Qui mettra sur orbite les deux nano-satellites patrouilleurs français YODA?

Étant donné la multiplication d’actes « inamicaux » contre des satellites français, notamment militaires, la stratégie spatiale dévoilée en juillet 2019 par le ministère des Armées avait souligné la nécessité de renforcer les capacités de surveillance des objets en orbite. D’où le programme YODA [Yeux en Orbite pour un Démonstrateur Agile], qui vise à développer deux nano-satellites « patrouilleurs » afin d’assurer une « défense active » en orbite.

En tant que maître d’ouvrage délégué et maître d’oeuvre système, le Centre nationale d’études spatiales [CNES] a confié à la jeune pousse toulousaine Hemeria le soin de construire ces deux nano-satellites, dont, pour le moment, on ne sait que très peu de choses, si ce n’est que leur masse devrait être comprise entre 10 et 20 kg et qu’ils évolueront selon une orbite géostationnaire.

Ce projet bénéficie d’ailleurs de l’expérience acquise lors du programme Angels [Argos Neo on a Generic Economical and Light Satellite], conduit par le CNES avec Hemeria. Celui avait consisté à développer un nano-satellite d’environ 25 kilogrammes et basé sur une plateforme CubeSat 12U afin d’assurer une meilleure couverture satellitaire pour les balises Argos. L’engin avait été lancé en 2019 depuis Kourou, par une fusée Soyouz.

Justement, au regard de la nature du programme Yoda, on aurait pu penser que la mise sur orbite de ces deux nano-satellites « patrouilleurs » allait être effectuée par Arianespace. En réalité, rien ne le garantit puisque, fin avril, le CNES a publié un avis de marché afin de mettre en concurrence entre trois et huit prestataires. Si plus de candidats se manifestent, alors une sélection se fera sur « la base d’un classement des sociétés admissibles » déterminé en fonction de « l’habilitation à exercer l’activité professionnelle », de la « capacité économique et financière » et de la « capacité technique et professionnelle ».

Dans son avis, le CNES indique ainsi qu’il recherche un « service de lancement pour les deux nano satellites YODA » pour 2023/24, en précisant qu’ils « devront être injectés sur une orbite proche géostationnaire », c’est à dire à une altitude de « 300 km en conformité avec la ‘loi sur les opérations spatiales’ soit 36’086 km avec une tolérance de +/-30 km ». Et d’ajouter : « Une base de lancement sur le territoire français [le Centre spatial guyanais?] sera préférée. »

Avec le « New Space », plusieurs entreprises se sont lancées sur le créneau de la mise sur orbite de satellites, certaines s’étant spécialisées dans les micro-lanceurs, y compris en Europe, notamment avec les allemands Rocket Factory Augsburg [RFA] et Isar Aerospace, les britanniques Orbex et Skyrora, l’espagnol PLD Space ou encore le français Venture Orbital Systems, dont le lanceur Zéphyr doit effectuer son premier vol en 2024…

Quoi qu’il en soit, et comme l’avait expliqué le général Michel Friedling, actuellement à la tête du Commandement de l’Espace [CdE], le projet YODA est « très important car il tire l’ensemble de nos compétences et capacités vers le haut, qu’il s’agisse du système de commandement et de contrôle des opérations spatiales, du segment sol mais aussi de notre organisation interne, de la répartition des responsabilités avec le CNES en matière de formations ou encore des transferts de compétences dans les dix ans à venir ».

L’objectif de YODA vise surtout à « tester des technologies et d’acquérir un savoir-faire en vue de développer un autre concept plus complet et plus opérationnel à l’horizon 2030 », avait encore précisé le général Friedling, lors d’une audition parlementaire, en décembre 2021.

Illustration : CNES

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54 contributions

  1. Jre91 dit :

    C’est quand leme curieux que l’on sous-traite a des societes etrangeres des lancement de satellites militaires.. meme si ce sont des « partenaires allies ».

    • PicNicDouille Cémoi Landouille dit :

      je ne vois pas pourquoi, on a de l’armement (au sens large comme les Hawkeyes) provenant de l’étranger et à l’étranger on exporte de l’armement. La charge utile sera vu comme une boîte noire.
      Après c’est comme dans tout business, c’est une question de confiance. Et la confiance n’est jamais garantie…

    • Dolgan dit :

      C’est un proto. Avec un moteur et un système de communication. Mais rien de particulièrement sensible.

      Pour les micros satellites, il faut souvent trouver une place sur un lancement multiple. Ton satellite est un passager (donc tu choisis pas toujours l endroit exact ou le truc est lancé. Élargir le nombre de lanceurs permet de raccourcir le délais et d avoir un meilleur choix de trajectoire. En plus de baisser le prix.

    • v_atekor dit :

      Le lancement n’est pas spécialement sensible, si les choses sont normalement faites le satellite dans son lanceur n’est pas beaucoup plus vulnérable que le satellite en orbite, sous certains aspects il est même moins vulnérable dans un lanceur que dans l’espace. Ce qui compte avec l’espace, c’est d’y avoir accès, d’avoir le camion. Mais si pour des petits colis une fourgonnette fait l’affaire, peu importe. La seule chose qui puisse arriver, c’est de perdre le satellite. Quant au lanceur, il est gros, fait beaucoup de fumée et de bruit, mais il est aussi jetable qu’un mouchoir en papier…
      .
      En fait pour des nanos satellites, les frondes spatiales sont les plus prometteuses.

      • Vieux Corps Celeste dit :

        Bonsoir,

        Un lanceur peut être très bon marché donc jetable, mais c’est techniquement très difficile. Quelques jeunes sociétés s’y essaient avec des lanceurs imprimés en 3D et d’autres astuces, mais il n’y a pas actuellement d’offre commerciale pour un lanceur bon marché et fiable, pas même Soyouz ou Vega depuis Kourou.

        Ce qu’on sait par contre c’est que les lanceurs réutilisables sont très compétitifs et ont fait leurs preuves. Il est difficile de trouver des chiffre publics mais on parle de $2400/kg LEO pour la Falcon 9 qui réalise l’essentiel des contrats commerciaux et gouvernementaux hors Chine actuellement, et de $1200/kg LEO pour la Falcon Heavy, qui est plus rarement tirée du fait de sa capacité très importante.

        Pour Starship, qui sera d’abord et avant tout un lanceur commercial avant d’être une éventuelle nouvelle Santa Maria pour colons interplanétaires, les chiffres évoquent $100/kg LEO pour la version 100t LEO. Ce chiffre est à manipuler avec de longues baguettes chinoises, mais ce qu’ils essaient de faire, c’est un lanceur qui peut être récupéré et régénéré sous 2 heures !

        On peut les croire ou pas, mais l’avantage c’est qu’on peut les suivre en direct pour tous leurs essais. Cette année est aussi chargée que la précédente.

        Pour fixer les ordres de grandeurs, les chiffres qui circulent étaient de $7500/kg sur la très fiable Ariane 5 consommable. Si vous vous demandez comment Ariane Espace a perdu sa place de leader sur le marché si vite, c’est parce qu’ils ne croyaient pas dans la faisabilité des lanceurs réutilisables jusqu’à il y a 5-6 ans!

        Maintenant, ils doivent remonter la pente face à des gens qui produisent des tas de prototypes en parallèle et en plein air, une majorité de soudeurs de plateformes offshore qui se rendent sur le chantier en pick-up avec lunch box à la main. Et il y a une grosse couche d’intelligence par dessus tout ça.

        Courage! Cette course de s’arrête jamais.

  2. Thaurac dit :

    Avis aux possesseurs de frondes 🙂

    • Parabellum dit :

      Mieux vaut une fusée déjà qualifiée …on a l impression que l Europe patine dans ce domaine où Musk a pris une sérieuse avance…il sera sur la lune avec son propre Mathis tandis qu on n’aura toujours lancé un véhicule orbital habité européen…symbole mais si éclairant de notre retard européen …idem hélas pour internet …pas de Google européen …même les russes on un moteur tandem… Qwant français reste hélas peu connu

    • miaou dit :

      Mettre en orbite géostationnaire un satellite avec un fronde depuis le sol implique une vitesse de départ situé dans le domaine de l’hypersonic. Boucliers abrasif ou mhd mais quelques chose de plus de 25Kg ça c’est certain.

      Pour de la basse altitude (<400Km et 6K Km/h au laché) y a https://www.spinlaunch.com/ mais il faut que la charge supporte une très grosse accélération ; On parle de 10KG jusqu'à 20KG (un humain vie sous 1G et peut supporter 10G pendant quelques secondes). 10KG c'est énorme.

    • FredericA dit :

      En fait, des tests sont réellement en cours pour valider le lancement des satellites avec un fronde géante :
      .
      https://www.clubic.com/mag/sciences/conquete-spatiale/actualite-393120-spinlaunch-reussit-les-premiers-essais-de-son-concept-de-fronde-geante-a-satellites.html

    • v_atekor dit :

      Exactement. Je pense que cette techno va se développer avec les nanos satellites qui suffisent de plus en plus à bien des usages.

      • Alain d dit :

        Le plus économiques serait des mini ou nano-satellites-bélier-suicides, pour rendre inefficaces des satellites bien plus gros.
        Du carburant et des capteurs pour la poursuite et frapper, économique et efficace. Pas besoin de charges ou de lasers.

        • Dolgan dit :

          Et plein de débris et tu perds tous les satellites sur cette orbite. Justement le pire cauchemar de homogeekus.

          • Alain d dit :

            @Dolgan
            Pensez-vous que les russes ou les chinois ne descendraient pas nos satellites pour un simple problème de débris? Sérieusement?
            Et la bombe atomique, ne pourrait-elle pas générer quelques débris?
            Et dans l’espace aussi, l’important c’est la dissuasion, donc des mini ou nano-satellites-bélier-suicide-tête-de-cons seraient capables de dissuader pour un prix relativement faible.
            Ce qui devrait faire réfléchir un potentiel agresseur dans l’espace.

  3. Momo dit :

    Tout est possible de nos jours, tout…

    Comme de faire partir des US (un ami qui nous veut du bien) un proto en vue de réaliser des armes hypersoniques. Au lieu de Kourou, au hasard.
    Alors d’ici à ce que l’on demande aux Chinois en vertu d’un appel d’offres exigé par l’UE ou/et les compteurs de haricots de Lemaire, rien n’est interdit. Rien. Comme les dupes nupes.

    En plus le nom tout à fait ridicule donné à ce programme qui fleure bon l’amateurisme du boomer attardé, peut-être echo au très remarquable programme US ‘JEDI’, flop remarquable d’un autre domaine que les connaisseurs apprécient pour son exemplarité dans la nullité.

    Souhaitons le meilleur à ce projet mais les premiers signaux entament un peu l’optimisme des observateurs ^^

    • Jack dit :

      « Tout est possible de nos jours, tout… »

      De nos jours la surveillance du territoire Français et du groupe naval du Charles de Gaulle sont réalisés par des avions radars made in USA

      Dans les années précédentes, les USA :
      . Avaient pour habitude de tester les prototypes d’avions militaires français (Dassault, Breguet, etc)
      . Ont aidés la France à concevoir des missiles longue portée
      . Etc, etc. etc.

      Rien de nouveau, donc.

  4. Nike dit :

    Je suis toujours surpris qu’il y ait un gars qui soit payé pour trouver un acronyme à la noix pour les projets. Je serai curieux de connaître le coût de ces petites fantaisies.

    • farragut dit :

      @Nike
      Il doit y avoir une équipe complète dédiée à la création de rétroacronymes dans la division française « Support au Service Public » du Cabinet Conseil McKinsey ! 😉
      Heureusement, cette fourniture est gratuite… (mais, pensez à faire alimenter le compte offshore -signalé en bas du contrat-, par vos contribuables français pour les vacances d’été de nos conseillers aux Bahamas) 😉

    • chill dit :

      vous pensez à un chiffre ? rajoutez un zéro..

    • FredericA dit :

      @Nike : Le nommage est la toute première étape de tout projet. Le nom permet d’identifier clairement la cible du projet, tout en fédérant toutes les personnes qui y participent.
      .
      Sinon, il faut arrêter de fantasmer sur les coûts de ce genre de choses. Les noms des projets peuvent être simplement trouvé par un des participants du projet ou via un appel aux propositions. Sinon, payer 10 000 Euros à une boîte de marketing pour le nommage d’un projet… qui pèse plusieurs milliards d’Euros et embarque des dizaines de milliers de personnes réparties sur plusieurs continents, comment dire…

  5. Carin dit :

    Si j’ai bien compris ce petit satellite est capable de changer d’orbite, et de se porter entre un de nos satellite, et un importun…
    Mais, que peut-il faire de plus?
    Brouiller les capteurs de l’importun?
    Le détruire?
    Ou simplement s’interposer comme une sorte de pare-feu informatique?
    Parce que si c’est pour nous renseigner sur le fait qu’un satellite « espion » s’approche, c’est pas utile… nous avons ce qu’il faut depuis le sol!
    Si c’est pour seulement s’interposer pour empêcher « l’espion » d’avoir accès à ce qu’il cherche, nous bloquons sur place un satellite qui a coûté une fortune pour être là… autant faire un module dédié directement sur nos satellites…
    Idem si c’est pour servir de pare-feu…
    Seule la destruction de « l’importun » justifie ce genre de dépense. Et qui dit destruction, ne dit pas forcément explosion
    « façon puzzle »… ( les débris son dangereux), mais réduction à néant des systèmes du brise bombons, et déviation de sa course, pour l’envoyer « sur mars en pièce détachées ». Ce qui offre en plus de sa neutralisation, le nettoyage de l’orbite… ce qui ne pourrait être fait si utilisation d’un laser de forte puissance depuis la terre, car si ça neutraliserait bien le satellite visé, ça créerait un débris de plus susceptible de changer d’orbite avec le temps, et donc devenir un danger.

    • Dolgan dit :

      C’est un proto double. Le but est de tester et mettre en place les compétences/matériels au sein de l armée permettant l utilisation d un vrai satellite d interception (autour de 100kg).

    • Alpha (α) dit :

      @Carin
      Ces 2 nano-satellites ne sont que des démonstrateurs.
      On sait que la mission des YODA sera de valider les technologies de rapprochement d’un satellite, dimensionner les charges utiles d’opération de proximité et entraîner les opérateurs du commandement de l’espace aux opérations dans l’espace.
      On peut dire aussi qu’ils agiront comme une sorte de garde du corps, patrouillant, surveillant et s’interposant face à une menace.
      Mais rien de plus ne filtre, c’est classifié…
      Par contre, ce qui viendra après YODA vers 2030, bénéficiera des données collectées par les 2 nano-satellites et sera opérationnel.
      De ce qui se dit, il permettra de lutter contre les missiles anti-satellites, les lasers émis depuis le sol, les systèmes de brouillages de la navigation et des communications, le piratage visant notamment à vider les réservoirs d’un satellite… Ce projet devrait avoir donc un pouvoir de destruction.

      • Carin dit :

        @Dolgan @Alpha
        Merci pour vos réponses, je comprends mieux!

    • VinceToto dit :

      « Mais, que peut-il faire de plus? »
      Probablement seulement prendre des photos comme son nom l’indique. « Yeux en Orbite pour un Démonstrateur Agile »= phase test…
      Comme l’indique l’article: modèles opérationnels pour on ne sait quoi vers 2030?
      Hé oui, les scientifiques sont beaucoup plus faciles à comprendre que les Etats-Majors.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Personne ne nous dira ici ce qu’il peut faire. L’important est qu’il est capable de manœuvrer et dispose de « moyens d’action »….
      L’important est d’une part de tester des technologies et d’autre part de faire savoir à un compétiteur potentiel qu’il y a maintenant un risque à s’approcher trop près de nos satellites. Il n’est pas dans notre intérêt de caractériser ce risque de manière à ne pas aider nos compétiteurs à s’y préparer. Il y a à mon avis de bonnes chances pour qu’il puisse prendre de bonnes images histoire de pouvoir montrer de belles images de Luch Olymp quand il se promène. Peut-il aussi détruire des capteurs, agir sur les moyens de communication de l’intrus voire se fixer à l’intrus pour projeter dans l’atmosphère? Comme je l’ai dit : nous ne le saurons pas.

  6. GUEPRATTE dit :

    Décidément il y en a en France qui ont trop regardé Star Wars …..Quand à celui qui les mettra en orbite ce sera l’Empire du Milieu….

  7. farragut dit :

    Et pourquoi pas un VEHRA, sinon rien ?
    D’accord, l’objectif des nano-satellites YODA est l’orbite géostationnaire, mais un CubeSat avec un booster, est-ce que cela peut être lancé d’un VEHRA, ou plus facile, d’un MLA ?
    Plutôt que de subventionner un concurrent étranger pour un service de lancement (militaire) qui devrait être « régalien », comme on dit, pourquoi ne pas disposer au plus tôt d’un moyen « local » ou « relocalisé » définitivement en France, ce qui « plus sage serait » ?
    Qu’en pense le Chancelier Olaf ? « Permission accordée, petit Padawan… » ou « Paye en premier ta dette à l’Empire ! » ? 😉

    https://www.dassault-aviation.com/fr/espace/nos-activites-espace/vehicules-aerospatiaux/la-famille-de-vehicules-suborbitaux-vehra-vehicule-hypersonique-reutilisable-aeroporte/
    https://www.dassault-aviation.com/fr/espace/nos-activites-espace/vehicules-aerospatiaux/le-mla-mini-lanceur-aeroporte/

  8. UFO12 dit :

    Et si on demandait a Poutine ? je suis sur qu’il nous ferait le lancement gratis …….

  9. Raymond75 dit :

    Lancer des micro ou nano satellites, il y a de nombreuses sociétés qui peuvent le faire. Mais sur orbite géostationnaire, soit 36 000 km, c’est beaucoup plus rare. Peut être pourraient ils être ‘passagers supplémentaires’ sur une fusée qui lancerait un satellite de télécommunication ?

    • v_atekor dit :

      C’est souvent le cas avec Ariane V, mais je pense que l’idée est (aussi) de voir comment on se débrouillerait en cas d’urgence. Ariane est une grosse machine industrielle, très efficace, très capable en termes de capacités, mais pas très souple en terme de planning : avec un lancement à 56M€ qui embarque des changes utiles en milliards d’€ on essaie de ne pas se louper….
      .
      Thaurac évoque les frondes, et c’est sans doute un truc comme ça qui est recherché : petite charge utile, mais facile à mettre en œuvre…

  10. Alpha (α) dit :

    « Qui mettra sur orbite les deux nano-satellites… ? »
    Ben, nous avons bien quelques contributeurs de ce site qui sont tellement perchés qu’ils pourraient atteindre facilement l’altitude nécessaire pour les mettre en orbite, non ? …
    Ok, je sors … 🙂

  11. Thierry dit :

    deux lien qui montre des vidéos de frappe ukrainienne sur l’ile Zmeiny envahis par les russes :

    https://news.obozrevatel.com/tv/udar-vsu-po-kateru-okkupantov-vozle-zmeinogo-popal-na-video-mp4.htm

    https://news.obozrevatel.com/vojna-v-ukraine/ukrainskaya-aviatsiya-udarila-po-vojskam-rf-na-zmeinom-poyavilos-esche-odno-video-snyatoe-s-bayraktar.htm

    Cette guerre connaît déjà un tournant, les russes sont désormais sur la défensive et perdent même du terrain bien plus qu’ils n’en prennent.

    L’armement lourd permettra à l’Ukraine de repasser à l’offensive, quoi que fasse Poutine, embourbé jusqu’aux dent qui s’accroche avec les ongles.

    • VinceToto dit :

      Alors ok, contre offensive ukrainienne, tentative de reprise de la petite Ile au Serpent par l’Ukraine: drones + aviations + hélicos+ navires transport de troupes + etc. Genre 20x plus d’hommes et matériel que n’a la Russie sur cette minuscule ile. Résultat: pas reprise. A votre avis il est arrivé quoi aux troupes, hélicos, navires, avions ukrainiens? Réfléchissez un peu.
      Avec le nombre imposant de moyens d’espionnage US/OTAN de la zone, satellites, etc. déployés prés de cette zone, et les ukrainiens aux ordres, c’est à se poser de sérieuses questions sur les réelles capacités US/OTAN.

      • Dolgan dit :

        Cette histoire d assaut n’est étayée par rien. Elle n à vraisemblablement jamais eu lieu ailleurs que sur télégram.

    • Dolgan dit :

      Clairement les gars sur cette île sont dans la merde. Pas de source d’eau. Des ravitaillements qui se font poutrer les uns après les autres. La quasi totalité des bâtiments détruits.

      Nb: et aucun signe que les Russes aient cherché à fortifier cet îlot en mode chinois. À croire qu’ils n’ont jamais imaginé que les ukrainiens pourraient contre attaquer. Même après le moskva.

    • Perhatian dit :

      Faut arrêter de picoler Maurice …

    • OURGOUT51 dit :

      Bonjour,

      votre source est ukrainienne. Les sites russes, dont le site du MINDEF, donnent une version différente, tout en confirmant la tentative ukrainienne sur l’ile aux serpents. Bilan selon les Russes:

      – Destruction d’un SU24 et d’un SU27 ukrainiens, de trois MI 8 avec personnel combattant à bord, de deux drones Bayraktar TB2, d’un bateau d’assaut amphibie « Stanislav » . Au total une cinquantaine de soldats ukrainiens auraient perdu la vie. Au large d’Odessa, les Russes ont détruit la corvette de la marine ukrainienne Grigori Kouropiatnikov.

      Pour ce qui est de perdre du terrain, dans le Donbass, Popasnaya, toujours selon sources russes, est tombée. Les Ukrainiens se sont repliés sur Bakhmut.

      Enfin si vous comprenez le russe, écoutez l’interview du commandant de la 36e brigade d’infanterie de marine, Vladimir Baraniouk, qui s’est rendu aux Russes avec son chef d’Etat major.

      • PK dit :

        Les Russes ont aussi perdu un Mi-8 avec des hommes à bord sur l’île au Serpent.

        Manifestement, cette île est un piège. Elle est innocupable sans être le sous le feu de l’autre partie. Il semblerait que les Russes aient tendu un piège aux Ukrainiens en partant. Qui se sont jetés dessus. Les pertes sont vraiment importantes côté ukrainien, même si cela ne change évidemment à l’équilibre des forces globales.

    • rampouille dit :

      Thierry: Réveille toi mon petit, tu es dans la matrice, prends la pilule rouge pour voir le monde réel. Les Russes n’ont engagés a peine que 10% de leurs moyens tout en se battant a 1 contre 2 !

      • Dolgan dit :

        Les Russes ont engagé de l ordre de 80% de leurs effectifs militaires susceptibles d’être déployés pour une offensive.

        Et même comme cela, ils n’ont jamais été en supériorité numérique.

      • Vinz dit :

        Le problème c’est que la pilule rouge vous fait simplement basculer dans une autre version de la Matrice. Si vous connaissez la bonne pilule je suis preneur, mais je crois que personne ne l’a, même pas les généraux sur le terrain.

  12. VinceToto dit :

    Tant qu’à faire du test militaire, autant tester une solution lanceur avion pour ces nanos satellites.
    Pourquoi pas cela, https://www.dassault-aviation.com/fr/espace/nos-activites-espace/vehicules-aerospatiaux/le-mla-mini-lanceur-aeroporte/ ?

    • Dolgan dit :

      Dassault peut donc répondre à l appel d offres.

    • Affreux Jojo en mode Captain Kirk dit :

      Projets datant des années 2000 pour atteindre l’orbite basse ou héliosynchrone. Entre 300 et 800 km. Pour atteindre l’orbite géostationnaire, c’est une autre paire de manches. Faut du plus gros.

  13. Ebrilok dit :

    Je pense que certaine donnée sont classé secret défense. Mais je pense qu’il est dommage de se cantonner à ca. Certes s’interposer entre deux satellites (sorte de paraluie anti onde/ laser) est deja une chose. Mais pourquoi ne pas avoir inclus un système d’envois de mousse/liquide sur les panneaux des dits satellite perturbateurs. Ou l’envoit d’un filé lesté contenant un mousse expensive qui réagirai au uv du soleil et reouvrerait totalement le satellite et le déséquilibrerait avec son poids ? Et sinon, un mini drone contenu dans ces satellites devant se poser sur les capteurs solaires et déployant un bris de glace (comme les truc pour casser les fenetre de voiture) pour rendre inopérant le satellite. Bon c’est simple à dire comme ca, mais ce n’est pas les idées qui manques.

    • Dolgan dit :

      Sans doute pour des problèmes de risques de débris spatiaux risquant de rendre une orbite inutilisable.

  14. Raca dit :

    Pourquoi ne pas utiliser VEGA (vettore europeo di generazione avanzata) le lanceur italo-européen de Kourou à moins qu’il n’y ait plus de place sur la plateforme multi satellites pour nano- mini- et moyen – satellites ?

  15. PK dit :

    « en précisant qu’ils « devront être injectés sur une orbite proche géostationnaire », c’est à dire à une altitude de « 300 km en conformité avec la ‘loi sur les opérations spatiales’ soit 36’086 km avec une tolérance de +/-30 km ». »

    Je ne comprends pas la phrase. Une orbite géo, c’est 36 000 km. Que viennent faire ces 300 km ? Le satellite saura monter tout seul ? Auquel cas, c’est une fusée ce truc !

  16. Lothringer dit :

    J’ai le souvenir d’un article (La Tribune ???) expliquant que la France et l’Europe (toujours avec la complicité de nos très chers voisins allemands qui adorent collaborer avec les extra-européens) se tire une balle dans le pied en matière de lancements spatiaux ; encore une fois en raison d’une absence de collaboration entre le secteur public et le secteur privé, le problème étant situé à 99% au niveau de Bercy.

    Pour que la société de lancement spatial (en l’occurrence Ariane) puisse être concurrentielle sur le marché international (qui est de + en + concurrentiel) il serait fort utile que les lancements de satellites « du domaine public » lui soient réservés de façon monopolistique et sans mégoter sur le prix de lancement. Ainsi la société de lancement peut amortir plus facilement ses premiers frais (R&D , premiers lancements plus risqués) et ensuite offrir un prix canon très concurrentiel sur le marché privé pour les lancements suivants.

    Et l’article de presse expliquait qu’à ce petit jeu là, les partenaires européens au sein de l’ESA, plantaient quasi-systématiquement des couteaux dans le dos de la France et de ArianeGroup.

    Dans cette affaire, on constate que la France elle-même en travaillant sous le jeu de l’appel d’offre ouvert, se tranche la gorge elle-même.
    On a pu trouver des centaines de milliards pour la période Covid-19. Et maintenant on mégote sur le prix d’un lancement à quelques dizaines de millions.
    C’est beau comme…un suicide.

  17. boob dit :

    en cas de vraie guerre (pas ce qui se passe actuellement en Ukraine) contre de vrais adversaires, les satellites seront probablement détruits rapidement et ce sont les moyens de communications terrestres qui seront utiles.