Thales dévoile le radar GO20 MM pour la détection précoce des drones hostiles

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

32 contributions

  1. Ah Ca ! Z arrive ! dit :

    Génial… mais il manque l’autre moitié…
    Pour les gros drones le nouveau missile MMP a les pattes un peu courtes, il lui faudrait le double et dans ce cas avec les missiles sur véhicules, voir sur poste au sol en liaison avec l’unité de contrôle, adieu drones kebabs. Solution mica possible aussi, mais ce serait bien d’avoir un missile versatile tel le MMP pour la log.

    Idem en liaison auto avec les tourelles de 40 en munition flak télescopées, adieu petit drones.

    Quid de doubler l’allonge du MMP pour les versions montées ?

    • Michel dit :

      Exact…. et même en plus le Halftrack avec 4 X 12,7mm à 1500/2000m ça découpe…..

  2. Vinz dit :

    On embarque ce joli radar ou un dérivé dans un chassis chenillé ou à roues, couplé à un système d’arme bi-tubes M811 (avec la munition adaptée) et hop, plus fort que le Pantsir.

    Avec la menace essaim de drones, le retour à un véhicule type amx-13 bi-tubes va redevenir obligatoire amha.

    • Michel dit :

      Exact…. et même en plus le Halftrack avec 4 X 12,7mm à 1500/2000m ça découpe…..

    • tschok dit :

      @Vinz,

      Il vous faut un radar de poursuite ou un dispositif de poursuite optronique, pour pointer le canon.

      Ici, il s’agit d’un radar 3D = azimut, altitude et distance. D’où on peut extraire: vitesse et élaboration d’une trajectoire. D’où on peut extraire une solution de tir qui exprime deux écarts angulaires en site et gisement, pour le pointage du canon. Puisque pointer un canon, c’est toujours deux angles.

      Donc, normalement un 3 D peut suffire. Oui, mais il faut un gros calculateur et il ne faut pas que la cible aille trop vite. Donc, en pratique, on couple le radar de surveillance, qui a en charge la détection, à un système de poursuite, qui élabore directement la solution de tir.

      En principe, les données d’azimut, d’altitude et de distance permettent d’élaborer une solution de tir, mais sur une cible immobile. Si un dixième de seconde plus tard, les données d’azimut, d’altitude et de distance ne sont plus les mêmes parce que la cible a bougé, l’obus va taper au mauvais endroit. Comme la cible bouge, elle a une trajectoire, donc une vitesse. L’élaboration de cette trajectoire permet de savoir où tirer l’obus quand la cible se trouvera au point de collision, qui est le point où la trajectoire de la cible et celle de l’obus se rencontrent dans un volume.

      Pour ça, il faut un calculateur. Et aussi un rafraichissement des données: c’est à ce moment que la vitesse de rotation de l’antenne radar nous intéresse parce que c’est elle qui cadence le rafraichissement des données.

      Si votre cible est rapide et que votre radar tourne pas assez vite, vous aurez du mal à organiser le rendez-vous de collision. Donc en pratique, le plus commode, c’est d’utiliser les données fournies par votre radar de veille pour pointer un dispositif de poursuite qui, lui, va faire le job. Et ça vous permet d’utiliser la puissance de votre calculateur pour faire autre chose, comme de la classification de cible: le radar calcule ce qu’il est en train de détecter et vous dit « ça c’est un drone, un hélico, un missile, un obus de mortier, un véhicule, etc ».

      Une fois que vous savez sur quoi vous allez tirer, vous savez quel système d’armes utiliser.

      C’est plutôt ça qu’il fait comme job ce radar, d’après ce que j’ai compris. C’est pas forcément une bonne idée de l’asservir à un seul système, comme une sorte de Pantsir, alors qu’en fait ce radar peut informer plusieurs systèmes en même temps.

      Et ce job (détecter, identifier et classer une cible) il le fait très vite et, aux dires du constructeur, il le fait très bien. Cette capacité, est-ce que voulez la « privatiser » seulement au profit d’un type d’armes, ou est-ce que vous voulez la mutualiser au profit du maximum d’armes, pour faire face au maximum de menaces dans le minimum de temps, en déconcentrant votre propre dispositif pour le rendre moins vulnérable aux attaques?

      Parce que tout mettre sur un véhicule type Pantsir, c’est concentrer votre armement et vos capteurs sur un seul engin, donc une seule cible. L’ennemi fait mouche, c’est fini, vous venez de perdre la guerre. Et pourtant, au départ, vous aviez un des meilleurs radars du monde.

      Donc, ça se réfléchit, quand même.

      • Fred dit :

        Oui, dans le domaine naval, la rotation du radar est une caractéristique fondamentale qui différencie les performances entre FDI, Fremm et FDA : avec la version NG de l’Aster qui pourra traiter les cibles hypersoniques, le radar à quatre plaques des FDI sera bien plus adapté que les radars tournants des Fremm et FDA qui impliquent mécaniquement un taux de rafraichissement infiniment plus faible.

        Donc, dans le cas qui nous occupe, on pourrait imaginer un radar d’alerte à quatre plaques qui servirait aussi à la visée.
        Seulement, pour faire de l’alerte, un radar tournant à une plaque est suffisant, moins onéreux et moins lourd… Et permet de se payer trois radars plaque montés sur véhicules en système de visée pour le même prix en divisant les risques de destruction, les risques de la guerre électronique sur les liaisons de données, la complexité des calculateurs y afférents.

      • Alix G dit :

        Wow… J’ai rarement lu un descriptif aussi précis. Merci mille fois.

      • Vinz dit :

        Hum. Pas sûr que l’équation se présente en terme de « ou bien » « ou bien ». Si vous perdez un Pantsir (aka AA courte/moyenne portée), ben vous perdez un Pantsir, pas la guerre. Si vous perdez le radar déporté, vous rendez aveugle toute votre dca qui en dépend (si j’ai bien compris votre idée). Par ailleurs rien n’empêche de fusionner les données – c’est tout l’intérêt de Scorpion je crois.

        Y aurait moyen, avec la miniaturisation et augmentation des puissances de calculs, de tout intégrer pour pas (trop) cher sur un véhicule ; d’ailleurs il ne s’agit pas de poursuivre une cible aérienne précisément mais à peu près, pour lui envoyer une munition dont l’effet se produira à proximité.

        Il faut de toute façon une solution mobile & agile (hé oui) qui sache suivre les éléments blindés ou motorisés sur un champ de bataille ; sous peine de se faire « arméniser ».

        • tschok dit :

          Non, vous ne rendez pas aveugle votre DCA, parce qu’elle repose sur plusieurs capteurs.

          Son point faible est ailleurs: les liaisons de données, qui peuvent être brouillées, ou hackées.

          Et c’est aussi un système très dépendant à l’électricité. Il faut ajouter l’électricité à la liste des trucs dont les militaires ont absolument besoin:
          – Munitions
          – Bouffe et flotte propres
          – Médocs
          – Carburant
          – Pièces détachées
          – Electricité

          On n’a pas l’habitude de cela: quand on branche un truc sur une prise on a une centrale nucléaire derrière, après quelques centaines de km de câble, mais pas beaucoup plus.

          Quand je regarde la photo du radar posé sur son trépied en plein champ, je suis tenté de dire « mais où est la prise électrique? ». Alors que ce qu’on peut distinguer sous l’antenne, c’est un bloc qui ressemble furieusement à un moteur électrique, avec ses ailettes de refroidissement, taillées dans un cube de fonte d’aluminium.

          Vous voyez ce qu’est un moteur de machine à laver le linge? C’est un truc qui absorbe 2.000 watts. Où trouver une source de 2.000 watts en plein champ, par un bel après midi d’été, juste avant les récoltes?

          Ben un peu partout à vrai dire, il y a plein d’énergie dans cette photo. Et c’est plutôt là que je vois une fonctionnalité critique, avec les liaisons de données, mais ça, dès qu’il y a communication, il y a brouillage, piratage, etc.

  3. albatros dit :

    Formidable…
    Encore un radar qu on ne pourra pas s’offrir ou à dose homéopathique Forces spéciales seules…
    Dommage, pourtant il est complet celui là : appareils volant, roulant et personnels marchant…

    • Michel dit :

      Vous ne connaissez pas le prix mais si l’on le compare à la famille des Groundmaster cela ne va pas chercher loin 50/100M€ le paquet de 50 radars hors formation et MCO….

    • Fred dit :

      Toujours à se lamenter sans savoir… Attends les commandes avant de chouiner.

  4. anon dit :

    Alors c’est très bien, mais on est pas un peu courts en terme de moyen pour abattre les dis drones ?

    • Fred dit :

      J’ai l’impression que nettement oui ; mais il y a les commandes signalées par L.L. ici, et d’autres qu’il avait aussi mentionnées je crois : une petite poignée de VAB mitrailleuses AA.
      Ceci dit, mitrailleuse ou canon pour traiter un drone arrivant par le côté ou l’arrières à ras du sol, ça sent fort le tir ami potentiel.

  5. Vuctor Higo dit :

    Après les éjaculateurs précoces, la détection précoce… C’est vrai que la détection tardive c’est embêtant demeurés.

  6. Carin dit :

    Ça a l’air d’être une sacrée avancée… reste plus qu’à le monter de façon fixe sur une plateforme roulante pour gagner le temps de sa dépose au sol dans sa mise en œuvre…
    Et si en plus sur la même plateforme il se trouve couplé à un 30/40 mm auto, et une paire de MMP rechargeables ce serait le top du top.
    Bravo à Thalès qui n’a pas l’air de s’endormir sur ses lauriers.

    • Michel dit :

      Je connais suffisamment le Groupe pour savoir que la part recherche et développement et d’un très haut niveau.. . Pour rappel le Radar Aesa du Rafale est opérationnel sur le Rafale depuis 2012 versus radar Aesa pour 2021/2022 pour l’Eurofighter et le Gripen, les radars du système Mamba vont être remplacés alors que le SAMP/T à déjà des capacités contre les missiles balistiques autrement plus performant que le Patriot….

      • Nauatg dit :

        L Arabel on en parle de cette casserole ? Et les 22xx qui tombent en marche qd ils ont le temps?
        Thalès cette calamité, sans déconner !

      • farragut dit :

        @Michel
        Quand on lit le contenu du lien « https://www.thalesgroup.com/sites/default/files/database/document/2021-09/GO20%20MM_R0.pdf », on y trouve la mention « conçu et réalisé en Allemagne »…
        Est-ce à dire que ce matériel THALES DEUTSCHLAND GMBH comporte des boulons allemands ?
        J’espère que la France n’ose pas s’en servir comme matériel de guerre, et l’emporterait en BSS pour détecter des drones intrus « dont-on-ne-sait-pas-s’ils-sont-hostiles », éventuellement envoyés en visite par la SMP Wagner ?
        Comment ce beau radar 3D peut-il déterminer « l’intention » d’un objet volant ou roulant ? Par télépathie ?
        Ils sont vraiment forts, les concepteurs de THALES DEUTSCHLAND GmbH (Ah oui! C’est vrai, le « mbH » veut dire « à responsabilité limitée »). 😉
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Gesellschaft_mit_beschr%C3%A4nkter_Haftung

  7. BPCs dit :

    Et en plus du radar Thalès, une version à portée allongée de la rocket guidée Aculeus de TDA pour aller cueillir le mini-drone au delà des 4000 m de portée du 40CTA en mode A3B ?

  8. farragut dit :

    Question: un gros drone de 30 mètres de diamètre au dessus d’une centrale nucléaire est-il vraiment « hostile », ou ne serait-il pas seulement en visite de courtoisie pour signaler une défaillance prochaine sur un circuit primaire ?
    https://www.amazon.fr/Ovnis-nucl%C3%A9aire-Sommes-nous-sous-surveillance/dp/2357841001

    Parce que si l’on commence à tirer avant de connaître les intentions de l’intrus, on risque quelques problèmes… 😉
    « (1) FR – Témoins militaires d’OVNI sur des sites nucléaires – National Press Club (27-09-10) VOSTFR – YouTube »
    https://www.youtube.com/watch?v=73ZiDEtVms8

  9. Michel dit :

    Je connais suffisamment le Groupe pour savoir que la part recherche et développement et d’un très haut niveau.. . Pour rappel le Radar Aesa du Rafale est opérationnel sur le Rafale depuis 2012 versus radar Aesa pour 2021/2022 pour l’Eurofighter et le Gripen, les radars du système Mamba vont être remplacés alors que le SAMP/T à déjà des capacités contre les missiles balistiques autrement plus performant que le Patriot….

  10. Superspv28 dit :

    Il ne fait pas doublon au murin ?

  11. didier dit :

    la complexité du problème, est bien de détecter les petit drones et autre munition rodeuses

  12. dompal dit :

    Je ne comprends pas trop l’intérêt de ce truc s’il n’est pas couplé à des machins qui peuvent dézinguer les drones ?

    « Selon les explications données par Thales, et grâce à sa solution d’interface « Venus », le GO20 MM offre une « couverture 3D constante à 360° avec un temps de rafraîchissement inégalé, permettant d’assurer la détection précoce et la classification automatique des drones à long rayon d’action, à un moment où ils ne constituent pas encore une menace. Des secondes cruciales sont ainsi gagnées pour mettre en œuvre une défense efficace et adaptée ».

    C’est quoi « M. Thales » la défense adaptée ???????

    • Fred dit :

      Qui a dit qu’il ne devait pas être associé à des moyens AA ?

      ? « adaptée »… À la défense AA, ou à alerter les soldats pour qu’ils se protègent dans un bâtiment ou dans leur véhicule lors de l’arrivée d’un mini-drone par exemple.
      Je ne pense pas qu’il faille chercher plus loin que ça.

  13. Nauatg dit :

    Sont forts Thalès tant qu’il s agit de vendre. Et puis qd il faut faire fonctionner leurs merdes curieusement on est tjs très loin des catalogues.
    Escroquerie en bande organisée institutionnalisée.
    Une honte