Forces spéciales : La marine américaine a ordonné une enquête sur le stage de sélection « BUD/S » des Navy SEAls

En France, pour espérer devenir un commando marine, il faut d’abord passer avec succès les quatre premières semaines du STAC [STAge Commando], pendant lesquelles les candidats sont soumis à des efforts physiques et une pression psychologique intenses. Ce n’est qu’à l’issue de cette sélection que la formation menant au brevet élémentaire commando [avec la remise du béret vert] pourra commencer pour ceux qui auront été retenus.

Pour les Navy SEALs, c’est à dire les commandos de la marine navy, l’approche est différente. Ainsi, les candidats doivent d’abord suivre les cours d’une école préparatoire à la « guerre spéciale navale » [Naval Special Warfare Preparatory School], qui, comme son nom l’indique, vise à les préparer au très exigeant stage BUD/S [Basic Underwater Demolition/SEAL] pendant deux mois. Puis ils sont soumis à des tests physiques éliminatoires, lesquels consistent à une nage de 1000 mètres et à course de plus six kilomètres dans un temps limité.

Les candidats éliminés sont ré-orientés vers une autre spécialité. Quant aux autres, ils suivent une autre préparation au stage BUD/S pendant trois semaines avant d’entamer les choses sérieuses, c’est à dire une formation comprenant trois phases durant lesquelles le niveau d’exigence ne cesse de s’élever. D’ailleurs, dès la première, nombreux sont ceux à renoncer.

La quatrième semaine de cette formation [qui en compte 21] est connue sous le nom de Hell Week [la semaine de l’enfer]. Et pour cause : pendant cinq jours, les candidats doivent parcourir plus de 320 km, que ce soit à la nage ou à la course, tout en étant soumis une série d’épreuves plus exigeantes les unes que les autres et n’ayant pratiquement aucun temps de repos [si ce n’est seulement cinq heures de sommeil durant toute cette période].

Cette « semaine de l’enfer » est censée permettre de sélectionner ceux qui ont vraiment « l’étoffe » pour intégrer les Navy SEALs. En clair, ceux qui flanchent sont éliminés [quand ils n’ont pas renoncé avant]. Seulement, en février, un stagiaire, Kyle Mullen [24 ans] est décédé et trois autres ont été hospitalisés à l’issue de cette « Hell Week ».

Officiellement, le décès de Kyle Mullen serait dû à une « pneumonie bactérienne ». Ce que sa famille conteste, celle-ci accusant les Navy SEALs de « négligence médicale », les médecins chargés de suivre les stagiaires ne lui ayant apporté aucun traitement alors que son état de santé s’était dégradé durant cette « semaine de l’enfer ».

« Ils l’ont tué. […] Ils disent que c’est de l’entraînement, mais c’est de la torture. Et puis ils ne leur ont même pas donné les soins médicaux appropriés », a déclaré sa mère, Regina Mullen, infirmière de profession, dans les colonnes du New York Times.

Cela étant, le quotidien a aussi rapporté que des produits dopants ont été retrouvés dans les effets du marin. Et cela a conduit l’US Navy à mener une enquête préliminaire au cours de laquelle il s’est avéré qu’environ 40 stagiaires avaient consommés des stéroïdes et autres drogues durant le BUD/S.

D’où la décision de l’amiral William Lescher, le chef adjoint des opérations navales [le numéro deux de l’US Navy, ndlr] d’ouvrir une « enquête indépendante » sur les conditions dans lesquelles se déroulent le stage des Navy SEALs. Confiée à un amiral n’ayant aucun lien avec les forces spéciales de la marine américaine, elle doit examiner les mesures de sécurité du BUD/S ainsi que les qualifications des instructeurs et des médecins ainsi que la politique en matière de consommation de produits dopants et de drogues par les stagiaires. Un rapport devra être remis d’ici un mois.

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83 contributions

  1. PHILIPPE dit :

    Voilà une enquête de plus pour le fameux NCIS (Naval Criminal Investigative Service)
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Naval_Criminal_Investigative_Service

  2. VinceToto dit :

    « Cela étant, le quotidien a aussi rapporté que des produits dopants ont été retrouvés dans les effets du marin » « il s’est avéré qu’environ 40 stagiaires avaient consommés des stéroïdes et autres drogues durant le BUD/S »
    Un control sur la prise de produits dopants dans les troupes US? Waou! C’est autorisé ce genre de control?
    40 sur combien? La nouvelle serait qu’il y en aient qui n’en ai pas consommé.
    « pendant cinq jours, les candidats doivent parcourir plus de 320 km, que ce soit à la nage ou à la course, »
    Et très probablement d’autres moyens, car la course et la marche ce n’est pas trop leur truc en 2022 même si dopés.

    • Rascasse dit :

      Les « drug tests » sont une pratique tout à fait banale dans la société américaine. Les employeurs peuvent en pratiquer n’importe quand, et un refus de s’y soumettre se traduit par un licenciement immédiat, le plus souvent sans aucune indemnité.

      • Robert dit :

        J’espère que ce même genre de test a lieu de façon permanente dans l’armée française.
        Selon les drogues, les risques pour la personne, ses camarades et le travail effectué sont réels. On ne laisserait pas une personne diminuée continuer son travail, avec la drogue c’est sournois et cela ne se voit pas si elle n’est pas ouvertement défoncée en service.
        Le cannabis, c’est plusieurs jours de demi vie dans l’organisme, pas d’effet après la période d’effet du produit mais un risque de relargage de l’effet stupéfiant dans l’organisme en cas de grand stress.

        • Paddybus dit :

          Que croyez vous que donnerait une telle analyse en entreprise, en France et entre autre les conducteurs de PL ou engins…??? je crains qu’ils en tireraient les mêmes résultats…
          Un contrôle généralisé sur la route des tous les conducteurs serait probablement plein de surprise…aussi…

          • Frédéric dit :

            Contrôle alcootest et drogue effectué sur le chantier Bouygues ou je travaille. On à parfois des surprises, la personne qui est positif est expulsé du site sur le champs. On à eu un couple qui est venue shooté à l’héroïne pour leur premier jour et n’ont pas comprit pourquoi on les a sorti aussi sec.

          • Robert dit :

            Je n’ai aucune illusion là-dessus.
            La banalisation du cannabis, la drogue probablement la plus sournoise, fait que des jeunes et moins jeunes circulent chargés dès le matin et ceux qui travaillent sur des engins sous effet sont des dangers publics. Cariste, j’ai assisté à des accidents sans conséquences humaines, mais j’ai vu quelques fois des conducteurs défoncés qui ont eu beaucoup de chance, mais ceux autour encore plus qu’eux car une mauvaise manoeuvre avec une tonne de charge à six mètre de hauteur ne pardonne pas.
            Sur les routes, cela se fait occasionnellement, comme pour l’alcool, certains mélangent d’ailleurs drogue et alcool. Les gendarmes ont un retour d’expérience d’accidents au volants de défoncés, les chiffres sont énormes.
            Je serais pour des dépistages grandeur nature de tous les fouteurs de merde des territoires occupés, on y retrouverait le cannabis et probablement d’autres produits plutôt stimulants.

          • Rémi dit :

            Ce serait également interessant dans les organes du pouvoir,
            Je sens que l’on dégagerait massivement.

      • VinceToto dit :

        « C’est autorisé ce genre de control? »
        Dans ce cas cela a été fait car il y a enquête judiciaire. Ce n’est pas du tout un test anti-dopants/drogues normal, habituel. De plus, hors enquête judiciaire, les armées US ne sont absolument pas tenues de révéler les résultats des tests qu’ils pratiquent de façon courantes(mais plutôt sur joint, coke, etc., le récréatif, pas les drogues « pros »), ni de virer un militaire positif à un ou plusieurs de ces tests, ni même de le marquer dans son dossier.

    • lgbtqi+ dit :

      Et vous, c’est quoi votre truc ?

      Histoire qu’on sache d’où vous parlez…

    • dom dit :

      apres ma formation dans une unité des FS nous avons fait 108 km en 27 heures
      plus de la moitié ont fini dans les camions dont plusieurs qui par la suite ont integrés les chuteurs ops donc ont peut dire que ce genre d’epreuve teste juste le moral mais que parfois des incidents physique peuvent arriver

      • lgbtqi+ dit :

        Je suis toujours restée perplexe devant la casse durant les phases de sélection et de formation. Sous un certain angle, trop doux et ça manque. D’un autre côté trop dur et ça délabre des articulations chez des combattants d’élite. Difficile dilemne.

        • Pascal, 'l'autre) dit :

          @lgbtqi+
          « Difficile dilemne.. » Il existe un axiome dans les armées……. « entrainement difficile, guerre facile ! »

        • Carin dit :

          @lgbtqi+
          Surtout qu’il y a d’autres façons
          d’ « endurcir » un gars déjà rompu au sport… ce qui lui manque relevant plus de l’endurance physique (donc de son moral), et de la maîtrise de la peur, mère de tous les exploits, (les actes héroïques en proviennent souvent), mais aussi de tous les plantages de mission, (paralysie dans l’action).
          Donc placer ces gars en situation de stress intense, pour leurs apprendre à le gérer, serait bien plus bénéfique pour ces gars, que de devoir parcourir des distances qu’ils n’auront jamais à parcourir en opération, et surtout pas dans les conditions ou ils le font, qui les abîment plus que ce que cela leurs apporte.

        • ScopeWizard dit :

          @lgbt

          Ben le truc est simple ; contrairement à ce que certaines idéologies s’ acharnent à faire croire , nous ne sommes pas tous égaux et selon ce qui sera attendu de nous , tout comme tout ne saurait avoir une même valeur , nous ne nous valons pas tous .

          Par conséquent , certains seront plus à l’ aise d’ autres moins , certains seront plus résistants d’ autres moins , ce qui conditionnera la marge de progression .

          C’ est-à-dire que parmi tous ces individus , certains auront besoin de progresser plus que d’ autres afin d’ être au niveau requis , ce qui pourra amener à recourir à quelque supplémentation de nature « médicamenteuse » .

          Sachant que cela peut concerner le « doué » , le motivé , comme celui qui est à la peine mais déterminé à s’ accrocher quitte à pousser trop loin…

          Quoi qu’ il en soit , vu ce qui est demandé et qu’ une fois breveté le Force Spéciale doit être capable de restituer , au fil du temps comme du kilométrage en opérations comme en entraînement , il y aura fatigue répétitive qui qu’ on le veuille ou non finit par s’ accumuler , dépassement , donc usure prématurée au point que des fragilités vont finir par apparaître ou ré-apparaître .

          Si possible , il faudra donc à nouveau recourir aux potions magiques de l’ un ou l’ autre druide….

          En somme , « on » va tirer le maximum de toi jusqu’ à t’ essorer si besoin , puis lorsque pour X ou Y raison , n ou n’ facteur , tu ne seras plus aussi « apte » , afin de conserver une cohésion et que nul ne traîne la patte au sein du groupe ce qui pourrait lui faire perdre en efficacité voire le mettre en danger , au mieux « on » te recase au pire on te jette et à toi de te démerder une fois dans le monde du Privé et de faire au mieux….

          Mais bon , tu as signé , c’ est toi qui a voulu ; nul ne t’ a forcé la main….

          Enfin , normalement !

          Mais il est sûr que tous n’ y arriveront pas , et ce , qu’ il y ait eu assistance biochimique ou non , avec un taux de casse « acceptable » histoire que ne restent que les « meilleurs » .

        • dompal dit :

          @lgbtqi+, @ etc…
          Arrêtez d’être benêt.
          Aucun gus des FS ne fera un com’ sur son entrainement….ce que l’on peut voir à la TV c’est juste de la mise ne scène…..et l’autre Gérard (@dom) n’a jamais mis les pieds dans les FS !
          Ne vous y trompez pas…. 😉

          • dompal dit :

            Vous n’avez pas remarqué que l’on retrouve le même phrasé que l’autre cloche @dragon para ???

            Un seul et même mytho ! 🙁

      • VinceToto dit :

        Lors d’une rando militaire barbante(pléonasme), couchage dehors sans tentes, il y a eu de la pluie froide pendant quelques jours. Les officiers ont eu l’idée de faire des genres de tentes avec plusieurs bâches et un feu avec du bois mouillée dedans. N’oublions pas le truc de coucher les uns contre les autres pour se réchauffer(ki sont mignons les petits chatons!). J’ai préféré rester en dehors de ces c. avec pour prétexte de monter la garde car je n’étais pas fatigué. Ils se sont bien enfumés sans arriver à se sécher. Résultat: 90% n’ont pas pu finir la rando, consultations médecins, pneumonies, etc., arrêts de travails et hospitalisations.

    • Roissard dit :

      En Français on écrit « contrôle » et non « control ».

  3. Alain d dit :

    La consommation de produits dopants est très importante aux Etats-Unis, déjà pour faire du muscle et paraître.
    Ce phénomène touche aussi des très jeunes en France, qui sont accros aux salles de musculation (certaines peuvent difficilement rentrer dans la catégorie salles de sports). Dans certaines entreprises huppées, si un contrôle était réalisé à l’entrée, beaucoup de jeunes ingénieurs ne passerait pas le portail.
    Et pour avoir engager la conversation avec certains (très identifiables, genre qui font du muscle devant leur console de jeux), ça leur semblent tout à fait naturel, ils ne voient pas le problème. C’était moi le problème avec mes questions non agressives, sans même porter de jugement. Sportif, mais aussi quelques photos réalisées sur des compétitions sportives (échauffements, compétitions, entractes et récupérations, athlétisme, cyclisme, sports de combats, à une époque où les contrôles étaient très peu nombreux), je connais un peu la musique des médocs dans les sacs de sports. Maintenant évidement, c’est plus subtil.

    • Stoltenberg dit :

      En Amérique le marché des suppléments est beaucoup moins encadré (et auto encadré) qu’en Europe. Vous pouvez facilement trouver des « additifs » interdits par les agences anti-dopage internationales dans des supplément totalement banaux, du genre BCAA ou créatine, de certaines marques non européennes. Et puis c’est devenu tellement connu et classique que lorsqu’un sportif de haut niveau se fait chopper au contrôle anti-dopage, l’excuse la plus facile c’est de dire qu’il ou elle a pris des suppléments américains sans lire la notice.

    • Moogli dit :

      Commentaire sympathique moins subtil qu’en apparence.

      Il me semble (avis subjectif profane) que la mesure des compétences peut s’attacher à la capacité à jouer du banjo, avec sa … et son couteau, dans des conditions complètement dégradées. Les moyens techniques et logistiques sont un prolongement en mission, pas la base de fonctionnement.

      Il paraît que la douleur est un message de l’esprit. Cette image vulgarisée est un préalable à la capacité à cocher des cases pour l’intérêt supérieur de l’Etat, quand il faut s’adapter dans un environnement considéré comme contraire.

      La capacité d’adaptation et d’intégration à un environnement contraire interdit l’usage d’apports extérieurs à l’organisme qui faciliterait le cochage de cases. Quel que soit l’emploi de matière facilitante, il faut considérer l’apport comme impossible sur zone, donc contraire à l’anticipation de capacité en conditions dures.

      C’est au pied du mur qu’on voit mieux les briques.

      Je préfère un corsaire qui picole et qui fume à un chippendale dans un Sheraton. On ne fait pas les mêmes choses avec.

      Merci pour votre message Lucide !

    • Robert dit :

      La mentalité générale et la valeur du corps ont changés.
      Si certains sports étaient déjà touchés depuis longtemps, les sportifs étaient souvent assez sains, mais travaillaient beaucoup. Et peu de sports permettaient de vivre de sa passion, donc ils gardaient un pied dans la vie réelle avec un travail et une vie personnelle autre que le sport.
      Maintenant, une sale mentalité veut l’efficacité et la réussite avant le travail et l’amour du sport.
      Dans certains sports de masse avec beaucoup d’argent en haut niveau, comme la balle au pied, je suis « étonné » que le dopage semble absent. Pour endurer, récupérer, être performant une saison avec des impératifs financiers à la clef, je pense qu’il y a un aveuglement volontaire pour continuer de faire rêver la masse bêlante ceux qui paient et soutiennent.
      La fin ne justifie pas les moyens quand des risques énormes pour la santé sont au bout. Mais il faut pour y penser avoir le respect de soi et ne pas considérer le sport comme un moyen de réussir sa vie professionnelle voire d’exister tout simplement.

      • JC dit :

        Pour les balles au pied, on régénère le sang, apparemment efficace et non polluant.

        • Robert dit :

          La RDA faisait séjourner leurs sportifs dans des bunkers suroxygénés, comme un long séjour en haute altitude.

          • Moogli dit :

            La densité de dioxygène diminue avec la baisse de pression, donc l’altitude. A 7000m, on respire moins bien qu’à 0.

      • Gégétto dit :

        Robert,

        [comme la balle au pied, je suis « étonné » que le dopage semble absent.]

        Souvenez vous de l affaire zidane / Deschamps à la Juventus.
        Ils recevaient régulièrement des injections.
        Deschamps a reconnu le dopage ,Zidane a reconnu dans un premier temps prendre des vitamines…puis de la créatine…Mais à mon avis pas que cela.
        https://www.leparisien.fr/faits-divers/deschamps-et-zidane-entendus-sur-le-dopage-15-09-1998-2000244487.php

        Quant aux militaires, il me semble que les pilotes de chasse US avait un traitement autorisé pour tenir éveillé.

        Le dopage sous toutes ses formes est certainement présent dans l armée comme dans le civil.

        Cela commence par la prise d’’acide acétylsalicylique et peut aller très loin; certains sportifs amateurs se fournissaient en EPO assez facilement à Vintimille.

        • Robert dit :

          J’ironisais.
          Considérez que les sports de masse qui rapportent le plus d’argent sont les plus concernés par le dopage.

  4. Dragon para dit :

    C’est toujours compliqué d’avoir une ligne entre sélection exigeante, intense et trop exigeante, trop intense. N oublions pas qu’il s’agit de renouveler les FS (c ‘est vital) mais également d avoir les meilleurs profils. Les décès lors de ces sélections sont toujours regrettable mais difficile d’avoir un risque zéro car il n’existe pas. Après, on peut toujours enquêter pour s’assurer que toutes les sécurités ont étés prises et si il y a défaillance alors il doit y avoir sanction, c est normal. Maintenant il est vrai que toutes ces exigences de sélection peuvent pousser les futures recrues à prendre des produits pour être le plus performant, surtout que ces produits se trouvent facilement. Mais il est vrai que le niveau ne doit pas baisser (mais il faut de la nouvelle recrue quand même).

    • Robert dit :

      Si vous êtes passé par le 13 comme votre pseudo semble l’indiquer, est-ce que leur niveau d’exigence en fait recourir certains à des dopants pour réussir? C’est une spécialité différente, mais leur niveau physique et mental est très élevé.
      Le dopage n’est-il pas contradictoire avec un niveau élevé, équivalent à des athlètes de haut niveau, pour des militaires qui vont travailler en équipe?
      Est-ce que le 13, ou le 1er, ou les commandos marine seraient moins exigeants que les SEALS ou que ces derniers croient qu’une telle exigence fera de ces soldats des surhommes?
      Pardonnez la naïveté de mes questions, mais les réponses m’intéressent pour côtoyer des anciens qui me paraissent très sains.

      • Dragon para dit :

        Ça fait beaucoup de questions lol. N’oubliez pas qu’aux USA le problème des dopants est très courant que ce soit dans les équipes universitaires et le reste. C’est un pays qui s’est fabriqué avec l’image du super-héros, de ‘hyper-musculature etc..
        Le problème est un peu différent en France (et d’autres).
        Il y a les dopants pour doper ses capacités et ceux pour mieux récupérer donc le sujet est compliqué quand même.
        Je connaissait pas mal de copains (y compris moi) qui prenait un efferalgan avant les épreuves pour mieux fluidifier le sang, est-ce du dopage !!! Ou prendre du magnésium en forte dose pour mieux récupérer.
        Les unités françaises sont exigentes, très même, mais l’accompagnement dans les sélections reste plus humaine je pense et l’observation des candidats est importante car ce n’est pas toujours juste un facteur de « résultats » mais beaucoup de comportements. Les gars qui se présentent en général sont très bons, la différence se jouera beaucoup sur leur mental et intelligence. Il n’y a pas de sur-hommes mais des hommes eu dessus du lot lol.

        • Robert dit :

          Quand je suis curieux, je ne fais pas les choses à moitié.
          Le but de la sélection, c’est de dépister des personnes fortes physiquement et mentalement, mais en vue d’une formation ultérieure qui en fera des soldats complets.
          Le dopage n’aidera qu’à passer l’épreuve de sélection au risque de tromper et se tromper sur des capacités qui seront mises en perspective plus tard. Je pense qu’il faut mieux apprendre par ses échecs et soit renoncer soit s’améliorer. J’ai l’impression que la mentalité américaine est que la fin justifie les moyens et qu’ils sont les meilleurs quel qu’en soit le coup.
          Je me souviens de la sinistre comédie de Lance Armstrong qui a berné tout son monde plusieurs années de suite, mais la pression de l’argent sur les institutions et les autres coureurs était telle que tout le monde savait mais s’écrasait et subissait. A l’arrivée, il a avoué qu’il referait la même chose s’il en avait les moyens.
          Je crois que ça définit une mentalité, celle de la réussite à tout prix.
          Aider la nature avec des compléments, ce n’est pas du dopage parce que vous devez quand même à vos seules qualités votre réussite.
          Les dopeurs ont une longueur d’avance sur le dépistage qui en est à dépister la présence de produits masquants pouvant induire un usage de produits interdits. Il y a les moyens du fric en jeu et de l’autre de ne pas trop contester ce système qui rapporte aux fédérations et même au système olympique.
          Mais certains sports au haut niveau laissent quand même rêveurs quand aux performances constantes à un âge déjà avancé.

        • lgbtqi+ dit :

          l’efferalgan est du paracétamol. À ne pas confondre avec les effets anti-agrégants plaquetaires de l’aspirine… Et pourquoi souhaitiez-vous fluidifier le sang ?
          Il pouvait avoir un effet sur la douleur et les courbatures en revanche. Entre autres effets non officiellement documentés.

          • Dragon para dit :

            Le sang circule plus vite donc plus d oxygène c’est tout dans les muscles. Vieux trucs de vieux briscard lol

          • dompal dit :

            @Dragon,
            Ouais t’as raison du *** !
            Quand je lis tes propos j’ai l’impression de lire ceux de l’autre malade mental dont le nom m’échappe qui prétend avoir photographié des exactions des ‘ »troupes nazies » ukrainiennes. 🙁
            D’ailleurs, je me demande même si je n’ai pas affaire à la même personne tellement ça sonne juste…..ou bien c’est une très belle imitation !

    • Riecko dit :

      La leur truc c est comme gagner un tour de France. C est possible mais pas a l eau clair.

    • VinceToto dit :

      Là on parle de pratiques institutionnalisées, stéroïdes qui conduisent à plus d’œdèmes pulmonaires type SIPE, puis Viagra pour continuer à être performant malgré cela. N’oublions pas les anti-douleurs efficaces, les styles Met pour rester éveillé et autres EPO/SOC pour faire avancer plus longtemps les tas de viande sous stéroïdes.
      « Mais il est vrai que le niveau ne doit pas baisser (mais il faut de la nouvelle recrue quand même). »
      Quand une société détruit ses populations pour les soumettre, faut pas s’attendre à une amélioration au nouveau recrutement. Les FS? Peut-être qu’en recrutant, aidant des jeunes avec problèmes de surpoids, drogues, judiciaires, psychologiques et sociaux, les armées pourraient fidéliser leurs recrues. C’est une piste de recrutement.

  5. sentinelle dit :

    Réussir des tests en se dopant c’est tricher et s’exposer à des défaillances dans la vie opérationnelle sauf si ponctuellement on décide que pour réussir une mission il faut prendre des substances qui évitent la fatigue pendant un temps avec la conscience des risques . Si pour tenir il faut se doper il faut revoir le barème et les tests.

  6. Sorensen dit :

    « 40 stagiaires avaient consommés des stéroïdes et autres drogues durant le BUD/S » Il faut s’acclimater et encadrer ces pratiques. Cette disposition d’esprit sera d’ailleurs utile, cela prémâche le travail des armées qui a moyen terme devront faire accepter au soldat des modifications corporelles.

    • Thomas dit :

      Ce que vous dite est horrible, mais tellement probable

    • Félix GARCIA dit :

      « cela prémâche le travail des armées qui a moyen terme devront faire accepter au soldat des modifications corporelles »
      Le transhumanisme à la con ?

      « Pushing to the limits » …
      « Vers l’infini et au-delà ! »

      On atteint le mur du çon !

      • Sorensen dit :

        Pourquoi? La machine est déjà une extension de l’homme depuis longtemps. A partir du moment où l’on s’adapte à des gens en surpoids, pas de raison qu’on ne le fasse pas pour ceux qui vise le dépassement de soi.

    • Twisted dit :

      Les armées sont de grandes pourvoyeuses en programmes de recherches sur médicament go et no-go notamment

    • vrai_chasseur dit :

      @Sorensen
      Avant d’augmenter ou de modifier le corps des soldats, il faut déjà lutter contre leur somnolence. En opérations on ne soulève pas de fonte, le problème majeur est la privation de sommeil : elle engendre perte de vigilance, altération du jugement, mauvaise appréhension de la situation, prise de décisions erronées. Tout cela peut avoir des conséquences potentiellement dramatiques sur une mission.
      3 pays USA, R-U et France autorisent officiellement leurs combattants à prendre en mission du Modafinil (provigil) un psychotrope dérivé de la famille des amphétamines, pour contrer la privation de sommeil.

      • C’est vrai, je confirme. Nous avions testé ces pillules à l’entrainement suite au retex d’une opération où le manque de sommeil avait été un problème pour la plupart d’entre nous…
        C’est très efficace et il n’y a pas de contre coups, la nuit suivante on dort très bien.
        Je l’ai ais retestés plus tard (donné par des Américains) avec toujours la même efficacité.
        Il est vrai que lorsqu’on lit la notice, c’est quelque chose de très costaud, normalement seul un neurologue à le droit de les prescrire, un médecin généraliste ne peut pas.

    • Aramis dit :

      C’est absurde d’administrer des stéroides à des soldats. Il vaut mieux donner des produits qui permettent de moins dormir et de rester plus concentrer sans que cela soit l emoteur principal de la performance.

      En opération dès que les effets vonts s’estomper si les soldats n’ont plus accès aux produits ça va pas être joli. Surtout pour finir stérile et sous TRT, ou pire avec un cancer au bout de deux ou trois ans.

      Les améliorations corporelles ça fait belle lurette qu’on a essayé cela n’a jamais donné de résultats mirobolants.

      • Sorensen dit :

        « Les améliorations corporelles ça fait belle lurette qu’on a essayé cela n’a jamais donné de résultats mirobolants. » C’est vrai. Mais ici, il y a une part sociétale qui change.

  7. m dit :

    Qu’une armée dope ses soldats, ça n’est pas une nouveauté. Du captagon des islamistes jusqu’aux soldats de la Blitzkrieg sous pervitine… Le soldat ne sert que quand il est sous les drapeaux. S’il meurt à 50 ans d’une insuffisance rénale ou d’une overdose par addiction, c’est vraiment pas leur souci.

    • et v’lan passe moi l’éponge dit :

      Ne pas oublier la benzédrine, pour les alliés pendant la 2em GM.

      • Frédéric dit :

        Ou simplement le quart de vin rouge dans les tranchées pour les poilus.

        • dompal dit :

          @Fred,
          A l’époque la seule boisson c’était du pinard et du rouge bien sûr, la flotte c’était pour se laver.

          Allez, une p’tite chansonnette pour la route :

          Le pinard, c’est de la vinasse,
          Ca fait du bien là par où qu’sa passe,
          Le pinard, c’est obligatoire !!!

          C’est pas pour rien qu’il y avait un bistrot « dans chaque rue » que ce soit dans les villages ou en ville. 😉

        • et v'lan passe moi l'éponge dit :

          Certe… J’ignorais que le vin rouge était classé comme amphétamine…:p

  8. Alfred dit :

    Peut être a-t-on perdu le sens des réalités en forçant trop sur l’image et le mythe des surhommes dans les médias et à travers les films et les jeux videos ? D’autant plus que le développement du goût de l’effort physique et de la persévérance ne figure plus vraiment dans les programmes scolaires. D’où, peut-être, la tentation plus grande d’obtenir des résultats grâce à des produits miracles. On peut aussi se demander s’il n’y a pas actuellement surabondance de forces spéciales par rapport aux besoins, étant entendu que s’il en faut pour des opérations ponctuelles en petit nombre, leur emploi dans un cadre tactique en unités constituées pourrait s’avérer plus délicat si l’on se réfère aux expériences passées.

  9. belouga dit :

    Les morts d’hommes sont très rarement imputables aux périodes de stages. Les accidents se produisent avec des personnels confirmés : chute libre, plongée, manipulation d’explosifs. Une seule solution pour éviter la poisse: rester humble et très vigilant.

  10. mich dit :

    Utilisation de produits plus ou moins dopant pour être plus résistant ou endurant ,rien de bien nouveau , les générations précédentes n ‘ était pas plus saine ,mais comme beaucoup d’autres sujets on n ‘ hésite de moins en moins a en parler là ou avant c ‘était la chape de plomb qui prédominait . La quête de la performance est liée à l’ être humain pour son bien et aussi son malheur .

    • dompal dit :

      @mich,
      Entièrement d’accord avec vous………et aujourd’hui il y a le dark net pour se procurer des trucs que l’on ne pouvait pas avoir auparavant………..

  11. Thierry le plus ancien dit :

    Pousser les recrues à un niveau de souffrance trop élevé entraine forcément l’utilisation de produits dopants, ce qui oblige les instructeur à relever encore plus le niveau et cela fait en sorte que seul les tricheurs arrivent à se qualifier, un cercle vicieux ou les candidats retenus ne sont pas ceux qui sont les mieux disposés à endurer tant moral que physique, mais ceux qui supportent le mieux les substances qu’ils absorbent, car pour certains ils y laissent la vie à cause de ces produits qui réagissent différemment selon l’individu, comme pour les médicaments avec des intolérances.

    Bref, y’a qu’à regarder en Ukraine, les meilleurs combattants contre les russes ne réussiraient probablement pas le stage des Seals, tout comme les candidats Seals qualifiés ne supporteraient peut-être pas l’épreuve psychologique de se retrouver sous un bombardement d’artillerie lourde intensif au fond d’une tranchée.

    Il ne suffit pas d’être un gros malabar pour être le plus fort sur le champ de bataille, c’est bien plus compliqué que cela et la force physique comme moral n’est qu’une des composante du package nécessaire qui fait du simple citoyen un combattant d’élite ou même un héros !

    ëtre militaire ça n’est pas une compétition sportive de haut niveau, c’est un métier à part entière avec le coté technique et réflexion. Il ne suffit pas d’endurer, il faut aussi durer et savoir utiliser quantité de matériel et technologie, tout comme faire preuve de tactique et stratégie, tout cela ne se retrouve pas dans ce genre de stage qui doivent être changés.

    Les spartiates étaient habitués dès l’enfance à trouver leur propre nourriture sur le terrain, pour ne pas souffrir de la faim, Chez les Seals ils sont sous-alimentés durant leur stage, privé d’eau ou de nourriture, c’est tout à fait différent et pas productif du tout. Personne n’est apte à combattre le ventre vide ou en étant malade et ça n’est pas ce que l’on demande au soldat.

    • Aramis dit :

      Là on sélectionne des FS qui vont combattre sans soutien.

      • Thierry le plus ancien dit :

        Que l’on regarde le raid du Seal team 6 qui a tué Ben Laden ou tous ces raids en hélico en Afghanistan et que l’on me dise à quel moment ils ont eu affaire à une situation comparable à ce stage de sélection ou ils finissent transi de froid, malade, affamé et assoifé, privé de sommeil, à la limite d’être une épave humaine épuisé et sans force, dans un tel contexte même des troupes ordinaire peuvent les battre sans problème.

        Dans la réalité quand un soldat, même d’élite se trouve dans un tel état il doit être évacué du champs de bataille avec les blessés car il devient un maillon faible pouvant mettre en danger la vie de ses camarades par ses faiblesses.

        S’il s’agit de toute l’unité alors elle doit être retiré provisoirement du front et remplacé par des troupes fraiches.

        Et s’ils sont cernés alors il faut les en sortir par l’extérieur.

        D’ailleurs les actions des forces spéciales sont en général de courte durée, ils n’ont guère le temps de s’éterniser dans un contexte hostile.

        • Aramis dit :

          Les FS vont devoir se retrouver dans des situations où il n’y a pas grand chose à manger, où ils ont peu dormi et ont marché pendant des jours. C’est la dose qu’on leur inflige lors de la sélection qui est absurde mais pas le principe des tests.

  12. Kellermann dit :

    Sacré Marius! comme disait la chanson .Ne jamais donner à l’homme l’occasion de se prendre pour Dieu.

  13. ScopeWizard dit :

    Pour avoir pratiqué quelque exercice et supporté quelque pression , ayant du reste été des deux côtés de la balustrade , la question est POURQUOI à un moment-donné , tu vas avoir recours aux ordonnances de Docteur + ?

    Sachant bien que pour ce qui me concerne , ce qui va suivre est d’ une archi-évidence ; et ce , sans porter le moindre jugement d’ ordre moral : « c’ est bien » , « c’ est pas bien » , ou alors à doses homéopathiques histoire de tout de même mouiller un peu la tenue…. 😉

    Alors , en dehors du Culturisme visant à hypertrophier ta masse musculaire , ce qui peut AUSSI s’ avérer nécessaire selon l’ activité à pratiquer , il y a tout le reste….

    Si tu es en recherche de performance , par exemple engagé dans une compétition sportive pour laquelle tu as décidé de te préparer en jouant le jeu à fond , ALORS ce qui va te poser problème ce sera l’ entraînement .

    CAR c’ est cet entraînement qui au fur et à mesure va te permettre de parvenir au niveau de perfs que toi et ton entraîneur recherchez .

    Et pendant toute cette phase , même s’ il peut y avoir des « jours avec » et des « jours sans » , ton but c’ est de tenir , parfois pendant 6 mois ou 1 an : régularité de progression parfois en frappant un grand coup , pas ou peu de blessures -bénignes- donc exigence de fatigue physique minimale , idem concernant la fatigue mentale , sommeil réparateur , alimentation la plus adaptée que possible , grosse intensité tributaire d’ une bonne capacité à se concentrer et mobiliser les ressources de ton corps comme de ton esprit , etc….

    Or , le problème est que même si tu es nanti ou as su te forger un mental à toute épreuve , que tes aptitudes physiques sont naturellement exceptionnelles ( tu es doué , quoi ! ) , que tu sois super-bien encadré et coaché , que tu ne manques de rien , le fait est QUE TU N’ ES PAS UNE MACHINE….

    Donc au bout d’ un moment , quelque chose peut s’ affaiblir jusqu’ à lâcher ce qui peut complètement remettre en cause toute cette phase préparatoire qui t’ es essentielle .

    Par conséquent , en plus de moyens de récupération naturels ou à base de massages ou d’ exposition au froid au chaud etc , c’ est là que vont devoir entrer en lice les + et même les ++ de la chimie organique et la très longue liste des « produits dopants » et leurs catégories ( anabolisants , bêta bloquants , stimulants , opiacés , diurétiques , narcotiques , etc… ) .

    En fait , tu as deux exigences : l’ intensité à respecter afin d’ atteindre le niveau requis , t’y maintenir , voire évidemment le surpasser dans le but que le jour J tu sois à l’ optimum pour donner le maximum , les échéances qui peuvent être très rapprochées entre deux compétitions sachant que tu peux être amené à t’ entraîner loin de chez-toi , sous des climats très différents .

    C’ est pourquoi , co-existe une gigantesque hypocrisie….

    Mais si tu veux , ce putain de dopage que l’ on peut décrier , dénoncer , dont on peut se scandaliser ou que sais-je , qui peut évidemment faire des dégâts après-coup tel qu’ un affaiblissement faisant de toi quelqu’ un qui à 50 ans sera fragile de partout voire n’ atteindra même pas cette âge , EST UN MAL NÉCESSAIRE ; il l’ a plus ou moins toujours été et plus encore à l’ ère « moderne » , celle de la télévision , des marchés de la pub , des athlètes sur-médiatisés , etc….

    Mais ça , c’ est pour du haut niveau disons à visée publique et populaire .

    Seulement , les mêmes questions se posent dès lors que même beaucoup plus « confidentiellement » , tu vas être confronté à une telle recherche , besoin , envie de performances…

    Ou simplement parce qu’ il n’ est pas envisageable de flancher….

    Et ce , que ton métier l’ exige , ou que ce soit plus vital à par exemple classer dans le seul maintien de tes conditions de ressources .

    Raison pour laquelle , en sus de l’ addiction ou du recours aux stupéfiants et autres , le dopage de nature « plus scientifique » , parfois à bases des substances les plus risquées et mal ou insuffisamment maîtrisées , touche toutes les couches de la société , s’ applique dans nombre d’ institutions , sachant que c’ est alors l’ encadrement qui pourra se montrer défaillant car il est alors impératif qu’ il soit à la hauteur , ce qui est loin d’ être toujours le cas .

    C’ est la principale différence entre un dopage « encadré » , contrôlé et suivi même intense , et le dopage « populaire » en autant de nécessiteux jouant ( souvent malgré eux ) aux apprentis-sorciers qui le plus souvent y auront recours plus épisodiquement voire à l’ occasion .

    //////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

    Maintenant , concernant ces morts nous dirons « subites » survenant dans la plus complète des forces de l’ âge et pas forcément chez les sportifs , il y a aussi une série d’ interrogations sur l’ évolution des habitudes de vie , sur l’ alimentation , sur le médicament….

    D’ après une rumeur qui pour l’ instant semble circuler à bas-bruit , aux USA il y aurait une multiplication par minimum 10 des morts inexpliquées de « jeunes gens » entre 20 et mettons 50 ans ; faut-il y voir quelque rapport de cause à effet avec l’ obligation vaccinale consistant en une sorte de poudre de perlimpinpin insuffisamment au point et efficace mais pouvant s’ avérer à « effets secondaires » à classer dans les dévastateurs….

    Je ne sais pas ; mais par contre , je sais pourquoi j’ ai personnellement évité de me laisser faire la moindre injection de ce produit vaccinal incroyablement promu par la seule puissance publique , en tout cas en France mais également dans nombre de pays d’ Europe ou aux Etats-Unis , aux dépens de tout traitement médical autre pourtant bel et bien existant .

    À chacun son avis , mais quoi qu’ il en soit , entendez que vous vous dopiez plus ou moins ou pas du tout , prenez soin de vous et ne lâchez jamais !

    C’ est vraiment le principal ! 🙂

  14. aldo dit :

    Soit dit au passage , les viets d’Indochine avec leur poids de corps qui ne dépassait pas tellement les cinquante kilos et qui bouffaient une poignée de riz ont quand même réussi à mettre une raclée à notre corps expéditionnaire. Les anciens qui ont eu affaire à eux ne les ont jamais pris pour des rigolos.

    • Aramis dit :

      Sauf qu’hormis à DBF et Cao Bang ils ne nous ont pas mis une raclée. Loins de là.

      • dompal dit :

        @Aramis,
        Je pense que vous parlez du retrait de Cao Bang par la RC 4 certainement ?
        Effectivement, les Viets nous ont mis une branlée phénoménale qui augurait DBP…..’grâce » à des Gnx complètement à côté de la plaque…… comme pendant la WW I….à croire que c’était les mêmes incapables !?? 🙁

    • dompal dit :

      @aldo,
      Ben tu ferais bien de lire les bouquins de ceux qui ont participé au CEFEO et ensuite on en reparlera de tes affirmations….

  15. dompal dit :

    Ouais, ben rien de nouveau sous le soleil.

    Quand on demande à un homme d’aller au-delà de ses capacités physiques, il est tentant d’avoir recours à des substances chimiques « pour faire le job », que ce soit en stage ou en opex.

    Apparemment dans le cas cité par M. Lagneau, il s’agit plutôt de l’incompétence des instructeurs et de l’assistance médicale ?

    On peut mourir d’une crise cardiaque à 24 ans même en étant en excellente santé mais mourir d’une « pneumonie bactérienne » sur le sol US, c’est vraiment se foutre de la gueule de la famille !!!

    Mais c’est vrai, les bidasses US n’ont jamais brillé par leur intelligence ! 🙁

    ….il me semble bien que M. Lagneau a fait un papier dernièrement pour nous informer que l’US Army n’avait pas de matos pour combattre par grand froid alors qu’elle possède l’Alaska…… 🙁

    Je pense que ma grande copine Sandrine ferait bien de migrer aux USA, elle sera dans son élément naturel… 😉

    • PK dit :

      « On peut mourir d’une crise cardiaque à 24 ans même en étant en excellente santé »

      Par définition, quand on est en excellente santé, on ne peut pas mourir d’une crise cardiaque. Pour mourir d’une crise cardiaque, il faut avoir une pathologie cardiaque. Tout au plus peut-elle ne pas avoir été détectée.

      C’est vrai que votre discours permet de justifier le paquet de morts subites de crises cardiaques ces temps-ci. C’est fou le nombre de gens qui avaient une pathologie non détectée ces derniers temps…

  16. Félix GARCIA dit :

    Drogue ? Alcool ? Fatigue ? Mécanicien ? Turbulences ? Erreur ?
    https://twitter.com/GirkinGirkin/status/1569275217964572674?cxt=HHwWhIDRmeLfl8crAAAA

  17. vrai_chasseur dit :

    Ce jeune recrue est décédé apparemment d’un oedème pulmonaire due à une exposition prolongée dans l’eau.
    Les médecins américains appellent cela SIPE, ‘Swimming Induced Pulonary Edema’. C’est ce qui est mentionné pour lui.
    Ce n’est pas une noyade par ingestion d’eau dans les voies respiratoires mais une sorte de combinaison néfaste entre le stress, la fatigue et une trop longue exposition dans l’eau : les vaisseaux capillaires internes des poumons se fissurent et finissent par lâcher.
    En sport extrême on en voit de plus en plus chez les adeptes d’apnée longue et chez les triathlètes durant l’épreuve de natation.
    Sans chercher à excuser les instructeurs SEAL, les organisateurs et encadrants en général sont mal préparés à la détection précoce de ce syndrome. Surtout dans des environnements exigeants de compétition, y compris évidemment la sélection des futurs FS : le candidat va lui-même chercher à occulter les premiers symptômes de faiblesse pour passer à tous prix la barre ou la ligne d’arrivée.
    Le seul signe clinique visible d’alerte c’est la toux sanguinolente et là c’est déjà trop tard.
    Ce qui est nouveau n’est pas que ces épreuves deviennent impossibles, mais c’est que de plus en plus de candidats y compris chez les militaires arrivent avec une préparation physique inadaptée en amont : le candidat s’est préparé souvent seul, trop violemment et sans connaissance précise autre que ce qu’il a lu sur Internet. il a pris (assez souvent) des substances chimiques qui vont ‘mentir’ et lui occulter son vrai niveau physique. Il croit arriver préparé pour les bons critères de sélection, en réalité son équilibre physiologique est déjà altéré.

  18. Reality Checks dit :

    De toutes façons, bientôt, nous serons presque tous remplacés par des robots, à commencer par les SEALS.
    Pas par des robots de cuisine, hein…
    https://scx1.b-cdn.net/csz/news/800a/2019/killerrobots.jpg

    Sans parler des procédés génétiques:
    https://www.popularmechanics.com/science/archaeology/a36383243/russia-wants-to-clone-ancient-army/
    Ou pire:
    https://www.discovermagazine.com/health/why-scientists-have-been-creating-chimeras-in-the-lab-for-decades

    Bref, autant prendre les devants et éviter à ces jeunes gens de prendre des stéroïdes et risquer leur vie dans ces ‘bootcamps’ pour un métier qui sera un jour ou l’autre, rendu caduque par les innovations en cours.
    Surtout en ces temps de démographie déclinante et d’espérance de vie réduite, dans certains pays autrefois admirés..