Forces spéciales : L’innovation d’un sous-officier du 13e RDP améliore la sécurité des chuteurs opérationnels

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36 contributions

  1. Max dit :

    Sur ce site d’essais de Biscarrosse à eu lieu ce mois de juillet 2021 sous l’égide de la DGA des tirs laser de neutralisation de drones (quadricopter et aile volante) avec le système sur tourelle Helma-P développé par la PME française Cilas (Ariane Group – Orléans).
    Les résultats ont même dépassé les attentes des ingénieurs et militaires.

    https://youtu.be/ND4DvkoNEVU

    Le prototype testé permet de neutraliser des petits drones, aussi bien ceux qu’on trouve dans le commerce de quelques centaines de grammes, à ceux plus gros d’un poids inférieur à 100 kg. Il est capable de détecter un de ces engins jusqu’à 3 km, et de le neutraliser jusqu’à 1 km au moyen de son laser d’une puissance de 2 kilowatts.

    https://cilas.ariane.group/en/news/success-of-the-first-helma-p-laser-firings-on-uavs-in-flight/

  2. pierre jan dit :

    A la lecture de l’article le principe parait simple, logique et astucieux. Bravo au sous officier du 13 ! Comme quoi seuls ceux qui sont directement concernés et risquent leur peau se débrouillent pour trouver des solutions et améliorer leur quotidien. Mais on peut se demander pourquoi les polytechniciens de la DGA n’y avaient pas pensé avant.

    • Robert dit :

      Il n’y a peut-être pas suffisamment de chuteurs à la DGA et la demande est venue logiquement de ceux qui en exprimaient le besoin quand ils chutent en terrain difficile avec plus de 60 kilos de matériel. Le 13 est spécialisé dans le renseignement et l’enfouissement plusieurs jours d’équipes en autonomie avec du matériel pour creuser et scier. J’imagine qu’un « poser dur » aussi lourdement chargé ne doit pas s’oublier.

    • ji_louis dit :

      … parce qu’ils ne savaient pas qu’il existât un problème, personne n’a dut le leur rapporter auparavant.

      Cette solution existe déjà depuis longtemps pour les sondes spatiales, c’est ce qui permet de déclencher les fusées de proximité pou adoucir l’impact au sol (on en voit une démonstration à la fin du film « Gravity »).

      • Xaintrailles dit :

        Dispositif du temps de paix ? Qu’est-ce qui vous fait dire que ce dispositif n’est pas utilisable en opération ? De toutes façons ménager le rachis des chuteurs est nécessaire en paix comme en guerre…

    • Antony dit :

      peut être parce que quand le temps est compté, il faut l’employer le plus utilement.
      Je préfère voir la DGA étudier le remplaçant du XL, le développement des drônes, de la LAD, du cyber, dont pourrait dépendre la vie de milliers d’hommes, qu’un dispositif du temps de paix.

    • breer dit :

      C’est très juste, vu que ce problème rencontré par les paras et chuteurs OPS ne date pas d’hier.
      Peut être que la communication qui transmet les problèmes et les solutions, ou astuces qui viennent des hommes de terrain met des décennie pour être entendue, réfléchie et conceptualisée, par les hiérarchies puis ministères, concepteurs et financeurs.

    • Marcassin dit :

      Il est peut-être plus « simple » et rapide de traiter ce type de développement au début en mode « local » (unité utilisatrice) que de le faire à partir de retours d’information qui prennent du temps à arriver et à être exploités par ce reste malgré tout une administration. Et ce type de moyen prioritaire au niveau sécurité des chuteurs n’aurait peut-être pas eu la priorité en termes de développement ou simplement de budget.
      AMHA il est donc bien de permettre et de valoriser ce type d’initiative, c’est complémentaire des circuits officiels et ça peut surtout permettre de rattraper des oublis et bévues de la structure du MinDef…
      Bravo au ss-off qui a pondu le concept.

    • Mavrick dit :

      Ou surement parce-que personne n’y a penser avant……
      Il y a beaucoup de chose qui se font (comme les posée) pour lesquelles il y a des solutions a développer mais personne le fait car c’est comme ça, d’autant que c’est un problème de niche, les chutes ops n’étant pas les plus répandu.
      J’ai parlé récemment avec un gars du génie des système de détection et destruction de mine/ied, dans mon corps de métier, la géomatique, on utilise des drones équipé de GPR( radar a pénétration de sol) pour détecté des objets enfouis mais personne au sein des armées n’as penser a utilisé cette technologie parce qu’il y a déja des choses qui sont en place et qui fonctionne

    • vno dit :

      Il y a 25 ans, pour un problème de fiabilité, j’avais demandé une amélioration à un « polytechnicien » de la DGA, après une rapide étude de faisabilité et étude de coût avec un de leurs électroniciens. La réponse immédiate … en dessous de 1 million de Francs, cela ne « nous » intéresse pas. L’électronicien à été muté !!!

  3. Gege dit :

    « trophée des innovateurs de la défense ». Ce trophée est-il accompagné d’une récompense sonnante et trébuchante, en gros une prime au mérite récompensant ceux qui se creusent les méninges pour faire avancer le schmilblick , comme cela peut exister dans certaines grandes entreprises ?

  4. phil135 dit :

    j’espère que la discrétion radio a été prise en compte: ça serait dommage que l’ennemi puisque avoir un signal d’alarme anti-chuteur avec un simple récepteur radio

    • ji_louis dit :

      Les chauve-souris utilisent les ultrasons, le principe est le même. Dans tous les cas, un dispositif qui envoie un signal peut être détecté par l’adversaire s’il emploie les bons outils. Là, c’est quand même assez discret parce que très faible puissance pour une très faible distance.
      Remarque: Il vaut mieux que cela soit ôté pour un tarpon 😉

    • Carin dit :

      Pour que votre inquiétude soit fondée… il faut ou que le chuteur arrive au beau milieu du camp ennemis… ou que l’émission de son boîtier soit non seulement perçu, mais aussi triangulée… et là, c’est pas gagné pour l’ennemis. D’autant que « l’émission » ne dure que quelques secondes… on se doute bien que le ou les chuteurs commandent le déclenchement de ce dispositif a l’aide de leur altimètre de poignet.

      • phil135 dit :

        vous vous faites des illusions sur les carences de surveillance du spectre . de nos jours une seconde d’émission en fréquence fixe est bien assez. de plus pour avoir un écho exploitable, en général il faut « envoyer » un peu. mais il y a peut-être un second niveau d’astuce pour préserver la discrétion

  5. Frégatonton dit :

    Ayant organisé la visite de la base Fusco à Lorient au profit de camarades anglais, nous passons par la salle de pliage des parachutes. A l’issue d’échanges très sérieux sur le matériel, un des anglais interroge – en bon français – l’assistance : « comment un parachutiste aveugle sait-il qu’il arrive à proximité du sol ? ». Tempête sous les bérets verts : on ne peut pas sauter quand on est non-voyant ! Tout le monde sèche. Et notre anglais de donner la réponse : « Lorsqu’il ne sent plus le poids du chien au bout de la laisse ! »

    • Selwyn dit :

      Un bon vieux poids au bout d un filin…

      • Xaintrailles dit :

        Vous dites ?… Je pensais plutôt au soulagement de ne plus sentir le poids de sa gaine individuelle, qui n’est pas maintenue par un filin, mais par une sangle de longueur limitée à 6 m environ, je crois. Un peu tardif comme alarme tout de même, même si l’atterrissage est un peu freiné.

  6. Treguer dit :

    Heureusement que maintenant on prend en considération les idées de certains sous-officier pour faire avancer des techniques qui sont sommes toutes le principe du sondeur onde sonore ou principe laser bravo pour cette découverte

  7. dompal dit :

    C’est un altimètre avec alarme son truc tout simplement, non ???

    • Crabe dit :

      Sur le principe oui, cela semble n’être rien d’autre qu’un radioaltimètre et un GPWS.
      Concrètement, on peut toutefois supposer que le dispositif a été modifié et fortement miniaturisé afin de s’adapter à son contexte d’utilisation.

    • Fred dit :

      L’altimetre ne sert à rien car a trop de variables à prendre compte, qui plus est sur de si courtes distances.

    • PK dit :

      Non : un altimètre est barométrique et GPS. Ils fonctionnent à partir d’un truc passif (la pression) et les satellites. Un altimètre ne sert à rien pour deviner où est le sol s’il n’a pas été calé et qu’on ne lui a pas ajouté un appareil qui regarde à quelle hauteur est le sol.

      Ici, l’appareil est totalement passif : c’est un radar. Il envoie des ondes et calcule le temps de retour (comme une chauve-souris). Il est ainsi capable de mesurer la distance au sol. L’avantage est qu’on n’a pas besoin de connaître la topographie des lieux avant de sauter : ça marchera toujours (tant qu’il y a des piles !)

      • Crabe dit :

        1) « Un altimètre est barométrique et GPS » : Faux, un altimètre peut être barométrique, radar, ou laser. Le GPS peut aussi donner une altitude mais n’est pas forcément aussi précis que les trois précédents. Le dispositif décrit dans cet article, qui mesure la hauteur du parachutiste par rapport au sol selon le principe du radar, répond donc parfaitement à la définition de (radio)altimètre.

        2) « L’appareil est totalement passif […] il envoie des ondes » : Contradictoire. Un appareil passif n’envoie par définition rien du tout et se contente de capter les informations environnantes. Le dispositif envoie des ondes, dont il capte ensuite le retour suite à leur « rebond » sur le sol => Il est actif.

        • Xaintrailles dit :

          Bonnes remarques ! Merci pour les précisions… on aimerait avoir une vidéo de démonstration filmée en infrarouge. Même si ce qui importe est le ressenti du chuteur.

        • PK dit :

          Je voulais écrie ou. Effectivement… Bon, je pense qu’il n’existe plus beaucoup d’appareil qui sont purement barométrique aujourd’hui, à cause des problèmes de recalibrage systématiques.

          Pour le reste, d’accord aussi : j’ai écrit trop vite. Ça m’apprendra. Merci.

    • Astier dit :

      Oui exactement!
      Et une carte bleue, c’est tout simplement un morceau de plastique avec un petit morceau de métal!

    • Palu dit :

      @Dompal
      Pas aussi simple je pense , le détecteur est tourné vers le sol, compense l’erreur altimetrique et de typologie pour moi. Pour memo de nuit avec des voiles qui ont besoin de vitesse pour porter.
      Secondo un signal sonore relatif à la distance doit repisser directement dans son casque antibruit… Le gars est concentré sur son posé au lieu de regarder sa montre…
      Simple et efficace, doit demander quand même de l’apprentissage, comme tout système.
      Bravo. L’innovation ne doit pas decevoir ceux qui proposent et ne sont pas retenus. Proposer une idée apportant un gap majeur, ergonomique, maîtrise du cout et fiabilité toutes conditions.

    • ji_louis dit :

      Non, un détecteur d’obstacle, comme le « radar de recul » d’une voiture.

  8. Meline dit :

    Pourquoi ne pas essayer d’utiliser un système vibratoire comme un bracelet montre? Simple suggestion

  9. Peli dit :

    Super pour sauter de nuit

  10. Xaintrailles dit :

    Pour ce type d’innovation, il serait intéressant de savoir si le chuteur mis à l’honneur avait les connaissances requises pour faire réaliser le dispositif, ou s’il a exposé le problème à résoudre à des techniciens d’une firme apte à le concevoir. Dans ce deuxième cas, qui me paraît le plus probable, effectivement se pose la question des innovations qui pourraient être plus nombreuses à être suggérées au commandement !