiques et aux missiles longue portée sourcés aux US (préfigure abandon des SNA?)
    -Dans le meilleur des cas rien de construit en Australie. Peut ête « en attendant » des SM classiques coréen « off the shelf », (impact 0 sur la filière AUS,(politiquement difficile ) qu’il faudra adapter pour les distances…AIP ?, le système de combat et les armements..10 à 15 ans..

    • PK dit :

      Quand une ligne est pleine, il est toujours temps d’en ouvrir une seconde. L’excuse du carnet de commande plein sur 15 ans fait vraiment petit bras…

      Ah, non, excusez-moi, mais je ne prends pas de nouveaux clients, car j’ai mon usine qui tourne à plein. Avec vos milliards, je pourrais me faire plus de beurre en ouvrant une nouvelle ligne de production, mais voyez-vous, je suis assez riche, donc non merci.

      • Huon dit :

        Une deuxième ligne de production, c’est de l’immobilier, des machines outils, ça peut s’acheter. Mais c’est aussi de la main d’œuvre qualifiée, et ça, malheureusement, l’argent ne suffit pas. Naval Group a-t-il la capacité de recruter / former / retenir assez d’ouvriers et de cadres formés et compétents ? Je ne m’avance pas là-dessus, eux seuls ont la réponse, mais ça pourrait être un point bloquant.

      • et v'lan passe moi l'éponge dit :

        Comme déjà expliqué, le problème n’est pas matériel, mais les compétences humaines. Pour assembler un SM il faut des soudeurs qualifiés, des chaudronniers ect… Bref des ouvriers spécialisés voir hautement spécialisés et c’est ce qui manque le plus dans l’industrie (enfin ce qu’il en reste) en France.

        • Lado dit :

          Même problème de compétences aux US et UK beaucoup plus que les moyens physiques) quoique eux même sont souvent limités par les compétences ..(Ingénieurs , techniciens, opérateurs ou ouvriers , compagnons hyper qualifiés. Une usine moderne ne fonctionne plus du tout avec des OS .
          La médiane des qualif est plutôt le BTS,/IUT;; mesures physiques /automatisme,electro qq chose, Informarique ,ect ..ce que l’EN produit bien sûr en excès!

  18. PHILIPPE dit :

    Alors qu’AUKUS vient de se mettre en place voici une déclaration à méditer car, si elle date un peu, elle justifie tout à fait la décision du tandem Chirac de Viilepin de ne pas participer à la seconde guerre d’Irak et conserve toute son acuité ;
    Le plan US post 11/9: envahir 7 pays, selon le général US Wesley Clark
    https://www.youtube.com/watch?v=vE4DgsCqP8U

  19. HMX dit :

    Objectivement, après le fiasco de l’annulation du contrat Shortfin Barracuda, et l’annonce prématurée du fait que l’Australie allait se doter de SNA dans le cadre de l’alliance AUKUS, la France n’a plus grand chose à perdre… et donc tout à gagner en faisant ce genre de propositions.

    Toutes les pistes sont sur la table : construction en France de 4 SSK basés sur le design du Shortfin Barracuda, ou construction du 1er en France puis transfert progressif vers l’Australie de la construction des exemplaires suivants (ce qui aurait le mérite de libérer les formes de construction pour les futurs Suffren et SN3G).

    On peut aussi envisager une solution gagnant-gagnant, avec une proposition de leasing, DCNS et la Marine Nationale reprenant possession des SSK au terme du contrat, lorsque l’Australie touchera ses premiers SNA… les SSK pourront alors soit être revendus, soit utilisés par la Marine Nationale (au moins pour 2 exemplaires).

    Enfin, déclinaison de ce qui précède, la solution qui serait sans doute la plus intéressante consisterait à allonger la série des Suffren de 2 à 4 exemplaires, qui seraient équipés sur la base du standard français, mais mis à disposition de l’Australie dans le cadre d’un contrat de leasing (durée 10 ans environ) incluant le soutien et la formation des équipages. L’Australie disposerait ainsi dans des délais compatibles avec le retrait de service des Collins, de SNA neufs sur lesquels elle pourrait (re)construire une capacité sous marine crédible, acquérir les compétences liées au nucléaire, et former ses équipages, dans l’attente de l’arrivée de SNA américains. Et coté français, outre l’intérêt économique d’un tel contrat, on récupérerait dans 10 ans la possession de ces SNA, largement amortis, mais disposant encore d’au moins 20 ans de potentiel moyennant une éventuelle modernisation à mi-vie.

    Bien entendu, tout ce qui précède sera peut être (sans doute ?) balayé par une nouvelle proposition fracassante, si l’US Navy (ou la Royal Navy) accepte de se séparer prématurément de certains de ses SNA, ou de dédier à l’Australie des Virginia en cours de construction. Mais dans le contexte actuel, pas sûr que l’US Navy accepte sans broncher un tel sacrifice. Quelle que soit l’issue, nous avons donc une carte à jouer… et rien à perdre de toute façon !

  20. Auguste dit :

    Vous imaginez les Australiens acheter des soums français, 1 an après qu’ils aient infligé un camouflet à la France, en annulant un contrat sur les mêmes soums français ?.Ce serait trop beau de leur faire avaler leur chapeau….et pas qu’aux Australiens en ce cas.

  21. Patadouf dit :

    Quand ca passe pas par la porte on passe par la fenêtre… L’esprit Gaulois !! On finirait presque par inspirer le respect avec un truc pareil.

  22. Patrick, de Belgique dit :

    Essayer, toujours essayer, sans se décourager, c’est aussi apporter la preuve de l’intérêt qu’on porte à tel ou tel pays et dans l’environnement et le contexte de l’Indo- Pacifique, cela peut toujours finir par porter ses fruits, et pas seulement avec l’Australie. Nous devons aussi apprendre de nos échecs et ne pas douter de nous dans le bon sens du terme.

  23. rainbowknight dit :

    La frilosité pour ne pas dire l’animosité des australiens pour le nucléaire n’est plus à démontrer. Les contraintes stratégiques obligent à dépasser ces réticences. La France propose une technologie sous-marine reconnue par ses pairs et ses SNA sont propulsés par une énergie atomique autrement moins dangereuse que celle utilisée par les SNA américains ou britanniques.
    Le reste n’est qu’affaire politique.

  24. albert dit :

    Et on va encore se faire enfler. On a vraiment un gouvernement qui aime de prendre des humiliation et y retourner pour prendre sa seconde claque.
    Peu importe que le ministre Australien ait changé, c’est la crédibilité du pays qui est en cause. Un contrat est un contrat et quan don ne le respecte pas et bine la confiance n’est plus là.
    Mais Macron est toujours dans sa doctrine « mais en meme temps ». On s’est fait humilié et on va encore se ridiculiser. Macron aime vraiment ça.
    Laes australiens ont trahit leur parole contractuelle envers nous, ils sont maintenant dans panade, qu’ils se débrouillent et qu eça leur serve de leçon. Avant de choisir un SM US et UK, fallait vérifier avant la disponibilité.

  25. Fralipolipi dit :

    Et voilà, on en revient à l’idée que je suggérais il y a 15 jours.
    .
    De toutes façons, depuis le début, il est clair que le sous-marin le plus adapté aux besoins de l’Australie n’est pas un mega sous-marins conventionnel boosté (type Shorfin Barracuda), et encore moins un petit sous-marin AIP … qui ne pédalera jamais assez vite et assez longtemps en mode discret … à l’échelle océanique requise pour l’Australie,
    mais bien le SNA Barracuda-Suffren !!!
    .
    Il y a 15 jours, reprenant l’idée qu’il nous manque au moins 1 ou 2 SNA Suffren, à nous Français, en plus des 6 déjà commandés, je suggérais que l’on propose à l’Australie une Location-Vente de 2 SNA Suffren (équipés comme il faut pour ne rien trahir de ce qui doit rester caché et souverain, tout en permettant une reprise éventuelle ultérieure par la MN à la fois facile et rapide).
    .
    Des SNA Suffren produits à Cherbourg naturellement, et avec des systèmes d’armes et armements français (et non Lockheed Martin).
    L’Australie les loue pour 10/15 ans, puis nous les reprenons pour nous (à bien moindre frais … ) au sein de la MN … et libre ensuite à l’Australie de faire sa vie avec des Classe Virginia.
    .
    Normalement, 2 SNA Suffren à produire en plus à Cherbourg ne devraient pas du tout gêner ni retarder le lancement des SNLE-3G.
    .
    Par contre, pour 4 exemplaires, c’est peut-être une autre histoire (???)..
    .
    En tous les cas, les avantages du SNA Suffren pour l’Australie sont très nombreux :
    – autonomie océanique de la propulsion nucléaire
    – mais fonctionnement à base d’uranium non-enrichi (ce qui retire tout débat sur les éventuels discours anti-prolifération), de plus, cela facilite très très largement le retraitement de la charge d’uranium après IPER (… c’est de l’atome plus écolo … si, si … j’insiste).
    – le format du sous-marins restant raisonnablement compact (moins de 6.000 tonnes), c’est le moins onéreux des SNA occidentaux
    – et le format de l’équipage est aussi le plus réduit de tous les SNA … ce qui est drôlement important en Australie qui a ttes les peines à recruter les membres de ses équipages sous-mariniers.
    – le SNA Barracuda est optimisé pour la course lointaine, à grand vitesse « silencieuse » (jusqu’à environ 15 Noeuds), lorsque les concurrents commencent à faire du bruit bien en dessous de cette vitesse … et ça, dans le quotidien d’un déploiement dans les océans indiens ou pacifique c’est un argument encore plus essentiel !!!
    .
    Bref, si l’analyse est faite par des gens pragmatiques en Australie, aujourd’hui comme hier (sauf qu’hier la barrière psychologique et politique du Nuke n’était pas encore tombée), tout plaide pour le SNA Barracuda-Suffren !!!

    • vno dit :

      C’est le réacteur la partie cachée… Aucun militaire étranger n’a mis les pieds en zone arrière sur un SNA. Donc oubliez l’option vente ou occasion de SNA anciens ou récents. Pour les anciens, il faudrait changer et revalider tous les systèmes de contrôle commande de la propulsion. Les SNA, c’est la technologie électrique des années 70, c’est à dire de l’analogique, des logiques non programmables et de l’électromécanique. Le microprocesseur, c’est le cerveau de trois mécaniciens et un électrotechnicien atomiciens qui pilotent l’ensemble manuellement. Il n’y a pas d’automates, cela n’existait pas encore en France en dehors d’une marque japonaise. La plupart des composants ne sont plus fabriqués.

      • Fralipolipi dit :

        @vno
        Je ne pense pas que vous ayez compris mon propos, ou je me suis mal exprimé.
        .
        1er point : la France était prête à vendre le SNA Rubis aux Pay-Bas et au Canada dans les années 90, donc le secret absolu sur la partie arrière (chaudière nucléaire), je n’y crois pas du tout.
        Par ailleurs, la nature même de cette technologie, et de la radioactivité qui va avec, fait que les curieux sont naturellement tenus à l’ecart de certains blindages.
        Donc si on veut vendre du SNA Suffren a un pays allié fiable sur le long terme, il n’y a pas d’obstacle.
        .
        2nd point : si différentiation il doit y avoir entre un SNA Suffren de notre MN et celui Export, je pensais plutôt aux propriétés des capteurs-senseurs, et au niveau et type de bruit de la coque.
        …. Vraiment Rien à voir avec les systèmes électriques des années 70 que vous évoquez …

    • Carin dit :

      @Fralipolipi
      Vous avez sûrement raison… mais…
      Vous pensez vraiment que nos amis américains, vont nous laisser vendre des barracudas ?
      De plus , même si le gouvernement australien déclare officiellement les vouloir, les ricains (au nom d’ AUKUS leurs imposeront à minima un armement ricain… vous voyez l’état français accepter que nos amis américains, viennent à bord d’un barracuda, autrement que pour une visite de courtoisie?
      Ce sont des scorpene qui sont proposés… rien d’autre dans l’immédiat. Dans 15 ans, lorsque les australiens auront bien compris que quand les américains parlent de AUKUS, c’est du leur de KUS dont ils parlent, et qu’ils n’auront jamais de sous marinade à propulsion nucleairr, alors peut-être qu’ils se tourneront vers la France, pour des barracudas… mais ce sera avec armement français, et avec construction d’au moins 1 EPR pour le recyclage du combustible usagé. Entre le shortfin et le barracuda, il y a un monde.

  26. Bloodasp dit :

    Pourquoi pas, proposer 4 SM fabriqués en France n’est pas une mauvaise idée, à condition qu’on en fasse 6, économie d’échelle oblige et on en garde 2 pour nous. Par contre si on doit jouer autant jouer à fond et proposer des SNA de la classe barracuda, nos réacteurs ont un taux d’enrichissement inférieur à 10%, bien en de ça des Astute & Virginia qui sont plutôt au dessus de 95% d’enrichissement, les Australiens feraient d’une pierre deux coups, ils n’enfreindraient pas les traites de non prolifération de matériaux fissiles, ça serait plus acceptable par l’opinion public australienne et ils auraient à coup sur leur SNA dans des délais raisonnable, moi je dis ça se tente, il faut montrer aux anglo-saxons qu’on se laisse pas faire, un peu de pugnacité que diable, en affaire il faut savoir se montrer coriace et franchement s’il y arrive, je ne dirais plus de mal sur Macaron, promis…pendant 1 semaine.

  27. mulshoe dit :

    Faisons nôtre le fameux pari de Pascal, Sans doute rien à gagner mais rien à perdre non plus . Traduction : on s’en fou un peu . Beaucoup d’ironie dans cette proposition cependant , histoire de nous rappeler à leur bon souvenir . Là où il y a de la gène , pas de plaisir .

  28. GB dit :

    Quelque soit le type de SM choisi par la RAN, la RAN devra faire un effort maximum sur ses équipages et leur formation en ayant 3 types de SM différents : Collins, puis biseau Collins / nouveau SM, et enfin nouveau SM / futur SM nucléaire.
    Enfin une remarque sur les SM nucléaires : Les SM nucléaires américains et britanniques ont des réacteurs à l’uranium enrichi (60%?) tandis que les SM nucléaires français ont des réacteurs à uranium faiblement enrichi (donc non concerné par le traité de non prolifération)

  29. lym dit :

    Il n’y a en effet « rien à perdre » pour nous, même si le « tout à gagner » serait pour l’Australie une manœuvre digne de « Yvan le fou »!

    N’excluons quand même pas totalement une prise de conscience que l’accord signé avec UK/USA visait plus à nous faire un sale coup qu’a être réaliste sur la capacité réelle à fournir le matériel demandé.

  30. Lothringer dit :

    Le résultat du référendum en N-C fait que la France y sera présente pendant encore 50 ans (…ou davantage).
    En conséquence, ces 3 pays de langue anglaise que sont l’Australie, la N-Z, et les USA, qui n’avaient ces dernières décennies qu’une seule ambition (chasser la France) sont obligés de reconsidérer leur positions stratégiques (à défaut de reconsidérer leurs souhaits politiques profond).
    La rupture AUKUS a eu lieu AVANT le référendum en N-C.

    Et depuis l’eau a coulé sous les ponts, y compris le douloureux rapprochement entre les îles Salomon et la Chine. Et le Vanuatu (autrefois Nouvelles-Hebrides , condominium franco-anglais jusqu’en 1980) s’est également beaucoup rapproché de la Chine. Çà commence à faire beaucoup pour les anglophones.
    De ce fait, la N-C , restée française, redevient une pièce stratégique dans le jeu anglo-saxon en zone Pacifique , comme pendant la 2GM.

    En conséquence sur le court terme, les anglo-saxons (se) disent : nous avons (&*@#%$!!!!!! MALHEUREUSEMENT ) besoin de ces (&*@#%$!!!!!! MAUDITS) partenaires français (on décale &*@#%$!!!!!! MALHEUREUSEMENT la guerre contre eux à plus tard).

    C’est de la pure stratégie géopolitique basée sur la capacité des anglo-saxons à raisonner froidement.

    En attendant, çà ne nous coûte absolument rien de les narguer en leur proposant des sous-marins , nucléaires ou non, construits en France, et en les recevant diplomatiquement à Cherbourg et à Brest. Nous aussi, nous avons le droit de nous amuser de temps en temps, histoire de détendre l’atmosphère. Le dictateur zaïrois Moboutu, autrefois, s’était amusé à narguer l’ambassadeur belge en poste à Kinshasa en lui offrant une soirée festive arrosée de… chansons populaires belges. Et sur les images d’archives, on y voit l’ambassadeur tout sourire, le pauvre.
    La probabilité que l’Australie fasse appel à nous est inférieure à 0,1%. Question de fierté anglo-saxone face aux maudits Français.
    En attendant, ne boudons pas notre plaisir. Et si par miracle il arrivait que…..alors Champagne (californien , bien-sûr) !

    • PK dit :

      Bien dit. On pourrait même leur proposer de nommer le premier sous-marin Surcouf. Ce serait plus marrant avec les Anglais, mais après tout, les Kangourous font partie de la couronne… même s’ils ont désormais un drôle de zigoto sur le trône.

    • EchoDelta dit :

      Fierté oui mais le pragmatisme anglo-saxon fait qu’ils pourraient bien revenir. Nous avons vraiment conserver une excellente position due à nos capacités industrielles. Il ne faut pas douter et en plus vue le contexte on peut raisonner beaucoup plus froidement et efficacement qu’avant.

  31. basstemp dit :

    Une meilleure solution : Nous pourrions très bien proposer a l’Australie de pouvoir acquérir par un délais impossible a battre :

    Leur refourguer 4 Rubis-améthyste d’occasion mais fortement remis + ou – a neuf (remis en état pour garantir au moins 10-15 ans de carrière … Les réacteurs remis a neuf sur tout les systèmes de garnitures/étanchéité , pompes , appareillage de mesures, circuits hydrauliques ect ect) , moteurs remis a quasi neuf ou révisé jusqu’au trognon , remodernisation de tout le pont a consoles (sonars, radars, conduites de tir, système de combat ect ect)

    Bref 4 Rubis remis sérieusement en état , et avec installations en Australie pour garantir la possibilité de faire leur maintenance la bas , sauf éventuellement le grand carénage qui lui pourrait par exemple être assuré au moins 1x (2x serait je pense pas mal) en France a Toulon tout en s’assurant que cela ne pose aucun soucis avec le grand carénage de nos futurs Barracudas … (quite a doubler les installations si nécessaire)

    leur garantir donc 15 ans de suivi & assistance : Cela leur fera un excellent terrain d’essais pour qu’ils puissent par eux même monter en puissance sur les technos sous marines « nucléaires » et donc une excellente préparation pour acceuillir leur futurs SSN Brito-US via nos Rubis tout en ayant en main : Des sous marins parfaitement capable en attendant de mettre a l’amende les sous marins chinois via des batiments capables d’assumer des patrouilles a dimension océanique (rappelons qu’un soum diesel anaérobie n’ont hélas pas réellement cette vocation la a cause de leur faible capacité a pouvoir soliciter la propulsion a vitesse max durant longtemps … D’ou pourquoi et du fait de leur forte capacité a faire silence pour autant : Ils sont par contre redoutable en contexte cotier) , en bon état , et pouvant tirer tout un spectre d’armement largement équivalent a ce que peuvent cracher les SSN anglo-saxons si on met de coté la capacité de missiles de croisière bien entendu (et encore que ça pourrait se faire en fait …)

    Et on leur offre les 2 Rubis/amethyste les + en mauvais états pour qu’ils s’en servent pour pièces et modèles d’entrainement ou pour en copier si besoin certaines pièces ect et en faire aussi éventuellement des navires écoles ect !

    Ca je pense c’est une proposition qui pourrait avoir de la gueule , on leur vend tout ça : 1,5 milliards de $ et avec le pognon, on lance en chantier 2 Barracudas de + pour nous … Pour en avoir au moins 8 parce que le monde tendu qui arrive va exiger qu’on en ait pas moins , la France ne pourra pas faire avec seulement 6 SSN au vu des besoins qui s’annoncent !!!

    • Lothringer dit :

      L’idée est séduisante.
      Mais…
      Que vaut la coque pour envisager une prolongation de 15 ans ?
      Et en terme de silence, la classe Rubis est larguée par la nouvelle classe Sufren.
      Et au bout de 15 ans ? Qui déconstruit le bâtiment ?

  32. Jean dit :

    Aucune fierté après s’être pris une douille de plusieurs milliards d’euros.

    • NRJ dit :

      @Jean
      Si manquer de fierté peut rapporter quatre sous-marins à Naval Group, alors je trouve uqe le gouvernement fait ce qu’il faut.

  33. BLackbird dit :

    Les chantiers n’avales américains peinent à livrer les virginia! Ah bons depuis quand?
    En 2022, 2 ont été mis en service, 2 ont été lancés, et 10 sont en divers stade de construction.
    L’industrie navale américaine travaille sur deux autres types de sous-marins, la classe Columbia (le premier et en construction) et le SSN(X). Et tout ça en même temps.

    • VinceToto dit :

      En fait, ils payent très cher(~3,6 Milliards de $ par navire) même les augmentations rapides de coûts sans rechigner, mais cela semble un chantier prioritaire.
      https://crsreports.congress.gov/product/pdf/RL/RL32418/229
      Les USA sont actuellement les seuls pays pouvant produire/livrer « rapidement » une douzaine de classe Virginia(ou équivalent) à l’Australie. Mais je ne vois pas de production en plus prévue pour l’Australie.
      Par contre leur flotte étant déjà très impressionnante, je ne comprends pas trop les articles ou attitudes alarmistes à propos de l’Australie manquant de sous-marins(à moins de ne vouloir faire payer les Virginia US aux Australiens et installer une base en Australie). Du cirque politique.

    • UnKnown dit :

      Disons qu’il y a quand même un peu de retard sur le calendrier initial. De l’aveux même des intéressés, ces retards dans la production sont liés à plusieurs facteurs : nouvelles techniques de constructions qui demandent un gros temps d’adaptation (plus que prévu), manque de main d’œuvre dans les chantiers et chez les sous-traitants, grosses perturbations au niveau des approvisionnements en matière première, en pièces d’usines, outils, etc… A savoir que les Virginia sont pensés pour utiliser au maximum des technologies/systèmes disponibles « sur étagère » auprès du secteur privé. Et comme on a une petite crise post-covid qui grippe les économies mondiales…
      Et en parallèle, il n’y a plus de place pour construire plus, et le calendrier est plein jusqu’à 2030-2035 pour l’industrie Américaine. D’où le fait que AU MIEUX, les australiens n’auront pas de Sous-marin US avant 2040 (car même s’ils doivent récupérer des Los Angeles, il faudra de toute façon faire un carénage pour les remettre en état).

    • et v'lan passe moi l'éponge dit :

      Général Dynamics Electrics Boats a rencontré de gros problème de qualité au niveau des aciers employés et la qualité des soudures effectués dans leur chantiers, ajouté à cela une pénurie de personnel depuis le COVID font qu’ils peinent a honorer leur commande et la qualité dans les délais prévus.

  34. Rien y comprendre dit :

    Alors, oui, pourquoi pas .
    Mais, il faut faire court, donc intégralement Français. Armement, sonar, et tout le reste.
    Et c’est le problème.
    Reprendre un contrat, qui est perdu, celà arrive dans le commerce.
    Alors, pourquoi pas, si des chantiers son dispo.
    Mais les Anglais ont ouvert la porte pour des Australiens dans leurs SNA.
    Là aussi, c’est, comment dire…. ‘ Particulier ‘, a voir .

  35. Mario 1114 dit :

    @Macharius : Lorient ne dispose pas des infrastructures et des compétences en construction de soum …

    Mais bien sûr !
    https://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/naval-group-le-site-de-lorient-tres-fier-de-participer-au-programme-barracuda-09-07-2019-12335073.php

    Bonne continuation a tous/toutes !

  36. Nexterience dit :

    Un bon commercial range sa fierté et use son opiniâtreté.
    Certains qui sont fiers des ventes françaises ne soupçonnent pas combien de fois il a fallu ravaler sa salive et bien plus, pour signer des contrats moins importants.
    Un futur contrat australien, c’est le must: l’expérience nous a appris que s’il échoue, il rapportera encore plus, et sans les risques industriels .

  37. Carin dit :

    Encore une fois, AUKUS impose aux australiens des SNA américains. Mais ces SNA ne peuvent appartenir en propre à l’Australie pour cause de non prolifération nucléaire…
    Nos amis américains ont fait tout ce cirque, pour avoir plusieurs bases en Australie, pour y stationner leurs SNA, la très future guerre avec la chine, impose la présence à temps plein de tous les bâtiments qui y seront affectés, donc la logique américaine a été de rouler dans la farine un premier ministre australien suffisamment idiot pour prendre des vessies pour des lanternes… à l’arrivée nos amis australiens vont construire y a leurs frais toutes les infrastructures dont les states ont besoin, ils vont également fournir le personnel, pour les soums et quelques unités de surface, qui porteront les 2 drapeaux, pour rassurer madame Michu australienne, mais n’auront plus aucun commandement sur ces unités mixtes…. Juste les frais!
    Mr Macron sait tout ça, l’actuel patron australien aussi, le peuple australien commence à sentir venir le coup aussi… donc la proposition de Mr Macron n’est ni dénué de sens, ni dénué d’arrières pensées sur les plats « qui se mangent froid ».
    Seule sortie honorable pour l’Australie, un retour vers la France, justifié par l’incompétence du précédent premier ministre… de droite… donc un homme à abattre pour l’actuel PM. Mais comme nos amis américains vont s’employer à torpiller cette option, il ne reste que la proposition pour 4 SSN, qui pourrait permettre aux australiens de reprendre (les Collins ne naviguent plus), des patrouilles plus longues, plus profondes, plus silencieuses, etc… que ce que pouvait faire les Collins, en attendant que les australiens obtiennent la construction de SNA sur leur sol… ce qui n’arrivera jamais!

    • breguet dit :

      Carin: d’accord avec vous…L’Australie peut attendre car les SNA US sont depuis longtemps sur zone ( et assurent de ce fait la sécurité des australiens ) et ils ont juste besoin d’une  » station service  » en Australie…La France ne vendra ou ne louera rien à l’Australie, les jeux sont faits…

  38. vrai_chasseur dit :

    Le PR jette sur la table l’idée de 4 sous-marins construits en France, les syndicats australiens proposent d’en construire 6 classiques à Adelaïde pour monter le niveau de compétence des chantiers jusqu’à l’arrivée des SNA AUKUS, les suédois, les sud-coréens sont à l’affût pour proposer des AIP …
    Plus prosaïquement, le goulet d’étranglement est le personnel qualifié sous-marinier australien. La RAN n’a aujourd’hui pas assez d’équipages sous-mariniers à mettre sur ses actuels Collins et elle sait qu’elle va énormément peiner à en recruter dans le futur : personne n’a envie de s’engager pour rester sac à terre dans la décennie à venir …

    La rupture capacitaire des sous-marins est « le pire cauchemar que connaît l’armée australienne depuis la seconde guerre mondiale » dixit l’ancien chef d-état-major australien. Le nouveau ministre de la défense est sous pression, il doit remettre sa copie en Mars 2023 pour dire quels sous-marins futurs choisir et comment gérer cette rupture. D’autres arbitrages budgétaires douloureux seront faits pour mettre la priorité sur le comblement de cette rupture : les nouveaux véhicules légers blindés terrestres vont sans doute en faire les frais et passer à la trappe. Donc ça réfléchit dur en ce moment dans les comités de travail australiens.
    Parmi les idées qui émergent doucement au sein de ces comités, une est de se doter de drones sous-marins de haut de spectre pour garder une capacité sous-marine minimale intérimaire, permettant de travailler avec les alliés dans le Pacifique.
    L’idée n’est pas si farfelue. C’est un registre où Naval Group peut aussi jouer.

  39. DO dit :

    Construire 4 soums pour les Aussies à Cherbourg:
    voilà le tableau selon moi.
    Mannu qui a est un cerveau, lui , voit le truc ainsi:
    – Cherbourg a un planning plein pour 15?ans avec les soums pour la Royale.
    – voui mais j’ai un coup à jouer contre la perfide albion (god save the king) en proposant 4 soums aux aussies construit à Cherbourg
    – c’est possible: il suffit de décaler le planning de la Royale de 4 soums
    – avantages:
    écomomies, moins de budget pour la Marine que je réutilise pour le NGF par ex
    Cherbourg a une charge de travail garantie sur 20ans?
    Présence France assurée en Asie /Pacifique pour longtemps grâce aux Aussies qui nous accordent le support de leur ports, aux côtés des US, tout en damant le pion à albion

  40. bullnar dit :

    y en a de l’expert a souhaits sur ce forum aussi puis je demander pourquoi personne ne considere comme credible un coup de p.. supplementaire de nos – chers – voisins teutons qui non contents d avoir sabote 3 projets clefs chez nous scaf / avion patrouille oceanique / embt, poseront au dernier moment une offre foireuse avec leurs 212 histoire de continuer a faire le jeu de vlad ?

    • Nexterience dit :

      C’est quoi ne pas être foireux? C’est éviter volontairement un business au détriment de TMKS pour les beaux yeux de Cherbourg ?