Le français Naval Group dévoile le démonstrateur d’un drone sous-marin autonome océanique

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79 contributions

  1. philbeau dit :

    Là encore , il faut que ce soit une entreprise , Naval Group en l’occurrence , qui précède les semelles de plomb bureaucratiques de l’état-major de la Marine , et la DGA . Ces hauts fonctionnaires encroûtés , bien assis sur leur fromage , en arrivent même à retarder toute évolution technique qui a le défaut rédhibitoire de n’être pas sortie de leurs bureaux poussiéreux . On a un vrai problème de direction au plus haut niveau dans l’arme navale , alors que le pays dispose de ressources technologiques de premier ordre .

    • Jupiter dit :

      Bonjour,
      Pas très surprenant, c’est l’industrie qui pilote l’innovation, partout dans le monde. Je ne vois pas en quoi ça serait différent pour NG et la Marine.

      • philbeau dit :

        A minima , on pourrait espérer une collaboration étroite sur la base des besoins tactiques ou stratégiques qui sont la raison d’être d’un état-major . A quoi sert-il sinon ? Ce n’est pas l’industrie qui a les éléments politiques .

        • Jupiter dit :

          Bonjour,
          Il y a une collaboration, bien évidement.
          Pour avoir travaillé dans l’industrie (pas chez NG, mais je ne vois pas comment ca pourrait être différent), les industriels ont des idées basées sur leur savoir faire et leur RD autofinancé. Avec ces idées, ils vont voir DGA, DGE ou tout autre guichet étatique (AID, voir l’EDA) en espérant trouver des financements. C’est a ce moment là que l’interlocuteur se doit de comprendre la pertinence du projet et son intérêt opérationnel.
          Quand c’est bien fait, ca donne des produits comme les MICA-NG ou le viseur d’étoile de jour.

          • philbeau dit :

            Quand je parlais de collaboration , j’entendais bien sûr réceptivité évidente chez la DGA , voire inventivité , si ce n’est pas trop leur demander …Au vu de l’encéphalogramme plat qu’il y a chez ces hauts fonctionnaires , on doit compter sur nos industriels pour espérer progresser dans l’équipement de la marine .

      • Ah Ca ! Z arrive ! dit :

        Plusieurs marines, dont la Russe, ont déjà annoncées de s’en procurer, donc c’eut été la moindre des choses que nos bureaucrates bougent leurs popotins sans attendre les avancées de l’industrie qui ne leur plairont que passablement, car les solutions n’auront pas été pondues par leurs très brillantissimes troisièmes cervelles.

        Le sida du fonctionnaire, maladie terrifiante et mortelle qui attaque particulièrement violemment les ronds de cuir issus des grands corps de la république.
        Suite à une atrophie cérébrale aigüe, le seul traitement connu pour empêcher l’atrophie et dégénérescence musculaire, c’est leur transfert immédiat pour embauche chez Burger King ou Mac Donald. Dans ce cas et si la maladie est prise au départ le taux de survie remonte à 35%.

      • Loufi dit :

        Ouai enfin nos industriels ne proposent pas grand choses sur fonds propres. La preuve avec les drones aérienS, munitions vagabondes, blindés chenillés, système AA portable ou de courte portée… Bref y a des besoins et peu de proposition

    • snips dit :

      Sans la DGA, les commandes de l’Etat, Naval Group n’existerait plus et ne pourrait plus innover. Et je ne crois pas que la DGA ou l’Etat-major de la Marine freinent l’innovation.

    • Flo dit :

      Je prendrais la question d’un autre point de vue :

      – Qu’on laisse les entreprises privés bosser, qu’on les protège de nos compétiteurs et regardons le résultat :
      => Naval Group, drône Naval
      => Dassault, Neuron (basé sur le programme LOGIDUC financé sur fond propre)

      C’est quand effectivement nos bureaucrates poussiéreux et idéologues s’en mêlent que ça merde.

      • Fred dit :

        MDR de MDR !
        Naval Group n’est pas une entreprise privée, elle est dirigée par des « bureaucrates poussiéreux » [selon Flo] :o)))

    • HYLE dit :

      J’ai rencontré un général à Balard dont la mission est la recyclabilité des costumes, et l’acceptation de la théorie du genre.. Et il m’a dit qu’ils sont 3 gradés dans l’Equité Diversité Inclusion (EDI) et RSE. Non ce n’est pas une blague.

      • Fred dit :

        Mais bien sûr, j’en parlerai dès demain à mon cheval, il a le téléphone sous la queue.

  2. albatros dit :

    Très bonne idée, la Marine devrait l’acquérir rapidement une fois certifié
    Quant à l’armer…mieux vaut pas pour l’instant si c’est juste une intelligence artificielle à la manoeuvre.
    Par ailleurs, les chinois et les étasuniens en ont déjà à leur disposition.

  3. Raymond75 dit :

    Il vient d’être testé en mer de Chine.

    • Albatros dit :

      Oui on avait un différent à régler avec Biden dans le coin…

    • v dit :

      Ha oui ! c’est donc ca le carambolage avec un sous marin Américain ?
      Ha quand un rafale-submersible à la tournesol ?

    • Censuros dit :

      Pourrait-on imaginer en enradier un (voire deux vu les dimensions) dans l’un de nos PHA à la place d’un CTM, ou d’un futur EDA-S ?

  4. Félix GARCIA dit :

    Félicitations !

  5. Czar dit :

    « que vient de dévoiler Naval Group, à l’occasion de ses 5ème « Innovation Days »

    c’est clair que s’ils avaient appelé ça « journées de l’innovation » ou même si leurs communiquants s’étaient sortis les doigts pour inventer un terme dédié sur cette base, tout le monde aurait boudé et l’amirauté malaise aurait annulé sa venue.

    d’ailleurs Louis Vuitton vivote et ne vend rien car son nom est imbitable dans à peu près toutes les langues de la terre, (français compris, d’ailleurs)

    et après ces mêmes cons hululent avec des trémolos dans la voix sur le thème de l’impératif de dayfônsss de la Frôooonce (évidemment résolu en achetant leur camelote)

    • albatros dit :

      Il est vrai que cette sale manie de tout angliciser perdure beaucoup trop
      Que fait l’Académie française ?
      La sieste digestive sans doute…

    • Elwin dit :

      En phase avec vous, pour le coup. Il y a un effondrement linguistique général depuis 15 ans, avec une anglicisation accueillie à bras ouvert par ceux qui, manifestement, ont un peu honte de leur propre culture.

    • MERCATOR dit :

      d’ailleurs Louis Vuitton vivote et ne vend rien

      Quel est le chiffre d’affaire de Louis Vuitton ?
      6 054 646 100,00 €
      Localisée à PARIS (75001), elle est spécialisée dans le secteur d’activité du commerce de gros (commerce interentreprises) d’autres biens domestiques. Son effectif est compris entre 6 et 9 salariés. Sur l’année 2019 elle réalise un chiffre d’affaires de 6 054 646 100,00 €.

      Encore une autre connerie Kaiser ?

      • Czar dit :

        oh putain la burne de légende…. j’imagine que le second degré passait pas dans ton sonotone, crouton fossile

        ton tapinage pour « On m’aime tant » 1er trouve là une explication assez cruelle

  6. Un nain posteur "petit facteur" dit :

    5ème « Innovation Days », juste avant halloween, et c’est pas une fake news, sans vouloir spoiler la suite, cela à un raaport avec le birthday d’un leader trés connu alors save the date. bye

  7. Lothringer dit :

    Propulsion par pile à combustible hydrogène.
    C’est plutôt curieux comme méthode. L’hydrogène ne peut être liquéfié à température ambiante. Donc il est stocké gazeux à très très haute pression. Mais….l’hydrogène s’infiltre dans l’acier et le rend cassant. Donc le réservoir d’hydrogène a une durée de vie extrêmement limitée (même problématique pour les tuyauteries dans la perspective du remplacement du gaz de ville par de l’hydrogène).
    Il me paraîtrait plus durable (compte-tenu du fait qu’il n’y a pas d’humains à bord) d’utiliser une p-à-c basée sur du méthanol (toxique, mais liquide à température ambiante) ou du propane (pression de stockage liquide 7 bars « seulement » ) ou éthane (pression de stockage liquide 30 à 50 bars selon la température) : liquide=densité énergétique, facilité de stockage.
    Maintenant je dis çà, je dis rien.

    En tout cas, bons vents à ce programme R&D.

    • Félix GARCIA dit :

      Hydrogen generation by hydrolysis reaction using magnesium alloys with long period stacking ordered structure
      https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0360319921032821

      ?

      • Lothringer dit :

        Sauf votre respect, Félix, je crois que cet article traite de la production d’hydrogène. Il me semble que cet article traite des électrodes composées d’alliages différents entre l’anode et la cathode afin d’obtenir des gains dans l’efficacité (par un gain de couple ) au moment de réaliser l’électrolyse de l’eau de mer (à 35g de sel /litre). Les alliages qui composent ces électrodes sont réalisés par une chauffe par induction.

        Cela n’a rien à voir avec la problématique du stockage de l’hydrogène en citerne.

        • Félix GARCIA dit :

          Je n’avais pas compris que vous parliez de réserves d’hydrogène. Il me semblait qu’une pile à combustible produisait l’hydrogène « à la demande ». Au temps pour moi.

    • Lado dit :

      Bonjour
      Il ya quelques materiaux qui stockent l’hydrogene comme une éponge ou qui en produisent par reaction chimique quasi immediate
      Le Zeppelin « c’était avant »?

      • Lothringer dit :

        Pour la petite histoire, tout le monde pense que le Hindenburg a brûlé à cause de l’hydrogène.
        Sauf que ce zeppelin a été frappé par un éclair.
        Et que sa charpente métallique était recouverte d’une espèce de flocage (de mémoire une poudre à base d’aluminium ???) qui s’est avérée être extrêmement inflammable.
        En fait c’est l’inflammabilité du revêtement sur sa charpente qui a foutu la merde.
        La combustion de l’hydrogène est venue dans un second temps (quelques petites secondes plus tard) après que les ballons d’hydrogène ont été percés par la combustion du flocage.
        Mais tout le monde ne se souvient que de l’hydrogène.
        Même si ce ballon avait été gonflé à l’hélium, il se serait quand-même écrasé…mais sans brûler.

    • RomainC dit :

      C’est pour cela que les réservoirs d’hydrogène gazeux sont conçus dans un alliage spécifique. J’imagine que les ingénieurs de NG ont du bien étudier leur coup pour choisir cette énergie donc je ne m’inquiète pas.
      Par contre je vous rejoins sur la problématique du gaz de ville.

      Et puis rien ne dit qu’ils n’utilisent pas de l’hydrogène liquide, des camions en sont bien équipés et ils ont un système de refroidissement. Ça fonctionne très bien. Reste à voir le niveau de bruit de ce système de refroidissement…

    • Vertaco dit :

      Air Liquide et ses concurrents produisent à longueur d »années du H2, et le stockent en H2 liquide ou gazeux, puis le promènent également sur les routes du monde entier dans des container sous forme liquide ou gazeux également, dans des réservoirs et tuyauteries en acier inox … Donc moi je le dis, et ça n’est pas rien. 😉

      • Czar dit :

        ‘Air liquide’ ? mais comment font-ils avec ce nom si provincial et outfashioned n’ont -ils pas compris que l’avenir sera global (ékouill) ou ne sera pas (ce qui nous fera vivre dans un présent perpétuel) ?

        • Lothringer dit :

          Oui, aux USA, je crois que la filiale de L’Air Liquide s’appelle…. »Liquid Air » tout simplement.

    • MERCATOR dit :

      @Lothringer

      Voici ce que j’ai trouvé sur ce sujet , donc l’acier doit être au plus du 380 vickers .

      Le moteur électrique est alimenté par une pile à combustible (avec stockage de l’hydrogène compressé entre 350 bars à 700 bars environ D’après des études récentes et la note technique ISO TR 20491 (de 2019), les aciers ayant une dureté inférieure à 390 HV ne sont généralement pas considérés comme sensibles à la fragilisation par l’hydrogène. Au fur et à mesure que la résistance des aciers augmente, leur vulnérabilité à la fragilisation par l’hydrogène augmente également. Dans les aciers à haute résistance, toutes les nuances qui dépassent une dureté de HV 390 peuvent être sensibles au craquage précoce de l’hydrogène après des processus de placage qui introduisent de l’hydrogène.

    • Dupont avec un t dit :

      Ou bien un micro réacteur nucléaire non rechargeable made in ???? Dispo sur l’étagère depuis plusieurs décennies …

      • Lothringer dit :

        Made in USA ou potentiellement fabricable en France par Technicatome ou le CEA (ils ont assez de compétences pour cela).

        Les sondes spatiales lointaines (type Voyager I et II) ont un coeur en plutonium. L’électricité est fabriquée grâce à la chaleur du coeur , en utilisant le principe du thermocouple , avec un rendement très très faible.
        https://www.laradioactivite.com/site/pages/RTG_spatial_Pu238.htm

        https://www.futura-sciences.com/sciences/dossiers/astronautique-new-horizons-11-kg-plutonium-comprendre-pluton-603/page/4/

        Ce drone sera beaucoup plus lourd qu’une sonde spatiale. Mais même en multipliant la taille du coeur par 10, on n’arrive qu’à 3-4kW (avec 80-100 kg d’oxyde de plutonium quand-même…), ce qui semble faiblard pour propulser la bestiole à 10-15 noeuds.
        Si on compare avec le rendement d’une pile à combustible (de mémoire 50 à 70%), il n’y a pas photo. Avec une PAC, on peut parler de puissance en dizaines de kW, sachant qu’1 gramme d’hydrogène gazeux produit 120kJ d’énergie thermique, si on applique un ratio de 50% on obtient 60 kJ électriques (84kJ si on monte à 70% de rendement) , donc une puissance de 60-84kW si on consomme 1g d’hydrogène par seconde.

        Dans ces ordres de puissance, le micro-réacteur nucléaire RTG est en retrait. Sans compter le fait que le mauvais rendement électrique (7%) a pour corollaire un fort dégagement thermique, qui pourrait éventuellement faciliter la détection thermique du sous-marin.

        Mais à 1g par seconde, on consomme 1t d’hydrogène en seulement 277 heures, soit un peu plus de 10 jours.
        Pour tenir 100 jours (usage océanique) , dans ce cas, il faudrait tomber à 0,1g/sec et donc tomber à 6-8 kW de puissance. Si on compare aux vieux sous-marins allemands U-214 de la 2eGM 550kW pour 1000t, çà fait 5kW pour 10t, çà semble tenir la comparaison.

    • NRJ dit :

      @lothringer
      L’inconvénient d’avoir du méthanol, éthane ou autre est simple : on aurait besoin d’un moteur à combustion interne. On aurait donc un système assez bruyant. Or on cherche à être discret. Par ailleurs, l’hydrogène serait vraisemblablement assez facile d’accès pour un sous-marin (on a une énergie illimitée à bord d’un SNA… Et ce n’est pas l’eau qui manque).

      • lothringer dit :

        Non, je parle bien de Pac au méthanol (ou au propane). Renseignez-vous.
        Elles sont forcément moins efficaces que des pac au H2 en raison de la présence de l’atome de carbone.

  8. Alain d dit :

    Façon le « DriX » (Ixblue), mais en beaucoup plus gros.
    https://www.youtube.com/watch?v=vYZERLwm-0g
    La fiche technique des capteurs :
    https://www.youtube.com/watch?v=2LWoEwXMlNI
    ADCP : courantomètre acoustique à effet doppler (par triangulation au minimum), liaison SATCOMS
    7,7 m de long et 1,4 tonne
    Autonomie ~ 15 jours à ~ 14 nœuds.

  9. jyb dit :

    D’un point de vue tactique on peut raisonner en terme de milieu. ce qui se produit dans le milieu aérien est pour partie transposable dans le milieu aquatique.
    Les évolutions récentes des munitions errantes et autres drones armés se retrouveront immanquablement dans la guerre des mers.

    • Jupiter dit :

      Bonjour,
      Un certain nombre de choses sont en effet transposable, comme l’autonomie décisionnel ou les algorithmes de navigation, guidage et contrôle.
      Cependant, les drones de surface (qu’ils soient terrestres ou volants, a voilure fixe ou mobile) ont un avantage par rapport à leurs cousins sous-marins, ils communiquent facilement.
      Grace à cela, ils est plus facile d’en prendre le contrôle a distance, de piloter finement leurs missions et de les localiser avec précision.
      Les drones sous-marins seront donc, comme les SNA, un peu esseulés durant leur mission.

    • précision dit :

      à vrai dire je suis même surpris que l’aérien ait précédé le maritime en matière de déploiement à grande échelle de drones autonomes.
      Dans un registre un peu similaire, les premières torpilles acoustiques (1943, US et Allemagne) me semblent au contraire avoir précédé les missiles avec autoguidage (et il me semble que l’écart pour les mises en service est de plus d’une décennie à quelques exceptions comme les Bat américaines).

      Peut être que la différence de performance apportée par les systèmes autonomes est plus importante dans le domaine aérien.

    • ULYSSE dit :

      Un sous marin est déjà en aveugle, donc l écart de ce point de vue est faible. En revanche se pose le problème de la transmission de données a travers le milieu sous marin. La solution passe par la IA c’est à dire des drones véritablement autonomes et non pas teleoperes. Outre le renseignement, la défense de zone ASM ( rade de Brest par exemple) semblent les missions prioritaires. D’autres plus offensives, comme le blocus des ports ennemis sont prometteuses. Une vraie révolution en perspective

      • ULYSSE dit :

        Pour continuer la réflexion sur les capacités de communication des drones sous marins autonomes, une solution consiste à les faire émerger ou à faire remonter des bouées communicantes pour utiliser des moyens aériens classiques (satellites notamment).
        La communication de surface peut être programmée ou fonction des évènements rencontrés.

    • vrai_chasseur dit :

      Une première différence est induite par la physique. Les ondes se propagent beaucoup moins facilement dans le milieu marin. D’où le recours plus massif à l’IA pour les engins sous-marins : ils doivent posséder des capacités complètes de manoeuvre autonome, on ne peut pas les radio-guider en permanence comme dans l’air.
      Il y a aussi le ‘seabed’, le fond de la mer. On peut y déposer toute une infrastructure dormante de télécommunications, de capteurs et d’armes autonomes, activables le moment venu. C’est ce que les chinois commencent à déployer.
      Une telle pré-militarisation de l’air est beaucoup plus difficile à réaliser et infiniment plus énergivore. Tactiquement, elle est donc forcément lacunaire et temporaire.
      Pour bien mesurer l’intérêt ‘tactique’ du seabed, un seul chiffre : 98% du trafic internet international mondial passe aujourd’hui par les câbles sous-marins.

      • Daniel BESSON dit :

        Cit : [ C’est ce que les chinois commencent à déployer. ]

        En l’occurrence ce sont plutôt les Etats-Unis avec leurs  » torpilles dormantes  » sur base  » Hammerhead  » qui envisagent de les déployer le long des routes maritimes internationales ! ;0)
        Vous devez connaître le diction sur la propreté des fesses … ;0)

        https://www.forbes.com/sites/davidhambling/2020/10/22/us-navys-hammerhead-mine-aims-to-tip-balance-in-south-china-sea/?sh=a0dd24c7df7e

        Mais bon ! Forbes™ c’est de la propagande Moskalo-Pékinoise !
         » Quand quelqu’un veut vous raconter une histoire que vous pensez connaître , ne l’interrompez pas ! Elle ne vous sera jamais raconté deux fois de la même façon  »

        General Golbery do Couto e Silva

      • PK dit :

        Stricto sensu, la densité de l’eau favorise la vitesse de l’onde : plus un milieu est dense et plus la vitesse d’une onde se propagera rapidement.

        Le problème de la mer vient des couches inhomogènes dont elle est composée : du coup, le changement de milieu agit comme un guide d’onde et l’onde peut rester prisonnière… ou être déviée. C’est tout le problème d’un sonar qui chasse un sous-marin d’ailleurs : si ce dernier joue bien avec les couches qu’il a au-dessus, ça rend pénible sa détection… La difficulté consiste bien entendu à connaître et détecter toutes ces couches…

  10. HMX dit :

    Excellent concept. Outre les fonctions de patrouille, des drones de ce type pourraient facilement être déployés y compris par voie aérienne sur des zones d’intérêt, pour recueillir du renseignement et/ou sécuriser une zone avant l’arrivée d’une force navale.

    Etape suivante : améliorer les performances (vitesse, autonomie) et surtout intégrer la possibilité d’emporter de l’armement (torpilles et/ou missiles et/ou mines) ainsi que des capteurs comme des bouées acoustiques, ou des drones tels que ceux issus du programme SLAM/F pour cartographier en toute discrétion les champs de mines et les approches maritimes adverses.

    Si on y ajoute une liaison de données, on peut aussi transformer ces drones ou leurs dérivés en « effecteurs déportés » pour nos Barracudas.

    Il faut se féliciter que des entreprises comme Naval Group et Thalès développent sur fonds propres ce genre de programme, sans soutien financier ni commande de l’Etat. Même si nous parlons là d’un prototype, sans doute pas totalement finalisé, l’intérêt opérationnel est assez évident pour la Marine Nationale. Il est urgent pour l’Etat de s’impliquer et de prendre le relais, en passant commande d’un ou deux exemplaires à des fins d’expérimentation, puis en commandant une version plus évoluée. Un beau sujet pour « France Relance », qui permettrait ainsi de fonder les bases d’une filière innovante de drones sous marins…

    • albatros dit :

      Le problème c’est qu en face, en plus des drones, ils sont en avance sur nous dans ce domaine (Russie, et surtout Chine et même la Turquie avec ces drones de 4 sous)

      • Royal Marine dit :

        Mais bien sûr!
        Arrêtez de croire la propagande de nos « amis »…
        Chine et Russie pour montrer qui a la plus grosse… Etats-Unis pour que le Pentagone obtienne encore plus de crédit…
        La France, même si elle est souvent en tête en matière de conception, n’a pas autant d’argent que les autres, pour développer des armements, et doit faire des choix, à l’instant T, quitte à repousser d’autres programmes prometteurs, à plus tard…
        La faute à qui? A nos Armées? A la DGA? Aux industriels de la défense? Non. Tout simplement à nos politiques qui préfèrent laisser filer les budgets sociaux, c’est plus porteur pour les élections, que s’occuper des intérêts de la France…

      • Daniel BESSON dit :

        Cit : [ Le problème c’est qu en face, en plus des drones, ils sont en avance sur nous dans ce domaine (Russie, et surtout Chine et même la Turquie avec ces drones de 4 sous) ]

        Ce sont des  » XLUUV  » – Extra Large Undersea Unmanned vehicule –

        Selon les degrés d’avancement :
        – Etats-Unis : ORCA de Boeing™
        – RPC avec le HSU001 ( Classification  » XL  » à revoir )
        – Angleterre avec le MANTA
        – Russie avec le SARMA inspiré par le KLAVECIN
        – France avec le DDO
        – Allemagne avec le MUM de TKMS™
        Liste non exhaustive , hein .

        Les Mooseheads avaient développé dans les années 90 un drone assez intéressant et filoguidé , capable de se déplacer sous la banquise .
        L’Inde -DRDO – doit aussi développer son drone XLUUV 100% Indigène avec 70%-75% de composants importés qui sera prêt dans 20 ans . En attendant elle en achètera ailleurs !…

        La pile à combustible semble être une technologie qui est de plus en plus plébiscitée . Cela fait un peu  » Atompunk  » quand on pense à Apollo 11 !;0)
        https://airandspace.si.edu/collection-objects/fuel-cell-apollo/nasm_A19730934000

        Le mât de communication /périscope repliable aussi .
        On s’achemine amtha de plus en plus dans le  » monde Occidental  » à des solutions COTS .
        https://www.sonardyne.com/applications/xluuv-extra-large-unmanned-underwater-vehicles/

  11. Harambe dit :

    ça tombe pile poil avec l’article sur le SNA américain qui heurte un potentiel drone sous-marin chinois, ça fait de la pub ^^ n’empêche, si la France s’équipe d’une centaine d’unités autonome, y a moyen de couvrir la manche, la méditerranée, le canal du Mozambique et le cap de bonne espérance (Réunion, Mayotte, Kerguelen), la mer rouge (Djibouti), l’Amérique du nord si les français ont les couilles de construire une base navale pour SNA et SNLE à Clipperton, Guyane, Guadeloupe et Saint-Pierre-et-Miquelon, les USA vont l’avoir très bonne si vous faites ça ^^ ça leur fera l’effet de ce qu’ils font aux russes et aux chinois (le plus drôle serait de l’ouvrir à leurs ennemis ^^ ça rembourserait les dizaines de milliards d’amendes payés aux USA), toute l’Océanie avec 3 bases (Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Polynésie française), peut être le golfe persique depuis les émirats?

    • Twisted dit :

      Une base sous-marine à Clipperton et Wallis-et-Futuna putain y’en a qui ont peur de rien

    • précision dit :

      Les bases ça coûte cher à construire, et provoquer nos alliés n’est pas une bonne idée, surtout que la souveraineté française est déjà contestée d’une façon ou d’une autre dans plus de la moitié des territoires que vous mentionnez. Les évènements récents montrent qu’il n’est même pas dans notre intérêt d’exprimer notre désaccord autrement que symboliquement lorsque le coup est porté par un allié.

      Les communiqués américains pour le moment indiquent que la collision ne serait au contraire pas avec un autre sous-marin.
      Et les chinois demandent aux américains des explications en des termes qui seraient surprenants s’ils y avaient perdu un drone.

  12. Alain d dit :

    Et bonne syncho de la com, après l’article sur l’USS, qui a du taper du lourd (potentiellement furtif) s’il y a une dizaine de blessés.
    Ca présage une guerre des drones dans tous les milieux, air, terre, mer, espace.
    Un drone militaire de la taille du DriX, ou un peu plus, disons 3 à 4 tonnes, serait en capacité d’approcher un SNA ou un SNLE pour le détruire, ou au minimum le rendre impuissant.
    Quel prix pour un tel drone bourré de capteurs ? 100 M€ maximum ? A comparer avec le prix d’un SNA.
    Un sous-marins tel que celui présenté par naval group pourrait aussi être une mamane drone, avec des petits qui pourraient être lâchés dans la cour des grands……..
    La foutoir dans l’espace sera rattrapé par le foutoir sous la mer.
    Et comme dans l’espace, pas vu pas pris.

    • précision dit :

      pour l’instant l’hypothèse d’une collision avec un sous-marin est plutôt exclue par les US.
      Donc il n’y a pas de raison de penser à un drone plutôt qu’un animal ou autre objet : le foutoir en surface est déjà loin d’être négligeable mais comme ils disent « submergé » ce ne devrait pas être un OFNI.

  13. Durandal dit :

    C’est l’avenir de la défense côtière, par contre, pas de blague collée lui au moins deux MU90

  14. patrico dit :

    Notre Amiral R Castex affirme dans l article que  » de nombreux inventeurs cherchent à nous écouler les produits de leurs imaginations sans ce soucier de l emploi qu on peut en faire ?….. » Erreur. Amiral de nombreux inventeurs sont solicités par les Armées US encore dernièrement , pour apporter leurs idées et créations dans un concours rémunéré! Afin de participer au programme NGAD ! Drones UAV, RPAS, UCAV HAPS, …CRANE…PRAM…..
    Pourquoi y aurait il une telle différence d approche ? Serait il pas interressant de lire , regarder les inventions que l on a réaliées avec sérieux Xtr Novateurs qui pourraient faire bondir les avancées technologiques anticipatives et stratégiques ! Celles qui pourraient faire les liaisons MALE , all missions! all surfaces! entre toutes nos Armées TAM/S !
    Avec mon respect ! Merci à vous Tous et Toutes.

    • patrico dit :

      Il faut aussi lire le rapport du Major Général Lawrence A Stutzriem ! 07 10 2021.
      « Reimagining the Reaper ‘ ! !

  15. Censuros dit :

    Pourrait-on imaginer en enradier un (voire deux vu les dimensions) dans l’un de nos PHA à la place d’un CTM, ou d’un futur EDA-S ?

  16. Trent dit :

    Super.
    J’espère qu’il pourra embarquer des ogives nucléaires et pourra décider de les lancer quand bon lui semble

  17. Ah Ca ! Z arrive ! dit :

    J’espère qu’ils n’ont pas oublié d’y installer un système d’autodestruction. Y compris sur les prototypes.

    Si j’étais un pays adverse, je chercherai déjà à y mettre la main dessus.

    • patrico dit :

      Pas besoin d auto destruction ! Ex, le Patroler marine , pas loin de 43 entreprises et 15 pays ont travaillés dessus supervisé par Bruxelle ! C est pas des fuites en perspectives mais des brèches ouvertes en grand !

    • Alsaco dit :

      J’ai eu la même pensée que vous, je dirais qu’un système d’autodestruction est incontournable

  18. Oliver dit :

    Quand l’ordinateur quantique sera opérationnel l’IA pourra donner toute sa puissance.

    • Fred dit :

      Et quand on aura inventé une pompe assez puissante pour vider la Grande bleue, on pourra chasser les sous-marins ennemis avec nos Leclercs ;o)

  19. Nexterience dit :

    C’est fou, cette capacité d’autonomie, étant donné la com limitée vers un bâtiment pilote. Certes un Suffren est diversement armé mais il y a 70 personnes pour son fonctionnement.
    Lui zéro.

    • Nexterience dit :

      type 214: 27 sous-mariniers. Le nucléaire doit occuper du personnel sur un Suffren.

  20. Alsaco dit :

    Que se passe t-il si le système ne répond plus on nous le pique? Y a t-il un système d’autodestruction géré par l’IA ou par in PC? Je devine déjà la convoitise des niaks autres…..

  21. Matou dit :

    Excellente nouvelle et un grand bravo aux équipes NG. Comme pour l’arme aérienne, ce type d’engin sous-marin pourrait être d’une extrême efficacité (reconnaissance, chasse en meute, rodage, saturation, multiplication de force, etc). On peut imaginer qu’armer ces drones (missiles, torpilles, autres …) avec modes privilégiant en priorité l’ordre humain pourrait constituer une redoutable armada.
    Le fait de laisser croire que les industriels inventent des solutions sans penser leur usage auparavant peut ne pas être un problème car c’est l’enrichissement mutuel entre industrie et armée selon des cycles itératifs qui peuvent peut-être aboutir à une évolution des doctrines selon les moyens mis à disposition et inversement. Pour cela, il semble plus que nécessaire d’accepter la nouveauté. Cela me semble être une clé pour prendre l’avantage sur le terrain sur un temps donné. Observons le peu d’intérêt initial pour les sous-marins et ce qu’ils sont devenus par la suite par exemple.
    Pour revenir au drone, je pense qu’une clé fondamentale est aussi la capacité à disposer de liaisons tactiques inviolables.

  22. Plusdepognon dit :

    Cela permettra de diminuer le nombre de bâtiments de la Royale et surtout celui de ses précieux équipages :
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/naval-group-prevoit-de-commercialiser-un-sous-marin-autonome-en-2025-1352995

  23. chinois02 dit :

    Sur la console du tech à côté du sous-marin drône on reconnait bien le fond d’écran Windows 10.
    Z’ont pas peur les gars au lieu de développer un soft spécifique….
    J’ai déja assisté à un défonçage sous windows 10 (et sous nux sans virus!) je peut vous dire qu’il faut prévoir du caustaud!

  24. Maillard dit :

    Bonjour,
    Un drone sous marin dois avant tout être futtif , équipée de une ou deux torpilles, avec beaucoup d,inteligence artificielle….
    Ils doivent pouvoir travailler en meutes, et etre capables d,attaque coordonnées…
    Pour les bases Maritimes, si la nouvelle caledonie souhaitant rester dans la république, nous devons construire une grand base militaire ( francaise et européenne) avec un protectorat de 100 ans dans le pacifique…

  25. farragut dit :

    Est-ce que la Marine Nationale dispose d’un service juridique pour étudier les conséquences d’une défaillance d’une IA sur un tel drone ? S’il était armé, que dirions-nous si les Chinois nous accusaient d’avoir provoqué un naufrage d’un de leurs « bateaux de pêche », même si ce n’était pas le cas ?
    A partir du moment où l’on peut être soupçonné d’action sous-marine violente, ce cas apparaitra assez vite (une collision impromptue avec un SNA?), il faudra sans doute apporter des preuves de notre « innocence ». Or, les données de l’enregistreur de bord sont la première chose que l’on doit détruire en cas de défaillance d’un drone (ou d’un avion de combat, soit dit en passant). Qui donne l’ordre ?
    L’IA a-t-elle les neurones profonds pour s’autodétruire ? Un cerveau positronique pour respecter les 3 Lois ? 😉