Pour l’EuroDrone, Airbus choisit le turbopropulseur proposé par la filiale italienne de General Electric

Après des mois de palabres au sujet des spécifications et des coûts, l’Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement [OCCAr] a enfin notifié le contrat de développement et de production du futur drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] européen [ou Eurodrone] à Airbus Defence & Space GmbH, le maître d’oeuvre de ce programme, mené en coopération avec Dassault Aviation [chargé notamment des commandes de vol électriques] et de Leonardo.

Cependant, il restait à régler un détail, et non des moindres : la motorisation de ce futur appareil, qui, pour déplacer ses dix tonnes, aura besoin de deux turbopropulseurs. Deux industriels étaient en lice : le français Safran, avec l’Ardiden TP3, et Avio Aero, la filiale italienne de l’américain General Electric [GE], avec le Catalyst [ex-Advanced Turboprop, ou ATP]

Ce 25 mars, Airbus a mis fin au suspens, via un communiqué : alors qu’il est dit sur tous les tons que l’Eurodrone est un programme majeur pour l’autonomie stratégique européenne, le choix du maître d’oeuvre s’est finalement porté sur le Catalyst qui, conçu par GE, va aussi équiper le Beechcraft Denali du constructeur américain Textron.

« Le Catalyst a été choisi pour sa meilleure compétitivité. On une solution qui est plus mûre, qui est en vol d’essai sur un appareil commercial […], nous avons estimé, dans la comparaison, un risque de développement plus faible », a expliqué Jean-Brice Dumont, le patron d’Airbus Military Aircraft. « C’est très important dans un programme militaire en coopération où les plannings sont tendus, et où on a un départ lancé qui est compliqué à gérer », a-t-il ajouté.

En outre, a encore valoir le responsable d’Airbus, le Catalyst affiche de meilleurs performaces techniques tout en étant plus économique.

Cela étant, même s’il est produit en Europe, il se pose la question de savoir si le Catalyst est concerné par la réglementation ITAR [International Traffic in Arms Regulations], qui permet à Washington de bloquer l’exportation de matériels militaires dès qu’ils contiennent des composants d’origine américaine.

« Le Catalyst est un moteur […] entièrement développé et fabriqué en Europe, conçu pour ne pas être soumis aux règles ITAR, permettant ainsi de s’affranchir d’exigences supplémentaires en matière d’exportation », a souligné Airbus dans son communiqué. Et cela, même si certaines pièces seront américaines. « On s’en est assuré par un audit », a précisé M. Dumont. Seulement, il ne faudrait pas que Washington fasse évoluer sa réglementation…

Évidemment, une telle question ne se posait pas pour l’Ardiden TP3, Safran ayant mis en avant le fait que son turborpropulseur était de conception totalement européenne. En outre, le motoriste français avait pris le soin de nouer des partenariats avec l’italien Piaggio Aerospace, l’espagnol ITP et les allemands MT-Propeller et ZF Luftfahrttechnik.

« Sur le moteur [de l’EuroDrone], Safran offre une solution à la fois performante et compétitive, qui a été maturée dans le cadre du programme européen Clean Sky. […] Safran est le seul industriel à offrir aux nations une solution vraiment européenne. Et dans l’esprit du plan de relance européen, il serait choquant que l’argent du contribuable européen serve à financer une solution de motorisation concurrente, qui est actuellement en cours de certification auprès des autorités américaines », avait affirmé Franck Saudo, le Pdg de Safran Helicopters Engine, dans un entretien publié par La Tribune, en juin 2021.

Et celui-ci d’insister : « Enfin, la sélection du moteur est naturellement un enjeu de souveraineté pour l’Europe, qui doit concerver son autonomie sur les enjeux de motorisation. Les autoriés françaises sont clairement mobilisées. Il me reste à souhaiter qu’Airbus et les nations prennent les bonnes décisions ».

Pour rappel, ce programme européen prévoit la livraison de 60 drones [soit 20 systèmes] à l’Allemagne [21 appareils], à l’Italie [15], à la France [12] et à l’Espagne [12] pour un montant de 7,1 milliards d’euros. D’une longueur de 16 mètres pour une envergure de 26 mètres, l’Eurodrone pourra voler à la vitesse de 500 km/h, pour une autonomie de 40 heures.

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

152 contributions

  1. Fralipolipi dit :

    J’attends de voir la réaction de la partie française et notamment de Safran.
    Le Catalyst est-il vraiment si supérieur à l’Ardiden TP3 ?

    • Fralipolipi dit :

      A noter tout de même que le moteur Ardiden TP3 proposé par Safran (en partenariat avec 3 autres entreprises : allemande, italienne et espagnole) est le fruit d’un programme de R&D totalement européen (et cofinancé par nos impôts) : le programme CleanSky2.
      https://clean-aviation.eu/media/results-stories/tech-tp-demonstrator-forges-ahead
      .
      Mais à la place, certains chez Airbus préfèrent un moteur conçu majoritairement aux US, et seulement fabriqué dans la filiale italienne (Avio) d’un motoriste bien 100% américain (General Electric).
      .
      Encore une fois, j’ai mal à mes impôts !

    • LucienB dit :

      Ce sera toujours la même réaction : nos élites souriront, applaudiront et boiront du champagne pour fêter ça. Macron et Parly diront que les Français doivent faire des sacrifices au nom de l’Europe de la Défense.

      • Thaurac dit :

        Ils ne sont pas seuls, ne nous rejouez pas les elections à chaque post.

      • scalectric dit :

        c’est un appel d’offre, on a perdu parce qu’on était moins bon, c’est tout

      • Jack dit :

        Quel rapport avec les élites, Parly et Macron ?! Vous avez lu l’article ?

    • Alain d dit :

      Supérieur ou pas, ce choix va nous soumettre encore plus aux Etats-Unis. C’est presque logique puisque l’outil de défense italien n’est plus souverain, et que l’allemand l’est de moins en moins. Donc, à chaque coup que la France coopère avec l’Allemagne + l’Italie, elle se retrouve isolée. Et l’Allemagne, en concurrence industrielle frontale avec la France, préférera toujours favoriser d’autres entreprises voisines que les françaises. C’est visible depuis des décennies.

      • Carin dit :

        @Alain d
        D’un autre côté nous sommes acheteurs de 12 drones+3 stations sol…
        Ce produit appartient à Airbus, nous ne le proposeront donc pas dans notre catalogue de produits à la vente..
        vu leur taille, leur endurance, et leur boule optronique, ces drones pourront suppléer nos ATL2-6 pour la surveillance des approches maritimes (ces derniers ne larguant pas de bouées acoustiques à chacune de leurs sorties), voire comme je l’ai déjà écrit, pourront être en partie répartis entre nos différentes îles lointaines, pour la surveillance de leurs vastes ZEE, de façon bien plus continue et pour nettement moins cher qu’avec les actuels avions de chez Dassault…
        Quant au moteur de chez Safran, nul doute qu’il sera proposé au catalogue de cette entreprise dont la réputation n’est plus à faire, et c’est pas les débouchés aussi bien militaires que civils qui manquent.

        • Lagrange dit :

          Nous n’aurrons pas asser de drone pour les utiliser à la fois au soutient de l’armée de terre et de la Marine.

        • Gaulois78 dit :

          @Carin
          Pensez-vous qu’il y a une obligation pour la France d’utiliser le moteur Avio ?
          Il y aurait-il possibilité pour Safran de motorisé nos drones ?

          Quand a l’énorme cde Teutonne on sait ce qu’il en advient une fois que la fabrication ce fait en Allemagne, réduction de 50%…

    • PeterR dit :

      Comment dire.
      J’ai écouté d’une oreille distraite le discourt d’EM hier. Il parlait que la France devait retrouver sa souveraineté y compris vis à vis de pays alliés.
      Je pense que cette affaire fait partie du plan.
      Je n’en attendais pas moins de la part d’un ex ministre de l’économie qui avait su en son temps défendre vaillamment le dossier de vente d’Alstom à GE et porter haut les couleurs de la France.

      C’est à l’aune de petits événement de ce type et qui passent largement au dessus de la tête de l’électeur moyen qu’on se rend compte qu’ils nous prennent vraiment pour des gens bons (pas sûr de l’orthographe de ce dernier terme)

    • Oliver dit :

      Suffit qu’un Trump reviennent pour chambouler le devenir de l’Eurodrone quant à ses portées stratégiques. L’ITAR peut évoluer avec une fâcheuse tendance à utiliser une géométrie variable liée aux intérêts mercantiles des anglo-saxons.

    • Patatra dit :

      [HS] Bonjour Frali, je n’ai pas été en mesure de vous répondre pour le H160M à temps. Mais pour être tout à fait clair et partageant à 200% votre constat le H160M n’est pas prévu pour de l’ASM.

      Je viens de reboucler sur le site d’Airbus… C’est clair et net… Désolé. Après je me demande si un NH90 est adapté à la PLH d’une FDI… ou l’inverse.
      [/HS]

  2. Titi dit :

    Je suis persuadé que la France devrait reprendre le contrôle de ses programmes scaf, drone, tank et hélicoptères, et accepter des partenariats d’égal à égal avec de grands pays comme l’Italie, ou bien confier des lots précis a des plus petits pays comme la Grèce.
    Car cette dilution de notre leadership dans de grands partenariats nous faire perdre notre avance et autonomie pour l’exportation. Elle efface aussi notre différence qui était chère aux pays acheteurs de notre armement.
    De plus, faire seul limite nos investissements mais nous oblige à faire moins chers et des produits adaptés à notre puissance moyenne et donc accessible en prix aux autres puissances moyennes dans le monde…
    C’est vraiment attristant cette soumission à l’Allemagne et l’Europe…

    • Patrico dit :

      Merci TiTi, Philbeau et tous autres ! Tout se délite régulièrement . Et nos Armées doivent subir grrrrr !

  3. Titeuf dit :

    On l’avait pas vu venir celle là…..

    • Gaulois78 dit :

      @Titeuf
      Malheureusement oui…On s’y attendait avec les Europeistes qui nous gouvernent (c’est de l’humour ce dernier mot)…La France est le strapontin de leurs ambitions européennes…

  4. philbeau dit :

    C’est à pleurer …ou se la prendre et se la mordre . Bref , on savait que » l’Europe de la défense « était une chimère macroniste , mais quand même , Airbus dans le contexte actuel pouvait faire un petit effort ? Joli bras d’honneur en tout cas à la partie française , « partenaire » on le rappellera dans le programme Scaf , un témoignage touchant de « l’amitié franco-allemande » , ou du couple bien connu de nos politiciens français eurobéats . Pour la suite , c’est quoi M. Joel Barre ?

    • LucienB dit :

      Toujours la même histoire : trahison, lâcheté et paresse. Mais les Français ont l’air d’aimer ça.

    • Alexei Zaysen dit :

      @philbeau: pour la suite, c’est une série de coups durs pour Ariane Espace… Et ce n’est pas fini!
      Plus besoin d’écarter les français, le dernier missile de Kim passe déjà crème 😀 comme vous dites !

    • Carin dit :

      @Philbeau
      Je ne comprends pas votre déception…
      Faites le compte de tout ce qui est fournit par des entreprises françaises dans ce drone, (pour 12 drones), et comparez avec ce que les autres fournissent…
      Je peux déjà vous dire : les commandes de vol électriques, le train d’atterrissage, la boule optronique, certains missiles, les modules de liaisons satellitaires, et j’en oublie sûrement. A votre avis combien représente cette liste dans le prix de ce matériel?
      Et je ne vous parle que du drone… les stations sol ont un poste de pilotage dont l’ergonomie doit sûrement sortir tout droit des ateliers de chez Dassault…
      Nos amis italiens en commandent 15…
      De plus ces drones ne sont pas taillés pour un theatre d’operation, donc on se fout que nos amis américains puissent faire évoluer leur réglementation pour le placer sous le boisseau ITAR, c’est le problème d’Airbus, pas celui de la France… nous sommes juste clients, pas vendeurs de ce produit.

      • Lagrange dit :

        Sauf que si nous sommes censé participer à la production de ce drone, comme vous le relevez vous même, donc bénéficier de ventes exports. Nous ne sommes pas de pures acheteurs nous participons aussi à la production.

        D’où le pépin car avec un prix exhorbitant et un moteur pas ITAR free c’est quasi cuit pour l’export.

      • Gaulois78 dit :

        @Titeuf
        Malheureusement oui…On s’y attendait avec les Europeistes qui nous gouvernent (c’est de l’humour ce dernier mot)…La France est le strapontin de leurs ambitions européennes…

  5. Fabiano dit :

    Cela démontre juste que la collaboration d’Airbus avec la BITD française (dont Safran, Thales, Dassault) est impossible.
    Le SCAF doit être abandonné sine die.

  6. Meiji dit :

    On va remplacer nos MQ9 Reaper par cette énorme baleine, qui en plus n’est même pas prévue pour emporter de l’armement.
    Les Allemands plombent tous nos programmes de coopération, faisons de même pour cet Eurodrone qui ne nous servira a rien, juste dépenser 1.5 milliards d’euros pour 12 drones (!)

    • joe dit :

      Faux. Il est bien évidement prévue d’être un drone modulaire, inclus de l’armement divers et varié. Le prix s’oublie, le drone reste. On vois juste avec le conflit en Arménie puis Ukraine que les drones et matériels anti-drones font la différence entre victoire ou défaite. A cela s’ajoute bien sur d’autres drones plus modeste, purement tactique comme ceux développés par l’Ukraine, qui coûtent une poignée de cerise pour des résultats sans commune mesure avec leur prix.

      • ScopeWizard dit :

        @joe

        « Le prix s’oublie, le drone reste. »

        C’ est quoi cette arnaque ?

        Précisément le prix ne s’ oublie pas .

        « On vois juste avec le conflit en Arménie puis Ukraine que les drones et matériels anti-drones font la différence entre victoire ou défaite. »

        Jusqu’ à quel point ? Vous présentez cela comme s’ il s’ agissait d’ une panacée miraculeuse , mais n’ est-ce pas un peu exagéré ?

        « qui coûtent une poignée de cerise pour des résultats sans commune mesure avec leur prix. »

        Toujours cette histoire de prix .

        En somme , vous faites la promo du ratio prix/usage mais quid de la qualité ?

        On dirait un vendeur , quoi .

      • et v’lan passe moi l’éponge dit :

        -Le prix s’oublie, le drone reste.—
        Et l’esprit fantassin se perd…
        Et vu le prix il va falloir beaucoup de fantassins….

      • Carin dit :

        @joe
        Pour les petits drones pleins de petits cadeaux, nous auront le Patroler…

    • Stan B dit :

      A 60 millions le rafale C donc on achète 12 drone dont on ne sait quoi faire pour le prix de 25 rafale??!

      • ScopeWizard dit :

        @Stan B

        Si tel est bien le cas , votre remarque est effectivement fort logique et pertinente .

        Posons-nous les bonnes questions…

      • wagdoox dit :

        On compare le prix de production du rafale et le prix de r&d + production du drone.
        on parle de 117 millions pour un rafale (R&D+production+TVA), le prix est à peu prêt le meme.
        Ca reste incroyablement cher, je veux juste donner une comparaison réaliste. (il faudra voir la comparaison en terme de cycle de vie quand on aura les chiffres).

  7. Hélyx dit :

    Ce n’est pas parce qu’une pièce est produite hors USA qu’elle n’est pas soumise à la réglementation ITAR. Et puis de toute manière, le moteur Catalyst est monté sur les Cessna, une petite mise à jour de l’USML suffira pour bloquer les ventes d’Eurodrone (si jamais il se vend).

    Peu de suspense dans ce choix vu que la France reste minoritaire dans ce programme avec l’Espagne. Je vais bien rigoler quand les USA modifieront leur réglementation, ils ont fait le coup pour les satellites commerciaux, en les classant comme « matériel militaire ».

    • AlexS dit :

      Le nouveau moteur CATALYST de General Electric Aviation, entièrement développé en Europe sous la direction d’Avio Aero, a été choisi comme moteur du nouveau drone européen EUROMALE (European MALE RPAS). Il s’agit d’un turbopropulseur totalement nouveau, qui a volé pour la première fois le 30 septembre 2021, et qui est exempt d’ITAR (c’est-à-dire exempté du contrôle des exportations du gouvernement américain). Avio Aero a joué un rôle de premier plan dans la phase de développement et a dirigé le programme en concevant l’architecture du moteur et l’intégration du système à Turin, le système FADEC à Bari (en collaboration avec l’école polytechnique de Bari), les différents sous-systèmes (notamment la chambre de combustion et les transmissions) à Pomigliano d’Arco et à Turin et, enfin, les composants imprimés en 3D (fabrication additive) à Brindisi.

      Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)
      du magazine RID – Rivista Italian Difesa

      • Auguste dit :

        C’est bien beau tout çà,mais le patron c’est GE.

      • Hélyx dit :

        @AlexS

        Il y des composants US dans le CATALYST, ce qui le rend éligible à la règlementation ITAR, alors que GE parle du design fait en Europe. ITAR cible des équipements militaires comprenant des composants US, c’est le cas ici.

        La seule raison pour laquelle on dit qu’il est ITAR-free c’est qu’il n’est pas sur la liste USML (United States Munition List) , la liste sur laquelle se base ITAR, puisqu’il est monté de base sur un appareil civil.
        Cependant cela changera s’il est monté sur un drone militaire, Il suffira au gouvernement US de prétexter ce point pour l’intégrer à l’USML.
        Bien entendu les USA ne feront cela qu’au dernier moment, lorsque Airbus aura passé commande et que les premiers moteurs aient été installés. Ce serait mal connaître les USA de penser le contraire….

    • GHOST dit :

      Et la France a son service des versions militaires du Cessna.. Pourquoi cette obligation de vendre l´Eurodrone hors de l´Europe? Le marché de l´UE n´est-il pas assez suffisant ?

  8. Georges Frérot dit :

    L’assurance touriste qui n’engage que ceux qui y croient :

    « On s’en est assuré par un audit ».

    Charles PASQUA fait des émules.

    Pourquoi ne pas avoir demandé aux USA de s’engager à laisser les dits moteurs libres de toutes restrictions commerciales dans le cas d’une vente de ce drone ?

    Pour une solution européenne,
    qui a déjà tant attendue plus de dix ans pour voir le jour,
    et dont l’opportunité technologique fait débat aujourd’hui,
    pourquoi ne pas avoir pris le risque industriel du moteur de SAFRAN ?

    Il ne serait pas choquant de développer en parallèle une gamme d’e_Neurone aux capacités opérationnelles affirmées :
    – vitesse,
    – rayon d’action,
    – poids de la charge utile,
    – appontage,
    – ravitaillement en vol, nourrice compris.

    L’indépendance et la résilience de la FRANCE sont peut-être à ce prix, d’autant que la coopération est déjà en place.
    Serait-il possible de la prolonger ?

    • ron7 dit :

      … Il ne serait pas choquant de développer en parallèle le moteur de Safran, ben oui ! Les zaméricains continuent toujours à nous la faire à l’envers ! Alors… Stop !
      Quand le bouzin avec ses 2 moteurs sera en phase définitive, on aura un moteur alternatif qu’on suppose… éprouvé et fiable ! Quand les USA vont jouer aux cons, on renverse la vapeur ! Moteur Safran pour l’export, et les futurs drones !
      De la logique ITAR Free : Imparable !
      Ce moteur SAFRAN possible pour un autre drone ? Pourquoi pas !
      Un drone plus léger, avec un seul et unique moteur !

      • Mat49 dit :

        Nous n’avons pas le budget pour le faire. On a même « temporairemement » baissé les crédits du Minarm.

  9. Trent dit :

    Je suis sûr que c’est encore un coup des Allemands.
    Ils préfèrent que la France soit rabougrie quitte à flinguer les solutions Européennes

    • NRJ dit :

      Les méchants allemands qui veulent détruire les industries européennes pour faire plaisir aux américains. MDR. Quand l’anti-américanisme rejoint le complotisme, il n’y a qu’un vainqueur : le rire.

      • Soult dit :

        Ils ne veulent pas les détruire, ils ne veulent pas concurrencer les USA.

        • NRJ dit :

          @Soult
          Ils défendent leurs intérêts. Si leurs intérêts sont de concurrencer les USA, ils le feront. Sinon ils ne le feront pas.

    • Carin dit :

      @Trent
      C’est un directeur français qui a pris cette décision!
      Nos amis allemands sont très soumis aux states, mais sur ce coup, c’est pas eux.

  10. EBM dit :

    Les joies de l’europe de la défense: payer plus cher à long terme, avoir trop peu de matériels trop tard, flinguer son industrie et se mettre à la merci des Etats unis.

    En 2012 échouait le Talarion fait par EADS seul car aucun pays ne voulait de la facture de 2,9 milliards de 2012 soit 3,13 milliards actuel. Facture de 2,9 milliards pour 45 appareils (18 pour la France, 18 pour l’Allemagne et 9 pour l’Espagne), soit 15 systèmes (station au sol et 3 drones), soit 64,45 millions de 2012 (et 69,56 actuel) par appareil sans l’entretien. La France aurait payé 1,5 milliards selon la DGA en 2012 si le programme s’était poursuivi en coopération.

    Puis après avoir stupidement refusé la coopération avec les anglais qui devait aboutir à une mise en service en 2020 pour moins cher que le Talarion avec plus de retombées pour nous, on achetait américain comme solution intermédiaire et on repartait sur ce qui avait échoué en 2012 en ajoutant l’Italie dans le lot.

    Dix ans plus tard toujours aucun drone produit en europe en service dans nos armées, une facture totale de 7,1 milliards pour 60 drones, soit 118,34 millions sans le soutien. Alors que le nombre de drones commandé à augmenté et que le nombre de pays participants est plus grand. Tout ça pour en plus filer une partie du blé à GE.

    Tous ceux qui viennent dire que c’est un bon résultat se félicitent d’une catastrophe. Si le Talarion était trop cher, et qu’on ne l’a pas fait pour ça comment justifier de payer plus cher par drone. Ce qui doit en plus servir de justification à la baisse d’un tiers de notre commande. Ne pas investir plus fait économiser à court terme mais à long terme bonjour les dégats pour nos armées, ou ce qui l’en reste.

    • tankaboum dit :

      Je m’abaisse volontiers à dénigrer le F35.. Alors là.. Quoi dire une merdeveille pour le même prix qu’un F35…Moins rentable certes .mais quand même!!!

      • et v’lan passe moi l’éponge dit :

        Il faut juste espérer que le drone n’est pas la même passion pour les profondeurs…

    • NRJ dit :

      @EBM
      « Puis après avoir stupidement refusé la coopération avec les anglais ». Non.
      « qui devait aboutir à une mise en service en 2020 pour moins cher que le Talarion ». Non.
      « avec plus de retombées pour nous, ». Rien ne permet de l’affirmer.
      3 affirmations inexactes ou prématurées en une phrase, pas mal.
      1ere affirmation : les anglais nous ont lâché en 2011 quand Sarkozy voulait lancer le Telemos, nous contraignant à devoir se payer une solution intérimaire (Reaper ou Héron TP/Voltigeur) pour remplacer les Harfang.

      2ème affirmation : en coopération, le Talarion dans sa globalité aurait coûté 1,5 milliards. A part si vous connaissez le coût global du Telemos (ce qui n’était pas le cas dans nos derniers échanges), rien ne vous permet d’affirmer qu’il aurait été moins cher que la solution franco-germano-espagnole. Mais on sait déjà que rien pour les coûts de R&D, il était plus cher que le Talarion.
      Après si vous me sortez que le Talarion aurait été fait par la France seule et qu’à cette condition il aurait été plus cher que le Telemos, alors là je réponds d’accord. Sauf que rien ne vous permet d’affirmer que l’Allemagne et l’Espagne auraient quitté le programme d’elle-même si la France ne l’avait pas quitté en premier.

      3ème affirmation : rien ne permet de l’affirmer car on ne sait pas quelle aurait été la part des retombées en France du Talarion et comment aurait été faite la répartition industrielle sur le Telemos. On peut affirmer à la rigueur qu’il y avait vraisemblablement moins de retombées pour les bureaux de R&D en France avec le Talarion, car les coûts de R&D étaient divisés à parts égales entre les 3 partenaires.

      D’accord sur le reste. L’Eurodrone n’a pas à être mené. C’est un programme optimisé pour la seule lutte antiterroriste, une menace qui devient négligeable à l’heure actuelle (les dernières semaines le montre). Une commande complément de Patroller me semblerait plus indiquée vu qu’il fait 90% des missions de l’Eurodrone pour une fraction du prix.

      • Aramis dit :

        Le patroller n a pas l endurance pour remplir les missions d un drone genre Reaper d ou le fait qu on ait les deux types de drones.

        • NRJ dit :

          @Aramis
          Le Patroller peut faire les mêmes missions que le Reaper. La seule vraie différence est qu’au lieu de voler 30h, il vole juste 20h.
          Du coup, le Patroller peut reconnaître les itinéraires, faire des missions de surveillance et détruire des cibles.
          En fait la seule chose que ne peut pas faire le Patroller, c’est la décapitation à distance de chefs terroristes, en Somalie par exemple. Cela nécessite en effet de rester au-dessus de la même zone pendant des dizaines d’heures.
          Mais du coup, ce genre de mission est très ponctuelle et ne nécessite sans doute pas un investissement de plusieurs milliards. Raison pour laquelle je propose de rester sur le Patroller qui fait toutes les autres missions pour une fraction seulement du prix.

          • Aramis dit :

            Le patroller n a pas l endurance pour remplir le rôle d un MALE. D ou le fait qu on ait deux types de drones.

          • NRJ dit :

            @Aramis
            Le Patroller a l’endurance pour faire 90% des missions d’un drone Male. Si on regarde concrètement, il a les capacités d’un mauvais drone Male (autonomie de 20 heures, emport d’armements etc). Du coup, à part faire l’assassinat ciblé, il peut faire les mêmes missions que les drones Male, pour seulement une fraction du prix. Et si on se dit qu’on n’a surement autre chose à faire que de dépenser des milliards dans des programmes dont l’intérêt est au mieux ponctuel, l’Eurodrone n’a pas sa place.

          • Aramis dit :

            Le Patroller n’a pas l’endurance prévue pour l’Eurodrone qui doit aller jusqu’à 40h. Il n’a pas la vitesse non plus. Prévue pour 500Km/h pour l’Eurodrone alors qu’elle est de 314 Km/h pour le patroller. Clairement ce sont deux cellules conçues pour des missions différentes.

          • NRJ dit :

            @Aramis
            Je ne dis pas l’inverse. Tout ce que je dis est que le Patroller fera les mêmes missions que l’Eurodrone en plus mauvais. Mais vu son coût modeste et la disparition des missions attendues des drones Mâle dans un contexte d’émergence des guerres de haute intensité, je pense qu’on peut se limiter au drone Patroller.

          • Mat49 dit :

            Aramis c’est vrai mais nous avons déjà 15 MQ9 en commande ou livrés. Sachant qu’un Patroller coûte presque 4 fois moins qu’un Eurodrone cela permettrait d’avoir 60 Patroller pour l’AdT (12 prévus + 48 grâce à l’abandon de l’EURODRONE) et 15 MQ9 pour l’AAE. Ce qui vaut mieux que 15 MQ9, 12 EURODRONE et 12 Patroller comme actuellement prévu.

      • EBM dit :

        @NRJ « les anglais nous ont lâché en 2011 quand Sarkozy » Non. Vous confondez les dates : le Telemos a été lancé en 2011 après une coopération amorcée en 2010, pas abandonné en 2011. Et ce n’est pas Sarkozy qui l’a abandonné.

        « nous contraignant à devoir se payer une solution intérimaire (Reaper ou Héron TP/Voltigeur) pour remplacer les Harfang. » Le Voltigeur était la solution intérimaire compris dans la solution Telemos + Voltigeur. Vous aviez au moins compris ça antérieurement.

        « en coopération, le Talarion dans sa globalité aurait coûté 1,5 milliards. » C’était le chiffre en 2012 de la DGA qu’elle trouvait beaucoup trop cher. Et les autres pays ne voulaient plus faire.

        « Après si vous me sortez que le Talarion aurait été fait par la France seule et qu’à cette condition il aurait été plus cher que le Telemos, alors là je réponds d’accord. » Ah au moins une évidence admise.

        « rien ne vous permet d’affirmer que l’Allemagne et l’Espagne auraient quitté le programme d’elle-même si la France ne l’avait pas quitté en premier. » Tom Enders vous a contredit le 27 juillet 2012 : « Nous avons investi sur fonds propres pour ce projet. Pour aller plus loin, nous avions besoin d’un engagement sérieux DES États, nous ne l’avons pas eu. Donc le programme est mort ». il ne dit pas la France s’est désengagé tuant le programme mais aucun état ne s’est engagé. La France n’était pas partante mais les autres pas plus.

        « rien ne permet de l’affirmer car on ne sait pas quelle aurait été la part des retombées en France du Talarion et comment aurait été faite la répartition industrielle sur le Telemos » Sur le Talarion c’est très simple Dassault et Thalès était en dehors du programme. Donc retombés faibles car Airbus a pas ou peu d’activité de défense en France à part les hélicos. En revanche pour le Telemos Dassault avait toute l’électronique donc grosse retombées.

        « L’Eurodrone n’a pas à être mené. » Si le patroller fait l’affaire dans un environnement de haute intensité d’accord. Après tout le Bayraktar TB2 avec sa faible signature IR et radar s’en sort bien en Ukraine.

        • NRJ dit :

          @EBM
          « le Telemos a été lancé en 2011 après une coopération amorcée en 2010, pas abandonné en 2011. Et ce n’est pas Sarkozy qui l’a abandonné. ». Initialement, le Telemos aurait pu être lancé en remplacement du Talarion. Sauf que les anglais nous ont lâché en arrêtant temporairement le Telemos en 2010. Il ne devenait ainsi plus possible de lancer le programme à temps pour remplacer les Harfang, c’est bien cela qu’il s’est passé.
          En d’autres termes, si on faisait le Telemos, on était obligé d’acheter des Voltigeur pour remplacer des Harfang. On est d’accord là-dessus ?

          « Ah au moins une évidence admise. ». Oui. J’ajouterais que je n’ai jamais dit l’inverse. Quand on parle du Talarion, on parle du drone développé par Airbus en coopération avec l’Espagne et l’Allemagne. Pas d’un drone national. Du coup à moi de poser une question : est-ce que vous êtes d’accord avec moi si je dis « rien ne permet d’affirmer que le programme Telemos mené en coopération avec l’Angleterre aurait coûté moins cher que le programme Talarion mené en coopération avec l’Allemagne et l’Espagne », en particulier quand on sait que le coût de R&D du Telemos était supérieur à celui du Talarion ? C’est oui ou non (avec si possible une explication si vous dites non).

          « Tom Enders vous a contredit le 27 juillet 2012 : « Nous avons investi sur fonds propres pour ce projet. Pour aller plus loin, nous avions besoin d’un engagement sérieux DES États, nous ne l’avons pas eu. Donc le programme est mort ». il ne dit pas la France s’est désengagé tuant le programme mais aucun état ne s’est engagé. La France n’était pas partante mais les autres pas plus. ». Votre citation ne montre absolument rien. Tom Enders n’a pas visé spécifiquement la France, ce qu’il n’avait pas forcément intérêt à faire (ça ne lui apportait rien de cracher sur un pays en particulier, si ce n’est des problèmes, car la France soutient Airbus par ailleurs). Il a simplement mentionné les faits sur les drones Male, et notamment que les pays ont lâché le programme. Derrière, ça n’empêche pas que c’est bien la France qui a lâché le programme en premier et que l’Espagne et l’Allemagne auraient surement continué si la France s’y était impliqué. Qu’est-ce qui vous permet de dire que l’Espagne et l’Allemagne seraient partis même si la France avait continué le programme ?

          « Donc retombés faibles car Airbus a pas ou peu d’activité de défense en France à part les hélicos. ». Airbus Defense avait plusieurs équipes dans les drones en France à l’époque (équipes qui ont été dissoutes avec la fin du Talarion). Ils ont d’ailleurs fait la francisation du Harfang. Si aujourd’hui Airbus Defense n’a que peu d’équipes en France dans les avions, c’est qu’ils n’ont pas participé au Rafale et qu’ils font l’Eurofighter. Mais cela ne concerne que l’aviation de combat et non pas celle des drones de 2010. Avec cette nouvelle information, qu’est-ce qui vous permet donc de dire qu’on n’aurait eu que des contreparties négligeables ?

          « Si le patroller fait l’affaire dans un environnement de haute intensité d’accord ». Il ne s’en sortira pas forcément mieux que l’Eurodrone. Mais il ne coûtera qu’une fraction de ce dernier si on le perd.

          • EBM dit :

            @NRJ « Initialement, le Telemos aurait pu être lancé en remplacement du Talarion. Sauf que les anglais nous ont lâché en arrêtant temporairement le Telemos en 2010. Il ne devenait ainsi plus possible de lancer le programme à temps pour remplacer les Harfang, c’est bien cela qu’il s’est passé. En d’autres termes, si on faisait le Telemos, on était obligé d’acheter des Voltigeurs pour remplacer des Harfang. On est d’accord là-dessus ? » Vous faites diversion car vous vous êtes encore planté. Telemos lancé en 2011 par Sarkozy avec Voltigeur comme drone intérimaire. On aurait eu un drone intérimaire d’une ou deux stations dans tous les cas car nous avions un besoin immédiat. Et on l’a bien eu : le Reaper…

            « J’ajouterais que je n’ai jamais dit l’inverse. » Vous n’en avez pas tiré la conclusion logique à savoir que le Telemos était moins cher et plus avancé qu’un Talarion qu’on aurait dû faire seul si on avait voulu continuer.

            « Derrière, ça n’empêche pas que c’est bien la France qui a lâché le programme en premier et que l’Espagne et l’Allemagne auraient surement continué si la France s’y était impliqué. » Non comme le dit votre article fétiche, à partir de 2009, « personne ne veut le faire » donc dès 2009, soit avant tout accord Franco-Anglais, Allemagne et Espagne ont déjà laissé tombé. Donc vous niez bien l’évidence.

            « Airbus Defense avait plusieurs équipes dans les drones en France à l’époque » Sans nos entreprises majeures parties prenante on allait pas avoir de retombés. Les équipes principales étaient en Allemagne et en Espagne : là où se concentre Airbus DS. Alors que dans le Telemos 50% du programme était pour la France.

            « Si aujourd’hui Airbus Defense n’a que peu d’équipes en France dans les avions, c’est qu’ils n’ont pas participé au Rafale et qu’ils font l’Eurofighter. » Nous parlons des drones…

      • Mat49 dit :

        @NRJ et EBM le Talarion est mort né. Abandonner le Telemos pour refaire un Talarion en plus cher était une ânerie. C’est le passé.

        Aujourd’hui la question fondamentale est toujours la même : allons nous enfin faire monter notre budget autour de 70 milliards pensions comprises? Si la réponse est non nous allons continuer à nous trainer les micro échantillons d’armées actuels. Si la réponse est oui nous allons pouvoir abandonner l’EURODRONE et faire un drone adapté à tout le spectre de l’intensité pour le commander en grande quantité. Si c’est le Patroller pourquoi pas.

        • NRJ dit :

          @Mat49
          70 milliards ? Rien que ça. Ce n’est plus 60 milliards maintenant ?

          Pourquoi 70 milliards et non pas 80 ou 100 milliards tant qu’on y est ?
          Sinon, vous ne m’aviez pas répondu ? Quels composants dans votre système d’avion avec des pods devrions nous changer sous l’effet de l’usure pendant le vol ? je suis curieux de savoir.

          • Mat49 dit :

            @NRJ « 70 milliards ? Rien que ça. Ce n’est plus 60 milliards maintenant ? » lisez il y a écrit pensions comprises pour les 70 milliards, ce qui donne grosso modo 60 hors pensions.

            « Pourquoi 70 milliards et non pas 80 ou 100 milliards tant qu’on y est ? » Nous n’avons pas de quoi faire plus sans acroître la dette car la hausse proposée est exclusivement fondée sur des restrictions budgétaires ailleurs.

            « Sinon, vous ne m’aviez pas répondu ? Quels composants dans votre système d’avion avec des pods devrions nous changer sous l’effet de l’usure pendant le vol ? » Il n’y a aucun composant à changer dans l’avion si un composant du pod a une panne car justement le composant à changer est dans le pod. Si le pod a une antenne de brouillage il faut par exemple changer l’antenne de brouillage si elle a atteint sa durée de vie maximum ou qu’elle est usée/en panne.

  11. Paddybus dit :

    C’est vrai quoi… une vraie indépendance… faudrait quand même pas rêver… choisir un produit vraiment indépendant… et puis quoi encore…
    Et après ça, on va nous ressasser l’indépendance de l’industrie d’armement européiste… ils sont très forts…!!! vraiment très forts…!!!!

  12. ki2 dit :

    « Ce programme européen prévoit la livraison de 60 drones [soit 20 systèmes] à l’Allemagne [21 appareils], à l’Italie [15], à la France [12] et à l’Espagne [12] » : avant de partir en insultes la réponse à vos questions est ici (l’Italie commande plus), et Safran à été sacrifié pour que Dassault puisse avoir ses commandes de vols.
    Je pense qu’Airbus ne veut pas reproduire l’expérience traumatisante du moteur de l’A400M àlors que pratt&whitney avait proposé un moteur sur étagère à l’époque

    • Sorensen dit :

      Tout à fait, mais si Airbus doit aussi s’éviter toute dépendance, faut il encore que la solution soit de qualité. Et cela semble être le cas.

      • Aramis dit :

        Gros problème en vue pour l export.

        • Sorensen dit :

          L’export, n’est-ce pas ce truc qui permet aux puissances européennes de se défier de leurs obligations envers leurs militaires et l’industrie de l’armement en se procurant le minimum et en amortissant sur l’étranger?

  13. Ektrop dit :

    C’est dommage de ne pas aller jusqu’au bout de la souveraineté européenne. Peut-être qu’en incluant les moteurs de Safran, cela aurait donné une part trop importante aux industriels français au regard du volume de commande envisagée par la France. Il faut bien que chaque partenaire trouve de quoi faire tourner son industrie! En espérant que cela n’empêchera pas Airbus d’exporter un peu. Après vu le pourcentage que représente la défense dans son chiffre d’affaire, ça ne serait pas non plus un grand manque à gagner…

  14. Lotharingie dit :

    HS :
    .
    « ………………..(AOF) – Dassault Aviation a annoncé jeudi soir l’acquisition par la Grèce de six Rafale neufs additionnels.

    Ce nouveau contrat, qui fait suite à l’acquisition par la Grèce de 18 Rafale en janvier 2021, portera à 24 le nombre de Rafale exploités par l’Armée de l’Air grecque…………….. »
    .
    https://www.boursorama.com/bourse/actualites/dassault-aviation-la-grece-fait-l-acquisition-de-six-rafale-neufs-additionnels-04c3b7110fbb35610b5c35fda971c4a7

  15. Eckmühl dit :

    Un programme mal né dès le début qui vient après 2 projets mort-nés (Talarion, puis Telemos) !
    Des spécifications qui correspondent au besoin allemand. Un appareil lourd, bimoteur, et dont le design semble moins épuré que celui des actuels Reaper !
    Des moteurs italo-américain !
    Un drone cher que nous étions quasi près à abandonner, il y a pas si longtemps !
    Espérons que l’Eurodrone sera beaucoup plus performant que les systèmes actuels, sinon à quoi bon…
    Sans doute sauver l’idée d’une Europe de la Défense avec UN projet à 4 !?!

    • PeterR dit :

      « Espérons que l’Eurodrone sera beaucoup plus performant que les systèmes actuels »

      Ben, je crains que non. J’ai lu un article récent qui disait que les specs du zinzin étaient déjà dépassées vs la dernière version du MQ9 (autonomie, charge emportée, etc …)

      On devrait faire le même coup aux allemands que pour les avions de patrouille et le SCAF : Désolé les amis, ben en fait on achète du MQ9 et on redirige le budget à faire un Rafale ++.

  16. VinceToto dit :

    Le drone à ~110 millions d’€ l’unité? A ce prix j’ai de très forts doutes concernant le cout affiché de 3000 €/heure de vol.
    Apparemment l’objectif principal de ce projet c’est des emplois en Europe et la réduction de CO2!
    https://www.airbus.com/sites/g/files/jlcbta136/files/2022-02/FR-Airbus-Press-Release-Eurodrone-Global-Contract_.pdf
    J’imagine même pas sa durée de vie au dessus de l’Ukraine(que ce soit AA ukrainien ou russe), par contre au Sahel, il a ses chances, pour le moment. Vu sa taille et son prix, j’espère au moins qu’il peut servir de datalink pour d’autres drones, systèmes d’information au dessus des chameaux et des chèvres (mais vue sa motorisation j’ai des doutes). Encore un projet qui fait plus penser à la police, qu’à l’armée.

    • Ar-Men dit :

      En même temps, c’est quasiment leurs mission. Ils vont faire quoi ? Des ronds au dessus de l’allemange !

    • Vinz dit :

      « Apparemment l’objectif principal de ce projet c’est des emplois en Europe et la réduction de CO2! »
      Oui bon c’est de la technologie duale comme on dit dans le bouchonnoye. Il en faut pour tout le monde et Safran joue aussi sur ce registre.
      Rien n’empêche une cellule d’être motorisée par plusieurs constructeurs – cf la famille Airbus avec Safran/GE ou Pratt & Whitney. Donc à t0 c’est pour Avio ; t+1 ça peut très bien être Safran quand sa solution sera éprouvée. Les promesses Safran et son Silvercrest ont dû en refroidir certains.

  17. Trent dit :

    Catastrophe générale.
    Invendable, opérationnellement inutile.
    Bref du fric gâché ! Bravo bravo et encore bravo !

  18. MERCATOR dit :

    @Czar « l’autel du fanatisme fédéraste de la part du mari de Jean-Mi ?

    À l’attention de Monsieur Lagneau , faites gaffe et veuillez supprimer dans votre intérêt ce post( je vous laisse le bénéfice du doute, vous ne pouvez pas tout surveiller ) , Madame Macron est très pointilleuse à ce sujet, elle a porté plainte avec constitution de partie civile, à la fin du mois de janvier, pour diffamation et transphobie,visant à obtenir un procès pénal dans ce dossier, il serait dommage que votre excellent blog en supporte les conséquences, quant à czar , eh bien il assumera ses responsabilités !

  19. m dit :

    Ce qui me fait rire, ce sont les 21 drones de l’Allemagne. La commande est posée pour se tailler la part du lion industriellement et aux niveaux des décisions. Je vous parie qu’ils n’en auront jamais 21.

    • NRJ dit :

      @m
      Un contrat est un contrat. Ils y seront contraints. Si vous faites référence à l’A-400M, les allemands avaient profité des déboires du programme, déboires qui avaient imposé de revoir le programme (le coût était notamment passé de 20 à 30 milliards) et, dit simplement, refaire le contrat. A moins de retrouver de tels problèmes, ce qui n’est en aucun cas dans l’intérêt d’Airbus. Mais précisons au cas où que si l’A-400M était un programme très ambitieux nécessitant de développer un paquet de technologies, ce n’est pas le cas de l’Eurodrone.

      • PK dit :

        « Un contrat est un contrat. Ils y seront contraints »

        Comme les Australiens ? Dîtes, quitte à raconter des carabistouilles pour soutenir vos employeurs anglo-saxons, essayez de mentir avec un peu de talent, sinon c’est un peu trop visible…

        • NRJ dit :

          @PK
          Intéressez vous au dossier avant de parler. Les Australiens ont arrêté le programme Shortfin à l’une des étapes du programme. Ce n’est pas un hasard si c’était en septembre 2021. Ils en avaient la possibilité et s’ils l’avaient fait après, ils auraient eu des pénalités trop coûteuses à payer.

    • Aramis dit :

      Évidement, ils ont déjà fait le coup sûr l A400M!

  20. zaza24 dit :

    effectivement on peut tout à fait y voir une sorte de manipulation…
    De là à y penser pour le SCAF et les autres programmes…
    Retards donc restriction des choix

  21. Carin dit :

    Ce drone va servir à la surveillance nationale, et de nos ZEE que ce soit en métropole ou dans nos îles… vu sa taille, il ne verra jamais ni de près ni de loin un théâtre d’opération quelconque.
    Je l’imagine très bien surveiller pendant 40 heures nos zones de pêches, avec sa boule optronique de grande qualité en lieux et place des avions qui le font actuellement avec beaucoup moins de présence sur place. Donc envoyer quelques uns de ces drones dans nos îles, les piloter depuis la métropole serait économiquement rentable.
    Sinon je vois pas bien comment utiliser cet engin.

  22. Lothringer 2 dit :

    Frégate française « éclairée » par une turque,
    successeur de l’Atlantique-2
    char d’assaut
    SCAF
    AUKUS
    Eurodrone
    Je pense que j’en oublie encore quelques uns.

    Et tout ceci en 1 seul mandat de 5 ans.
    Bravo, y a pas à dire, nous tenons là un « champion du monde » (référence au film « le dîner de c.. »).

    Et surtout…ne pas faire de vagues. Tout va très bien Madame la Marquise.
    La France n’est pas un paillasson sur laquelle on s’essuie les pieds. (Elle n’a été que çà depuis 3 siècles, sauf sous Louis-XIV et Charles de Gaulle).

    Vous en reprendrez bien pour 5 ans….mais bien sûr, à 58%.

    • Jag dit :

      Lol!!!! Ton commentaire complètement nul a fait choux blanc….
      La provoc, ça s’apprend… Pour commencer: enlever les gros sabots!
      Et puis, si on n’est pas réélu, c’est parce qu’on a été mauvais…. le cas des 2 précédents. Alors, vu que celui là (ta tête de turc) va repasser: que s’est il passé??? Il serait pas un peu meilleurs????
      C’est vrai, on a pas l’habitude et on s’y fait pas quand on vote pour des chèvres….
      On comprend lol!

  23. HMX dit :

    Au vu de déroulement du programme Eurodrone, on pensait que ça ne pouvait pas être pire, et pourtant si : En plus de coûter une véritable fortune (à vérifier : le drone le plus cher du monde ?), d’être en retard d’au moins une génération, de présenter un intérêt opérationnel plus que limité (comparé à des drones comme le Reaper ou équivalents), voilà que le retour industriel pour la France sera encore plus limité par ce choix de motorisation italo-américain.

    En matière de ratage, c’est simplement superbe. Un véritable modèle…

    • Carin dit :

      @HMX
      Je ne voudrait pas paraître prendre la défense de cet appareil, mais pouvez-vous nous faire la liste de ce qu’il fera de moins bien que les autres??
      Je vous demande ça parce qu’il sera équipé de la boule optronique Flir 410, que cette dernière est considérée comme au minimum le haut du panier des « je vois tout »! Alors forcément je me demande…

  24. Rantanplan dit :

    Quel délire. Qu’il soit itar free n’empêchera pas les USA de bloquer les livraisons de pièces de rechanges voire les moteurs si ça leur chante. Les allemands toujours à la solde des USA. C’est bien la peine de développer un drone européen si c’est pour mettre des moteurs US. Achetons directement le drone équivalent US au moins on l’aura tout de suite.

    • NRJ dit :

      @Rantanplan
      « . Qu’il soit itar free n’empêchera pas les USA de bloquer les livraisons de pièces de rechanges voire les moteurs si ça leur chante. ». Pourquoi pas ? Si on prend l’exemple de Rheinmetall, on voit que le gouvernement allemand peut les empêcher de vendre leurs produits fabriqués en Allemagne. Mais ça ne les empêche pas de vendre ce qui est fabriqué en Angleterre où en Italie.

      Après la vraie question est celle du choix du meilleur. Du « best athlete » pour reprendre les termes du SCAF. Préfère t’on avoir le meilleur ou préfère t’on soutenir le produit moins bon mais avec des contreparties industrielles ?

      Après ne vous méprenez pas à mon sujet. Je trouve dommage de faire l’Eurodrone. Mais maintenant qu’on le fait, il faut gérer.

      • Carin dit :

        @NRJ
        Ce qu’il nous faut surtout faire, c’est de lui trouver un déboucher, parce que pour ce qui est de
        « gérer » c’est le problème d’Airbus, pas le notre. Je suppose que c’est dans ce sens que vous avez employé ce mot?

        • NRJ dit :

          @Carin
          Gérer signifie faire les moins mauvaises décisions et en assumer les conséquences. Airbus s’occuper de l’aspect technique, et c’est aux politiques de s’occuper de l’aspect industriel.

    • Hélyx dit :

      La question ne se pose pas, dès lors qu’il possède des composants US, le Catalyst devient éligible à la règlementation ITAR. Il n’est pas soumis à ITAR aujourd’hui parce qu’il n’est pas sur l’USML mais ça sera le cas quand les US modifieront l’USML pour inclure le Catalyst.
      N’importe quel équipement avec des composants US peut être soumis à ITAR, qu’il soit conçu aux USA ou en Europe.

  25. Rob dit :

    À l’exception de la France, d’autres pays européens considèrent les États-Unis comme un partenaire militaire à tous les niveaux et ne considèrent pas cela comme une « attaque » contre leur indépendance.

    A titre d’exemple, l’Italie achète des armes américaines mais est aussi impliquée dans la vente aux Etats-Unis, également avec d’opérations locales (telles que la filiale DRS de Lenardo ou la Marinette de Fincantieri).

    Par conséquent, ils ne voient aucun problème à ce que les américains possèdent une entreprise locale comme Avio Aero et à considérer comme européen un moteur conçu, développé et produit en Europe.

    • Guillaume dit :

      Ca change pas le fait que ce drone est hors de prix.
      Pour le coup on ferai mieux d en acheter aux us ou d en faire un nous meme.
      Quand on vois ce que font les turques, on est largement capble de faire aussi bien en franco francais pour pas cher.

      Un drone plus cher qu un avion de combat, faudra quand meme nous expliquer comment c est possible…

      Autant tout annuler et commander des rafales et des reapers.

    • Guillaume dit :

      Il fait etre realiste
      Autant je suis le premier a defendre airbus dans l aviation civil, autant dans le militaire c est un desastre.
      A400m, tigres, nh90, drones, typhoon.
      Y a pas un truc qui marche.
      Pourtant le typhoon ils sont 4 pays a essayer de le vendre…
      Et ne parlons pas du tigre et du nh90…

      • Rob dit :

        Je suis peut-être d’accord sur l’A400M et le Tigre, qui sont des produits Airbus et majoritairement franco-allemands, mais le NH90 et encore plus le Typhoon sont un succès en termes de faire ce qu’ils sont censés faire au même niveau que la meilleure concurrence. L’export c’est une autre affaire, pour la France c’est important et c’est un paramètre dès la phase de conception, pour l’Allemagne ça ne l’est pas.

    • Guillaume dit :

      On ferait mieux de s allier aux suedois dans le militaire.
      Airbus leur metier c est de faire des 320 et des 350, ils sont tres bon la dedans, il faut qu ils arretent d aller dans le mur a essayer de faire du militaire.
      Les centaines de millions passés dans leur bilan a chaque trimestriel pendant des annees cause de l a400m ne les a pas fait reflechir?
      Et nous on leur donne encore des projets? On est vraiment masochiste…

      • Tulio dit :

        Surtout, ne pas s’allier aux suedois dans le militaire. Ils sont comme les Allemands, ils ne pensent qu’à leur poire.

  26. ekim dit :

    C’est le moment de jouer à l’allemand en expliquant que, finalement, on en prendra trois fois moins.

    Mais bon, grâce à l’eurolâtre en chef, ça ne risque pas d’arriver.

    • philbeau dit :

      exactement , d’autant qu’il ne répond pas à nos spécifications

      • Carin dit :

        @Philbeau
        Nos spécifications ont été édictées en 2012… je pense que depuis que l’on sait la taille et le poids définitif de cet engin, elles ont un peu changées…
        Il faut bien comprendre que s’il sortait des clous édictés, cela serait un motif de rompre le contrat et de se faire rembourser par Airbus, pour non correspondance de la marchandise contracté…
        J’en déduit que si Mme Parly se félicite de cet achat, c’est que nos stratèges ont ce qu’ils en attendaient et qu’ils lui ont prévu une utilisation autrement plus lointaine que la surveillance du territoire lors des JO de 2024!

    • Carin dit :

      @ekim
      Et on en ferait quoi de 4 drones et une station sol ?
      De plus les allemands n’annulent pas de commandes, ils revendent une partie sur le marché de l’occasion…
      Et s’ils veulent le faire … »bon chance »

  27. Frede6 dit :

    Ben non justement il est dit que le moteur GE est européen, meilleur et plus économique. C’est la vue ou la langue française qui pise problème ?

  28. Bébert le Chat dit :

    Il est est vrai que Turbomeca n’a jamais su faire de turbopropulseurs c’est bien connu hein…

  29. Scipion dit :

    C’est sûrement ça la souveraineté européenne.

  30. Sylvain dit :

    Question volontairement provocatrice : ne faut il pas assumer que l UE est un vassal et client des etats-Unis ?

    • GHOST dit :

      Drones Reaper, version militaire du Cessna, Hercules C-130 J.. et même sur le porte-avion on trouve des équipements des USA.. La France peut trouver une bonne réponse á votre question

    • Aramis dit :

      Il n y a qu en France qu on ne veut pas l assumer.

      • Carin dit :

        @Aramis
        Je pense que vous êtes un peu trop enthousiaste…
        La France assume très bien… ce sont les contributeurs de ce blog qui font un blocage… mais ils ne représentent pas la France!

  31. Maxime dit :

    Elle et ou l’indépendance Européen

  32. phil135 dit :

    acheter un moteur chez Safran … tu parles d’un risque
    le risque principal de ce projet est la dilution des responsabilités, comme toujours dans les montages européens

  33. Aramis dit :

    La dernière coopération qui ait fonctionné c’est l’Alpha Jet.

  34. P4 dit :

    Cette décision d’Airbus D&S nous annonce elle un virage discret des Allemands vers le TEMPEST(un truc US plus sûrement) et la fin du SCAF que nous appelons de nos voeux depuis si longtemps, l’Eurodrone continuera son vol et symbolisera Europe de la défense et ce sera un moindre mal car malgrès tous il sera plus souverain et avec un meilleur retour industriel qu’un Reaper dans un role complémentaire avec des performances supérieures à celles mentionnées sur les plaquettes commerciales.

  35. Lotharingie dit :

    « ……………. « Conformément aux exigences des clients, Catalyst offrira une solution véritablement européenne et contribuera dans le cadre du système global Eurodrone à l’autonomie stratégique » de l’Europe, estime le patron des avions militaires chez Airbus Defence, Jean-Brice Dumont.

    Interrogé pour savoir si le Catalyst était bien « ITAR free », il assure qu’Airbus Defence « s’est protégé contractuellement » contre ce risque porté par le Catalyst, dont certaines pièces seront américaines…………………………… »
    .
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/eurodrone-airbus-assure-choisir-un-moteur-avio-100-itar-free-906979.html

  36. Freddy dit :

    Il y a 10 ans, le mot d’ordre c’était « nous français, on fait toujours moins bien pour plus cher que les autres, on devrait faire des économies et acheter sur étagère le meilleur produit sur le marché ».
    Aujourd’hui, le mot d’ordre c’est « surtout ne faisons pas européen, nous tous seul on est tellement meilleur, on fera mieux pour moins cher je vous l’assure »
    Et dans 10 ans?

    • Tulio dit :

      C’est vrai qu’on est parfois meilleur. Surtout, on n’a pas les mêmes objectifs et les mêmes besoins que nos voisins. Dans 10 ans ? Ce sera idem, si on existe toujours.

  37. Quidam dit :

    Je pense que c’est une bonne chose. De notre côté on demande à safran de faire un moteur et on commande des drones sans le moteur americano-italien. Et si jamais finalement ce drone s’exporte, on sera les seul à pouvoir fournir un moteur libre d’ITAR et donc on récupérera une partie de la vente exclusivement pour nous.

    • tschok dit :

      Je ne sais pas si c’est aussi simple. Ce drone n’est pas conçu comme un Airbus, avec une double motorisation possible en fonction du client.

      Je crains qu’il ne soit certifié qu’avec un type de moteur, point.

  38. Thierry dit :

    Depuis la seconde guerre mondiale les meilleurs moteurs d’avion sont anglo-saxons et ça ne s’est jamais démentis. On pourrait se demander pourquoi mais on comprend surtout qu’eux investissent beaucoup plus là dessus que nous européens qui avons beaucoup plus de constructeur dont le marché est insuffisant pour trop dépenser dans le moteur.

    Airbus a réussi dans le modèle civil à s’imposer en n’hésitant pas à dépenser gros et cela a payé, mais dans le domaine militaire il n’y a pas de consensus semblable en Europe et donc seulement des petits fabricants sous traitant comme Safran et d’autres mais aux capacités forcément limités, pas capable du tout de s’aligner avec les performances et la rapidité de GE.

    Avant d’acheter européen dans ce domaine il faut d’abord qu’il y ai les investissements correspondant (et c’est une question politique uniquement), sinon c’est pas la peine d’être 450 millions d’européens si c’est pour être armé moins bien que les Suisses.

    et donc achetons américain en attendant car ce sera toujours mieux.

  39. slil dit :

    Le couple franco allemand ne serait pas plutôt un couple germano américain ?
    Quelqu’un a prévenu macron ?

  40. donk dit :

    « C’est très important dans un programme militaire en coopération où les plannings sont tendus »
    Pourtant les programmes militaires étaient connus pour s’étaler dans le temps, comparé au civil ou c’est le rush permanent. Soi c’est du baratin, soi les acteurs anticipent des conflits dans une échéance proche.

  41. Articles dit :

    Certains laissent entendre (sans avoir participé à un seul marché industriel de leur vie) qu’une compétition gagnée par un soumissionnaire, et non par leur champion, est forcément biaisée. Donc chaque fois qu’une entreprise française gagne un marché en France, c’est différent? Ah ben non quand c’est chez nous, ou même que l’on gagne à l’étranger c’est qu’on est les meilleurs. Quelle suffisance…. SAFRAN est très bon, voir excellent…. mais pas le meilleur partout et tout le temps…. tiens ça me rappelle quelque chose…..Le mot compétition. Il est vrai que nous on aime les Poulidors et accuser le voisin de forfaiture… c’est tellement plus commode que d’analyser son échec

    • ekim dit :

      Dans ce genre de compétition (dans l’armement pour des programmes politiques comme ceux-là), le gagnant est choisi politiquement. La « compétition » n’est qu’une excuse. En général, le cahier des charges est écrit après avoir choisi informellement (politiquement) celui qu’on veut faire gagner.

      On ne parle pas d’un appel d’offre pour des RER … Quand Bombardier gagne devant Alstom, c’est qu’ils ont donné la meilleure offre. Mais d’un programme d’armement éminemment politique où le décideur se moque bien du produit livré puisque véritable produit : c’est le « rêve européen ».

  42. Rantanplan dit :

    Soupçon de corruption ! Les Allemands exigent un bi-moteur inutile pour ensuite commander les moteurs aux US à GE . En échange de quoi?

  43. vrai_chasseur dit :

    Au-delà des partages industriels, éternel sujet à tiraillements en Europe quel que soit le projet, il est sans doute nécessaire de faire un aggiornamento plus stratégique sur l’usage des drones dans les conflits dits de haute intensité.
    C’est typiquement un sujet où il y a des synergies européennes valables à trouver dans le combat tactique.

    Le conflit du Haut Karabagh et maintenant le conflit en Ukraine donnent amplement matière à réflexion sur les capacités des drones tactiques.
    Par exemple, le montage très rapide par les ukrainiens d’une force spécifique ‘drones’, « l »Aerorozvidka » (http://www.futura-sciences.com/tech/actualites/guerre-futur-guerre-ukraine-aerorozvidka-escadrille-pilotes-drones-empeche-russes-dormir-97129/) leur procure des capacités non négligeables :
    – l’entretien en temps réel d’une vision tactique du champ de bataille et la localisation des cibles à partir de capteurs civils très bon marché achetables partout (des drones grand public DJI équipés de cameras HD et de transmission haut débit du flux),
    – une capacité de frappes ponctuelles à très faible signature au moyen de drones octocoptères en kit de fabrication locale (environ 1 m de diamètre), capable de lâcher quelques kg de charge explosive,
    – des frappes de précision y compris sur engins blindés par missiles guidés avec les drones TB2 turcs,
    – un centre de coordination et de commandement qui agrège l’information et décentralise ensuite les frappes,
    – Le tout, pour une fraction du coût d’un système Eurodrone.
    Il s’agit en définitive d’une escadrille relativement low-cost, qu’on pourrait appeler de ‘bas de spectre’, donc probablement complémentaire à des moyens plus sophistiqués, mais qui ont néanmoins un impact loin d’être nul face à une armée aux moyens pléthoriques.
    Dans le cas ukrainien, ces capacités intelligemment distribuées ne requièrent pas des spécialistes aux formations longues et peuvent donc faire appel à des compétences civiles, rapidement mobilisables dans le cadre d’une « résilience nationale » (cf par exemple ce que fait cette société ukrainienne de logiciels de traitement d’images, bien connue des pro de la photo … http://skylum.com/fr/blog/ukraine-asks-for-your-help-we-can-protect-civilians-with-drones )
    A méditer.

    • mich dit :

      Bonjour , vous êtes bien sur que « l’entretien en temps réel d’une vision tactique du champ de bataille et la localisation des cibles » ne se fait qu ‘ à partir de moyens bon marché ? perso je penses qu ‘il est un peu tôt pour tirer des leçons de se conflit .

      • Félix GARCIA dit :

        J’imagine que « vrai_chasseur » les imagine intégrés dans le reste du dispositif français (dans le dispositif ukrainien, c’est plus flou, mais d’après les informations que l’on peut recouper, ils l’utilisent intelligemment).
        Personnellement, je suis séduis.

      • Carin dit :

        Il me semble que les moyens « bon marché » sont juste les satellites de l’occident!!!

        • mich dit :

          Les satellites ou les autres moyens de renseignements c ‘est une chose , trier et faire remonter l’ information dans un conflit pareils ,c ‘est une sacré organisation qu ‘il faut !

  44. Posca dit :

    Micron se fout bien de l’industrie Française ! Il n’a qu’une obsession la coopération européenne même si elle se fait à notre détriment. Si ça fait avancer son agenda idéologique il sacrifiera Dassault, Safran etc.. Il à déjà bradé Lafarge et est en train de détruire EDF alors !

    • Carin dit :

      @Posca
      Il me semble que le sieur Macron était encore un banquier inconnu du grand public, lorsque Lafarge passait sous contrôle d’un fond de pension suisse… mais je peux me tromper!

      • Carin dit :

        Et j’oubliais
        Pour EDF, c’est pas Macron, mais l’Europe qui tente de détruire son monopole…
        Macron vient de décider de re-capitaliser cette entreprise, malgré le fait qu’elle fait d’énormes bénéfices grâce justement à l’Europe qui l’oblige à aligner ses prix sur les centrales au gaz…
        Macron a fait entrer le nucléaire dans le cadre des productions d’électricité dites « vertes », au grand dam des allemands qui se voyaient déjà en fournisseurs exclusif des futures centrales au gaz qu’ils voulaient imposer dans toute l’Europe! Donc non, Macron n’a pas bradé EDF, il vient de la sauver, et déclare lui commander quelques centrales …

        • PK dit :

          LaFarge passe sous contrôle suisse en 2015, alors que votre soi-disant inconnu Macron est ministre des finances depuis… 2014. Il est donc tout à fait partie prenante.

          Pour EDF, Macron n’est pas le seul à l’avoir fait couler, mais (comme pour beaucoup de secteurs, comme l’armée ou l’hôpital), il en est le dernier exécuteur. En forçant EDF à faire du renouvelable (financé par les éoliennes boches), en empêchant le dév du nucléaire, en fermant des centrales nucléaires et en vendant notre savoir-faire (Alsthom, peut-être le plus gros scandale du siècle en France, couvert par un silence absolu des médias), Macron a fini de tuer EDF.

          Qu’il soit obligé de faire volte-face, CONTRAINT par les événements politiques (le pass, le nucléaire, etc.) ne fait de lui qu’un incompétent à la face du monde (pour ceux qui ont deux doigts de jugeote). Les autres le trouve formidable et encense le grand timonier.

          Mais en prenant soin de ne montrer que sa volte-face, pour l’acclamer haut et fort.

  45. Trotaralasoupe dit :

    Les US et leurs filiales ont réussi encore à placer un coin dans un projet européen. Ça commence à faire beaucoup surtout quant on voit la tournure des évènements autour de l’ukraine et le rôle discret de l’europe méprisée comme toujours par nos gentils amis cowboys, qui savent tout et connaissent tout ici bas. Et je ne suis pas poussé par un anti-américanisme primaire. Il faudrait peut-être faire savoir à la RFA qu’elle n’est pas un état américain. On pourrait aussi dire la même chose aux polonais.

  46. Jean Ker dit :

    Oooh! quelle surprise.
    Existe-t-il une meilleure allégorie de l’UE que ce drone obèse, coûteux, inefficace, en retard, et servant tous les intérêts sauf les nôtres ?
    Le fait qu’il ait une direction allemande et un moteur « US Patent » est une cerise sur le gâteau: comme une illustration pour faire comprendre aux enfants et aux illettrés.
    On ira donc récupérer quelques milliards mal investis sur vos retraites, histoire d’en plus vous faire les pieds et la nique.

    • Belzébuth dit :

      @ Jean Jer
      Oui, une nouvelle famille vient d’ éclore dans le domaine des drones militaires.
      Vu les caractéristiques que vous avez énoncées et le fait que les allemands qui vont le produire dans leurs usines ne veulent pas qu’il soit armé… Je propose de rebaptiser cette branche de drones MALE: CHAPON, lui ira parfaitement.

      Car dans cette négociation, nous avons laisser nos couilles sur le billot et les porterons comme une décoration européenne en sautoir.

  47. Voltaire dit :

    Arrête de pleurer pour ça. L’Eurodrone sera une machine inutile, produite en petit nombre, non compétitive à l’exportation, et dépassée pour le combat. La France n’a qu’à s’en prendre à elle-même d’être si en retard dans les solutions de drones. S’inquiéter de l’ITAR pour l’Eurodrone, c’est s’inquiéter de quelque chose qui n’aura jamais d’importance dans la réalité. Même avec le meilleur moteur Catalyst, personne n’achètera ce drone en dehors des partenaires d’origine.

    • tschok dit :

      On trouvera quand même à l’employer, même si son cahier des charges est un peu has been, pourvu qu’il tienne ses promesses de faible coût d’exploitation.

      Et pour peu qu’il ait une architecture un peu souple, il se peut même qu’il se révèle finalement intéressant.

      En fait, on ne va pas lui demander grand-chose: ne pas coûter trop cher (sinon, il restera au hangar) et pouvoir s’intégrer à des doctrines d’emploi qui n’ont pas encore été définies, puisqu’on revoit actuellement notre façon de voir les choses, à la lumière des dernières guerres.

      • ekiM dit :

        « Deux moteurs », « invendable à l’export » et « coopération européenne ».

        Vous pouvez oublier les faibles coûts d’exploitation du fait de la double motorisation et de la faible disponibilité des pièces (Cf. NH90). Et il sera, cher, très cher grâce à la coopération européenne.

        Cette daube prendra la poussière dans un hangar ; comme les Harfang en leur temps.

  48. Desquins dit :

    Un drone plus cher qu’un rafale! Pourquoi pas un avion de tourisme monomoteur avec pilote dedans plutôt que déporté pour le dixième du coût, équipements compris?

    • souricière dit :

      Comme d’habitude, le même raisonnement « d’experts » derrière leurs claviers qui iront prendre le prix qu’on leur avance sans chercher plus loin pour le diviser au nombre d’exemplaires afin de se dire « oh ben c’est très cher, c’est scandaleux ».

      Sauf qu’il faut saisir une chose, on parle ici d’un « programme » de drone, pour ne pas dire un rattrapage dans une filière qu’on a totalement négligée depuis des années. Il y a donc tout un travail de recherche et développement à faire, ce drone n’est pas un produit catalogue, il est à faire et soit on consent à y investir, soit on se dit qu’on va acheter chez les américains ou ailleurs, des pays qui sont eux aussi passé par la case développement.

      Les choses se font ainsi, l’Eurodrone n’est pas une fin en soit, il sera le résultat d’un programme qui permettra d’acquérir des briques technologiques utiles aux développements d’autres programmes de drones, à des évolutions etc.
      L’indépendance dans le drone ce n’est pas de savoir d’où vient le moteur ou de quelle mine de quel pays viennent les matières premières de sa structure, ce qu’on cherche c’est l’élaboration d’un système qui donnera permettra d’occuper un segment drone que nous n’occupons pas, celui qui est dans le haut du spectre, celui des drones MALE et qui par extension servent à concevoir d’autres types de drones.
      Donc il ne suffit pas de dire « y a qu’à » ou « faut qu’on » en prétendant avoir une solution bien moins coûteuses, car en réalité vous ne connaissez rien et vous vous laissez emporter par votre méconnaissance. Au même titre qu’il y a 10 ans on voyait des gens dire qu’un drone Reaper ne coûte que 10 millions d’€ et qui lorsqu’on en commande 12 ils sont surpris de voir qu’on paye 700 millions d’€. Comme ceux qui disaient que le Rafale c’est trop cher quand ils prenaient le coût du programme pour le diviser par le nombre d’exemplaires commandés par la France…

      Certaines personnes obnubilées par les drones turcs, vous diront que c’est trop gros, trop cher car ils vont comparer l’incomparable. Là on ne parle pas d’un drone fonctionnant par liaison radio dans un rayon de 150km, on parle d’un drone par liaison satellite qui peut parcourir des milliers des km.
      Nous ne sommes pas dans la même gamme de drones et je vous assure que les anti-européens qui pensent qu’on ferait mieux pour moins cher seraient surpris de voir qu’en fait, la filière drone n’est pas connue et maitrisée et qu’il faut la créer. On en a eût un exemple avec le drone Patroller, qui lui peut se comparer au drone turc, pas si simple et rapide, mais une fois qu’on a le savoir, ces briques technologiques, ben il est très facile de créer et modifier différents vecteurs, car le système restera le même.
      C’est important à comprendre, il ne faut pas juste regarder une facture en se disant que c’est cher, car vous ne connaissez pas les tenants et les aboutissants du programme. On a 20 ans à rattraper, ce n’est pas juste un vecteur sur lequel vous allez mettre une antenne achetée sur wish et en utilisant votre manette de playstation. Ne confondons pas tout, on ne parle pas d’un drone grand public que vous ferez évoluer à 500m, ils peuvent très bien servir dans nos armées également, mais on est sur un segment différent.

      Pour résumé, ou il va falloir investir de l’argent pour créer une filière de drones, non l’Eurodrone n’est pas une fin en soit, il est le précurseur d’autres projets.

      • Vinz dit :

        « Il y a donc tout un travail de recherche et développement à faire, ce drone n’est pas un produit catalogue, il est à faire et soit on consent à y investir »

        Bon donc alors on réinvente la roue quoiqu’il en coûte. Je veux bien entendre ce point de vue optimiste, mais la question reste posée : qu’est-ce qui nous coûte un bras dans ce drone qui n’a rien de révolutionnaire ? Qu’on ne me dise pas « un deuxième moteur ».

  49. mich dit :

    Bon, sinon on les a quand les caractéristiques exact de ce drone ?

    • tschok dit :

      Quand les Turcs en feront une copie, en mieux.

    • ekiM dit :

      La seule caractéristique qui compte pour les décideurs, vous l’avez déjà : « coopération européenne ».

      Le reste n’a aucune importance étant donné que ces drones ne seront pas opérationnels. Ils décoreront des hangars à l’année et voleront pour les 14 Juillet. C’est tout.

  50. Charognard dit :

    On va essayer de raisonner industriellement et politiquement:
    https://mobile.twitter.com/Julien_Maire/status/1507377140060278788

  51. Alpha (α) dit :

    Bon, pour les deux moteurs, il y avait une dimension européenne :
    Pour Safran, et son Ardiden 3TP, le motoriste était associé à l’italien Piaggio Aerospace, l’espagnol ITP, et aux Allemands de ZF Luftfahrttechnik GmbH (ZFL) et MT-Propeller.

    Pour le moteur Catalyst, qui est bien assemblé par Avio Aero en Italie, beaucoup de pièces viennent d’autres sociétés qui lui sont liées, car filiales elles aussi de l’Américain General Electric : G.E. Aviation Turboprop (République Tchèque), G.E. Engineering Design Center Cracovie (Pologne), et bien sur G.E. Aviation Advanced Technology Center (Allemagne).
    Nous noterons que les allemands sont présents sur les deux projets et que des sociétés de pays ne participant à l’Eurodrone sont dans la conception et la construction du moteur italien.
    Sur le fait que le Catalyst soit « ITAR Free », oui, peut être aujourd’hui, mais en 2025 ? En 2030 ?
    A noter aussi le titre intéressant et révélateur sur ce sujet, du site « Defense News » : US-owned Avio Aero wins race to make ‘Eurodrone’ engines / La société américaine Avio Aero remporte la course pour fabriquer des moteurs « Eurodrone »… Edifiant, non ?