Des discussions sont en cours pour renforcer la présence militaire de l’Otan dans les pays baltes

Quand un diplomate arrive à la table des négocations en assurant qu’il ne fera aucune concession sur des revendications que son interlocuteur estime inacceptables, il n’y a guère de chance d’avancer… Et c’est ce qu’il s’est passé entre la Russie et les États-Unis le 10 janvier… Et c’st aussi le résultat du Conseil Otan-Russie [COR] de ce jour.

Pour rappel, ayant accentué sa pression militaire sur l’Ukraine, la Russie réclame des garanties « juridiques » sur sa sécurité, lesquelles se résument à l’arrêt de l’élargissement de l’Otan à ses frontières et à une limitation des activités militaires dans les pays ayant rejoint l’organisation après 1997. Tant pour les États-Unis que pour l’Alliance [ainsi que pour l’Union européenne… Mais Moscou n’a pas souhaité avoir son avis], de telles revendications sont inacceptables. D’où l’impasse.

« La discussion n’a pas été aisée. Les échanges ont été directs sur la situation en Ukraine et des différences majeures ont été constatées sur la sécurité en Europe », a résumé Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, à l’issue d’une réunion avec Alexandre Grouchko, l’un des vice-ministres russes des Affaires étrangères, ce 12 janvier. « Nous avons proposé d’avoir un ensemble de réunions pour traiter d’un ensemble de questions, mais la Russie n’a pas été en mesure d’agréer cette proposition, même si elle ne l’a pas rejetée », a-t-il poursuivi, soulignant que « le risque d’un nouveau conflit armé est réel » et qu’il revient à la Russie de faire un premier pas en vue « d’une sortie de crise ».

Cela étant, il est peu probable, en l’état actuel des choses, que ces discussions puissent aboutir à un accord.

Parmi ses revendications, la Russie demande à l’Otan de « ne pas déployer de militaires et d’armements supplémentaires » dans les pays ayant rejoint l’Alliance après 1997, sauf cas exceptionnels et avec l’accord de Moscou, ainsi que de « renoncer à toute activité militaire en Ukraine, en Europe de l’Est, en Transcaucasie, en Asie centrale ». Or, cela est évidemment inacceptable pour les Alliés… qui envisagent même de renforcer leur présence militaire dans les pays baltes, lesquels accueillent déjà des groupements tactiques multinationaux.

Ainsi, et alors que se tenait le Conseil Otan-Russie, la cheffe du gouvernement estonien, Kaja Kallas, dont le pays a rejoint l’Alliance en 2004, avec la Lituanie et la Lettonie, a confirmé que des pourparlers étaient en cours avec les Alliés en vue de renforcer les groupements tactiques actuellement déployés dans ces trois pays baltes.

« Bien sûr, nous discutons avec nos alliés pour augmenter leur présence ici afin d’avoir un effet dissuasif », a en effet affirmé Mme Kallas, lors d’un entretien accordé à l’agence Reuters. « Si vous regardez une carte, les États baltes sont une péninsule de l’Otan et nous avons donc nos inquiétudes », a-t-elle ajouté.

Quant aux discussions avec Moscou, Mme Kallas a estimé qu’il ne fallait « pas tomber dans le piège en discutant de ce que l’Occident pourrait faire, car il n’a rien fait de mal : il n’a pas formé de groupes militaires pour attaquer la Russie ».

Pour rappel, en 2017, l’Otan a déployé quatre groupements tactiques multinationaux dans les pays baltes et en Pologne, au titre d’une « présence avancée réhaussée » [eFP]. Les forces françaises y prennent part, avec 300 militaires engagés dans la mission Lynx, en Estonie. Cela étant, les États concernés ont régulièrement avancé que cet effort n’était pas suffisant. C’est en particulier le cas de la Lituanie qui, en novembre dernier, a encore réclamé une présence militaire américaine sur son territoire.

D’après une source diplomatique citée par Reuters, l’opportunité d’accroître les forces de l’Otan dans les pays baltes pourrait faire l’objet d’une discussion lors d’une réunion des ministres de la Défense des pays membres, en février prochain.

Par ailleurs, il est aussi question que l’Otan renforce sa présence dans les Balkans et la région de la mer Noire, selon un modèle identique à celui mis en place pour les pays baltes et la Pologne. La Roumanie y serait prête… mais pas la Bulgarie, dont le ministre de la Défense, Stefan Yanev, a dit ne pas en voir l’intérêt.

En attendant, les forces spéciales américaines sont en train d’établir un « quartier général » en Albanie, pays choisi en raison de la possibilité qu’il offre pour « se déplacer et s’entraîner rapidement dans les Balkans, en étroite coordination avec les autres forces alliées et partenaires ».

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102 contributions

  1. werf dit :

    La stupidité est grande et conduira à une 3ème guerre mondiale provoquée par un « petit » pays qui s’estimera menacé. Il ne faudra pas pleurer une fois le conflit déclenché car il sera trop tard vu le niveau des armements des principaux intéressés. Il n’y a pas d’avenir pour la paix vue la bêtise des dirigeants autour de la table ou déjà hors jeu comme Macron et Le Drian !

    • Moogli dit :

      Macron est le PR. Le Drian est le Ministre Français des affaires étrangères. Il existe des structures militaires qui s’occupent de la Défense Nationale et des intérêts de la RF.

      T’es bien sympa quand tu craches, mais comme tu ne parles pas russe dans ton message, j’ai une petite question :

      T’ES QUI ? T’ES QUOI ?

      • tschok dit :

        Une fiotte doublée d’un collabo. Un pro-russe, quoi.

        C’est une musique de fond, comme les 4 saisons sur les lignes d’attente.

        C’est eux la cinquième colonne. Ca fait des années qu’ils emmerdent le monde en accusant tous ceux qui leur reviennent pas d’être des traitres à la patrie, et maintenant, voilà ce qu’ils disent.

        Tout ça pour ça.

        Ah j’vous jure. Et en plus, c’est même pas de l’idéologie. Ils flippent leur race, c’est surtout ça. Le vent d’Est commence à sentir la poudre, les mecs prennent peur. Ils voulaient faire un gros câlin à l’ours russe et là ils se rendre compte que le bestiau a des griffes, alors qu’ils croyaient avoir affaire à un Teddy Bear, tout doux avec des grands yeux gentils pour pas avoir peur la nuit, parce qu’il y a trop d’Arabes et de Noirs dans les rues.

        Tout leur amour de l’ours russe venait de là. Sauf que c’est plus compliqué.

        C’est cette complication qui fait surface. Donc, on va avoir droit aux psychodrames.

    • hoopy dit :

      Il y a en effet un risque de guerre car la Russie est poussée dans ses retranchements.

      L’OTAN a intégré et continue à convoiter les pays autour de la Russie : en Europe, mais aussi au Caucase et Asie centrale pour les US et le Turquie. Tout ceci se fait en rejetant les Russie simplement considérée comme une ‘dictature’ (pour les moralistes européens) ou un ennemi géopolitique (les US).

      Cela met la Russie dans un état d’isolement et de frustration alors qu’au niveau civilisationnelle, elle se sent européenne et je pense souhaite un rapprochement avec les européens (les russes ne sont pas dupes du risque d’un rapprochement avec la Chine).

      Au final, il faut lire les actions de la Russie sous le bon prisme pour bien comprendre ce qu’il se passe.
      Par exemple, Il faut lire la prise de la Crimée comme une réaction à l’avancée de l’OTAN à l’est de l’Europe (L’Ukraine ne voulait pas renouveler le bail de la flotte russe de Sébastopol tout en parlant d’une intégration à l’OTAN). Il faut aussi voir le développement des armes supersoniques comme une réaction au bouclier missile US en Europe, dont les craintes de la Russie concernant l’équilibre stratégique ont été ignorés par les US. La Russie n’agit en fait que par réaction à l’avancée de l’OTAN et n’a pas de stratégie de conquête.

      Pour l’Europe, trouver le moyen d’intégrer la Russie à quelque chose qui donne un avenir et des perspectives communes serait l’idéal: cela permettrait à l’Europe de compter face aux géants américains et chinois. Malheureusement, la politique étrangère de l’UE est inexistante, et elle est donc dictée par l’OTAN, organisation dirigée par les US, qui regardent leur intérêt avant ceux de l’Europe. Les US n’ont aucune envie d’une ‘Europe puissance’ autonome intégrant la Russie et font tout ce qu’ils peuvent pour éviter tout rapprochement avec la Russie. Et il le font bien: si la Russie ne fait rien, elle perd, et si elle montre ses muscles, elle perd aussi.

      La Russie est enfermée dans un piège, sans perspectives et donc le risque de guerre est réel.

      • précision dit :

        La perspective d’une europe puissance autonome intégrant la Russie est une vue de l’esprit. Le plupart des pays européens (pour ne pas dire tous) n’en ont pas la moindre intention, et certains (à l’Est) y seraient viscéralement opposés. Donc cela reste un fantasme, qui n’inquiète a priori pas le moins du monde les USA.

        Si les US et la Russie ont leur responsabilité dans les tensions actuelles, il ne faut pas oublier aussi les pays de l’Est dans l’équation, qui campent sur leur antagonisme, partagé aussi bien par la population que par les élites, et qui ne font rien pour atténuer les tensions. On peut les comprendre : eux aussi ont leurs inquiétudes, et elles sont aussi justifiées que celles des russes, qui ne font de leur côté rien pour les prendre en compte.
        D’ailleurs la politique plutôt russophobe des US est en partie due à l’influence de citoyens américains originaire des anciens pays de l’Est.

      • toto dit :

        Ca c’était avant, elle n’en veut plus de l’Europe d’ailleurs considéré comme « laquais des US » elle veut discuter directement avec le tôlier US.
        Quand on vois l’alignement de Paris et Berlin sur le dossier on ne peut pas leur donné tort, et en même temps l’Ukraine n’étant ni un pays de l’UE ni un pays de l’Otan je ne vois pas en quoi cela concerne la France ou l’Europe.
        C’est un pays de la sphère d’influence Russe, donc si on souhaite s’attaquer à leur sphère d’influence pourquoi pas mais derrière il va y avoir une réaction.
        Est on prêt pour cela et est on prêt au casse pipe pour une Ukraine qui bouffe à tout les râteliers.
        L’Otan a avancé jusqu’ou il pouvait, les russkof ont défini l’Ukraine comme leur ligne rouge, a voir.
        On va se retrouvé avec une autre guerre en Europe avec les US au loin pour fournir des armes et des prêts et ils débarquent a la fin pour rafler la mise ou même une Chine pour le camps adverse.
        Du coup pour l » Europe je vois pas trop ce qu’on a a gagner.
        Par contre une petite guerre dans le Pacifique avec cote US exposé ca changerai un peu ….ok je troll mais ca peut pas toujours être au même endroit !!

        • précision dit :

          Noter que la légitimité des zones d’influence est remise en cause en occident. Si l’on estime que les peuples ont le droit de choisir leur politique au nom de la démocratie, il n’y a pas de raison de « respecter » les zones d’influence de l’adversaire. Un peu de soft power sous diverses forme peut d’ailleurs aider à modifier les zones d’influence.

          Le maintien de telles zones me semble plus correspondre avec la politique russe et chinoise, voire turque.
          Ce qui n’empêche pas les USA de placer de leur côté une ligne rouge visant à interdire aux russes de s’implanter militairement sur le continent américain, quand bien même les gouvernements (plus ou moins légitimes du point de vue occidental) de ces pays les y inviteraient.

      • Mon général dit :

        Bonne analyse @hoopy

        • tschok dit :

          Non, celle de précision est bien meilleure.

          Hoopy fait reposer la sienne sur le fantasme d’une Russie qui voudrait épouser l’Europe, et qui serait contrariée dans ses désirs d’amour par l’action délétère des zélites européennes pro-atlantistes, qui auraient volontairement mis des obstacles à cet élan d’affection sincère et authentique, parce qu’ils sont inféodés aux Etats-Unis, qui ne rêvent que de pousser les frontières de l’Otan jusqu’à la banlieue de Moscou.

          je vous l’ai faite brève, mais en gros, c’est ça.

          On en est à notre deuxième génération de pro-russes en France – avant, c’était les communistes, maintenant, c’est l’extrême droite – et c’est toujours les mêmes conneries.

          Faut dire que ça sort direct des services de propagande, hier soviétiques, aujourd’hui russes, et c’est juste un peu pénible, parce qu’en définitive, ce n’est pas le problème.

          La Russie n’est pas en train de nous dire « je vous aime, je veux me marier avec vous ». Elle est en train de nous dire: « Je veux des garanties sur ma sécurité et peu m’importe qu’elles se traduisent par votre insécurité ».

          Elle a plutôt un discours de féministe qui veut interdire aux mecs de bander qu’une femme accorte qui recherche un partenaire.

          Donc, on n’est pas du tout dans un film romantique hollywoodien sur le thème un homme rencontre une femme et ensemble ils vont vivre une magnifique aventure.

          C’est plutôt « nan, toi t’es un décadent et tu te tiens à distance de mon monde, sinon je t’en colle une. Et en particulier, tu me fais pas chier quand je veux régler mes comptes avec mes anciennes colonies ».

          Bref, la Russie n’est pas poussée dans ses retranchements, elle est naturellement retranchée. Les Russes ont leur domaine et ils ne veulent pas qu’on les emmerde. Mais ils admettent parfaitement la possibilité de nous emmerder.

          En fait, dans la négo, c’est nous les femmes: on veut de la réciprocité. Ok, le mec veut rester dans sa grotte, bon très bien, on va pas l’emmerder. Mais ça marche dans les deux sens: qu’il ne nous emmerde pas.

          C’est sur la question de la réciprocité que ça coince.

          En stratégie, ça se formule autrement: la sécurité de l’un ne peut pas se traduire par l’insécurité de l’autre, sinon le système est instable. Et comme on parle de guerre nucléaire potentielle, il faut que le système soit stable.

          Ce qui se passe en ce moment à Genève devrait tous nous préoccuper autant que le Covid, sinon plus: on est en train de discuter des conditions de la stabilité du système qui évite la guerre nucléaire.

          Et pour la première fois depuis très longtemps, les Russes formulent des exigences que nous aurons franchement du mal à satisfaire, parce qu’elles conduisent à une non-réciprocité des conditions de la sécurité.

          Et s’ils le font, c’est parce qu’ils sont convaincus d’être les plus forts. Ils ne recherchent pas l’équilibre, ils recherche l’avantage. Donc, on n’est pas dans un moment d’amour contrarié, mais dans un moment où on va jouer notre soumission ou notre souveraineté.

          Et ça, ce n’est pas très bien compris par les deux générations de pro-russes, forcément, et par celles et ceux qui sont sous leur influence. Hein, mon général?

          Il n’y a pas la conscience des vrais enjeux, quoi.

          • Delilah dit :

            Décidément tschok, plus je vous lis et plus je me rends compte que nous partageons la même vision des choses.
            Les différences sont que vous prenez le temps de répondre presque systématiquement à ces emmerdeurs et d’aller au fond des choses et, pour ne rien gâcher, votre prose est plus agréable à lire que la mienne.
            Bref, j’apprécie grandement votre présence sur ce site en partie malfamé.
            Désolé, Il fallait que ça sorte 😉

          • Mon général dit :

            N’importe quoi… Il faut savoir qu’un pays ne se lance dans des guerres de conquête que lorsqu’il etst en expansion écoomique, parcequ’il croit alors vu son succe, avoir trouvé quelque chosede génial et qu’il veut donc l’imposer aux autres imbéciles ou sous hommes qui l’entourent.
            Lisez ça et vous comprendrez … peut etre … https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3721216/f6.item.texteImage

          • précision dit :

            On est tout à fait d’accord sur l’absence de réciprocité dans les revendications russes de sécurité, au moins celles que j’ai lues.

            Là où je ne vous suis pas c’est
            – que l’on peut faire un reproche similaire à l’OTAN (alors, bien sûr, l’OTAN n’est plus actuellement en guerre avec un allié de la Russie, et du point de vue de nos principes, l’OTAN est dans son droit car sa légitimité s’appuie sur la volonté des peuples, mais ce point de vue peut être discuté).

            – « s’ils le font, c’est parce qu’ils sont convaincus d’être les plus forts ». Je ne suis pas sûr que ce soit si simple. Je pense que dans leur semi-paranoia il y a aussi le sentiment d’être faible par rapport aux USA (et être forts par rapport aux autres qu’ils ne comptent pas pour grand chose). La mise en oeuvre d’aggression militaire peut être vu comme un procédé du faible vers le fort. Et il y a aussi un risque que la Russie estime que le rapport de force se dégrade progressivement en sa défaveur (sur le plan technologique et économique) et qu’elle accroisse volontairement les tensions au moment où ce rapport lui est le moins défavorable.

          • précision dit :

            « Et s’ils le font, c’est parce qu’ils sont convaincus d’être les plus forts. »

            En fait en vous relisant, c’est sans doute vrai si on se limite au théâtre ukrainien, et faux plus globalement.

            « Ils ne recherchent pas l’équilibre, ils recherche l’avantage ». Je leur fais le reproche là aussi de chercher un certain équilibre avec le « bloc » OTAN, sans prendre en compte le besoin pour les pays voisins, pris individuellement, d’établir aussi un certain équilibre.
            Donc cela revient sans doute à demander un avantage par rapport à chacun de leur voisin pris indépendamment, en effet.

          • précision dit :

            et encore, même en Ukraine, j’ai l’impression que le plus gros risque serait que la Russie estime avoir un avantage provisoire qui serait en train de se dégrader, par exemple face au développement des capacités ukrainiennes. Cela me parait le plus gros risque pour les ukrainiens et les russes qui risqueraient d’en faire les frais. Et je n’ai pas spécialement confiance dans le gouvernement russe, même si j’espère qu’il résiste à la tentation.

            Même en l’absence d’accord on pourrait espérer que Moscou garde raison face aux coûts humains et autres, d’autant que les bouts de terrains qu’il pourraient y acquérir ne leur apporteraient pas beaucoup, et que sur le plan politique et stratégique les bénéfices obtenus en nuisant un peu plus à l’Ukraine ont peu de chances de compenser les désavantages.

        • Celtibère dit :

          Pas totalement. l’UE est une entité « ectoplasmique », un club de nains qui ne représente rien de concret pour la Russie qui n’en attend pas grand chose.

      • Clavier dit :

        Cépafo….

    • totoro dit :

      un point macron pour werf, allez, à la niche maintenant.

    • Michael dit :

      Quand même, vous êtes dur d’appeler la Russie un « petit » pays…

    • TheDogme dit :

      Je ne suis pas un admirateur de Macron mais pour le coup, il ne peut pas faire grand chose.
      Quand 2 géants décident de jouer les fiers à bras, les petits poucets autour n’ont pas leurs mots au chapitre.

      Il n’y aura pas de 3ème guerre mondiale à part dans votre esprit. Par contre, il y aura des conflits larvés par pays interposés.
      L’Ukraine, l’Arménie, la Lybie et d’autres seront le théâtre d’affrontement bi-polaire.

      • tschok dit :

        @The dogme,

        On dit « avoir voix au chapitre ». Cela vient de la vie monacale. Dans un monastère ou une abbaye, les moines se réunissaient dans la salle capitulaire pour discuter des affaires de la communauté religieuse. Cette réunion débutait par une récitation d’un des chapitres du règlement de l’ordre et les moines pouvaient ou ne pouvaient pas y prendre la parole, ou même seulement y assister, en fonction de leur statut.

        Les moines convers (frères lais), par exemple, n’avaient pas voix au chapitre. Les oblats, je ne sais pas, sans doute non. D’une façon générale, les laïcs, par opposition aux clercs, étaient exclus des instances qui traitaient des questions spirituelles (en rapport avec la foi, si l’on veut), mais également des instances qui traitaient de questions temporelles (matérielles: le fric, le pouvoir) dès lors que ces instances avaient un rôle central dans la direction de l’exploitation économique du monastère.

        Souvent, on dit « avoir droit au chapitre ». Ce n’est pas incorrect: c’est fidèle à l’esprit de l’institution, bien que cette expression rejette dans l’ombre le caractère oral de la participation aux discussions, en insistant plus sur sa dimension juridique: le droit à la parole, la liberté d’expression, en tant que droit.

        Dire « avoir mot au chapitre » ne vous empêchera pas de vous faire comprendre. Mais c’est une fusion entre « avoir son mot à dire » et ‘avoir voix au chapitre », un peu comme quand on dit « taper sur le coin de la table » pour dire « taper du poing sur la table ». Ca se ressemble, donc on mélange. Il y a parfois effet humoristique (si la table est ronde…).

        Tardi faisait dire à l’inspecteur Caponi, dans les Aventures Extraordinaires D’Adèle Blanc-Sec « bouquet mystère » au lieu de « bouc émissaire », par exemple.

        Il ne faut pas exagérément se moquer de ces créations linguistiques, parce que notre vocabulaire vient aussi de là. Le mot « vasistas » par exemple est une adaptation libre de « was ist das? » dont la création opère un mouvement du plan du réel au plan de l’entendement:

        https://www.century21.fr/edito/article/quelle-est-lorigine-et-la-signification-du-mot-vasistas/

        Plan du réel: « qu’est-ce que c’est? », dit à un guichet. Plan de l’entendement: la petite fenêtre en question où l’ont demande « qu’est-ce que c’est? ». C’est ce qu’on appelle de nos jour le second degré.

        Bon, voilà, je ne voulais pas vous faire chier, juste se divertir, et je vous rassure tout de suite: je déforme moi aussi et tout à fait involontairement les expressions pourtant les plus usuelles. Et le mieux, c’est quand on ne fait pas exprès. En général, ces déformations involontaires sont les plus réussies.

        On regrette par la suite de ne pas les avoir prises en note, ou d’avoir pris un petit moment pour en discuter.

        • Fred dit :

          @ tschok (?)

          Tu ne serais pas Robert muni d’un faux-nez (lui qui ramène tout au religieux) par hasard ? [hasard : de l’arabe « az-zahr, الزهر » signifiant « dés »] ;o)

          P.S. dans la riche langue allemande, pas de « vasistas » paradoxalement, mais au choix : Oberlicht ; Guckfenster ; Fensterklappe ; Dachluke ; Dachfenster.

          PS.bis J’apprécie et j’agrée tes interventions, mais si tu pouvais éviter des choses du genre (!) « fiotte » « féministe qui veut interdire aux mecs de bander »… etc. Elles me seraient d’autant plus sympathiques, sans perdre leur sens. Le second degré n’est hélas pas compris par tou.s.tes. loin s’en faut.

    • Pravda dit :

      Le petit pays qui se sent menacé, c’est bien la Russie ?

    • StephanieR dit :

      Encore un troll poutiniste ici? N’importe quoi ! Il suffit d’ouvrir un livre d’histoire. Ces « petits » pays ont suffisamment connu d’épreuves douloureuses avec l ex URSS et sans doute un avis un peu plus éclairé que le vôtre sur ce qui se trame aux portes de l’Europe. Aucune naïveté avec Poutine. On a déjà vu ce qu’il était capable de faire en terme de guerre éclaire. Cette fois clairement il a du fil à retordre et c’est tant mieux.

    • Gagnon Roger dit :

      Faites come les dernières fois, cachez vous derrière le faux argument « petit pays ». Psst; Demandez au population de l’ex URSS laquelle désire y retourner? Là est votre réponse

  2. E63 dit :

    La Bulgarie n en a pas vu l’intérêt ….c ‘est respectable .et c’est son choix .
    Mais …. L’histoire du monde a montré que les politiques peureux et prêts à obéir au plus fort faisaient toujours le mauvais choix !!!! …..SI VIS PACEM PARA BELLUM….

    • Paddybus dit :

      Donc tous ceux qui pétochent sur commande pour se soumettre aux diktats ricains ont tort…. merci de le rappeler… ;0))))

  3. jerome dit :

    il est grand temps de mettre un coup d’arrêt à l’hitler de pacotille du kremlin !!

    • Ah Ca ! Z arrive ! dit :

      @jerome
      Vous voulez dire du Washingtonian ? Depuis 75 ans, ça vient tjrs de là-bas.

    • Euclide dit :

      Vlad, se contre fout des Etats baltes cher ami.
      Par contre l’OTAN , l’UE et les States lui cherchent des poux en Ukraine.

      • O'Neil dit :

        La Russie est l’un des garants de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, après que ce dernier après la chute du mur ait accepter d’être dénucléarisé et de donner à la Russie les armes nucléaires présentes sur son sol. Et pourtant cette même Russie a pris possession de la Crimée, et au minimum soutient le séparatisme du Dombass. Que l’on juge – ou pas – que le Crimée ou le Dombass soient russe, il est clair que c’est la Russie qui n’a pas honoré ses engagements, et certainement pas l’OTAN ou l’UE. Quant aux USA, c’est sûr qu’ils font une fixation névrotique sur la Russie, alors oui, raisonnable de penser à eux à chaque fois qu’il y a des problèmes aux abords de la Russie…

        • Fred dit :

          @ O’Neil

          Excellent et sain rappel. À ceci près que les États-Unis et le Royaume-Uni ont aussi signé le Mémorandum de Budapest, et ne semblent pas prêts à le faire respecter. Cela dit, ces derniers pays ne se sont pas engagés à le faire respecter, mais seulement à « consulter les signataires » en cas de problème (!) :o( . Clairement, la Russie trahit sa parole, qui plus est sur un accord nucléaire, ce qui est un très fâcheux précédent pour l’avenir du désarmement nucléaire planétaire. Allez négocier avec l’Iran et la Corée du nord après ça…

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Mémorandum_de_Budapest

        • précision dit :

          La Russie n’a pas respecté son engagement pris par écrit lors du traité de Budapest.
          Du point de vue russe, néanmoins, l’OTAN a été la première à ne pas respecter l’engagement pris par oral de ne pas s’étendre « not one inch eastward » (malgré les tentatives assez discutables de certains médias de prétendre que cet engagement était limité à l’allemagne, en dépit du bon sens, quoi qu’en dise Gorbi).

          La vraie question n’est pas de savoir qui a raison, puisque tous ont des torts et des préoccupations légitimes, c’est plutôt de savoir ce que chacun (Russie, USA, Ukraine, UE) peut proposer pour mettre fin à la guerre en Ukraine et rétablir des relations un minimum cordiales.

          Quand à la névrose, je crois que parmi les politiciens il y en a (au moins) autant en Russie par rapport aux USA qu’aux USA par rapport à la Russie. En fait pour les USA (ou du moins pour pas mal de politiciens et journalistes) la Russie est un adversaire parmi d’autres, l’inverse n’étant pas vrai.

  4. Momo dit :

    Top secret – Confidentiel – Code zéro- – Turlututu – je répète – Turlututu
    Non ce n’est pas hors sujet:
    Les prototypes de 6ie générations de vlad seront bientôt annoncés:
    https://servimg.com/view/15518038/4845

  5. Pravda dit :

    Un peloton de Leclerc, appuyé de deux F-35, ainsi que le groupement commando des garde-cotes lituaniens, menaçant ouvertement Moscou, notre bien aimé Tsar à vie et au delà, a décidé à l’unanimité, un bombardement préventif de la Géorgie et l’annexion du Donbass ainsi que de la faculté de langues de Nantes, où il a était prouvé qu’un étudiant parlait russe en 1987.
    Nous vous avions déjà prévenu de rester dans vos frontières (c’est à dire à plus de 1000 kms de celles de la Sainte Russie), et avons dû abattre un F-16V taïwanais en représailles, grâce à notre infaillible système S-4000 mégasonique.
    Prochaine étape, l’envoi de Wagner, afin de libérer les otages détenus d’insupportables conditions de libertés et démocratie en France. J’ai nommé, les martyrs Vidoc, Paddybus, Aleksandar, hzbob … (non, n’insistez pas, nous vous laissons Raymond75, notre humanité ayant ses limites)

    • Pravda dit :

      *méa-culpa pour les fôtes et oublis, j’essaye de faire vite (et donc mal) avant que la page ne saute ou se renouvelle.

    • Elwin dit :

      Vous avez oublié Petitjean, l’autre nom de Paddybus. 😀

      • Paddybus dit :

        et elwin qui perd jamais l’occase de dire une connerie …??? change de pseudo… « elle perd » te collera bien mieux…!!!

    • HBOB dit :

      Dommage que le ridicule ne tue pas….Et tu n’es même pas drôle. Juste pitoyable. Si tu étais devant moi, je te donnerais une pièce tant tu fais pitié.

      • Pravda dit :

        Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon vous ne seriez même pas là pour me donner vos kopecks et nous éclairer de vos lumières.

        • HBOB dit :

          C’est vrai que la perte de vos lumières serait une catastrophe pour ce site en particulier et pour les relations internationales en général

          • tschok dit :

            On ne peut pas dire non plus que vous soyez un astre particulièrement culminant dans le zénith de la pensée stratégique, vu votre abondante mais néanmoins assez exotique production sur ce blog, il me semble, HBOB.

            Mais vous avez au moins l’avantage de nous soumettre des concepts qui sont parfois divertissants, ce qui est toujours bienvenu, la discipline ayant sa part d’aridité.

            Et puis, en stratégie, il faut parfois repousser les frontières, au propre comme au figuré.

            Je dirais donc que vous avez voix au chapitre. Mais je ne vous garantis pas l’oreille attentive du sieur abbé.

  6. Sergio dit :

    En 2014, il était estimé à 85% le retrait des forces armées américaines en Europe. Aujourd’hui la question se pose: est-ce que c’était bien judicieux ?? Globalement non! Bon ben, faire et défaire c’est toujours travailler.

  7. constat lucide dit :

    Poutine a lancé son ultimatum le mois dernier. Il est inacceptable pour l’OTAN qui perdrait toute crédibilité s’il l’acceptait. Poutine se servira bientôt de ce prétexte pour lancer ses troupes sur tout ou partie(s) de l’Ukraine.

    • précision dit :

      Pas si simple, on pourrait tout à fait imaginer un compromis qui conviendrait à tous sans perdre de crédibilité. Par exemple on pourrait imaginer des garanties de sécurité hors OTAN (encore faudrait-il qu’elles soient plus fiables que le mémorandum de Budapest violé par les russes, ou les garanties verbales données par certains responsables occidentaux « not one inch eastward » violé par l’OTAN du point de vue russe).
      On pourrait aussi imaginer un partenariat avec l’OTAN qui ne prenne pas la forme d’une adhésion.
      Donc l’Ouest pourrait facilement offrir des alternatives s’il y avait une telle volonté.
      Mais d’une part il faudrait qu’il y ait une telle volonté, et d’autre part on peut se demander ce que les russes ont à offrir en retour.

      • Castel dit :

        La solution , elle existe depuis longtemps, à savoir la reconnaissance des états tampons, à savoir, pour l’Europe l’Ukraine et le Belarus, dans lesquels, aucune armée étrangère ne pourrait être stationnée, avec en contrepartie la même obligation dans la Pologne et les pays Baltes, auquel on pourrait rajouter Kaliningrad…
        Mais pour cela, il faudrait que la tension retombe, car il n’est pas question de négocier sous la pression que fait peser Poutine actuellement

        • tschok dit :

          @Castel,

          Vous parlez des « quasi-Etats »? Cad les deux oblasts séparatistes en Ukraine et leurs frères jumeaux en Géorgie (Ossetie du sud et Abkhazie)?

          La Russie a une fâcheuse tendance à collectionner les quasi-Etats pour se confectionner un puzzle de territoires asservis, afin de se constituer son glacis protecteur, tout en lançant ses tentacules sur les arrières de l’ennemi (Kaliningrad).

          Là on en a déjà 4 avec eux. Si on les laisse faire, ils vont réinventer le concept de la principauté de Monaco à l’échelle européenne. C’est la porte ouverte à des emmerdements infinis.

          Y-compris en France. Vos pires cauchemars de grand remplacement pourraient se concrétiser un jour, quand ils nous diront que le 9-3 mérite l’indépendance.

          Vu qu’ils veulent déjà décider de l’organisation des manoeuvres de l’Otan dans les pays les plus à l’est, on devra un jour ou l’autre leur disputer notre souveraineté sur la rive nord de la Seine, si on laisse faire.

          Figurez-vous qu’il y a un enjeu stratégique à cet endroit-là: l’Oise.

          Les Boches connaissent le chemin, vous leur demanderez. Ils savent comment nous envahir, ils sont de bons conseils.

          Sinon, on négocie sous pression. Vous croyez que les négociateurs du RAID ou du GIGN ne négocient pas sous pression? Que les mecs font ça sur leur temps libre?

          Oh? Sérieux?

          • Castel dit :

            @tschok
            Votre parallèle avec le RAID ou le GIGN me parait douteux, avec ce qui se passe actuellement en Ukraine, néanmoins puisque vous avez utilisé cette comparaison, je vais essayer d’utiliser un scénario, qui pourrait évoquer cette situation :
            Le RAID (ou le GIGN) encercle une maison ou se trouve un délinquant , mais problème, il s’y trouve avec sa femme et ses enfants, et ses parents ayant de gros moyens financiers et des relations politiques font savoir par leurs avocats, que s’il arrive la moindre « bavure » pendant un éventuel assaut, ils mettront tout leur poids dans la balance pour que le responsable de l’opération soit gravement sanctionné par la suite…..
            Je suis sûr que cela ferait réfléchir plus d’un haut gradé avant l’intervention, et qu’il chercherait probablement à trouver un compromis pour éviter l’assaut, et, bien que comme dit le proverbe, « comparaison n’est pas raison » (surtout dans ce cas précis d’ailleurs), c’est à peu près ce qui se passe en ce moment à la frontière Ukrainienne !!

      • tschok dit :

        @précision,

        Je ne suis pas aussi optimiste que vous sur l’élasticité de nos marges de manoeuvre.

        Ce qui m’inquiète dans cette affaire, c’est que les doléances russes (les exigences léonines) sont a priori assez difficiles à satisfaire si, en face, l’esprit n’est pas à la concession.

        Et j’en arrive au point qui nous met d’accord: « on peut se demander ce que les russes ont à offrir en retour ».

        Oui, effectivement. D’autant qu’ils restent pour le moins silencieux sur le sujet. Enfin, quand je dis silencieux, je me trompe. Ils disent « niet ».

        Ils ne sont pas silencieux, en réalité. Le « non, allez vous faire foutre » est bien audible, si on tend l’oreille. Alors, comment imaginer des ouvertures, là où il n’y en a pas?

        C’est le job des diplomates, moi je sèche.

    • Mon général dit :

      On s’en fout de l’OTAN…

      • lapoutinecasemange dit :

        On s’en fout de l’avis de Mon général…

      • Fred dit :

        @ Mon général

        Tiens ? Je n’avais pas le souvenir d’une telle concision phraséologique dans les Mémoires de Mongénéral…

  8. VinceToto dit :

    Avec les forces françaises/UE qui vont quitter l’Afrique, cela fera des effectifs pour soutenir les pays « Baltes ».
    Tout est bien qui finit bien.
    Bonne nouvelle année 2022!

  9. LEONARD dit :

    Entrée de 2 bâtiments de débarquemenr russes en Mer Baltique:
    Doublement des capacités dans la région.
    https://jagarchefen.blogspot.com/2022/01/pa-havets-vagade-vagade-vag.html

    • Mesa dit :

      3 d’apres ton lien : deux péniches de débarquement de la classe Roputja et une de la classe Ivan Green.

      • LEONARD dit :

        @Mesa
        Rectification judicieuse….

        • tschok dit :

          Simple rotation des coques, pour alterner les couches de rouille entre deux marées, ou quelque chose de plus signifiant?

          • LEONARD dit :

            @tschock
            Difficile à dire:
            Pas de grande utilité militaire, si ce n’est des débarquements de mini groupements tactiques sur des points stratègiques adverses (Götland ou Bornholm), pour des opérations de type « coup de main », mais pérennité aléatoire, ou ravitaillement de Kaliningrad tout le temps que la situation n’est pas trop « chaude ».

            En tous cas, les suèdois prennent la chose au sérieux.

  10. Perplexz dit :

    Cà occupe mais à vrai dire le sujet m’épuise ….

  11. Carin dit :

    Malgré le cinéma russe, il faut bien comprendre une chose.. l’OTAN (Amérique)- joue son jeu… il ne faut pas voir l’inutilité de saupoudrer quelques 300 paxs dans chacun des pays baltes, comme une fin en soit, ces paxs sont issus de divers gros pays OTAN, et ne sont là que pour décider les différents peuples de ces pays… le petits père des peuples comprends très bien que l’apparente facilité de pénétrer dans un de ces pays baltes, va forcément entraîner la mort de ces soldats multi-nationaux, et entraîner leurs pays d’origines dans un conflit ouvert avec ses troupes, il n’a pas envie de se voir infliger une raclée…. Et contrairement à ce que croient ses groupies, ça irait très vite, de rayer de la carte les quelques milliers de soldats russes qui passeraient les frontières de ces petits pays, et de contenir le reste a l’intérieur des frontières de la Russie.
    Je l’ai déjà écrit, Poutine a perdu la partie qu’il a lui-même initié, ses représentants à Genève ou à l’OTAN ne ramèneront que des bribes de ses exigences, et il doit déjà commencer à réfléchir pour tourner ces bribes en grandes victoire auprès de son peuple.

    • LEONARD dit :

      @Carin
      Je ne suis pas si enthousiaste quant à la capacité de l’Otan à foutre une rouste à l’Armée Russe.
      Car si l’on fait un comparatif Est-Ouest, si la supériorité aérienne de l’Otan est nette à tous points de vue, c’est tout le contraire pour les forces terrestres, (F.S inclus), le cyber, les psy-ops, le chimique, le nuc tactique, avec de surcroît un avantage indéniable pour la Russie, le territoire et les voies de transport (voir la démonstration ferroviaire actuelle), et surtout, par rapport à l’Otan la concentration de forces, là où la principale force de l’Otan, les U.S, sont dispersés mondialement. Dernier point, l’agresseur a toujours l’avantage tactique initial.

      Par ailleurs, affirmer que Vlad a perdu la partie, j’ai envie d’y croire, mais je ne vois pas ce qui justifie cet optimisme, hormis la météo à venir dans le Sud de l’Ukraine et la flambée d’Omicron en Russie. Les forces sont disproportionnées, petit à petit les réserves et le soutien se mettent en place.

      Mon sentiment est que Vlad voit que son pouvoir va être chahuté par Omicron. Il a donc choisi, comme à chaque fois que l’opinion des russes devenait critique, de mobiliser le pays grâce à un conflit extérieur. Là où je vous rejoins, c’est que ce ne sera pas sur une grande échelle avec l’Ukraine, mais suffisamment pour justifier une tension avec l’Ouest. D’où l’ultimatum sur la géographie de l’Otan et autres conditions qu’il sait ne pas être acceptable. Il va donc embarquer l’occident dans 10 ans de tensions type Guerre-Froide, au plus grand plaisir de son compère Xi, qui va voir ainsi une partie des forces occidentales fixées dans le match Chine-U.S qui s’annonce.

      Comme toujours dans les régimes autocrates, le nationalisme est utilisé pour souder la nation autour du « cher leader », par le biais d’une stratégie de tension soigneusement entretenue avec les voisins.

      • PK dit :

        LOL. Omicron bouscule les pro-vac, pas les autres.

        Vous avez oublié la supériorité manifeste des Russes en brouillage. Manifestement, on a tous beaucoup de retard là-dessus.

      • Vidoc-19 dit :

        @ LEONARD : Vous êtes sans conteste l’un des plus grands complotistes de ce forum: vous passez votre temps à essayer de démontrer que le vilain Poutine est en train de préparer des mauvais coups contre nous et contre tout le reste du monde d’ailleurs. Nous avons le droit à  » La vie du rail  » en Russie, un convoi signifiant probablement à chaque fois une invasion proche.
        Actuellement vous oubliez totalement, dans votre diatribe, ( mais vous n’êtes pas le seul – loin de là -) que les Russes sont en train de ramener chez eux les troupes qu’ils avaient détachées provisoirement au Kazakhstan. Encore raté pour l’invasion du Kazakhstan et la présence russe au Kazakhstan pour 10 ans au minimum comme clamaient déjà certains complotistes antirusses.. vous nous présentez tout le temps Poutine comme un joueur d’échecs tout le temps en train de préparer une entourloupe.. en même temps dans votre récit complotiste, vous nous le présentez comme un être affaibli dans un pays en ruines, ce qui le pousse à agresser le reste du monde.. c’est terrible dans votre tête : vous voyez le complot russe partout, tout le temps.. si nous devons subir vos interventions à chaque fois qu’un train circule en Russie, bon courage !
        Tout est du même tonneau, vous annoncez invasion sur invasion et vous êtes aussi un de ceux qui nous présentent Poutine( et XI) comme des gens tout seuls à diriger leur pays: aucun ministre, aucun ministère, aucune assemblée, aucun corps constitué, rien : une seule personne animée des pires intentions et qui dirigent tout seuls des pays de millions de kilomètres carrés: quand même fortiches, ces individus !
        Si vous êtes dans la théorie du complot permanent de la Russie contre le reste de l’Europe, de la Chine contre le reste du Pacifique: vous fabriquez du récit anxiogène, complotiste, belliciste car vous prêtez aux gens que vous n’appréciez pas les pires intentions néfastes… il ne vous vient jamais à l’esprit que Poutine et son gouvernement soient des dirigeants normaux avec des concepts normaux de gouvernement de leur pays, et qui doivent traiter des affaires étrangères comme n’importe qui d’autre et parmi bien d’autres choses, intérieures.. ce ne sont pas des ogres solitaires enfermés dans un bunker et en train de préparer des plans machiavéliques du matin au soir.!
        Il faudrait vous calmer, il paraît que la camomille ça calme, et vous devriez regarder des sites sur la vie quotidienne en Russie ou en Chine, les gens dans les parcs, des gens dans les magasins, dans les usines, dans les rues, dans les écoles : vous allez faire une découverte : ce ne sont pas des pays en état de guerre permanente ni en train de se préparer à nous envahir.. je crois d’ailleurs que vous aurez du mal à affronter le réel car vous vivez dans la bulle du complotisme anticommuniste, antirusse, anti chinois depuis tellement longtemps…

        • LEONARD dit :

          @Covid-29
          Une intervention de votre part sans anathème, presque courtoise (accusatrice quand même, faut pas rêver), ça mérite une réponse.
          1- La vie du rail: N’hésitez pas à nous communiquer les images de chars russes faisant le trajet Ouest-Est. Pour ma part, le jour ou il y en aura ( pas qu’anecdotiques), je documenterai.
          2- Kazakhstan: Pour l’instant, on a les annonces et les 1ères images, notamment des autres contingents du CSTO. On verra s’il ne reste pas d’unités russes dans 2 mois. Donc, attendons de voir.
          Il n’empêche que l' »ouverture » turque de Nazarbaïev a vécu et que sur fond de manifs on a eu une épuration de l’appareil d’état.
          3- Lisez un peu la presse russe et les propos de certains ministres, députés, chroniqueurs russes et, comme moi, vous serez sinon inquiet, du moins intrigué.
          4- Oui, et c’est une différence de fond avec vous, je n’apprécie que les dictatures qui sont utiles à mon pays ( en Afrique, Egypte, Etats arabes, même la Syrie). Je suis lucide (vous direz cynique), les ennemis de mes ennemis sont mes alliés.
          5- J’ai longtemps combattu le communisme, et il m’en reste des réflexes pavloviens, mais j’en apprécie de multiples points et réalisations. Petite confidence, je suis avec le plus grand intérêt un blog de réflexions d’un toujours communiste que je vous invite à visiter assidûment:
          https://descartes-blog.fr/
          Mais par dessus tout, j’essaie de pratiquer la raison, le rationnel, la logique, en me méfiant des idéologies, des croyances, des fantasmes.
          6- Etre qualifié de complotiste par un dénonciateur à tout crin et la plupart du temps contre toute logique du complot de l’Otan, des z’tasunis et de tout ce qui est capitalisme libéral est un délice. J’adore le « non-sense ».

          Merci d’avoir fait ma soirée.

      • tschok dit :

        @LEONARD,

        Il y a quelque chose qui me gène avec votre analyse, c’est que vous reliez tout ce cirque à une simple motivation politicienne de Poutine: le dictateur aux abois réduit à provoquer une guerre pour faire diversion sur un plan intérieur. Guerre des Malouines, quoi.

        Je ne suis pas totalement contre, parce qu’il y a de ça dans toute dictature nationaliste et un type comme Poutine ne va pas s’en priver.

        Mais je crains que la motivation des Russes pour foutre le bordel en Europe ne soit plus profonde. Mon idée est simple: pour eux, la victoire est un plan incliné, maintenant, il penche dans leur sens, donc ils tentent le coup.

        C’est la volonté de puissance classique qui les inspire, pas la crainte de la dégradation d’une situation intérieure qui pourrait être régulée en créant artificiellement un conflit avec l’Occident, tout ça pour deux oblasts en Ukraine et une poignée de russophones dans les pays baltes.

        Nan, vu le cirque qu’ils font, les mecs jouent à la roulette contre le casino avec l’intention de faire sauter la banque. Leur problème, ce n’est pas de tenir leur quartier avec ses bordels, ses points de deal et ses rackets. Ils savent faire. Ils ont la maitrise.

        Non, maintenant, ils passent à la vitesse supérieure.

        Faut pas se mettre en tête qu’ils foutent le bordel seulement pour faire diversion parce qu’ils ont des emmerdes au plan intérieur. On a tous des emmerdes au plan intérieur, c’est la routine de la vie des nations. Il y a toujours un truc qui marche pas comme ça devrait marcher et les gens gueulent, protestent, manifestent, etc.

        Nan, moi j’dis: volonté de puissance. Ils se disent que le plan de la victoire s’incline de leur côté, donc ils jouent leur carte. Dans la plus pure tradition de la stratégie depuis qu’un être humain malingre, mais armé d’un bâton avec un gros morceau de pierre au bout a foutu sa pâtée à un tigre au dent de sabre de 250 kilos.

        Rahan, le fils de Craô et des âges farouches. Ils nous la font farouche.

        Et je vais vous dire, chuis persuadé qu’ils n’ont pas plus de suite dans les idées que ça. Ils jouent le coup comme ça vient, parce que l’occase se présente.

        Nous, on leur prête toujours des idées compliquées. Regardez les tutoriels sur leur façon de bricoler. Ils sont dans l’impro et le détournement d’usage. Le système D élevé au rang d’art de vivre.

        J’ai besoin d’un truc pour faire telle chose. Je prends deux morceaux de machin, je les bricole et voilà. Les mecs réfléchissent pas pendant 107 ans devant un échiquier pour calculer ce qui va se passer douze coups à l’avance. C’est une légende. Ils sont fluides.

        Vous habitez en Russie, vous êtes obligé de fonctionner comme ça. Le climat, la culture, tout vous y pousse. Faut prendre les choses comme elles viennent, quoi. Et improviser.

        Bon, pour moi ça colle pas. C’est une vision d’intello. Les Russes sont des survivants. Je ne sais pas comment vous le dire.

        Faut pas se gourer de catégorie: on les prend pour des prédateurs calculateurs. Non, ça ce sont les Américains qui sont comme ça. Les Russes sont des opportunistes omnivores. Ils peuvent bouffer tout ce qui leur passe sous le pif, y-compris nous. Mais faire des calculs compliqués, qui foirent 9 fois sur 10 parce que la stratégie dépend quand même d’un truc imprévisible qui s’appelle l’avenir, je sais pas mais je les sens pas comme ça.

        Faut aller au contact avec les Russes en étant pareil. Naturel. Ils nous font chier, faut leur dire, d’abord. Franc et direct, voyez? Et les engueuler. Cékoi ces conneries? Ca rime à quoi? Nan mais ça va pas la tête?

        Et ensuite on entre dans la discussion.

        • Fred dit :

          @ tschok

          Mwaif… C’est sans doute une composante des actions russes, comme pour tous les impérialismes d’ailleurs.

          Ceci dit, la Russie réussit des coups stratégiques assez bluffants et qui n’ont rien d’improvisés :
          – être en bon terme à la fois avec l’Iran/affidés, pays du golfe et Israël
          – s’implanter de manière incontournable et se faire respecter par tous dans le nid de guêpes syrien
          – le meilleur coup, et avec quelle maestria, avec la Guerre dite du Haut-Karabagh : maintenir une bonne relation avec l’Azerbaïdjan en stoppant cette guerre qu’ils gagnaient au coup de sifflet alors que ce pays comptait se réapproprier tout le Haut-Karabagh perdu lors de la guerre précédente, rétablir sa finlandisation de l’Arménie, éjecter totalement Français, Anglais et Américains du jeu régional, stériliser l’influence turque (pays lui aussi éjecté des négociations). La grande classe, chapeau !

        • LEONARD dit :

          @tschok
          D’où nous sommes et avec le peu d’informations dont nous disposons, les buts, objectifs et moyens de Vlad sont assez confus, j’en conviens, et ma théorie de la motivation politicienne, si elle n’est pas parfaite, me parait avoir l’avantage d’être, à ce stade, la plus cohérente, c’est pourquoi je la priorise.

          Elle repose sur un in tangible des pouvoirs non-démocratiques. L’obsession du maintien au pouvoir par recherche d’une légitimité. Quand celle-ci ne peut venir d’élections pleinement acceptées par le peuple, il y a nécessité de rechercher l’approbation du peuple par, au choix, les résultats économiques et sociaux (ils ne sont pas là), la gloire du régime (la conquête spatiale de l’URSS ou la « grandeur éternelle de la Russie », bref, le nationalisme. Ca tombe bien, les russes y sont particulièrement sensibles, spécialement pour ceux qui ont connu les années 70/80.

          Il y a donc utilité pour Vlad de flatter le nationalisme russe par «l’unification du peuple slave» (jusquà la Serbie) et par la provocation répétée de l’Otan. C’est ce qui permet aux russes de se rassurer sur leur place dans le monde.

          Pour autant, sur les moyens employés, j’ai plus de doutes. La Russie sait qu’elle ne peut aller à la guerre frontale avec l’Otan. Il n’y aurait que des perdants.

          Envahir toute l’Ukraine, c’est se confronter à l’occupation de 40 et quelques ukrainiens dont bon nombre seront résistants (actifs ou passifs) et surtout, c’est se priver d’un glacis avec l’Otan.

          Envahir la partie « russophone » de l’Ukraine, c’est s’exposer à une guerre froide durable avec l’Otan et l’Europe.

          Envahir Marioupol, Odessa et le Canal de Crimée, c’est s’assurer des territoires stratègiques, mais avec les mêmes conséquences face à l’Otan et l’Europe.

          Rester l’arme au pied et menacer l’Ukraine de l’autre côté de la frontière, c’est improductif au regard des moyens mis en œuvre.

          Certes, la confrontation avec l’Otan et l’Europe, çà peut faire l’objet d’un deal avec la Chine, qui compenserait les pertes économiques, mais cela rendrait la Russie encore plus dépendant dans un voisin moins contrôlable que l’Europe.

          Bref, passé la démonstration de force à destination interne, je ne vois pas les options de sortie gagnante pour Vlad s’il décide d’actionner l’option mili « brutale ». Et s’il n’enclenche pas des hostilités, il aura du mal à ne pas décevoir ses troupes (les natios russes ) et çà n’aura eu d’autre effet que de réveiller l’Otan et l’Europe. (même si ce n’est même pas sûr)

          Pour la négo, je suis d’accord, mais c’était pas une négo, c’est un ultimatum. Il a donc été poliment rejeté.

          • LEONARD dit :

            @tschock
            « l’occupation de 40 et quelques ukrainiens  »
            Lire 40 et quelques millions d’ukrainiens.

    • Fafou dit :

      Je ne suis la groupie de personne mais je suis curieux de connaître votre plan pour repousser ces quelques milliers de soldats russes (sic) ? Allez y Stolenberg, le vrai, vous lit. Et Poutine a déjà la certitude que personne ne bougera militairement pour l’Ukraine, n’est ce pas le but premier?

    • Gégétto dit :

      Vous avez entièrement raison, ça va aller très vite…mais de mal en pis!

      Je me rappelle la monumentale raclée que les Allemands ont mise aux troupes Russes ou plutôt soviétiques.
      D ailleurs les Allemands fêtent ça tous les ans.

      L armée russe c est quand même pas du même niveau que celle de Saddam, Kadhafi ,sans compter le nucléaire.
      Un conflit avec les Russes c est perdant -perdant.

      Votre vision de milliers de morts , que côté Russe; comment dire, je vous trouve très optimiste.
      Dans le monde réel tout le monde va « charger »

      Personnellement je ne souhaite pas qu’ une telle extrémité soit franchie.
      Et je doute fort que les dirigeants russes entrainent leurs troupes dans une telle aventure dans les pays baltes.
      Le temps nous le dira.

      Après, la pression mise par l’ Otan sur la Russie est indéniable.
      Et parfois, les Russes ont des réactions violentes.

      Pas groupie, simplement réaliste.

  12. Bob dit :

    Les discussions ne sont pas arrêtées pour autant entre le tsarat et l’Oncle Sam. Ce n’est que le premier round. D’autres sont en cours et suivront. Rien n’est terminé.
    La politique de réassurance auprès des pays limitrophes de la Russie n’est pas une solution que cela soit chez les baltes ou dans les Balkans. Les pays baltes sont indéfendables comme la trouée de Suwalki. L’Ukraine tombera prochainement. La duplicité franco-allemande et la dépendance gazière en sont la cause. L’Oncle Sam pivote vers l’Indo-pacifique et un accord avec les russes arrangeraient l’US et les franco-allemands. Car les pseudo-sanctions économiques timorées n’ont rien donné depuis 7 ans.

    • Fred dit :

      La « trouée de Suwalki », ça fonctionne dans les deux sens.
      Il est inimaginable que l’Europe et l’Otan puissent abandonner les Pays baltes. La Russie ne ferait pas le poids. Même dans le cas très hypothétique où elle s’allierait avec la Chine dans un conflit mondial : l’Otan est incomparablement plus puissant, la Chine assez peu capable de projeter ses armées.

  13. Gégétto dit :

    L OTAN a enfin compris comment faire baisser la pression dans cette partie du globe.
    Les Russes, qui réagissent violemment quand la pression est trop forte, vont apprécier. Bon, ça changera des infos non stop sur la COVID.

  14. Raymond75 dit :

    Les gesticulations et provocations militaires réciproque de l’Otan et de la Russie aboutissent, comme toujours, à une augmentation de l’insécurité générale. Les militaires et le complexe militaro-indutriel, de l’Ouest comme de l4est, ne vivent pas de la paix mais de la guerre.

    La solution ne peut résider que dans une négociation, puis un accord avec une sorte de ‘finlandisation’ des pays limitrophes de la Russie (la Finlande n’était pas un pays malheureux), un éloignement des troupes russes de la frontière, et le retrait de toutes missiles de Kaliningrad et du centre Europe.

    Et enfin un rapprochement économique de la Russie et de l’Europe. Poutine est un dictateur maffieux, mais il se sait impopulaire dans son pays, et il n’est pas immortel. L’Europe, « de l’Atlantique à l’Oural », doit voir plus loin que sa personne.

    • Pravda dit :

      Poutine touche des enveloppes de Lockheed Martin à mon avis. Il a enfin eu les moyens de refaire ses toilettes, les WC à la turque n’étant plus en odeur de sainteté au Kremlin.
      Maintenant, je vous rappelle juste, que la situation était un poil plus tendue dans les années 50/60/70, avec notamment des échanges de tirs, des blocus, des mise en alerte des forces stratégiques … Poutine ne veut pas la guerre, il veut qu’on s’occupe de lui.

    • jccdm dit :

      Alors, la Finlande a acquis sa place à partir de 1945 en payant des sommes énormes à l’URSS. Je ne vois pas pourquoi tous les malheureux qui vivent dans « l’étranger proche » devraient être ainsi rackettés. Naître à côté de la Russie, ne fait pas de vous un coupable de quelque chose, ayant à subir une quelconque punition.
      La Finlande est tellement ravie de sa « finlandisation » qu’elle envisage d’intégrer l’OTAN, avec un appui sur l’ensemble de l’éventail de la vie politique. A l’instar de nombreux autres, ravis de ce charmant voisinage.

  15. Jean Ker dit :

    « Quand un diplomate arrive à la table des négociations en assurant qu’il ne fera aucune concession sur des revendications que son interlocuteur estime inacceptables, il n’y a guère de chance d’avancer… »
    En effet, la méthode étasunienne est meilleure :
    On menace de sanctions la veille des négociations (comme la France a été menacée la veille de « négocier » une taxe sur les Gafam), ou alors on applique carrément des sanctions (unilatérales, hein) la veille de négociations (comme face à l’Iran), histoire de montrer sa bonne volonté, en bons et respectables diplomates qu’ils savent être, c’est bien connu !!

    Quant à donner des troupes à l’OTAN pour rétablir la Grande Pologne (c’est à dire tenir un front de la Baltique à la Mer noire), c’est toujours une honte.
    Heureusement, on peut se donner bonne conscience en se disant que non, pas du tout, c’est seulement pour aider l’Ego blessé de quelques nationalistes ridicules et hystériques qui s’agitent pour convaincre que leur ersatz de pays existe
    Dans l’histoire, nous ne sommes donc pas les seuls idiots utiles des américains. C’est toujours ça de pris.

    • Pravda dit :

      « c’est seulement pour aider l’Ego blessé de quelques nationalistes ridicules et hystériques qui s’agitent pour convaincre que leur ersatz de pays existe », j’ai décroché à un moment, vous parliez bien de Poutine ?

  16. Caligula dit :

    Des cibles pour l’artillerie à longue portée Russe. Et si les  »stratèges » occidentaux frappaient l’artillerie russe préventivement? Le siège de ‘OTAN à MONS serait détruit dans les minutes qui suivent. La guerre a changé de nature. Dommage que Stoltenberg et les parfait idiot de l’OTAN ne l’ait pas compris.

    • fourtis dit :

      Le siège de l’OTAN n’est pas à Mons mais à Bruxelles (Evere).
      0 mons c’est le siège su SHAPE qui s’y trouve 😀

  17. Hiboux V dit :

    Je n’ose pas imaginer mais: je crains que pour fêter la fin de la pandémie et surtout faire oublier tous les déboires de sa gestion, nos dirigeants organisent un gros feu d’artifice . (cf tensions en Ukraine, Taïwan , dette colossale UE…)

    • jccdm dit :

      Oui, la gestion russe de la pandémie a été catastrophique. Mais ce n’est pas une raison.

  18. Paul Bismuth dit :

    Les forces spéciales américaines auront prochainement un nouveau point de chute: en Albanie.

  19. Rom dit :

    Encore de l’argent jeté par les fenêtres… débile sans parler du côté provocation, à bat l’OTAN.

  20. kl42 dit :

    Quel cirque, le CEMA dit que l’armée Française n’est pas prête pour une guerre de haute intensité, nous aurions pour 2 jours de munitions.
    Nous n’avons pas la base industriel pour faire une guerre, nous fabriquons 1 rafale par mois, il nous faut 18 mois pour construire une FREMM. Nous ne fabriquons ni munitions ni les armes légères.
    On écoute les Russes et on discute, on arrête de s’imaginer que nous sommes la conscience du monde, que nous sommes les gentils et que les autres en face sont les méchants. Ca ne veut rien dire, c’est débile.
    Ce serait aussi risible que de dire Vlad j’ai envie de l’emmerder car il ne fait ce que je veux.
    La question est simple les Russes ont dit voulez vous la guerre ou pas ????
    Beaucoup de gros bras sont prêt à se faire vitrifier pour l’oncle sam, et ils se pensent surement patriote ????
    Non mais réfléchissez deux minutes les va t en guerre. Pensez vous réellement gagner une guerre alors que le pays est extrêmement diviser, que les politiques font tout pour diviser les citoyens. Qui ira ce battre pour Macron et sa clique de banquiers.

    Dernier petit paragraphe pour les stratèges en herbe.
    L’Europe ne produit presque plus d’énergie, le pétrole et gaz de la mer du nord s’épuisent. Le gaz le plus proche est au sud de la méditerranée et il s’épuise aussi. Les plus grande réserve sont en Russie, et au Qatar.
    Pensez vous que les Russes puissent vivre sans les € ???
    Pensez vous que les Européens peuvent vivre sans gaz ??? On risque vite d’avoir très froid dans les chaumières Européennes.
    Les US auraient ils un intérêt à envenimé la situation en Europe???

    • Pravda dit :

      Un jour vous comprendrez que peu de monde désire une guerre, qu’il s’agit d’un coup de pression de Poutine sur ses voisins, et que si les USA ont un intérêt à avoir une UE faible (et à vendre leur matos et leur influence), les russes ont peur d’une Europe forte, qu’ils ne pourraient pas manipuler aussi aisément que les quelques esprits fragiles de ce forum.

    • Mat49 dit :

      Ne plus avoir Nordstream 2 serait une bonne nouvelle: on affaiblit l’allemagne et on la force à nous acheter de l’electricité nucléaire.

    • Le Suren dit :

      « Qui ira ce battre pour Macron et sa clique de banquiers ? ». Personne, c’est évident.

    • Courmaceul dit :

      vous avez visité la cathédrale de Salisbury ? « Macron et sa clique de banquiers. » La Pétasse des steppes pense qu’il n’y en a pas ailleurs ? Chez Poutine ? Chez Mariani ? Chez Zemmour ?

  21. Plusdepognon dit :

    Un peu de pays baltes et un soupçon de théâtre arctique…
    https://www.lalettrea.fr/action-publique_executif/2021/12/21/paris-renforce-sa-presence-militaire-en-estonie-et-dans-le-grand-nord,109712639-art

    Si ce n’était pas pour les primes, on pourrait faire « Cold Response » à domicile :
    https://www.francetvinfo.fr/meteo/pic-de-froid/jura-des-temperatures-glaciales-a-la-combe-noire_4891225.html

    Quitte à faire de l’aménagement du territoire, autant aller dans des endroits où l’on est bien accueilli :
    https://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/a-casterino-dernier-hameau-isole-de-la-roya-les-hoteliers-appellent-a-l-aide_2165276.html

    Surtout vu les réponses qui ont été faites aux autochtones…
    https://www.franceinter.fr/info/les-troupes-du-genie-militaire-ne-reviendront-pas-dans-la-roya

  22. Celtibère dit :

    Quand les cow-boys sont à la manœuvre quelque part, on peut être certain qu’une guerre est proche.

  23. Jack2 dit :

    Quand on veut s’asseoir à la table des négociations, il faut montrer qu’on meut miser : les russes ont misé 150 000 soldats, les USA n’ont pas besoin de montrer qu’ils ont les moyens et l’UE n’a rien.
    On doit construire une UE assez forte pour pouvoir miser sans effrayer Poutine qui visiblement a peur quand il voie ses compères dictateurs eux aussi risquer de se faire renverser comme en Ukraine.

  24. Courmaceul dit :

    Assez fascinant de voir chez nos chantres de la souveraineté nationale, exigez une souveraineté limitée chez les autres ! 🙂 La prostitution russophile sera, en 2022, un grand millésime !

  25. Courmaceul dit :

    Pour les fanas d’Histoire, je les laisse se plonger dans le passée concernant la notion de « souveraineté limitée ». Moujik un jour, moujik toujours !

  26. Jakub de Pologne dit :

    La sécurité de l’Europe n’est pas menacée par la Chine mais par la Russie. La Chine ne mène pas une guerre à la frontière de l’Union européenne. Le message doit être clair. L’Union européenne ne veut pas un seul morceau de terre russe, mais elle ne permettra pas que les pays frontaliers qui ne veulent pas être liés à la Russie soient déstabilisés.

  27. Belzébuth dit :

    Ah! les jolies colonies de vacances, …
    https://mobile.twitter.com/EtatMajorFR/status/1482366966912335872