Le ministère des Armées veut un radar passif de surveillance aérienne pour détecter les avions furtifs

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87 contributions

  1. philbeau dit :

    M. Lagneau , un grand merci pour cette fort intéressante synthèse sur un sujet qui n’est souvent qu’effleuré . Nous voilà documentés !

    • José dit :

      Macron est dja informé? En Grand Européen il va décréte un Airbus des radars. Il faut coopérer avec l’Allemagne et marier de force Hensoldt avec Thales comme on l’a fait pour le chars!!!

  2. Alain d dit :

    Il était urgent de s’y coller !
    Bah oui, air ou eau, ils ne sont pas détectables, puisque qu’ils n’émettent pas d’ondes, ils scrutent en silence.
    Gain d’énergie de ce coté, mais besoin de beaucoup plus d’énergie pour traiter les infos en temps réel.
    Mais comme chaque année la R&D fait gagner toujours en puissance de calcul tout en réduisant toujours plus les systèmes….

    • will dit :

      LE RADAR PESA des premiers Rafale n’etait-il pas un radar PASSIF ?

      • Vroom dit :

        « https://fr.wikipedia.org/wiki/Antenne_%C3%A0_balayage_%C3%A9lectronique_passive »
        C’est un faux ami, dans le concept le PESA reste une antenne qui va émettre puis recevoir, sauf qu’elle n’est dotée que d’une seule source d’ondes.

      • Mon général dit :

        non…

    • Mon général dit :

      Bah! Suffit de mettre des guetteurs partout et le tour est joué…

  3. Vinz dit :

    « leur furtivité est mise à mal par la géométrie bistatique des radars passifs  »

    radar bistatique = émetteur & récepteur postionnés en deux endroits différents. Détecter est une chose, localiser et prédire la trajectoire en est une autre.

    • Lothringer dit :

      Et avec l’effet Doppler ?

    • chasseur de trolls dit :

      Pas besoin de prédire. L’article l’explique assez bien, mais un radar passif se contente d’imager le bain d’ondes dans lequel passent des mobiles. Le « bistatisme » devrait ainsi plutôt être qualifié de « multistatisme » parce qu’il ne limite pas le nombre d’émetteurs ou de récepteurs, du moins en théorie.
      La présence du bain d’onde est, elle, fonction de la présence d’émetteurs divers et variés, qui vont de l’antenne télé, radio, au relai /2/3/4/5G voire au WIMAX. Il y en a partout sur le territoire national. C’est pour ça qu’on peut y exploiter un radar passif. Point négatif: les radars passifs ne détecteront pas facilement les mobiles situés en limite de ce bain d’ondes où il sera plus difficile d’imager ce dernier.

      Plus que contre les chasseurs furtifs, ce genre de systèmes seront particulièrement efficace contre les munitions furtives stratégiques comme les missiles subsoniques qui pullulent désormais et sont suffisamment précis pour représenter des capacités de décapitation aussi importantes que de petites armes nucléaires tactiques du point de vue des effets sur des infrastructures critiques. Mais on peut aussi parler des aéronefs légers, des petits drones, voire des humains (commandos dérivant sous parachutes sur des dizaines de km). Ces systèmes pourraient aussi trouver des applications en météorologie ou en surveillance de la faune aviaire puisqu’une autre de leurs caractéristiques est de pouvoir imager les perturbations du bain d’ondes provoquées par les effets du passage d’un mobile dans l’air (échauffement, mouvement). Pour trouver le mobile, il suffit de remonter la trace.

      • bzh29 dit :

        vu que la plupart de ces émetteurs-relais sont d’assez faible puissance, cela veut il dire un grand nombre de récepteurs ? (avec une granularité qui va être fonction de ce nombre de recepteur?)

    • Royal Marine dit :

      Non. Je comprends: deux localisations d’antennes et récepteurs, permettant alors de suivre la trace précisément…

  4. Eurafale dit :

    « autre piste explorée est celle de l’installation de radars passifs sur des engins mouvants, par exemple flottants »
    Je retiens le « engins mouvants » et, en extrapolant, on pourrait dire engins volants aussi (surtout si un démonstrateur a été installé sur un motoplaneur). Par extension, on peut imaginer les futurs AWACS équipés également avec ce genre de radar (de toutes façons c’est sûrement dans les cartons)…

  5. lxm dit :

    On pourrait aussi construire quelques drones furtifs à seule fin de tester les radars et les techniques pour ne pas attendre d’avoir des surprises le jour J .

    • Chasseur de trolls dit :

      Neuron qui vole depuis décembre 2012, vous dit bonjour.

      • lxm dit :

        Pas besoin d’aller jusqu’à la complexité du Neuron, c’est inutile, on peut adapter des drones anciens ou du commerce pour les transformer en drones furtifs( on peut même le faire par concours) pour ensuite tester toutes les méthodes et configurations de repérage de leur furtivité.

        • toto dit :

          je fabrique des avions furtifs, indetectables aux radars depuis ma plus tendre enfance…

          …et ça ne demande qu’une feuille de papier 😉

          • v_atekor dit :

            Le jour où on fait un moteur entièrement à base de céramiques on pourra bien lui adjoindre des ailes de bois et de toiles pour un magnifique drone… Il y a eu quelques réussites dans le domaine, même un peu ancien le Mosquito inspire toujours

  6. patrico dit :

    Il absolument certain qu il faudrait surveiller tout notre espace (et au delà) aérien 24h/24h minute/minute seconde/seconde! Sans parler de nos fonds sous marin, et alors ne parlons pas des frontières terrestre! Mais il faut évoluer « techniquement »…

    • Mon général dit :

      Oui ben on peut pas tout faire… faut choisir entre des trucs destinés à contrer une menace imaginaire et des IRM et autres lits d’hopitaux pour satisfaire un besoin lui bien réel…

      • Too dit :

        Et le matériel de l’hopital (et de la vie de tout les jours) n’a surement aucun rapport avec les découvertes et les avancées militaires. caméra digitales, radars, vision nocturne, ruban adhésif, EpiPen (stylo d’injection) etc…

      • Pascal (l'autre) dit :

        « faut choisir entre des trucs destinés à contrer une menace imaginaire et des IRM et autres lits d’hopitaux pour satisfaire un besoin lui bien réel… » Je parlerai plutôt de menaces diffuses au lieu « d’imaginaire » Cela peut éviter des « réveils difficiles ». Et pourquoi opposer les dépenses militaires aux dépenses civiles? C’est bien beau d’avoir un service de santé, dernier cri, un système éducatif au top…………………………………. s’il ne profite qu’à un occupant qui ne serait pas forcément……………….. imaginaire!

        • Mon général dit :

          Sauf qu’on est loin d’avoir des services publics au top… c’est pourquoi il faut choisir entre les fantasmes de certains et les besoins des autres.

          • Pascal (l'autre) dit :

            « Sauf qu’on est loin d’avoir des services publics au top… » Allez dans d’autres pays (même en Europe) et vous constaterez que nous sommes pas mal loti du tout et cen je le reconnais une dégradation depuis plusieurs années hélas ! Néanmoins je considère que cet opposition budget civil vs militaire est contre productif!

  7. Ah Ca ! dit :

    Bien sûr, il était hors de question d’en mettre un au point antérieurement…. Nous aurions fait ombre à nos maitres Américains…

    Ou bien, pensez-vous vraiment que Thalès en était incapable ?

    Si les Tchèques en étaient capables nous en étions encore plus capable…
    Comme preuve d’insoumission, Ils se sont fait vite absorber par le maitre de la France. Le côté de la France qui se prétend républicaine et démocrate… Tiens donc !

    N’était-ce pas comme cette technologie que les Serbes avait dézinguée le F117 ?

    Furtif pour le maboul en chameau… Pour le reste, c’est pour justifier des programmes horriblement chers et juteux.

    • Math dit :

      Du coup, en dehors des postures, c’est selon vous une bonne ou une mauvaise chose?

      • Ah Ca ! dit :

        @Math
        Bien évidement que oui, nous aurions dû en construire depuis belle lurette et les commercialiser à tout va.

        La question reste, pourquoi ne l’avons pas déjà construit ?

        Je suis prêt à parier que c’était pour ne pas faire d’ombre aux maitres de la gauche et du centre droit qui sont des caniches obéissants vendus aux américains.

        Il faudra aussi penser à faire des drones émetteurs, car s’ils arrivent à neutraliser les émetteurs fixes, ce sera plus difficile de dézinguer quelques centaines voir milliers d’émetteurs volants en vol auto randomisé.

    • Furtif dit :

      Exact et thompson était un des premier à les détecter… technologie ancienne bien connue des français mais peu d’investissement…

    • Fred dit :

      @ Ah Ca !

      La France dispose d’un radar trans-horizon depuis 1990 (Nostradamus) capable de détecter les avions « furtifs » à plus de 3 000km, et l’Australie depuis les années 2000. Les radars passifs sont jusqu’à aujourd’hui peu précis, et un avion n’est que « plus furtif » aux radar, jamais 100%.

      Certes, nous sommes largement inféodés aux USA, mais il ne faut tout de même pas exagérer.

      https://www.onera.fr/fr/pepites/nostradamus-peut-surveiller-les-mouvements-aeriens-a-plus-de-3000-km-de-distance

    • basstemp dit :

      Heu concernant les Serbes ils avaient mitraillé un F117 sur le coup il me semble bien, d’un passage a vu d’une batterie AA rien a voir a une quelconque technologie contre la 5 ème gen que la serbie n’avait en + de ça aucune raison d’avoir ! Même l’URSS puis la Russie a l’époque n’avait pas cela et ne voyait déja pas la 5 ème gen comme axe de développement ! Sinon ils auraient eu un 5 ème gen qui serait sorti bien + tot des tuyaux chez les russes …

      Nan tout ça, c’est du fantasme ! Le F117 a subit une batterie AA simplement parce que détecté a vu et point barre

      • Too dit :

        Non, un F117 a été abattu par un missile S-125 après avoir été repéré au radar.
        Et abattre un avion avec deux missiles « au jugé », bravo si c’est le cas…

  8. Lothringer dit :

    Cet article fait partiellement écho à un autre article datant de quelques semaines, dont le sujet était
    http://www.opex360.com/2021/04/17/le-ministere-des-armees-veut-developper-une-filiere-de-semi-conducteurs-a-base-de-nitrure-de-gallium/
    La multiplication de radars passifs pourrait parfaitement aller de pair avec des drones BALE ou MALE ou HALE qui émettraient en permanence sur des fréquences qui changeraient en permanence et de façon aléatoire (plusieurs dizaines de fois par secondes, y compris sur des fréquences civiles) sur une gamme de spectre très large allant jusqu’aux hyperfréquences tandis que les radars passifs situés au sol ouvriraient grands leurs yeux (et leurs oreilles).
    Assurément, c’est un domaine extrêmement précieux dans lequel il conviendrait que nous avancions très très très vite.

  9. Max dit :

    Radar passif et émissions hertziennes plus téléphonie mobile = F-117 kaput en ex-yougoslavie !

  10. pmpm dit :

    Absolument impossible de detecter un avion furtif: un avion qui est detecté n’est plus furtif par definition même

  11. ONERESQUE dit :

    Le CELAR et l’ONERA avaient déjà travaillé sur l’hypothèse de l’utilisation de la télévision hertzienne pour tracer des avions. NOSTRADAMUS, le grand trans-horizon bistatique du Vexin peut aussi détecter les vols de B2 et de F-35 à plusieurs milliers de kilomètres. Maintenant, très bien pour éviter des attaques surprises, mais en cas de conflit de haute intensité, le nombre d’émetteurs qui restera intact après moult frappes de précision ( pour rappel BAGDAD sans TV ni GSM pendant les 2 guerres du golfe ) se comptera sur les doigts d’une main….Il serait aussi très utile de développer des télescopes IR multi-spectraux, des IRST à grande portée. Il est manifeste que le recours massif des 5ème génération à l’infrarouge grande portée n’est pas seulement motivée par la discrétion, MAIS AUSSI par le besoin de se maintenir opérationnel dans un environnement saturé par des centaines de kW ( voire MW ) de brouillage en bandes UHF, C, L, S, X et Ku……

    • Max dit :

      Le système radar de la défense anti-aérienne irakienne en 1992 étaient un maillage de technologie française (Thomson-­CSF) . Les USA (CIA) avaient pu s’entretenir avec les ingénieurs français afin de préciser leur tactique SEAD.
      Malheureusement je ne trouve plus la trace du doc retraçant cet épisode.

      • vrai_chasseur dit :

        @Max
        En effet
        qq infos :
        Le système de défense antiaérien irakien des années 90 a été conçu et construit par les français, principalement sur technologie Thomson CSF. Il maillait l’ensemble du territoire irakien et ramenait toute l’information de détection (et aussi de commande de tir…) à un centre de contrôle centralisé situé dans un bunker souterrain ultra sécurisé près de Bagdad. Celui-ci pouvait ensuite activer n’importe laquelle des 3400 batteries AA réparties sur tout le territoire.
        Cela le rendait particulièrement difficile à pénétrer, car les radars étaient redondants, certains passifs, et par ailleurs les batteries AA n’avaient pas besoin d’allumer leur radar pour détruire les cibles, les rendant ainsi difficiles à traiter. Même un avion de reconnaissance français a failli être abattu, alors qu’il avait la ‘cartographie’. Il n’a dû son salut qu’au tir de destruction in extremis de la batterie par un F16 d’escorte.

        Les américains ont effectivement beaucoup transpiré pour chercher les moyens de pénétrer ce système AA irakien. Pas moins de 40% des sorties aériennes étaient planifiées juste pour faire du SEAD. Et ils admettaient un taux de perte sur sorties de 15% …
        Ils ont sollicité -et reçu- l’aide ‘informelle’ des ingénieurs français. Ces derniers leur ont révélé une faiblesse du système qu’ils ont réussi à exploiter : très orienté défense AA contre les 3 pays voisins Iran, Syrie et Israel, ce système AA irakien laissait un petit couloir donnant suffisamment de temps de réaction lorsqu’on approchait en venant d’Arabie Saoudite.
        Le reste c’est de l’histoire.
        Pour info ce système AA global irakien a été baptisé ‘Kari’ par les ingés français. Kari c’est l’anagramme de Irak à l’envers.

  12. NulH dit :

    Question d’un naïf, complètement néophyte … et archi nul en radio (scopie) …
    Et les radiotélescopes ??? Passifs ou actifs ??? Comme Méthodes Avancées en Traitement du Signal… Et comment qu’on fait pour identifier une exoplanète ??? Belle analyse de signal, probablement, peut être, on en serait à 5 000 mimil !!!
    C’était une blague…

    • Max dit :

      Passifs les radiotélescopes…Les ondes radio se déplaçant à la vitesse de la lumière on ne peut que les recevoir. Emettre puis attendre l’écho demanderait…L’éternité.
      Pour les exoplanètes.
      -La détection par vitesse radiale consiste à utiliser l’effet Doppler-Fizeau. En effet, le mouvement de la planète autour de son étoile va induire un léger mouvement de recul de celle-ci, qui est détectable par cet effet.
      -Le transit où mesurer la différence de luminosité d’une étoile lors du passage de la planète devant elle.
      -Etc…
      https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thodes_de_d%C3%A9tection_des_exoplan%C3%A8tes

    • basstemp dit :

      En réfléchissant par vous même je suis sur que vous pouvez trouver la réponse …

  13. vvdb.fr dit :

    N’y avait il pas un radar passif installé par l’armée lors de la guerre du Koweït.
    Les français ‘voyaient’ le F117

  14. vvdb.fr dit :

    J’ai lu aussi il y a pas mal d’années dans S&V. Un radar basé sur les émetteurs TV. Ces émetteurs étaient isochrones.

    • Raymond75 dit :

      En effet ; pour autant que je m’en souvienne, les français avaient demandé aux Américains si « l’avion qui avait été détecté n’était pas un B2 qui traversait l’Atlantique » … Ce qui avait créé une certaine gène 🙂

      Les Serbes ont aussi abattu un F117 détecté par un radar tchèque.

      Cette technologie est ancienne, mais nécessite des ressources informatiques considérables, qui ne font que commencer à le rendre opérationnel de nos jours.

      Mais un radar passif n’a pas la précision d’un radar actif ; il s’agit, selon moi, d’un radar de veille avancée.

  15. farragut dit :

    Et je suppose que toute détection d’objet mobile, basée sur ce principe de variation du niveau d’énergie perçue et de traitement informatique massif du signal, la contremesure la plus simple est de cibler les logiciels de mise à jour des centres de calcul de ces radars statiques, façon Sunburst ?
    En cherchant bien , on pourrait faire « disparaitre » la détection de l’écart de niveau d’énergie radar reçue dans une zone donnée en agissant, ou sur les données entrantes, ou sur le logiciel de traitement du signal…
    Que nous disent les spécialistes du Big Data sur les possibilités de tromper les logiciels assurant la détection (non, pas de réponse dans ce blog public ouvert aux Suisses et aux trolls de LM, bien entendu!) ? 😉
    Au pire, une coupure d’alimentation généralisée par une cyberattaque préalable sur les émetteurs TV et radio « à la Kosovo » devrait permettre de neutraliser temporairement ce genre de détection dans une zone délimitée… Intéressant, et à suivre.

    • Momo dit :

      Tous les serveurs ne sont pas connectés au net même indirectement. Il y a des groupes electro (de différentes natures…).

  16. Dédé dit :

    Ah enfin, la vieille Europe commence à comprendre le danger mortel que représente pour elle la furtivité ! Ils commencent à comprendre après avoir nié le concept pendant longtemps ! Comme quoi faut pas mourir idiot !

    • Fred dit :

      @ Dédé

      L’idée c’est de les voir arriver de loin, avec un radar sans émission, par conséquent bien plus résilient. Montés sur avion, il faut encore que ces radars soient assez précis pour pouvoir guider un missile, ce qui n’est guère la cas jusqu’à maintenant.

      La France peut le faire, à 3000km, depuis 1990, mais avec un radar bistatique d’une précision de quelques km, Nostradamus.
      https://www.onera.fr/fr/actualites/radar-transhorizon-nostradamus

      • didixtrax dit :

        ou guider le missile vers le volume probable même grand, dans lequel le-dit missile activera son propres radar ou IR. Il faut développer missile et radars en symbiose. C’est le principe des S-400 et S-500, qui peuvent se contenter de faire de la « veille » passive sur les émissions d’antennes actives dispersées, mobiles et remplaçables. La palette de fréquences est assez large, le système bascule dynamiquement entre elles selon ses besoins, le formes d’ondes sont aussi adaptatives, ces antennes y rajoutent l’info de guidage pour les missiles. La partie passive comprend aussi tout le calcul et la commande et ne se dévoile pas (sauf grandes antennes fixes des basses fréquences, donc repérables à l’avance). Il y a aussi des radars de poursuite et de tir, si besoin, mais en général seuls fonctionneront ceux de la défense à courte portée, style Pansir, pour traiter les cibles ratées par les couches extérieures.

    • Dédé dit :

      Alors j’avais lu ici même :
      – Mais non, le furtivité est un gadget !
      – Les américains reviennent au F-15 et F-16, preuve que le furtif est sans avenir.
      – Il n’y a pas de différence entre un avion de 4 et 5ème génération, c’est un gadget marketing ….et de nombreuses autres inepties dont je vous passe les détails ! Heureux de voir que le bon sens a repris le dessus ! Allez les artistes qui ont contribué à ces bêtises, on lève le doigt …….

    • Bino dit :

      Les français n’ont jamais basé tout sur le furtif et je pense que c’est très bien comme ça. La furtivité ne rend pas invisible mais détectable de moins loin. Cela peut donner un avantage en 1 contre 1 mais sur un champ de bataille avec des défenses AA et des AWACS, c’est plus compliqué. Les B-2 pour furtifs qu’ils soient ont un système de navigation complexe qui leur permet de passer entre les radars.
      Un système des années 70 peut très bien être une défense contre le furtif si on en fait un maillage beaucoup plus serré.
      Donc le furtif c’est bien mais le faire au détriment de tout le reste comme sur le F-35 (maniabilité, emport d’armes, …), bof. Je préfère un escadrille avec un bon équipement de guerre électronique que de la furtivité passive.
      Avec ces nouveaux radars plus le fonctionnement en réseau (Rafale F4, AWACS, drones), les avions furtifs pourraient bien perdre leur avantage rapidement.

  17. Tiger dit :

    Mouais, passif passif, il faut quand même connaître pas mal d’infos sur les emissions d’ondes dans la zone.

  18. Jollyexcalibur dit :

    La France à peur des futurs F35 Suisse…

    • Momo dit :

      Tellement furtifs qu’on ne les verra pas, jamais ^^

    • Too dit :

      « lol »

    • vno dit :

      Non, elle veut juste éviter les bavures.

    • YannK dit :

      je ne pense pas non…. vu les Pilatus qu’on leur achète, on pourra se défendre sans souci ^^

    • Alsaco dit :

      Mais vous rêvez, on a déjà détecté des avions furtifs B2 avec le radar Nostradamus lors de la guerre du Kosovo et ca date
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Radar_trans-horizon
      Voir sous le chapitre radar trans-horizon France
      La furtivité c’est relatif pas absolue…..

      • Mica X dit :

        Intéressant, je me souviens qu’à l’époque des articles sortaient ds la presse au sujet de possibles OVNIS…
        Sans être grand spécialiste, déjà alors : de » grandes voiles noires triangulaires »…en plein bombardement de la Serbie
        Bonne journée

  19. Shannon dit :

    Pourquoi raconter autant de bêtises sur ce sujet ? Le vrai enjeu est de s´affranchir du modèle du radar simple en ne colocalisant pas émetteur et récepteur. Le radar multistatique peut être passif mais il est quand même bien plus efficace si on maîtrise l´émission, l´information associée étant utile à la détection. La différence : si vous voulez détecter, vous aurez une bien plus faible probabilité de fausse détection. Ce ne sont pas des choses nouvelles mais plus complexes que les modèles maîtrisés. Par ailleurs, le grand soir, il n´y aura pas d´électricité.

    Les sites américains, pourtant prompt au délire technophile, sont quand même plus sérieux, c´est affligeant !

    • Fred dit :

      @ Shannon

      Tu es bien sûr de toi (et méprisant) pour affirmer que la guerre du Web sera si totalement efficace.

      Le radar passif est imparable, du fait qu’il détecte les « trous » dans le brouillard électromagnétique. Dans la solution que tu préconise, les émetteurs peuvent être repérés ou même guider eux-même un missile et donc facilement détruits, et… Il faudrait aller en installer en territoire ennemi.

    • ONERESQUE dit :

      Excellente remarque sur l’absence d’électricité en cas de CHI (haute intensité). Tous les EMA ont développé de redoutables armes de suppression des réseaux. Pêle-mêle : bombes ultra-dispersantes de poudre de graphite parfois dopée au magnésium ou à l’aluminium qui viennent court-circuiter les postes de transformateurs. Bombes à projection de filins acier sur les lignes haute-tension pour créer des court-circuits et bien entendu, IEM en Bombe H haute atmosphère….avec de toutes dernières recherches sur des ogives précipitant des bobines magnétiques ultra-compressées sur des cibles pour sortir des IEM à très fort champs….Bref, cher Shannon, you are right…..Il n’ y aura plus beaucoup de UHF-VHF – 5G ou autres à exploiter le « grand soir »………..L’INFRA-ROUGE est la seule porte de survie….

      • Fred dit :

        @ ONERESQUE

        Il y a des milliers d’émetteurs téléphoniques en France. Penser les détruire tous serait illusoire. Par ailleurs, ils disposent de batteries pour fonctionner plusieurs jours.
        Les Serbes arrivaient en trois jours à nettoyer leurs sous-stations souillés de fibres de carbone.

        Un IEM nucléaire est le premier stade d’une réponse stratégique graduée. Usage restreint donc, ou alors changement de paradigme : les forces classiques deviennent hors-jeu.
        On peut se protéger facilement des IEM (CF. article). Même les nouvelles sous-stations électriques commencent à être pourvue de filtres (jusqu’ici, il était plus difficile de réguler les réseaux très haute tension). La dérive de plus en plus rapide du pole magnétique fait craindre de très forts flux solaires possibles, d’où la recherche et l’installation de parades.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Impulsion_électromagnétique#Parades
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Inversion_du_champ_magnétique_terrestre

  20. Matou dit :

    Excellent ! Il y a ce qu’il faut en composants à forte puissance de calcul faible consommation en Europe, en France en particulier, donc souveraineté ok de ce côté ci si le choix en est fait. Marier cela à l’intelligence artificielle pour l’interprétation et la sélection des résultats peut permettre d’obtenir un système très puissance. Je serais prêt à parier que certains grands blocs à l’est y travaillent ardemment et ont peut-être même pris de l’avance sur le sujet. En tout cas, il paraît plus que nécessaire d’y travailler, sachant qu’à n’en pas douter, des recherches doivent avoir lieu concernant les basses fréquences chez certains fabricants de matériaux. A suivre.

  21. LOUIS XIV dit :

    Il me semble qu’il existe un projet de radar bistatique, mais non passif, développé d’assez longue main par l’ONERA : le Radar à Impulsion et Antenne Synthétique (RIAS), dont les antennes émettrices et réceptrices sont géographiquement dissociées et implantées sur un assez large périmètre (comme le radar GRAVES). Je crois me souvenir que son principe de fonctionnement repose sur le « codage » de l’espace aérien en petites zones référencées. Lorsqu’un avion pénètre dans l’espace surveillé par ce radar, sa trajectoire peut être suivie et anticipée par les zones qu’il traversera, comme autant de clochettes fixées sur une clôture qui sonneraient au passage d’animaux, permettant d’en détecter le point d’origine. Je ne sais où en est ce projet ni même s’il est toujours d’actualité.

  22. Eugene123 dit :

    Très intéressante présentation. Mais un point manque: Cette solution relève de l’Arlésienne technologique au même niveau que l’ordinateur quantique ou que la création d’énergie basée sur la fusion nucléaire (les centrales actuelles sont basées sur la fission nucléaire et créent des déchets nucléaires alors que la fission serait sans déchets).

    En l’état, le radar passif est théoriquement génial mais dans la vraie vie au niveau de tout un pays, cela relève de l’usine à gaz: Les infrastructures nécessaires pour récolter les signaux seraient pléthoriques et le traitement efficace de ces données exigeraient des puissances de calcul qui ne sont tous simplement pas disponibles en l’état actuel.

    Ce n’ai pas pour rien si le système a été inventé il y a 70 ans sans qu’il n’a jamais été mis en pratique…

    En l’état actuel de la technologie, le devenir de ce truc peut être classé dans le même dossier que le « soldat volant en équilibre sur sa plateforme volante présenté lors d’un défilé du 14 juillet »…

    Par contre, dans le futur avec une technologie plus évoluée, why not?

    • Bino dit :

      Eugene, je ne suis pas de votre avis.
      Il y a plusieurs ordinateurs quantiques en fonction dans le monde dont certains sont exploités commercialement mais ça reste peu utilisé … car il y a peu d’applications qui sont adaptées au quantique.
      La fusion elle, c’est clair, prendra des dizaines d’années avant d’être exploitée commercialement.
      Le radar passif est tellement théorique qu’on peut trouver des projets DIY de radar passif sur SDR et PC classique. Certes ces projets ne sont pas fou fou au niveau de la précision mais ils marchent sur un matériel aisément accessible. Alors ça m’étonnerait vraiment si en mettant plein d’ingénieur autours du problème on n’arrivait pas à une application militaire… C’est bien parce que l’on dispose de capacités de calcul pléthoriques que l’on peut le réaliser maintenant. L’IA existe commercialement maintenant à cause de cela alors que les principes utilisés aujourd’hui ont été définis il y a plus de 30 ans.

      • Eugene123 dit :

        Désolé de vous contredire, il n’y a pas d’ordinateur quantique commercialisé. Cela reste du domaine de la communication marketing et de la recherche.

        Les physiciens savent déjà faire quelques ordinateurs quantiques, mais ceux-ci sont très élémentaires, et beaucoup pensent que seuls des simulateurs quantiques – des calculateurs spécialisés dans la résolution de problèmes bien particuliers et pas des machines de Turing universelles programmables en théorie pour pouvoir effectuer n’importe quel algorithme – seront vraiment en mesure de concurrencer des ordinateurs classiques. La course à ces machines, ordinateurs ou simplement simulateurs quantiques, est lancée de par le monde et fait l’objet d’une compétition entre des grands acteurs de l’informatique comme IBM et Google.

        Pa exemple, en octobre 2019, Google a annoncé avoir atteint la « suprématie quantique », en partenariat avec la Nasa et le Laboratoire national d’Oak Ridge (ORNL) au moyen d’un ordinateur de 53 qubits appelé Sycamore. Mais à part le discours, aucune application réelle n’a été montrée!

        Si on avait la puissance de calcul suffisante, on serait capable de faire des prévisions météorologiques au-delà de 5 jours, ce qui est de loin pas la cas.

  23. Vroom dit :

    « avait relativisé cette annonce en affirmant que les deux avions furtif étaient dotés de réflecteurs [des « lentilles » dites de Lüneburg] afin justement d’être visibles pour les radars civils »
    Je nuance le propos, car une partie des radars civils sont des secondaires, ils fonctionnent en liaison avec le transpondeur de l’aéronef. Il s’agit essentiellement des radars haute et moyenne altitudes, utilisés pour le contrôle en route.
    Le radar secondaire interroge le boitier transpondeur de l’appareil.
    Aux yeux d’un radar secondaire, un F35 transpondeur en fonction est « visible » comme tout autre, même sans lentille. Et transpondeur coupé, il est invisible, toujours aux yeux du trafic civil.
    La lentille ne sert que face à des radars primaires.
    La nuance est que les radars d’approche civils sont aussi des radars primaires, ils permettent de détecter les aéronefs qui ne sont pas soumis à l’emport de transpondeur. Mais là, nous sommes dans le domaine de la réglementation en fonction des classes d’espaces.
    En gros, les appareils sans transpondeur sont cantonnés aux espaces aériens non contrôlés, et en faisant rapide, sont interdits dans les espaces au-dessus de 11500 pieds.
    Tout ça pour dire que la lentille emportée par le F35 (ou tout appareil dont on veut dissimuler les capacités de furtivité) ne sert que face à des radars primaires, qu’ils soient sol ou embarqués, civils d’approche ou militaires.
    Les F35 présents à Mont de Marsan pour Atlantic Trident étaient parfaitement détectés par les radars primaires militaires lentille). Et les ailiers, transpondeur coupé, invisibles du contrôle aérien civil en route.

    • Vroom dit :

      Les F35 présents à Mont de Marsan pour Atlantic Trident étaient parfaitement détectés par les radars primaires militaires (lentille). Et pour les vols en patrouille, les ailiers, transpondeur coupé, invisibles du contrôle aérien civil en route.

  24. vno dit :

    Pas difficile de détecter des F35 … Développer le réseau de sismomètre du CEA pour ce besoin devrai le faire. On leur rendraient service a voler en subsonique pour protéger leur revêtement du supersonique rien qu’avec le réseau actuel. Après détection « au bruit », pas difficile pour un Rafale de le détecter en infra-rouge …

  25. Jm dit :

    Sourire d’été
    On est qualifié de militaire non pratiquant.
    Si maintenant, on devient passif ……….

  26. Thierry dit :

    toujours le même réquisitoire contre la furtivité répété à l’envie depuis le premier vol du premier avion furtif, et il n’y a là rien de nouveau, les iraniens vous le diraient, détecter (approximativement) un avion furtif, oui, mais l’abattre, non et le radar passif n’y fait pas exception.

    à l’époque du F117 on nous causait déjà des bandes UHF/VHF de radars technologiquement plus ancien pour le détecter, tel cet avion abattu par les Serbes alors qu’il survolait un tel radar, mais force est de constater que même ces radars n’ont pas vu grand chose depuis cet unique exemple. Les russes sont venu nous parler récemment des infrarouges, mais là encore de la théorie et rien d’autre alors même qu’ils ont un avion furtif pour le démontrer.

    Bref je vous épargne les longueurs excessive d’un commentaire inutile puisque tout est dans la pratique.

    La France rue dans les branquarts à l’annonce des F-35 suisse mais ceux-ci pourront impunément survoler la France à leur envie (comme l’avait fait les F117 à l’époque d’ailleurs), c’est une réalité concrète et sera vérifié dans la pratique.