Lutte anti-sous-marine : L’US Navy a choisi le sonar CAPTAS-4 de Thales et Leonardo pour ses futures frégates

Initialement, le programme « Littoral Combat Ship » [LCS] visait à doter la marine américaine de 52 frégates légères polyvalentes pour 37 milliards de dollars, en confiant leur construction à deux groupements industriels. L’idée était alors de développer deux types de navires différents, à savoir un monocoque [classe Freedom] et un trimaran [classe Independence], puis de leur ajouter des modules capacitaires en fonction de leurs missions [lutte anti-sous-marine et anti-navire, déminage, renseignement, surveillance côtière, opérations spéciales].

Seulement, ce programme a viré au fiasco, avec une hausse exponentielle des coûts et des navires qui se sont avérés moins performants que prévus. D’où la volonté de l’US Navy d’arrêter les frais. Dans sa demande de budget pour l’année fiscale 2023, elle a fait part de son intention de retirer du service les 9 frégates de la classe Freedom et de ne pas doter celles de la classe Independence de capacités de lutte anti-sous-marine.

Celles-ci devaient en grande partie reposer sur le sonar remorqué DART [Dual-mode Array Transmitter] développé par Raytheon Technologies. Tout comme celles des futures frégates de la classe Constellation, dont il est question de doter l’US Navy de vingt unités dans le cadre du programme FFG[X]. Pour rappel, la conception de ces navires est dérivée de la variante italienne de la frégate multimissions [FREMM].

Mais là encore, le développement du DART n’a pas donné pleinement satisfaction… Au point que ses essais ont été interrompus en septembre dernier. Si ce sonar a pu démontrer sa capacité à détecter et suivre un sous-marin, il est apparu qu’il manquait de fiabilité et que ses performances n’étaient pas à la hauteur de ce qu’attendait la marine américaine, notamment à cause d’un manque de stabilité une fois en immersion et de problèmes au niveau de ses transducteurs [dispositifs convertissant un signal électrique en une onde sonar, ndlr].

Aussi, l’US Navy a donc considéré qu’il fallait, là aussi, arrêter les frais. Le 31 mars, le contre-amiral Casey Moton, responsable des programmes LCS et FFG[X], a expliqué à la presse que l’US Navy n’avait plus le temps d’attendre, alors que le chantier de la première frégate de classe Constellation doit démarrer en 2022. Et d’annoncer que le DART serait remplacé par le sonar actif/passif à basse fréquence et à immersion variable CAPTAS-4, produit Advanced Acoustics Concepts, un co-entreprise détenue par le français Thales et l’italien Leonardo DRS.

Le CAPTAS-4 a été choisi « en raison de ses performances éprouvées et de sa maturité technique », ce qui « réduit le risque de l’intégrer dans le système de combat de guerre sous-marine [AN/SQQ-89] » des frégates de type Constellation, a souligné le contre-amiral Moton.

Il est vrai que l’US Navy a pu mesurer l’efficacité du CAPTAS-4 en opérant aux côtés de la Marine nationale. En effet, en décembre 2021, et pour la seconde année consécutive, deux frégates multimissions françaises ont remporté le trophée Hook’em Award, qui récompense les unités de l’Otan s’étant distinguées dans des opérations de lutte anti-sous-marine.

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que la marine américaine choisit des moyens de détection produits par Thales, le groupe français lui fournissant les sonars à basse fréquence trempés de type ALFS [Airborne Low Frequency Sonar] destinés à ses hélicoptères MH-60R « Seahawk ».

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35 contributions

  1. Le Corse dit :

    Nous allons attendre, car c’est la mode de changer au dernier moment. De plus, je soupçonne de l’espionnage industriel….
    Mais ce n’est que mon simple avis

  2. Oliver dit :

    Bravo Thales mais la Royale a besoin de plus de frégates de premier rang et même de corvettes avancées (pogramme européen).

  3. Trent dit :

    Voilà des coopérations saines avec les italiens.
    Avec les Allemands ça ne marche jamais. STOP au SCAF !

  4. Royal Marine dit :

    Thalès, les meilleurs, une fois de plus!

  5. Carin dit :

    Là, ils sont vraiment pressés nous amis américains… les bateaux doivent commencer à êtres construits, et il faut arrêter de jouer! La chine n’attendra pas, il faut que dans les 3/4 ans qui arrivent, ils soient prêt à lui foutre sur le museau… en plus ça ne met aucun ouvrier américain sur le carreau puisque tout sera fabriqué sous licence et sur place…

  6. Auguste dit :

    Il serait temps qu’ils prennent conscience,et surtout que nous prenions conscience,que les USA ne peuvent s’en sortir sans les Européens.

    • Perc 10 dit :

      Ils peuvent faire le même raisonnement dans le sens inverse.

      • Auguste dit :

        Ce qui fait leur puissance,ils nous le doivent.Et il serait temps de parler compensations.La Louisiane actuelle, ce ne serait pas cher payé.

  7. vrai_chasseur dit :

    L’interopérabilité entre US Navy et Marine Nationale permet aux américains de constater en profondeur l’excellence des marins français.
    Quand une certaine frégate américaine dont on taira pudiquement le nom perd la piste ASM d’un sous-marin russe qui lui avait été passée par une FREMM française, laquelle retrouve le sous-marin, repasse à nouveau la piste à la frégate US… ça laisse des traces. C’est l’ASM français qui fait clairement référence d’étalon mondial au sein de l’US Navy. Disposer des mêmes capteurs ASM est une contribution à une interopérabilité supplémentaire.

    Par ailleurs, occasion de rappeler que l’aéronavale est un métier très exigeant. L’expertise ne s’acquiert pas en 2 semaines, avis aux pays qui pensent développer des porte-avions à foison … Là aussi US Navy et Marine Nationale font la référence.
    En particulier l’appontage est une phase complexe qui demande aux pilotes une concentration extrême et beaucoup d’expérience.
    Cruel rappel de cette exigence, les américains viennent de perdre un aviateur et un avion de guet aérien Hawkeye E2-D à l’entrainement à l’appontage ( http://taskandpurpose.com/news/navy-e-2d-hawkeye-fatal-crash-sailor-identified/ ).
    La marine française n’a pas perdu un seul avion de guet aérien en 25 ans. ça paraît banal de dire ça pour les non initiés et ça n’est certainement pas une consolation pour le décès du pilote américain au service de son pays. C’est simplement une mesure de l’excellence française.

  8. Félix GARCIA dit :

     » L’idée était alors de développer deux types de navires différents, à savoir un monocoque [classe Freedom] et un trimaran [classe Independence], puis de leur ajouter des modules capacitaires en fonction de leurs missions [lutte anti-sous-marine et anti-navire, déminage, renseignement, surveillance côtière, opérations spéciales].
    Seulement, ce programme a viré au fiasco, avec une hausse exponentielle des coûts et des navires qui se sont avérés moins performants que prévus. »

    Bon, ben j’vais p’têtre arrêter avec mes voiliers hybrides faiblement armés !
    ^^

    • Twouan dit :

      Le probleme c’est la vitesse.
      Ca fait d’enormes moteurs 2×30 MW (2x une Fremm!) et c’est cher a entretenir. C’est les mig25 de la navy.
      C’est dommage car avec une petite reduction de la vitesse le concept etait interessant.
      Les autres ‘surcout’ sont ceux de l’industrie americaine de 2010. N’importe quels navires les auraient eu.

      Les independance avec leur enorme zone modulaire semblent mieux s’en sortir. Entre les NSM et les Hellfire elles se sont aussi considerablement armee.

    • philbeau dit :

      Pourriez les proposer à des petits pays sous le vent des alizés , qui sait c’est peut-être une excellente idée…

      • Félix GARCIA dit :

        Après avoir passé une partie de la nuit a dessiner ces navires (frégates, patrouilleurs, navires de lutte ASM, petits porte-hélicoptères [4 hélicoptères] et « porte-munitions-rôdeuses), j’y crois toujours, mais bon ! ^^
        (Voiles Solid Sail)

        J’arrive à des GNL (Groupes de Navires Légers) de 11 navires :
        – 1 navire ravitailleur avec hélisurface : 150 m de long, 3 mâts de 60 m
        – 1 porte-hélicoptère / munitions-rôdeuses / dirigeables gonflables dronisés : 150 m de long, 3 mâts de 60 m, un hangar avec ascenseur et une cale pouvant contenir 4 hélicoptères, des drones à voilure tournante, des dirigeables gonflables dronisés et des munitions rôdeuses
        – 2 « frégates » : 100 m de long, 2 mâts de 50 m ; 1 tourelle 76mm, SIMBAD Mistral, MMP, MLP, 2 RapidFire 40mm, mitrailleuses 12.7mm, embarcation rapide
        – 1 patrouilleur « type A » : 50 m de long, un mât de 30/40 m ; 1 RapidFire 40mm, SIMBAD Mistral, MMP, mitrailleuse 12.7mm
        – 4 patrouilleurs « type B » : 50 m de long, un mât de 30/40 m ; 2 SIMBAD Mistral
        – 2 patrouilleurs « type C » : 50 m de long, un mât de 30/40 m ; Sonar (FLASH ?) et MU-90

        6 GNL en tout, soit 66 navires. 1 GNL par « zone outre-mer » et un pour la Méditerranée.
        Plus 60 :
        – 10 NRH (Navire Ravitailleur avec Hélisurface)
        – 20 patrouilleurs « type C » (ASM)
        – 30 patrouilleurs côtiers et littoraux multicoques : 40 m de long, mât de 30m ; tourelle de 20 mm

        Soit 126 voiliers hybrides (motorisés).

        Le tout, avec 35 LAC60T de « Flyng Whales », dont 5 ASM (bouées, sonar trempé, torpilles MU-90, leurres, mines, grenades …).
        Des dirigeables dronisés « NATAC » de « Voliris », comme « effecteur déportés et multiplicateurs d’effets ».
        Et 200 « Celera 500/1000L à la française », dont 25 pour le PATMAR/Reco etc …, et 50 pour le combat air-mer/air-sol.

        J’ai même « dessiné » une frégate de défense aérienne rapprochée (sans voiles), pour la défense des « unités majeures » :
        – 4 RapidFire 40mm (deux à l’avant, deux à l’arrière)
        – 2 laser HELMA-P (un avant, l’autre arrière)
        – 4 SIMBAD (deux à l’avant, deux à l’arrière)

        3 pour l’instant, soit un par « unité majeure ».

  9. Aymard de Ledonner dit :

    Excellente nouvelle qui confirme le niveau d’excellence de notre marine et de ses matériels en ce qui concerne la lutte ASM.

  10. Khay dit :

    Ça aurait été posté hier j’aurai dit Poisson d’Avril 🙂

  11. Red dit :

    Intéressant cette compétition commerciale entre US/France dans le domaine ASW))

    Je ne suis pas ci surpris que cela par la décision de la Navy et surtout du C-A en charge du projet. Plusieurs personnes autour de moi sont tombés de leurs chaises par contre. Le hic pour eux c’est que le sonar remorqué de Lockheed TB-37U est absolument le même type de sonar que le CAPTAS-4/T-3. À savoir : Un sonar passif/actif pouvant opérer dans une vaste gamme de profondeurs, de températures et de salinités, en plus d’avoir une portée estimé à + 160km. Le sonar été « IOC » en 2008 et admis au plein service des années plus tard dans la Navy.
    .
    Beaucoup de personnes me disent que le TB-37U et le CAPTAS-4 dans sa nouvelle tranche sont vraiment proches niveau performances/fiabilités etc. Pourquoi donc ne pas acheter US ? Hypothèses :
    .
    – Les commandes du TB-37U débordent. Lockheed livre pour à la fois les Arleigh Burke en cours de modernisation de la côte-Ouest + les nouveaux navires de la classe construits (2 par an) + la marine japonaise .

    -Le Design de la classe Constellation est celui de la FREMM qui est tout conçu pour le CAPTAS-4 (on parle de sonars de plusieurs dizaines de tonnes) et comme dis plus haut, la Navy n’à plus le temps pour des adaptations de dernières minutes.
    .
    À mon avis, ses hypothèses couplés aux performances du CAPTAS-4 ont facilité le choix de ce dernier.

    Maintenant pour les capacité ASW en générale, c’est géniale de recevoir un prix de la part de l’US Navy, mais ils ont des moyens et des techniques que personne d’autre ne possède. Les bouées par exemple, la Sonoflash est géniale (actif/passif basss fréquence + multistatique cohérente mais avec un seul sonar, le Flash)
    .
    Quand l’US Navy opère, les P-8/MH-60R lancent 6 types de bouées dont des multistatiques cohérentes et non cohérentes pour créer un champ multistatique multi-profondeurs reliant : MQ-4C, P8-A (fusion des données et capteurs) Destroyer/Frégates, satellites et MH-60R.
    .
    En gros ils sont déjà dans le cloud ASW. https://www.militaryaerospace.com/sensors/article/14198901/antisubmarine-warfare-asw-sonobuoys-multistatic
    .
    * Le programme déjà lancé « BlueTracker » de Thales s’en approche mais il faudrait connecter des satellites, ajouter des bouées plus spécifiques, augmenté la vitesse des bandes passantes des FREMM/FDI/FDA pour les « linker » sur plusieurs capteurs au champ multistatique et .. ajouter au moins un UCAV/UAV ASW comme le Triton. La France vas-elle lâcher des dizaines de milliards comme l’Allemagne ? Je répète, Thales est sur la très très bonne vois, manque du $$ et je pense, réalisé à quel point le monde d’aujourd’hui est dangereux. Qui veux la paix prépare la guerre.

    • Félix GARCIA dit :

      Passionnant (même si je suis incapable de juger).

    • Achille-64 dit :

      Sauf mauvaise interprétation de ma part sur le système US ( https://www.militaryaerospace.com/power/article/16726122/lockheed-martin-to-build-antisubmarine-warfare-asw-towedarray-sonar-systems-for-surface-warships ), celui-ci est composé d’un sonar actif de coque (le classique SQS-53C) et d’une antenne passive remorquable et à immersion variable.
      Donc, en fait un système aux capacités bcp plus faibles que le CAPTAS 4.

      Après, pour les histoires de cloud et toute la panoplie que vous exposez …
      Ce n’est pas non plus l’US Navy qui a remporté les deux derniers Hook’em award. CQFD.

      Le pb de l’ASM français, c’est l’hélico qui n’a pas la dispo, encore une fois. Parce qu’avec le standard 6 de l’Alantique, un grand pas a été franchi dans les airs.

      • Red dit :

        Effectivement il y à mauvaise interprétation du système US de votre part.
        .
        Le SQS-53C n’est pas un sonar de coque « classique » mais de dernière génération actif/passif architecture ouverte.
        l’AN/SQR-19 est effectivement une antiquité qui date des années 90’s et dont l’US Navy ce plaint (sonar remorqué) mais il est progressivement remplacé par le TB-37U qui, comme je le mentionne plus haut, est dans les mêmes gammes de performances que le CAPTAS-4 Tranche-3/V3 : https://www.militaryaerospace.com/computers/article/16715038/navy-asks-lockheed-martin-to-build-towedarray-sonar-systems-for-navy-surface-warships
        .
        Par ailleurs, ce même sonar « nouvelle génération » est installé sur les LCS mais .. « ça marche pas » Ils ne sont pas capable d’opérer un tel sonar remorqué en module de mission et ce, sur une frégate de 3200/3000 tonnes.
        .
        « Après, pour les histoires de cloud et toute la panoplie que vous exposez …
        Ce n’est pas non plus l’US Navy qui a remporté les deux derniers Hook’em award. CQFD. »
        .
        Avant de parler de Cloud ou du déploiement ASW par bouées US, je veux au moins vous expliquez ce qu’est le Hook’em .. Cette distinction est distribué par la 6e flotte US et est remis pour une unité : (hélicoptère, navire, MPA, SNA) ayant appuyer la 6e flotte tout en ayant démontré : préparation, compétence et impacte opérationnelle ASW supérieure. C’est « du mots pour mots » de la 6e flotte : https://www.c6f.navy.mil/Press-Room/News/Article/2230255/french-units-hook-6th-fleet-asw-award/
        .
        Ce n’est pas l’US Navy ou la MN qui remporte ce prix, mais une unité et son équipage. De plus, cette unité doit obligatoirement avoir aidé la 6e flotte, qui opère exclusivement en Europe et alentours. Sans rien enlever à personne, le débit des missions ASW est bien plus intense en Asie et ce que font la 7e flotte et la Marine Japonaise face aux russes/chinois, c’est du quasi permanant. Toujours des SNA/SN classique qui frôlent les limites territoriales de Taïwan et des eaux japonaises.
        .
        Le système de bouées US que les P-8 larguent est un système de 6 types de bouées à grandes échelles. Ils ne pratiquent que ça en grandes exercices et même s’ils font un tel déploiement contre un ou 2 SNA russe en guise de « show of forces » ce n’est qu’une seule unité qui recevra le Hook’em, celle qui aura exécuté au mieux la mission.
        .
        « Le pb de l’ASM français, c’est l’hélico qui n’a pas la dispo, encore une fois. Parce qu’avec le standard 6 de l’Alantique, un grand pas a été franchi dans les airs. »
        .
        Pourquoi commencez-vous par le mot « pb » ? 🙂 Je n’ai pas dit que l’ASW française était mauvaise. J’ai dit que les USA ont des moyens que les autres n’ont pas – pas besoin de CQFD – Quant un Burke équipé du SQR-19, associé à un GAN et se vois confié une mission ASW avec une FREMM, son équipage n’est pas très heureux que la priorité des modernisations de la classe vont d’abord à la 7e flotte, même si cela ce comprend. Donc, oui, le CAPTAS-4 est un sonar envié par beaucoup de marin US qui opèrent en Europe avec le leur qui date. N’empêche qu’un sonar, un prix, ne reflète pas la supériorité d’une marine entière sur une autre dans un domaine – loin de là – .

        • Achille-64 dit :

          Pour rester sur le sujet du sonar et de son système embarqué, votre argumentation passe sous silence la différence essentielle entre le TB-37U et le CAPTAS-4 et qui explique, toutes choses égales par ailleurs, la meilleure performance et la plus grande souplesse du sonar européen.
          Le SQS-53C reste un sonar actif de coque qui émet sa puissance depuis juste sous la surface, un niveau de source énorme, mais qui en eaux stratifiées (comme elles le sont souvent) va propager beaucoup de sa puissance dans la couche de surface.
          Le CAPTAS emporte ses transducteurs à une profondeur de tuuutt mètres, ce qui lui permet de propager sa puissance (moindre) dans la couche d’eau où peut se cacher le soum.
          Comme vous le savez.
          Ce qui fait qu’un système CAPTAS, en stand alone, est beaucoup plus efficace que le combo TB-37, ce qui fait qu’une FREMM ASM même sans le ‘cloud’ est la plus efficace. Même quand il n’y a pas d’hélico à bord.
          D’où la performance de frégates de la MN, avec des équipages entraînés, lors d’exercices de type Hook’em.
          Et c’est pour cela que l’US Navy achète des CAPTAS.
          CQFD.

          Pour votre laïus sur l’Asie et le principe du Hoolk’em, je vous laisse exposer tout ceci, c’est intéressant mais ça n’enlève rien à la supériorité intrinsèque du CAPTAS.
          Et votre point sur le P-8 et ses bouées est ‘vendeur’. Espérons ensemble qu’avec le standard 6 de l’Atlantique, la Marine ait reçu un lot important de bouées passives et actives de nouvelle génération.

    • philbeau dit :

      Belle plaidoirie pour rappeler , au cas où on l’oublierait , que America is the best . Sauf que l’énoncé de la génèse du choix de l’US Navy , et des fiascos répétés de ces dernières années dans ses matériels ne plaide pas pour votre exposé et votre parti pris . C’est dur , hein ?

      • E-Faystos dit :

        pas trop.
        Air et Cosmos est remonté dans mon estime depuis que l’équipe s’est étoffée avec l’excellent Xavier Tytelmann.
        Et je ne dis pas cela parce qu’il appelle un chat un chat, ou le F 35 une arnaque: un tel biais de confirmation serait un raccourci inacceptable. Ou pas.
        D’après le magasine et son article trouvable sur le net:
        https://air-cosmos.com/article/l-us-navy-choisit-finalement-le-sonar-captas-4-europeen-pour-ses-fregates-28972
        .
        Des problème fiabilité des transducteur et de stabilité dans l’action.
        Accessoirement, le mat principal me fait penser à celui du Duguay Trouin, dont la carrière démarre tout juste. Ou pas.
        Mais c’est surement la dernière technologie furtive donc je ne saurais juger.
        Bonne continuation.

  12. PK dit :

    L’US Navy semble plus raisonnable que l’US Air Force 🙂

    • Ki2 dit :

      C’est à dire ? Vous voulez que l’USAF achète du Rafale ?

      • PK dit :

        L’US AIr Force s’accroche comme un morpion au F-35… Au moins, les marins ont l’air de tourner la page d’un échec annoncé avec plus de pragmatisme.

        • ki2 dit :

          Il n y à aucun avantage pour eux à acheter un des chasseurs européens car il ne leurs apporteraient aucun avantage tactique ……il n y à rien qu’un chasseur européen peut accomplir que les F15, F16, F18, F22 ne peuvent pas faire

  13. Themistocles dit :

    Vu les performances observées du bestiau, on les comprend ! Et quelque soit la cible SSN, SSGN ou SSK. En méditerranée ou dans le grand nord. C’est même encore plus performant en couplé avec le NH 90. Mais quand il vole…

  14. Expression libre dit :

    Raison de plus pour avoir 3 FDI de plus , 8 FDI équipées dès le départ avec tous les brouilleurs et leurres nécessaires. Et 8 SNA type Suffren avec quelques MDCN à tête nucléaire à bord. 15 à 20 kilotonnes pour refroidir les ardeurs d’un pays agresseur qui serait tenté d’utiliser le nucléaire tactique sur le champ de bataille en sachant que l’on n’aurait pas les moyens d’y répondre sauf à engager le nucléaire stratégique. Il faut revenir aussi au format 6 SNLE. Les décisions, c’est maintenant après les présidentiels.

  15. Blue dit :

    Red, il y a quelques erreurs fondamentales de jugement sur la TB37 : c’est loin d’etre un VDS actif mais seulement un moyen de reception d’une emission active et cela change tout dans l’analyse comparative

  16. jp dit :

    ils vont analyser toutes les spec et les demo, ensuite ils prendront du made in US

  17. albatros24 dit :

    Les Etats Unis devraient s’attacher à démarcher aussi par exemple les autres fabricants français des canons automoteurs 155mm ainsi que des avions multirôles (les seuls véritables au monde) : ils feraient ainsi des économies de temps et de recherche et développement considérables.

  18. Patatra dit :

    On sait qu’il est bon le CAPTAS 4.
    Pour la blague, il faudrait coller à la stratégie de vente aéro US et être en capacité de leur dire qu’il n’est disposnible exclusivement que sur des FREMM…. uh uh uh