Le ministère des Armées évalue un détecteur multi-capteurs d’engins explosifs improvisés monté sur un VAB

En janvier 2021, alors que la force Barkhane venait d’être endeuillée par deux attaques jihadistes commises avec des engins explosifs improvisés [EEI ou IED] de forte puissance [ils contenaient une quarantaine de kilogrammes d’explosifs, ndlr], Florence Parly, alors ministre des Armées, avait confié, lors d’une audition parlementaire, que des recherches étaient en cours pour développer de nouveaux systèmes censés contrer une telle menace.

« Quelle que soit la force du blindage, les quantités d’explosifs qui ont été utilisées au Mali […] est telle que, de toute façon, même le meilleur engin blindé ne peut pas protéger les soldats qui s’y trouvent. [Aussi], nous travaillons sur des technologies de détection, fondées sur des radars », comme « le radar pénétrateur de sol, destinés aux engins qui ouvrent les itinéraires » ou encore « des radars aériens embarqués pour déceler, entre plusieurs passages, d’éventuelles modifications de terrain qui auraient pu intervenir », avait ainsi expliqué Mme Parly, évoquant également des travaux portant sur des « véhicules autonomes pour les ouvertures d’itinéraires ».

Depuis, le ministère des Armées a été plutôt discret sur ces technologies en cours de développement. Pour autant, des dispositifs sont en cours d’évaluation, comme l’a indiqué l’Agence de l’Innovation de Défense [AID], dans son dernier bilan d’activité [.pdf].

Ainsi, ce document évoque – succintement – le projet DMC, pour « Détection Multi-Capteurs d’engins explosifs improvisés ».

Confié à TSIX [Thales] et l’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis [ISL], ce projet vise à démontrer la faisabilité d’un système permettant de détecter les EEI [ou les mines] à distance, en fusionnant trois modes de détection.

Comme l’explique l’AID, l’idée est d’installer à bord d’un Véhicule de l’avant blindé [VAB] des capteurs permettant de détecter des circuits électroniques [détection de jonction non-linéaire] et des fils électriques présents dans un engin explosif improvisé ainsi que des changements dans l’infrarouge.

« En 2021, ces trois technologies ont été intégrées sur un véhicule de l’avant blindé pour une campagne d’essais en 2022 », a précisé l’AID. Et d’ajouter : « À terme, ces technologies pourraient être intégrées dans le futur système d’ouverture d’itinéraire », susceptible d’être autonome.

À noter que l’ISL a aussi mis au point un système embarqué de détection de changement dont la finalité est de mettre en évidence les modifications apparues sur un itinéraire précédemment parcouru. Ce qui faciliterait également la détection des EEI.

Ce dispositif « permet de visualiser les modifications quasi invisibles du terrain d’opérations. Robuste aux aux conditions d’illumination changeantes et aux variations de trajectoire, il fonctionne en zones brouillées ou non couvertes par le GPS. Il a fait l’objet de tests opérationnels extensifs », explique l’ISL.

Par ailleurs, et dans le domaine « combat naval et lutte sous la mer », le bilan de l’AID évoque aussi un projet franco-japonais qui, appelé DeMICTA [Demonstrator for MIne Countermeasure Technological Activities], a été lancé en 2021 afin de mettre au point une capacité de détection des mines enfouies ou posées sur le fond grâce à un algorithme « de fusion de données ». Ce dispositif utilise la « complémentarité de deux sonars, haute fréquence [de conception française] et basse
fréquence [de conception japonaise] », explique l’agence.

Ce projet, porté par Thales et Mitsubishi Heavy Industries, prévoit « l’intégration de ce système sur un drone sous-marin et son évaluation dans des conditions opérationnelles d’ici 2025 », précise l’AID.

Photo : Direction générale de l’armement

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

55 contributions

  1. Paul Bismuth dit :

    C’est bien, mais une armée « à hauteur d’hommes » n’atteindrait pas dix ans avant d’acheter des MRAP, plutôt que de prolonger inutilement des VBL

  2. Félix GARCIA dit :

    « « En 2021, ces trois technologies ont été intégrées sur un véhicule de l’avant blindé pour une campagne d’essais en 2022 », a précisé l’AID. Et d’ajouter : « À terme, ces technologies pourraient être intégrées dans le futur système d’ouverture d’itinéraire », susceptible d’être autonome. »
    Excellent.

    « le bilan de l’AID évoque aussi un projet franco-japonais qui, appelé DeMICTA [Demonstrator for MIne Countermeasure Technological Activities], a été lancé en 2021 afin de mettre au point une capacité de détection des mines enfouies ou posées sur le fond grâce à un « de fusion de données ». Ce dispositif utilise la « complémentarité de deux sonars, haute fréquence [de conception française] et basse
    fréquence [de conception japonaise] », explique l’agence.
    Ce projet, porté par Thales et Mitsubishi Heavy Industries, prévoit « l’intégration de ce système sur un drone sous-marin et son évaluation dans des conditions opérationnelles d’ici 2025 », précise l’AID. »
    Excellent.
    Parce-que parfois : surprise !
    🙁
    ТРУХАEnglish@TpyxaNews
    Video from the beach of Zatoka, where a mine explosion occurred today, as a result of which two people were killed and two were injured …
    https://twitter.com/TpyxaNews/status/1558926624380289026?cxt=HHwWhICw0avgtaIrAAAA

  3. chimere dit :

    Et ben va falloir un sacré environnement de protection ou alors en avoir en quantité bouououou……. parce que pas trop discret le système, un peu comme la grande antenne qui disait où se trouvait le chef de section…. y’avait qu’à viser cet endroit…… si on fout une bastos dans ces gros panneaux au dessus ça fonctionne toujours?

    • Alexandre dit :

      Si le vab se fait attaquer , on peut dire que le danger aura été détecté, mission accomplie !

    • Dolgan dit :

      Si on fout une bastos dans la tête de celui qui a tiré, il va marcher beaucoup moins bien. (Typiquement, avec un environnement scorpion, le tireur est localisé et pointé par le toureleau dans la seconde. )

      Le principe des ied, c’est justement de ne pas s exposer. Et il s agit d un proto sur vab, pas du véhicule final.

      • chimere dit :

        Ok John, c’est pas ta faute, c’était pas ta guerre mon colonel………..

    • joe dit :

      Non ça ne fonctionne plus avec un obus qui tombe sur le véhicule…. pas plus qu’en sautant sur une mine :).

    • xorminet dit :

      attendez un peu avant de vous plaindre.
      ce n’est pas un système opérationnel, c’est un test d’une technologie.
      quand la technologie sera validée, on passera au prototype puis au modèle définitif qui sera, je l’espère, un peu moins volumineux.

  4. Plusdepognon dit :

    Ouvrir la route…
    https://www.cairn.info/revue-inflexions-2022-1-page-61.htm

    Toujours avec des engins à roues !
    https://www.forcesoperations.com/lancement-des-grandes-manoeuvres-pour-le-futur-engin-du-genie-de-combat/

    Pour contrer les engins explosifs improvisés, les véhicules blindés français du programme Scorpion sont lourds et hauts.
    https://www.areion24.news/2022/08/14/too-big-to-fail-or-too-fat-to-win-la-prise-de-poids-en-question/

    Alors qu’avant la finde la guerre froide, les silhouettes des véhicules blindés étaient basses, en raison de la menace des missiles anti-chars « en haute intensité » :
    https://blablachars.blogspot.com/2021/06/plus-lourd-plus-gros-plus-haut.html

    Le conflit ukrainien remet cela sur le tapis.
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/06/22/l-avenir-du-char-23145.html

    • Sempre en Davant dit :

      L’article d’Aerion24 est vraiment intéressant. Pourtant, comme à chaque fois qu’on l’évoque « la ligne » fait oublier,son interruption, ses ouvrages manquants, ses canons qu’elle ne reçu pas, ces 37 en lieu de 75 etc… et tous autres moyens de communication et d’appuis mutuels.

      Et surtout, les moyens blindés qui auraient du bénéficier de l’appui des ouvrages pour manœuvrer en avant de ceci.
      Pourtant l’ouvrage de la ligne Maginot dont les casemates n’ont pas les tourelles prévues, dont les armes ne peuvent se défendre mutuellement, vous a un petit air moderne de MRAP tombé dans un ravin.

      De plus, la question du blindage n’est pas posé dans les même termes à la naissance du VAB et au délaissement des MRAP (dont les polices US ce sont équipés pour pas cher… better safe than sorry kidisaient).
      L’inovation des MRAP c’est la séparation de l’équipage de la carapace pour éviter la destruction des corps par les vibrations. Touts les blindés peuvent être améliorés de la sorte par l’intérieur, même si c’est au grand détriment du volume restant.
      C’est sans effet par rapport a la protection contre la pénétration, par charge creuse, flèche, petite ferraille etc… Mais il ne faudrait pas oublier non plus l’effet du souffle, qui peut à lui seul tuer en défonçant les poumons.
      Ce qui conduit à la capacité d’évoluer en atmosphère NRBC (« de combattre » semblant devoir être réservé aux chars et engins) possiblement sans que les passagers ne soient cuit comme Bubule en son bocal après une longue journée d’été sous la lunette arrière! RIP Bubulle qui voulait voir la mer…

      Bref la campingcarisation à ses limites mais elle ne ressortent pas forcément de la ligne Maginot incomplète mais plutôt de la bande molletière pour laquelle la France eu un bon prix contre une commande ferme pour 99ans. De sorte que ‘de mon temps » les chiffons » prés découpés pour essuyer les canons d’APC étaient la continuation du sens pratique comme de l’élégance de grand papa.
      Même pour cela il faut des matières premières, des ouvriers, des industriels et du temps. Comment avoir de quoi faire face et de quoi s’adapter?

      A force de laisser traîner, les motos et les mécas sont arrivé au même poids. Sont’ils au même point?

  5. Alfred dit :

    Question à 100 balles (mais pas plus, pour ne pas compromettre les stocks). Suite au besoin de protection des occupants contre les engins explosifs improvisés apparu au cours des opérations menées a l’extérieur, on a fabriqué des matériels dont la masse et la taille de la silhouette ont augmenté au détriment de leur mobilité et de leur furtivite. Ce besoin existerait-il dans le cadre d’un conflit de « haute intensité » en Europe ? Si oui, tant mieux. Dans le cas contraire, pourquoi continue-t-on de travailler dans la même direction ? Inertie administrative routiniere, ou inertie industrielle ? Enfin (au risque de passer pour un rabat joie), que deviendraient ces discrets radars plans et les detecteurs montés sur la gracieuse ossature avant dans le cas (apparemment improbable) où la zone minée serait battue par les feux de l’ennemi ? (La technicité, c’est bien, mais c’est comme les impôts)

    • Dolgan dit :

      A votre avis, en Ukraine l usage de mines et ied à t il été important ?

      A votre avis, les véhicules profil pava ont-ils montré une furtivité particulière ?

      La taille des véhicules qui augmente est au moins à 50% due à la taille des soldats qui augmente. Et à leur volume tout équipé.

      Qu elle perte de mobilité d un griffon comparé à un vab?

    • Ludovic Auray dit :

      Vous confondez deux théatres d’opérations, un truc qui ressemble vaguement a l’Ukraine et ou ce genre de VAB est inutile et un autre plus sahelien ou il trouve tout son emploi.

      • Dolgan dit :

        Parlez en aux russes qui faisaient la logistique lors de la bataille de kiev. (

        Enfin a leur famille. Ils vont être très attentif quand vous leur expliquerez que ce genre de matos qui aurait sauvé leur vie et permis de remplir leur mission sont inutiles en Ukraine.

        Le minage des axes et de leurs abords et omniprésent en ukraine. Y compris avec des ieds de toutes tailles. Et par les deux camps.

  6. chinois02 dit :

    Bonsoir.
    Le tout est de ne pas avoir un fort taux de fausses alertes.

    • Dolgan dit :

      Le principal est que ça aille plus vite qu un souvim. On part de loin.

      Et si ça peut être utilisé en déplacement tactique (ou seuls les brouilleurs servaient), c’est juste un changement de paradygme.

      • HMX dit :

        Très juste. Le but ultime est bien de pouvoir « blanchir » un passage dans un champ de mines, tout en restant en mouvement.

        Le matériel/prototype présenté ici sur un VAB a évidemment vocation à être installé en version opérationnelle sur des drones terrestres, tant ce type de mission est ingrate et dangereuse.

        D’autres pistes, potentiellement complémentaires, devraient être creusées pour le déminage en déplacement tactique. Je pense particulièrement à des essaims de drones aériens (type quadcopters) dotés de capteurs adaptés (infrarouge, radar à ondes millimétriques, etc…), qui travailleraient en réseau et pourraient ainsi en quelques minutes établir la cartographie d’un champ de mines ou d’IED en amont du passage d’un convoi. En bonus, certains de ces drones pourraient emporter une charge explosive en lieu et place des capteurs : une fois les mines/IED les plus gênantes localisées, et sur ordre d’un opérateur, ces drones kamikaze pourraient s’abattre sur leur cible et la faire détonner. L’avantage énorme serait que la boucle détection/neutralisation serait très courte, permettant au convoi de continuer sa route sans même avoir à s’arrêter…

        A terme, on pourrait imaginer que le futur système d’ouverture d’itinéraire soit constitué d’un drone terrestre emportant les capteurs similaires à ceux évoqués dans l’article ET d’un caisson/container permettant la mise en œuvre de l’essaim de drones de détection et neutralisation des mines et IED. Les drones aériens seraient envoyés plusieurs kilomètres en amont de la route du convoi, détectant et neutralisant si besoin les menaces, et permettant de surcroît de prévenir une éventuelle embuscade. Puis le drone terrestre viendrait ouvrir l’itinéraire avec ses propres capteurs, potentiellement plus puissants que ceux des drones, et vérifier que les menaces ont bien été détectées et neutralisées.

  7. jp_perfect dit :

    Je profite de répondre ici à Alpha, les commentaires sur le renouvellement de l’artillerie suisse ayant malheureusement été fermés.
    Premièrement, je dirais que l’on peut tout à fait être en désaccord sans être désagréable ou faire des phrases paraissant très agressives. Je ne comprends pas cette manière de faire… Au contraire, j’ai beaucoup de plaisir à échanger ici, lorsque les échanges sont cordiaux. Et oui, je peux me tromper, personne n’est infaillible.
    Quelle nations européenne a conservé tout son système de fortifications, dites-moi? Et laquelle a conservé ses effectifs de Guerre froide? Et des positions d’artillerie fixe? Aucune ou presque. Donc je ne vois pas en quoi l’armée suisse serait plus mauvaise que les autres pour cela.
    L’effectif réel est bien de 140 000 hommes. C’est ce nombre que nous trouvons aujourd’hui et qui est visé demain. 120 000 hommes sont une proposition figurant dans la réforme de l’obligation de servir, mais non retenue finalement. https://www.vbs.admin.ch/fr/ddps/faits-chiffres/departement.html#arme-effectifs-quipement-police-arienne-etc
    Et à nouveau, 60 000 troupes combattantes pour la Suisse, et bien c’est énorme, compte tenu de la taille du pays et de sa population. La Force Opérationnelle Terrestre française, c’est 72 000 hommes. Pas de quoi rougir, donc, même si ce sont des miliciens. La majorité des troupes ukrainiennes sont des formations de milice d’ailleurs. J’imagine que le niveau d’instruction et la motivation de la troupe devient facilement plus élevé lorsque l’on est directement menacé. Je mettrais ma main à couper que toutes les armées européennes, suisse comprise, connaîtront un afflux supplémentaires de recrues ces prochains mois. Après, je ne sais pas où vous avez trouvé ce chiffre de 60 000 hommes. Si j’ai bien compté, l’armée suisse compte 34 bataillons de combat d’environ 1000 hommes chacun. Le calcul est donc relativement vite fait, même à la louche.
    La défense sol-air peut couvrir à peu près tout le plateau, Romandie incluse. Le projet prévoit en effet ACTUELLEMENT (car j’ai parlé d’une deuxième phase, ce que vous n’avez pas relevé) de couvrir 15 000m2.
    Les régions territoriales sont prévues pour rassembler des unités de régions rapprochées et culturellement cohérentes. Les Alpes couvrant 60% du territoire et traversant le pays d’est en ouest, faire une Reg Ter alpine aurait totalement déséquilibré le dispositif et en plus rassemblé des bataillons très disparates, rendant les brigades moins efficaces. Quoi qu’il en soit, cette réorganisation vise bien une défense régionale (et pas forcément alpine), ce que vous jugez vous-même sensé, en regard du conflit ukrainien.
    Ce que je veux souligner par ma réflexion sur les chenilles, c’est qu’un véhicule de la taille de M109 peut se mouvoir facilement sur des étroites routes de montagne. D’ailleurs c’est bien au Simplon qu’ils se rendent pour tirer. Je doute que l’Archer puisse accéder aussi facilement à ces régions que, par exemple, le K9 Thunder. La réflexion se faisant déjà pour tout véhicule civil, je ne vois pas pourquoi celle-ci n’aurait pas cours pour les véhicules militaires.

  8. Frédéric dit :

    Coopération franco-japonaise dans le domaine militaire ? C’est vraiment rare

    • Castel dit :

      Il faut quand même se rappeler que, durant la seconde guerre mondiale, les mortiers de 81 mm Japonais étaient fabriqués sous license Française….
      Etant donné que c’était une de leurs armes les plus efficaces, les Américains à l’époque n’ont pas dû apprécier la « french touch » !!

      • PK dit :

        Les Japs utilisaient aussi des mitrailleuses Hotchskiss de 13,2… On la voit de façon assez furtive dans le générique des « Têtes Brûlées » et à chaque fois qu’il y a une scène de DCA japonaise….

        • E-Faystos dit :

          Sans compter les chars: modèles français ou extrapolation.
          Il n’y a que leur char amphibie qui était de conception locale…

    • Vinz dit :

      Petit retour aux sources :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Mission_militaire_fran%C3%A7aise_au_Japon_(1867-1868)
      L’un des membres de cette mission a d’ailleurs inspiré le film avec Tom Cruise « Le dernier samouraï ».

    • Félix GARCIA dit :

      Thales, en sus de Naval Group et ECA Group, a de l’ambition dans le domaine des drones sous-marins (entre autres).
      Le Japon est un partenaire « géomorphologique » (et géopolitique) naturel dans le domaine des drones sous-marins (tout comme la Grèce, le Danemark, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, l’Australie etc …).
      Les trois entreprises poussent à l’excellence française dans le domaine (et je m’en réjouis [en espérant qu’on arrive à faire « une équipe France » dans tout ça]).

      • Félix GARCIA dit :

        PS : * Et la Belgique ainsi que les Pays-Bas, évidemment.

      • Jack2 dit :

        Étonnant comment on collabore avec les anciens ennemis de la 2ieme guerre mondiale : Allemagne (mais cela marche mal), Italie, Espagne, Japon.

    • Plusdepognon dit :

      @ Frédéric
      C’est rare, mais le Japon ne se sent pas serein, plus encore depuis l’assassinat de Shinzo Abe.
      https://www.bbc.com/afrique/monde-62223696

  9. Alfred dit :

    @Dolgan. Pour ce qui est des mines, je pense qu’il a davantage été fait usage de mines classiques plutôt que d’Ied des deux côtés. Ensuite, le profil PAVA, comme vous dites pour designer des engins bas à blindage incliné, offre certainement a épaisseur et nuances de matériaux identiques une meilleure protection contre la plupart des projectiles, que des engins hauts a blindage vertical. Quant à la perte de mobilité et de furtivite, on les retrouve au niveau du franchissement et de l’utilisation du relief pour se deplacer.

  10. lgbtqi+ dit :

    J’ai une crainte. Une interrogation. Dans cette course entre le glaive et le bouclier, nous misons toujours sur des systèmes dont la conception et l’utilisation semble coûteuse alors que les saletés d’en face bricolent low cost. Je n’ai pas la moindre idée du coût Recherche-Développement, de l’installation de ces systèmes et de leur utilisation. Ma crainte est qu’on finisse par se retrouver à court de pognon face aux bricoleurs. Un peu comme le coût des opérations sentinelles / vigipirate comparé au coût des attentats qui les ont suscitées.

    Des avis à ce sujet ?

    • Sempre en Davant dit :

      C’est la continuation de ce qui fort improprement à été nommé « guerre révolutionnaire ». CEux qui font des guerres révolutionnaires ne veulent pas de ce qui les combattent nomment la paix.

      Vous pourriez donc lire les livres du Col Trinquier et de préférence en lisant les éditions successives car il fait plus que retoucher ses idées initiales. Malheureusement c’est du niveau d’un brave Cne qui se démerde… et n’ose pas entrer en politique.

      Le premier qui mets les pieds dans le plat c’est Pouget : https://www.bons-livres.fr/livre/jean-pouget/7650-bataillon-ras-algerie Ça il faut l’avoir lu et compris. On le plonge dans le Nawak il fait de la politique à son niveau : pas de frais en boites des moutons et des légumes locaux, du commerce sur place, de la pacification par la gamelles des troufions qui se tiennent sages quand ils sont repus et les locaux qui bossent quand ils ont les moyens et le profit.
      Si le budget explose c’est avec une obscénité telle que personne n’osera le dire…

      Hélas c’est plus simple à l’échelon au dessus si l’on a lu les autres ouvrages de l’aide de camp de Navarre : « Nous étions a DdP, pourquoi » et « Le manifeste du camps n°1 ».
      Ces deux derniers ouvrages abordent la question politique mais laisse de coté le champ politicien et cette maudite 4éme république revenue dans les valises de la décentralisation et du quinquennat.

      Cela n’a pas la verve de la suite de Lucien Bodard https://www.grasset.fr/livres/la-guerre-dindochine-9782246552918 (certainement très nécessaire aussi) ni le charme de Larteguy dont seul « 1 million de dollars le Viet » est barban quoi qu’en plein dans le sujet.

      Vous pourrez trouvez aussi trace des « commandos de chasse » dont la méthode : sauter du camion, se faire oublier, s’infiltrer, retour des Bebers pour appui 12,7 ou fichons le camps était resté dans les RC le mode d’action des pelotons « motorisé » souvent remplis de « très aptes mais daltoniens » et qui faisaient les « commandos motorisé ».

      Mais vous n’auriez en rien progressé sur l’échelon « politique et légitimité de l’action ». Les belles âmes qui défendaient la procédure pénale ordinaire dans l’infecte indignité des prisons surchargées n’ont guère changé.
      Curieusement personne ne s’est véritablement intéressé à la chose. Il est plus simple de blâmer un Aussaresses que plusieurs ministres de la justice. Pour les historiens et les juristes.

      La supériorité des bricoleurs tient aussi et simplement au nombre et vous le trouverez déjà dans Giap et l’Oncle Ho avant de vous y effondrer dans « nous les vaincrons avec nos ventres », comme dans les errances des politiques en tout sens de l’ONU et de l’Unicef ces 50 dernières années.
      Quand la vie en ce monde est sans valeur le coût est élevé pour les adversaires qui s’en tiennent aux guerres réglées.

      Dans les devis de masse n’oublions jamais le SEA. Il est logique de faire le test sur un VAB vieux et banal. Il serait souhaitable de disposer de drones ayant en plus cette capacité anti IED mais entre les mastodontes à turbine et les minis « sur piles » il y a aussi la logistique des carburants disponibles en quantité et qualité.
      Les rêves de drones motorisé par du ROTAX 512 ou 514 doivent tenir compte qu’il serait doux d’avoir un carburant pour les terriens, un autre pour les aviateurs ( et zut pour les marins qui veulent aller a terre dans les airs dans le nucléaire).

      Si l’équipement vous sauves vos gens, vos engins et votre action : que valent ces éléments et l’ensemble de ces gains?

      Bref votre introduction me parait fausse: ce n’est pas une affaire de glaive et de bouclier mais de guerre ou de banditisme, de volonté de « réduction de la violence » ou d’entropie, de lois humaines universelles ou de règles divines et de pécheurs…
      L’islamo gauchisme ne peut pas être une surprise : les fanatiques communiste d’hier (surtout les germanospratins) étaient déjà « missionnés » pour l’avènement de la révolution.

      Le plus grand malheur du droit international est d’être découvert par des juristes qui ne voient jamais de portes avions dans la zone, comme le droit naturel €uropéen est découvert par d’autres juriste dans la CEDH la CJUE etc qui ne voient jamais les 95% de suicide dans les 5 ans post opération chez les trans (chiffre début 90 de mémoire) ni les violences sur les enfants ni l’excision si pudiquement baptisé « circoncision féminine » comme les seins coupés en Afrique ne sont pas un génocide et les fondement défoncés à la machette pour « qu’elles pourrissent » sont euphémisés en « viols ».

      Même si un poste de professeur de droit des universités n’a pas les attraits d’un poste de fonctionnaire de l’ONU, ce sont des vocations qui demandent moins de gainage et qui offrent la certitude d’ une alimentation sans rasquettes.
      Les Cyranéens qui récitent leur tirade des non-merci avant de souper d’un oignon et de se pavoiser le pourpoint de miettes d’un vieux croûton tel un Don Quixote n’ont pas voix au chapitre.

      On a le prix de tout et la valeur de rien.

      • Plusdepognon dit :

        @ Sempre en Davant
        Il y a peu de monde ici qui peut discuter avec vous, votre culture est plutôt très vaste et le propos digeste (encore plus rare).
        Heureusement, on peut discuter sans avoir ce niveau.

        Dans le registre ouvrage du capitaine qui se démerde, il y a ce vieux monsieur qui a pu mettre ses décorations pour porter la main du capitaine Danjou au dernier Camerone.
        https://www.lettrevigie.com/blog/2020/01/28/lits-de-cendres-j-estoup/

        Jolie allusion aux Tontons flingueurs.
        http://www.slate.fr/story/4371/audiard-aux-repliques-indemodables

        • Sempre en Davant dit :

          Certains le pourraient certainement mais n’ont pas le temps, ou ils ont parfaitement compris la portée réelle des commentaires… surtout ceux de plus d’une phrase.

          Le dernier papier sur l’adoption du 6.8 x 51 par les américains a donné lieux a des commentaires qui m’ont rappelé a la modestie.
          Depuis le temps que je clame que la 5.56 USA pour M4 ne satisfait pas les besoins même pas dans la minimi…

          Merci pour les liens!

        • Sempre en Davant dit :

          Désolé de compléter : il me semble important de souligner le coté « police de proximité » des « pacifications » même a très gros effectif. Et cela Pouget le souligne bien.

          Mais puisque vous aimez Audiard:
          C’est aussi l’expérience de mon père, libéré quelques mois après le putsch qui leur valu la visite a distance de la 2émce CSPLE,
          Après cette émotion et la détente du retour, il reçu des nouvelles du « Sud » pacifié.
          Un inconscient patrouillant au marché avait soulevé un tapis. Faut quand même être une bleusaille sans cervelle pour mettre au jour des trafics : ça cré des incidents! Des bellicosités même!
          Sous le tapis c’était plein d’armes en pagaille… comme sous plein d’autre tapis. Sorties de là dessous… elles servent.
          Avant ça tout le monde savait que ce poste était tenu a merveille et que la concorde fraternelle et républicaine se manifestait par des parties de football qui n’avait pas lieux dans les autres bleds ou’s qu’on soulève des tapis et on’s fait tire d’ssus voir plastiqué.

          La question de l’évaluation de la pacification est éternelle. Comme celle des chiffres de la délinquance. Et il me souvient de cette citée désormais plaque tournante de la drogue et de l’islamisme qui était autre fois hors de tout scandale : les conscrits policiers adjoints en scooter, stoppaient leurs montures au bout de la rue, klaxonnaient abondamment et traversaient en trombe! Avec des d’jeuns dans la police plus de pb!
          Ils précédaient aussi les voitures pies de même façon. L’intégration! Le miracle!
          Commissariat RAS…

      • lgbtqi+ dit :

        Je ne saurais me vanter avoir tout compris dans votre intervention. Mais oui, j’ai une édition de Trinquier dans mes cartons. J’ai également lu les ouvrages d’Aussaresses / Boisfeuras, et Lartéguy. Et je vous remercie pour les autres références !

        • Sempre en Davant dit :

          Permettez moi de vous suggérer, si vous pouvez accéder à une bibliothèque de Fac de Droit, d’emprunter des ouvrages de liberté publique, de droit européen et de droit international public. Vous serez surprise par l’idéologie quasi wokiste qui traverse des sujets qui auraient pu être traité techniquement.

          Le « pacha » devra certainement consacré un papier aux accusations malienne nouvelle contre la France.
          Les guerres d’Indochine et d’Algérie sont les exemples les plus frappant d’engagement militaire sans « fins » politique. La seconde, qui n’était pas si mal désigné par « événement » tant les conflits internes aux populations algériennes ne ce sont pas arrêtés avec l’avènement du FLN, a été remise en avant pour l’IRAK par les américains ont remis a la mode GALULA.
          Mais lorsque l’ont fait l’économie de penser a la remise en cause du second collège, au privilège de droit coutumier qui allait avec etc… Il n’est pas anodin de penser que le spectaculaire déploiement de la 7eme Division mécanisée rapide était un mouvement plus facile pour nos politiciens…

          Imaginez qu’a notre époque nous devions « sortir » une division!?!
          Même dans le cadre de la demande du Président du Mali, même avec nos planifications mises à jour, le temps de l’action militaire strict doit être suivit d’une action politique. Cela a encore fait défaut!

          Il faudrait un couplet sur nos forces prépositionnés, Sarko, et la colo qui apportait une expertise africaine qui finira par manquer avec des gens qui faisaient parfois toute une carrière sur le continent. Mais si nous ne croyons plus a nos « valeurs occidentale »…

          Régalez vous de Bodard, c’est très éclairant et agréable a lire.

          • lgbtqi+ dit :

            Bodard est au programme. Mais pas les livres de fac, lol.

            Je me suis déjà régalée avec Bonnecarrère « Par le sang versé ».

            J’ai aussi Galula qui traîne dans un carton. Et deux livres sur Foccart. J’ai une préférence pour les anciens.

            À vos allusions, on pourrait ajouter les différentes trahisons au sein de PSIG, par certains profils, qui n’hésitaient pas à balancer identités et adresses…

    • E-Faystos dit :

      il y a des rumeurs qui courent comme quoi les rallonges de budget couvrent à peine l’inflation.
      .
      Mais l’équation est compliquée: la France entretient à grands frais une flotte de véhicules qui, légers où pas, se font ouvrir par 40 kg d’explosif.
      Font-ils le boulot, ces vieux véhicules? en tout cas qu’ils soient militaires ou pas, je crois qu’il y a un paquet de militaires qui aimeraient y trouver un intérieur climatisé, surtout si leur blindage est relativement inutile face aux armes adverses … vous êtes déjà monté dans une voiture exposées à un soleil d’août? imaginez vous maintenant en gilet pare balle, casque lourd et équipé d’une radio… voilà comment transformer un soldat plein d’allant en saucisse cuite à l’étouffée. Alors entre agoniser sous la chaleur et périr d’une explosion brutale…
      .
      La situation initiale posée, prenons votre question. Elle me plaît parce qu’elle éclaire une tendance de fond: on fait du véhicule sophistiqué et lourd pour lutter contre des cafards.
      On n’ose pas toujours le dire aussi brutalement, mais il faudrait créer une armée à deux vitesse: la première en Leclerc et rafale et l’autre en moto ou quad. L’une va de pair avec les SCALP et ASMP, et l’autre fait de la sentinelle à bas coût.
      Mais il ne faut pas perdre de vue un point important: une recrue s’engage pour l’aventure. Si on lui offre un VBCI climatisé ou un vieux VAB, l’érotisme de la chose n’est pas le même, surtout si on on délaisse la vitrine de la haute technologie et du confort pour un four déguisé en trapanelle, pour des mission de surveillance ou la moindre embuscade n’offre qu’un espoir: en ressortir amputé plutôt que mort.
      Triste, non?
      .
      Maintenant, je reprend la situation au sens large: on m’a dit -et c’est un gars respectable qui en est l’origine-: »la technologie est opportuniste ».
      Ce qui veut dire que si on cherche à forcer les choses, on se retrouvera avec de multiples systèmes bien pourris. Si en revanche on recycle des technologies déjà matures par ailleurs, alors les convois occidentaux pourront s’affranchir d’un gros obstacle: les mines.
      Ces armes sont des saloperies qui méritent d’être éradiquées de toutes les manières possible. Car si un convoi ne saute pas, ce pourra être un local: femme, gosse, berger… Et l’accident augumentera mécaniquement le ressentiment contre l’envahisseur, l’occidental un peu magicien qui n’a pas su déjouer le piège.
      .
      Enfin, l’histoire du coût est assez variable.
      La France vend des armes.
      Et c’est d’ailleurs ce qui terni nos relations avec les autres gros négociants de la chose. Si un dispositif est au point, on pourra soit vendre la licence, soit des exemplaires.
      Alors oui, étudier des camions-canon légers, peu onéreux, sera toujours plus rentable qu’un système censé rendre la surface du sol transparent.
      Mais si il suffit de quelques mines pour plonger notre logistique dans l’effroi, alors quelques millions pour garder l’initiative, c’est encore bien peu.

    • PK dit :

      À court de pognon, je n’en sais rien.

      Mais il paraît évident que la course à la recherche d’outils performants pouvant déjouer les PAC restera toujours coûteuse. Vous avez toujours le choix (pour rester un peu dans la thématique de Sempre en Davant) : soit vous le faîtes avec la bitte et le couteau et il vous faut des hommes et des hommes formés qui plus est, soit vous le faîtes avec des machines.

      Or, nous n’avons pas assez d’hommes (ceux qu’on a sont fort heureusement bien formés, même s’ils pourraient être bien meilleurs en ne les usant pas dans des opérations de police ridicule comme Sentinelle). Il ne nous reste que l’option machine, avec les coûts induits.

      J’ai toutefois des gros doutes sur le gros coût d’un tel bricolage. Cela utilise essentiellement des trucs assez bon marché et bien maîtrisé : des antennes on ne peut plus classiques.

  11. Catoneo dit :

    @Frédéric
    La coopération franco-japonaise dans l’armement est très ancienne. Elle date de Napoléon III. Ce sont des ingénieurs français qui ont créé la marine impériale, celle qui s’illustra contre la Chine et plus tard la Russie du tsar. Pendant la Grande Guerre les Japonais ont engagé un croiseur et des destroyers en Méditerranée sous le commandement de la Royal Navy et ont fourni à la France des bateaux de moyen tonnage (torpilleurs…).
    Par ailleurs, après la capitulation de Sedan, les écoles militaires nippones continuèrent à recevoir des instructeurs français.

    • Félix GARCIA dit :

      Le Collimateur est une excellente émission. Et Alexandre JUBELIN fait un excellent travail.

  12. belouga dit :

    Il est toujours très difficile de détecter des systèmes de mise de feu mécaniques de très petits volumes avec transmission de la détonation déportée vers une charge, le tout bien entendu piègé à plusieurs degrés. (aucun circuit électrique)

  13. Vinz dit :

    On a tout de même très vaguement l’impression lointaine que tout ça arrive après la bataille…

    Institut Saint-Louis ; un bidule franco-allemand qui fonctionne ? Peut-être parce que créé presque par hasard, donc très pragmatiquement.

  14. Vroom dit :

    On doit bien avoir quelques pods RAPHAEL TH qui trainent au musée. Hop , en travers devant le VAB, et ça fait la même chose ! 😉

  15. tow dit :

    Franchement il faut faire comme les russes , on envoie un premier blindé pour voir s’il y a une mine ou non. S’il pète on va en envoyer un deuxième, puis un troisième et ainsi de suite.
    On voit des images et vidéos avec plusieurs blindés ainsi alignés. Il y a 4 chars immobilisés ou détruis par des mines et l’équipage d’un 5e se dit que « ça va passer pour lui, faut essayer » et boom.
    Une ligne minée très efficace ou chaque mines neutralisé un véhicule alors qu’à la base ce genre de procédés sert à optimiser la chance qu’un véhicule est touché dans le but de bloquer une progression.

    Pendant ce temps là, quand les blindés russes pètent, la propagande va mettre en avant un robot de déminage qui doit montrer l’avance technique et technologique des russes où on placera quelques mines antipersonnel pour faire genre que c’est vrai devant les caméras. Rien qu’une mine AC, ce robot se prendrait un sacré coup.

  16. Zentak dit :

    Toujours les même râleurs et râleries dans les commentaires. Les éternels insatisfaits. La France aurait 10 porte avions qu’ils en réclameraient 20, ou pleureraient qu’on les réduise à 5 pour avoir à la place 40 SNA.

    Cette nouvelle ici c’est bien, c’est du positif, c’est nouveau et c’est pour sauver des vies, réjouissons-nous qu’on soit capable de faire ça, au pire espérons que cela fonctionne bien et que l’on puisse s’équiper suffisament. C’est tout.

    Si râler est tout ce que ces nouvelles vous inspirent, il faut vite réévaluer votre vie, hein. Il n’est jamais trop tard.

    Salutations