Une arme laser anti-drones sera bientôt testée à bord d’un navire de la Marine nationale

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51 contributions

  1. Max dit :

    C’est évidemment une technologie de rupture comme le sont les munitions rôdeuses.
    Se pose la question de l’énergie, sa production et son stockage.
    Je n’ai pas les compétences technologiques pour juger mais comment répondre à une cinquantaine de munitions rôdeuses et/ou d’armements (missiles et bombes guidées laser) lancés d’un Bayraktar TB2 sur nos forces terrestres et navales ?

    • E-Faystos dit :

      Le problème énergétique est inversement inverse avec la taille de l’engin porteur. Pour générer et stacker 2 Gigawatt dans un VBL, le temps de rechange sera long. Mais un VBL vaut il la peine d’être protégé d’un drone comme le Bayratkar?
      la réponse n’est pas évidente…
      En revanche, un CaESAr ou un bâtiment de la marine nationale, la question ne se pose plus. Le simple fait de ravager les multiples antennes et capteurs est déjà une victoire totale.
      Donc anatomiquement, le condensateur peut prendre la place des munitions des Narwhal ou des CIWS, l’arme devenant une extension des senseurs et du système de tir principal.
      Et dans le même temps, la motorisation hybride devient une aide de choix pour ce genre d’arme: tout étant électrique. Avec la disparition de stocks de munitions, la sécurité en cas d’attaque y gagne, et la survie du bâtiment s’améliore sur deux tableaux.

    • Alexis TK27 dit :

      Un Bayraktar TB2 dispose de quatre points d’emport. Il faudrait donc une bonne douzaine de TB2 pour lancer cinquante munitions, non un seul.

      En l’état actuel, c’est-à-dire avec une protection antidrone limitée – missiles Mistral seulement ? – ce sont les stations de contrôle qu’il faudrait attaquer. Le TB2 ne peut s’éloigner que de 150 km au maximum des stations de contrôle, le signal radio peut être caractérisé, les stations repérées et détruites au Rafale ou au Tigre. Enfin, si la Turquie agressait les forces françaises, c’est le rapport de force fondamental entre nos deux pays qui entrerait en jeu : la Turquie ne peut pas frapper le territoire français, la France frappe le territoire turc quand elle le veut, au Rafale ou au MdCN. Et Erdogan connaît la vulnérabilité de sa Marine et de son Armée de l’air.

      C’est suffisant si la Turquie nous fait la guerre demain, mais ce n’est pas idéal et surtout les Turcs vont continuer à perfectionner leurs systèmes.

      Le futur TB2S aura une liaison satellite, ce qui augmentera beaucoup sa portée. La Turquie travaille à le perfectionner encore, et bien sûr elle pourrait le fournir à des adversaires de la France. C’est pourquoi la protection antidrones doit être renforcée.

      • Auguste dit :

        Le nouveau drone Akinci est aux essais: plus de 25h de vol à 11 600m d’altitude.

        • vno dit :

          Plusieurs heures pour arriver en France, pour une destruction immédiate ! Les dures lois du combat symétrique.

  2. Lagaffe dit :

    On se croirait dans le scénario « la sublime porte s’ouvre a nouveau » de la Red Team !
    La vidéo sur une attaque d’un porte-avions par un mélange de drones et de missiles hypersoniques est ce que l’on doit craindre dans les années à venir.
    https://redteamdefense.org/saison-1/la-sublime-porte-souvre-a-nouveau

  3. Durandal dit :

    Et bien voilà, c’est un pas dans la bonne direction, maintenant, il est relativement simple de protéger un drone des lasers avec un revêtement réfléchissant, mais ca reste un pas dans la bonne direction.

    • Durandal dit :

      Et accessoirement, qui dit défense anti drone dit défense anti missile, même s’ils sont plus véloces, profitons en, pour faire d’une pierre deux coups.

    • Excalibur dit :

      Non, le coup du revêtement réfléchissant pour dévier un faisceau laser, c’est une idée fausse. Un laser suffisamment puissant peut détruire un miroir. Vous vous doutez bien que sinon aucune armée du monde n’investirait le moindre centime pour s’équiper de cette technologie.

      • Durandal dit :

        Franchement, j’en sais fichtrement rien, mais ça reste à voir, avec un miroir en Zerodur, ou un prisme pour fragmenter sa lumière.
        Après tout, le laser aussi doit avoir une optique capable de résister a son propre faisceau.
        Un drone ce n’est pas super rapide et ça n’a pas besoin d’être super aérodynamique alors un miroir sur sa partie exposé, l’avant, peuvent l’aider a résister a un tir de laser.

        • ji_louis dit :

          Non, le problème est physique.

          L’émetteur laser dispose d’une optique spécialisée adaptée à la traversée du rayon, à son énergie, son angle et sa phase. La cible reçoit le rayon avec un angle et une phase quelconque qui fait que le rayon laser ne pourra qu’être absorbé partiellement ou totalement C’est cette énergie lumineuse absorbée que la matière de la coque du drone transforme en chaleur qui finit par le déformer (fusion), l’altérer chimiquement (combustion) et le détruire.

          La seule manières qu’a la cible de contrer l’effet du laser qui le touche, c’est d’être faite d’une matière à haut point de fusion (tel le titane) de telle manière que par effet de radiation la chaleur soit diffusée à l’atmosphère plus vite qu’elle ne s’accumule sur la cible.

          • Durandal dit :

            Vous avez raison, mais du coup le titane 22 sur la table de Mendeleïev, ce n’est pas vraiment intéressant, c’est proche de la température de fusion du fer. Prenons plutôt du tungstène, le drone détruira sa cible par sa masse et sa vélocité, pas besoin de charge militaire. 😉

    • Lothringer dit :

      Aucun revêtement n’est réfléchissant dans toutes les longueurs d’onde. Pareil pour la transparence.
      Par exemple, le verre est transparent à la lumière « visible », mais il laisse moins bien passer les IR et les UV : il va chauffer dans ces bandes de fréquence.
      Si si on utilise les rayons X en imagerie médicale, c’est parce que les os et les métaux absorbent les rayons X pendant que la chair est beaucoup plus transparente.
      En conséquence, en ayant une multitude d’armes laser travaillant sur des spectres différents, on a la certitude qu’une de ces fréquences sera absorbée par le drone , avec pour conséquence la « cuisson » et la destruction du drone.
      Après…on s’adapte dans l’instant.
      Et avec des cristaux spéciaux taillés spécialement, on peut construire des multiplicateurs de fréquences (exemple : on génère du rayon X à partir d’une source UV) ; en conséquence une source UV peut au final fournir 2 spectres différents en sortie UV et X , et on adapte au moment de s’en servir. Du coup en utilisant plusieurs multiplicateurs en cascade, on peut passer de l’IR au visible puis à l’UV jusqu’à X (chaque étape ayant son taux de perte dont il faut tenir compte).
      Sans oublier qu’avant le spectre LASER (L comme Light) il y a aussi le spectre MASER (M comme microwave). Le Maser étant l’ancêtre du Laser. Donc il est également possible de faire des canons à micro-ondes, qui peuvent potentiellement « griller » l’électronique interne du drone.

      Comme vous pouvez le constater, on est parti pour un nouveau tour du jeu de l’épée (Durandal) et du bouclier (de Brennus).

      • Durandal dit :

        Et comment l’optique de votre laser résiste à son propre faisceau ?
        Comme je le disais plus haut, le Zerodur à des capacités intéressantes. (c’est le verre pour les miroirs des grands télescopes.) Brefs, j’irais chercher un début de réponse vers les spectrographes comme celui de la tour solaire de Meudon ou le Thémis à Tenerife, car j’imagine qu’ils doivent gérer des températures colossales.

        À la base, je suis fan du laser comme arme anti-drone, j’ai déjà évoqué ce choix à plusieurs reprises sur ce « forum ». Mais c’est toujours dangereux de mettre tous ses œufs dans le même panier. J’aime également l’idée du drone suicide anti-drone suicide, mais je pense que ce n’est même pas un projet…

    • asvard dit :

      Le mot clé est « relativement » : le cout d’un drone va en prendre un coup si vous voulez aller au-delà de 70% de réflexion donc 30% de puissance absorbée (en lumière visible). Quant à « simple » dans ce cas …
      Un simple miroir domestique s’il réfléchit bien les lasers visibles de faible puissance est explosé par un laser IR ou UV.
      Quand on voit le cout d’un miroir de 2 cm de diamètre pour machine laser le drone va couter un bras sans parler que le « simple » fait de le regarder le détériore (j’exagère mais une poussière dessus, des traces de doigts, etc. font qu’il est beaucoup, beaucoup moins efficace et entraine sa destruction à terme). Alors on peut oublier le drone à haut pouvoir réfléchissant.

  4. v dit :

    L’explosion d’une arme nucléaire dans la haute atmosphère produit un champs électromagnétique suffisant à rendre caduque tout ce qui fonctionne à l’électricité et par extension à l’électronique, il me semble (ou je me trompe) ?
    La meilleur défense est encore une fois l’attaque.

  5. werf dit :

    L’énergie nécessaire doit être produite pour des lasers efficaces à grande distance. C’est le gros problème qui n’a toujours pas été résolu par les grandes puissances les plus avancées dans ce domaine. Surtout pour lutter efficacement contre une attaque multiple d’un navire dans une période de temps donnée. Ne cherchez pas les raisons pour lesquelles les PA et leurs groupes évitent certaines zones… Ils n’ont, pour le moment, pas de quoi se défendre efficacement, un comble!

  6. HMX dit :

    Très intéressant, on a hâte de voir ce système intégré « en dur » sur un bâtiment de la Marine Nationale pour des tests en condition réelle. Une version terrestre montée sur véhicule apporterait une capacité locale appréciable de lutte contre les drones (Ex : protection d’un site ou d’un lieu de rassemblement de population lors d’un évènement). Outre les drones, ce système dans une version plus puissante aurait aussi et surtout vocation à être utilisé comme système terminal de lutte contre des missiles, sur les navires de la Marine Nationale.

    Cela étant, il faut garder à l’esprit les limitations intrinsèques du laser : en conditions de basse visibilité (brouillard, fumée, nuages, embruns…) les performances doivent être considérablement dégradées, jusqu’à rendre le système totalement inopérant. Sauf à se contenter d’une couverture partielle, cela signifie donc qu’il faudra disposer de moyens complémentaires au laser pour lutter efficacement contre les drones.

    • Fred dit :

      @ HMX

      Le problème des armes dirigées anti-drone (laser, canon ou mitrailleuse), à terre, c’est que si le drone arrive en rase-motte on risque un Tir ami. En mer, c’est plus gérable ; un coup de laser sur une coque de Fremm, ça ne doit pas faire beaucoup de dégâts. Penser aux vitres anti-laser pour les marins au poste d’équipage tout de même.

      Un article récent parlait d’un essai DGA avec des munitions airburst, ce qui diminue – mais n’empêche pas – les risques de Tir ami fatals (penser à la portée d’une mitrailleuse, de celles qu’on a monté sur des VAB anti-drones).

  7. fgnico dit :

    une chose a la foi peut-être ..non ? terminons l’un et continuons ensuite pour l’autre

  8. blavan dit :

    j ‘espère que la DGA ne va pas se faire refiler un système où le constructeur fournira le laser et les cibles. Avant de crier victoire, il faut que la marine pilote elle même ses drones avec au moins 3 cibles aléatoires, je pense qu’on verra vite les limites de ne nouveau projet.

  9. Et la plus part des pays européens choisissent le F35, horriblement coûteux à l’entretien et qui présentent plus d’une centaines de problèmes reconnus!

  10. Castel dit :

    Cela me laisse à penser que les meilleurs armes pour détruire les essaims de drones, ne pourront être que …….des drones !!
    En effet, un navire pour contrer cette menace aura du mal à compter sur ses armes embarquées, laser ou pas, car face à un essaim, il risque d’être rapidement débordé…..
    Alors, que, si l’on arrive à détecter ces engins suffisamment tôt après leur lancement, de manière à envoyer des drones intercepteurs, il serait peut-être possible d’en détruire suffisamment pour que le navire arrive à faire face avec ses armes embarquées contre ceux qui n’auraient pas été détruits par ces drones intercepteurs, mais sans ceux-ci, le navire serait rapidement en danger…
    Alors, évidemment, l’idéal serait que ceux-ci soient eux-mêmes dotés d’un système genre canon laser, même si cela relève aujourd’hui de la science fiction, sinon les deux autres options , à savoir des drones équipés d’armes traditionnelles, genre minimag, par exemple, ou alors des engins kamikazes, semblent avant le coup d’une efficacité douteuse…
    Bref, pas mal de travail sur la planche pour nos ingénieurs en armement pour essayer de contrer cette inquiétante menace dans l’avenir !!!

    • Fred dit :

      @ Castel

      L’idée de Cilas de diminuer la taille des lasers doit être aussi dans un objectif de pouvoir les multiplier sur un navire. Des dizaines de mini-drones sur un bateau, ça prends de la place, pour les stocker… Et pour les faire décoller !

      Certes, l’attaquant peut avoir l’idée d’envoyer des centaines de drones en essaim… Mais y’a de la logistique derrière.

      • Castel dit :

        @ Fred
        Il semble bien que le principal danger pour un navire est d’être attaqué par un essaim de drones envoyés depuis la terre, lorsqu’il longe des côtes hostiles.
        En effet, s’il s’agit de drones lancés depuis un autre navire, celui-ci devrait avoir lui aussi des problèmes capacitaires, et devrait donc ne pas pouvoir en envoyer une quantité saturante…..
        De plus, celui-ci sera sans doute repéré par les radars de notre navire, qui, dès qu’il aura identifié l’envoi de l’essaim, pourra essayer de mettre la plus grande distance possible avec celui-ci, vu que l’autonomie de ces engins reste aujourd’hui limité…..
        Par contre, à proximité des côtes, il peut très bien se faire surprendre, et ne pas avoir le temps de se mettre à l’abri….
        D’où l’importance à mon sens d’étudier la possibilité de drones intercepteurs, qui pourraient aussi être éventuellement équipés de leurres ou de brouilleurs qui se déclencheraient à proximité de l’essaim pour essayer de le dévier de son objectif…..
        Mais la, place aux techniciens !!!

        • Fred dit :

          @ Castel

          Oui, le danger est réel. Surtout si les drones attaquants sont assez « lucides » (voie image) pour viser avec précision les silos à missiles, le centre de commandement ou la passerelle avec une charge creuse.

          Il y a aussi, pour se défendre, la « boite à mitraille » tirée par LE canon de gros calibre. Je souligne « le » car il ne peut pas protéger tous les axes du navire en même temps.

          Un navire de premier rang emporte des moyens de guerre électronique lourds et efficaces. Le grand danger, ce sont les drones autonomes.

  11. pepel_WASSKA dit :

    Oui, il faut vraiment mettre du budget dans la lutte anti-drone, mais probablement pas avec un très cher laser unique. S’il est possible de faire un essaim de plusieurs centaines de petits drones auto-pilotés par IA, il faudrait pouvoir les contrer par des centaines de petites armes anti-drone, elles aussi auto-pilotées par IA.
    Parce que je ne vois pas comment une arme unique pourrait résister à un essaim de drones. C’est un nouveau challenge technologique auquel il faut répondre.

    • daniel dit :

      Mines aériennes?
      Lancement rapide. Quasi-statique ou déplacement à faible énergie. Prix mini, permettant la saturation. Rapatriables.

      • HMX dit :

        Oui, c’est une bonne idée. Cela revient à créer un réseau de drones kamikazes volant en stationnaire autour de la cible à protéger, et explosant lorsque une cible passe à portée. Evidemment, le nombre de drones « mine aérienne » doit être en proportion avec le nombre de drones attaquants. Celui qui aura le plus de drones aura de meilleures chances de l’emporter.

    • ULYSSE dit :

      Oui la guerre des robots s’annonce..les auteurs de SF ont vu juste une nouvelle fois. La suite qu’ils ont envisagée, c’est à dire la perte de contrôle par les humains, prend de la consistance, a plus long terme…

    • Gribeauval dit :

      Le laser est au contraire l’arme la plus adapté pour contrer des essaims de drone. Pas sous sa forme actuelle mais la marge d’évolution est immense.
      L’avantage principal du laser, c’est qu’il n’y a pas besoin de viser avec l’arme entière. Le faisceau seul peut être redirigé sur la cible. Cela permet de viser puis de changer de cible en une fraction de seconde. Il suffit de voir les systèmes de suivi d’objets rapides utilisés sur les caméras professionnelles pour réaliser le potentiel immense.
      La marge d’évolution de puissance des lasers est elle aussi très importante, et la cadence de tir n’est limité que par la source d’énergie.
      Donc un laser connecté à une source d’énergie fiable et puissante et guidé par une IA performante (vu les vitesses en jeu, l’humain sera dépassé pour ce genre de visée) pourrait abattre plusieurs dizaines de petites cibles par minutes, plusieurs centaines avant que l’essaim puisse être réellement dangereux.
      Pour une défense statique de lieux majeurs (bases,villes, navires…), les lasers sont probablement la meilleure voie à creuser.
      Sinon il y a l’affut quadruple au gros plomb en dernier rempart…

  12. ron7 dit :

    A creuser… En version 2020 (Mach 0.9 maxi)
    En version pilotée et drone !
    https://www.youtube.com/watch?v=BVmiaNhxLHE

  13. phil135 dit :

    un laser ça fait moderne et les politiques aiment bien. mais ça n’aime ni la poussière ni les embruns. donc les « conditions réelles » …
    de plus le rendement énergétique est désastreux
    pourquoi pas une simple 12,7 traçante avec un algorithme pour corriger le vent sur le second tir ?
    ou une chevrotine gros modèle ?

  14. wololo dit :

    Ok le laser permet d’atteindre sa cible a la vitesse de la lumière, mais quels sont les radars qui permettent telle précision? Des experts sur le forum pour m’éclaircir?, merci

    • Lothringer dit :

      Radar….justement c’est une grosse problématique de la lute anti-drones. Car la SER d’un drone est infime, car ils contiennent beaucoup de matériaux composites riches en carbone.

      Pour une destruction à 1-3km, j’imagine plutôt une reconnaissance optique (y compris en IR pour rester efficace par temps de brouillard) (avec IA derrière) permettant de désigner précisément 1 cible parmi l’essaim. On tire, on détruit, et on passe au suivant.
      Dans le cas d’une meute de canons, il faudrait un « chef de tir » (algorithmes) qui centralise la capture-analyse d’image et qui ensuite redistribue précisément une cible à chaque canon , pour éviter qu’une cible ne soit traitée simultanément par 2 canons.
      Ensuite on pourra ajouter l’estimation individuelle de la distance de chacun des membres de l’essaim, afin d’identifier ceux qui sont les plus proches, donc à détruire en premier ; à moins qu’on ait envie d’inverser la priorité en considérant que ceux qui sont derrière sont ceux qui observent pendant que ceux qui sont devant sont juste là pour « agiter les bras » et détourner l’attention (stratégie turque au Haut-Karabakh) . D’où l’intérêt de l’IA pour aider à discriminer les cibles .

      Mais même à la vitesse lumière (300 000 km/s) il faut anticiper le déplacement de la cible pendant le laps de temps où la lumière va effectuer son trajet. En frontal, c’est absolument pas gênant , mais en latéral faut voir…quoique 3km çà ne fait que 1^-5 sec de durée, çà ne fait que 0,01cm d’écart pour un drone se déplaçant à 10m/s.

      Maintenant, si un canon parvient à tirer à 2 coups/s ça fait 120/minute.
      En 1 minute, un drone à 10m/s parcourt 600 mètres, donc 2km (intervalle de 3 à 1 km) en 200 secondes soit 3 minutes et 20 secondes.
      Pendant 3min20s , le canon peut tirer 400 coups.
      Donc en théorie un canon seul pourrait traiter 400 cibles (dans un monde idéal où le drone accepte de se laisser tirer comme un pigeon …) .

      çà nous promet une magnifique collaboration physiciens-informaticiens-automaticiens
      Du boulot pour nos ingénieurs et techniciens supérieurs.

  15. Lothringer dit :

    J’ai le souvenir que dans les années 80, les américains avaient réussi à illuminer la navette spatiale avec un laser vert tiré depuis une station de Hawaï. Ils avaient dû s’y prendre à deux fois, car la première fois ils avaient commis une erreur dans les calculs de poursuite (je crois qu’ils s’étaient emmêlé les pinceaux entre le système métrique et les pouces) . Arrivé à 300km d’altitude, le rayon avait environ 15 mètres de diamètre.

    Ici l’article parle d’un système orienté Marine.
    Mais dans un contexte armée de terre, j’imaginerais bien le principe du canon automoteur léger motorisé des britanniques
    http://www.opex360.com/2021/07/04/la-british-army-pourrait-se-doter-de-canons-automoteurs-legers-robotises-et-autonomes/
    transformé en canon laser

    Ici l’article parle d’un laser de 2kW, mais cette information est partielle (ce qui peut se comprendre).
    On ne sait pas si c’est 2kW en sortie ou 2kW en entrée (quand on sait que le rendement d’un laser est très très très éloigné des 100%) , et on ne sait pas combien de temps (en millisecondes) dure le tir pour se faire une idée de l’énergie délivrée en Joules.
    Mais j’imagine mal un mini-drone capable de stocker assez d’énergie pour approvisionner durablement un laser embarqué.
    Mais un drone de 3-4 mètres avec son générateur intégré (pile à combustible alimentée par du propane ou du méthanol) pourquoi pas… Il pourrait alors tirer 1 à 2 coups/seconde.

    Pour ce qui est de la problématique de l’absorption des lumières par l’atmosphère (et donc perte d’efficacité du laser) un site intéressant :
    https://planet-terre.ens-lyon.fr/ressource/bilan-radiatif-terre2.xml

  16. Bloodasp dit :

    Quelle est la puissance du dispositif? combien de Kw? Le drône en question il était en plastique! Un missile c’est plutôt du métal voir de la céramique pour résister à la chaleur, dû à la vitesse. Donc les gars avant de vous congratuler, faut vraiment accélérer et essayer d’aller dans des gammes de puissance un peu plus élévée.
    On pourra faire cocorico, quand le bazard aura atteint la centaine de KW.

  17. ji_louis dit :

    J’imagine bien un duo phalanx/laser agissant selon la cinématique de la cible: loin et lent traité par le laser, proche ou rapide traité par le phalanx.
    Pou mémoire, le phalanx est un canon anti-aérien à tir rapide embarqué sur certains navires US. Il existe d’autres systèmes au fonctionnement similaire, mais leur nom ne me revenait pas en tête.

  18. Pascal (l'autre) dit :

    « Pou mémoire, le phalanx est un canon anti-aérien à tir rapide embarqué sur certains navires US. Il existe d’autres systèmes au fonctionnement similaire, mais leur nom ne me revenait pas en tête. » Basé sur le principe du Gatling!
    Le système monté sur les bateaux de l’U.S. NAVY
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Phalanx_CIWS
    Le principe de fonctionnement
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Mitrailleuse_Gatling
    L’inventeur
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Jordan_Gatling
    Le « monstre »
    https://fr.wikipedia.org/wiki/GAU-8_Avenger

  19. Cocoricocu dit :

    Avec un drone tu peux longer les murs…. Les allemands (MBDA deutsch) ont déjà montré une vidéo, donc un système qui fonctionne déjà depuis 2015.

  20. phil135 dit :

    une balle après quelques centaines de mètres doit se situer dans les 3000 joules. si on considère que ça représente une frappe de 1/10e de seconde ça fait une puissance équivalente de 30 kW. les lasers ont encore des progrès à faire avant de réellement concurrencer les armes à projectiles. pour l’instant leur seul point fort est la propagation « instantanée ».

    • vrai_chasseur dit :

      @phil135
      Attention il y a 2 paramètres : puissance et intensité.
      La puissance c’est du kW brut, en continu ou en impulsion (dans ce dernier cas, on peut envoyer des centaines de milliers de kW en quelques nano-secondes et ça peut déjà faire très mal car ça élève la température très brutalement)
      L’intensité c’est la puissance par rapport à la surface. Tout le monde peut voir ce que c’est, avec le soleil : c’est environ 0,1W /cm². Juste de quoi avoir des coups de soleil sur les épaules. En revanche si vous prenez une loupe et vous concentrez la lumière du soleil, vous pouvez enflammer très vite du papier, car vous concentrez le faisceau et vous atteignez plusieurs centaines de W / cm².
      Des sociétés comme CILAS ont travaillé sur le projet français du Laser Megajoule. Elles maitrisent les 2 paramètres. Et avec une intensité adéquate, vous pouvez vaporiser instantanément du métal : ça a été fait en labo, reste maintenant à l’industrialiser pour le rendre aisément manipulable par des militaires.

  21. Paul Bismuth dit :

    On dirait que l’essaim de drones est testé sans nous…
    https://www.air-cosmos.com/article/tsahal-attaque-le-hamas-avec-un-essaim-de-drones-kamikazes-25120