La réforme du maintien en condition opérationnelle des aéronefs produit des résultats encourageants

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57 contributions

  1. themistocles dit :

    42 mois de grande visite pour un avion …. On crois rêver.

  2. Alpha dit :

    Les chiffres du MCO…
    Certains ici, critiquent -à raison- le manque de disponibilité de nos matériels, mais ignorent totalement comment il se calcule, ce qui est pris en compte, etc… Faut dire que le sujet est vaste et compliqué…
    Mais un un petit exemple :
    Savez-vous qu’aux USA ou en G-B, les appareils qui entrent en usine pour telle ou telle raison, ne sont plus considérés en ligne par les forces et n’entrent donc plus dans le calcul du MCO ?
    Pour faire simple, un F-35A (au hasard…) de Luke AFB qui rentre dans l’usine de Fort Worth pour une réparation de structure, sort de l’inventaire de l’USAF et y re-rentre quand il est réparé !!!
    Chez nous, un Mirage qui rentre à Mérignac reste dans l’inventaire de l’Adae, idem en ce qui concerne le ou les 2 Rafale de St Dizier utilisés régulièrement par le constructeur ou les équipementiers pour des essais…
    Alors forcément, les chiffres sont faussés…

    • Frede6 dit :

      Ah enfin. Entièrement d’accord, tout le monde râle après la dispo mais personne ne sait comment le chiffre est calculé (c’est plus le manque d’appareil en parc qui est un pb) et j’ajouterais personne ne connaît les raisons des indispos (ex des visites basées sur la mro civile et les accidents de Comet).
      Rafale, Caracal, A400M, Atlantique 2, on est assez loin des balivernes sur le manque de rechanges ou les matériels hors d’age.

      Les journalistes et députés soi disant spécialistes défense font souvent (uniquement) de la démagogie et ne font pas (jamais) leur travail d’enquête…ce qui arrange les milis qui peuvent continuer à se plaindre sans se remettre en cause…

      Je ne fais pas partie du fan club Parly, mais il semble qu’elle a identifié au moins un des blocages et tenté d’y remédier avec ces contrats.

    • vrai_chasseur dit :

      @Alpha
      Les appareils qui rentrent en maintenance industrielle lourde en France (la NTI3) sont aussi mis hors inventaire durant leur séjour chez l’industriel, comme aux USA. Même chose pour les appareils neufs stockés en réserve (Chateaudun), les prêtés (pour meetings aériens, démos, tests d’appels d’offres, essais DGA, etc), les immobilisés au sol : ils sont temporairement sortis de l’inventaire et n’entrent pas dans le calcul du taux.
      – La définition même du taux de disponibilité est assez équivoque : ‘appareil disponible’ veut dire exactement « appareil en parc apte à effectuer dans un délai de 6 heures une des missions correspondant à ses caractéristiques ». Si on prend par exemple les 55 Mirage 2000D de Nancy Ochey, 24 sont ‘disponibles’ : ils pourront décoller dans un délai de 6 heures. Mais les 24 ne pourront pas être montés simultanément avec les équipements de bombardement (la mission principale du 2000D), certains pourront décoller seulement pour une mission de reconnaissance (qui est aussi une des missions ‘officielles’ de cet appareil).
      – S’agissant de l’organisation et des processus de maintenance eux-mêmes, pour être optimiste et voir le verre à moitié plein, on va dire que le potentiel de progrès est très important … ne serait-ce déjà qu’au niveau de l’informatique. Une même pièce de rechange peut ne pas avoir le même numéro de nomenclature suivant qu’elle est traitée par l’AAe ou la Marine…. Sur ce point le contrat RAVEL avec Dassault comme chef de file de maintenance pour le Rafale mettra tout le monde d’accord, c’est la nomenclature de l’industriel qui prévaut.

      • Lejys dit :

        Nous avons des appareils neufs stockés en réserve…??! et en plus à Châteaudun, base qui vient de fermer….?! Z’êtes sur??

      • Alpha dit :

        @vrai_chasseur
        @LeGone
        Ok, je prends !… J’ai du me fourvoyer… 😉

      • waterBoy dit :

        1- Il n’y a aucun appareil neuf stocké à Chateaudun.

        2-Non, les appareils de retour chez l’industriel ne sont pas sortis des inventaires pour le calcul du taux de disponibilité. Ils ne sont uniquement pour la gestion quotidienne du parc.

        Êtes vous certain de connaître le sujet que vous abordez?

      • Raspoutine dit :

        @vari chasseur
        Nomenclatures AAE et AN différentes : … arrrgh … moi qui croyais que l’ensemble de nos pièces étaient en réf contsructeur ET sous numéro OTAN (NNO).
        Ensuite les réf logistiques existent partout mais c’est aussi affaire de disposer d’outils informatiques performants et en nombre le plus limité possible. D’où la « marge de progrès » en effet qui rappelle celle de sociétés civiles des années 1990-2000, en pire…

    • LeGone dit :

      C’est propre à l’armée de l’Air alors, ce n’est pas le cas pour les hélicoptères de l ‘ALAT qui « sortent » des calculs de dispo lors des entrée en chantier chez l’industriel.

    • PK dit :

      dans ce cas, publions aussi ces chiffres : quel est le taux d’appareils capables de voler dans les hangars ?

    • Polymères dit :

      Il y a effectivement différents paramètres à prendre en compte ici et là qui ne sont pas universels, donc il faut toujours prendre du recul dans les comparaisons.

      Notons tout particulièrement qu’un grand pourcentage d’indisponibilité n’est pas lié forcément à de la « casse » mais à des contrôles qui varient selon les pays où les recommandations des industriels.
      Certains vont faire un contrôle annuel peu importe qu’un véhicule ait roulé 0 ou 2000km, d’autres feront un contrôle en fonction d’un kilométrage parcouru, d’autres en fonction d’heures de fonctionnement.
      En France on ne projette pas un matériel qui n’a pas réalisé son contrôle avec 6 mois devant lui, cela ne veut pas dire que tout est cassé quand on dira qu’il est inapte à la projection.
      Un avion de chasse, on va le déclarer disponible s’il est apte à prendre les airs en moins de 6h. Ça ne veut pas dire qu’ils sont forcément disponibles pour une projection de plusieurs mois, ni que ceux qui sont indisponibles ne le seront pas disponibles au bout de 24 ou 48 heures.

      De même que la procédure de contrôle en temps normal qui va interdire un matériel à une projection ne va pas se faire de la même façon en temps de guerre. Si un véhicule est à un mois d’une visite, si on dit que tant pis, ils y vont sans la faire, ben ça se fera.
      Dans beaucoup de pays, un matériel est disponible du moment que ça roule , il est indisponible quand il y a un truc de cassé et qui créer une grosse contrainte.
      Ce sont des pays qui vont quotidiennement moins s’emmerder et qui donneront le sentiment que tout va bien, mais quand ils doivent sortir les matériels, il n’y a pas grand chose qui arrive et les pannes s’avèrent nombreuses.

      Plus un pays est exigeant pour ses matériels, plus les indisponibilités sont importantes. Plus on pousse loin, plus on frôle une saturation produisant énormément de problèmes. On va donc devoir revoir les procédures pour optimiser la chose et comme cet article le mentionne, beaucoup peut être fait sur l’aspect des procédures et de l’organisation pour tous les contrôles et visites périodiques (indisponibilité prévu) avant d’aller chercher à raccourcir les délais pour l’obtention de pièces de rechanges sur le côté « réparation » (indisponibilité imprévue).
      La maintenance prédictive sur certains nouveaux matériels va permettre d’anticiper des rechanges avant une cassé, donc de gagner du temps pour les pièces

      • Raspoutine dit :

        Ce qui est qd mm gênant c’est de parler de « maintenance prédictive » avec le big data et autres capteurs intégrés et autres moyens qui sont actuellement le prochain horizon du secteur de la maintenance aéronautique, comme s’il s’agissait d’une panacée.
        Les technologies déjà disponibles depuis au moins 20 ans, bien utilisées avec des personnels correctement formés, permettent déjà d’optimiser sensiblement l’entretien (calculateurs embarqués et systèmes d’autodiagnostic, reliés au systèmes de liaison de données de l’appareil, tel l’ACARS qui équipe les avions civils).
        Ces technos déjà accessibles et un système d’approvisionnement pas uniquement calé sur le « juste à temps » en vigueur dans le milieu civil peuvent déjà produire de sensibles améliorations, ce que (j’espère) les équipes d’entretien des A330 Phénix ont déjà dû toucher du doigt pour ne citer qu’eux …
        Ensuite l’échelle de la flotte et sa spécificité française n’aident pas à mainteniur un support logistique économique, celui-ci étant étroitement et exclusivement dépendant des constructeurs.
        C’est peut-être un des apports des contrats verticalisés, bien que de 1ers retours semblent indiquer une problématique de volume d’heures de vol disponibles par appareil trop faible par rapport aux minima attendus ….

  3. Olivier dit :

    Bonjour , je ne comprends pas pourquoi nous avons se problème de maintenance c est inadmissible de ne pas avoir la disponibilité de notre matériel pour nos militaires qui mettent leur vies en jeux. .

    • 에르메스 dit :

      Parce qu’il est impossible d’avoir 100% de disponibilité sans doute.
      .
      Ensuite, la complexité matériel, l’administratif, les contractions de budget, le peu de vision stratégique avec un stock de pièce ridicule et la logistique faut qu’a chaque décalage la disponibilité prend un coup.
      .
      C’est triste mais n’a rien d’étonnant.

  4. NulH dit :

    Merci, un texte gentil … Rien de plus classique …

    Ah, mais, au vu de la photo, quelques améliorations tout à fait évidentes encore …
    Et de l’avis des opérationnels, de la maintenance ???

    Conseil général : faire de vrais de vrais audits internes (comme base ISO, arrosé de CMMI, et autre AMDEC ou ITIL)… et surtout, bien suivre les opérationnels… les vrais… Ceux qui touchent, bien sûr… L’audit interne, n’est pas, un audit de certification, bien entendu…

    Et aussi, se faire valider tous les contrats de maintenance par des pro. des projets achats, attention, c’est là aussi, tout un métier…

    … On pointe tellement de progrès possibles.

    Les genses de ce métier de la maintenance et autre contrat d’achat, se reconnaitront…

    Voili voilà… on s’est bien amusé, là…

    • Poutargue dit :

      Les normes actuelles, bien exploitées par des organismes sérieux et de « vrais » responsables de maintenance, sont tout à fait pertinents pour s’améliorer.
      Nul doute que l’on rencontre là les mêmes effets pervers qu’en maintenance aéronautique « civile »: ce sont rarement d’anciens mécaniciens compétents qui évaluent une activité de maintenance et on ne s’attache pas assez aux critères vraiment techniques du travail.
      Perso, la caisse à outils rouge là, elle ne fait pas envie …

  5. Jule dit :

    ça s’améliore, sa fait plaisir ! mes on et loin de 60% minimum du matériels militaire disponible de Macron… Allez encore quelques années et ce sera bon (ou pas si un écolo à la noix et ou un chien de garde de droite ou un gauchiste et élue ???)

  6. Plusdepognon dit :

    Le contrat RAVEL concernant le Rafale a été mis en avant en fin d’année dernière :
    https://www.air-cosmos.com/article/rafale-le-programme-ravel-porte-ses-fruits-24374

    De même que les derniers investissements de Safran pour tenir ses engagements :
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/comment-safran-va-augmenter-la-disponibilite-des-helicopteres-de-l-armee-francaise-840284.html

    Un numéro d’Air et Cosmos est consacré au MCO :
    https://www.air-cosmos.com/article/dossier-mco-paratre-le-5-mars-dans-air-et-cosmos-magazine-24232

    La Royale aussi est concernée :
    https://www.air-cosmos.com/article/mco-laia-de-bretagne-squipe-pour-le-dassault-atl2-23452

    L’entreprise Sopra Steria est chargée du syteme d’information unique du MCO aéronautique (Caracal et Patroller) :
    https://mobile.twitter.com/DGA/status/1375491912933720065

    Mais aussi de la fameuse « maintenance prédictive » :
    https://www.lalettrea.fr/entreprises_defense-et-aeronautique/2021/03/18/sopra-steria-emporte-le-contrat-brasidas-sur-la-maintenance-predictive-des-armees,109651199-blg

    De quoi susciter quelques curiosités, l’entreprise a dû faire face à des attaques informatiques assez sophistiquées l’année dernière :
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/10/23/l-entreprise-francaise-de-services-numeriques-sopra-steria-victime-d-une-attaque-informatique_6057168_4408996.html

    Cette boite et les armées… une longue histoire :
    https://www.ouest-france.fr/politique/defense/la-solde-des-militaires-tombe-desormais-a-l-heure-et-sans-surprise-7145401

    Dans le domaine des équipementiers, Rafaut prend une toute autre dimension avec ses dernières acquisitions :
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/grace-a-son-actionnaire-hld-rafaut-met-la-main-sur-son-rival-alkan-882657.html

    Le mouvement d’externalisation, lui, continue :
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/05/04/externalisation-de-prestations-logistiques-multi-services-au-22109.html

  7. Thierry dit :

    « en vue d’accroître sensiblement la disponibilité des aéronefs à un coût maîtrisé. » (extrait de l’article)

    comprenez : on pourrait avoir une disponibilité à 100%, en allongeant les biffetons qu’il faut pour ça, mais pas question d’augmenter les impôts des sociétés et des ultrariches.

    Ils saupoudrent les fraises de sucre mais juste un tout petit peu pour laisser à penser que les problèmes se résolvent alors qu’ils sont permanent et demeureront ainsi à l’avenir.

    quand aux soi-disant problèmes de verticalité dynamique ou d’horizontalité assoupi c’est encore nous prendre pour des enfants. magouilles un jour, magouilles toujours.

    • 에르메스 dit :

      Mais avec un budget illimité je serais curieux de voir comment vous faites pour une dispo 100%.
      C’est irréalisable a moins de n’avoir aucune maintenance à réaliser.
      .
      L’exagération a ses limites.

      • Habituė d' opex360 dit :

        Mais si, la disponibilité à 100% c’est facile (si j’ai bien compris les commentaires) : il suffit de sortir des comptes tous les appareils indisponibles.
        .
        Ça me rappelle la comptabilité des mines AntiPersonnel : quand Lady Di et ses copines de tous les pays ont pleuré très fort pour qu’on interdise les mines AntiPersonnel, c’est du jour au lendemain que l’armée française n’a plus eu de mines AntiPersonnel : sur la comptabilité elles sont devenues aussitôt « mine antiVéhicule léger ».
        .
        Quand on veut faire de la comm’, on trouve toujours un moyen de parvenir au résultat voulu.
        Bravo Madame Parly.

    • EBM dit :

      Non on avait pas assez de dispo par mauvaise gestion et manque de budget. Là on parle de maîtriser les coûts malgré un budget qui cesse d’être ridicule.

      Personne n’a dit que 100% était atteignable.

    • Math dit :

      Ils ont un pb d’organisation sur le MCO et s’arrangent pour le résoudre. Ce n’est pas si simple et des centaines de personnes sont mises sous pression pour y parvenir. Pour les Pb de qualité coût délais, ils prennent des PMO, des responsables de programmes, des rédacteurs de contrat sur niveau de service et pénalités. La mise au point de ce type de contrat prend généralement 3 à 6 mois pour la rédaction car pas mal de monde doit participer. L’attribution est assez rapide, dépouillement des offres, soutenances, visites. Viens la phase d’exécution qui responsabilise chaque acteur. La encore, des chaînes humaines à former et à responsabiliser, avec l’épée de Damoclès des pénalités au dessus de chaque tête. Voilà dans les grandes lignes l’organisation à créer. Ce type d’organisation fonctionne très bien dans les télécoms, l’automobile, l’aéronautique et le logiciel. Ça devrait fonctionner dans le domaine du MCO aéronautique, il n’y a aucune raison que ça plante. Et du côté de l’état, il y a aussi du monde qui tient la route du côté de l’administration.
      Comme vous le comprenez, les résultats prennent 2 à 3 ans à se faire sentir, indépendamment des préférences politiques.

    • Jupiter dit :

      Bonjour,
      Même avec toutes les rechanges possibles et imaginables, 100% de disponibilité ce n’est pas atteignable.
      Parce que les visites périodiques prennent du temps, parce que changer un moteur ou un radar, ca demande du travail et des essais par la suite.
      Bref, non, l’argent ne fait pas la disponibilité.
      Mais oui, avec plus d’argent il y aurait une meilleure disponibilité

    • Captain Pif dit :

      (1) ce n’est pas seulement une question d’argent: l’organisation de la maintenance a longtemps été kafkaïenne, l’un des pires exemples étant la maintenance des 14 C-130H/H30 confiée à une société portugaise (car la ‘mieux disante’) sans qu’on ait pensé à contractualiser les délais (acheminement de pièces, durées des GV, etc.) avec une disponibilité effroyablement basse. (2) les impôts des sociétés sont tellement élevés en France que ce serait totalement contre-productif. L’obsession française, très ancienne, de taxer tout ce qui bouge produit des effets économiques désastreux à moyen-long terme. Quant aux « ultra-riches », c’est aussi cliché surfait qu’ultra-libéralisme, social-traître ou contribution-citoyenne. Des slogans de comm pure.

  8. Lacondemine dit :

    Désolant , voir déprimant… Tant que nos politiques ne prendront pas conscience des lacunes majeures et récurantes de nos armées, nous resterons une armée d’échantillonnage… Nos armées seront toujours dotés de homéopathique ….
    Aujourd’hui budget de 39 milliards d’euros…… 2023, 44 milliards d’euros… Trop peu pour mettre en confiance nos voisins pour une amorce d’un semblant de Défense Européenne…
    Cette fable Franco/Française……
    William Alexander .

  9. Mika dit :

    Dispo de 80% sur la flotte rafale !
    Impressionnant !

  10. Delta dit :

    Les chiffres on leur fait dire ce que l’on veut. Il faut vivre la disponibilité des machines de l’intérieur pour se rendre compte de la déliquescence de la maintenance aéro dans l’AAE par exemple. Nous vivons une époque où la paille fait loi devant le bon sens. Il y a en bas les unités volantes et les ESTA, avec des personnels prêts à se saigner sans compter leur temps, leur investissement, nourri par le sens de la mission et la passion du métier. Et au dessus la bureaucratie à la clim dans son bureau, débauchant à 17h, bataillant à coup de mail, de demandes de références, de triple CRFT, de contrats mal ficelés, de renvoi incessants de responsabilité à qui mieux-mieux, à toi, à moi, la DMaé, l’industriel, la DGA, l’institution, la navigabilité. Dites nous ce dont vous avez besoin et nous vous dirons comment vous en passer. Au lieu que l’administratif soit au service de l’opérationnel, le fonctionnement est inversé et la bureaucratisation paralyse tout le système, à coup de dilution de responsabilité. Le drame est que les mécanos, passionnés, développant des trésors d’ingéniosité, d’adaptation et de dispo finissent dégoûtés par la sclérose du système. Pas le droit d’avoir de stocks de pièces, 1h de dépannage pour 4h de paille, la navigabilité qui bloque tout, pour un numéro de série, en contradiction du bon sens aéronautique, des délais d’approvisionnement jamais tenus. Tant d’énergie perdue en vain, tant de passion, de sens du sacrifice, de la mission balayés à cause cette lassitude de subir cette situation. Combien d’équipages lassés de voir la dispo en berne, sans possibilité de s’entrainer convenablement, condamnés à faire le strict minimum. Et pas de changement à l’horizon, même sur les flottes récentes. Peu importe à qui la faute, l’Etat qui ne paye pas, les industriels qui se sucrent, la DGA qui s’invente un métier, la DMaé qui est déconnectée des opérations… A quand un vrai chef qui prendra le taureau par les cornes et mettra les gens devant leur responsabilités, avec devoir de résultats et rétorsion à l’appui si besoin ?

    • mich dit :

      Je verse une larme sur votre inventaire à la Prévert !du blabla pour donner des bons et mauvais point et finir par le recherche du messie ,ridicule.Le bon sens aéronautique ,bonne blague ! avoir de la rigueur dans son travail c ‘est déjà pas mal , et ce n ‘est pas réservé seulement à certains (le contraire également cela va de soi ).

  11. Raph dit :

    On croit rêver ! On est bien encore dans « le service public »! Dans n’importe quelle boîte privée, ces chiffres se soldent par des faillites, des licenciements, etc. Les chinois ont peut être des demi portes avions, demi chasseurs 5G, demi missiles, mais avec la quantité qu’ils peuvent nous mettre en travers de la gueu…, ça sera largement assez efficace !

  12. farragut dit :

    Si par le passé, « toute absence de solution satisfaisait à des besoins cachés », quels sont donc ces besoins cachés qui ont disparus ? La multiplication des intermédiaires et de leurs « frais de gestion » (commission de 8% garantie dans les marchés de l’armement) ? L’arrosage de tous les « territoires » pour diffuser les aides indirectes aux élus ?
    Peut-être que la technique de LM sur la dissémination des fournisseurs du F-35 dans tous les Etats des USA était-elle aussi utilisée en France pour influencer la politique de gestion des contrats de MCO de l’AAE ?
    Donc, qu’est-ce qui a changé pour supprimer cette prétendue « absence de solution » dans les délais de MCO et dans la catastrophique disponibilité des appareils ? La faible représentation des maires LREM dans les « territoires » ? Le besoin de faire disparaitre des ressources financières (suppression de la taxe d’habitation) des opposants locaux à la politique de désindustrialisation néolibérale ?
    D’accord, ce n’est plus du domaine du militaire, mais la question mérite d’être posée, et une véritable enquête d’investigation non partisane devrait être menée pour « justifier » ce changement de stratégie…
    Et que l’on nous parle pas de l’arrivée du « Big Data » pour expliquer l’introduction de cette nouvelle politique de Gestion des Contrats ! Ce ne sont pas tant les flux de données qu’ils faut analyser et optimiser (le Produit), mais plutôt les flux financiers (le Pognon!)…
    Oserais-je élargir la demande aux flux financiers des soutiens aux candidats aux élections présidentielles ? Quel sera le nouvel Alstom « choisi » pour financer la prochaine campagne de 2022 ?

  13. Tekil@ dit :

    Je ne parles que de la flotte Tigre dans mon cas.
    Pour être clair, on voit une amélioration dans la fournitures des rechanges ( vus le cout des contrat passer avec Airbus Helicopter c’est la moindre des choses) mais aujourd’hui nous sommes sous la vague des règlements de la Navigabilité !!! du sous effectifs des directions techniques et pour les mécaniciens militaires de leurs participations aux différents amphis, prise d’armes, instructions et autres choses qui les sortent des ateliers !!!

    • Raspoutine dit :

      De mémoire et sauf erreur, pour faire voler un Puma ou Gazelle dans l’ALAT, il y a toujours eu des règles, circulaires et notes techniques émises au Ministère de la Défense (DCMAT) pour définir quand ça volait et quand ça ne volait pas.
      La « navigabilité », comme la maintenance, n’a pas été inventée hier et heureusement …

  14. Allez voir le rendement du personnel et vous aurez tout compris!

  15. Yallingup dit :

    La pratique, normalement interdite, du « cannibalisme » qui permettait de faire voler des avions en prélevant des éléments/équipements sur un autre arrêté pour une longue durée est-elle toujours d’usage au sein des forces? Et si oui, ces chiffres optimistes seraient-ils a revoir à la baisse? Si non, bravo pour ces bons résultats.

    • mich dit :

      Bonjour ,les prélèvements n ‘ont jamais été interdit ,par contre c ‘est vrai que l ‘on n ‘a jamais trop aimé s’ attarder sur le sujet .C ‘est vrai aussi que ce sera très bien pour tous quand on ne confondra plus stockage et mis en « pièce » ,ou alors de façon exceptionnel .

      • Blurb dit :

        En milieu civil, c’est aussi une pratique assez régulière mais qui est encadrée, car sur certains appareils, les standards de logiciel et conception des calculateurs peuvent qd mm générer des surprises (pannes) …

  16. fgnico dit :

    j’aimez bien cette expression

    …///soi-disant problèmes de verticalité dynamique ou d’horizontalité assoupi ////…

  17. Elwin dit :

    De bonnes nouvelles qui font plaisir ! Courage aux équipes.

  18. Phil dit :

    Je sais pas si l’on peut se « feliciter » d’une disponibilité de 31%…

  19. Bob dit :

    La MCO augmente, c’est bien mais pourquoi n’avons pas le prix de la MCO avant et après les contrats? Il aurait été bien de se faire une idée avec ces chiffres car faire voler des aéronefs avec un coût de MCO qui n’est pas proportionnel aux investissements est une gageure grave dans ces temps de pénurie financière et de crise économique. Un tableau récapitulatif et comparatif aurait été bien utile comme les raisons des progrès ou non. On peut supposer de basses manœuvres électoralistes.

    • Dodo dit :

      La pénurie financière ? Celle ou l’on a des investisseurs prêts à perdre de l’argent pour investir dans notre dette (taux négatif) ?

  20. Patrick Bolle dit :

    L’IGA CHABBERT est certainement l’homme de la situation : il a été en poste à l’AIA de Cuers Pierrefeu en charge de la MCO des aéronefs de l’aéronavale.

    • Tekil@ dit :

      C’est une blague ?? Le SIAè ? Peux être pire que l’industriel !! Les délais des grandes visites des hélicos sont les pires jamais atteints !! Et je parle pas de la qualité !!

  21. Max dit :

    102 Rafale… C’est pour l’Armée de l’air et de l’espace hors aéronavale ?
    Reste que ça fait peu !

  22. Pascal (l'autre) dit :

    La disponibilité! Un vieux serpent de mer ont on ne voit jamais la …………queue! Dans un excellent ouvrage de feu les éditions D.T.U. traitant de la genèse, du développement puis du déploiement opérationnel de la « la famille » du Mirage III il est expliqué que la dispo était parfois bien maigre. Dans le tome 1 qui traite du Murage III C la carrière opérationnelle de la « truelle galactique » a connu bien des hauts et des bas et ce par le manque récurrent de pièces détachées ainsi que de la fiabilité de ces mêmes rechanges! Les pénuries et non disponibilité des radars, trains d’atterrissages, moteurs, vario alternateurs et autres étaient les lots communs de la « Deux » de Dijon et de la « Treize » de Colmar en particulier. Plus récemment à Cambrai (et aussi sur les autres base « 2000 » la disponiilité en chute libre suite au ravitaillement et à la fiabilité des différents types de « capteurs » , organes essentiels aux C.D.V.E. de la « pelle à tarte électrique ».

    • Blurb dit :

      @Pascal (l’autre)
      Ne s’agit-il pas d’un « indicateur » essentiel autant qu’ancien pour suivre l’état d’une flotte d’avions et en assurer l’entretien ?
      On peine à croire que RAF ou USAAF mettaient en ligne des centaines ou milliers de bombardiers sur 3 théâtres d’opérations sans un minimum d’organisation et donc de suivi, en local dans les unités et à l’échelon central pour les grandes opérations (ce bien avant le D-Day).
      Vos exemples (d’ailleurs intéressants, vivent les truelles et autres pelles à tarte) illustrent bien qu’il ne s’agit pas d’une « marotte » mais bien d’une problématique aussi ancienne que l’aviation 🙂

  23. Blurb dit :

    Sopra Steria … n’est-ce pas cette société qui a travaillé durant des années sur le système de paie LOUVOIS de bien triste renommée ?
    Brasidas, système de gestion d’entretien d’aéronefs (avions, hélicoptères puis un jour drones), ne pouvait donc pas s’appuyer sur l’expertise de sociétés déjà expérimentées sur ce secteur, dont certaines européennes ou même françaises ?
    Leur offre de services actuelle n’intègre AUCUN produit logiciel développé pour ce seceur qui ait été éprouvé par de gros clients sur ce marché.
    Sopra Steria semble être avant tout un intégrateur et nos armées ont sans doute avantage à tirer des nouvelles technologies SI (Cloud sécurisé et autres tranformation des formats numériques) mais qu’en est-il du coeur d’un tel système, soit le logiciel de gestion de flotte (navigabilité et entretien)?