La Direction générale de l’armement discute d’un projet d’avion « spatial » avec Dassault Aviation

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143 contributions

  1. Pour favor dit :

    C’est un croquis, la France n’a toujours pas leur fusée en créant l’armée de l’espace,

    • Well fare dit :

      Thomas apprend mandarin, il va squatter dans la station spatiale chinoise.

    • Dante dit :

      Qu’est-ce qu’il raconte le troll ?

    • Pascal (l'autre) dit :

      « C’est un croquis, » Quelle fine déduction! Nous avons là notre Sherlock Holmes!
      « la France n’a toujours pas leur fusée en créant l’armée de l’espace » Et vous, avez vous un cerveau petit coolie?
      ps: on n’écrit pas pour favor mais « FOR »favor!

    • Mica X dit :

      Ariane ce dit comment en chinois ?

  2. Phil dit :

    Ils vont nous refaire le coup de la navette Herpès… pardon, Hermès…

  3. Guista dit :

    On n’a que 92 Rafales mais on va lancer un avion spatial pour faire comme les Allemands ….euh ???

    • Wagdoox dit :

      Tu as vu ca ou ?
      L’aae n’est pas l’armee fr encore moins la france.

    • Alain d dit :

      @Guita
      Pour dans 20 années. Donc dans ce même temps la France va continuer à récupérer des Rafale, voir en commander des supplémentaires, s’il y a a une volonté politique.
      D’autant plus avec l’Allemagne qui vient de passer rouge + vert (= jaune, beurk), va donc logiquement planter le SCAF, à moins de faire des drones lanceurs de colliers guidés, de perles ou de fleurs.
      Assez de temps perdu, je sens l’Allemagne roublarde, assez maligne pour faire trainer l’affaire, tandis qu’elle lance ses propres développements en interne. Du déjà vu !
      Je pense toujours qu’il fallait tenter ce deal.
      Est-ce que nous tentons ce SCAF sur base méditerranéenne ? Espagne, Italie, Grèce. Voir avec la Suède qui se retrouve contrainte et coincée avec les anglo-saxons. Et une Suisse consultée qui finirait pas planter le F35 ?
      En espérant que Dassault (et Thales) signe rapidement une ou deux négociations exports pour le Rafale.
      Ce qui donnerait au groupe encore plus de poids et de capacités financières, pour piloter des projets, après la réussite du Neuron. Dassault et Thales peuvent évidement nous embarquer souverainement vers les étoiles. Tout va dépendre du curseur de volonté politique.
      Si nous y allons, il faut s’y coller rapidement, parce les places vont être très disputées, là haut.
      SCAF Med, ou avec d’autres pays, mais faut avancer, nos concurrents ne vont pas nous attendre.
      Voir l’Inde, si jamais c’est jouable…
      L’exemple du retard pris dans les drones , et donc les zéro exportations françaises dans les gros drones, ne suffisent-ils pas?

    • Carin dit :

      @Guista
      Non, les allemands le font pour pouvoir exploiter depuis leur unique navette spatiale, ce que nos 3 satellites qui viennent d’êtres mis en orbite basse font…

  4. Fralipolipi dit :

    C’est très intéressant.
    Tellement il reste à faire en la matière, et tellement les places à prendre (au demeurant très limitées en nombre) sont encore libres … surtout pour l’Europe.
    .
    Nous savons que la protection des satellites sera une des clés de la guerre de demain.
    Et que nos satellites ne seront relativement épargnés que pour autant que nous saurons faire mal aux satellites adverses (tout en le faisant savoir, … mais sans pour autant faire exploser un vieux satellite en mille morceaux !!! Procédure à proscrire absolument, même en temps de guerre !.. même si certains ont du mal à l’entendre).
    .
    Un avion spatial est à l’évidence une des clés de la sécurisation de cet espace, pouvant agir comme un levier de « Dissuasion » vis-à-vis de nos ennemis potentiels.
    .
    C’est aussi par là que va passer notre course à l’espace au sein même de l’UE, où l’on voit déjà une compétition ouverte au sujet des mini-lanceurs pour mini-sat : Espagne, Italie, et surtout Allemagne ont tous leurs divers projets de fusée pour mini-sat, et ne prévoient pas tous des Lancements via Kourou. … même si le projet le plus avancé, celui du Bavarois Rocket Factory, prévoit un 1er lancement via l’ancien site de lancement des fusées Diamant (à Kourou).
    https://video.lefigaro.fr/figaro/video/comment-lallemagne-ambitionne-de-defier-spacex-avec-ses-mini-lanceurs/
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    En tous les cas, on voit là que l’Allemagne a déjà des projets indépendants des nôtres, comme Aurora, et potentiellement en avance sur nous !!!
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    C’est aussi là que se joue une compétition pour prendre les quelques rares places possibles pour les industriels européens (le problème de taille critique arrivant sur ce secteur plus vite encore que dans l’aero en général).
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    Si nous avons déjà un train de retard pour nos projets de mini-fusées,
    il faut surtout éviter d’avoir un train de retard pour ce type d’avion spatial, surtout lorsque ceci est directement lié au secteur de défense en général, et de défense spatiale en particulier, directement lié à l’avenir de l’aéronautique de combat, et surtout lorsqu’il s’agit aussi de pérenniser la prééminence de Kourou dans l’exploitation spatiale européenne !
    .
    Y-a du boulot, mais ça en vaut vraiment la peine !
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    PS : à noter le nouveau réseau de satellites que les US veulent lancer pour permettre de surveiller tous les départs possibles de missiles hypersoniques volant à basse altitude (et indétectables depuis le sol)
    https://www.air-cosmos.com/article/lintercepteur-de-planeur-hypersonique-amricain-est-lanc-25592

    • Alain d dit :

      @Fralipolipi
      L’espace spatial peut être comparé au vaste espace sous-marin.
      Il est donc stratégique, parce qu’il maintient l’incertitude sur la capacité de nuisances d’une nation qui serait contrainte de répondre à une agression.
      Un seul sous-marin peut balancer la foudre, comme un seul avion spatial pourrait le faire demain.
      Hors la foudre, ce sont deux espaces propices aux renseignements et aux sabotages, donc notre souveraineté passera par la capacité de manœuvre dans l’espace, de préférence furtive et rapide, autre que les satellites actuellement en orbite.
      A bas couts, si les petits satellites peuvent être facilement et rapidement assemblés, et j’espère prochainement facilement et rapidement lancés par des petits lanceurs, ils ne seront pas suffisants.
      Un vrai vol spatial est nécessaire pour faire le gendarme, voir plus.
      Les débris, OK, évidement qu’il faut éviter. Déjà, à l’évidence, les russes s’en branlent, puisqu’ils en jouent fréquemment !
      En cas de guerre totale, toutes les nations qui auront les capacités de détruire les satellites adverses, n’hésiteront certainement pas. Il suffira d’une seule attaque (qu’elle soit visible ou pas) pour enclencher la guerre des étoiles. Il s’agirait de survivre, alors rien à foutre des débris.
      Qui irait dresser un PV au contrevenant?

      • Carin dit :

        @Alain d
        À ce jeu les russes ont déjà perdu.. en effet si tous nos satellites (toutes nations confondues) se trouvent à la même « hauteur » géostationnaire, c’est juste parce que les systèmes de vision et autres, sont au max de leurs résolution… à 400km d’altitude…
        Pensez-vous que nos amis russes soient suffisamment au top des systèmes d’optiques pour jouer à ça? Je vous rappelle que cette nation n’exploite aucun radio-telescope de forte puissance, et fait même appel à Thalès pour ses systèmes optiques montés sur son matériel terrestre (chars, avions de combat) etc…
        La petite démonstration du sieur Poutine a un peu plus encombré cette orbite, mais n’est une menace que pour son propre matos, car contrairement à l’occident, il n’a pas les moyens (technologiques),de doubler la distance de ses satellites d’observation militaires… contrairement à l’occident, et qui dit doubler la distance, dit que pour le même temps de passage il faut multiplier par un facteur X le nombre de satellites… ce qui est beaucoup plus simple à faire côté occidental (de très nombreuses nations sont dites spatiales, alors que côté russe ils n’ont que la chine)…et là… encore mat le Poutine.

        • Alain d dit :

          « les russes ont déjà perdu »
          Mais oui, TAS, Airbus, Sodern, Saft, Starsem, je connais la musique des fournitures de la France à la Russie.
          Et les russes avaient signés avec la France pour clairement gagner des connaissances et de l’expérience, ils ne s’en cachaient même pas.
          Depuis 2014, avec les sanctions, les russes ont bien été obligés d’accélérer dans leurs R&D et se sont perfectionnés dans les intégrations de systèmes, puisqu’ils ne pouvaient plus recevoir d’aides de l’Occident, ni de l’Ukraine.
          Ils ont aussi nettoyé le secteur spatial, déjà pour la crédibilité de leurs exportations, avec maintenant bien moins de missions qui plantent ou périclitent.

  5. Fralipolipi dit :

    Je suis curieux de savoir où un tel avion spatial sera supposé atterrir en vol de retour : à Kourou, ou bien en Métropole (comme sur la très longue piste d’Istres) ?
    Si ce doit être à Kourou, alors il faudra sans doute allonger et élargir la piste actuelle de notre CSG à Kourou.

    • Alain d dit :

      Pour la protection de la base, l’idéal serait de pouvoir lancer et récupérer depuis l’hexagone, qui est tout de même bien plus protégé et protégeable que Kourou.
      Tout concentrer sur un seul site, bien placé pour les tirs, est utile pour exporter moins cher, mais absolument pas stratégique. La question peut aussi être posée pour le futur mimi-lanceur de satellites.

      • Fralipolipi dit :

        @Alain d
        Un tel avion spatial n’est pas un Cube-sat de 50 kg … il pèsera forcément qques tonnes.
        Et là vous semblez largement minorer les impératifs (techniques et financiers) requis pour construire et mettre en œuvre un pas de tir pour fusée capable de mettre en orbite une telle masse …
        Cela coûterait bcp bcp trop cher à développer « spécifiquement » (en doublon de l’existant à Kourou) pour permettre de lancer un tel projet d’avion spatial lancé depuis la métropole.
        .
        Non, cet avion spatial sera lancé depuis Kourou, ou bien il n’existera pas !
        .
        Pour l’aspect sécurité (déjà pas mal pratiqué à Kourou), Cf ma réponse juste ci-dessous à Lothringer.

        • Alain d dit :

          D’autres solutions sont envisageables autres que le traditionnel pas de tir.
          Et je n’ai pas indiqué qu’installer un système de tir depuis la France serait gratos.
          La stratégie et la souveraineté ont elles un prix. Où mettre le curseur?
          Oui, le GM4xx à Kourou, je suis au courant, mais une base dans l’hexagone sera toujours plus facile à protéger, et à faire évoluer. Et positionnée au cœur de l’EU et plus proche de l’ex-URSS, des golfes (Persique, Oman, Aden), détroit de Malacca, et même de la Chine. Donc le choix pourrait dépendre du type de lancements, de la propulsion, et des missions visées par ce véhicule spatial, avec un gain d’autonomie sur cibles si lancés depuis l’hexagone.

          • Fralipolipi dit :

            @Alain d
            « D’autres solutions sont envisageables autres que le traditionnel pas de tir. »
            … Ah oui, et bien lesquelles SVP ?
            .
            Larguer sa charge depuis un vol aéroporté, je vous ai déjà écrit ci-dessous où nous en étions :
            https://fr.wikipedia.org/wiki/LauncherOne
            un B747 transportant un suppositoire de 25 tonnes, permettant de mettre en orbite basse une masse de 300 à 500kg (là on est dans le concret, déjà 2 tirs réalisés avec succès, et pas dans l’image de synthèse).
            .
            ou alors peut-être pensiez-vous à fronde la centrifugeuse de Spinlaunch
            http://www.opex360.com/2021/11/11/lamericain-spinlaunch-a-experimente-avec-succes-une-centrifugeuse-pour-envoyer-des-objets-en-orbite/
            qui ne pourrait potentiellement envoyer que 200kg en orbite (et dans quel état ..!..).
            .
            Pour l’avion spatial dont nous parlons, il faut au moins mettre 3 tonnes en orbite (5,5 tonnes pour le X37-B).
            On est loin du compte.
            Donc sorry, à date, c’est tir fusée depuis pas de tir, … ou bien on continue à regarder des images de synthèse !
            .
            « une base dans l’hexagone sera toujours plus facile à protéger, et à faire évoluer. »
            … C’est inexact. Une base à Istres (ou même ailleurs en métropole) serait bcp plus proche des portées de tir ennemis : missiles balistiques ou autres hypersonique).
            Pour aller frapper à Kourou depuis la Chine ou la Russie, faut faire du chemin et puis comme le coin est peu fréquenté, on voit les gus venir de bien loin (pas facile de se cacher sans trafic autour) … Vous me direz « sous-marin » ? ok, mais cela ne se fait pas en 1 jour, ni sans risque pour l’ennemi, et le méfait est rapidement signé (car pas accessible à grand monde, alors que frapper en Métropole si … l’Algérie a bien des missiles de croisière par exemple).
            .
            « avec un gain d’autonomie sur cibles si lancés depuis l’hexagone »
            … vous ne semblez pas avoir compris l’idée de base de ces avions spatiaux.
            Ils sont mis en orbite pour plusieurs semaines ou plusieurs mois, et vont survoler tous les points du globe régulièrement … la donnée de distance Istres>Malacca, ou Kourou>Malacca, on s’en fout.
            On est en orbite dans l’espace à 26.000 km/h.
            Le choix de l’altitude d’orbite et son orientation sont eux décisifs, mais pas le point de départ pour mise en orbite. Pas du tout.
            .
            N’oubliez pas que cet avion ne servira pas à bombarder au sol (comme vous semblez le croire) mais à faire du renseignement ou de « l’action directe », mais seulement dans l’espace, auprès des divers satellites.
            D’où la nécessité de disposer alors d’un avion spatial de bonne taille, car aller faire des « visites » à de satellite en orbite, cela demande du temps (même à ces si grandes vitesses), et de l’énergie pour pouvoir régulièrement modifier sa propre orbite … il faut donc embarquer pas mal de propergol … d’où la masse requise.

          • Alain d dit :

            @Fralipolipi
            Oui, c’est cela
            Défendre Kourou, ce doit certainement être plus facile que de défendre Istres, plus facile aussi pour y assembler de nouvelles entités et d’y opérer du SAV, et pour protéger la logistique, voir réparer les dégâts suite à une attaque ou consolider, sachant que toutes les fabrications viennent d’Europe.
            Et puis si la Russie ou le Chine visaient Istres, le bouton rouge direct sans passer pas la case départ, alors qu’avec Kourou, le champignon pourrait peut-être patienter…….

          • Fralipolipi dit :

            @Alain d
            Bon manifestement, l’objectivité et la bonne foi ne vous embarrassent pas bcp.
            C’est votre problème plus que le mien.

      • Fralipolipi dit :

        @Alain d
        Et, toujours côté Protection, vous noterez que le tout premier radar GM-406 de Thales (le must de notre dispositif) a été installé à Kourou en 2014 … bien avant que ses 2 jumeaux soient eux installés à Nice Mont-Agel et Lyon Mont-Verdun.
        Il y avait là une très bonne raison 😉
        https://www.defense.gouv.fr/air/actus-air/un-nouveau-radar-pour-la-guyane

      • Fralipolipi dit :

        Bon après si Dassault veut aboutir à un truc aéroporté, façon VEHRA, qui me parait tout de même bcp plus ambitieux qu’un X37-B ou que le Space Rider italien (tous deux mis en orbite par fusée), alors je comprendrais qu’on préfère Istres à Kourou.
        https://www.dailymotion.com/video/x3ofhj
        .
        Mais bon, c’est quand même très ambitieux ces projets de mise en orbite de telles masses à partir d’un vol …

        • Fralipolipi dit :

          Pour l’instant, pour une mise en orbite depuis un lancement aéroporté (en vol) on en est que là : https://fr.wikipedia.org/wiki/LauncherOne
          .
          un B747 transportant un suppositoire de 25 tonnes, permettant de mettre en orbite basse une masse de 300 à 500kg.
          .
          On est donc encore très loin du pré-requis de masse (au moins 3 tonnes à louche : pour rappel, le X37-B pèse 5,5 tonnes au lancement) pour un avion spatial devant pouvoir rester en orbite plusieurs mois, et ayant suffisamment de ressources énergétiques pour lui permettre d’évoluer en changements d’orbites.
          .
          Si Dassault vise vraiment un lancement aéroporté (avec un A330 par exemple) pour son avion spatial, il va falloir d’abord lui trouver un moteur fusée « révolutionnaire » !!!

    • Lothringer dit :

      Kourou, c’est pas un peu loin pour établir une bonne protection d’un système aussi « sensible » ?

    • Pascal (l'autre) dit :

      « (comme sur la très longue piste d’Istres)  » Istres avait été choisi (avec quelques autres bases dans le monde) comme terrain de « secours » pour la navette spatiale U.S. donc cela doit être envisageable.

    • farragut dit :

      @Fralipolipi
      Pourquoi Kourou ? Si l’avion (de combat) spatial doit décoller, il partira certainement du dos d’un A330, comme il est déjà prévu de le faire pour le projet VEHRA.
      https://www.youtube.com/watch?v=i0exxayJWF0
      https://www.dassault-aviation.com/fr/espace/nos-activites-espace/vehicules-aerospatiaux/la-famille-de-vehicules-suborbitaux-vehra-vehicule-hypersonique-reutilisable-aeroporte/

      La question de la localisation du décollage ne dépend pas d’un site de lancement de fusées, mais plutôt d’un piste assez longue pour, disons, une navette spatiale, et pour remettre en état cet avion (de combat) spatial pour un autre vol… Cela tombe bien, Istres a la piste (prévue pour feu le STS américain) et c’est aussi une base militaire (qui reçoit des ravitailleurs et des U-2)…
      Donc, à défaut de recevoir le X-37B, la base peut être l’idéal pour héberger à demeure des avions (de combat) spatiaux, français.
      https://www.youtube.com/watch?v=Xz0GihB_42Y

      Après tout, Eric Trappier avait demandé aux militaires si le SCAF devait être capable d’aller en orbite… Au moins une variante pourrait l’être, celle faite sans les Allemands « feu tricolore » ! 😉
      https://www.youtube.com/watch?v=Xz0GihB_42Y

      • Fralipolipi dit :

        @Farragut
        Cf mes réponses (plutôt questions/réponses) faites juste ci-dessus à @Alain d.
        .
        Une mise en orbite depuis un tir aéroporté, c’est très ambitieux … sans doute un peu trop au regard de nos modestes budgets (qui nous condamnent un peu à devoir fonctionner au maximum avec l’existant : Vega + Kourou).
        .
        Pour l’instant, pour une mise en orbite depuis un lancement aéroporté (en vol) on n’en est que là : https://fr.wikipedia.org/wiki/LauncherOne
        .
        un B747 transportant un suppositoire de 25 tonnes, permettant de mettre en orbite basse une masse de 300 à 500kg … seulement.
        .
        On est donc encore très loin du pré-requis de masse (au moins 3 tonnes à louche : pour rappel, le X37-B pèse 5,5 tonnes au lancement) pour un avion spatial devant pouvoir rester en orbite plusieurs mois, et ayant suffisamment de ressources énergétiques pour lui permettre d’évoluer en changements d’orbites.
        .
        Si Dassault vise vraiment un lancement aéroporté (avec un A330 par exemple) pour son avion spatial, il va falloir d’abord lui trouver un moteur fusée « révolutionnaire » !!!

    • Jupiter dit :

      Bonjour,
      Kourou a été pensé, dès sa conception, avec une piste d’atterrissage pour navette.
      Même si elle n’est pas construite, cette piste a aujourd’hui une place « réservée’ dans le plan d’aménagement du site.
      Ensuite, comme vous le dites, la piste d’Istres qui, comme l’a souligné Pascal, avait été certifiée pour un retour de navette en cas d’avarie

      • Fralipolipi dit :

        @Jupiter
        Et oui, bien sûr. Un héritage du projet Hermès.
        Merci pour cette précision.

      • vno dit :

        Elle avait surtout été certifiée pour évacuer la navette sur le dos de son 747 de déplacement. La piste étant faite pour supporter le poids des trés gros porteurs. Les moyens de sécurités y sont adaptés, ainsi que les moyens de communication. Une bonne option également pour réhabiliter la piste de Hao et y baser des moyens de recueils militaires avec des stock de vivres, munitions et carburant pour 20 Rafales et leurs avions de soutient/renseignement/Drones de surveillance. Un radar à trés longue portée spatiale et une batterie de missiles AA également.

    • Gaulois78 dit :

      @Fralipolipi
      Les deux pistes aurait du sens ?
      Une navette spatiale qui atterri en France ça aurait de la gueule médiatiquement…

      Sinon, je sais c’est hors sujet mais j’attend avec impatience le lancement du Télescope James Webb…On croise les doigts…

    • Ysgawin dit :

      Pour le décollage, c’est annoncé dans le nom annoncé dans l’article : projet VEHRA [Véhicule hypersonique réutilisable aéroporté]. Donc il décollera sur ou sous un avion (gros ?) porteur.
      Pour l’atterrissage, il faudra voir les performances. Il y a plusieurs pistes longues en métropole qui avaient en leur temps été certifiées pour accueillir d’éventuels déroutements de la navette spatiale en cas d’avarie grave

      • Fralipolipi dit :

        @Ysgawin,
        il semble que vous n’ayez pas lu mes posts en réponse à Alain d et Farragut.
        .
        Une mise en orbite depuis un tir aéroporté, c’est très ambitieux … sans doute un peu trop au regard de nos modestes budgets (qui nous condamnent un peu à devoir fonctionner au maximum avec l’existant : Vega + Kourou).
        .
        Pour l’instant, pour une mise en orbite depuis un lancement aéroporté (en vol) on n’en est que là : https://fr.wikipedia.org/wiki/LauncherOne
        .
        un B747 transportant un suppositoire de 25 tonnes, permettant de mettre en orbite basse une masse de 300 à 500kg … seulement.
        .
        On est donc encore très loin du pré-requis de masse (au moins 3 tonnes à louche : pour rappel, le X37-B pèse 5,5 tonnes au lancement) pour un avion spatial devant pouvoir rester en orbite plusieurs mois, et ayant suffisamment de ressources énergétiques pour lui permettre d’évoluer en changements d’orbites.
        .
        Si Dassault vise vraiment un lancement aéroporté (avec un A330 par exemple) pour son avion spatial, il va falloir d’abord lui trouver un moteur fusée « révolutionnaire » !!!

  6. HMX dit :

    Nul doute qu’un tel projet apporterait beaucoup à nos capacités de défense. Tout dépend des missions qui seraient confiées à cet appareil :

    – Reconnaissance et détection (même si nous avons déjà des satellites pour cela).
    – Mise en orbite de satellites, voir récupération et réparation ou « rechargement » de satellites en orbite ?
    – Emport de missiles, contre des cibles au sol, ou dans le cadre d’une défense contre des missiles balistiques ou hypersoniques ?
    – Emport de missiles ou de laser, contre des satellites en orbite ?

    Pour le moment, ce sont de simples « discussions » et on est loin d’un programme en bonne et due forme. cependant le potentiel semble important, et l’usage dual civil/militaire est possible. Reste à voir à quel niveau d’ambition on fixera la barre, et notamment si on envisage d’entrée de jeu d’en faire un véritable système d’arme…

  7. Plusdepognon dit :

    L’AID n’est qu’une couche administrative sans valeur à un mille-feuille déjà trop gras.
    https://www.intelligenceonline.fr/renseignement-d-etat/2021/11/05/le-parlement-doute-a-son-tour-de-l-agence-d-innovation-de-defense,109702449-art

  8. oryzons dit :

    C’est amusant les allemands se posent moins de questions métaphysiques quand ils pensent pouvoir faire seuls.

    De notre côté on a toujours les eurofoufous pour postuler que tout ce qui est ambitieux doit désormais passer par la case Bundestag, sinon on est pas vraiment un bon européen. Déjà qu’on a moralement plus le droit de vouloir s’assumer comme français, alors il faut absolument être un bon européen.

    Combien de claques et de baffes les allemands devront nous mettre dans la gueule pour que l’on puisse à nouveau se dire que conjuguer l’ambition sur le mode national n’est pas nécessairement une tare ?

    Ici c’est typique. Il a fallu attendre que les allemands dévoilent faire bande à part pour qu’on écoute nos industriels.
    On peut donc être content de retrouver de l’ambition mais demeuré consterné par la séquence.
    A politique du « en même temps », réaction du « en même temps ».

    • NRJ dit :

      @oryzons
      Combien de baffes et de claques le mur de la réalité devra nous mettre pour qu’on prenne conscience de son existence et du coût d’un avion de chasse ?

      Ce type d’avion spatial est très intéressant et a sûrement de l’avenir. Mais comment investir dedans si tous les milliards du budget de Défense passent dans un programme d’avion qu’on a décidé de faire seul ? Faut répondre à ces questions avant tout, puisque c’est ça qui conditionne le reste.

      On a la politique du pas le choix. Et ça, ce n’est de la faute de personne, car l’inflation du coût des avions de chasse n’est pas une mode française mais internationale et depuis 50 ans (minimum).

      • Lagrange dit :

        « On a la politique du pas le choix. » Donc pour vous même un eurs de plus à la défense est impossible. Pourtant la LPM actuelle le fait. Il est prévu 3 milliards de plus par an après 2022.

        • Carin dit :

          @Lagrange
          Même si l’état français impute ces 3 milliards par an à partir de 2023, et que nos armées doivent se contenter de 1,7 milliard d’augmentation annuelle, parce que le reste doit passer dans la recherche/développement, ou dans les tests de résistance de nouveau matériaux, etc… ce serait tout benef pour nos milis, et bien plus logique que 2 augmentations de 3 milliards, et rien pour assurer l’avenir des matériels opérés par nos armées! Car au même titre que gouverner… gérer c’est prévoir, et tous previsioniste vous dira qu’il faut investir aujourd’hui dans les technologies de demain, pour justement « en être ». Et n’est pas concerné que notre BITD… il faut aussi développer la pomme de terre (et pas que pour nos amis belges ou allemands qui en sont de gros consommateurs), vous avez compris que je parle d’agriculture, d’elevage, de production d’énergie etc…

        • PK dit :

          Laissez tomber : le boulot d’NRJ consiste à démolir toute stratégie d’indépendance industrielle et militaire de la France en agitant le chiffon (qu’il croit rouge) de l’impossible auto-financement.

        • tschok dit :

          @Lagrange,

          Non, ce que NRJ essaye d’expliquer, c’est autre chose.

          Oryzons affirme que la stratégie des moyens de la France est européiste par idéologie. C’est à dire dogmatisme.

          NRJ lui répond qu’elle est coopérative par pragmatisme, essentiellement pour des raisons budgétaires de partage du fardeau. Ce qui permet de dégager de la ressource pour d’autres projets.

          Bon, et après chacun fait ses choix. Chacun regarde la réalité avec les lunettes qui lui conviennent, c’est tout.

          En France, les choses sont assez simples: l’Etat a tardivement pris conscience qu’il faut renouveler ou reconstituer un ensemble de capacités militaires, donc lancer une douzaine, ou une vingtaine mettons, de programmes majeurs.

          Mais on n’a ni le pognon ni les moyens industriels pour mener l’ensemble de ces programmes de front, tout seuls. Donc, il a fallu trouver une locomotive pour accrocher ce trains de programmes et essayer de le faire avancer.

          Oui, mais laquelle?

          L’idée de Macron, et d’autres avant lui, ç’a été d’accrocher le train à la locomotive de la construction européenne, en édifiant une défense européenne, et de dire aux Allemands qu’on allait faire cette locomotive avec eux, en étant très germano-centrés. Parce qu’il n’y a personne d’autre, tout simplement.

          Donc, il y avait une double prise de risques:

          – Accrocher notre train à une locomotive qui n’existe pas: la défense européenne, c’est un truc qui flotte dans l’ether, ça reste à inventer;

          – Faire un système germano-centré: cela revient à asservir la locomotive aux état d’âme allemands, et ils en ont plein, et à devoir prendre en compte leurs intérêts, qui sont à la fois contradictoires et divergents des nôtres.

          En gros, cela supposait de développer un partenariat stratégique de niveau politique avec l’Europe et de niveau industriel les Allemands.

          Là-dessus, nos partenaires européens n’ont pas été très réceptifs à notre concept d’autonomie stratégique, donc la défense européenne n’a pas avancé comme on l’aurait voulu. Et notre partenariat industriel avec les Allemands, ben on s’est rendu compte qu’ils n’y tiennent pas tant que cela.

          Donc, notre train n’a plus de locomotive, ou pas loin.

          C’est un peu fou ce truc, parce que les souverainistes dansent la gigue en se disant qu’on a récupéré notre souveraineté, youpi! Mais les mecs ne comprennent pas qu’on a un train de programmes majeurs qui reste en gare, parce qu’il n’y a pas de loco disponible.

          Donc, on a un train à l’arrêt sur une voie de garage avec des wagons qui attendent. Le wagon du Tigre, par exemple. Celui du MGCS, ou du MAWS, ou de l’Eurodrone. Voire celui du SCAF.

          Alors maintenant, je crois qu’on recherche des locos de rechange. On va faire des plus petits trains, on va laisser des wagons à quai, tant pis, on va tirer ceux qu’on peut avec notre propre loco, qui doit déjà tirer les programmes qu’on fait seul, (SNA, SNLE, FDI, PAN NG, SCORPION, etc).

          On va se démerder, quoi. Et pendant ce temps là, les abrutis dansent la gigue. Ils sont contents parce qu’ils se disent qu’on va enfin être souverain, sans comprendre qu’on est bien dans la merde.

          Souverainement dans la merde, comme le coq français quoi, qui chante les pieds dans le fumier.

          Alors, la solution, c’est peut-être d’aller directement aux technologies disruptives, comme ce projet d’avion spatial. On fait le tri dans les projets pour retenir l’essentiel et on mise sur le disruptif. On réduit la voilure en OPEX en laissant les Africains se démerder avec les islamistes, tant pis, on se recadre sur l’Indopacifique, et on essaye de trouver des partenariats avec nos alliés habituels, au coup par coup, pour mener des programmes plus modestes et opérationnels plus rapidement, le tout en maintenant l’effort budgétaire pour le stabiliser aux alentours de 2 points de PIB.

          • oryzons dit :

            Mais c’est qu’il commence à voir la lumière @tshoc.

            J’ajouterai deux éléments pour nourrir votre réflexion très cher :

            – l’investissement dans l’industrie de la défense est FINANCIEREMENT GAGNANTE en France. Je sais cela parait fou. Mais non en fait. Tous les rapports le confirment 1€ d’achats = 1,3 € de richesse crée à court terme en France, et 1,7 € à plus long terme. Du coup lever de la dette pour s’équiper et lancer des programmes de haute technologie ce n’est pas du tout la même chose que lever de la dette parce qu’on a décidé de verser pleins d’allocations qui elles ont un énorme taux de déperdition. Ce n’est pas une surprise, dans un cas on finance la R&D haute technologie et des savoirs faire pointus du pays et dans l’autre on finance la consommation de biens importés.

            – On a par le passé sabré dans les dépenses régaliennes (Défense, Justice, Police, Prisons) par facilité pour éviter de réformer l’Etat et les collectivités territoriales qui sont pleine à craquer de fonctionnaires. Exemple : seulement 40% du budget de l’Education Nationale passe dans les salaires des enseignants. En Allemagne c’est 80% ! L’éducation nationale a donc déjà en théorie les moyens de doubler les salaires des profs comme le réclame Madame Hidalgo. C’est tout à fait possible. Evidemment comme d’habitude avec sa famille politique, cela ne passe pas par faire le ménage dans un enfer administratif délirant (avec ô sacrilège des suppressions de postes à la clé) mais … par plus d’impôts ! C’est la même chose à l’hôpital, 35 % du budget pour les soignants et 35% pour l’administratif !

            Ce pays a besoin de sortir d’une logique plus de fonctionnaires, plus d’allocations, plus d’impôts, et de retrouver le chemin de l’investissement, de l’innovation et de la compétitivité.

            Je rappelle au passage que l’Allemagne compte 1 million de fonctionnaires en moins que la France.

            Que l’Allemagne a SUPPRIME 1 million de postes depuis les années 90 grâce à un truc qui s’appelle l’informatique je crois, alors qu’en France on a CREE 1 million de poste ; l’informatique s’est visiblement arrêté aux frontières de l’administration, sans compter cette merveilleuse « décentralisation » qui est en fait une « complexification multi couche ».

            Donc si on veut réellement faire des économies pour réallouer les moyens là où les manques sont criants (Défense oui, mais aussi, Justice, Hôpital, Ecole, Police…), oui c’est possible, mais cela demande des réformes difficiles, autrement plus difficiles que d’ânonner bêtement « souveraineté européenne » et de croire qu’on tient une nouvelle martingale qui va résoudre magiquement les problèmes.

            Encore faut-il s’arracher de la tête que non plus rien n’est possible. Que c’est foutu. Que nous sommes devenus faibles, mauvais. Que nous sommes un petit pays. Que sans les autres nous sommes perdus. Les coréens ne pensent pas comme cela. Les néerlandais ne pensent pas comme cela. Pourquoi le devrions nous ? Je n’ai toujours pas compris les arguments factuels lorsque l’on sort des concepts vaseux en vogue dans l’intelligentsia branchouille qui se parle à elle même, mais qui se fracasse décennie après décennie sur le mur du réel.

          • NRJ dit :

            @Tschok
            Vous avez parfaitement compris. Mais j’ai peur que ceux qui ne comprennent pas ne sont pas tant victimes de leur incompréhension naturelle mais surtout de leur véritable volonté d’incompréhension par rapport à des idées qui vont contre leur idéologie.

            « Alors, la solution, c’est peut-être d’aller directement aux technologies disruptives, comme ce projet d’avion spatial. ». C’est une possibilité. Après ce serait jouer au poker le futur de la souveraineté française. On ne connait pas encore les vraies capacités de ces armes et ce qu’elles permettraient de faire.
            Dans les années 2000, on pensait que les drones Males remplaceraient les avions de chasse classiques. Il s’est avéré qu’on aurait fait une erreur monumentale si on avait misé sur les drones Male plutôt que sur les avions de chasse. Là on pourrait faire une erreur identique avec les avions spatiaux.

          • NRJ dit :

            @oryzons
            « Du coup lever de la dette pour s’équiper et lancer des programmes de haute technologie ce n’est pas du tout la même chose que lever de la dette parce qu’on a décidé de verser pleins d’allocations qui elles ont un énorme taux de déperdition. Ce n’est pas une surprise, dans un cas on finance la R&D haute technologie et des savoirs faire pointus du pays et dans l’autre on finance la consommation de biens importés. ». Dans ce cas, diriez vous que l’on peut investir que l’on devrait investir 2000 milliards dans la Défense par an ? Après tout, si on se fie de façon simple à ce chiffre 1€ investi contre 1.3€ voire 1.7€ en retour, il faudrait faire cela. Assumeriez vous une telle position ? (si vous dites non, expliquez aussi pourquoi).

            Je serais intéressé d’avoir les sources de tous les chiffres que vous mentionnez sur l’Education nationale, sur la Santé, et sur l’informatique.

            On est tous d’accord sur les réformes qu’il faudrait faire. Après, je vous rappelle que l’Allemagne était en excédent budgétaire. Nous il faut 80 millions d’euros minimum (c’était le déficit français en 2019). Avant même de réfléchir à investir dans l’armée, il faut réduire le déficit, sans quoi le budget de l’armée ne sera pas durable et on arrivera dans la situation grecque de 2010 (faillite).
            Donc quelques soit les réformes, l’argent sera rare et l’armée n’en bénéficiera au mieux qu’à proportion de son besoin (qu’on peut estimer selon les calculs de l’OTAN à 2% du PIB). On n’aura pas d’ici 20 ans de l’argent dont on ne sait pas quoi faire.

          • tschok dit :

            @oryzons,

            Je n’ai pas votre enthousiasme pour les remèdes miracles et les analyses économiques à coups de serpe.

            Attention, ce n’est pas parce que dans votre budget, celui de l’éducation nationale par exemple, vous avez 40% de masse salariale que vous avez une marge de 60% pour doubler les salaires, car il y a d’autres types de dépenses comme le fonctionnement ou l’investissement à prendre en compte.

            Par ailleurs, je ne lis pas les mêmes chiffres que vous:https://www.education.gouv.fr/le-budget-et-les-finances-du-systeme-educatif-89252

            La masse salariale, c’est 75% du total, le fonctionnement 17,2 % et l’investissement 7,8%.

            C’est une structure de coûts plus conforme à une administration comme l’éducation nationale qui a essentiellement pour vocation de servir des salaires à des profs et du personnel non enseignants.

            Donc, l’augmentation de la masse salariale, concrètement, vous ne pouvez la financer qu’en augmentant le budget parce que je ne pense pas que du côté du fonctionnement et de l’investissement il y ait beaucoup à gratter, et en tout état de cause, ce serait insuffisant pour doubler la masse salariale.

            On va compter en point et pas en %: on a 100, dont 75 de salaire et 25 d’autres dépenses. je double les salaires: donc 75×2=150. Et je touche pas aux 25 d’autres dépenses. Mon total fait 150+25=175.

            Voilà. Au début j’ai un budget de 100, je double les salaires, et j’ai un budget de 175.

            Ca, c’est ce qui se passe dans mon monde, où il n’y a pas de miracle. Donc, les 75 supplémentaires, il faut que je les trouve quelque part.

            Où?

            Dans la poche des contribuables, en augmentant les impôts.

            Et s’ils ne veulent pas payer parce qu’ils n’ont plus assez de pognon pour boucler leur fins de mois?

            Je les emprunte. Les taux sont faibles, c’est tentant. Oui mais j’augmente ma dette. C’est politiquement délicat.

            Voilà, ce que je viens de vous décrire, c’est ce qui se passe dans mon monde. Là, votre doublement de la masse salariale, concrètement, en ce moment, je vais pas le financer par l’impôt, les gens font trop la gueule. Plutôt par l’emprunt. Et je vois si politiquement ça passe avec nos partenaires européens à la BCE parce que je vais avoir besoin de leur soutien pour émettre de la dette pas chère. Et ça ne passera pas.

            Donc, pas de doublement de la masse salariale. On ne rasera pas gratis, désolé. Hidalgo va aller se faire foutre, mais elle a raison d’essayer (je suis surpris que vous repreniez une de ses promesses électorale, d’ailleurs).

          • ULYSSE dit :

            @tshok. Belle synthèse à une réserve près: Quitte à ce concentrer sur l’essentiel, recadrons nous sur le bassin méditerranéen (jusqu’à la mer Noire) d’avantage que sur l’indo Pacifique, lointaine chasse gardée des US.

          • oryzons dit :

            @NRJ
            2000 milliards par an ? Je vais faire semblant de ne pas voir le ridicule de votre question et y répondre tout de même.
            Non car on est toujours limité par :
            – 1 les moyens financiers : même en levant de la dette, on ne peut en lever que ce qu’on est prêt à nous prêter. Il y a de la marge, oui, mais bien évidemment pas de cet ordre.
            – 2 les ressources humaines, la capacité de montée en puissance de l’industrie et la supply chain en général
            – 3 la limite des réallocations d’investissements : à un moment donné on ne peut pas vivre que de la production d’armements

            Mais pour l’instant :
            – Moyens financiers : on peut largement lever de la dette. Je rappelle que la Chine est endettée à 323 % de son PIB… La question qui se pose c’est surtout la capacité de dégager des excédents budgétaires hors remboursement de la dette (mais en comprenant les intérêts de la dette) ; cela signifie qu’on reste en déficit mais qu’emprunte moins pour le financer que ce que l’on rembourse. Tout en étant vertueux ce n’est pas non plus une trajectoire délirante du yakafocon. Et pour cela on retombe sur les réformes difficiles à mettre en oeuvre.

            – les chiffres sur l’éducation nationale et la santé, google est ton ami. Aller un petite aide :
            https://www.ifrap.org/sites/default/files/SPIP-IMG/pdf/SOCI138_web_-_mis_a_jour_mars_2014.pdf
            https://www.challenges.fr/entreprise/sante-et-pharmacie/a-l-hopital-le-gouffre-des-depenses-qui-ne-vont-pas-aux-soignants_711917
            J’ai la flemme de faire plus, mais c’est déjà éloquent.

            – Non il ne faut pas 80 milliards là tout de suite pour gommer les déficits de l’Etat. Il faut surtout stabiliser les déficits à un niveau de 60 milliards par an. Cela représente 2.5% du PIB. Avec la croissance attendu en 2022 cela passe à 2.4 % et ainsi de suite. Le plus important est de maintenir le chemin de la croissance sans creuser les déficits. Pour cela il faut investir dans les secteur qui vont générer de la croissance (retour supérieur à 1 comme les achats de Défense justement) et désinvestir les secteurs qui génèrent peu ou pas de croissance soutien à la consommation via allocation et fonction publique dont une énorme partie part à l’étranger via les importations, les transferts d’argent.
            Ce n’est pas l’économie d’investissement sur le Rafale ou son successeur qui permet de remettre le pays à flot financièrement. C’est littéralement un raisonnement qui confine à l’idiotie car cette économie se paiera ensuite cash en emplois qualifiés et en compétences perdues. C’est l’arrêt de la mise sous perfusion du pays via l’assistanat et un suremploie public massif.
            Et au contraire l’investissement dans les infrastructures, l’innovation, la remise en marche de l’industrie.

            Mais évidemment il y a toujours des fous à gauche pour prétendre qu’en levant plus d’impôts chez les riches ou les entreprises et en distribuant aux plus pauvres (et surtout les migrants) tout va s’arranger.

            Il est temps de refermer la parenthèse ouverte dans les années 90 d’un pays qui a pensé vivre sur ses acquis indéfiniment.

          • NRJ dit :

            @oryzons
            « a limite des réallocations d’investissements : à un moment donné on ne peut pas vivre que de la production d’armements ». Pourquoi pas, puisque ça rapporte ? C’est là la seule vraie limite que vous mentionnez. La supply chain n’est qu’un problème temporaire. Après oui peut-être pas 2000 milliards, mais pourquoi pas 1000 milliards ?

             » Je rappelle que la Chine est endettée à 323 % de son PIB… ». On n’est pas la Chine, je vous rappelle…

            Plutôt d’accord avec ce que vous dites, sauf que réformer la France, ça ne se fera pas en 5 ans. Il faudra des années pour y arriver. En attendant, on peut rêver d’une situation, mais la réalité est qu’on n’aura pas d’argent à profusion. Donc on n’aura pas des milliards à mettre dans un programme unique comme le SCAF, fut il franco-français.

        • NRJ dit :

          @Lagrange
          « Il est prévu 3 milliards de plus par an après 2022. ». On verra si les milliards arrivent. Quand on commencera à décuver du covid, les choses changeront peut-être.

          Quoi qu’il en soit, c’est 3 milliards de plus pour toute la Défense et non pas un programme d’avion de chasse parmi les plus programmes d’avions menés par une seule des trois armées.
          Les 3 milliards ne seront pas investis uniquement dans le SCAF.

          Par ailleurs, ces augmentations ont lieu sur le court terme. Rien ne permet de dire qu’il en sera ainsi pour les 60 prochaines années. Pour cette raison, il faut garder un matelas budgétaire qui permettra d’absorber les variations à la fois politiques, géopolitiques, et industrielles (surcoûts et retards des industriels).

          Il suffit de regarder le passé, avec le Rafale. On l’a dimensionné comme un équilibriste (moins bien même, vu que 25% du budget pour mener le programme à bien manquait). Et à la moindre secousse (géopolitique, avec la fin de la guerre froide, industrielle avec quelques surcoûts, même légers), le coût du programme a été hors de contrôle. En 2009 on a sacrifié un programme de drones Male dont on avait besoin pour nos guerres pour acheter des Rafales qui étaient inutiles à l’époque (avoir un avion de cent millions à 15000€ l’heure de vol pour détruire un pick-up au fond du désert, c’est juste absurde). Et en 2014 on prévoyait de vendre l’armée dans les sociétés de projet absurde. In-extremis, on a vendu les Rafales à l’Egypte, sans quoi on faisait les sociétés de projet, aussi débiles soient elles.

          Ce fut un coup de chance, et je pense que vous approuverez le fait qu’on ne doit pas jouer la souveraineté française au poker, comme on l’a fait avec le Rafale.

          Donc faut réduire le prix.
          Et si demain une nouvelle technologie (avion spatial, progrès énormes des drones autonomes ou autre) permet de surpasser ce qui est attendu du SCAF dans les conflits attendus (comme on l’avait pensé dans les années 2000 avec les drones Male qui étaient plus adapté que les avions de chasse pour la guerre asymétrique) on aura les moyens d’investir sans avoir garder sous perfusion les industriels et être contraint de protéger un programme devenu obsolète.

          • Lagrange dit :

            « Pour cette raison, il faut garder un matelas budgétaire qui permettra d’absorber les variations à la fois politiques, géopolitiques, et industrielles (surcoûts et retards des industriels). » Oui d’où les hausses de budget.

          • Lagrange dit :

            « En 2009 on a sacrifié un programme de drones Male dont on avait besoin pour nos guerres pour acheter des Rafales qui étaient inutiles à l’époque » de quoi parlez vous? Nous aurions dû retirer du service le Rafale en 2009? Mais pas les Mirage 2000? Curieux.

          • Lagrange dit :

            « avoir un avion de cent millions à 15000€ l’heure de vol pour détruire un pick-up au fond du désert, c’est juste absurde » Le Rafale n’a pas été fait pour ça. Mais de toute façon hormis des fantassins en pick up armés de RPG 7 rien n’est aussi économique.

          • Lagrange dit :

            « Ce fut un coup de chance, et je pense que vous approuverez le fait qu’on ne doit pas jouer la souveraineté française au poker, comme on l’a fait avec le Rafale. » Comprend pas on commandait de quoi mainteir la chaine en production. C’est pas cher onze rafale par an.

          • Lagrange dit :

            « comme on l’avait pensé dans les années 2000 avec les drones Male qui étaient plus adapté que les avions de chasse pour la guerre asymétrique » je ne comprends pas, avez vous un exemple de pays qui ait décidé de remplacer ses aviosn par des drones car il faisait face à une guerilla? Ne croyez vous pas que faire cela serait le comble de l’imprévoyance?

          • NRJ dit :

            @Lagrange
            « Oui d’où les hausses de budget. » Les hausses temporaires et à court terme de budget n’y feront rien. Même si on dépensait 3 milliards de plus par an en 2023 et 20204, je vous rappelle que le SCAF coûte 80 milliards. C’est deux fois le budget du mindef.Rien ne permet d’affirmer que ce budget suffise. Et rien ne permet de savoir que le budget de la Défense restera élevé pendant les 60 ans que durée du programme.

            « de quoi parlez vous? Nous aurions dû retirer du service le Rafale en 2009? « . En 2009, on s’est retrouvé face à un problème. Le Mindef ne prévoyait pas suffisamment de commandes de Rafales, et on n’arrivait pas à l’exporter. Au même moment, il fallait financer le développement d’un programme de drones Male dont on avait un besoin urgent et avéré dans nos engagements afghans et maliens. Ben au final, on a lâché en premier le programme Talarion et on préféré acheter des Rafales supplémentaires dont l’utilisation en conflits asymétriques est absurde.
            « Le Rafale n’a pas été fait pour ça. » On est d’accord. Par contre un drole Male est fait pour cela.

             » C’est pas cher onze rafale par an. ». Ah non c’est vrai, un milliard par an c’est tranquille. Ca tombe des arbres, les milliards, n’est-ce pas ? Surtout pour un avion qui qu’un programme parmi la grande liste de l’armée de l’air, qui n’est qu’une armée parmi les 3 composant l’armée française, qui n’est qu’un ministère parmi d’autres.

            « je ne comprends pas, avez vous un exemple de pays qui ait décidé de remplacer ses aviosn par des drones car il faisait face à une guerilla? « . Je n’ai pas dit qu’on avait matérialisé ce remplacement. Mais il est incontestatble que ça a été en vogue quelques années. Ce n’est pas un hasard si en 2014, il y avait plus de pilotes instruits sur les Reaper que sur les avions de chasse américains.

          • Lagrange dit :

             » je vous rappelle que le SCAF coûte 80 milliards » Je vous rappelle qu’on ne va jamais avoir à sortir ce montant sur une année. Cela va être étalé sur plus de 20 ans.

            « En 2009, on s’est retrouvé face à un problème. » Oui à cause des baisses de budget.

            « Ah non c’est vrai, un milliard par an c’est tranquille. » Pour la France oui.

            « Mais il est incontestatble que ça a été en vogue quelques années. » Dans quel pays? Quand? Et si quelque chose est ne vogue est ce une bonne idée? Surtout que comme par hasard si cette vogue à eu lieu cela veut dire qu’on en est largement revenu. Donc si elle a eu lieu nous avons eu raison de ne pas la suivre.

            « Ce n’est pas un hasard si en 2014, il y avait plus de pilotes instruits sur les Reaper que sur les avions de chasse américains. » Vu le nombre de drone cela parait compliqué.

      • farragut dit :

        @NRJ
        Une seule claque (nucléaire) suffit pour qu’on ait (déjà) pris conscience de l’intérêt d’un variante aéroportée de la dissuasion.
        Ce n’est pas parce que l’Allemagne n’a pas reçue sa bombe nucléaire (elle a capitulé avant la date de l’essai de Trinity) qu’elle doit être « inconsciente » de cet intérêt d’être souveraine en matière de dissuasion. Faire du commerce avec les Chinois ou acheter du gaz russe chez Vlad pour se faire bien voir ne la protègera pas, ni de la cyberguerre, ni d’une frappe d’avertissement d’un Iskander nucléaire (ou pas, qui sait?) parti de Konigsberg, pardon de Kaliningrad…
        Certes, elle (du temps des Nazis) a développé des armes volantes non identifiées, mais elle n’en a plus l’usage à ce jour (et elle ne fait pas partie des signataires des Accords Artemis).
        Quant à la Loi d’Augustine n+27, elle s’applique en effet à tout le monde, et c’est pourquoi les US sont passés aux porte-avions spatiaux sans mentionner leur coût dans les budgets publiés du Pentagone. Comme ça, pas de remarque désobligeante des gardiens de l’orthodoxie monétaire de Frankfurt. Pour les US, en Allemagne, il n’y qu’une seule ville qui compte, et c’est Ramstein, base de la NATO Space Force. 😉

  9. jo666 dit :

    il devrait reprendre le projet de Dassault avec l’altair lancé depuis le Rafale pour permettre de mettre sur Orbite une charge de 100 kg. la DGA devrait aussi mettre en place un programme pour un lanceur réutilisable de cette société Venture Orbital Systems, pour mettre sur orbite Plusieurs tonnes.
    Cela permettra une solution française pour le SCAF. Il ne faut pas rêver . Si une solution pour le MGS se profile, pour l’aérien et le reste ça sera pareille. On ne peut pas s’associer aux Européens, car pour le matériel on sera encore dépendant des politiques des autres pays ..

  10. V dit :

    Et be ! Un rafale en orbite. ….
    C’est bien les projets mais faut déjà finir le scaf non ?
    Quelqu’un a des nouvelles de l oiseau ?

  11. Qui ça ? dit :

    Et du coup, on ressort des cartons le feu projet de navette Hermès ??
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Herm%C3%A8s_(navette_spatiale)

  12. Dupont avec un t dit :

    « « Qui contrôle l’espace, contrôlera ce qu’il y a en dessous »
    Qui tiens les hauts, tiens les bas ….

  13. Dupont avec un t dit :

    « « Qui contrôle l’espace, contrôlera ce qu’il y a en dessous »
    Qui tient les hauts, tiens les bas ….

    • Tintouin dit :

      Et qui contrôle l’espace, contrôle l’infini? Vertigineux.

    • Carin dit :

      @Dupont avec un t
      L’écrire a 2 reprises n’y changera rien… du temps de cette phrase, il n’y avait pas assez de missiles longues portée suffisamment précis, ni de lasers de puissance capable d’atteindre l’espace… de nos jours vous pouvez inverser cette phrase, parce que pour tenir le haut, il faut déjà tenir le bas! De nombreuses nations meme dites du tiers monde, ont les capacités missiles de détruire des satellites en position géostationnaire.

  14. LEONARD dit :

    Un avion spatial militaire (puisque c’est la DGA qui chapeaute), O.K, mais pour quelles applications ?
    – Défensives (observation avec capacité de reprogrammation de trajectoire accrue par rapport aux satellites, lancement de satellites de secours )
    – Offensives (destruction/captation de satellites, Armes à Effet Dirigé (l’une des spécialités de Cailabs)
    – Logistiques (réparation/ravitaillement de satellites )

    Parmi les projets Dassault, le MLA, à l’heure des micro-satellites me paraissait pertinent. Pourtant, on n’en entend plus parler.
    https://www.dassault-aviation.com/fr/espace/nos-activites-espace/vehicules-aerospatiaux/le-mla-mini-lanceur-aeroporte/
    @Alpha des infos ?

    • PK dit :

      Le fait de poser le problème de la faisabilité n’est pas incongrue. Il vaut mieux prendre le problème à bras le corps maintenant plutôt qu’attendre que quelqu’un ait trouvé un usage et l’exploite immédiatement.

    • Alpha dit :

      @LEONARD
      Bonsoir camarade.
      Ben, dans votre lien, vous avez presque tout MLA, famille VEHRA, participation dans IXV (qui a volé en 2015) et dans Space Rider (premier vol en 2023), Dassault est toujours présent et très actif dans le spatial ! Des études, des simulations sont faites, et toujours actuellement.
      Ainsi, le lancement du MLA pourrait aussi passer par un Falcon 2000 en plus du Rafale.
      La société met en œuvre ses atouts notamment dans la recherche sur l’hypervélocité et la rentrée dans l’atmosphère dans le cadre de sa feuille de route « Espace 2040 ».
      De plus, Dassault Aviation, en s’inspirant de son projet VSH (Véhicule suborbital habité) de 2006, a aussi participé en 2013 dans le projet d’avion suborbital Soar de Swiss Space Systems (S3), qui devait être mis en orbite depuis un Airbus A300, avant que cette société ne fasse faillite en 2017…
      Notez que depuis que cette société suisse a fait faillite, l’aut’gros naze de Gégène000 est au chomdu et désœuvré qu’il est, nous casse les c******* sur ce site à étaler son ignorance crasse ! 🙂

      • LEONARD dit :

        @Alpha
        Merci de votre retour.
        Toutefois, je reste sur ma faim pour le MLA…..

        • Alpha dit :

          @LEONARD
          Chez Dassault, tout est prêt pour lancer ces programmes, dont le MLA, par des démonstrateurs physiques. Manque juste l’impulsion politique…
          Bon, visiblement, la DGA commence à s’y intéresser…

  15. ji_louis dit :

    … y que s »apellerio « Hermes » !
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Herm%C3%A8s_(navette_spatiale)

  16. Starbuck dit :

    Voilà qui va clouer le bec aux détracteurs de Dassault

  17. Wagdoox dit :

    L’avion spatial permettrait en fait d’avoir un vecteur capteur capable d’atteindre et manoeuvrer dans l’espace. Comme un satelite vous de dirait mais le satelitte est a l’espace ce que la mongolfiere, c’est lent et vulnerable.

  18. ULYSSE dit :

    L’avenir est là, d’avantage que dans le SCAF, dont le périmètre opérationnel sera fortement concurrencé par les missiles, drones ou roquettes divers et variés: Défense AA longue portée (+de 500Kms pour les S500 russes),missiles Sol-sol ou mer-mer semi balistiques ou hypersoniques….. il ne restera guère pour les avions de combat pilotés, à l’échéance 2035-2040 que les opérations de police du ciel, ou d’attaque au sol dans des conflits asymétriques ou en dessous du seuil.
    Trappier l’a bien compris et plutôt que de dépenser des sommes considérables sur un SCAF qui peinera à concurrencer les nouveau avions de combat chinois et US nous devrions concentrer nos efforts sur un avion spatial , domaine encore relativement vierge.

    • farragut dit :

      @ULYSSE
      Ce qui est un « domaine encore relativement vierge » pour les Français, c’est l’usage de générateur d’antigravité pour se passer des réacteurs ou des fusées. Mais c’est le domaine des SAP (Special Access Programs) du Pentagone.
      Si les US veulent diffuser cette connaissance aux partenaires et alliés ayant déjà une pratique du domaine spatial, les Français sont mieux placés en Europe que quiconque, surtout en matière de systèmes d’armes aéroportés.
      Un programme « OTAN Spatial » équivalent à celui ayant conduit à la fabrication en série des Ouragan et Mystère IV en France à l’entrée de la Guerre Froide, et Dassault Aviation serait parfaitement capable de réaliser des engins spatiaux n’ayant pas besoin de base de lancement comme les fusées actuelles.
      La seule variante utile du SCAF étant celle de dissuasion embarquée sur le PA2, nous pouvons nous passer des Allemands, sauf si ceux-ci décidaient brusquement de construire leur Graf Zeppelin II…
      Mais avec leur coalition « feu tricolore », et leur politique d’immigration pour repeupler l’Allemagne, il y aura, avant qu’ils se décident pour une « souveraineté auropéenne », des corridors « humanitaires » depuis le Belarus jusqu’à Berlin pour accueillir les charters de réfugiés syriens que Vlad et Louka envoient à la Pologne et au reste de l’Europe…
      A ce propos, quand est-ce que la Marine Nationale empêchera les navires charters des ONG allemandes de récupérer les migrants à 10 km des cotes de la Libye au lieu de servir à repêcher leurs corps dans la Manche ? 😉

  19. E63 dit :

    Ça cause , ça cause …mais comme toutes les actions portées par la haute fonction publique , et le gouvernement français actuel ….ça n avance pas tant que les « donneurs d ordres «  de macron n’ont pas explicitement donné leurs directives ….
    Avantage , on peut espérer que vu le départ de Merkel et de ses soutiens politico economique , une petite lanière intellectuelle apparaîtra ….

  20. Charognard dit :

    À côté, les ambitions du SCAF font petits bras:
    https://echoradar.eu/2021/04/30/quel-destin-pour-lavion-spatial/

  21. Laurent dit :

    Unseenlabs et Cailabs sont deux superbes pépites technologiques Francaises

  22. Thaurac dit :

    Et de l’europe , thales
    Le 11 février 2015, depuis une altitude de 420 kilomètres et décélérant de Mach 22 à Mach 2, le démonstrateur IXV (Intermediate eXperimental Vehicle) a effectué une rentrée contrôlée par des gouvernes aérodynamiques. C’était une première pour l’Europe.

    • Alain d dit :

      @Thaurac
      Nous avons la R&D, et les équipes compétentes, mais pas de volonté politique, ou pas de volonté suffisamment proactive. Donc finalement nous opérons toujours en réaction, toujours trop tard (Aster 30+++, drone MALE, Patroller).
      On va souvent jusqu’au démonstrateur, puis le néant parce que personne ne veut faire le chèque, ce n’est pas urgent, bla bla bla.
      La navette IXV (lanceur Véga), récupérée en mer (parachutes et bouées) devançait le Space Rider, pour des mission en orbite basse.
      Bien avant, vers 2000 il me semble, Ariane 5 avait lancé un démonstrateur pour valider la rentrée atmosphérique. Rentrée qui s’était bien opérée, précision et résistance du bouclier (pression et température).
      Au CSG, le futur a commencé !
      https://www.youtube.com/watch?v=at8m7PoQu3s
      Space Rider et ROSE-l Deux gros contrats pour Thales Alenia Space
      https://vipress.net/deux-gros-contrats-pour-thales-alenia-space/
      Ca ressemble à la reprise de l’Hermes abandonné trop vite.
      L’échec est pourtant inhérent à la l’innovation, ce que nos décideurs, politiques et patronaux, ont bien du mal à capter.

  23. Le Suren dit :

    Faisons le boulot par nous-mêmes, n’attendons pas une hypothétique défense europénne qui n’existe pas.

  24. Eugene123 dit :

    Merveilleux! Les américains ont enterrés la navette spatiale, les russes n’ont même pas fait voler leur navette Burhan autrement que sous forme de maquette, la totalité des puissances spatiales sont arrivés à la conclusion que l’avion spatial est une voie sans issu… Et la France conclut que l’avion spatial est le futur!

    On est habitué à ce que l’Etat remplisse les caisses de la société privée Dassault avec les deniers publics mais faut-il vraiment demander à Dassault de sortir de ses cartons ses vieux dossiers Hermes?

    • Mica X dit :

      Le suisse moscovite est déjà au travail, payé en rouble ou en FCH ?

    • E-Faystos dit :

      Et du coup encouragés par cet échec cuisant, les USA ont lancé une navette dronisée, ce qui est maintenant dans nos capacités technologique.
      Y’a pas photo : vous pouvez demander une place dans votre gouvernement, dans le partie des haineux.
      Mais je ne vois pas en quoi vous y seriez utile, vous n’êtes ni le plus acide, et guère informé.

    • vno dit :

      La navette spatiale américaine et Burhan, c’était une autre époque et depuis les connaissances techniques et scientifiques ont considérablement avancés. Les Américains ont développés leur véhicule spatial militaire et il semble fonctionner trés correctement. Repartir d’Hermès pour développer un avion spatial avec la puissance de calcul d’aujourd’hui et les missions maintenant prévisibles correspond à la philosophie du créateur de Dassault d’avancer en améliorant l’existant et les études antérieures. C’est sans doute la raison pour laquelle cette PME existe toujours, alors que de grands groupes ont disparus. La particularité de cette société, c’est que les gens qui viennent la voir avec leurs idées préconçues repartent généralement avec celles de l’entreprise. Lorsque les clients sont obtus en demandant du sur-mesure couteux, ils font, mais il ne faut pas venir pleurer ensuite, surtout si le matériel donne entière satisfaction aux utilisateurs finaux. Il vaut mieux investir l’argent des Français chez Dassault que les laisser investir chez Nestlé en Chine. Le premier est connu pour ses avancées sociales et le respect de ses personnels et clients, le deuxième… est un bienfaiteur de l’humanité Suisse et de la manipulation des cours des matières premières africaines et des laboratoire qui s’occupent du diabète. Aucun doute pour moi que Dassault a fait beaucoup moins dans la réduction de l’espérance de vie que la seconde entreprise.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Les navettes devaient servir à lancer des satelites. C’est cela qui a été arrêtté quoi que les lanceurs réutilisables redeviennent à la mode.
      « la totalité des puissances spatiales sont arrivés à la conclusion que l’avion spatial est une voie sans issu »
      Mais bien sur, et c’est pour cela que les US ont le X37B qui empile les missions et que les chinois ont un proto, le sheng long…….
      Le seul vol de Bourane date de 88 (donc ce n’était pas une maquette). Il ne vous est pas venu à l’idée qu’en 30 ans ils s’étaient passé des choses dans le monde!

      • Eugene123 dit :

        La navette US a été arrêtée parce que la liste de ses morts devenait trop longue et qu’elle n’ a jamais répondu aux promesses!

        C’était sensé être un système réutilisable à moindre coût. Dans les faits, il fallait 10 000 employés pour maintenir en vol les navettes US.

        Le pot-aux-roses a sauté à la tête des gens quand la NASA a annoncé la fin du programme de navettes et le licenciement des 10 000 personnes qui y travaillaient

    • Too dit :

      Vous avez raté des infos je pense… Je vous invite à relire l’article et à vous pencher sur le X-37B et ses copains.

      • Eugene123 dit :

        Comparer le X-37 qui peut transporter 2 tonnes de charge utile et la navette spatiale américaine qui pouvait transporter 27 tonnes relève de la farce!

        Mon neveu fait voler une navette en plastique, cela compte?

    • Gribeauval dit :

      Pourquoi est-ce que ça te dérange Eugène? Pourquoi est-ce que l’état français remplissant les caisses de Dassault te gène tant que ça? Tu étais suisse aux dernières nouvelles, donc ce ne sont pas tes deniers non?
      A moins que… non pas possible… ça ne peut pas…tu ne serais donc qu’un minable troll en service commandé?

      • EUgene123 dit :

        Perso, je n’ai jamais affirmer être d’une quelconque nationalité! Si tu veux prendre tes délires pour des réalités, je te laisse libre de croire ce que tu veux!

        Quand un pays comme la France laisse des troupeaux de migrants ou de drogués camper en plein milieu de Paris, on utilise son pognon pour autre chose que réinventer ce qui a déjà vécu!

    • HMX dit :

      Vous faites fausse route. L’avion spatial évoqué dans l’article n’a que peu à voir avec les vieux projets de navettes habitée américaines ou russes, qui effectivement ont été abandonnés faute d’intérêt, autre que le prestige. Là, on parle d’un engin inhabité et beaucoup plus petit, et beaucoup moins coûteux (même si tout est relatif !) ayant des capacités militaires encore secrètes mais dont on peut néanmoins esquisser les contours. Le point de référence, c’est le X37B américain (et son équivalent chinois).

      • EUgene123 dit :

        C’est super de courir après les autres puissances, mais il faudrait peut-être commencer par avoir une stratégie et savoir que faire de ce fameux X37 européen!

        Les USA ou la Chine ont des objectifs. L’Europe et la France en premier AUCUN!

        L’UE n’est plus qu’un poulet à qui on a coupé la tête et qui courre autour de la ferme par habitude!

    • Carin dit :

      @123 soleil
      Il me semble que pour le coup Dassault travaillerait pour l’ESA… en effet le bras articulé sur la navette, servirait qu’à la récupération de satellites facilement réparable, ou de satellites obsoletes pour changer leur orbite et les envoyer jouer du côté du soleil, histoire de désengorger les 400km de la dites orbite…. Ce qui pourrait rapporter pas mal de pognon. Ensuite équiper cette navette de lasers en vue de procéder à la destruction passive d’un satellite espion s’approchant d’un peu trop près des nôtres ou de ceux d’un client, avant de s’en saisir et de lui réserver le même sort solaire que les obsoletes, serait encore un service grassement rémunéré… si en plus vous l’affublez de techno d’écoutes et d’espionnage, (au seul bénéfice de la France), vous touchez le quinté dans l’ordre…

      • eugene123 dit :

        1. Dassault pour remplir ses caisses est prêt à travailler pour n’importe qui: Dassault s’est même proposé de ressortir son Hermes des cartons pour une startup suisse (S3) qui était de fait qu’une vaste escroquerie!

        2. Dassault a déjà été financé par l’ESA pour développer le projet Hermes. Ce n’est pas l’habitude de Dassault d’investir son argent; Cette société préfère investir l’argent des autres! (Quand ce n’est pas l’ESA, c’est l’Etat français)

        3. Il n’y a pas de satellite facilement réparable, ni de vieux satellite à envoyer vers le soleil pour la simple est bonne raison qu’il est immensément moins cher de laisser les poubelles en orbite autour de la terre ou de les faire brûler en forcant leur descente dans l’atmosphère

    • Christophe dit :

      Eugene123
      Pour être crédible c’est rater! BURHAN a volé désolé vérifié vos sources.

      • Eugene123 dit :

        @Christophe_ Pour être crédible, on commence pas savoir lire les textes que l’on se propose de commenter!

        Comme je l’ai affirmé, la navette Buran n’a volé que sous forme de prototype. 2 vols en fait: le premier s’est terminé par un crash en mer, le 2ème, seule une enveloppe de navette avec un minimum de composants a été envoyé en orbite pour faire 2 tours de terre avant retour au bercaille!

    • Bomber X dit :

      Encore vous, qui une nouvelle fois n’avez rien compris, et qui confondez « avion spatial » et « navette spatiale » !
      Que faites vous du X-37 américain ?
      Et la Chine qui a en a 2 type, le Shenlong et le Aotian dont l’un a été testé l’an dernier ?
      Quant à la Russie, elle a annoncé l’an dernier également, via le groupe Roscosmos et l’institut TsNIImash avoir déjà lancé les travaux dans ce domaine de l’avion spatial.
      Et l’Allemagne avec le concept Aurora de Polaris Raumflugzeuge ?
      Alors, avion spatial = voie sans issue ?
      Quant à Dassault, depuis Hermès, ils ont beaucoup d’autres projets dans leurs cartons. Encore faut-il être renseigné à minima.
      Encore une fois, vous étalez votre ignorance, Monsieur le troll !

      • Eugene123 dit :

        Dassault est rempli de projets restls dans des cartons!

        Les cartons ne volent pas!

        • Alpha dit :

          Les cartons ne volent pas, mais les c*** visiblement, volent en escadrille sur ce site… Hein, triple Zéro ? 😉

    • MarreDesTrolls dit :

      Vous racontez n’importe quoi. On ne parle pas d’une navette spatiale mais d’un navire automatisé comme celui qu’utilise les US de nos jours : https://fr.wikipedia.org/wiki/Boeing_X-37

      La prochaine fois prenez le temps de lire l’article avant de critiquer.

    • Alpha dit :

      Allez Gégène, encore un petit coup et tu atteindras le néant ! Ah ? C’est déjà le cas ? 🙂

      • eugene123 dit :

        Tiens le mégalo a eu le temps de quitter son miroir où il admirait son reflet?

        A part cela, tu es capables d’un commentaire intelligent?

        • Alpha dit :

          « A part cela, tu es capables d’un commentaire intelligent? »
          Ben, c’est à dire que j’essaye de me mettre à ton petit niveau, alors…
          Et puis pas la peine d’en faire trop avec toi : tu as visiblement ton potentiel atteint ! 😉

          • EUgene123 dit :

            En francais, on dit « tu as visiblement atteint ton potentiel »

            Mais qu’espérer d’un mec qui était au fond de la classe dans un lycée de banlieue?

            Bonne nuit mon petit Omega!

    • Pascal (l'autre) dit :

      « On est habitué à ce que l’Etat remplisse les caisses de la société privée Dassault avec les deniers publics  » C’est beau comme du Thierry « jaiunavis »! Clonage?

  25. Olivier dit :

    Bonjour très bonne idées de développer ce type d’engin qui pourra être également offensif .

  26. Thierry dit :

    Thales aussi est sur le coup du Space Rider :

    https://www.thalesgroup.com/fr/monde/espace/press-release/thales-alenia-space-et-avio-signent-lagence-spatiale-europeenne-le

    Thales et Dassault sont les deux sangsues habituel à Macron pour se goinfrer d’argent public, vous pourriez bien mettre aussi Renault ou Peugeot sur le coup vu qu’ils partent du même niveau zéro que Thalès et Dassault dans ce domaine.

    • Fralipolipi dit :

      @Thierry
      Vous touchez du doigt un vrai sujet … mais pas dans le bon sens (sans surprise).
      .
      Thales Alenia Space, au « niveau zéro » dans le domaine spatial ? … vous êtes sérieux là ?
      .
      Quand à Dassault, les choses sont mieux présentées ici que par vous même
      https://www.usinenouvelle.com/article/dassault-aviation-affiche-ses-ambitions-dans-le-domaine-des-avions-spatiaux.N765889
      .
      Cela étant, en évoquant le Space Rider de l’ESA, financé essentiellement par l’Italie (et non par Macron ! comme vous voudriez nous le faire croire), vous touchez du doigt un vrai intérêt potentiel, celui de tenter d’unir nos efforts avec l’Italie.
      .
      Alors certes, le Space Rider poursuit un but scientifique, lorsque le projet d’avion spatial qui intéresse désormais la DGA aurait plus un rôle de Renseignement (ou action discrète … pour preuve, le 2 noms évoqués de Cailabs et Unseenlabs).
      Mais on ne peut qu’observer que Thales Alenia Space est à 60% une filiale de Thales, laquelle a Dassault pour actionnaire principal.
      .
      A la veille du traité du Quirinal, il y a peut être un sujet de ce style à insérer dans l’agenda des conversations ?

    • vno dit :

      Thalès et Dassault ? pour avoir croisé quelques uns de leurs techniciens et ingénieurs, je peux vous assurer que je suis plus enclin à leur faire confiance qu’aux philosophes du moyen-âge des tribus de Poissy. Heureusement que les Roumains et les Slovaques remontent le niveau. Mais je suis d’accord avec vous, ils vont partir de zéro, mais pas pour les mêmes raisons. Pas un détail que Citroën et DS soient partis assembler leur véhicules haut de gamme en Chine et que Peugeot ai fermé Aulnay ou encore Renault en Belgique. Si vous ne connaissez pas ces usines, même pour vous, je sens que le choc culturel va être brutal si vous visitez.

    • Too dit :

      Thalès part de zéro dans le domaine vous êtes sérieux ?
      « Thales Alenia Space » construit des satellites (militaires, Galileo etc…), des modules pressurisé pour ISS, des modules pour la future Gateway etc…

    • Thaurac dit :

      Je pense que c’est judicieux car ce sont les seules entreprises, faisant partie de celles où l’état est actionnaire, qui ne font jamais grève, bravo, et loin des airfrance, sncf et consort…

    • Carin dit :

      Et Thierry est la sangsue habituelle de ce blog…
      Je vous invite vous aussi à faire un reset.. vous semblez souffrir d’un bug informatique qui bloque vos capacités cognitives sur Macron.. alors que le rôle de ce dernier n’est que d’avoir donné son accord pour que le DGA s’entretienne avec le PDG de Dassault au sujet d’une navette qui maintiendrait la France dans l’avenir… ou pas. Ce que vous ratez, c’est que cet entretien s’opère avec le représentant de la BITD française, pas que Dassault aviation.. vous vous doutez quand même que cette entreprise crée des cellules (certes complexes), mais que le reste dépend de l’électronicien et du motoriste… ou le bug dont vous souffrez est plus grave que je pense, et en ce cas je vous conseille le suicide par morsure de vipère, ou un rendez-vous définitif chez le vétérinaire de votre choix.
      De ce fait, vous pourrez toujours expliquer à st Pierre (si vous le croisez?), que c’est la faute à Macron!

    • Alpha dit :

      On dirait un commentaire de Gégène000 ! Ils sont de la même portée, issue de relations consanguines entretenues depuis plusieurs générations ? 🙂

    • Alain d dit :

      Pauvre c*nnard !

    • Pascal (l'autre) dit :

      « Thales et Dassault sont les deux sangsues habituel à Macron pour se goinfrer d’argent public, vous pourriez bien mettre aussi Renault ou Peugeot sur le coup vu qu’ils partent du même niveau zéro que Thalès et Dassault dans ce domaine. » C’est beau comme du Eugène 123! Clonage?

  27. Mica X dit :

    Le SCAF ou ses cousins n’ont-ils pas déjà une génération de retard vis à vis de ce type « d’avion spatial » ?
    Ne vaut-il pas mieux faire des Rafale F 6 avec les drones adéquates pour un investissement moindre et investir dans ce type d’appareil (« dronisable » ?)qui pourrait aller très vite, très loin et rester en orbite longtemps tout en pouvant frapper très fort dans une version militaire dérivée d’une version civile aux possibilités commerciales intéressantes ?
    Quelques dizaines suffiraient amplement.
    Le plan B ?
    Un avis de spécialiste ?

    • ULYSSE dit :

      @MicaX. les propos de M Trappier peuvent être interprétés dans ce sens d’autant que le SCAF ne sera pas en service avant 2035 au mieux….soit dans 14 ans.

  28. Fred dit :

    Pourquoi un avion spatial plutôt qu’un satellite, éventuellement manœuvrant ?
    Orbite très basse qui restreint fortement la durée de vie d’un satellite, et a un coût élevé en conséquence ?

  29. Desty dit :

    Au fait qui est le maitre d’oeuvre du projet V-Max ?

  30. Frérot Georges dit :

    Espérons que ce projet ne sera pas un four technique comme le fût Hermès ou les improbables rêves de station européenne Colombus.

    Alors oui pourquoi pas mais la DGA est-elle réellement capable de piloter un tel projet si innovant ?
    Le rapport du Sénat n’est pas très encourageant sur le pilotage de l’innovation versus DGA.

    Une chose semble acquise ce doit être un projet sous maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre française. (Versus Neurone)
    Une telle proposition exclu les doux et naïfs rêveurs suicidaires de la coopération tout azimut, en particulier avec l’Allemagne.

    Un peu dommage que dans le même temps nous n’ayons pas été en mesure de conserver la R&D et le développement des certains lanceurs à Vernon , pour 150 M€ !

    • Carin dit :

      @Frerot George
      Hermes et la station Columbus ont permis l’entrée de l’Europe dans l’ISS… sans ces projets, les américains ne nous prenait pas à bord, et Thomas Pasquet (et tous ceux qui l’on précédé) serait un illustre inconnu.

  31. Matou dit :

    Les compétences sont présentes en France. L’idée d’un avion spatial est assez géniale je dois dire, idéalement dronisable et multi-usage, dont le cargo et l’offensif.
    Il est bon de prendre connaissance de tout cela en croisant les doigts pour que cela se fasse et vite. En même temps, il serait préférable de ne pas ébruiter ce type de programme…
    Pour ce qui concerne nos voisins d’Outre-Rhin, assez discuté concernant la défense. Nous n’avons pas besoin d’un concurrent mais de partenaires partageant une vision, une doctrine et des complémentarités.

  32. olivier 15 dit :

    Dans ce contexte il s’agit bien d’une sorte de Base Industrielle et Technologique Evolutive ( B.I.T.E. ). Et cela me rassure quelque peu de voir Mr Griveau en tenir le manche.

  33. ORION12 dit :

    SNLA NG, SCAF , nouveau PA, nouveau char, guerre de l’espace ……. va falloir choisir ….. nos limites budgetaires vont bientot ramener a la realité nos grosses tètes du ministere de la defense .

  34. basstemp dit :

    Quand je pense qu’il y a même pas 3 ans de cela, l’ESA s’interessais sur la possibilité d’acquérir le Dream Chaser et ainsi permettre a l’Europe d’avoir un programme de spatial habité a pas trop cher grace a ça …

    C’est ce qu’il faudrait a la France : Un deal avec Dassault , l’armée de l’air et le CNES pour une adaptation française du Dream Chaser qui serait poussé par Ariane 6 (et ainsi garantir + de tirs institutionnels au passage sur ce lanceur , ça pourrait permettre de faire baisser le prix du tir pour les offres commerciales)

    Pendant ce temps, Dassault se fait la main avec le Dream chaser sur un contrat d’au moins 20 tirs sur 15 ans (1 a 2 tirs par an selon les années) , puis au de la des 15 ans : Partenariat avec les mêmes acteurs pour construire une navette spatiale française car le besoin va revenir et on a tout ce qu’il faut en main pour d’un être potentiellement autonome tout en ayant la possibilité de ne pas faire les mêmes erreurs que les USA avec leur navette au design bien trop cher alors qu’il était largement possible de faire moins cher pour la même chose … US qui ont fait l’erreur de noyer ce lanceur dans une bureaucratie dantesque ultra couteuse plongeant le lanceur a 1 milliard de $ le tir , quand il serait en réalité parfaitement possible de décendre ces couts a 300 millions (voir moins)

  35. Nexterience dit :

    Trappeur dit:
    « Ce qui fait la force d’un avion de combat, c’est d’être capable de détecter et de tirer en premier. Cela suppose d’être soi-même le plus discret possible et de voir plus loin que l’adversaire, notamment face à des défenses antiaériennes de plus en plus performantes. […] Mais si on se projette, cela suppose une ambition spatiale. Et là, il faudra un jour penser à un avion spatial »

    On parle bien d’avion de combat spatial donc.
    Pour rappel, Parly a parlé d’ un avion hypersonique au sein du Scaf, également:
    .
    http://www.opex360.com/2019/09/15/outre-planeur-vmax-la-france-cherche-a-developper-un-aeronef-combat-hypersonique/
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    Finalement, pas mal de projets à se partager entre européens.