La marine américaine va entamer les essais de son sous-marin autonome Orca XLUUV

Alors que l’Australie a fait part de son intention de se doter de quatre drones sous-marins autonomes de grande taille [XL-AUV] dans le cadre d’un programme confié au groupe américain Anduril Industries et que, outre-Manche, la Royal Navy a lancé un projet similaire au titre de son initiative « Navy X », la marine américaine vient de prendre un peu d’avance dans ce domaine.

En effet, la semaine passée, le Naval Sea Systems Command [NAVSEA] a indiqué avoir procédé à la mise à l’eau et au baptême du premier sous-marin autonome du projet Orca Extra Large Unmanned Undersea Vehicle [XLUUV], dont la conduite a été confiée en 2019 à Boeing, associé à Huntington Ingalls Industries. La cérémonie a eu lieu à Huntington Beach [Californie], le 28 avril dernier.

Le NAVSEA n’a pas livré beaucoup de détails à cette occasion… alors que cette mise à l’eau marque une étape essentielle pour ce programme, sur lequel il planche depuis 2017.

Initialement, quatre drones sous-marins avaient été commandés au tandem Boeing/HIl il y a maintenant trois ans. Depuis, un cinquième exemplaire a été ajouté, ce qui fait que la valeur totale du programme a atteint les 274,4 millions de dollars. Les livraisons des quatre autres Orca XLUUV devraient être terminées d’ici la fin de cette année.

Pour rappel, la conception de ce drone sous-marin s’inspire de l’Echo Voyager développé par Boeing. Affichant un déplacement de près de 50 tonnes pour une longueur d’environ 26 mètres, l’Orca XLUUV a la capacité de naviguer une profondeur de 3’000 mètres et à la vitesse maximale de 8 noeud [et de 3 noeuds en croisière]. Doté d’une propulsion hybride diesel-électrique [avec des batteries lithium-ion], il pourra parcourir des distances allant jusqu’à 6500 nautiques [10500 km].

Les missions de l’Orca XLUUV seront variées… puisqu’il est question de l’utiliser pour la lutte contre les mines, la guerre sous-marine, la guerre anti-surface et la guerre électronique.

À noter que l’US Navy a également lancé le programme LDUUV [Large Diameter Unmanned Underwater Vehicles], dont l’objet est de mettre au point un drone sous-marin pouvant être déployé depuis un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] appartenant à la classe Virginia. Un premier prototype, appelé « Snakehead LDUUV », a été mis à l’eau en février dernier.

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42 contributions

  1. Félix GARCIA dit :

    Classe.
    Mais nous, on fera des Drones Océaniques dérivés du D-DO de Naval Group, déployable depuis des « BNE » (Bases Navales Expéditionnaires, équivalents des « ESB » [Expeditionary Sea Base]) .
    Avec les D-19 (Naval Group toujours), et les drones d’Eca Group (sous-marins et de surface, ainsi que ROV) déployés depuis ces mêmes navires : roule ma poule !
    En complément, des bases-relais basées sur le concept « Blue Ring » (avec entrées/sorties immergées), avec des modules « HaceWave » pour la ravitaillement des drones.

  2. Félix GARCIA dit :

    Pour notre Marine :
    – Si on fait un avion » PATMAR » dérivé du Falcon 10X pour nos armées, ce devrait être possible de faire un bombardier à long rayon d’action avec armements en soute, non ? Capable d’emporter et de mettre en œuvre des SCALP-EG / Apaches / FMAN.
    – Une « FDA » supplémentaire
    – Deux « FDAR » (Frégates de Défense Aérienne Rapprochée) : 1x76mm, 4x40mm, 2xSIMBAD[MISTRAL/Starstreak]-RC
    – Deux croiseurs : 1x76mm, 32xMDCN (+16), 8xFMAN(+8)
    – 6 Gowind 2500
    – 6 « BNE » (Bases Navales Expéditionnaires) / « ESB » (Expeditionnary Sea Base), toutes équipées ainsi (avec chambre d’immersion, LARS et pont d’envol pour drones à l’arrière :
    —-> Drones Océaniques (dérivés du D-DO de Naval Group)
    —-> « D-19 » (Naval Group), drones (sous-marins, de surface et aériens) et « ROV » Eca Group
    —-> drones « V-BAT »
    —-> 2 VSR700, 4 Camcopter
    —-> 2 NH90 Caïman, 2 H160M
    —-> 2/4 ETRACO

    • ji_louis dit :

      C »est le concept de « rêve humide »… 🙂

      • Félix GARCIA dit :

        Là qu’on parle de revoir le format de nos armées, j’en profites pour faire mes suggestions « sur la place publique » !
        Histoire de parler d’autre chose que de la fusion dans un magma européiste et atlantiste.
        Une « troisième voie » …

    • Khay dit :

      Aaaaah les yakafokon… je pensais pousser le bouchon trop loin niveau wishful thinking mais je vois que je suis pas le seul 😀

      Plutot qu’une seule FDA, redévelopper toute une R&D pour deux « FDAR » armée comme des OPVs et qui devraient pratiquement se coller a un autre navire pour le défendre (à la rigueur ce serait le niveau de défendre rapprochée que je voudrai voir sur tous les navires, au lieu d’avoir deux coques juste pour porter ça), et encore une R&D pour deux croiseurs qui sont juste là pour porter des VLS en plus, ça vous paraitrait pas pertinent de commander des FDA en plus en version jumbo avec le module central de 9 mètres pour y porter des VLS additionnel ? (je rêve de FDIs un peu pimpée, avec le module central en plus pour porter des VLS et du carburant, propulsion CODLAG-electrique, une défense rapprochée canon/missile/ewar digne de ce nom, mais on vit dans un monde où les 5 qu’on a seront même pas livrée en version « full » au début…)

      Les Gowind je suis pas fan, encore une mini-série de frégate qui touche le premier rang par le bas, le seul endroit ou je les verrai bien c’est en méditerranée orientale, mais pas besoin de 6, et a choisir je les échangerai en un battement de coeur contre des Scorpène pour gérer les approches et libérer les SSN pour les missions lointaines. Et en bâtiment de surface, à la très grosse louche, une Gowing c’est 250 millions et une FDI 500m ? Je choisirai sans hésiter de prolonger la série de FDI de trois coques de plus, plutôt que 6 Gowind. Et en 2e rang je chercherai bien une coque un peu plus multifonction que les Gowind. Coté European Patrol Corvette apparemment c’est pas trop mal engagé.

      Les BNE j’aime le concept mais 6 c’est l’enfer a assumer niveau budget, batellerie embarquée et personnel. Deux ou trois pour avoir une capacité de permanence à la mer ce serait déjà bien.

      • Félix GARCIA dit :

        « Aaaaah les yakafokon… »
        🙂

        Les « FDAR », ce serait effectivement pour protéger les unités majeures contre les essaims de drones et de munitions rôdeuses qui prolifèreront probablement lors les prochaines années.
        J’imagine celles-ci avec des stabilisateurs latéraux (à l’image des PHA) pour faciliter les tirs d’AA et dotés de grosses réserves d’obus, pour pouvoir potentiellement « traiter » un essaim composé de plusieurs milliers de munitions rôdeuses et drones.
        Basés sur des radars courte portée, des moyens optiques et optroniques poussés, couplés avec des capacités de traitement de l’information et d’anticipation des trajectoires.
        La tourelle Oto Melara 76mm (CIWS) pour les engagements de 4 à 40km, les RapidFire 40mm pour ce qui rentre dans un rayon de 4 km.
        Les MISTRAL / Starstreak (- RC ou non), pour essayer de détruire ce qui aurait échappé aux MICA VL/ ASTER, en guise de « dernière chance ».

        6 Gowind 2500 pour accompagner 6 BNE. 4 Gowind 2500 si 4 BNE etc …
        Je me disais que 4 serait bien, et 6 l’idéal (un « couple » par zone maritime [Méditerranée / Façade Atlantique de l’Afrique / Le Cap-Colombo / Colombo – Nouvelle-Calédonie / Nouvelle-Calédonie – Polynésie / Antilles – Guyane]).
        L’idée étant, entre autres, de pouvoir redéployer les frégates (du fait de la capacité à assurer les missions de police des pêches, lutte contre la piraterie etc …) et sous-marins (du fait des drones sous-marins) ailleurs (là où « ça chauffe »), et de disposer d’unités d’appui et soutien (effecteurs déportés, ponts d’envol etc …) des groupes aéronavals (PA, PHA, [futur porte-drones ?]) en cas de besoin. Mais aussi avec la capacité de procéder à des ravitaillement en mer (de carburant notamment, mais lorsque nous disposerons des dirigeables LCA60T de « Flying Whales », il sera possible de faire bien plus).

        Une FDA et deux croiseurs, c’est aussi pour « permettre » une plus grande polyvalence dans le choix des armements aux autres bâtiments et pouvoir « remplacer un raid de Rafales ».

        Ça vaut pas grand chose comme réflexion, je vous le concède bien volontiers.
        ^^

        • Khay dit :

          L’ Oto Melara Strales avec munitions DART, en anti-missile la portée c’est 8km, pas 40, je ferai pas confiance a une bulle de 8km pour la défense anti-missile.

          • Félix GARCIA dit :

            En effet, merci pour la correction.
            « je ferai pas confiance a une bulle de 8km pour la défense anti-missile »
            Ça ne laisse pas plus de quelques secondes pour les missiles/drones/munitions rôdeuses.
            D’où l’idée d’un « tir de barrage » (mais précis), en plus des contres-mesures (leurres, brouillage etc …).
            Ceux-ci ne seraient pas là pour remplacer les MICA-VL et les ASTER 15/30, mais pour protéger les unités majeures contre les attaques de saturation, ou participer à la défense AA habituelle, mais avec une « grosse réserve de munitions » (milliers d’obus anti-aériens).

          • Félix GARCIA dit :

            PS : « c’est 8km, pas 40 »
            Et au boulot les ingénieurs !
            🙂

        • Félix GARCIA dit :

          PS : En plus de la capacité de certains drones océaniques à utiliser des torpilles (MU90 ?) et d’autres armements, des drones sous-marins qui peuvent faire office de mini-lanceurs d’engins (drones océaniques « porte-Switchblades »), ou être porteurs de « Switchblades sous-marins » (munitions rôdeuses sous-marines), donneraient une véritable plus-value aux BNE/ESB.
          Une sorte de « périmètre d’incertitude » de plus de 1000 km de diamètre (drones océaniques, NH90 + Exocet/Marte ER) autour de chacun de ces bâtiments.

      • Khay dit :

        Je voulais bien évidement dire FDI en version jumbo. FDA, FDI… Il faudrait vraiment que nos navires aient des acronymes moins proches. Et d’ailleurs, est-ce que les chantiers sont en mesure de construire une coque de type FREMM en plus sans que ça nous coute un bras niveau retooling et sourçage des équipements pour prolonger une série avec une seule frégate?

        • Félix GARCIA dit :

          « Et d’ailleurs, est-ce que les chantiers sont en mesure de construire une coque de type FREMM en plus sans que ça nous coute un bras niveau retooling et sourçage des équipements pour prolonger une série avec une seule frégate? »
          Ils continuent d’en faire pour d’autres pays, non (frégates en général) ?
          Et faire deux croiseurs basés sur les FDA (en plus d’une FDA), vu que ce sont les mêmes lanceurs pour les MICA-VL, les ASTER, les MDCN, les SCALP-EG et les FMAN (SYLVER A-35/50/70), ne doit pas être si compliqué, si ?

          • Khay dit :

            Euh, à part les FDI pour la France et la Grèce, ils ont quoi dans le backlog niveau frégate ?

            Relancer la production d’une FDA alors que la dernière est sortie de cale il y a un an, ça veut dire remettre en place tout ce qui est structurel pendant l’assemblage de la coque et dimensionné pile-poil pour, échafaudages, superstructures, etc, sourcer un ensemble propulsion, un radar Herakles, une paire de Nettuno 4100, un ATH Calzoni, et j’en passe, tous les trucs qu’on retrouve pas sur les FDI, avec ZERO effet de série, retrouver les techniciens skillés sur les technos à bord alors que depuis deux ans on prépare les nouveaux à assembler des FDIs, et bien sûr reporter d’autant le switch à la production de ces frégates là. On parle pas que de souder trois poutres et deux tôles, là, mais toute l’intégration de tous les systèmes à bord. Tout ça pour une frégate qui est un destroyer anti-aérien du pauvre. Sur une coque ultra-optimisée pour la lutte ASM.

            Faire des « croiseurs », déjà, je suis pas certains de savoir ce que vous voulez dire par là, le terme est tombé un peu en désuétude. Rajouter des VLS ? Combien ? Je vois pas vraiment où on pourrait les caser sur une FREMM sans pratiquement reprendre l’archi de zéro. Sachant qu’en théorie, y’en a 48 qui rentrent en plage avant et on est même pas au max de capacité
            Je pourrai insérer ici pour la énième fois mon laïus habituel sur la prolongation de la série FDI avec des navires rallongés portant des VLS additionnels dans le module central 😀

            Et au final, les mêmes lanceurs pour tous les missiles, c’est faux, le Sylver A70 a une section cylindrique et est pas capable de porter autre chose que le MdCN. Est-ce qu’il sera seulement capable de porter le futur missile antinavire ? mystère ! Est-ce que le futur missile ABM rentrera dedans ou dans un A50 ? Mystère !. Le Sylver A 50 porte l’Aster 15 et 30, le Sylver A43 l’Aster 15 uniquement, le A35 porte le VL Mica, mais pas quad-packé, c’est quand même pas terrible face a la concurrence en terme de solution de défense rapprochée, et je suis pas certain que l’interface avec un A43 ou A50 existe (et puisqu’on peut pas quad packer, pourquoi consommer un silo 43 ou 50 qui pourrait porter un Aster ?)… On a commis l’exploit de créer un système de lanceur universel pas universel du tout, ce que tous les programmes d’armement du monde nous envient.

            Bref, si, c’est carrément compliqué.

          • Félix GARCIA dit :

            Mille mercis pour vos explications détaillées Khay !

  3. Eugene123 dit :

    Que veut dire « sous-marin autonome »?

    Un drone des mers, c’est-à-dire un sous-marin télécommandé (là j’ai un doute: Est-il possible de gader la connexion avec un batiment en plongée profonde?)?

    Ou est-ce un sous-marin muni d’un intelligence articficielle? Avec un peu de chance la planète ne sera finalement pas atomisée par la connerie humaine mais simplement par un bug informatique…

    L’honneur sera sauf!

    • Rhinolophus dit :

      J’imagine que le sous-marin dispose d’un plan de navigation (aller d’un point A à un point B en restant à telle profondeur) et qu’une antenne déroulable permet de recevoir de nouvelles consignes périodiquement. Il doit également disposer d’un algorithme permettant d’interrompre la navigation en cas d’imprévu (avarie, relief non répertorié…).

    • Florian dit :

      Mais quelle bêtise. Ce type de drone n’aura jamais vocation à porter l’arme nucléaire.

      • Eugene123 dit :

        Parlant « vocation »… Ta vocation, c’est de raconter des conneries?

        Je suppose que tu as tes entrées au bureau des stratèges américains et que bien sûr la totalité du conglomérat US militaro-industriel attend ton avis pour définir les technologies à développer!!!

        Alors tu gardes tes commentaires pour le bar de la marine quand tu refais le monde avec tes copains de beuverie!!!

    • Ératosthène dit :

      @123 soleil :
      C’est en forgeant qu’on devient forgeron.
      Je vous en prie. Mettez vous à la tâche. Vous avez un accès à la mer officiel par le Rhin. Alors, vous connaîtrez toutes les différences entre les dénomminations.

      • Eugene123 dit :

        ET toi, tu apprends quand le français? Je te conseille d’écrire « dénomination » avec 4 ou 5 « m », c’est plus jolie…

    • HMX dit :

      Bien sûr qu’un tel drone est muni d’une IA.

      Basiquement, on peut imaginer que le drone reçoit ses instructions à son départ (« patrouiller telle zone, pendant telle durée, signaler toute détection anormale ou tout problème technique, puis retour à la base en fin de potentiel ») puis qu’il exécute « bêtement » les instructions, en étant tout de même doté de fonctions simple pour la navigation, notamment un dispositif anticollision pour ne pas représenter une menace pour lui-même et pour les autres navires lorsqu’il navigue en surface.

      Avec une IA un peu plus avancée, on peut imaginer des scénarios plus raffinés, notamment une capacité à analyser son environnement (courants, thermocline) et varier sa vitesse ou son immersion, pour améliorer la probabilité d’une détection et/ou échapper à une menace. Le drone pourrait aussi avoir la capacité de classifier lui-même les menaces, et recevoir de de nouvelles instructions en cours de route, par exemple la capacité d’interrompre sa mission pour suivre à distance un contact sous marin précédemment détecté, ou se poser statiquement au fond de la mer à proximité d’un point d’intérêt (détroit, port ennemi…) et rendre compte régulièrement des mouvements détectés.

      Enfin on peut aussi imaginer que le drone soit doté d’une liaison de données, lui permettant d’interagir en temps réel avec des navires, sous marins ou d’autres drones « amis » dans le cadre d’un réseau, en tant que capteur et/ou d’effecteur déporté si le drone est armé.

      Ce ne sont là que quelques exemples, mais on voit bien tout l’intérêt de tels drones. Et oui, l’IA et son paramétrage constituent la clé pour réussir la conception d’un tel engin…

      • Félix GARCIA dit :

        Exactement !
        C’est pour cela que je crois que les BNE / ESB pourraient être une rupture, des « game changer ».

  4. Ar-Men dit :

    Je me disais que ce type de drone, aurais été pratique pour ravitailler Azovstal .

  5. Dolgan dit :

    « la lutte contre les mines, la gierre sous-marine, la guerre anti-surface et la guerre électronique. »

    Avec quels systèmes ? Et avec une vitesse de 3 nœuds que peut faire un tel suppo en anti surface ? Guerre électronique ?

    Je manque sans doute d informations. Mais à part pour espionner et caracteriser les données acoustiques ennemies, je vois pas trop l intérêt.

    • Félix GARCIA dit :

       » Et avec une vitesse de 3 nœuds que peut faire un tel suppo en anti surface ? »
      —> « il pourra parcourir des distances allant jusqu’à 6500 nautiques [10500 km] »
      Il pourra attendre en embuscade et envoyer des torpilles, ou donner des positions etc …

      Regardez le D-DO de Naval Group pour plus d’informations, ainsi que leurs D19 (dérivés de la torpille F21).
      De même, Eca Group fait un gros boulot. Actuellement, certains petits modèles sont employés sur les bâtiments de guerre des mines.
      Imaginez-les déployés, gros et petits, déployés depuis des ESB (vaisseau-mère).

    • Harambe dit :

      A 3 nœuds, ça peut faire quedalle mais si pour le prix d’un SNA, l’us navy peut en déployer une centaine histoire de quadriller tout un secteur en deni d’accès (un peu comme les bulles antiaériennes), là c’est une toute autre histoire, pour le prix de 10 SNA, c’est plusieurs milliers d’unités… à 3 nœuds, ça ne doit pas faire beaucoup de bruit, un cauchemar pour tout le monde comme ce qui arrive coté aérien avec les drones.

      Et puis ne parlons même pas des drones SNLE, j’ai lu sur l’article que ça peut aller jusqu’à 3000 mètres de profondeur… entre plusieurs SNLE emportant une dizaine de missile et quelques centaines de drones emportant chacun un ou 2 missiles…

    • Khay dit :

      Rien que la surveillance automatisée dans la durée des approches des bases navales contre les mines et soum ennemis, ce serait déjà tellement majeur pour libérer des coques et du personnel pour les missions lointaines. Imaginez en France, un plot de drones sous-marins, surface, et aérien sur la méditerranée et l’atlantique pour assurer la sortie des SSBN et du Charles de Gaulle, ce serait une énorme valeur ajoutée.

    • HMX dit :

      Avec une masse de 50 tonnes pour 26 mètres de longueur, on imagine sans mal que ce drone est doté d’un sonar performant, peut être même d’une antenne linéaire remorquée, et qu’il pourra être armé (les américains ont moins de pudeurs que nous en la matière !). Son autonomie très importante en fait potentiellement un système d’arme redoutable face à une flotte ou des sous marins adverses. En mode « déni d’accès », Plusieurs de ces drones travaillant en réseau peuvent ainsi constituer l’équivalent d’un « champ de mine mobile », capable de détecter, localiser et désigner une cible sous-marine ou de surface au profit d’un autre vecteur, et ultimement de tirer sur cette cible si l’ordre est donné (torpille, missile antinavires à changement de milieu…). On imagine très bien l’apport défensif d’un tel système pour protéger des approches maritimes, des points stratégiques (détroits…), des ports, ou une zone de débarquement amphibie.

      Encore plus intéressant, et cette fois dans une fonction plus offensive, ces drones peuvent aussi servir d’éclaireurs et d’effecteurs déportés au profit d’un ou plusieurs SNA, pour permettre de pénétrer à moindre risque un système défensif adverse ou une zone particulièrement dangereuse, en caractérisant et éliminant les menaces rencontrées, permettant aux SNA de suivre la situation et de découvrir les sous marins et le dispositif adverse, tout en restant hors de portée. On pense en particulier à la Mer de Chine, et plus largement à l’Indo Pacifique, où les SNA américains seront de plus en plus confrontés à des drones sous marins chinois. Il serait en effet contre productif pour un SNA de dévoiler sa position pour éliminer un simple drone. Mieux vaut laisser cette tâche à un autre drone sous marin, dont la perte serait certes regrettable, mais pas dramatique pour autant.

      On terminera en soulignant que la France dispose elle aussi d’un projet techniquement équivalent (même si les ambitions affichées sont peu développées), avec le drone sous-marin océanique conçu sur fonds propres par Naval Group , qui n’attend plus qu’un soutien et une première commande pour dépasser le stade du prototype…

  6. sam dit :

    Malheureusement, celui de Naval Group qui devait faire ses essais cette été à pris un gros coup de chaud à cause d’un bateau de plaisance ayant brule a cote de celui-ci a quai voir sur le linkedin de Naval Gout pour plus d’info sur le sujet

  7. Lothringer dit :

    Pour ma part, je pense que la France (Naval Group) toute seule dans son coin ferait bien de développer un drone sous-marin de dimensions LxDiam 15mx3m75 avec une masse maximale toutes charges incluses (prêt à fonctionner et à larguer) de 20-30 tonnes, incluant un petit lot de torpilles.
    Pourquoi cette dimension ? Pourquoi cette masse maximale ? Cherchez et vous trouverez.
    (celui qui a été présenté à l’automne 2021 par Naval Group est déjà plus petit que çà, avec environ 10 mètres de long)

  8. Olivier dit :

    Bonjour vous auriez l addresse c est pour un ami colombien qui voudrait en acheter plusieurs…

  9. Lotharingie dit :

    Un peu de  » science-fiction  » :

    Bonjour,

    Nous pourrions imaginer à l’avenir, la construction de drones sous-marins ( pourvus de grandes autonomies mais de petites tailles grâce à la miniaturisation ) destinés à la collecte d’informations ; mais aussi à servir de leurre ou pour mener des attaques saturantes ( capables d’emporter une charge d’explosifs, donc à  » usage unique  » ).

    Stockés dans les entrepôts de navires ( comme nos PHA ) ; ces « outils » seraient mis à l’eau en grandes quantités depuis le radier avant d’être envoyés en « essaims  » sur les cibles ennemies ( flottes ou ports ) afin de déstabiliser leurs défenses.

    • Félix GARCIA dit :

      « Stockés dans les entrepôts de navires ( comme nos PHA ) »
      Ou des BNE, équivalents français des ESB américains !
      🙂

  10. Thierry dit :

    Guerre en Ukraine

    Lundi matin, alors que des colonnes de véhicules blindés et de soldats défilaient à travers Moscou pour célébrer la victoire de la Russie en 1945 sur l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, un élément de la puissance militaire russe manquait manifestement : ses avions de combat. Et bien que les responsables aient blâmé le mauvais temps pour leur absence, les avions, les pilotes et les armes air-sol russes ont tous largement sous-performé dans la guerre contre l’Ukraine.

    Les avions de combat russes effectuent généralement 200 à 300 sorties par jour, a déclaré un haut responsable du ministère de la Défense aux journalistes lors d’un briefing lundi, mais n’ont pas réussi à établir la supériorité aérienne sur l’Ukraine, qui continue de piloter ses propres chasseurs et d’attaquer avec ses avions contre les troupes russes.

    Le 2 mai, le Pentagone a déclaré que la Russie avait tiré plus de 2 125 missiles de croisière et ballistique depuis le début de l’invasion. Leur utilisation a fortement chuté après la deuxième semaine de la guerre.

    Les Russes « ont dépensé » bon nombre de leurs munitions à guidage de précision. « En fait, ils continuent de frapper Marioupol avec beaucoup de bombes classique non guidé. »

    Les munitions non guidées, larguées par avion, sont des reliques d’avant le 11 septembre pour les États-Unis et l’OTAN, car les militaires occidentaux ont maintenant presque complètement converti leurs arsenaux avec des kits qui guident les bombes vers leurs cibles avec des lasers ou des G.P.S. par signaux satellites.

    Les preuves vues lors de l’invasion indiquaient un programme russe d’armes guidées encore à ses balbutiements, avec des pilotes incapables de localiser et d’engager rapidement des cibles au sol, et des missiles lancés en Ukraine qui manquent souvent leurs cibles – pour ceux qui fonctionnent.

    La Russie a démontré une partie de son nouvel arsenal lors de frappes aériennes en Syrie à partir de 2015, mais seulement en nombre limité lors d’opérations étroitement contrôlées et dans des conditions extrêmement favorables.

    Au lieu de pouvoir cibler rapidement les troupes ukrainiennes et les véhicules en mouvement avec des bombes guidées par laser ou par satellite, la Russie a largement montré qu’elle ne peut toucher que des cibles fixes telles que des bâtiments militaires ou des centres de population civile – soit en tirant des volées d’obus d’artillerie non guidés et de roquettes dans des attaques contre eux, ont déclaré des responsables américains, ou en utilisant de gros missiles balistiques guidés et des missiles de croisière à lancement aérien qui s’écrasent souvent après lancement ou sont imprécis.

    Les avions de combat russes continuent de s’appuyer sur des bombes non guidées qui sont rudimentaires même comparées à celles que les États-Unis ont construites immédiatement après la Seconde Guerre mondiale. Alors que la série de bombes américaines standard Mark-80 utilisées par l’OTAN peut être facilement reconfigurée pour différentes missions et avoir un corps en acier forgé, l’homologue russe est soudé ensemble. Un haut responsable du renseignement a déclaré que la conception russe favorisait la production de masse bon marché plutôt que la précision et nécessitait beaucoup moins d’assemblage avant le vol, ce qui fait de ces bombes une option plus attrayante pour une utilisation par des forces russes relativement peu entraînées.

    La dépendance de la Russie aux bombes non guidées pour ses avions de combat au-dessus de l’espace aérien ukrainien a semé la confusion parmi les analystes gouvernementaux et civils en armement depuis le début de l’invasion le 24 février, étant donné qu’il y a à peine trois ans, la Russie a montré qu’elle disposait d’armes guidées par laser et par satellite – qu’il a utilisé pour attaquer des hôpitaux en Syrie.

    La différence entre les frappes aériennes de la Russie en Syrie et en Ukraine est cependant énorme, En Syrie, les avions de combat russes pouvaient voler sans opposition et flâner au-dessus de leurs cibles aussi longtemps qu’ils le souhaitaient avant de larguer une bombe guidée, ce que les jets ukrainiens et les missiles sol-air rendent impossible.

    Le problème de ciblage de la Russie a été aggravé par un échec à investir de manière adéquate dans les drones de surveillance. Seuls deux modèles russes non armés – le Forpost et l’Orlan – ont été observés.

    De plus les planificateurs de guerre russes n’ont probablement pas été en mesure de développer correctement des ainsi nommé « package de cibles »- une série d’instructions introduites dans les missiles de croisière avant le vol qui incluent des instructions sur les caps et les altitudes qui amèneront l’arme à sa destination prévue – pour eux.
    source :
    https://www.nytimes.com/2022/05/09/us/politics/russia-air-force-ukraine.html
    ———————————————————————————–

    Une bonne analyse de la situation réel des forces russes actuelle, et qui peut servir de mètre étalon pour évaluer les forces françaises en comparaison (favorable ou défavorable selon les capacités et le nombre pour chaque système d’arme).

  11. Trent dit :

    Le mieux c’est de couler tous les sous marins chinois préventivement

  12. Zigomar dit :

    Je m’interroge quand même à lire tous les virtuels super stratèges de l’arrière et combattants de la 25ème heure de ce site…Puisque l’armée russe est composée de nullards analphabètes – y compris les officiers de tous rangs – équipés d’armements désuets juste capables d’effrayer les moineaux…et que, pourtant et sans grande cohérence dans la démonstration, l’Ours russe menacerait l’Europe et l’existence même de la planète avec ses bombinettes de parades folkloriques…pourquoi donc, pendant qu’il est encore temps, ne pas prendre les devants et attaquer, même sournoisement, sans déclaration préalable, ces rustauds de russkofs traîneur de sabre enivrés de vodka frelatée…avec les incomparables moyens militaires dont dispose l’Europe militaire avec, notamment, la France…une super-puissance militaire qui vient, récemment encore, de démontrer, dans tous les domaines du combat, ses inégalables capacités en Afrique…Mali et Centrafrique notamment…
    Pour l’heure…je reste méditatif devant tant d’hésitation…

    • Khay dit :

      5977 bonnes raisons.

    • Alpha (α) dit :

      « Pour l’heure…je reste méditatif devant tant d’hésitation… »
      Quand d’autres restent dubitatifs devant tant de connerie humaine…