Le ministère des Armées met en ligne le « baromètre » de la Loi de programmation militaire

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31 contributions

  1. EBM dit :

    « Par ailleurs, selon La Tribune, afin de combler les lacunes qui se sont accumulées au fil des ans [petits équipements, munitions, stocks de pièces détachées, etc] et alors que la « haute intensité » est régulièrement évoquée et qu’il n’est pas question de renoncer à un « modèle d’armée complet », les armées auraient besoin de 55 milliards d’euros par an sur la période 2023-2028. On en est donc encore très loin… » Et ça c’est uniquement pour combler les trous les plus criants.

    Pour remonter en puissance il faudrait donc plus que 55 milliards par an. Le modèle d’armée complet n’est plus qu’un mythe.

    • Plusdepognon dit :

      Si on estime que la guerre est impossible, tout budget qui y est consacré est susceptible d’être ajusté aux vraies priorités comme l’a montré la non-actualisation de la LPM 2019-2025 :
      http://www.societestrategie.fr/actuel-59-concept-de-securite-et-haute-intensite/

      Depuis le mois de janvier 2015, l’entraînement des forces est problématique :
      https://www.forcesoperations.com/preparation-operationnelle-les-deficits-ne-seront-pas-resorbes-avant-fin-2023/

      https://www.lalettrea.fr/entreprises_defense-et-aeronautique/2021/04/26/le-gros-trou-d-air-des-helicopteres-de-florence-parly,109660548-art

      Rendez-vous en 2023, après les élections…

      • EBM dit :

        « Si on estime que la guerre est impossible, tout budget qui y est consacré est susceptible d’être ajusté aux vraies priorités comme l’a montré la non-actualisation de la LPM 2019-2025 ». Si on estime qu’un évènement comme une pandémie est impossible, tout budget qui y est consacré est susceptible d’être ajusté aux vraies priorités comme l’a montré la non-reconduction des budgets pour les stocks de masques après 2012.

        Plus sérieusement la guerre n’est pas une impossibilité, car nous sommes en guerre au Sahel, donc la question ne se pose pas.

        • Plusdepognon dit :

          @ EBM
          On est aussi en guerre contre le Coronavirus, contre les violences faites aux femmes, contre la torture des licornes par les pédo-nazis, ETC…
          https://www.bruxelles2.eu/2020/11/en-pantoufle-devant-la-tv-une-nouvelle-maniere-de-gerer-les-crises/

          Vous voulez vraiment savoir comment cela pense dans les hautes sphères ?

          Ça parle de stocks et de flux.

          Extrait de l’article de Thomas Gomart, « Entre concentration et dispersion : le bel avenir de la puissance »:
           
          « Loin d’être un absolu, le pouvoir «est une relation humaine», concevable en termes à la fois théoriques et politiques. À la fois concept analytique et principe politique, le pouvoir est désormais compris sous toutes ses différentes formes et est soit célébré, soit critiqué par les universitaires sur le sujet.

          Il faut partir d’une distinction entre le pouvoir, qui suppose une accumulation de moyens, et l’exercice du pouvoir, qui exige une volonté propre.

          Le premier se développe et gagne ou perd de la valeur sur le long terme; en revanche, celle-ci se heurte inévitablement à l’ordre existant et a par conséquent un caractère plus court terme. Ils doivent être compris à différentes échelles de temps: aucune puissance ne naît grande.

          Pour devenir grand, il doit posséder un portefeuille de ressources (humaines, morales et matérielles), les portant à terme à travers des projets qui varient, non seulement sous l’influence de forces internes et externes, mais en termes de direction (c.-à-d. objectif) qui leur est donnée. Leur potentiel est l’ensemble des reconfigurations pratiquement possibles.

          En utilisant cette approche, nous pouvons définir le pouvoir comme «la combinaison du potentiel et du passage à l’acte». Comme le rappelle l’analyse du sujet, «les facteurs de pouvoir ne sont pas les mêmes d’un siècle à l’autre».

          Par exemple, la Revue stratégique de défense et de sécurité nationale présentée à Emmanuel Macron en octobre 2017 a souligné le fait que la concurrence militaire a de nouveau relevé la tête: «Les rapports de force internationaux évoluent rapidement.

          L’incertitude, l’angoisse ou, au contraire, les nouvelles ambitions générées par cette situation instable sont autant de facteurs de risque. La concurrence, d’abord économique et technologique, s’étend de plus en plus au domaine militaire ».

          Cette manière d’aborder le sujet met l’accent sur un fait souvent oublié: l’opposition entre conduite économique et diplomatico-stratégique. Le but du premier est relativement limité, tandis que le second se développe «à l’ombre de la guerre».

          Tout l’art de la politique consiste à savoir les distinguer pour mieux les combiner. Toute discussion sur le pouvoir que la question se pose en raison de la diffusion mondiale rapide des technologies de l’information et de la communication (TIC). La dernière décennie a été caractérisée par l’autonomisation – c’est-à-dire la capacité d’action individuelle qui a été augmentée grâce à la technologie.

          Cette diffusion a eu lieu au cœur même de l’activité humaine et, même si les hiérarchies resteront avec nous, il faut maintenant les repenser.

          Elle entraîne également une forte concentration, compte tenu notamment du rôle joué par un petit nombre de plateformes numériques.

          Sur cette double approche politique et théorique, la dynamique actuelle entraînera nécessairement des tensions et des bouleversements majeurs pour l’ordre existant. Une telle approche nous invite à examiner de près l’intense concurrence technologique et scientifique dont dépendent à la fois la domination économique et la supériorité militaire. »

          • EBM dit :

            @ PdP

            « On est aussi en guerre contre le Coronavirus, contre les violences faites aux femmes, contre la torture des licornes par les pédo-nazis, ETC… » Non ça c’est de l’outrance langagière.

            Pour le reste…

    • Lagrange dit :

      Oh que oui.

  2. Eric dit :

    Un « modèle d’armée complet » avec un budget à deux pour cent du PIB ? Autant rêver. Les anglais sont à 2.5 %, les américains à 4 %, les russes à 5 %. Et nous on continue à prétendre tout faire avec beaucoup moins que les autres…

    • blavan dit :

      Le but de notre armée échantilllonnaire est de présenter une panoplie complète pour l’exportation. Nous avons eu certains revers, mais nous restons quand même le 3ème exportateur d’armes au monde ce qui n’est pas mal. Nos militaires doivent rester avant tous des VRP , il en va de l’effort de la nation même si pour certains , 2 % c’est trop faible. Pour notre sécurité ultime , le nucléaire nous protège des tentations belliqueuses de nos ennemis . Quand à la haute intensité, cela reste une hypothèse d’école pour justifier nos états majors redondants.

      • EBM dit :

        @ Blavan « Le but de notre armée échantilllonnaire est de présenter une panoplie complète pour l’exportation. » Entièrement d’accord et c’est là le soucis: soit on veut une armée et le résultat est cata, soit on ne veut que la vitrine et alors on dépense trop car il n’y a pas besoin d’avoir autant pour faire la vitrine.

        « pour certains , 2 % c’est trop faible. » Pour un modèle d’armée complet c’est trop peu. Pour faire la vitrine c’est trop cher.

        « Pour notre sécurité ultime , le nucléaire nous protège des tentations belliqueuses de nos ennemis . » Que des attaques nucléaires et des improbables invasions. Cela n’a pas empêché toutes les attaques de basse intensité depuis 1991 sur le territoire.

        « Quand à la haute intensité, cela reste une hypothèse d’école pour justifier nos états majors redondants. » En partie mais aussi parceque si on pense tous comme ça l’adversaire va vite s’en rendre compte et lancer justement ce type de guerre car on encore plus dépourvu qu’actuellement.

        • blavan dit :

          @EBM. Mais qui est l’adversaire. Pour l’instant ce n’est pas la Russie, mais l’invasion migratoire , le risque sanitaire et la guerre économique ( l’affaire des sous marins et autres nous le rappelle) , et c’est bien là que nous devons agir.

          • EBM dit :

            Bien d’accord mais ce n’est pas le sujet. Le sujet c’est quelle armée voulons nous? Sachant qu’une armée quand on a une BITD sert toujours à soutenir cette dernière. Plus on lui passe de commandes mieux c’est pour diminuer les coût unitaire à l’export. Donc mieux vendre grâce à un gros budget serait tout à fait cohérent. Et donc très efficace dans la rivalité economique, surtout si on utilise un « tampon » capacitaire: on achète plein du matériel qu’on garde en partie pour staisfaire très vite des clienst exports, à qui on peut offrire un coût unitaire très attractif grâce à la commande française importante, et on renouvelle le stock dès qu’ils achètent.

  3. Thierry dit :

    le budget de la défense est descendu tellement bas (en terme de % du PIB) que même ces quelques miettes supplémentaire seront vite engloutis par des contractants privés sans résultat positif, un chiffre toujours ridiculement bas par rapport au PIB de la France, en 1980 par exemple La France dépensait 3,3% de PIB pour sa défense.

    Et évidemment ce nouveau budget est sans rapport avec la course au réarmement mondial ou la France traine péniblement la patte en queue de peloton.
    Une amélioration ? aucunement, une diversion tout au plus, vivement que ces guignols soient REMPLACES par d’autres moins irresponsable !!!

    • EBM dit :

      Nous devons faire mieux certes mais la course aux armements c’est pour les grandes puissances. Pas les puissances régionales comme nous.

  4. Frede6 dit :

    Encore quelques millions pour de la com…oops j’ai la nausée.

  5. Clavier dit :

    ….. baromètre destiné à servir d’outil électoral que le pouvoir ne manquera pas d’utiliser à son profit

  6. jojo dit :

    j’aimerais savoir combien de rafale aura la france a terme ?

    merci 😉

    • Jm dit :

      Ben…. Aucun

    • Ping dit :

      Je parie que l’Armée de l’air et de l’espace et la Marine nationale aussi…
      Après, en fonction du terme, et si on entend « Rafale en service dans les force », d’ici 3/4 de siècle, ça devrait approcher de 0.

    • EBM dit :

      Cela va dépendre du point de savoir si dans la decennie qui vient on commande plus que les 225 Rafale prévus.

  7. werf dit :

    Avoir une armée « complète » capable de tenir une guerre à haute intensité est une illusion avec le budget 2022-2023. Il faudrait près de 60 milliards par an pour la nouvelle LPM pour combler les « trous » hérités du passé et les besoins de matériels adaptés à ce genre de combat qui font défaut ou sont en nombre insuffisant pour tenir plus d’une semaine… Alors soyons modestes, sortons de la BSS, de Sentinelle et des opérations extérieures qui ont conduit à privilégier les forces spéciales. Et optons pour une armée solide, avec des missiles de tous types, des drones, des avions, des hélicoptères, des navires français adaptés aux missions défensives sans compter sur des partenariats privés européens car il ne s’agit pas de vendre mais de pouvoir se défendre en cas d’attaque en Europe ou dans nos territoires d’outre mer. Cela suppose une industrie de défense publique et non privée pour sortir de la logique des coûts. Faire autrement, c’est une logique de saupoudrage avec des projets toujours plus coûteux (cf. le futur PA) et un manque de moyens adaptés pour les 30 ans qui viennent.

    • Lagrange dit :

      « Alors soyons modestes, sortons de la BSS, de Sentinelle et des opérations extérieures qui ont conduit à privilégier les forces spéciales » Là aussi c’est un choix budgétaire. Pour du COIN en BSS il faudrait plus d ‘effectifs. Pour la haute intensité aussi.

      « il ne s’agit pas de vendre mais de pouvoir se défendre en cas d’attaque en Europe ou dans nos territoires d’outre mer » Il s’agit aussi de pouvoir attaquer.

      Sinon sur le budget bien d’accord.

    • blavan dit :

      @werf. Comme je l’ai dit dans un autre post; pour moi il s’agit bien de vendre car la guerre actuelle est avant tout économique. Je trouve que notre armée est bien dimensionnée pour notre pays même si la pertinence des OPEX et le sur encadrement sont à mon humble avis des erreurs .

  8. Ping dit :

    Voilà au moins une partie du budget défense bien investie !

  9. ACT dit :

    Bonjour, permettez moi une précision que la LPM n’a pas été révisée et n’a fait l’objet d’aucun ajustement. Le gouvernement , Premier ministre Castex et la ministre de la Défense , ont considéré qu’aucun ajustement n’était à faire. Ils l’ont clairement dit http://www.senat.fr/seances/s202106/s20210623/s20210623005.html.
    Sur la publication de ce « baromètre »: il n’a aucune valeur législative . IL est à minima un document de com, au mieux un de campagne. De même les débats d’orientation des finances publiques il n’y a pas de vote et de projet concret. Seul doc officiel le budget pour 2022 et le projet de loi de règlement, unique doc qui au final fait état des avancements et des couts de fonctionnement pour l’année et qui dresse un bilan de l exécution.

    • PK dit :

      Ah si Castex et Le Drian l’ont dit, ils ne vont pas se dédire. On n’aurait jamais vu ça !

  10. Plusdepognon dit :

    Du coup, avec Scorpion, « la mère de toutes les batailles » va pouvoir être faite en télétravaillant…
    https://theatrum-belli.com/guerre-electronique-la-guerre-quil-ne-faut-surtout-pas-perdre/