Pour la Cour des comptes, la disponibilité des matériels utilisés par les forces françaises reste « souvent insuffisante »

Depuis 2020, le ministère des Armées ne publie plus les données relatives à la disponibilité technique [DT] de ses principaux équipements en raison « d’impératifs renforcés de confidentialité ». Or, ce sont ces variables qui pemettent d’évaluer l’efficacité du Maintien en condition opérationnelle [MCO] étant donné qu’elles décrivent le nombre de matériels effectivement disponibles par rapport au parc total.

En revanche, dans les documents budgétaires, notamment les « indicateurs de performances », il est possible de trouver des chiffres portant sur la « disponibilité technique opérationnelle » [DTO]. La différence avec la DT est que celle-ci ne concerne que les équipements disponibles – tous types confondus – par rapport au contrat opérationnel des armées. En clair, elle mesure le nombre de matériels en état de marche en fonction des besoins nécessaires pour accomplir une mission donnée.

« L’indicateur de la DTO est une valeur moyenne établie par catégorie d’appareil. La DT, au contraire, est propre à chaque type d’appareils et sa dégradation peut traduire le vieillissement des équipements. En outre, le matériel déployé en opération est plus à jour de ses visites de maintenance, tandis que le matériel restant en métropole pour l’entraînementconcentre, pour certaines flottes critiques, les problèmes de disponibilité », rappelle ainsi la Cour des comptes, dans le rapport qu’elle a rendu le 11 mai au sujet des capacités des armées,

Quoi qu’il en soit, la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 prévoit un effort significatif en faveur du MCO, lequel a par ailleurs fait l’objet de réformes importantes, notamment dans le domaine de l’aéronautique, avec la création de la DMAé [Direction de la Maintenane aéronautique] et la mise en place de « contrats verticalisés », qui consistent à confier à un prestataire unique la maintenance d’un seul type d’appareil, avec une obligation de résultats.

Aussi, dans son rapport, la Cour des comptes a souligné l’importance de l’effort budgétaire en faveur du MCO, rappelant que, en 2021, le « volume flêché vers l’entretien programmé du matériel [EPM] du programme 178 ‘Préparation et emploi des forces’ représente […] 4,12 milliards d’euros de crédits de paiement [dont 940 millions pour l’armée de Terre, 1,5 milliard pour la Marine nationale et 1,63 milliard pour l’armée de l’Air & de l’Espace] contre 3,22 milliards en 2015 ».

S’appuyant sur la DTO des matériels, la Cour des comptes a cependant constaté que les « performances observées montrent que la disponibilité des matériels majeurs reste souvent insuffisante ». Et d’ajouter : « Sauf pour ce qui concerne les frégates de la Marine nationale et les hélicoptères de l’armée de Terre, les documents annuels de performance du programme budgétaire 178 […] ne montrent pas d’amélioration de la disponibilité des équipements par rapport aux exigences des contrats opérationnels [indicateur 5.2] entre 2018 et 2020. »

Par rapport aux besoins opérationnels, la disponibilité des Véhicules blindés de combat d’infanterie [VBCI] est ainsi passée de 74% en 2018 à 58% en 2020. Si celle des chars Leclerc et des avions de combat [Mirage 2000 et Rafale] se maintient à plus de 80%, les hélicoptères de la Marine nationale ne connaissent pas d’évolution, leur DTO s’élevant toujours à 50%.

Justement, s’agissant du MCO aéronautique, et hormis les appareils de l’Aviation légère de l’armée de Terre, la Cour des comptes inique ne pas avoir « encore observé les effets » que les réformes et les investissements engagés depuis 2018 laissaient espérer.

Ainsi, la Cour a relevé que, pour les avions de combat, la DTO était de 92% en 2017 [alors que la disponibilité technique des Rafale n’atteignaient que 44,5% à cette époque] et que celle quii été prévue en 2021 était de 85%, « sans amélioration par rapport au début de la LPM ».

S’agissant de la DT des Rafale, et pour le premier semestre 2021, le rapport rappelle que le ministère des Armées avait annoncé une amélioration de +50% par rapport à 2017, « soit une disponibilité technique de l’ordre de 84%, ce qui semble élevé alors même qu’au moins 14 avions sur les 102 [alors] en parc [soit 13,7%] n’étaient pas en état de vol du fait de leur utilisation comme ‘réservoirs de pièces détachées’, en sus des avions indisponibles du fait de panne.

Pour l’armée de Terre, qui a également engagé une réforme du MCO terrestre, le rapport note que les problèmes de disponibilité sont notamment dus au « vieillissement de certains parcs [dont le segment des blindés médians, en attendant leur remplacement par les Griffonet Jaguar livrés au titre du programme SCORPION], à l’engagement intensif en opérations extérieures sur des terrains accélérant l’usure du matériel et à l’hétérogénéité des parcs, qui multiplie les chaînes de maintenance et les nombres de pièces à détenir ».

Enfin, la création du Service de soutien de la flotte [SSF] il y a plus de vingt ans ainsi que la généralisation des contrats verticalisés par flotte font que les navires de la Marine nationale, dans l’ensemble, présentent un « taux de disponibilité […] qui bâtiments s’est stabilisé autour d’une valeur très proche du maximum théorique, correspondant au calendrier prévisionnel des arrêts techniques ». Toutefois, prévient la Cour des comptes, il « importe néanmoins de rester vigilant sur cette performance, le vieillissement de certaines unités, prolongées dans l’attente de la livraison de leur remplaçant, pouvant faire augmenter leur indisponibilité pour avarie ».

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29 contributions

  1. Lagrange dit :

    Bien vu. Et ce n’est pas qu’une question de pognon pour le coup. C’est aussi lié au fait que quand un matériel est construit en petit nombre et lentement les pièces détachées coûtent chers.

    Si en plus on a des trucs avec des défauts techniques type Tigre ou A400M ça complique les choses.

    Et si en plus on a pas de stocks et qu’on adopte une politique de flux tendu sur les pièces détachés c’est cuit.

    • Dominick dit :

      OK, mais il n’y a pas que ça car quand on a peu de matériel, on l’utilise plus souvent et donc la panne et/ou la maintenance reviennent plus rapidement, de plus, ceci engendre une usure prématurée du matériel qui normalement obligerait à les remplacer mais nous, on préfère diminuer les effectifs et rayer de la liste des régiments, des compagnies ou autres pour palier à ce manque.
      Donc le taux de disponibilité s’en trouve obligatoirement affecté, l’idéal serait d’avoir en plus pour l’AdT, l’AAE et la Marine, une réserve en parc et plus de moyens matériels en ligne mais là, faut pas rêver…

      • Lagrange dit :

        Oui il y a aussi en ligne le problème de d’utilisation.

  2. ScopeWizard dit :

    Il y a de cela quelques semaines , précisément en prenant pour référence ce dont parle l’ article de ce jour , j’ avais posé la question mais sans toutefois qu’ il y ait jamais eu de réponse en retour…

    En version intégrale , avec l’ humeur du moment ( bien meilleure que celle d’ aujourd’hui pour ceux qui veulent toujours tout savoir ) et tout et tout…

    « Dans ces histoires de « disponibilité » , il y a quelque chose qui me trouble de plus en plus .

    Et un Scope troublé…

    Bref !

    Si j’ ai bien tout compris – mais ce n’ est pas si sûr- ce taux de dispo se calcule par rapport à un nombre d’ heures .

    Seulement , moi qui ne suis plus de première fraîcheur , je me souviens d’ autre chose…et c’ est ce parallèle entre les actuels critères et cet « autre chose » qui est précisément cause de ce trouble…

    Une seconde ; ze bois mon Nesquik et ze m’ esplique…

    GLOUPS !

    Voilà qui est fait !

    HEIN ?

    Oui , c’ était bon .

    Donc oui , perso je me souviens d’ un truc que nous appelions DTO ( me semble t-il Disponibilité Technique Ops ) .

    Cette DTO se calculait en pourcentage et consistait dans un rapport entre la quantité de matériels toujours fonctionnels capables d’ assurer les missions pour lesquels ils étaient conçus et le nombre total en service .
    Ce qui de fait excluait tous ceux qui étaient en atelier ou en cours de mise à niveau .

    Pas de questions à se poser , la DTO exigée à l’ époque de l’ implosion de l’URSS était = 100% du moins sur les matériels considérés comme de majeure importance .

    Quelle ne fut pas ma surprise de m’ apercevoir que quelques années plus tard , tout ça avait considérablement changé .

    En effet , très certainement à cause des évolutions géostratégiques mais aussi de cette moisson de ce l’ « on » a appelé « les dividendes de la paix » qui ont tellement influé sur les divers budgets de Défense , indépendamment d’ une réduction des effectifs cette DTO a été revue à la baisse .

    Vers le milieu des années 1990 , des limites avaient été fixées et la DTO sur les matériels de première importance n’ était plus de 100% mais de mémoire oscillait entre 70 et 80 %…

    Par la suite , je n’ ai plus suivi que de loin et il y a donc beau-temps que j’ ai perdu le fil…

    Quoi qu’ il en soit , la question que je me pose est la suivante : compte tenu de cette « moindre exigence » , est-ce que par la juxtaposition du fait d’ avoir suspendu la conscription et muté vers une professionnalisation de nos armées et sans parler de la « compétence » du politique à la décision notamment budgétaire ou la répartition dudit budget consacré à notre outil de Défense , tout compte fait cela n’ a t-il pas été l’ élément déclencheur vers une nouvelle définition de cette DTO en quelque concept beaucoup plus technocratique voire en alignement de ce qui se fait « ailleurs » ?

    Perso , je reconnais très mal saisir la logique qui préside de nos jours ; je trouve cela à la fois « compliqué » et d’ une rationalité , disons « perfectible » .

    Par conséquent , même si beaucoup de facteurs se sont combinés , n’ était-il pas préférable de penser tout ceci autrement ?

    Quelqu’ un a une idée ? »

    Voilà ; à vous les studios .

  3. Jul dit :

    ça va en réalité, encore à s’améliorer un peut et on y ai, après je comprend que pour le peut qu’on à on ne puisse pas mener de combat guerrier de haute intensité, mes quand même.

    • Vevert250 dit :

      Je ne suis loin d’être un cador en orthographe / grammaire mais merde Jul, on se relit avant de publier!
      Désolé pour le HS mais je pense qu’il y a un minimum.

  4. Pacem dit :

    Je me demande toujours à quoi peuvent bien servir ce genre d’audit, tant les décisions qui les suivent sont parfois diamétralement opposé aux constats qui en découlent. Les augmentations de budgets et autres lois de « programmations » deviennent synonyme de bouclier contre l’inflation et les ambitions affichées, souvent motivées par des réalité bien palpable (même si elle sont revues à la baisse d’année en année) peuvent difficilement sonner juste à la lumière de ces comptes rendus …

  5. Guillotin dit :

     » Souvent insuffisante » ! Et encore ! La disponibilité ne veut pas dire par exemple le nombre d’avions disponibles chaque matin sur les parkings ! Car ces chiffres- là, de disponibilité réelle à un moment M, seraient encore bien en dessous de ce qui est publié…
    comme quoi la Cour des Comptes finit par se rapprocher petit à petit du réel, et je ne saurais trop leur conseiller de venir passer quelque temps autour des bases et casernes , et quais , et autres lieux de stationnement des équipements militaires français, avec une paire de jumelles à la main et les équipements qui vont bien pour suivre ce qui se passe à l’intérieur, ou au-dessus,ou au-dessous : ils auront pour une fois mis les mains dans la pâte et les pieds dans la boue : rien de tel pour faire connaissance avec le réel,cette notion étrange qui a complètement disparu de la civilisation française parce qu’on l’a mise au placard : elle dérangeait trop..
    on ignorait une seule chose : quoi que l’on fasse, le réel finit toujours par s’imposer, et ce jour-là, ça fait mal.

    • lgbtqi+ dit :

      Vos conseils pour renifler les emprises de l’Armée française conjugués avec votre parfait alignement avec Vladimir Patine sont très intéressants.
      Et question antalgiques, ne vous négligez pas non plus.

  6. VinceToto dit :

    Je n’arrive pas à lire l’article, cela doit être pour des experts, mais je note surtout dans le tableau qu’il y a comme une mauvaise dynamique concernant les VBCI. Pourquoi?

  7. rga dit :

    ce n’est pas si mal, ceci dit, si on sort les équipements le moins souvent possible, évidemment le taux est satisfaisant. Parlons des scanner X qui opèrent dans les ports, un concentré de technologies: contractuellement 95% de dispo, 24/24, 7/7 avec une maintenance trimestrielle. nous arrivions à 92%. 12000 containers scannés par mois. et des pénalités contractuelles en cas d’échec (deux mois de downtime pour remplacer un serveur Xp compatible, 140 Kdollars de pénalité. rude, non?

    • Félix GARCIA dit :

      « ce n’est pas si mal, ceci dit, si on sort les équipements le moins souvent possible, évidemment le taux est satisfaisant »
      C’est ce que je me suis demandé en voyant la dispo’ des chars.
      ^^

  8. Jean Le Bon dit :

    Il y a encore du boulot à faire…

  9. Félix GARCIA dit :

    Sur le MCO naval :
    JSN 2020 – Eric Balufin – MCO et Innovation
    https://www.youtube.com/watch?v=xVnCBq-1Xn8
    JSN 2020 – Monsieur l’ingénieur général de l’armement Guillaume de Garidel, directeur du SSF
    https://www.youtube.com/watch?v=j6FI7hJmEx0
    (Il est question des contrats verticalisés dans les questions-réponses [efficace mais très cher dans le modèle anglais, et perte du savoir-faire])

    Mécanicien hélicoptère dans les Forces Spéciales Terre
    « Dans ce nouvel épisode, nous partons à la rencontre d’un métier peu connu et pourtant essentiel, celui de mécanicien hélicoptère dans les forces spéciales.
    Au sein du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales basé à Pau, le sergent-chef Romain a la lourde responsabilité de veiller au maintien en condition opérationnelle des aéronefs. »
    https://www.youtube.com/watch?v=09OOGVCYSsE

  10. Amiral_sub dit :

    y a un gros problème sur les hélicos, et ça ne date pas de hier

  11. Oli dit :

    Que font nos politiciens notre gouvernement toujours occuper à faire des reunionites à l ‘assemblée nationale pour se poser des questions  » être ou ne pas être !!!!?. » Il faut réparer nos matériels militaires et avoir des pièces de rechanges ! !!!

    • lgbtqi+ dit :

      Trop simple, trop sensé, et trop en concurrence avec d’autres budgets.

      Rappel : 140 000 000 d’euros donnés chaque année à la dictature chinoise au titre de l’aide au développement. Entre autres.

  12. Patrico dit :

    Moi j en reviens pas du tout, et simplement ! Tantôt ce sont les Senateurs qui alertent sur les manques cruels de capacités de matos Militaire ! Tantôt ce dont les Députés de la commission en charges qui alerte sur des retards et manques ! Et maintenant c est la Cour des Comptes qui alerte sur les manques de disponibilités des moyens de nos Armées ! Impressionnant ! Mais que répondent donc les nombreux stratèges ? Ou du moins es ce qu ils s en alertent eux ? Je ne comprend pas, ce sont les Politiques et Fonctionnaires qui s inquiètent ! Expliquez moi, nous.

  13. lgbtqi+ dit :

    Qu’est-ce qu’Oedipe 1er attend pour éliminer la Cour des Comptes ? Déjà qu’elle a les mains attachées…

  14. Voltaire dit :

    Je ne pense pas que les gens comprennent très bien à quel point la France est mal préparée pour un conflit contre même une puissance moyenne sans l’aide immédiate d’alliés. La France cherche désespérément à exporter au détriment de ses propres capacités, ne croyant pas qu’il en résultera un quelconque mal. Quand on regarde l’équipement, le personnel et les munitions, il est évident que la France ne pourrait pas endurer très longtemps à haute intensité contre un autre État, c’est différent des Africains non organisés vivant dans des huttes. La honte de tout cela est que la France n’a pas la capacité de dépenser l’argent nécessaire pour résoudre le problème. L’État français est le fardeau de la dette la plus colossale. Il n’est pas normal dans ce monde d’avoir un appareil d’État aussi massif qu’en France. Une énorme quantité de productivité française est gaspillée sur une horde de fonctionnaires inutiles qui ne contribuent à rien sauf à la grève occasionnelle, en fait, ils sont un énorme frein négatif, dans la mesure où la France est largement championne du monde.

    • Voltaire dit :

      Une énorme quantité de productivité française est gaspillée sur une horde de fonctionnaires inutiles qui ne contribuent à rien sauf à la grève occasionnelle, en fait, ils sont un énorme frein négatif, dans la mesure où la France est largement championne du monde.

    • lgbtqi+ dit :

      L’état français est effectivement massif. Sans rapport avec son utilité réelle. On pourra songer aussi au nombre de secrétaires et autres presonnels administratifs dans les hôpitaux. Record en Europe. Qui plombe totalement le fonctionnement.

      Mais que voulez-vous, l’état est une idôle, qu’on a mis dans l’inconscient des français à la place du sacré. Il suffit d’observer le registre sémantique associé : état-Providence, fonction et personne sacrées, onction des urnes, etc !

      So, let’s starve the beast ! Pour la ramener à un meilleur rapport poids-performance, et sortons de l’idôlatrie inconsciente.

      L’état c’est bien, mais pas quand il devient un porc infatué, gras et qui fout son groin partout. Trop d’état tue l’état.

      • Félix GARCIA dit :

        « l’état est une idôle, qu’on a mis dans l’inconscient des français à la place du sacré »

        Marie —> Marianne

        Après, j’avoue être un « étatiste ». Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas ça, être français (philosophiquement).

  15. herciv dit :

    La France a 1 pied dans la tombe. Nous agissons comme des connards arrogants et serions plus abattus que les Russes si nous tentions quoi que ce soit comme envahir un pays compétent. C’est pourquoi nos dirigeants n’entament les combats qu’avec les Africains primitifs.

  16. Dauchy dit :

    Mdr les têtes pensantes se réveille au bou de plusieurs vingtaines d’Année de manque de tout alor que la classe politique en surnombre et au coût dépassant tout ne manque de rien et s’engraisse lourdement alors qu’ils sont complètement inutiles

  17. asvard dit :

    {… matériels en état de marche en fonction des besoins nécessaires pour accomplir une mission donnée…}
    Ca tout dire ou rien dire.
    « Votre mission Rafale C29 à C48, si vous l’acceptez, c’est d’être en panne » « 100% du matériel prêt pour les missions assignées mon General. »
    La mission c’est la défense du territoire à l’heure actuelle (pas de guerre en cours) et les opex.
    Tout le reste c’est du bla bla pour cacher la misère.

    La seule question qui importe est quelle part de notre matériel est dispo pour partir en combat dans l’heure qui suis l’ordre de top départ qui peut arriver à n(importe quel moment (en excluant le remplissage des réservoirs, le ravitaillement en munitions, etc. et le probleme de dispo des hommes).
    On peut éventuellement rajouter comme indicateurs les dispo à X heures et Y jours pour prendre en compte le matériel qui ne peut supporter longtemps un état d’alerte sans se dégrader. Tout le reste c’est du non dispo point barre.

    • Lagrange dit :

      Les opex sont des guerres. Mais comme les Russes on ne nomme pas les choses.

  18. felipe dit :

    la CC me fait largement sourire… les mêmes qui s’étonnaient des stocks de munitions ou de pièces détachées il y a peu et qui ne comprennent pas que la DTO ne décolle pas. certes il y a aussi une affaire de main d’oeuvre et de capacité de maintenance dans les armées, mais les mêmes toujours, qui prônaient la sous-traitance.