L’US Army muscle ses capacités anti-aériennes en Europe

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

35 contributions

  1. Muse dit :

    Pourquoi accepter que les US installent autant de matériel en €urope ?

    • Wagner44 dit :

      Et pourquoi pas ? La plupart des pays d’Europe ne comptent que sur les US pour assurer leur sécurité, incapables d’expliquer à leurs opinions publiques que la Sécurité, ça a un coût… et qu’il faut accepter de le payer et non pas compter sur les autres.

      • José dit :

        Et la France est capable de faire quoi????? Ces pays ne veulent pas non plus une armée européenne au service de la france pour aller guerroyer les poches vides dans les colonies en Afrique!!! Je croix que l’OTAN est le bon choix pour tous les pays européens!!!!

        • Alpha dit :

          « La soumission à un homme faible est discipline. La soumission à un homme fort est servilité. »
          Visiblement, tu as choisi Rozzzzéééé (avec l’accent ! 😉 ) !

    • Pravda dit :

      Mais à cause de vos copains russes qui foutent les trouilles à nos voisins de l’Est.
      Eux, qui ont connu l’occupation soviétique, en redemandent concernant les troupes US ou Otan…. ils doivent avoir quelques raisons.. Et pour info, nous n’avons pas notre mot à dire, ces pays sont libres, nous n’avons donc pas à accepter ou pas.

    • Fred dit :

      @ Muse

      ? Étrange question. Peut-être pour qu’ils nous défendent, puisque nous sommes incapables de le faire ?

    • Joe dit :

      Cela représente peu d’unités en nombre si conflit majeur tout en obligeant l’adversaire potentiel à réfléchir avant d’attaquer.

      Qui veut la paix prépare la guerre. Aussi vieux que le monde et terriblement efficace.

    • jp_perfect dit :

      Aller, au hasard (mais vraiment au hasard, hein): parce que ça rapporte des thunes en Europe?
      Même si ça coûte à un État ou l’autre, cela rapporte éventuellement à des prestataires privés. Et en général, entreposer des chars de 60 tonnes, c’est pas 2 francs (ou 2 euros, si vous utilisez des monnaies de singe. PRÉCISION: je taquine) par jour.
      Autre réponse que les lecteurs de ce site connaissent bien: bon nombre de nations européennes s’accommodent très bien d’une délégation de leur défense aux USA.

    • Matt dit :

      Car l’Europe est faible…
      Nous sommes la première débouchée économique des États Unis, il préserve leur vache à lait que nous sommes…

    • Lebouclier dit :

      Car on accepte que les russes jouent leur jeu et que l’Europe n’assume pas de s’y opposer, seul moyen de marginaliser le rôle et la présence américaine.

  2. Philippe dit :

    En France on suppose que cette nouvelle menace, tant pour le volet militaire que pour le volet civil, est bien prise en compte :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/MANPADS

  3. MAS 36 dit :

    Les spécialistes pourront me contredire, mais j’ai l’impression que nos GTIA sont sous-équipés dans ce domaine de défense anti-aérienne à courte portée , anti-drone y compris , en combat haute intensité s’entend.

    • prof de physique dit :

      J’ai l’impression que ce soous équipement en armement anti-aérien est une tradition française depuis les années 1930.

    • Lassithi dit :

      Non, non.
      La notion de protection par couche s’est évaporée avec, la fin des corps d’armée et des divisions.
      Les seuls moyens à disposition sont des mistrals pour la mêlée peau de chagrin. Ce qui devient risible quand on parle de HI.
      Autant tirer au 75 sur de la saturation.

      Bref, là encore, il y a tout à refaire.

    • tschok dit :

      Pas spécialiste, mais j’ai la même impression.

      Le trou dans la raquette je le vois surtout au niveau du C-RAM: on a deux dômes C-RAM à constituer, l’un sur la zone de combat où les troupes de mêlée sont au prise avec l’ennemi, l’autre sur les arrières, là où le soutien et les appuis pourraient être pris pour cible, en même temps que les itinéraires.

      Et pour l’instant, seul une petite voûte du premier dôme existe, avec les système que Thales a vendu à l’Allemagne, par exemple. Et c’est tout.

      Sinon, côté DCA pure, au moins on a le matos (Mistral, Aster). Bon pas en dotation suffisante, ok, mais au moins on l’a.

    • Frédéric dit :

      Même durant la guerre Froide, la DCA des unités de mêlée de l’armée de terre était faible. Les AMX-13 DCA n’était pas vraiment le top du top. Il a fallu longtemps avant que le missile Mistral n’entre en service et au Tchad, c’est des Stinger US qui ont abattu un C-130 lybien.

  4. Muse dit :

    « en combat haute intensité s’entend. »
    ? Des explications s’imposent sur le choix de vos termes « piqués » dans d’autres discours aisément distribués sur le net.
    Pour avoir participé à la démo SATCP, connaître la série Russe des lanceurs portables, je ne crois pas que vous ayez une vision normale des choses.
    J-Rambo ou Schwarzy ne sont que des acteurs de « cinéma ».

    J’aimerai quand même quelques explications sur vos termes « haute intensité ».
    cdlt.

    • Ah ? dit :

      « vos termes « piqués » dans d’autres discours »

      « je ne crois pas que vous ayez une vision normale des choses. »

      « J-Rambo ou Schwarzy ne sont que des acteurs de « cinéma ». »

      « cdlt. » –> visiblement … Et ça donne quoi quand ce n’est pas « cordialement » ?

    • MAS 36 dit :

      Les « explications  » m’ont été fournies par des connaisseurs qui on bien argumenté et détaillé leurs réponses , qu’ils en soient remercié.

  5. ULYSSE dit :

    Comme dans beaucoup d’autres domaines, nous comptons sur les autres. L’hypothèse étant, dans le cas d’un conflit haute intensité, que nos forces seront déployées dans le cadre d’une coalition. Mais les conflit récents montrent que l’utilisation des drones et missiles s est largement diffusée auprès des armées irrégulières, exposant potentiellement nos forces, dans le cadre d un conflit dit asymétrique. Or notre équipement en la matière est extrêmement pauvre, limité aux 25 mm des VBCI, sans moyens de détection dédiés et aux missiles Mistral mis en oeuvre sur des trépieds, avec un pointage a vue
    A noter que le stryker SHORAD sont équipés de 4 plaques radar fixes disposées aux 4 coins du véhicule qui permet une veille radar à 360 degrés, en roulant.

  6. LaMeuse dit :

    Après avoir dissous les régiments Roland et Hawk, l’adT n’ a plus les structures organiques pour les doter de moyens modernes de défense aérienne. Et l’aAE n’a pas les moyens et les compétences pour accompagner des forces terrestres en mouvement (épargnons le ridicule des Crotales sur EPC de Daguet).
    Il est grand temps que les forces terrestres complètent les sections Mistral pour la moyenne portée et les drones.

    • Ganache dit :

      Effectivement cette composante du combat terrestre est depuis des dizaines d’années le parent pauvre de l’Armée de Terre, peut être en raison du coût élevé de ces moyens et de leur caractère peu spectaculaire en ce siècle d’affichage et de communication à outrance. Le déshabillage qui a été opéré sera difficile à ratrapper en raison de la technicité des moyens nécessaires. C’est une compétence qui a disparu , principalement en ce qui concerne la capacité de manoeuvre coordonnée avec les unités d’autres armes.

    • Fred dit :

      @ LaMeuse

      Pour les drones lourds, le Mistral c’est OK, pour autant qu’il ne se confronte pas à un drone muni de missiles supérieurs à sa portée (moins de dix Km) et secondé par une alerte radar (Parce-qu’à l’œil, à dix Km … Et aux jumelles cela fait un champ énorme, quasi-impossible à observer).

      Mais pour les mini-drones à faible signature infrarouge, possiblement saturants, le Mistral ne convient pas. Il faut d’autres moyens : guerre électronique (sauf si le mini-drone est autonome, hélas), drone anti-drone, canon avec radar de détection et conduite de tir radar, laser avec radars … Dans ce domaine, l’armée française est un peu équipée, mais encore bien faiblement je le crains. Le canon avec conduite de tir ad-hoc me parait incontournable, et je n’en vois pas l’annonce de la couleur (en France).

      • Lothringer dit :

        Contre les mini-drones autonomes, une solution peut être les armes à énergie dirigée. Laser éventuellement, mais probablement mieux Maser (ancêtre du laser) qui dirige un faisceau de micro-ondes (au lieu de lumière) afin de faire « griller » les composants électroniques de ce mini-drone.
        Mais comme toujours chaque arme génère sa parade. Contre les micro-ondes, il reste la bonne vieille technique de la cage de Faraday : une tresse métallique ultra-fine noyée dans une tôle en résine ferait une bonne carrosserie de protection…sauf peut-être contre les radars.
        Pour ce qui est du laser, l’infrarouge offre l’avantage de ne pas être dans le spectre visible (donc plus discret contre les observations humaines cherchant à détruire la station de tir), et technologiquement accessible, mais en contrepartie les photons en infrarouge sont moins énergétiques que les fréquences + élevées (visible , UV , X).

        Une fois de plus, on entre dans le petit jeu du chat et de la souris. Face à une arme…on trouve une parade.

        Face à un essaim de drones autonomes, je pense que la DGA pourrait être bien inspirée de lancer une compétition entre grandes écoles d’ingénieurs (Centrale , Supélec, …autres…) pour mettre au point de petites stations autonomes qui fassent automatiquement un pointage automatique sur cible (radar+optique+infrarouge) et lancent le tir.
        50 Kw pendant 1/100e de seconde, cela représente 500 Joules. Compte-tenu d’un rendement du laser de 15%, il faut apporter 3000 Joules électrique par tir. Une génératrice de 3Kw permettrait donc une cadence de tir d’environ 1 tir / 2 secondes (car il faut tenir compte de la consommation de l’électronique de détection et pointage). Un parc mobile doté de 10 « canons » installables en quelques minutes en rase campagne peut constituer une force de barrage contre un essaim de mini-drones. Si ils travaillent en autonome, on arriverait forcément à des situations où 2 ou 3 canons agissent sur la même cible, mais au final on obtient quand-même une cadence de 5 tirs/seconde, ce qui serait peut-être sympa pour détruire un essaim constitué de 500 drones.

  7. Frédéric dit :

    Voici ce que j’ai écrit sur le wiki en partir de quelques livres et articles sur la guerre au Tchad : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/FIM-92_Stinger

    France (15 postes de tir et 30 missiles achetés en 1983/1983 pour les opérations au Tchad[2], les 12 premiers postes de tir acquis lors du déclenchement de l’opération Manta[3]. Le 30 août 1987, un est tiré hors de portée par une unité du 11e régiment d’artillerie de marine contre un Iliouchine Il-76 libyen bombardant Faya-Largeau. Il effectue un tir infructueux lors d’un bombardement libyen le 10 septembre 1987[4]. Le 35e régiment d’artillerie parachutiste abat le 7 juillet 1988 un avion de transport C-130 Hercules de nationalité inconnue en tirant 3 missiles dont un fait mouche[5].

    • Muse dit :

      Une petite note pour compléter tes informations si tu le veux bien.
      * et si nous disions qu’il a été envisagé de tirer un Hot sur ce bon avion lybien à partir d’une gazelle allégée pour pouvoir gagner en altitude ?
      Tu prends, tu prends pas ?

    • Ganache dit :

      Merci de rappeler ces faits d’armes,Vous en avez négligé un cependant.
      Le 7 septembre 1987 une batterie du 403ème RA abattait un bombardier libyen Tupolev 22 venu bombarder l’aéroport de N’Djamena au Tchad. Cela n’a pas empêché ce régiment d’être dissous comme la quasi-totalité des forces antiaériennes haute et moyenne altitude de l’Armée de Terre.

    • Plusdepognon dit :

      @ Frédéric
      Il y a aussi le Tupolev 22 libyen qui a rencontré un Hawk le 7 septembre 1987 :
      http://www.lhebdoduvendredi.com/article/4343/le-dernier-avion-abattu-par-larmee-francaise

  8. Lassithi dit :

    Non, non.
    La notion de protection par couche s’est évaporée avec, la fin des corps d’armée et des divisions.
    Les seuls moyens à disposition sont des mistrals pour la mêlée peau de chagrin. Ce qui devient risible quand on parle de HI.
    Autant tirer au 75 sur de la saturation.

    Bref, là encore, il y a tout à refaire.

  9. Alain d dit :

    Un antitout pour les combats rapprochés, un type d’unités qui semble très utile et très appropriée aux menaces mêlées à venir.
    Intéressant pour lutter contre la saturation par la zizanie?
    Haute intensité vous dites ?
    Bon alors, on s’en assemblent une cinquantaine rapidement donc ?
    Pas du bricolage, une série, exportable vers ceux qui le valent bien ?

    Et les tubes multitâches qui pourraient envoyer du MMP, le MLP [ commandé à 1950 exemplaires, pour l’instant :>)) ] et les remplaçants des Mistral-3, voir balancer drones ou des systèmes de brouillages ?
    Pingre, alors il faut optimiser au maximum !
    Un poste de tir unique, économies fabrication + SAV + logistique, pour plus de munitions ?
    Et un fantassin qui pourrait plus rapidement s’adapter à la menace !

  10. Durandal dit :

    Le problème, c’est qu’un manpad n’a pas toujours la portée pour traiter un drone…
    Le Stinger a par exemple une portée de 4800 mètres alors que le Hellfire d’un MQ9 en ont 8..

    • Tannenberg dit :

      La guerre n’est pas un duel en face a face, le but du jeu avec les MANPAD étant de se placer en embuscade dans les endroits les plus susceptibles de voir passer un appareil ennemi, en défense de point on se place sur les axes d’attaque les plus probables. L’armée française en terme de doctrine n’envisage pas de scénario ou elle intervient sans avoir la supériorité aérienne, donc au niveau de l’AdT, on garde une défense AA échantillonaire pour les cas particuliers, le reste c’est probablement trop cher… on aura du bol si l’AdT obtient une version AA du Griffon avec les capteurs, les munitions et la conduite de tir ad-hoc, et éventuellement laser ou drone anti-drone embarqué.

  11. Durandal dit :

    C’est vrai pour des conflits ou il n’y a pas de ligne de front bien défini, maintenant pour un conflit majeur, je n’enverrais pas mes drones pour des frappes en profondeur, mais pour traiter des cibles le long de la ligne de front et donc les tenir hors de portée des manpads.

  12. Plusdepognon dit :

    Comme le dit @ Frédéric sur un autre blog :
    « Pour mémoire, l’artillerie américaine de prépare une révolution gigantesque avec ses systèmes d’armes qui permettront un appui à l’échelle d’un pays voir d’un sous-continent.

    Les données de ciblage reliés par satellite et tir de fusée d’artillerie depuis de simples MLRS et HIMARS jusqu’à 700 voir 1600 km (une batterie installer a Varsovie pourrait viser Moscou) :

    https://www.air-cosmos.com/article/gunsmoke-les-nanosatellites-de-ciblage-24481

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Precision_Strike_Missile

    Mais pour ce missile, je n’ai pas réussi à trouver quel ogive il embarque, une des roquettes M31 de 90 kg ou une lourde des missiles ATACM qu’il doit remplacer… »

    Affaire à suivre…