Sur quels avions seront formés les futurs pilotes de chasse de la Marine nationale?

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49 contributions

  1. John dit :

    Dommage pour la France qu’elle n’ait pas droit au chapitre dans la sélection, ni dans une éventuelle offre.

    • R2D2 dit :

      On profite d’un cursus, je ne vois pas trop comment on pourrait se mêler d’un choix qui relève uniquement de celui qui organise ce cursus.

      • fougasse dit :

        Tout dépend du poids relatif de chaque partenaire. Si le contingent d’élèves français représentait un fort pourcentage du total avec une participation financière en rapport, nous aurions notre mot à dire mais comme c’est (très) loin d’être le cas..

      • Ératosthène dit :

        @R2D2 : « On profite » ?
        Non, on paie.

        • John dit :

          Les 2…
          Malgré les paiements, cette formation coûte moins cher que la construction d’infrastructures pour la formation de leurs pilotes.
          Mais il faut aussi noter que cette formation avec les USA est un choix de nécessité. Sans porte-avion en mer en permanence, impossible de former en continu des élèves.
          Impossible même de maintenir la qualification à l’appontage des pilotes, de sorte que la France ait besoin de la collaboration américaine pour maintenir cette capacité.
          Donc le coût pour être 100% français, c’est celui d’un 2e porte-avion. Et je doute que la formation soit aussi chère.

      • John dit :

        Je dis juste que c’est dommage pour la France…
        Pouvoir s’impliquer dans la formation de base de leurs futurs pilotes permet aussi d’amener les pilotes là où ils aimeraient les emmener.
        Mais bien sûr, ce cursus a ses avantages, mais ce point est l’un des inconvénients.

    • Sentinelle dit :

      La France conseillère du monde entier dans tous les domaines hi hi hi !

      • Momo dit :

        Ho ho ho
        XI XI XI
        Ha ha ha

        Sur le covid dont même l’OMS, dont le chef a été nommé grâce à la Chine, se rend compte enfin que c’est bien au laboratoire P4 de Wuhan que toute cette histoire a commencé, y aura t il des poursuites?

        Pourquoi les Xinois bricolaient-ils des coronavirus? Dans quel but?
        Plus de 40 millions de morts les économies mondiales à plat: à combien s’élèveront les pénalités à rembourser par La Chine au monde entier?
        L’ONU va t elle enfin assumer son rôle et réclamer au nom de la planète des explications et des dédommagements?

        C’est d’ores et déjà les questions à poser aux dirigeants du monde entier pour faire pression sur l’onu.
        Plutot que monter des conférences bidons et manipulatoires sur le racisme.

        Faites passer…

    • breer dit :

      très drôle votre commentaire … ce ne sont pas les 20 pilotes de chasses (je n’en connais pas le nombre exact) de l’aéro formés annuellement à Méridian qui importent quoi que ce soit.
      Par contre l’Aéronavale complètera certainement les qualifs de leurs pilotes sur le PA (appontages, catapultages jours, nuits etc..) les ricains rechangeront peut être de stratégie de formation, quand certains de leur pilotes montreront trop de stress en arrivant dans les flottilles opérationnelles, je n’étais pas pilote évidemment mais pour les avoir observé au réel sur le Foch je pense que de vrais appontages ne sont en rien comparables avec même des dizaines de Touch and Go….

  2. John dit :

    @Laurent,
    « Quant au T-50A, un responsable de Lockheed-Martin a confié à Janes qu’il suffirait de lui apporter quelques modifications « mineures » pour qu’il réponde aux exigences de l’US Navy. L’un de ses avantages pourrait être le fait qu’il est hypersonique. »
    Hypersonique? Je présume que vous vouliez dire supersonique?
    J’en profite pour vous remercier pour votre site d’infos.

    • Laurent Lagneau dit :

      @ John,

      Merci John. J’ai anticipé sur le sujet suivant 😉

      • Momo dit :

        Avec LM ils auraient dit hypersonique qu’on aurait été à peine surpris. Après la f35 aux marrons tout est possible, tout.

  3. wagdoox dit :

    « Reste à voir ce que décidera l’US Navy… En attendant, la Marine nationale sera bien obligée de suivre le mouvement. » Pas forcement, il suffirait de recréer l’école, d’accélérer le remplacement des alpha à 2030 et de sortir un appareil compatible avec PA.

    Ca recouperait avec les demandes d’un avion capable de faire de la police du ciel et de l’entrainement récemment évoqué.

    • JC dit :

      Pensez-donc, la Navale est trop heureuse d’être estampillée US Navy compatible !

    • Moogli dit :

      Pour une formation des flottilles 100% française, ce serait plus un problème de catapultes et de brins d’arrêts sur des pistes, que d’avions.

      1 PA ne permet pas les missions opérationnelles, les formations avancées (nuit) ET les formations initiales des pilotes. En se formant aux states, les français économisent de gros frais et facilitent leur interopérabilité ultérieure (protocoles, jargon, spécificités US).

      Pour ce qui concerne un nouvel avion, je suis dubitatif quand je vois les difficultés de programmes en cours. La France a t’elle intérêt à investir dans un avion d’entraînement navalise ? Un peu ambitieux, sauf si ça plante un autre programme.

      • Ératosthène dit :

        @Moogli : « 1 PA ne permet pas les missions opérationnelles, les formations avancées (nuit) ET les formations initiales des pilotes. »
        Ce problème est réglé en conservant le dernier PA (vendu à l’Argentine ou au Brésil) ou les deux derniers PA.

        • Moogli dit :

          @Ératosthène. Bonjour.

          Les effectifs, le coût de MCO et l’accompagnement de PA ne permettent pas 2 PA français simultanés pour un moment. En admettant l’idée qu’un PA fasse des ronds dans le zonex au sud de St-Mandrier, le coût humain et financier du navire d’entraînement mettrait la Marine dans la panade pour assurer les TLD et OPEX d’autres navires.

          Sans entrer dans des détails qui me passent au dessus, un PA d’entraînement sans GAN (frégates) serait cher payé pour la formation « initiale » à l’appontage et procédures. Le prochain PANG pourrait suggérer le maintien du PAN CdG pour environ 5 ans, pourquoi pas. Dans ce cas de figure éventuel, le CdG serait intéressant si opérationnel + basic training, pas seulement training. Avec quel GAN en maintenant les autres missions ?

          Quel est le coût journalier actuel d’un PA à quai, ne franchissant pas les passes ? En zonex, le coût n’explose pas ok, mais la valeur initiale mérite réflexion.

          En additionnant les coûts de construction du Clem et du Foch, la différence avec le coût du CdG seul n’est pas X2. On ne peut pas comparer les navires actuels et futurs avec ceux du passé. Je ne parle même pas du MCO sur des navires construits pour 30 ans, pas 60 (structure, fatigue, redondance pièces détachées).

          Il y a peu, le CEMM a annoncé que la mise en œuvre future du PANG pourrait poser un problème de ressources en atomiciens sur 1 des 6 SNA Suffren. Ça donne quoi avec un second PA, atomiciens + tous les autres ?

          Tendu… mais sinon je veux bien un 2e PA, donc quelques FDI et un SNA en plus (GAN) sans parler du budget RH qui en découle.

          • xorminet dit :

            le problème de rh des atomiciens concerne justement la periode de tuilage entre la formation de l’equipage du nouveau PA et le retrait du service actif du CDG
            la MN a assez d’atomiciens pour armer un PA, pas deux

    • PK dit :

      Olala… Vous parlez de gouverner, donc de prévoir.

      On a un gouvernement qui fait de la politique de crise, nous, avec un conseil de défense que même les gens qui y sont, y savent même pas ce qui s’y passe…

      Alors, gouverner…

    • Lothringer dit :

      Il suffirait…

      Nââânnn…!!!
      Nos gouvernants ont décidé qu’il était hors de question que la France dispose d’une quelconque autonomie.
      L’objectif est de faire disparaître tous les éléments de souveraineté et d’autonomie progressivement, un à un, sous prétexte de contraintes budgétaires.
      L’important est de plumer la poule plume par plume afin qu’elle ne glousse pas et qu’elle ne crie pas.
      De Gaulle a quitté le pouvoir en 1969.
      Pompidou (origine Banque Rothschild, mais pro-industrie) lui a succédé. Depuis le ver a grignoté le fruit. Petit à petit.
      Le savoir-faire technique (ingénieurs et techniciens compétents) est abondant en France.
      Même l’argent est abondant.
      C’est la volonté politique qui manque (nous avons les politiciens que nous avons élus, nous sommes donc collectivement responsables). On préfère distribuer 10Mia (chiffre rond juste pour faire joli) d’allocations et subventions plutôt que 10Mia d’investissements (qui de toutes façon deviendraient également 10 Mia de salaires au tour de clic-clic économique suivant).

      Or, à l’approche d’un grand conflit majeur, où les usines de construction aéronautiques (Dassault, Safran, Airbus,…) seraient les premières visées, il est certain qu’il serait utile de disposer de plusieurs milliers d’avions pas chers, navalisables et supersoniques , en stock, pour pouvoir tenir dans la durée. Et tant pis si ils emportent moins qu’un EF2000 ou qu’une malheureuse centaine de Rafale.

      • olivier 15 dit :

         » plusieurs milliers d’avions « …. Et vous avez plusieurs milliers de pilotes? La France d’avant est perdue, il faut arrêter de rêver. Nous ne sommes plus qu’un pays musée, sans plus aucune influence. C’est comme ça.

        • Lothringer dit :

          Pourquoi voulez-vous plusieurs milliers de pilotes pour ces milliers d’avions ?
          Un pilote, c’est une vie humaine, et des milliers d’heures de formation. C’est très précieux.
          Un avion, c’est du matériel, qu’il faut avoir en grande quantité en stock d’avance pour soutenir l’effort dans la durée. On remplace un matériel. On ne remplace pas une vie humaine.

          L’influence, c’est celle qu’on veut bien conquérir. D’autres pays (l’Allemagne, au sein de l’UE, ou la Turquie dans tout l’Orient) ne se gênent pas pour essayer de faire grossir la leur.
          Seriez-vous défaitiste ou 5e colonne par hasard ?

           » il faut arrêter de rêver »
          Ceux qui renoncent à leurs rêvent sont mûrs pour devenir des esclaves

      • LucienB dit :

        Votre analyse est parfaite !

      • JC dit :

        Rien à redire ! Merci.

      • breer dit :

        Vous semblez être un grand spécialiste technique du milieu aéronautique militaire .. !!!

    • Breton de Paris dit :

      Merci pour cette remarque frappée au coin du bon sens …
      Vous avez quelques millions d’euros à dépenser pour recréer de toutes pièces une école et une micro flotte ?
      Vous trouverez facilement l’adresse de la direction des dons et legs de la marine nationale sur internet

      • LucienB dit :

        Il nous reste des milliards d’euros. C’est juste arrêter de financer notre suicide par des subventions accordées au progressisme et à l’immigration.

    • PicNicDouille Cémoi Landouille dit :

      « Ca recouperait avec les demandes d’un avion capable de faire de la police du ciel et de l’entrainement récemment évoqué. »

      exactement! j’ajouterai même des missions d’attaque légères au sol

    • mich dit :

      Pour faire de la défense du territoire il faut un avion de chasse ,pas d ‘entrainement ,la PO à la carte cela n ‘existe pas , tout types de missions d ‘interception ou de surveillance doit être envisagées , le choix d’ un avion d ‘entrainement serait purement lowcost : faible prix et plus faible polyvalence dans les missions .

      • Aymard de Ledonner dit :

        Quid du tejas indien? Ne pourrais-il pas faire de la police du ciel? Cela pourrait être un offset dans le cadre d’une nouvelle vente de rafales à l’Inde…

        • EchoDelta dit :

          Le Tejas ? Autant remettre en route une ligne de M2000, qui lui est déjà au point, car ils boxent dans la même catégorie. Dans la discussion, je pense qu’il s’agit plus d’un avion subsonique pour remplacer les Alphajets.

        • Clavier dit :

          Il n’y a que les Indiens qui croyent que leur Tejas intéresse les Américains….
          Son aérodynamique ratée parle pour cet avion qui ne vole que dans les meetings locaux qu’avec un moteur américain

        • mich dit :

          C ‘est un avion de chasse en effet ,par contre j ‘au un peu un doute que l’ US NAVY le choisisse .

      • Castel dit :

        Une chose me parait évidente ; étant donné que nous possédons déjà des Pilatus PC 21 pour la formation de base de nos pilotes, un chasseur léger me semble la meilleure solution, pour permettre une transition « en douceur » vers des appareils de supériorité aérienne pour nos jeunes pilotes, mais son côté polyvalent permettrait de posséder un avion multi rôle qui pourrait décoller de presque tous les aérodromes, et appuyer nos avions de supériorité aérienne, tout en étant disponible également pour l’attaque au sol…..
        Par contre, un avion trop spécialisé dans la formation des pilotes, comme le Goshawk ( oul’alpha jet) me semblerait une dépense inutile…..

        • mich dit :

          Bonjour , pour l’ instant un chasseur léger qui s’intercalerait entre nos chasseurs de PO et les fennec de la masa , je ne vois pas trop l ‘utilité , pour la génération post rafale difficile encore à dire ce qui peuplera le ciel.Pour la formation des pilotes ,difficile a comprendre ce que l’ on veut ,je ne connais pas le recul que l’ on a sur la transition PC 21 – chasseur ,perso je serai tenter de dire que le plus tôt est le mieux des que l’ on a bien évalué le candidat , c ‘est en forgeant que l’ on devient forgeron ! Quand à l’ attaque sol ,vaste sujet que les appuis , là aussi chacun à un peu son avis ,et difficile quand on a pas les missions de ses moyens .

      • Vroom dit :

        Quand on nous fait faire un changement de mission en vol avec un avion sans canon ni missiles, moi, j’appelle ça faire de la PO à la carte 😉

        • mich dit :

          Bonjour , je disais justement « à la carte » car la mission , la menace si il y a lieu ou même parfois le lieu ne seront pas choisi à l’avance ,sauf en bulle de protection, mais vous le savez aussi bien que moi .Maintenant cela arrive en effet qu ‘un entrainement se transforme en « live »,pas faux .

    • antoine dit :

      le fait d’envoyer nos élèves en amérique nous permet d’être ally approved. et d’avoir une vraie légitimité dans les opérations. ils sont sur que les frenchy ne son pas des rigolos.

    • WaterBoy dit :

      Pour 5 pilotes par an? Bof

    • Patatra dit :

      On a pas assez de portes-avions pour ça 😉

  4. M51 dit :

    Le problème de la formation des pilotes de chasse de notre aéronautique navale serait très simple à régler si ce n’était pas une question de politique à long terme.
    .
    Le porte-avions est un outil pour guerre asymétrique « en coalition » c’est à dire au service d’intérêts qui ne sont pas ceux de la France.
    .
    Notre état-major parle (à juste raison) de prévoir la guerre de haute intensité.
    Ce qui condamne le PA.
    Par conséquent la formation de nos pilotes de chasse (ou de bombardement, ou d’observation) de l’aéronavale n’est pas un problème.
    Pas plus un problème que la formation des gabiers de la marine à voile.
    .
    Il faut former des pilotes d’hélicoptère capables d’opérer sur BPC (ou BPH, quelle que soit l’appellation) et des pilotes de drone.
    .
    Dans tous les cas, il importe d’être cohérent : définir d’abord les situations auxquelles on veut faire face par les armes et définir ensuite les moyens.

    • Pravda dit :

      Juste comme ça, en cas de conflit « dur », d’où vont venir notre ravitaillement et armement si nous ne sommes pas envahi ? Un PA peut aider à sécuriser cette voie.
      Dans le Pacifique, où nous « possédons » quelques îles, ne pensez vous pas qu’un PA et son GAN peuvent servir ?

    • Dodo dit :

      Pour la guerre asymétrique, oui bien sûre, dès lors qu’on veut se convaincre de la super efficacité des missiles tueurs de porte-avions.
      La Chine quand elle construit ses porte-avions, c’est aussi de l’asymetrique? C’est souvent ceux qui n’ont pas de porte-avions qui vont les trouver inutile, mais un porte-avions reste un outil pour tous les conflits et un porte-avions n’est jamais tout seul.
      Faire déplacer sur mer une base aérienne serait de l’asymetrique, non c’est bien vos références de conflits dans lesquels on a utilisé des porte-avions qui sont limités et sans doute aussi que vous vous laissez emporter par des nations comme la Russie ou la Chine qui demeurent incapable de rivaliser avec les USA sur ce domaine et font croire que ça ne sert à rien et qu’avec un missile on s’en débarrasse.
      Dans ce cas peut-on dire qu’un sous-marin est fait pour de l’asymetrique vu qu’il suffit d’une torpille pour le couler? Qu’un avion de chasse c’est de l’asymetrique car il suffit d’un missile pour le ramener à terre?

    • Lothringer dit :

      bonjour M51,
      Vous avez écrit « Notre état-major parle (à juste raison) de prévoir la guerre de haute intensité. Ce qui condamne le PA. »
      Pourriez-vous expliquer pourquoi un PA est condamné , mais pas le PBC/BPH avec ses hélicoptères.
      Dans les 2 cas, ils constituent de belles grosses cibles. Ce sont tous les 2 de gros navires , donc assez faciles à repérer. Et de surcroît, un hélicoptère ayant un moins grand rayon d’action qu’un avion, le PBC serait donc obligatoirement plus près des côtes, donc encore plus facile à détecter et à détruire par l’ennemi.
      Et le PBC ayant une propulsion à énergie fossile, risque de tomber rapidement en panne sèche à la faveur de la coupure des lignes d’approvisionnement en pétrole (problème également pour l’escorte du PA).
      Alors pourquoi l’un serait condamné et pas l’autre ?

      • PK dit :

        Il y a ici des fanas absolus de la destruction des PA. D’autres ont la « marotte » de vouloir rayer notre indépendance de construction par des arrangements avec des pays « alliés ». Etc.

        Bref, le fond est toujours le même : à la fin, c’est le manque de souveraineté qui est visé.

    • M51 dit :

      @ Pravda @ Dodo @ Lothringer
      Merci de m’avoir lu (attentivement, semble-t-il) et d’avoir réagi de façon constructive.
      En parlant de « haute intensité », je crois qu’il faut d’abord essayer de définir de quoi l’on parle.
      Notre infanterie (dont je fus) n’a jamais cessé de se préparer à la haute intensité : pour le fantassin, une escarmouche aussi brève que violente contre une bande supérieure en nombre et en armement dans les ruelles d’un bled sablonneux et lointain, c’est de la haute intensité.
      .
      Mais lorsque la haute intensité est évoquée par l’ÉMA (et par nous sur ce blog à sa suite), l’on doit imaginer qu’il s’agit d’une haute intensité au niveau de l’ensemble de nos armées et de ses soutiens (BITD donc DGA).
      Au niveau aussi du Gouvernement, mais là on sort du domaine militaire et l’on sait, hélas, que c’est le maillon faible de notre défense nationale. Passons là-dessus pour aujourd’hui.
      .
      Pendant la Guerre Froide, la moyenne intensité du point de vue américain (mid intensity conflict) était une guerre non-nucléaire qui se jouerait en Europe centrale : la liaison directe entre le Kremlin et la Maison Blanche par le téléphone rouge installé en 1963 permettrait de rester sous le seuil nucléaire.
      L’Europe serait détruite mais le territoire américain ne serait pas touché : donc moyenne intensité pour les Américains et haute intensité pour l’Europe.
      .
      Aujourd’hui et pour nous, la haute intensité est (selon moi) une situation où les intérêts supérieurs de la Nation sont menacés et doivent être défendus par tous les moyens.
      .
      [ Je ne dis pas les intérêts « vitaux » mais « supérieurs », ce qui inclut les intérêts moraux : les capitulards de 1940 croyaient préserver les intérêts vitaux mais oubliaient les intérêts moraux.]
      .
      Les intérêts supérieurs de la Nation défendus par tous les moyens, ça veut dire que l’un ou l’autre des belligérants tirera nucléaire. Les tirs nucléaires viseront des cibles en haute mer : pas de victimes collatérales, pas de traces, seules les organisations (étatiques ou privées) qui disposeront de moyens de détection seront informées.
      Le public ne verra rien et n’entendra rien : lorsque nous faisions nos essais atmosphériques à Mururoa, les gens de l’île habitée la plus proche, à 500km de là, ne voyaient rien et n’entendaient rien ; lorsque les Américains faisaient des essais atmosphériques dans le désert à 80km de Las Vegas, le public ne voyait rien et n’entendait rien.
      .
      Voilà pourquoi j’ai la conviction que le PA est condamné d’avance. Mais Lothringer, vous avez raison : sera condamné tout navire qui vaudra plus cher qu’un missile de la catégorie M51. Je parlais seulement de PA parce que l’article évoquait la formation des pilotes de chasse de l’aéronavale.
      .
      Il nous faut trois types de navires qui fonctionneront pour le temps de paix ou de basse, moyenne et haute intensité : 1) des patrouilleurs coûtant moins cher qu’un missile M51 ; 2) des soum équipés du MdCN tiré en plongée vers cible terrestre pour détruire un gouvernement ennemi ; 3) des SNLE capables de tirer un M51 modifié pour détruire un navire de surface qui en vaut le coût.
      .
      Je conclus car j’ai déjà été trop long mais le sujet mérite d’être développé : il est temps de comprendre que la plupart des concepts du 20ème siècle ne fonctionnent plus.

  5. R2D2 dit :

    « Cela étant, un autre candidat est sont sur les rangs : l’indien HAL [Hindustan Aeronautics Limited] qui, d’après le quotidien Economic Times, envisage de proposer à l’US Naval la version navale de son chasseur léger LCA Tejas. »
    alors celle-la personne le l’a vue venir 😀

  6. Yannus dit :

    Le M346 Master serait pas mal amha et on pourrait en faire une plateforme de bombardement légère.