Mise à l’eau imminente du premier Bâtiment ravitailleur de forces de la Marine nationale

Premier des quatre Bâtiments ravitailleurs de forces [BRF] destinés à la Marine nationale, le « Jacques Chevallier » devrait être mis à l’eau [sauf imprévu de dernière minute] le 29 avril, aux Chantiers de l’Atlantique, à Saint-Nazaire. Et cela, à l’issue d’un assemblage de ses différentes partie en un temps record, sa proue, fabriquée par le chantier de Castellammare di Stabia [Italie], ayant été livrée par Fincantieri en décembre dernier.

Pour rappel, le coup d’envoi de la construction du BRF Jacques Chevallier avait été donné par Florence Parly, la ministre des Armées, le 18 mai 2020, dans le cadre du programme FLOTLOG [Flotte Logistique]. Celui-ci a fait l’objet d’un contrat d’une valeur de 1,7 milliard d’euros, notifié par l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement [OCCAr] aux Chantiers de l’Altantique et à Naval Group.

Cela étant, le BRF Jacques Chevallier a déjà un équipage d’armement, commandé par le capitaine de vaisseau Pierre Ginefri. Fort, dans un premier temps, d’une trentaine de marins, sa mission sera de prendre en main ce nouveau navire, dont la première sortie en mer est prévue d’ici la fin de cette année. Ses essais auront lieu au large de Toulon, où il sera affecté à compter de 2023.

Actuellement, la Marine nationale ne dispose plus que de deux Bâtiments de commandement et de ravitallement [BCR] appartenant à la classe Durance, après le désarmement du « Var », le 1er juillet 2021. D’où l’importance de l’arrivée du BRF Jacques Chevallier, d’autant plus que celui-ci apportera un gain opérationnel majeur.

D’une longueur de 194 mètres pour une largeur de 24 mètres et un déplacement de 31’000 tonnes en charge [16’000 tonnes à vide], le BRF aura une capacité d’emport de 1’500 tonnes de fret et de 13’000 m3 de carburants. D’une autonome de 8000 nautiques, il sera mis en oeuvre par un équipage de 130 marins et aura la capacité d’héberger 60 personnes supplémentaires.

Conçu d’après le LSS [Logistic Support Ship] A5335 Vulcano de l’italien Fincantieri, le BRF est doté d’une double-coque, conformément à la réglementation anti-pollution [si celles-ci étaient respectées à la lettre, les BCR ne pourraient plus naviguer…], d’une passerelle de navigation à 360°, de quatre mâts de ravitaillement polyvalents pour un soutien simultané de deux navires et une plateforme aéronautique pouvant accueillir et abriter un hélicoptère NH-90 ainsi qu’en drone aérien. Enfin, son armement reposera sur deux canons de 40 mm RAPIDFire, fournis par Thales et Nexter.

La construction du second BRF, le « Jacques Stosskopf », a déjà débuté au chantier naval de Castellammare di Stabia, la coupe de la première tôle y ayant été réalisée le 1er février dernier, selon l’OCCAr. Cette seconde unité doit être livrée à la Marine nationale en 2025. Suivront ensuite les BRF « Louis-Émile Bertin » [en 2027] et « Gustave Zédé » [en 2029].

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72 contributions

  1. Félix GARCIA dit :

    Les « ESB » peuvent aussi faire office de ravitailleurs.
    J’dis ça au passage …
    🙂

    • Félix GARCIA dit :

      HS (mais d’importance, notamment pour la France, et toujours dans le maritime [mais pas seulement]) :

      « Conférence – Les continents sous les océans : l’hypothèse Icelandia »
      Cette conférence vous permettra d’en savoir plus sur les limites des continents et des océans sous le prisme des Sciences de la Terre
      La superficie des continents s’étend en fait bien plus loin que ce que nous pouvons voir et donne ainsi lieu à de nouvelles propositions de continents comme « Icelandia »
      Une autre vision des limites continent-océan avec la géodynamique
      En Sciences de la Terre la distinction entre domaines continental et océanique est différente de celle des termes géographiques employés usuellement, « océans » et « continents ».
      Pour les géographes, l’océan est un espace occupé par de l’eau salée et la limite des océans est, naturellement, le trait de côte. Tandis qu’en géodynamique, on s’intéresse à la nature de la lithosphère, le matériau des plaques, qui comprend la croûte ainsi qu’une partie du manteau terrestre supérieur.
      On distingue ainsi deux types de lithosphères, aux compositions crustales très différentes : la lithosphère continentale et la lithosphère océanique.
      Des résultats et des concepts récents sur les modes de rupture des continents remettent en question l’utilisation de certains des éléments classiques d’identification de la lithosphère océanique.
      L’application de ces modèles à l’Atlantique NE modifie profondément sa compréhension, avec la proposition d’un grand continent en partie immergé, et dont l’Islande serait la partie émergée : « Icelandia ».
      Intervenant : Laurent Geoffroy – Enseignant chercheur au Laboratoire Géosciences Océan, à l’Institut Universitaire Européen de la mer (IUEM) – Plouzané
      https://www.youtube.com/watch?v=ba9STl7fE9E

      Pour ceux qui se demanderait de qui il s’agit, c’est une des personnes dont les travaux ont « permis » l’extension de nos ZEE.
      Ses travaux récents auront probablement beaucoup d’impact …

      À mettre en parallèle avec ceci :
      « L’origine des atolls coralliens : quoi de neuf depuis Darwin ? »
      https://www.youtube.com/watch?v=punmj5Z3T7c
      Et cela :
      « Une mission scientifique à la découverte d’un volcan sous marin ! »
      https://www.youtube.com/watch?v=KX_dKEIFYik
      Volcan sous-marin de Mayotte : des images inédites | Actu de science
      https://www.youtube.com/watch?v=FOWmsuNOLgk
      #OuiMayotte épisode 1 | Le Volcan de Mayotte
      https://www.youtube.com/watch?v=icixGPW1SnU

    • Félix GARCIA dit :

      Tout de même … c’est un « beau » navire ce BRF …

  2. Le Suren dit :

    Je ne connaissais pas ce concept de passerelle à 360 °, voilà qui est intéressant.

    • AlexS dit :

      Les Italiens semblent faire des expériences sur les passerelles. Un autre le « cockpit » du PPA

    • breer dit :

      C’est pour mieux voir d’où vient le vent, ou l’ennemi … trêve de plaisanterie, ayant servi sur 2 pétrolier ravitailleurs de 1975 à 1978, je pense que c’est top pour surveiller toutes les opérations et les manoeuvres, lors des ravitaillements de chaque bord, plus ce qui se passe sur le pont, et aussi sur le pont des navires ravitaillés etc.. plus les manoeuvres hélico…

  3. Théophile dit :

    Voilà pourquoi j’aime les collaborations avec les Italiens: au moins, ça avance.

    • Wagdoox dit :

      Attention quand meme,
      c’est pas une collaboration mais un achat avec des spécialisations FR et des parties produites chez nous.
      Les navires italiens sont intégralement produits en Italie et le design originel est bien italien.

      • Pierro dit :

        Ces bâtiments sont le fruit de la trahison de Bruno Lemaire qui était prêt à presque toutes les compromissions pour vendre les chantiers de l’Atlantique à Fincatierri et forcer Naval Group à fusionner.
        Naval Group avait de longue date un projet de remplacement pour les pétroliers de la Marine Nationale.
        Il faut aussi savoir qu’on les avait exporté en Arabie Saoudite. Donc ce sont des commandes export perdu pour leur remplacement.

    • Frede6 dit :

      Est ce que le fait de construire ces bateaux en grande partie aux Chantiers de l’Atlantique n’est pas la raison principale ?

      Naval Group sait probablement concevoir des bateaux mais en matière de construction ils sont à la ramasse prix élevé, délais importants, qualité moyenne…

      Les BRF auraient même pu être construits en Corée pour une fraction des 1.7Mds pour un délai encore plus faible et une meilleure qualité.

      • Pierro dit :

        Votre commentaire démontre une certaine méconnaissance du sujet.
        Que ce soit le modèle de Naval Group ou celui des Italiens, il n’y avait que les Chantiers de l’Atlantique en France qui disposaient de cales assez longues pour les assembler.
        Les PHA classe Mistral ont été conçu par DCNS (à l’époque), fabriqué en parallèle à Brest et Saint-Nazaire puis assemblés à Saint-Nazaire. Ce programme est une réussite.

    • Mathieu dit :

      Oui entièrement d’accord. Dommage que l’on ne soit obnubilé quasi uniquement par le fameux couple franco-allemand qui n’a de couple que notre vision française. Les italiens y’a pas à dire, ça bosse en toute discrétion mais ça bosse.

    • Requin dit :

      Attention à ce mot, c’est souvent juste de la com pour pas grand chose et c’est le cas ici. La France a acheté les plans numériques de la version italienne. Les chantier de l’Atlantique ont les largement modifiés pour agrandir le navire, Naval Group l’a adapté aux systèmes militaires français. Les Chantiers ont ensuite sous traité la partie avant sans grande valeur à l’Italie mais l’aurait sous-traité en Pologne si ce n’avait pas été le cas, comme cela l’a été pour les 2 premiers porte-hélicoptères.

      De fait, on ne peut pas parler de collaboration comme cela s’est fait pour les FDA. Ce qui était dégradé pour les FREMM.

  4. UFO12 dit :

     » le BRF est doté d’une double-coque, conformément à la réglementation anti-pollution [si celles-ci étaient respectées à la lettre, les BCR ne pourraient plus naviguer…]  » ……. Quelqu’un peut il expliquer cette phrase pour le moins sybilline …..

    • xorminet dit :

      la réglementation impose une double coque pour les petroliers.
      Comme les BCR n’ont qu’une simple coque, si c’était un navire civil ils n’auraient plus l’autorisation de naviguer

    • Twoua dit :

      Suite aux naufrages de petroliers, les normes de constructions ont change. Il faut 2 enceintes a percer avant que le petrole soit en contacr avec la mer.
      ‘Les fameuses doubles coques’
      En Europe, les petroliers simple coque sont interdit depuis 2010.

    • Harambe dit :

      « L’OMI a adopté une nouvelle règle qui rend obligatoire la coque double pour les soutes à combustible dans toutes les catégories de navires ayant une capacité globale en combustible liquide égale ou supérieure à 600 m³. »

      Les BCR étant des navires militaires, ils ne respectent pas la réglementation et continuent de naviguer car protégés par la France, mais les navires civiles non.

    • ji_louis dit :

      Les bâtiments militaires sont expressément exonérés du respect de la réglementation internationale MARPOL (mais aussi de chapitres entiers des convention SOLAS) tout simplement parce que certaines dispositions sont physiquement ou tactiquement inapplicables pour des navires militaires. La marine nationale s’efforce de respecter l’esprit, si non la lettre, de ces conventions, quant à la conception de ses navires. D’ailleurs, certains passent par les contrôles d’une commision conjointe marine nationale / affaires maritimes avant leurs essais à la mer.

      Pour en juger, voyez donc la transcription en réglementation française de la MARPOL:
      https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/d213__06-01-17__0.pdf

      • Requin dit :

        C’est plus compliqué que cela, chaque type de navire a sa réglementation. Un super-tanker n’applique pas les normes qu’un navires à passagers de 100 m de long. Mais globalement, les véhicules militaires (terrestre, maritime ou aérien) européens conçus après l’an 2000 respectent de plus en plus la réglementation civile en terme de sécurité et de pollution. C’est d’ailleurs dans leurs intérêts. Un moteur qui pollue moins consomme généralement moins au kW fourni, ce qui fait qu’à réservoir égal, l’autonomie augmente. Ce qui devient un avantage militaire.

    • Dans le Bayou dit :

      Le BRF de classe Jacques Chevallier à double-coque remplace le BCR classe Durance doté d’une simple coque, désormais interdite réglementairement pour les pétroliers.
      Si l’on appliquait strictement ces réglements de sécurité, les navires de classe Durance seraient interdits de navigation.

      Schéma de navires simple et double coque :
      https://clearseas.org/wp-content/uploads/2018/06/double-coques.jpg

    • wagdoox dit :

      Les ravitailleurs encore en activité sont des simples coques, interdits sur les mers car en cas de probleme c’est une mer noire et une catastrophe écologique.
      Mais comme cette réglementation ne s’applique pas pour les navires militaires…

    • Frédéric dit :

      Les BCR sont simples coques. Les règlements utilisés dans le secteur marchand feraient qu’ils seraient interdit en Europe et autres pays développés. Trop de risques de marée noire en cas d’accident.

    • Perhatian dit :

      Les BCR sont de simple coque.
      Donc interdit de navigation dans nos eaux (reglement Marpol MEPC.111(50) )
      Les pétroliers militaires ont une dérogation

    • Themistocles dit :

      Depuis l’Erika, Les navires transportant des hydrocarbures sont interdits de naviguer dans les eaux de la plupart des pays.

    • PK dit :

      La législation internationale exige l’emploi de double coque pour les navires. Cela ne s’applique pas aux navires militaires.

    • E-Faystos dit :

      Les normes civiles imposent la double coque.
      Les navire militaire n’en sont as tous pourvus, Come la génération précédente de ravitailleurs.

    • F dit :

      Que l’Armée Française prend quelques largesses par rapport à la réglementation, pour le bien de la mission.

      Chez les pousses cailloux, ça se voit sur les GBC 180 non équipés de barre anti-encastrement à l’arrière.

    • Frede6 dit :

      La convention Marpol ne s’impose pas aux navires militaires. Le reste est du bavardage lié à des choix de nos gouvernants.

    • casanova dit :

      Les BCR actuels (classe Durance) ont des coques simples, normalement ils ne devraient plus naviguer compte tenu de la réglementation (au moins pour l’emport de carburant). Donc le nouveau BRF (classe Jacques Chevallier) arrive a point nommé pour mettre la flotte française en conformité !

    • jccdm dit :

      Que s’ils étaient soumis à la règlementation civile, ils ne seraient plus autorisés à naviguer. Bateaux militaires, la question de leur navigabilité ne se pose pas.

    • albert² dit :

      les Bâtiments de commandement et de ravitallement [BCR] appartenant à la classe Durance, actuellement en service ne sont pas équipés d’une double coque et ne devraient pas être autorisés à naviguer pour raison de sécurité, depuis 2010 tous les batiments civils et militaires doivent être équipé de double coque.
      http://www.marees-noires.com/fr/source/accident-de-petrolier/double-coque.php

    • Sahasrahla dit :

      Ça signifie que les BCR (les actuels bâtiments ravitailleurs) sont dotés d’une coque simple alors qu’ils transportent des hydrocarbures. Ils ne devraient donc pas pouvoir naviguer en vertu de la réglementation qui impose une double coque.

    • Yoyolegigolo dit :

      Ben en gros les BCR actuels ne sont plus aux normes anti pollution donc si on suit la réglementation à la lettre ils ne devraient plus être autorisés à naviguer car trop polluant

    • Zef dit :

      @UF012, la réglementation oblige (pour pouvoir naviguer) les tankers a avoir une coque a double paroi pour minimiser le risque de marée noir. ici l’auteur voulait souligné que la classe « durance » respecte pas cette réglementation.

    • Michel47 dit :

      Les pétroliers à simple coque n’ont, en théorie, plus le droit de naviguer depuis 2003 après le naufrage du Prestige.
      Le remplacement des Pétroliers Ravitailleurs de classe Durance (A629 Durance [RSA 01/07/1997], vendu à la Marine argentine en 1999 et renommé ARA Patagonia et toujours en activité – A607 Meuse [RSA 16/12/2015] – A608 Var [RSA 07/2021] – A630 Marne [ASA 16/01/1987] – A631 Somme [ASA 07/03/1990]) est évoqué depuis 2009 et la Loi de Programmation Militaire 2009-2014 le prévoit sous le nom de FLOTte LOGistique (FLOTLOG). La livraison de nouveaux bâtiments est alors prévue entre 2017 et 2020. Ce remplacement a été décidé du fait du vieillissement des anciens Pétroliers Ravitailleurs et parce qu’ils ne sont plus aux normes actuelles pour transporter du pétrole (simple coque).
      La réglementation canadienne est très sensiblement la même que pour l’UE.
      https://clearseas.org/fr/blogue/doubles-coques/

    • Ulysse dit :

      La réglementation anti-pollution à laquelle il est fait allusion est la MARPOL, endossée par l’OMI. Elle exige en effet des doubles coques pour ces pétroliers. L’ambiguïté de la phrase que vous citez vient de ce que les navires militaires sont nommément exclus de la MARPOL. Ils n’y sont donc pas soumis au sens strict. L’application de la MARPOL aux navires militaires comme d’ailleurs des autres conventions OMI (Load Line, SOLAS, etc.) est donc basée sur le volontariat de chaque état. On constate dans les faits que l’application de la MARPOL dans le militaire résulte souvent d’une volonté d’affichage afin de justifier le « verdissement » des flottes de guerre. Cependant un élément concret milite tout de même pour le choix de la double coque : un certain nombre de ports dans le monde l’exigent (c’est-à-dire exigent un pétrolier conforme MARPOL) ; un pétrolier non conforme se voit donc interdit d’accès dans pas mal de coins.

    • Pour Info dit :

      Avec des dessins et des explications :

      https://clearseas.org/fr/blogue/doubles-coques/

    • recasu dit :

      Les navires actuels n’ont pas de double coque, il me semble, ce qui est contraire aux normes internationales des pétroliers.

    • wololo dit :

      Les BCR de classe Durance sont à simple coque et ne devraient plus naviguer si la Marine Nationale appliquait la réglementation civile en vigueur. Mais comme il s’agit de navires militaires, j’imagine que les réglementations passent au second plan.

    • breer dit :

      la réglementation poussé à l’extrême doit devenir un casse tête pour les concepteurs….

    • Jojo dit :

      a ce jour le transport de pétrole en bâteau simple coque est théoriquement interdit… (les BCR sont simple coques)

    • Franz35 dit :

      Les BCR ont une simple coque, à l’ancienne quoi !
      La double coque permet de réduire les risques de pollution en cas de brèche dans une coque

    • Leum dit :

      Tout navire dédié au transport des hydrocarbures doit avoir une double coque pour éviter les marées noires.

    • Manu34 dit :

      Les BCR n’ont pas de double-coque, comme l’impose désormais la réglementation mondiale pour le transport de carburant. Donc ils ne devraient théoriquement plus naviguer.

    • logan23 dit :

      Les pétroliers à simple coque sont interdits de navigation, sauf les navires militaires.

    • Nonozen dit :

      Juste que les anciens BCR n’ont pas de double coque et que normalement ils n’ont pas le droit de naviguer.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Nos anciens ravitailleurs n’ont pas de double coque. Ils bénéficient de dérogations en tant que navires militaires.

    • Olivier dit :

      Amococadiz, exxon valdez , bref, une simple coque ça fuit plus facilement en cas de problème, du coup double coque pour les pétroliers obligatoire

    • Dolgan dit :

      Les bcr sont des pétroliers
      monocoque. Si c’était des navires civils, ils ne pourraient plus naviguer.

    • Brossollet dit :

      Les navires militaires sont sous régime dérogatoire.

  5. Paul Bismuth dit :

    La Royale fera avec, ou plutôt sans car on sait ce que c’est de faire plus avec moins…
    Puisque les « réductions temporaires de capacités » ne seront résorbées qu’en 2029 pour les bâtiments ravitailleurs!

    Une prévision « au jour d’aujourd’hui », c’est-à-dire sans histoire d’inflation délirante sur toutes les matières premières, la disponibilités des composants électroniques et autres « sacrifices » pour les finances publiques prévisibles (mais chut il y a les législatives bientôt)!

    Petit récapitulatif puisque les marins se font en général discrets sur les « réductions temporaires de capacités » (pillé par mézigue, sans aucune vergogne, mais pas sans le citer, d’un tweet de monsieur Florent de Saint Victor, le taulier du blog « Mars attaque », prévision au jour d’aujourd’hui):
    « – sur le segment « guerre des mines » (résorbé pas avant 2024),

    – les SNA (résorbé pas avant 2025);

    – sur le segment des patrouilleurs (résorbé pas avant 2025 outre-mer et 2030 en Métropole),

    – les hélicoptères légers (résorbé pas avant 2029);

    – les bâtiments ravitailleurs en 2029 (redite)!

    Vite, la priorité est de financer des études pour le développement d’un porte-avions de nouvelle génération, avec RH, flotte d’accompagnement et infrastructures liées. »
    https://operationnels.com/2020/08/05/contre-amiral-r-pluvinet-porte-avion-la-priorite-est-den-avoir-un/

    Logique ce choix de format, sans parler des systèmes de DSA par exemple, entre les missiles et autres munitions, les brouilleurs et les radars…

    Le fameux « ça passe » et « après moi le déluge » qui rappelons-le, par honnêteté intellectuelle, ne date ni de 2022, ni de 2017…
    https://www.lemonde.fr/international/article/2022/04/26/guerre-en-ukraine-la-remilitarisation-de-la-mediterranee-orientale-antichambre-de-la-mer-noire_6123768_3210.html

    Lorsque les sbires du grand Turc n’illuminent pas une frégate française, il se réconcilie en enterrant l’affaire Jamal Khashoggi et en achetant des F-16 Viper, tout en fermant les détroits, ce sont les Popovs qui font rien qu’à nous embêter (au moins, ils sont pas dans l’OTAN).

    Repos! Vous pouvez fumer ou pas.
    En aucun cas dans la cale, même très loin d’une caisse de balles à blanc, sous peine de bottage de train par un cipal breton au demeurant fort aimable et jovial, mais assez peu compréhensif sur ce point particulier (ah, le Liban, beau pays).

  6. Travox dit :

    Les conventions Marpol ne s’appliquent pas aux navires militaires. Si c’était le cas, les BCR ne pourraient plus naviguer.

  7. breer dit :

    La Marine française a longtemps été en décalage en matière de ravitaillement à la mer, jusqu’à l’apparition de la série « Durance », Meuse, Var etc.. Toutefois l’US Navy a toujours été en avance pour ces questions, notamment en terme de conception ce qui est logique au vu du nombre de navires qu’ils ont toujours eu. Le concept italien de ce navire est top, faut dire que les italiens depuis les années 80, ont su construire de bons et beaux navires pour leur marine. Je me souviens des ravitaillements à la mer en flèche avec le BC La Charente en Océan Indien en 1975, on laissait filer une manche par l’arrière, récupérée par le bâtiment ravitaillé qui nous suivait, c’était particulier comme méthode, comparé aux ravitaillements via les portiques latéraux des autres PR.

    • B.M. dit :

      La Charente c’est un mauvais exemple. C’était un navire civil norvégien acheté par la MN pour alimenter en carburant Mururoa et il lui avait été adjoint un équipement sommaire pour ravitailler éventuellement en flèche. A la même époque il y avait trois autres pétroliers ravitailleurs, la Seine, la Saône et l’Isère, qui avaient des portiques pour le ravitaillement à couple.
      Ce qui a conduit à utiliser la Charente uniquement en ravitailleur dans les années 1970, notamment à Djibouti, c’est sans doute la dispo problématique des 3 autres ravitailleurs qui avaient atteint un age canonique. Et pourtant à la fin la Charente était aussi une vraie poubelle…
      En fait à cette époque (années 75 à 85) il y a eu une vraie rupture de capacité dans ce domaine en attendant la mise en service de la classe Durance, la MN a d’ailleurs dû affréter un pétrolier civil, le Port Vendre, qui a pris pendant quelques années la relève de la Charente après que celle-ci a été désarmée.

      • breer dit :

        Oui en effet la Charente était auparavant un pétrolier civil, comme de fait le PRE Isère sur le quel j’ai été en affectation, ce dernier étant équipé d’un portique après modifications.
        La Charente qui avait de très belles boiseries dans tous les locaux du château avant réservés à Alindien et au pacha, a eu par contre de nombreux déboires de machine, de guindeaux, de propulsion etc, même en essai près de la côte Sud Africaine, après être sorti de carénage à Durban, nous nous sommes retrouvé à la dérive, sans possibilité de mouiller l’ancre, au risque de ne pas pouvoir la remonter.

  8. Prof de physique dit :

    2 canons, c’est mieux que rien….

    • Durandal dit :

      J’ajouterais bien un sadral voir même un tetral, c’est un minimum pour un bateau d’importance stratégique.
      Je déteste les économies de bout de chandelle au mépris de la sécurité.
      J’imagine que l’excuse est de dire qu’ils ont une escorte, mais parfois et surtout en temps de paix, ces bateaux sont seuls…
      Surtout que les bateaux d’escorte, il y en a quasiment plus…
      J’ai rarement vu la Royale dans un état aussi lamentable et aussi peu opérationnel, avec seulement 15 navires de combat…

  9. vive la conscription dit :

    Les BRF remplace les BCR qui ne sont plus aux normes. C’est ça le problème des armées pro de volontaires seulement les nuls illettrés s’y intéresse. Il faut consacrer des milliards à leurs apprendre à lire et cela est considéré comme dépense militaire.

  10. loubegnat dit :

    Deux canons de 40. par les temps qui courent, notamment avec le développement des drones, cela parait bien peu, même si ce sont des bâtiments auxiliaires. D’autant que le problème du sous armement se pose pour la plupart des bâtiments d’escorte, à des échelles différentes.

  11. fabrice dit :

    C’est bien beau de renforcer la flotte de guerre pour ses opérations lointaines mais la guerre est en…Ukraine.
    Dans un contexte économique difficile, il va falloir faire des choix.
    La Société générale vend sa filiale acheté 4 mds d’euros à une société russe pour 1 mds d’euros
    Total fait des provisions de 4 mds d’euros pour ses pertes dus à l’embargo russe…
    La Russie rachète pour 1 rouble la filiale de Renault en Russie. Renault (l’actionnaire principal est l’Etat français) y avait investi « plusieurs milliards d’euros »…
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/renault-est-il-en-train-de-ceder-gratuitement-au-gouvernement-russe-ses-68-au-capital-d-avtovaz-915548.html
    Schneider et Auchan s’apprêtent à faire de même…
    Petit calcul un petit 10 mds d’euros ? Une paille, le budget d’équipement annuel de l’armée française…

    • Félix GARCIA dit :

      « Dans un contexte économique difficile, il va falloir faire des choix. »
      Yep, se tourner vers la mer.

    • mich dit :

      Ce n ‘est pas  » bien beau  » ,ce genre de moyens est nécessaire pour une flotte de guerre ! mais bon je comprends bien aussi que votre sujet ce n ‘est pas la marine ,mais le fait que l’ on soit contre la Russie ,comme d’hab .

  12. Lotharingie dit :

    UFO12 :

    « ….Quelqu’un peut il expliquer cette phrase pour le moins sybilline ….. »

    Bonjour UFO12,

    Les pays occidentaux interdisent ( en théorie ) l’accès à leurs ports aux bateaux civils comme militaires transportant des produits pétroliers n’ayant pas une double coque.

    Les BCR de la classe Durance, n’ayant qu’une simple coque  » bénéficient d’une dérogation « …

    Bien à vous.
    .
    http://www.marees-noires.com/fr/source/accident-de-petrolier/double-coque.php

  13. fred131 dit :

    Bonjour, tous les navires modernes transportant des matières polluantes et dangereuses sont interdits de navigation dans le monde entier s’ils ne disposent pas d’une double coque.

    C’est plus de sécurité contre les naufrages polluants types marées noires et ça résiste mieux aux attentats comme celui du super tanker « Limburg, »

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Attentat_contre_le_p%C3%A9trolier_Limburg_du_6_octobre_2002

  14. Félix GARCIA dit :

    Ulstein veut réintroduire le nucléaire dans la construction navale civile
    https://www.meretmarine.com/fr/construction-navale/ulstein-veut-reintroduire-le-nucleaire-dans-la-construction-navale-civile

    « Skol ofenstrü ! »

  15. Dominick dit :

    Ha, j’étais justement sur Saint-Nazaire hier! Du coup c’est raté pour moi, pourtant je souhaitais prendre des photos de cette mise à l’eau! Tant pis, j’irais le voir à quai et faire quelques prises de vues la semaine prochaine.
    En attendant, s’il y a bien un programme qui mériterait d’être accéléré, c’est bien des celui des BRF et la livraison du dernier en 2029 c’est bien trop loin, 2027 aurait été plus judicieux et financièrement supportable car une fois cette série terminée, l’état aurait pu mettre le paquet sur les Patrouilleurs Océaniques sachant que les 2 premières unités doivent-être livrées en 2025 (là aussi c’est encore trop de temps de perdu et numériquement trop peu, quand à leurs armements, espérons qu’ils soient à la mesure des enjeux mais j’en doute). Le seul problème pour pouvoir livrer le dernier BRF en 2027, c’est de savoir s’il était possible d’intercaler leurs misent en chantier entre celles des paquebots sans affecter le programme de ces derniers et c’est là que l’on peut regretter l’arrêt de construction de grands navires à Brest et le démantèlement à cet effet des infrastructures de la grande cale qui à vue naître le CDG.
    @Requin. Vos précisions et commentaires sont justes!
    Par contre, pour l’histoire d’une coque ou d’une double coque, nous savons tous que ces BRF sont construit selon les nouvelles normes (double coque), donc, pas besoin d’épiloguer là-dessus, puis, si tout cela est très bien en tant de paix et c’est surtout de la com. pour les bobos, écolos etc… Surtout qu’on s’en tape car une fois coulé, n’importe quel navire deviendra de fait une pollution.
    Enfin, il serait bon de collaborer plus souvent avec les italiens que les allemands. D’ailleurs, il serait plus que souhaitable que notre gouvernement coopère de suite avec l’état italien et fincantieri sur le projet de croiseurs ou super-destroyers qu’ils prévoient de faire. Ceci, afin de doter notre Marine Nationale de 4 puissants navires de guerre en plus en de nos 2 actuelles FDA du type Forbin, cela permettrait également de réduire les coûts et surtout de posséder des navires amiraux qui en plus de conduire et protéger un groupe aéronaval seraient capable de faire face à tous les défis. Puis en faire de vrais ambassadeurs de notre puissance afin de redonner à notre pays son prestige perdu.

    • jo dit :

      Dominick : Fincantieri et l’état italien nous l’a déjà proposé, malheureusement l’offre a été rejeté il y a déjà quelques mois prétextant que les Fremm était suffisante, il me semble que depuis il cherche un accord avec navantia groupe espagnol.

      • Dominick dit :

        Ha, merci jo! Je n’étais pas au courant qu’il avait eu une offre, décidément notre état ne veut vraiment pas d’une France forte!
        Question. Qui cherche un accord avec Navantia, la France ou l’Italie? Car nous avons déjà assez donné avec eux (l’affaire des sous-marins en coopération qui a failli nous couter cher).