La DGA a lancé un appel d’offres européen pour doter l’armée de Terre d’une dizaine de ballons captifs

En 2019, alors qu’il tenait encore les rênes de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT], le général Michel Grintchenko avait estimé que, pour colecter du renseignement, les ballons ou les dirigeables referaient « probablement surface » étant donné leurs « coûts de possession très réduits ».

« L’idée est d’avoir la même boule optronique sur notre futur drone Patroller, le H160, un avion lent, un ballon ou un dirigeable », avait ensuite développé le général Grintchenko, dans les colonnes du magazine spécialisé Air Fan. Recourir de nouveau à des aérostats serait, en quelque sorte, un retour aux sources, l’armée française ayant été la première à en utiliser, notamment lors de la bataille de Fleurus [1794], menée contre les troupes du prince Frédéric de Saxe-Cobourg. En outre, elle créa une compagnie d’aérostiers, considérée comme l’ancêtre de l’ALAT…

Cela étant, lors de l’édition 2018 de BACCARAT, la 4eme compagnie de commandement et de transmissions [CCT] avait utilisé un balon captif pour établir des liaisons avec les hélicoptères de l’ALAT engagés dans cet exercice.

Plus tard, l’utilisation d’aérostats à des fins de renseignement fut expérimentée par la Direction générale de l’armement [DGA], dans le cadre du programme CERBERE [Capacité expérimentale ROEM pour ballons et aérostats légers], avec un ballon « Eagle Owl » fourni par CNIM Air Space et le concours de la Marine nationale, d’Ineo Défense et de l’ONERA.

Enfin, le 11e Régiment d’Artillerie de Marine [RAMa] installa un ballon captif sur la base opérationnelle avancée tactique [BOAT] de Gossi, au Mali, pour en surveiller les approches. Et on en était resté là depuis… Du moins jusqu’à l’appel d’offres qui vient d’être lancé au profit de l’armée de Terre.

« La DGA a lancé un appel à concurrence européen pour doter l’armée de Terre de ballons captifs équipés de boules optroniques permettant de fournir une capacité d’observation et de surveillance en temps réel de jour comme de nuit », a indiqué le ministère des Armées, le 31 mai. Et de préciser que « l’objectif visé est l’acquisition d’une dizaine d’unités », dans le cadre d’un marché d’une durée de 12 ans.

Celui-ci comprendra le « développement du ballon captif équipé du système optronique et de sa remorque, le développement du système de soutien, puis la fourniture des systèmes et leur soutien sur une période de 10 ans ».

Ces ballons captifs devront être « rustiques », avoir une faible empreinte logistique et pouvoir être mis en oeuvre de « manière autonome » par des équipages réduits, « non spécialistes des systèmes aériens ». La DGA exige que leur disponibilité soit élevée malgré les conditions environnementales « difficiles » dans lesquelles ils seront susceptibles d’être déployés et « l’absence d’infrastructure dédiée » pour les protéger.

Un ballon captif présente plusieurs avantages, à commencer par son autonomie de longue [voire de très longue] durée, laquelle permet une surveillance aérienne continue sur une étendue d’autant plus vaste que son altitude sera élevé, et la charge utile importante qu’il peut emporter. En revanche, il exige une logistique assez lourde si on le compare au drone filaire, lequel est plus mobile car plus aisément déployable.

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59 contributions

  1. Félix GARCIA dit :

    :D:D:D:D:D:D:D:D:D:D

    « Le vent se lève !… Il faut tenter de vivre !
    L’air immense ouvre et referme mon livre,
    La vague en poudre ose jaillir des rocs !
    Envolez-vous, pages tout éblouies !
    Rompez, vagues ! Rompez d’eaux réjouies
    Ce toit tranquille où picoraient des focs ! »

    BOURGET 2019
    Dirigeables : se diriger vers une solution pleine d’avantages
    19/06/2019
    Les dirigeables connaissent aujourd’hui un regain d’intérêt. L’ONERA contribue à ce renouveau, partenaire de nombreuses entreprises, auxquelles il apporte son expertise reconnue pour relever les défis scientifiques et techniques associés au développement de ces aéronefs.
    « LCA60T
    Le 30 janvier 2019 se terminait à l’ONERA la campagne d’essais en soufflerie d’une maquette à l’échelle 1/150 du LCA60T (Large Capacity Airship 60 Tons) de la société FLYING WHALES.
    Ce dirigeable rigide est destiné au transport économique d’un chargement de plus de 60 tonnes, à basse altitude (3000 m), à une vitesse maximum de 100 km/h. Grâce à sa structure rigide, il permettra l’emport de charges lourdes, en soute ou sous élingue, notamment dans des zones difficiles d’accès.
    LCA60TAvec ses hélices à motorisation électrique, réparties sur l’enveloppe, LCA60T peut effectuer des vols stationnaires permettant d’effectuer les opérations de chargement et de déchargement sans avoir à se poser.
    L’ONERA participe à la conception de ce cargo des airs, par l’étude de la dynamique de vol, de l’aérodynamique (fuselage et hélices) et de l’aéroacoustique, qui vise à limiter les nuisances sonores.
    Peu manoeuvrant et particulièrement sensible au vent, le comportement du dirigeable vis-à vis des phénomènes aérologiques doit être analysé. De même l’impact des conditions environnementales (foudre, givre, compatibilité électromagnétique) sur cette machine doit être pris en compte. L’ONERA intervient auprès de FLYING WHALES sur ces différents sujets. »
    https://www.onera.fr/fr/actualites/ballons-se-diriger-vers-une-solution-pleine-d-avantages

    Commission des participations et des transferts Avis n° 2019 – A. – 4 du 3 juillet 2019
    relatif à l’évaluation de la société Fl Wh Holdco (projet Flying Whales)

    « Le modèle économique est construit sur la base de la vente des dirigeables et de la facturation de frais de maintenance par Flying Whales SAS. A court terme, les dirigeables seront vendus à une filiale à constituer, Flying Whales Services, qui les mettrait à disposition des clients selon une formule de prestation de services.
    Classé programme d’investissement d’avenir (PIA), le projet Flying Whales bénéficie du soutien financier des pouvoirs publics, en particulier de la BPI à travers sa procédure d’aide aux projets de recherche et développement structurants pour la compétitivité (PSPC) ainsi que de la Direction générale de l’armement (DGA).
    Du point de vue technique, la phase de conceptual design est terminée, celle de preliminary design est en cours et celle de detail design commencera en 2020. Flying Whales a réuni un ensemble d’industriels de premier plan pour la réalisation du projet parmi lesquels : Air Liquide (gaz des ballasts), Epsilon Composite (structures), ONERA (aérodynamique), Zodiac Aerospace (enveloppe), Pratt & Whitney et Safran (propulsion).
    La certification de l’aéronef par l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) sera une étape décisive du projet avant sa commercialisation prévue en 2023. »

    Démonstrateur du projet NATAC
    Démonstration d’une mission de transport de fret avec notre aéronef hybride.
    Aéronef développé dans le cadre de notre projet de Navette Aérienne de Transport Automatique de Conteneur (NATAC).
    https://www.youtube.com/watch?v=Gpnabeb4WP4
    Essais en vol du mini NATAC
    https://www.youtube.com/watch?v=lQ86ytiuT70

    Mr. Blue Sky | Electric Light Orchestra | Pomplamoose
    https://www.youtube.com/watch?v=PyUNDr0EcAk
    😀

    • Waroch dit :

      @Félix Garcia: Rien qu’en lisant le titre de l’article, je me suis dit qu’il y en a un qui allait nous en faire une attaque!
      Allez, on est raisonnable, on respire profondément, et on calme son petit cœur qui fait boum-boum ^^ 😉

      J’ai l’euphorie plus discrète, mais je trouve aussi que c’est une très bonne chose, potentiellement très efficace pour la basse intensité, rustique, économique, endurant. En plus même les écolos n’y trouveront rien à redire, excusez du peu!

      Et puis en tant que fana d’histoire et d’aéro, je ne peux qu’approuver de voir renaître des vieilles recettes adaptées aux besoins du jour!

      • Félix GARCIA dit :

        Sans forcer, j’imagine plusieurs déclinaisons possibles :
        – Météorologie
        – Transport
        – Génie
        – Ravitailleur : emport d’une citerne de 50 tonnes et tuyau pour déverser le carburant dans les camions-citernes/citernes
        – PATMAR/ASM : avec possibilité de poser puis récupérer les dispositifs mis à l’eau
        – ISR
        – ROEM
        – Surveillance des pêches
        – Vaisseau-mère : Switchblades, V-BAT, hélidrones …
        – Canonnière volante : tourelles 20mm/40mm/76mm, RAIGL (Roquettes activées par induction et guidées laser), munitions planantes …
        – Antiaérienne : HELMA-P
        – …

        • Waroch dit :

          S’il faut rester raisonnable, je mettrais un bémol sur le rôle appui-feu/canonnière. Ce serait classe, j’dis pas, mais ça reste tout de même un engin lent et vulnérable.

          Je vois un autre intérêt possible par contre: montrer le pavillon comme disent les marins. Qu’il s’agisse d’un ballon captif ou d’un dirigeable, il peut être rendu très visible à une altitude assez basse. En faisant passer le message que ces engins sont bardés de capteurs et d’une très longue endurance, ça pourrait avoir un impact dissuasif pour des trafiquants/barbus/etc sur sa zone de surveillance. L’œil de Sauron en gros!

          Mais le rôle le plus évident de mon point de vue, c’est clairement la surveillance de zone étendues et de faible intensité. C’est d’ailleurs le dernier rôle historique qu’ont eu les dirigeables chez nous, avec de petits Zodiac de surveillance qui ont été retirés du service quelques années avant la 2GM.

          • Félix GARCIA dit :

            Et pour la lutte contre les incendies !
            😀

            Jean-Jacques Annaud à l’École de Guerre – « Notre-Dame brûle »​
            « Témoignages faisant suite à la diffusion du film « Notre-Dame brûle », de Jean-Jacques Annaud, réalisateur du film, et du général de division Jean-Marie Gontier, commandant la brigade des sapeurs-pompiers de Paris. »
            https://www.youtube.com/watch?v=bSh01HpjOYY

          • Waroch dit :

            @FG: je vais regarder ça, merci pour le lien 😉

  2. Carin dit :

    La DGA aurait bien mieux fait si elle avait suivit les recommandations de ce général en ce qui concerne le partage de la même boule optronique en les aéronefs, voiles tournantes, ballons captifs, et autres drones… le petit (mais qui va nous coûter une blinde), problème du VADOR n’aurait pas eu lieu, et ce dernier serait déjà en dotation depuis au moins une année…
    Quand au système de ballon captif, c’est l’avenir de la surveillance de zone… surtout lorsqu’il sera couplé à une IA, qui se chargera de surveiller, et avertira le poste de garde qu’en cas de problème, ou l’Homme prendra la main, pour observation de ce que l’IA lui montre à l’écran!
    Bien sûr si la boule optronique comporte aussi de quoi « marquer » l’éventuelle cible ça n’en serait que mieux.

    • La patrouille orthographique dit :

      « Quand au système de ballon captif […] »
      Faute extrêmement fréquente. Dans le sens de « en ce qui concerne », c’est « quant à », « quant au », « quant aux » (avec un t, pas un d, à quant) qu’il convient d’employer.
      Quant au système de ballon captif, …
      Cela dit, la patrouille orthographique n’incrimine pas le rédacteur, tant elle sait à quel point les correcteurs automatiques peuvent être générateurs de fautes involontaires, ce d’autant plus que l’expression « quand au » existe aussi, mais avec le sens de « lorsqu’au » (par exemple : quand au Havre il pleut, les dockers sont trempés).
      La patrouille orthographique vous souhaite à tous un parcours sans faute.

    • HMX dit :

      Ces ballons ont en effet un immense potentiel d’emploi, dans le domaine de la sécurité et de la défense.

      Dans le domaine militaire, on pense bien sûr à la surveillance des approches des bases militaires, en OPEX comme sur le territoire national. On pense également à la lutte contre les drones, y compris les mini drones, où ces ballons pourraient avoir une carte à jouer, au minimum pour la détection, voir potentiellement pour l’interception (largage de drone intercepteur, emport d’une nacelle laser d’interception…). Enfin, en configuration XXL, on pourrait imaginer un ballon emportant un radar AESA de grande taille pour jouer le rôle « d’AWACS stationnaire ». Un tel ballon serait tout particulièrement utile s’il était mis en œuvre depuis un navire de la Marine Nationale, permettant d’augmenter considérablement la bulle de détection radar du navire porteur.

      Dans le domaine de la sécurité, des ballons identiques à celui évoqué dans l’article serait fort utiles pour accroître la sécurité lors des grands évènements et rassemblements de foule : manifestations, sommets internationaux, grands évènements sportifs… Ces ballons viendraient renforcer les systèmes de vidéosurveillance « fixe » déjà existants sur zone, et les éventuels drones d’observation utilisés par les FDO. Certains sites sensibles (Stade de France…) pourraient d’ailleurs être équipés à demeure de tels ballons.

      Dans le domaine de la surveillance des frontières, de tels ballons seraient particulièrement utiles. Bien sûr, il en faudrait un grand nombre pour couvrir la totalité des frontières terrestre ou maritimes. Mais on pourrait déjà commencer par les frontières les plus « sensibles ». La frontière entre la Guyane et le Brésil, le long du fleuve Oiapoque (plusieurs centaines de kilomètres, en pleine jungle…), mériterait ainsi d’être progressivement équipée de tels dispositifs de surveillance qui permettraient de localiser les allées et venues des garimperos, condition préalable à une intervention contre eux. Idem pour la frontière maritime entre Mayotte et les Comores. Pour revenir en Europe, on pourrait envisager d’installer en Méditerranée occidentale un réseau de ballons dotés de radars et de moyens optiques, qui seraient reliés à des bouées ou de petites plateformes flottantes (permettant leur maintenance régulière), et qui permettraient ainsi de détecter et d’alerter sur les tentatives de traversée de migrants en provenance des côtes africaines. Plus efficace et moins coûteux que de déployer des patrouilles aériennes et maritimes pour « ratisser » la mer.

      • Félix GARCIA dit :

        Des voiliers-ravitailleurs pour faire station-service sur les mers !
        Avec un dirigeable-ravitailleur placé à l’arrière du navire, relié par un câble pour son alimentation (évitant ainsi l’emport de batterie ou de carburant) et sa stabilisation, qui soulève un tuyau et se stabilise à hauteur du dirigeable à ravitailler, les pompes du navire font monter le carburant.

        La même chose sur les bases aériennes, mais simplement avec le dirigeable-ravitailleur (relié par câble et basé au-dessus des cuves de carburant), ou simplement avec des pompes pour alimenter des tuyaux qui descendraient directement des dirigeables.

  3. Thaurac dit :

    Bien comme au sahel, pour protéger une base au sahel par exemple, où assez loin du front, mais en cas de haute intensité, autant se reporter à la guerre 14-18 où les as pilotes se faisaient une joie de les descendre…..

    • Plouc putatif dit :

      La vulnérabilité des ballons en 14-18, c’était surtout celle des équipes embarquées.
      .
      Un ballon en lui-même est très difficile à abattre : l’attaquant peut y faire des trous mais le ballon ne se déchire pas, il n’y a pas « effet baudruche » et le ballon reste en l’air.
      Son indisponibilité ne dure que le temps de la réparation.
      .
      L’intervention de Thaurac est cependant intéressante et, connaissant ses interventions habituelles, elle n’est pas surprenante:
      .
      C’est l’éternelle réaction créaticide des « ça marchera jamais » qui ne prennent jamais la peine de se demander pourquoi dans d’autres circonstances, ça ne marchait pas.

    • Clavier dit :

      les ballons en 14-18 étaient très défendus et s’y attaquer était considéré comme très dangereux…..
      Bon vous allez me dire que je n’y étais pas ….mais visiblement, vous non plus !

  4. Thierry (le plus ancien) dit :

    la grenouille gonflée à l’hélium qui se voulait aussi grosse que le boeuf, c’est toute la tragédie de l’armée française réduite à des ramasse mégot…

  5. albatros dit :

    Quid du projet Stratobus de Thalès ?
    Ce serait l’idéal dans ce cas de figure à 20 000 m au dessus d’un territoire, volant pendant 1 AN et sans ravitaillement (moteur électrique avec photovoltaïque)
    https://www.aerocontact.com/videos/104983-half-drone-half-satellite-meet-stratobus
    (en anglois hélas)
    Pourquoi acheter des produits étrangers même si européens ?

    • Rémi dit :

      Il doit être prés d’où le lancement de l’appel d’offre, il faut rentabiliser la recherche sur fonds propres avec une belle commande.
      On a connu la france plus conne. Mais c’est vrai que la DGA travaille plutot mieux que beaucoup d’autres administrations

      • La patrouille orthographique dit :

        « Il doit être prés d’où le lancement de l’appel d’offre […] »
        Ne pas confondre le nom pré (au pluriel prés, là où les vaches broutent), l’adverbe près (le contraire de loin), le nom prêt (celui que vous fait la banque) et l’adjectif prêt (dont la préparation est terminée).
        Ajoutons-y l’usage de la virgule, qui a son utilité.
        Il doit être prêt, d’où le lancement de l’appel d’offre.
        La patrouille orthographique vous souhaite de brillants commentaires.

        • albatros24 dit :

          Je vais faire attention à ce que j’écris, pour « ne pas me faire prendre par la patrouille »

        • Brubri dit :

          Chère patrouille, il me semble que par définition un appel d’offres a pour objectif de recueillir PLUSIEURS offres. Si je ne m’abuse, on écrit donc toujours appel d’offreS.

      • snips dit :

        Le Stratobus a été soutenu dès le départ par de l’argent public, via le programme d’investissements d’avenir (PIA), tout comme Flying Whales (et non par la DGA et le Minarm, ce n’est pas non plus un programme financé totalement sur fonds propres : sans argent public il n’aurait jamais existé). Et à l’époque personne n’y croyait….sauf un certain nombre de fonctionnaires…..

  6. Kamelot dit :

    Drone filaire ou ballon, peu importe, il faut vérifier le coût/efficacité, la charge utile et la discrétion aux radars et détecteur IR. Relais radios ou capteurs divers, la permanence sera un plus.
    Ils peuvent s’avérer, aussi, de bons pièges avec une DCA efficace ou des porteur de systèmes de guerre électronique/leurrage.

    • VladVirus22 dit :

      A l’image du captas-4 qui, tracté par 300m de fond, participe à la lutte sous-marine, un ballon tracté par nos frégates augmenterait considérablement la « bulle de détection » dans la lutte surface/anti-aérienne.

  7. Alpha dit :

    Le retour à la 1ère guerre mondiale… Et encore, je suis gentil, le ballon captif à destination du renseignement était déjà en usage lors de la guerre de sécession 1861-1865 aux USA.

    La prochaine idée géniale de l’armée française, c’est quoi? Le retour du Zeppelin? Ou mieux le soldat du futur de Zapata qui vient de se crasher avec sa plateforme volante dans un lac le week-end dernier?

    Les russes tremblent déjà…

    • albatros24 dit :

      Le Zeppelin on en parle de plus en plus notamment pour le transport stratégique justement ou le Stratobus qui permet de remplacer un ou plusieurs satellites d’observation et de de transmission à moindre coût

      • Alpha dit :

        Mouais… Cela fait juste 30 ans que l’on parle de plus en plus du Zeppelin! Il y a 30 ans, c’était pour le transport de charges du style troncs d’arbes coupés dans des terrains inaccessibles…

        Cela n’a jamais abouti! Les raisons qui ont entraîné son abandon au début du 20ème siècle n’ont pas disparu au 21ème!

  8. Guillotin dit :

    Eventuellement , je connais quelqu’un qui élève des pigeons et qui pourrait en vendre un certain nombre aux armées aussi , pour leurs transmissions sécurisées…
    Je constate que la folie technologique atteint des sommets dans le domaine de la déconstruction des forces armées, et que tous les laboratoires qui inventent et perfectionnent des matériels de pointe, sont enchantés de voir le retour des ballons et des dirigeables…pourquoi donc se ruiner en satellites, quand les armées peuvent se contenter de ballons ? Pourquoi des fusils, alors que les lance-pierres sont plus écologiques ? Mourmelon va-t-il se convertir en centre de tir à la fronde, et le prochain porte-avions ( porte-ballons ? ) sera-t-il équipé de ballistes ?
    Je savais la France endettée jusqu’au cou, et je savais que nos dirigeants préféraient arroser les milices ukrainiennes de matériel militaire et de flots d’argent, plutôt que d’en consacrer aux armées républicaines, françaises , mais à ce point-là, ça devient clownesque..

  9. Frede6 dit :

    On est train de quitter le Mali

    • 341CGH dit :

      Tout ce qui vole de façon économique est bon à prendre pour de nombreuses activités.
      Le seul problème, c’est comme pour les drones : l’on aura besoin de moins de personnel navigant. Il y a donc un corps de métier qui va se sentir menacé.

  10. papy dit :

    Il va falloir battre le rappel des anciens de la société Zodiac qui fabriquait les ballons captifs utilisés à Mururoa pour les essais nucléaires du 11/09/1966 au 14/09/1974 soit 34 tirs.

    • Mantore Gérard dit :

      Oui mais aucun de ces ballons n’a résisté. Thaurac (ci-dessus 1er juin à 13h01) a bien raison : c’est fragile, ces ballons.

    • Frédéric dit :

      Pas la peine, il y a une compagnie française qui fourni déjà de tels ballons pour l’armée allemande.

      • PK dit :

        Une compagnie ?

        L’armée emploie ses compagnies à ce genre de truc 🙂

        À trop abuser de grand-bretonisme, on devient inaudible…

        • Jack dit :

          « À trop abuser de grand-bretonisme, on devient inaudible… »
          .
          Vous connaissez la CMA-CGM ( https://www.cma-cgm.fr/ ) ? non ? Un peu d’historique :
          .
          1851 : Messageries maritimes (MM)
          1855 : Compagnie générale transatlantique (CGT)
          1977 : Compagnie générale maritime (fusion CGT MM)
          1978 : Compagnie maritime d’affrètement (CMA)
          1996 : CMA CGM (fusion Compagnie Maritime d’Affrètement – Compagnie Générale Maritime)
          .
          A trop abuser des critiques sur l’anglicisme, on devient peu pertinent 😉

          • PK dit :

            Essayez de ne pas faire l’imbécile, ça vous va trop bien…

            Personne n’a dit que compagnie n’existe pas en français, bien au contraire. Mais l’utiliser à la place d’entreprise est simplement un anglicisme.

            Maintenant, si vous ne comprenez pas cela, on n’y peut rien 🙂

  11. Serge Wittmann dit :

    Bah on en revient toujours aux vieilles recettes, tout comme l’éperon sur les navires…
    Bref la suite c’est le feu grégeois et la trirème ou le langskip….

  12. Sergio dit :

    Breaking NEWS,! L’armée française envisage de commander des pigeons voyageurs.

  13. Dawson dit :

    L’armée belge en a.
    Mais c’est pour l’entraînement des paras.
    https://youtu.be/4fbSimYGylM
    https://youtu.be/rqepmkarvtM

  14. Glandeux dit :

    Voilà le retour des saucisses de 14-18… Lire: « A Verdun avec la 67e division de réserve ». Notes d’un médecin-major. Un panorama unique sur la bataille de Verdun. N’oubliez pas de lire pour vous armer d’expériences et d’imaginations!

  15. Notre armée étant en train de sombrer, les tirelires étant vides, il faut faire des économies. Avec le prix d’un satellite on doit pouvoir couvrir les frontières de ballons

  16. Stivou dit :

    Ideal pour la sécurisation d’une ZMS ou d’un camp, peut servir aussi (sans optronique) d’embuscade antiaérienne a condition que les actions de déception soit à la hauteur pour appâté les faucons 😉
    Cette décision est très adaptée à d’anciens théâtres d’opération ce qui me fait craindre le « trop peu trop tard » ou le « prêt pour la guerre d’hier », bref… une option pragmatique néanmoins, avec ce qui nous gouverne je suis pour une fois agréablement surpris. On va peut être bientôt entendre parler d’avions CAS, d’hélicoptères lourds, de VCI, de DOT, d’artillerie digne de ce nom, et tellement d’autres choses de bon sens à mettre en application de toute urgence …

  17. PK dit :

    Pour une fois que la DGA fait un choix peu onéreux et pratique, saluons-là.

    Le ballon n’est pas pratique partout, mais là où il peut être déployé, le rapport qualité/prix/efficacité est imbattable.

  18. Loufi dit :

    Développer ceci, développer cela… Y a bien du pognon à gaspiller… Tout existe déjà bong sang !!!!!

  19. Fusco dit :

    Aller voir du côté d’Israël qui a une grande expérience de ce genre de moyen et ce depuis très longtemps.
    Ceci éviterait peut-être de passer du temps et de l’argent à réinventer l’eau chaude.

    • fabrice dit :

      C’était au Bourget en 2016 pour la COP, un ballon loué à Israël https://lphinfo.com/cop21-un-ballon-dirigeable-israelien-assure-la-securite-des-chefs-detats/
      Mais « Indépendance nationale »…On aura donc un dirigeable « français » en 2027 au mieux…
      La « start up » Nation façon France, c’est je pique une idée à la concurrence tous les mois, le temps que je la mette en place ça prend dix ans et on recommence…
      Perte de temps, d’argent et de moyens…

      • Jack dit :

        Euh… Les premiers dirigeables ont volés en France en 1783. Il faut vraiment que vous arrêtiez de clamer haut et fort qu’Israël a inventé la roue 🙁 !

  20. JC dit :

    La startup nation France, une idée tous les mois. Bientôt sur Tik Tok, DGA et ses copains.

  21. Vinz dit :

    Tous les moyens économiques et rustiques sont bon à considérer. Boule flir + IA pour repérer automatiquement diverses menaces.
    Certes statiques donc vulnérables (mais leur signature radar devrait être de toute façon très faible), mais rien n’empêche une petite bulle AA.
    A noter aussi une commande assez massive de l’armée française de fusils à pompe (4,5M€)… A ma connaissance ça n’a jamais été en dotation dans les unités d’infanterie classique ces trucs ? Probablement destinés à la chasse à la galinette dronatique cendrée.

  22. Thierry (le plus ancien) dit :

    En 1936 l’armée française possédait encore des dirigeables comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous, ils étaient couplés d’un fin fuselage d’avion en nacelle avec moteur pour la propulsion. il s’agissait d’engin d’observation.

    L’homme en chemise blanche sur la photo était mon grand père, en manoeuvre à l’époque de ces photos (1936) il sera tué en 1945 en Allemagne un mois avant la fin de la guerre, il était capitaine au régiment de marche de la légion étrangère, a reçu un éclat d’obus alors qu’il courrait à son half track de commandement pour donner des ordres lors d’une contre offensive allemande, a reçu la légion d’honneur à titre posthume.

    ce sont ses photos.

    https://imagizer.imageshack.com/img921/1803/Dw9oJZ.jpg

    https://imagizer.imageshack.com/img921/1179/K1Pd31.jpg

    https://imagizer.imageshack.com/img922/8100/oY7lro.jpg

    https://imagizer.imageshack.com/img922/5673/QABGox.jpg

    Ce genre d’engin fût bien impuissant quand on regarde à postériori les événements de 1939-40, les allemands n’avaient pas misé sur le rétro-romantisme de 1918 !!!

  23. Alfred dit :

    Quel dommage que les remorques ARE 2 essieux tout terrain aient été bazardees en même temps que les AMX 13 VTT, et qu’il n’y ait plus d’ERM pour les aménager pour le transport des ballons. Ça aurait permis de faire des economies

  24. dav24 dit :

    Et il possible d’en faire un ravitaillable ?

    Ça me fait penser une scène sur ce film furtif (2005)

    https://m.youtube.com/watch?v=mpr3XG5Tzmk

  25. Après avoir donné des CAESAR à l’Ukraine, prélevés dans l’armée, vendu des rafales à la Grèce, prélevés dans l’armée de l’air. Vidé les stocks de gilets pare balle, de Milans et de munitions, l’armée française se dépouille lentement. Le livre blanc donne des objectifs pour 2027 à 2036. Les caisses sont vides, acetons des ballons, des lancés pierres et des boucliers.