Hausse des départs et difficultés de recrutement : les effectifs du ministère des Armées ont baissé en 2021

Ces dernières années, pour financer en partie les surcoûts liées aux opérations extérieures [OPEX] sans avoir recours à la solidarité interministérielle via une loi de finance rectificative, comme l’y invite pourtant l’article 4 de la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25, les Armées ont trouvé des marges de manoeuvre budgétaires en réaffectant des crédits non consommés dans le titre II [masse salariale]. Et cela, en raison d’une « sous-réalisation du schéma d’emploi » du ministère.

A priori, cette situation s’est encore reproduite en 2021, selon des chiffres obtenus par l’hebdomadaire Challenges. L’an passé, l’objectif du ministère des Armées était de créér 300 postes supplémentaires. Or, il en a perdu 485. Ce qui fait que, au total, 785 postes n’ont pas été pourvus. Pour rappel, la LPM en vigueur prévoyait la création de 6000 postes sur la période 2019-25…

« La sous-réalisation du schéma d’emplois 2021 résulte pour partie de l’exigence qualitative des recrutements et de la crise sanitaire, qui a rendu moins prévisibles les départs », explique le ministère des Armées, selon Challenges. Et ces départs non anticipés ont surtout augmenté en fin d’année, sous l’effet de la « reprise économique », justifie-t-il.

En clair, les Armées ne sont pas parvenues à recruter les spécialistes dont elles ont besoin, notamment dans les domaines du renseignement [104 postes prévus] et de la cyberdéfense [96], les candidats n’ayant pas le niveau ou les compétences exigées.

S’agissant des départs non anticipés, l’armée de l’Air & de l’Espace et le Service de santé des armées [SSA] ont été « particulièrement impactés », tandi que la Marine nationale, la Direction générale de l’armement [DGA] et le Service de l’énergie opérationnelle [SEO] ont limité la « casse ».

Ces difficultés en matière de ressources humaines tendent à devenir récurrentes. En 2018, le sous-effectif du ministère des Armées s’était élevé à -583 ETP [équivalents temps plein]. « Ce sous-effectif est porté essentiellement par les sous-officiers et les militaires du rang des trois armées. Il relève de départs supplémentaires, imputables à une forte concurrence du secteur privé, alors même que les
recrutements sont portés à des niveaux élevés », avait expliqué, à l’époque, un rapport du Sénat.

En 2020, le ministère des Armées s’était l’objectif de 349 recrutements nets… Mais il n’en réalisa que 147. Mais il faut dire que le contexte, marqué par la pandémie de covid-19 et les mesures sanitaires, compliquèrent les efforts en matière de recrutement.

Les années qui viennent s’annoncent donc délicates pour le ministère des armées, d’autant que les objectifs fixés par la LPM sont ambitieux, avec 450 recrutements nets prévus en 2022 et, sutout, 1500 recrutements nets par an entre 2023 et 2025.

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

98 contributions

  1. sentinelle dit :

    blabla in utile vous allez voir que ça va remonter fissa

    • Pascal (l'autre) dit :

      « blabla in utile vous allez voir que ça va remonter fissa » C’est bien mais ce serait nettement mieux su vous développiez un (tout) petit peu!

    • OURGOUT51 dit :

      Vrai! Actuellement dans Berlin, de nombreux bus sont peints avec des pubs pour l’engagement dans la Bundeswehr!

  2. Thaurac dit :

    Certains ont su se dire que l’époque incertaine pouvant déboucher sur une guerre, prendre son salaire tranquilou , n’était plus intéressant…..

  3. Capo dit :

    J’ai 2 amis sous off , engagés depuis plus de 15 ans, et j’ai l’impression que l’administration militaire et pire qu’à la sécu: copinage, léchage de bottes, opportunisme, prime non demandée…=non versée, etc…+ Manque de considération pour »les anciens », etc… Bref comme partout. Alors si ça paye mieux ailleurs…

    • Sgc dit :

      Bien résumé, ex SGC, 600jours d’opex, 11 ans de services, et tu as su resumé mon expérience en quelques lignes

    • Zhu dit :

      Comme toute administration en fait. Gendarmerie police pompier même chose

  4. VinceToto dit :

    « dans les domaines du renseignement [104 postes prévus] et de la cyberdéfense [96] »
    Aux USA, depuis de nombreuses années, pour recruter dans ces domaines(et d’autres) ils proposent de payer les crédits étudiants et de payer des études supplémentaires (et/ou arrangement avec la Justice? trafiques de drogues, hacking, cybercriminalité, etc. ?).
    J’ai pu voir quelques uns de leurs cours/ cursus en Master et Doctorate: ils sont très bien faits, excellents. Cependant les spécialités et cours restent quand même très orientés vers la poursuite d’une carrière soit militaire, soit civil pour l’administration US (ou le complexe militaro-industriel US).
    La com de recrutement des Armées françaises fait quand même penser à des cibles très bas de gamme et immatures: cela fait probablement fuir les autres profils.

    • Thaurac dit :

      Oui, des cursus d’études sont entièrement payés par l’armée, c’est une très bonne chance pour certains
      Sans parler de la nationalité.

    • Kali dit :

      Il y a une prime de lien au service de 25 000€ pour la SSI (cyberdéfense), au moins à l’engagement dans la Marine Nationale pour un contrat de 8 ans.
      Ce que vous décrivez existe donc déjà en partie.

      • Sam dit :

        Sauf que ces 25k€ c’est du brut pas du net et imposable au final il en reste pas grand chose. La Marine m’a proposé ce genre de prime pour pas que je parte, quand on calcul c’est comme ci on m’avait augmenté d’une centaine d’euros sur la période, ça fait pas rêver et en plus après niveau rh t’as encore moins ton mot à dire qu’avant.
        Ce qui fait que ceux qui ont des compétences et qui ont autour des 21 ans de service et capitalisés des annuités partent

      • ekiM dit :

        Une prime de 25k€ pour un engagement de huit ans, c’est objectivement complètement nul pour un profil susceptible de gagner deux fois plus dans le civil que l’armée.

    • fred dit :

      cela se fait aussi en France, certain cursus peuvent être financés.

  5. Aramis dit :

    Soit nous introduisons une dose de conscription soit on coule.

    • Thaurac dit :

      Au moins niveau bepc…

    • DC dit :

      25k pour 8 ans, ça fait 260€ par mois.
      Alors que les revenus sont à plus du double dans le privé, sans même parler d’éventuelles contraintes ou astreintes.
      Bref on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre.

      • Thaurac dit :

        Une prime pas le salaire !!!!

      • Sam dit :

        Sachant que c’est 25k brut et imposable ont est loin des 260 en plus par mois

      • Kali dit :

        Plus du double par mois, ça dépend des hypothèses prises (voir infra.). Pour les contraintes, ça dépend du métier (SOC par ex.), même si les sujétions ne sont pas aussi fortes qu’à l’Armée.

      • Carin dit :

        @DC
        C’est en plus du salaire, certes pas mirobolant, mais si on y rajoute logé, nourrit, blanchit… ça commence pas trop mal pour suivre un cursus d’étudiant, sans être obligé d’aller se faire exploiter sans vergogne chez mc do ou dans un bar en tant que serveur/serveuse!

        • vno dit :

          « logé, nourrit, blanchit » ??? Il serait peut-être temps de réactualiser votre logiciel ! avez vous la moindre idée des conditions de vie et de coût actuels de nos militaires par rapport à un mineur isolé étranger pris en charge par l’administration ? Quant à Mac do, une de mes nièces a financé ses études de médecine en y travaillant. C’est sur, si en plus il faut payer les joints ou la coke, c’est un peut court ! J’oubliais, cette nièce ne travaillait pas 4000 heures par ans, était manager et gagnait la même chose qu’un soldat de base… Je me demande qui exploite qui ?

      • Aymard de Ledonner dit :

        La rémunération est importante mais ne fait pas tout. L’administration ne pourra jamais proposer les mêmes salaires que certaines boites privées. Ceux pour qui la rémunération est le seul moteur partiront donc toujours mais ils ne sont qu’une minorité.
        Les problèmes de manque de considération, d’encadrement défaillant décrits par plusieurs sur ce blog, sont bien plus importants. Il faut mieux valoriser les sous-officiers de valeur pour éviter de perdre de précieuses compétences. Le renouvellement du matériel et le soin récent « à hauteur d’homme » suivant l’expression consacrée, devraient aussi avoir un impact positif.

        • ekiM dit :

          La faiblesse de la rémunération peut et doit être compensée. Actuellement, ce n’est pas le cas. Non seulement, la rémunération est faible (dans les secteurs en tension) mais, en plus, le reste est en dessous du privé.

          La seule chance des armées, c’est de développer la réserve. Notamment, via des partenariats avec les entreprises (qui pourraient détacher temporairement des salariés volontaires) pour quelques mois/années.

          • Aramis dit :

            « La seule chance des armées, c’est de développer la réserve. » Il va falloir mettre du pognon.

            Et il faut assi se demander pourquoi faire. Si c’est juste une nouvelle DOT ça va être moins compliqué que d’avoir des unités capables de renforcer l’active en cas de guerre.

            De là dépendra comment fonctionne cette réserve: des volontaires sans expériences préalables? Surtout d’anciens pro? Et avec quels officiers et sous officiers?

            Si on multiplie l’expérience du BR/24e RI dans différente zone terre c’est mieux que rien on ne va pas aller bien loin.

          • ekiM dit :

            Il faudra du pognon, oui, mais ça coûtera moins cher que des actives. Cela passe, bien évidement, par l’abandon de SENTINELLE au profit d’une augmentation du nombre de CRS/EGM.

            Je vois trois situations distinctes :

            A/ Pour les postes nécessitant des compétences militaires très pointues ET/OU introuvables dans le civil (pilotes de char/chasse, commandos, forces spéciales au sens large, etc.) : des militaires de carrière formés spécifiquement comme actuellement. Ces emplois nécessitent une telle spécialisation qu’on ne peut avoir des « intérimaires ». Ils doivent être très bien payés avec des plans de carrière visibles et attractifs pour pouvoir recruter et fidéliser les meilleurs profils.

            B/ Pour les postes nécessitant des compétences militaires faibles à moyennes ET facilement trouvables dans le civil (troupes conventionnelles : fantassins, support à l’échelon régiment, etc.) : un fonctionnement similaire à la garde nationale américaine. Concrètement, la formation militaire doit être bonne : une formation initiale sur trois mois à temps pleins pour les militaires du rang, des manœuvres mensuelles obligatoires sur un week-end prolongé de trois jours et une manœuvre annuelle de deux/trois semaines. Ils fonctionneraient en unités constitués (escadron/bataillon pour éviter que ça devienne ingérable ; avec quelques cadres d’actives pour la gestion) et seraient activés peut être trois ou quatre mois dans l’année en tout. Il faut les payer correctement (ou leur donner des avantages fiscaux) et surtout que les entreprises qui les emploient à l’année s’y retrouvent (avantages fiscaux/sociaux significatifs ; par exemple : exonération totale de cotisations sociales pour ces gardes nationaux). Cela donnerait des troupes correctement formés (et, donc, déployables en OPEX) qui donnent le volume.

            C/ Pour les postes nécessitant des compétences militaires très faibles ET plus ou moins difficilement trouvables dans le civil (cybersécurité, audit, mécaniciens avions, professionnels de santé, etc.) : un fonctionnement similaire à la réserve opérationnelle actuelle. Je parle essentiellement de personnels qui ne seraient pas amené à se trouver dans une zone de combat avec une mission de combat. De préférence, des anciens actives. Sinon, une petite formation initiale de quelques semaines pour la « militarité » et quelques manœuvres de quelques jours au cours de l’année. Là, on cherche des profils très pointus dans un domaine. On les verdit un peu et on les envoie renforcer les unités. Les avantages doivent être incitatif. Par exemple, une solde correcte et une exonération d’impôts sur le revenu sur tous les revenus à partir de quelques semaines/mois (en fonction de la rareté du profil) d’activation dans l’année.

            Ancien officier de réserve (une bonne dizaine d’années de « services »), j’ai bien eu l’occasion de voir les problèmes dans la réserve opérationnelle : manque de formation (pour être au niveau des actives), pas forcément d’unités constituées (en GN en tout cas), etc.

            En tant que professionnel de santé, je vois bien pourquoi le SSA n’arrive pas à recruter : rémunérations extrêmement faibles, grosses contraintes (localisation, volume de travail, choix du matériel, organisation, etc.), etc. Si vous proposez aux médecins/chirurgiens de ne plus payer d’impôts sur le revenu en allant bosser deux ou trois mois par an au SSA (avec des conditions matérielles correctes et sans trop tirer sur la corde non plus) : objectivement, je pense que vous réussirez à attirer quelques jeunes libéraux. Actuellement, à part si on a la foi chevillée au corps, on y va pas. Le civil complet n’y pensera même pas.

    • Félix GARCIA dit :

      Je pense que l’on peut aussi employer des moyens détournés.
      L’engagement physique au sens général.
      Sports collectifs et sports individuels exigeants (quels sont ceux qui ne le sont pas quand on s’y met ?).
      Revalorisation, au sens général, des métiers manuels : paysannat, artisanat, marins, pêcheurs, ouvriers qualifiés …
      Rééquilibrage des « relations hommes-femmes » par l’enseignement de « la méthode BILLINGS », et le « recentrage » sur l’amour.
      Réappropriation par la scolarité de « la matérialité du réel » (visites scolaires, enseignement …).
      « Retour » (on a jamais vendu et écrit autant de livres) de la lecture (calme, attente [c’est un gros truc quand on est militaire non ? l’attente ?], développement de l’intériorité et de l’imaginaire).

      Ensuite, pour ce qui est du recrutement dans les armées, la circonscription ne ferait pas tout, et pourrait être délétère à bien des égards, si mise en place à court terme (5/20 ans).
      Un service civique / national universel aurait plus de sens (à mon sens) :
      – Sécurité Civile
      – SNSM
      – Croix-Rouge
      – Les Restaurants du cœur / Secours Populaire …
      – Rénovation d’ouvrages du patrimoine national, naturel et historique
      – etc …

      On aurait plus de « profils aptes à renforcer les armées et les différentes réserves / garde nationale » …

      Comme je crois que notre avenir est à la mer (et pour renforcer la Marine Nationale avec ses contraintes particulières) :
      – Thalassa ++++++++++++++++++++++++++++++++
      – Marine à voile
      – Dirigeables LAC60T de « Flying Whales »
      – Etc …

      • cipal dit :

        pour la marine vous avez oublié les croisières Costa ou autres MSC, le club med pour la plongée et j’en passe … faut pas arrêter là c’est vrai qu’avec des frégates à voile et le retour des vaisseaux de 120 on attirerait plus de monde !! démagogie quand tu nous tiens !!

        • Félix GARCIA dit :

          C’est quand même pas plus simple de recruter des marins chez les marins ?
          Ça n’en fait pas des guerriers et des militaires, mais c’est déjà ça non ?

          Démagogie ? Idée bête peut-être, mais démagogie ?

        • Félix GARCIA dit :

          PS : Je ne parlais pas de frégates à voiles ! ^^
          Mais de marine marchande, navires de croisières, bateaux de pêche, de plaisance, d’océanographie … et de « profiter » de ce que cet écosystème « génère spontanément » des marins.

      • Aramis dit :

        Je ne parle que d une dose de conscription.

        • Félix GARCIA dit :

          Certes, mais une dose de conscription où l’on apprend le maniement des armes, non ?
          Elle est là ma crainte dans la France actuelle, fracturée. Mais peut-être est-ce à tord.
          C’est pour cela que je parlait de « re-cimenter » le peuple français avant de fournir une formation au maniement des armes.
          Et un service militaire, ou une conscription excluants le maniement des armes auraient moins de sens, non ?

          • Aramis dit :

            « Certes, mais une dose de conscription où l’on apprend le maniement des armes, non ?
            Elle est là ma crainte dans la France actuelle, fracturée. » On fait des sélections, qui serait la seule chose qui soit obligatoire. Le but est de trouver un effectif total de conscrits de disons 35 000 hommes dans les unités de mélé plus 15 000 dans le soutien. Et environ 30 000 dans les services notamment administratifs. Donc le but de ces sélections sera d’éliminer un maximum de monde.

            Cela ferait 80 000 environ au total. L’idéal serait d’avoir un service de deux ans où on prend que 40 000 par an. Bon ce sera perçu comme excessif, donc disons 80 000 par an pour l’armée, ce qui ne représente que 10% d’une classe d’age homme et femme reunis.

            Les 90% restant sont recalés et font un service civil. Donc très peu font un service dans l’armée et sur ceux qui vont dans l’armée seule une fraction est vraiment formée au maniement des armes. Tous auraient bien sûr une obligation de réserve limitée après le service de 3 ou 4 ans où ils restent en unités constituées comme lors de leur service pour les périodes de rappel.

            Tout ça traite les risques que vous pointez et je dirais même que c’est ce à quoi on aboutirait dans tous les cas. Car soyons honnête la qualité d’une classe d’âge a énormément baissé depuis les années 80 alors que les exigences de l’armée ont grimpé en flèche. Même si on rétablissait le service national cela reviendrait au même en additionnant les exemptés, objecteurs de conscience ou ceux choisissant d’emblé un service civil.

          • Félix GARCIA dit :

            À Aramis,
            C’est pas bête comme approche. Mais j’ai du mal à imaginer un service qui ne soit pas commun à tous … il faudra probablement trouver une parade (de mousquetaire ! 🙂 )

      • NulH dit :

        Effectivement sur ces bases l’on construit une armée à forte capacité.
        Donc tout existe, reste à appliquer, par le plus grand nombre.
        Ces capacités se font modestement au quotidien, apprentissage permanent.

        • Félix GARCIA dit :

          « L’homme nouveau à partir de l’homme de toujours »
          Félix GARCIA
          ^^

          « Les classiques sont les éternels modernes, car ils ont la règle »

      • MLTAB dit :

        CONSCRIPTION (pas circonscription!)

        • Félix GARCIA dit :

          J’ai mis longtemps à voir que c’est ce que j’ai écris la première fois.
          ^^

  6. ji_louis dit :

    1) L’opération SENTINELLE est repoussante quant à l’intérêt individuel de cette mission. Faire le vigile avec plus de contrainte et moins de salaire, ça n’intéresse que Bercy.

    2) La solde est intéressante en temps de fort chômage, très largement insuffisante enpériode de reprise économique, parce que le secteur privé offre plus et/ou mieux pour moins de contraintes.

    3) Les contraintes de la vie militaires sont difficilement conciliables avec la vie espérée d’un(e) jeune, en particulier le célibat géographique, les mutations fréquentes en corrélation avec l’emploi du conjoint et le logement. De plus, les avantages proposés pour les militaires tendent à disparaître (réduction pour les billets de train, logements), ou à exclure d’autres avantages civils (réductions pour étudiants ou chômeurs).

    4) Enfin, si l’institution « armée » est favorablement estimée par la plupart des français (pour la plupart pas concernés par un éventuels service national obligatoire), les militaires sont maintenant « obligés de se cacher » (avec guillemets). A l’époque de la chute du mur de Berlin, l’engagé, le dégagé et la sortie des permissionnaires se faisait en uniforme; maintenant le port de l’uniforme est « déconseillé » ou interdit hors activité militaire (défilé, mission).

    Bref, la vie de militaire ne fait pas/plus rêver, et ça se voit dans les chiffres des DRH.

  7. Matt dit :

    Quand les personnes en charge de la gestion des hommes du rang, sous officiers et officiers mariniers s’occuperont plus de leurs subordonnés que de leur carrière, et quand on entendra plus un officier supérieur dire sur les rangs à ces mêmes hommes qu’ils brillent grâce aux médailles de leurs chefs, alors peut être y aura-t-il moins de départs non prévus par l’institution. Combien y a-t-il de personnes passionnées par leur métier mais dégoûtées par la culture RH de leur encadrement à poser la casquette?

    • Sam dit :

      Oui, ils manquent de personnel tout le monde en est conscient (pour ma part la Marine), au-dessus ils se voilent la face, ce qui fait que le combo manque et gestion rh mauvaise, font que les gens partent sans plus d’avertissements que les 2 mois de préavis pour ceux de carrière

    • Dominick dit :

      Exact! Le problème vient de l’intérieur et je comprend les pauvres gars qui perdent leurs temps dans les opérations « Sentinelle », ce n’est pas leur boulot.
      Quand aux états-majors et aux officiers des différentes armes, il serait temps qu’ils revoient leurs copies.
      Après, il ne faut pas oublier que certains ou certaines vont à l’armée comme ils vont dans une entreprise, quand on est militaire on en connait les risques, les contraintes et les désagréments, tout comme les mutations et le fait d’être loin de leurs familles, l’armée c’est donner de sa personne pour défendre la liberté et la souveraineté du pays et de sa population et aussi tous nos intérêts communs, sinon qu’ils ou qu’elles aillent dans le social et le féminisme, le wokisme et la bien pensance n’a rien à foutre dans les rang! Et je ne m’étendrais pas plus car il y a beaucoup d’autres invraisemblances dans l’armée qui ne sont pas politiquement correct à dire !!
      Après que les militaires jugent qu’ils sont mal payés, mal gratifiés, mal considérés et parfois mal logés (hors opérations) mais aussi mal équipés, là c’est autre chose et je le comprend parfaitement, vu le nombre de témoignages que j’ai pu recevoir.
      Malgré tout cela, je tiens en ce jour du 8 mai, à rendre un vibrant hommage à tous nos militaires morts aux combats et à tous nos vétérans qui se sont courageusement battus pour notre nation, ainsi qu’a l’ensemble de nos soldats qui défendent en ce moment et avec honneurs notre pays la France…

  8. Hkk dit :

    Ils n’ont qu’à mieux payer que la concurrence.

    • PK dit :

      Illusoire : on n’attire pas des passionnés avec du pognon, juste des mercenaires.

      Il faut mieux offrir un cadre que du pognon. Aujourd’hui, l’armée n’offre ni l’un ni l’autre. Elle arrive juste à dégoutter les passionnés.

  9. Patadouf dit :

    On ne récolte que ce que l’on sème… Et ce n’est que le début.

  10. Gp83 dit :

    Et si on met cela en perspective des déclarations du CEMA sur les forces morales, on se dit que l’on est mal barré. Tant que les DRH d’armées continueront à ne pas faire de GPEEC ça ira de mal en pis. Les gens partent par déception en général, soit le commandement est défaillant, soit le système ne leur convient pas, soit le manque de moyen qu’il faut compenser, soit ils sont mutés à l’opposé de leur multiple choix, etc… le fait d’avoir fait entrer le social dans l’institution est une bonne chose en soit mais celui qui s’applique aujourd’hui c’est transformer en « pas de vague » donc ceux qui ont la vocation, qui croient en la mission doivent compenser et composer avec ceux juste venus chercher un boulot. La suspension du SN aura fait plus de dégâts que l’on ne croit….

  11. Ektrop dit :

    Pour les spécialités techniques qui sont en tension au sein des armées mais également dans le civil, pourquoi ne pas proposer une sorte « d’alternance » ? C’est peut être un peu naïf comme façon de penser, mais ça permettrait de combler une partie des besoins et de miser sur l’avenir. Quand la France est rentrée dans l’ère atomique, il n’y avait pas/peu de spécialistes dans l’armée à l’époque et celle-ci avait envoyé son personnel se former dans les écoles et universités. Pourquoi ne pas reproduire / adapter ce schéma au contexte actuel?

  12. Carin dit :

    Ceci explique une partie de « moins de fantassins, plus de techniciens »….
    Apparemment c’est la que le recrutement foire!
    Je pense même, que ceux qui sont réaffectés vers une carrière de « technicien » ont fait leur temps dans la « mêlée »… ce qui se traduisait souvent par une fin de contrat, laissant peu d’opportunités aux gars en dehors de chauffeurs routiers ou d’engins de chantiers, ce qui n’est quand même pas rien, ces 2 métier payant assez correctement. Aujourd’hui ces « fin de contrat » peuvent s’ils le désirent rester dans l’institution, et accrocher une autre corde à leur arc, au travers d’une autre orientation de carrière.

    • Aramis dit :

      Non la on réduit le peut d unité de combat qu on avait.

    • Grosminet dit :

      @ Carin:

      Chauffeur routier,un métier qui paye??? AH AH AH AH AH
      Ca paye tellement qu’on galère à recruter même pour les centres de formation!

      Les conducteurs « longue distance » (les MIEUX payés) font 11,12€ Bruts de l’heure,et ce,depuis le début du mois de Mai,suite à de TRES compliquées négociations en Décembre….Le tout,UNIQUEMENT dans les entreprises signataires (de moins en moins nombreuses!)
      Sachant que ça faisait 10 ans que nous n’étions pas augmentés (les syndicats,particulièrements « rouges »,ayant la mauvaise manie de confondre « négociations » et « braquage »)

      Les conducteurs de courte,eux,sont AU MIEUX payés 10,87

      Le smic est à 10,85 en Mai!

      Ah oui,pour info,de Octobre 2021 à ce mois ci,un conducteur de longue était…….AU SMIC!

      Ce qui fait nos payes,ce sont les heures sup……Quand on peut en faire (Tout le monde n’a pas de contrat 200h….D’ailleurs,j’en cherche un! ) !
      Ah oui,bien sûr,certains englobent les « frais de déplacement » dans le salaire…..Vous comptez comme salaire un forfait de remboursement de vos frais (et encore,14,34€ « remboursés » sur un repas à 17,et SANS prendre les extras fromage et vin! )

      Sinon,on peut aussi,dans le cadre de notre métier,faire du « consulting » pour un constructeur (même si leurs ingénieurs n’en ont rien à fou*re de nos avis),ça aide un peu

      • vno dit :

        C’est globalement le salaire horaire d’un maître principal chef de quart atomicien embarqué sur sous-marin à 17 ans de service … Il n’y a pas d’heures sup. En fait plus ils travaillent et plus ils prolongent leurs temps sous l’uniforme, moins ils sont payés. L’idée de toucher les conditions d’accès à une pension militaire a été un désastre au même titre qu’augmenter les qualifications en diminuant les grades et donc les salaires déjà trés bas. ! Nos officiers supérieurs et généraux n’y voyaient officiellement aucuns problèmes puisqu’ils n’étaient pas exposés aux mêmes contraintes.

        • Grosminet dit :

          @ VNO:

          Ca confirme ce que je disais: MAL payés….

          Un SMIC à 1645€ bruts, 1734 bruts un conducteur de longue (89€ Bruts en écart,pour un gars qui passe 5-6 jours à dormir dans son bureau mobile de 5m²)….
          Les heures sup existent de moins en moins (conccurence étrangère,etc etc),il arrive parfois que je reste 4 jours de suite à la maison (pas payé,bien sûr) pour « limiter » les heures (et c’est la tout l’intérêt de mon consulting pour un constructeur allemand! Tester (en étant payé!) ses nouveautés,faire un rapport des choses à améliorer ou éliminer (sachant que les ingénieurs se foutent royalement de nos avis….))

          Et encore,ce n’est valable QUE pour les entreprises signataires des accords,de moins en moins nombreuses…..Je constate encore ENORMEMENT de poste à pourvoir en LONGUE à 10,80 de l’heure (le genre d’entreprise qui ne comprend pas pourquoi les gars se barrent)

          Un soldat de base dans l’AdT est engagé au smic,puis viennent les échelles et échelons,les potentiels passages en grade….Et je ne parle pas des départs en Opex!

          Je sais bien que nos militaires sont payés au lance-pierre (pour avoir servi comme pousse-cailloux),mais ils ne sont pas à plaindre non plus (ouais,enfin,sauf s’ils bouffent à l’ordinaire de Mailly,dont la réputation n’a pas changé)

  13. aldo dit :

    L’exemple vient du haut. La plupart des officiers ne pensent dés le début de leur carrière qu’à la reconversion. A ce train- là seuls les plus c.. ,entre guillemets, resterons dans l’armée!

    • LaMeuse dit :

      Merci pour le compliment. Au plaisir de vous croiser pour remplir la case cohésion de vos évaluations.

  14. Allobroge dit :

    Grandeurs et servitudes militaires ! Encore faudrait il commencer par l’expliquer dès le début de la carrière !.Bien sûr nous ne sommes plus en 1913 mais la jeunesse aspire à se transcender à condition qu’on ne lui raconte pas des salades !.Et surtout qu’elle ait le sentiment d’être utile au moins autant que ceux des ONG !

  15. Jaicruvoir dit :

    « S’agissant des départs non anticipés, l’armée de l’Air & de l’Espace et le Service de santé des armées [SSA] ont été particulièrement impactés »

    Effets de la vaccination obligatoire?

    • Al dit :

      Ah, parce que la vaccination n’était pas obligatoire avant, on m’aurait menti

  16. Mikhail dit :

    8 ans de légion actuellement et je ne vois qu’un seul intérêt : la sécurité de l’emploi
    Beaucoup de départs, certains partent de la légion pour rejoindre le régime général, même solde mais moins de contraintes…
    Prendre trois garde de 24H en 1 semaine pour 18€ de prime ça ne fait pas rêver surtout quand on sait que dans le régime général on a droit à 24H de récupération.
    Les défilés et prises d’armes incessantes pour que les.officiers supérieur puissent sucer allègrement les boules des autorités civiles.
    Les 45 jours de PLD qui tombent à 20 parce que l’emploi du temps est trop chargé.
    Enfin bref, la liste est longue.

    • Thaurac dit :

      Soit tu travailles soit tu fais fonctionnaire 😉

    • indicatif 93 dit :

      heuuuuuuu t’as signé c’est pour en chi*r !
      Personne n’est venu te chercher, tu peux toujours résilier ton contrat et partir … ailleurs 🙂
      C’est ça l’avantage du professionnalisme des Armées, personne ne vous a obligé à venir donc à ceusse qui sont pas content, ben !!! partez …. 😉

      • Albert de Lambane dit :

        « pas content = partez »… on dirait que vous n’avez pas lu l’article et donc pas compris le problème. Le problème, c’est justement que les gens partent ou même ne viennent même pas. En gros, votre conseil, il s’applique déjà grandeur nature et ça s’appelle une crise de recrutement.

        • Tih yellow dit :

          Le problème c’est que le mec qui dit ça n’a jamais été militaire ces dernières années. Et s’il l’a été un jour, ce fut du temps du service militaire affecté au 378ème bataillon de balais monté.

          Dès le recrutement, on est pris pour un idiot, pour certains, on vient un bagage scolaire pour faire une spécialité technique en tant que sous-off, on se retrouve MDR dans des unités de combats à faire porte obus ou porte minimi, et dans des régiments qui nous attire pas à la base, merci la poudre de vendeur de rêve du CIRFA.
          Arrivés en unité, c’est la grande douche froide, le régiment promis ce n’est pas ça, pour certains infrastructures insalubres, missions peu intéressante, aucune considération de la hiérarchie, les anciens qui ne font plus rien car ils sont sur la fin depuis 10ans et qu’ils en marrent, les jeunes brigadiers (ceux qui se sont engagés via les évènements de janvier 2015) totalement blasés par leurs 12 sentinelles, 9 canjuers, 4 suippes, ,2 mourmelon, 6 mailly, 248 tours de garde pour remplacer trouffin et subitator en patc la veille du tour de garde, le 50 jours de perms perdu au profit de l’institution car emploi du temps trop chargé, et tout pour une pauvre opex et une pauvre mcd. Et quand en notation, il demande à changer de spécialité ou de régiment, il se fait envoyer chier, ce n’est pas étonnant qu’il parte.

          J’ai fais 11 ans de sous-officier, j’ai vu des jeunes mal-orientés dès le départ, des chefs qui ne travaillaient que leurs notations (ils courbent l’échine devant les grands chefs, mais c’était nous qui la prenions), des demandes en tout genre refusait sans aucun prétexte (on ne parle du mutation dans le sud ou chez le FS, mais même une mutation en interne c’était refusé), des gars bons écarté du tableau d’avancement ou même punis alors que le dossier disciplinaire était nickel, et après on s’étonne que tout le monde parte.

          Je suis parti parce que je ne voulais pas être un père à mi-temps mais j’ai quand même demandé à y retourner alors que j’étais dans une spécialité sous-tension, juste parce que je n’avais pas le BSTAT, la DRHAT m’a refusé alors que le régiment que je demandais, avait accepté de me prendre.

          Faut pas qu’ils s’étonnent qu’ils n’arrivent pas à fidéliser ni même à recruter avec ce genre de logique.

          • Marco dit :

            Moi ai vous avez demandé à revenir parce que que vous vous êtes rendu compte que dans le civil c’est pire et qu’à l’armée où la soupe est bonne. Vous n’imaginez pas le nombre de types qui crachent dans la soupe qui partent et qui après se dise « mince, j’étais pas si mal ». Le CIRFA n’est pas là pour faire plaisir à un jeune qui veut s’engager mais pour remplir les postes manquants (c’est ça le boulot de recruteur). Moi, je ne me plaint pas, je m ‘éclate dans ce que je fait, et dehors c’est pas mieux donc à l’armée j’y suis bien.

      • Robert dit :

        A ce qu’il dit, il a signé pour en chier.
        Mais sur le terrain, en formation ou en opération, pas pour satisfaire des obligations qui ne sont pas l’essentiel de son métier et qui peuvent prendre le dessus sur le reste, dont le repos et la vie personnelle fait partie.
        Pensez-vous qu’ils annoncent le niveau de ces astreintes à l’engagement?
        Et l’armée française bénéficie d’un extraordinaire apport de qualités et de dévouement avec ces légionnaires, est-ce qu’en échange elle ne pourrait pas prendre mieux en compte leurs simples besoins?
        Je ne parlerais pas pour MIkhail, mais c’est peut-être ce qu’il veut dire.

  17. Vroom dit :

    Depuis le 1er janvier, et la mise en place de l’ISAO, nouvelle prime qui en remplace une douzaine, nous avons le plaisir de travailler gratuitement en dehors des heures ouvrables. C’est un bonheur pour ceux qui ont des horaires atypiques genre mécanos avions, contrôleurs….
    Ça donne envie , c’est clair.

  18. Borgia1er dit :

    merci Gp83 et les autres pour hélas cet excellent résumé de la mentalité actuelle dans nos corps d armee. Mon fils engagé 5 ans et pilote Leclerc à Mailly ne renouvellera pas son contrat à cause de ces nouvelles mentalités! Noté au max partout par ses supérieurs, il ne tient pas a combattre avec des équipiers incapable d accepter la discipline, les ordres, et la sueur du travail bien fait: il faut être 5 pour une chenille de Leclerc, il faut être 3 bons bien entraînés et volontaires dans un VBL, quand après un tir il reste des munitions et que vos supérieurs vous disent « allez y on termine! » On en profite pour continuer l entraînement au lieu de se connecter sur son smartphone et de rentrer en chambrée. Volontaire mon fils l à été, sa poitrine reflète déjà ses engagements (liban), mais il ne veut plus l être avec ces gens là!

    • aldo dit :

      Cet état d’esprit n’est pas propre à l’armée. Malheureusement. Dans un car de CRS, en fin de déplacement, tout le monde à l’arrivée donnait un coup de main au conducteur pour remettre en état le véhicule. Je suppose qu’il en était de même chez les mobiles. Maintenant ils se barrent tous… Je ne parle pas de l’empressement à relever le collègues sur les points …

    • Tih yellow dit :

      Ce genre de comportement, on le retrouve sur les popotes de manœuvres, les jeunes y sont de moins en moins, préférant être en chambre sur le téléphone que de se détendre.
      Pareil sur le parking, le pilote est tout seul à s’occuper de son véhicule (quand il s’en occupe)… Beaucoup de jeunes se sont engagés pour de mauvaises raisons, d’autres c’est pour des erreurs de casting, bref, ca décourage les plus motivés, ca c’est sur.

  19. Pierre CAMMARATA dit :

    Si l’on se réfère au passé, en France jamais une armée professionnelle n’a réussi à procurer les effectifs souhaités. Tout au long du XIXe siècle, jusqu’à l’introduction du service militaire obligatoire ( qui n’est devenu vraiment universel qu’en 1905) alors que « l’institution militaire » souhaitait une armée de métier on lui a substitué un service à long terme (loi Gouvion Saint-Cyr de 1818) de 7 ou 5 ans selon les périodes mais en y ajoutant le « remplacement »(directement recruté par celui qui ne voulait pas y aller) soit, sous le Second Empire avant la loi Niel, la « caisse de compensation » où le versement d’une somme élevée permettait à l’Etat de payer un professionnel. On a pu en mesurer l’efficacité en 1870 !
    Lors de la suspension de la conscription en 1997 les avertissements de ceux qui connaissaient l’histoire ont été ignorés avec persévérance. Encore convient-il de noter que les effectifs à satisfaire aujourd’hui sont nettement inférieurs à ceux prévus à l’époque et même inférieurs au nombre de professionnels en service à ce moment là!
    Alors comme dirait Lénine: Que faire?
    Peut-être redonner au volontariat d’un an une ampleur nouvelle, après tout la Gendarmerie trouve sans trop de difficulté ses GAV pour des contrats qui qui sont de 4 ans prolongeables. Ce n’est sans doute pas la meilleure solution.
    Il y a une trentaine d’année l’armée luxembourgeoise (on ne rit pas!) utilisait un système assez efficace qui consistait à subordonner à un engagement de 3 ans l’accession à tous les emplois publics nécessitant le port d’un uniforme. Y étaient donc soumis tous les candidats aux postes dans la Police et la Gendarmerie, mais aussi les agents forestiers les pompiers et même les facteurs. Le système à mes yeux d’observateur étranger paraissait assez satisfaisant. Pour des raisons conjoncturelles je crais que l’on ne puisse transposer ce système chez nous, mais on peut y réfléchir.
    Pour le reste on doit constater que la culture, relative mais indiscutable, de gratuité qui existe dans notre pays rend difficilement transposables les incitations qui peuvent exister ailleurs. Si un Américain peut être intéressé à l’issu de son contrat par la prise en charge des droits d’inscription dans une Université par les armées, compte tenu de la différence de coût un Français ne sera jamais intéressé.
    Alors peut-être pouvons nous envisager une utilisation plus « énergique » du SNU » en assortissant d’avantages attractifs pour un service d’un an, par exemple une dispense d’impôts directs pendant les trois premières années d’activité professionnelle…
    Ce sont des pistes mais il paraît indispensable de lancer dès maintenant une réflexion sur le sujet en espérant qu’il ne soit déjà trop tard.

  20. bla dit :

    Alors là je suis mort de rire. Quel étonnement fein. Les hypocrites.
    Ca paie une fortue des gradés qui ne branlent rien pendant qu’en bas ils jettent les gars qui vont au charbon (dont on aurait besoin… contrairement aux autres) avec 15 ans de boite dès qu’ils ont la possibilité de gagner un peu plus de tune. Misérable.

    Ah c’est sûr : recruter du nouveau ça coute moins cher et le gars jeune et sans xp ca réfléchi moins aussi. C’est plus maléable sur commandement discutable.

    Autre point, TRES important : qui veut être placé sous les ordres d’un macron ?
    cqfd.

    • PK dit :

      Il faut rendre à César ce qui appartient à César : les problèmes de fidélisation ne date pas de l’ère Macron. Bon, ce guignol a aggravé la situation, mais elle était déjà bien pourrie avant.

    • Tih yellow dit :

      Macron n’a rien empiré, même si son coup de sang à l’hôtel de Brienne m’a choqué quand j’y étais. Pour moi le pire ce fut Sarkozy avec ses multitudes fermetures de casernes, bases aériennes et surtout son passage de la pension de 15 à 19ans et demi, et Hollande qui nous foutu Sentinelle dans les pattes, se retrouvé à faire vigiles auprès de certaines lieux bien pourris pendant 2 mois, ca m’a bien dégouté.

  21. Techone dit :

    Cela fait des années que les mdr et les sous-officiers sont traités avec mépris. Après il ne faut pas s’étonner que des qu’ils peuvent se vendre dans le civil ils le fassent.

  22. Fred de menaka dit :

    Et la patrie bordel !!!
    Pas de panique les frérots, MC kinsley et blackrock nous préparent une bonne privatisation de derrière la vector !!! Allez mon Coff, vivement les bleus !!!

  23. Ebrilok dit :

    En même temps pour la cyber sécurité, le salaire proposé n’est pas du tout intéressant. Dans le privé on doit être payé deux fois plus sans les inconvénients de la vie militaire. La marine propose des subventions jusqu’à 25000 euro c’est vrais mais la subvention maximum est rarement donnée et il faut s’engager un certain temps après.

    • Kali dit :

      « pour la cyber sécurité, le salaire proposé n’est pas du tout intéressant »
      C’est vrai.
      « Dans le privé on doit être payé deux fois plus sans les inconvénients de la vie militaire. »
      Deux fois plus est exagéré, au début en tout cas, mais environ 1,5 fois plus.
      Hypothèse : début de carrière, comparaison d’une solde brute de lieutenant – 1991 € /mois / 24k€ par an – avec le salaire brut moyen d’un ingénieur SSI hors Paris/IdF – ~36k€/an.
      En incluant Paris/IdF, on se rapproche des 1,75x, ~42k€/an.
      https://www.emploitheque.org/solde-militaire-Lieutenant-ou-enseigne-de-vaisseau-de-1ere-classe-8

      • Ebrilok dit :

        En sortis d’étude tu seras facilement a 40k sur paris (salaire que j’ai eu en sortant d’étude sur paris). Un an plus tard, j’ai changé de boite et je suis a 50k. On est bien a deux fois plus pour les plus compétents. Et honnêtement je me vois mal faire une baisse de salaire malgrès les missions qui doivent être intéressantes. Et pour avoir été contacté plusieurs fois, l’armée ne se rends pas compte des tarifs dans le privée quand on cherches les compétences et n’as de toute façon pas les moyens de ses ambitions :/

    • DIRISIEN dit :

      En effet, entre une carrière de sous-officier/officier marinier dans la SSI avec une prime même dans tel montant, et l’équivalent civil, pour peu que l’intéressé soit assez câblé, je pense qu’il n’y pas à hésiter longtemps. Le temps libre à ne pas faire de gardes pourra être mis à profit pour s’autoformer et booster encore plus sa carrière, et in fine sa rémunération.

      Ou alors il faudrait proposer directement des contrats d’officiers (par exemple OSC) pour des postes techniques, pour être un peu plus attractif et mieux considéré

  24. Expression libre dit :

    Le carriérisme…L’armée n’ y échappe pas. Carriérisme aux dépens de l’homme de base. On est loin de l’esprit de défense.

  25. Thierry dit :

    C’est pas vraiment une surprise et c’est déjà le cas dans l’enseignement et la santé (le manque d’infirmière).

    La précarisation de la totalité de la fonction public (y compris la police avec ses heures supplémentaire non payés) rend les jobs bien moins attractif et ce qu’ils pensaient économiser en « dégraissant le mammouth » ils vont devoir en dépenser deux fois plus en campagne de pub et de recrutement pour un résultat négatif.

    Celui qui passe des années à se spécialiser n’aime pas être considéré comme un kleenex et les meilleurs iront forcément vers ceux qui payent le mieux, c’est à dire pas l’état français.

    Macron a trop vite oublié que la sécurité de l’emploi et les menus avantages de la fonction public qu’il a supprimé étaient des compensations à un déjà faible salaire, alors maintenant qu’il y a l’inflation, et je parle même pas du scandale qu’il a fait avec son opposition au temps de travail plafonné des militaires :

    https://www.publicsenat.fr/article/politique/temps-de-travail-des-militaires-et-si-la-france-s-etait-tiree-une-balle-dans-le

    chacun récolte ce qu’il sème, de toute façon nous n’avons déjà plus d’armée digne de ce nom, cela est entendu et enregistré ! l’histoire jugera ces casseurs.

  26. lgbtqi+ dit :

    Quelle belle réussite au bout de plusieurs années de mandat…

    • Robert dit :

      Critiquez pas, Macron a sauvé la France du fascisme.

      • Finaud dit :

        Quel humour, Robert !
        Malheureusement, votre plaisanterie n’est pas drôle.

  27. Bri nf1c dit :

    Cela ne me surprend pas du tout qu’il y est du mal a recruter c’est un peu normal…. Il y a tellement de point qui pousse les jeunes a fuire 10 ans d’armée et j’ai vu comment me ca a dégringolé d’année en année.
    ° Les gens n’ont plus envies, l’armée est devenue l’école de la 3ème chance, aujourd’hui le système se retrouve à privilégier la quantité et non la qualité
    Le salaire du militaire du rang de base qui se retrouve a pratiquement avoir la même solde qu’un sous off mdr je les pleins les s/off
    ° Se faire commander par des connards qui pense qu’ a leur carrière mais qui en on rien a foutre de nous les petites de subordonnée qui font tout leur salle boulot.
    ° En gros tout pour dire il n’y plus de reconnaissance, certains du DRH qui refuse de nous donner certaines prime a croire que ca leur appartient, des tours de service a 18€ sans REMEC ou a la diligence de ton chef de section, des cérémonies a 2 balles pour des mecs qui en ont rien a foutre ( 1 semaine d’entraînement pour 2min de présence), maintenant tout ce que tu fais c’est a base de PLS ( prime de lien en service) a ce jour il y a une multitude de carotte qui ponde pour pouvoir nous appâter mais nique on en veux pas, beaucoup de jeune aujourd’hui on tres bien compris le système : je me fou pu en arrêt maladie comme ca on me fait pas chier, je me fou inapte comme ca je ne fais pas de cérémonie, je ne pars pas en mission et encore moins de sport car je serai en chambre payé a jouer a la play, ou je me fais réformer et pafff je me casse dans le civil pour avoir un meilleur salaire et une meilleure vie sans toutes ces contraintes… Voila ce que ca donne maintenant quand on discute avec les jeunes.
    1300 a l’armée plus ou moins hors que en faisant la même spécialité dans le civil il ressort a 2100 2500 par mois et 3200 voir 4000 en interim le choix est vite fait….

  28. Tatave dit :

    Bonjour à tous. J’aimerais contrebalancer la majorité des commentaires grincheux et aigris en rappelant que les armées offrent une chose qui n’existe presque plus ailleurs, et surtout pas dans le privé : un véritable escalier social. Dans les armées, quand tu veux, tu peux ! On ne te donnera rien, mais tout est possible si tu te sors les doigts. Engagé avec un BEP, je suis aujourd’hui officier avec un Bac+3. J’ai combattu, j’ai fais des choses incroyables et je suis allé dans des endroits où personne ne va, ou presque. Chaque matin, je prends mon service avec le sourire. J’ai des subordonnés remarquables, que je pousse comme on m’a poussé. J’ai la confiance de mes chefs, qu’ils soient Saint-Cyriens ou issus du rang, comme moi.

    Donc, on se calme et on boit frais : l’institution n’est pas parfaite, mais si vous avez bossé à l’usine avant, comme moi, vous verrez bien la différence.

    • Tih yellow dit :

      Perso, j’ai fais 11 ans de sous-officier, alors certes j’ai eu quelques chefs remarquables (3%) mais surtout 97% qui m’ont sortis entre autres
      – Avoir une famille, ce n’est pas une excuse ! (Ma femme travaille à l’hôpital, et faire garder ma petite d’un an jusqu’à 22h chez la nounou pour un pauvre barbecue en dehors des heures services, si je trouve que c’est une bonne excuse que je peux être dispensé de ce genre d’activité)
      – Que ma demande de mutation interne est refusé car je suis quelqu’un de fiable dans mon travail et que par conséquent le mec archi-mauvais, on le laisse tranquille et on le mute tranquillement à ma place, heureusement que j’avais une conscience professionnelle, sinon je serai devenu mauvais aussi.

      Alors quand j’ai quitté l’institution, je suis allé travaillé en usine, ba je préfère travailler en usine que de retourner à l’armée. Et comme la cellule reconversion de la où j’étais affecté était inefficace et désintéressé de notre sort, j’ai fais ma propre reconversion professionnelle et j’exerce un métier mieux payés qu’à l’armée, plus écouté de mes supérieurs et sans aucunes contraintes.

      Et pour l’avancement, maintenant la politique c’est on donne le grade chef aux sergents pour les faires passer le BSTAT plus rapidement afin de les garder via le lien au service, sauf que beaucoup prennent le grade de chef et ne passeront jamais le BSTAT pour avoir la paix de ne plus monter la semaine, ni l’EI, ni le PAF, ni faire chef de groupe.

    • Ebrilok dit :

      Oui je comprends tout à fait. Mais la cyber est déjà un monde à part dans le privé. Et en cyber tu sors à minia avec un bac+3 mais généralement avec un bac+5. L’armée donne vraiment peu de visibilité sur les missions effectués, un mauvais salaire etc. Sans compté qu’en général, en cyber on va rester dans les infra donc le côté voyage ca reste minime je pense.

    • Bob dit :

      @Tatave :
      Il faut arrêter avec cette vielle rengaine ! On cache la misère du manque d’effectif avec ça, le passage peut juste être plus rapide mais non en 20 ans dans la boutique les X messages de prospections par an ne trompe personne, c’est juste par manque d’effectif par bonté.
      Les passerelles ne sont pas uniquement dans l’armée, rien que dans le ministère juste à voire les passerelles pour les civiles de la défense, en 20 ans j’en ai vu un paquet changé de catégorie !
      Pour le privé, (même à l’usine) il est aussi possible de passer de col bleu à col blanc, dire le contraire est un mensonge. D’ailleurs les systèmes de VAE et formations du MINARM n’ont pas grand pas grand chose à envier à ceux du civil, celui de notre AdT par exemple (formation de nos MDR et S/OFF qui n’ont souvent aucune valeur dans le civil sauf certaines niches) est un casse tête.
      Bref, il n’y a pas de les OFF comme escalier social, quitter pour le le privé peut aussi permettre de prendre des responsabilité supérieur, un salaire à hauteur des compétences en place de grilles indiciares, etc … quand tu veux, tu peux !

  29. Vincent101 dit :

    « l’exigence qualitative des recrutements »?!? C’est exactement le contraire, les vannes ont été ouvertes, au moins pour l’AAE.

    Je connais la gestion RH de l’AAE et du SSA, elles sont catastrophiques, ce n’est pas de la gestion de ressources humaines qu’ils font mais de la gestion de nombres sous couvert de grands discours théoriques à 100 lieux de la réalité du terrain.

    Concernant l’AAE, de nombreux postes détenus auparavant par des s/off supérieurs sont maintenant détenus par des officiers sous-contrats sans expérience et n’écoutant jamais les anciens.
    Pire, on donne à faire à ces mêmes s/off supérieurs le même boulot à faire qu’à un SGT sortant d’école, voire des corvées qu’autrefois on donnait aux appelés.

    La nouvelle génération est difficilement commandable et la hiérarchie leur donne souvent raison pour espérer les garder.

    Dans l’AAE, les jeunes s/off ne veulent plus passer de carrière. Au lieu de s’intéresser aux causes et d’y remédier, l’AAE a mis en place une prime, prime qui n’a pas l’effet escompter d’ailleurs.

    Je plussoie @Techone, les s/off sont traités avec mépris.

  30. Alfred dit :

    Peut être y a-t-il aussi un problème d’utilisation des compétences et des expériences. Nombreux étaient déjà en des temps reculés ceux qui en ayant acquis par voie de formation et/ou par la pratique se retrouvaient affectés pour boucher les trous d’un tableau des effectifs. Et puis, il faut bien reconnaître que lorsqu’on est employé sous contrat « sans perspective de cdi » il arrive un moment où on s’intéresse à l’avenir lorsqu’on est chargé de famille. Sans parler des effets dévastateurs de la « notation utile » sur la motivation au bout d’un certain temps…

  31. Glaive_et_charrue dit :

    Pas étonnant! Quand je vois que de petites spécialités fondent à cause de l’inefficace obligation vaccinale COVID. Perte de potentiel en écoles et dans les formations pour rien. Les pax se prennent des jours ou sont mutés « disciplinaire », et du coup, se barrent dans le civil. Certains chefs appliquent des directives débiles et caduques. Une pensée pour eux.

  32. Naledi dit :

    D’un autre côté ça paye peu. Exemple de poste chez Civils de la défense : https://contractuels.civils.defense.gouv.fr/offresdemploi/architecte-d-entreprise-haut-niveau-du-si-du-ministere-des-armees-f-h-b2799144-0bb6-47af-9420-0d612301139e
    Poste plutôt au niveau dans l’informatique. Profil type senior avec 10 d’expérience sur un large spectre de technologies. Au final 50ke brut, en Ile-de-France, et en cdd mon seigneur. Aller louer votre logement avec ça !

  33. Max dit :

    Et pourquoi, les armées imposent une limite d »age si contraignante et l’impossibilité de revenir une fois parti ?
    Après avoir fondé leur famille et vu grandir les enfants, je pense que certains anciens seraient pret à rempiler en apportant en plus leurs diverses expériences civiles.
    C’est sur que se priver d’une partie de la population quand on a des difficultés de recrutement …..

    Cela rejoins le commentaire de Capo ‘J’ai 2 amis sous off , engagés depuis plus de 15 ans, et j’ai l’impression que l’administration militaire et pire qu’à la sécu: copinage, léchage de bottes, opportunisme, prime non demandée…=non versée, etc…+ Manque de considération pour »les anciens », etc… Bref comme partout. Alors si ça paye mieux ailleurs… »

  34. Bob dit :

    Il faut sortir des oeillières du nouveau trop select à la prise du poste. Et pourquoi les militaires partent? Mise à part la concurrence car elle a toujours existé. On a vu les problèmes liés aux renseignements mais il n’est pas que militaire. Pour le cyber, on peut faire appel aux consultants.

  35. Observateur amusé dit :

    Bonjour, quelques chiffres:
    selon les derniers chiffres de l’INSEE (2020), le salaire mensuel moyen d’un Français est de 2 518 euros net.
    Le salaire médian (50 % de la population en dessous et 50 % de la population au dessus) , lui, s’élève à 2 005 euros par mois.
    8 salariés sur 10 ont un salaire net mensuel situé entre 1 343 euros net mensuels et 3 053 euros net mensuels
    Pas de jugement sur les contraintes de la vie militaire, sur les chefs qui ne pensent qu’à leur carrière ,…. juste ces chiffres pour montrer la réalité des rémunérations et ne pas idéaliser ce que gagne les gens en dehors de l’institution.
    Bien sûr on a tous des exemples des personnes qui gagent bien mieux leur vie mais les chiffres sont là.

  36. Czar dit :

    Ce n’est pas grave, le plus important, nous avons des grands chefs en état-major et cela en tout temps !
    Pour la masse on pourra conscrire.

    • Alfred dit :

      @ Tatave. J’ai assez bien connu entre les années 70 et 90 des officiers rang qui avaient fait les OAEA pour les uns et OAES pour les autres. Aucun ne m’a parlé à l’époque de niveau bac+3, bien que certains travaillaient dans des domaines spécialisés. Pourriez vous nous en dire un peu plus sur le cursus suivi?

  37. Maya dit :

    Même pas capable de recruter quelques centaines de personnels alors que la situation interne et internationale exigerait le recrutement de plusieurs dizaines de milliers de soldats et la réactivation de nombreux régiments d’infanterie , d’artillerie et autres.