La DGA a réceptionné un 18e A400M Atlas, doté des dernières capacités tactiques validées

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70 contributions

  1. AirTatoo dit :

    Un bel avion est un avion qui vole bien. – Une citation de Marcel Dassault.
    On peu dire que Airbus a fait un bel Avion. Pour moi, il restera la preuve que travailler en mode « no Accountable » est la plus grosse erreur de Airbus. Mais le pire c’est le choix de la sous-traitance, basé sur des critères économiques et pas industrielles.
    Cependant, il est la, un avion de transport avec les plus puissants turbopropulseurs jamais construit en Europe, une charge utile de 37 tonnes, une vitesse de 800+ km/h en croisière, qui ce pose sur des terrain sommaire https://www.youtube.com/watch?v=GCiSyH4_7NM… Bravo ! Je souhaite a Airbus de le vendre autan que les Hercules durant 25 ans.

    • Kolkot dit :

      Fort peu probable vu son prix….

    • vrai_chasseur dit :

      L’A400m est un avion techniquement bien né mais qui a énormément souffert des tiraillements politiques des pays participants à Airbus.
      Au départ il a été confié à la branche espagnole d’Airbus, incarnée par CASA, qui fort de son expérience sur le C212, revendiquait de développer l’A400m en Espagne en « tirant parti des ressources du groupe Airbus ».
      C’est le PDG d’alors le français Louis Gallois qui a mis un terme à cette organisation de tirage de couverture à soi entre les pays, et a créé 2 divisions intégrées, Airbus Commercial et Airbus Military (aujourd’hui Airbus Defense & Space).

      Les moteurs TP400 ont connu aussi leur lot de « tirage de couverture à soi ». L’allemand MTU, responsable de la régulation moteur (FADEC) suite à une répartition des tâches voulue par le politique, a été bien content d’être épaulé par le français SAFRAN pour résoudre en urgence des enjeux de qualité industrielle qui devenaient critiques : l’A400m destiné à la Turquie s’est écrasé à Séville en 2015 lors du vol de vérification finale, tuant 4 membres d’équipage d’Airbus. L’enquête avait déterminé assez rapidement un défaut de qualité dans l’implantation du logiciel de contrôle des moteurs.

      • philbeau dit :

        Vous précisez très justement un point que beaucoup de français ignorent : parlant d’Airbus , ils y voient le beau conte de fées européiste que les médias leur servent jusqu’à plus soif , dans lequel les intérêts de leur pays sont sauvegardés . Grosse erreur , Airbus military , société allemande , est un féroce concurrent de Dassault , société française . Et bénéficie de l’effet de groupe avec la société mère , où il y a des intérets français . Dont les responsables allemands sont plus efficaces en lobbying national que leurs naïfs alter ego français .
        Et l’incompétence dramatique de MTU dans le drame de Séville remet les pendules à l’heure sur les prétentions là aussi allemandes .
        Nous aurons l’occasion de reparler hélas de tout cela , car il semble que , pour le pire , un accord soit encours pour laisser vivre le Scaf .

    • FREDERIC PARE dit :

      En ce qui concerne l’Hercules, sa mise en service date de 1956 soit 65 ans. …

  2. Carin dit :

    C’est laborieux, mais ça avance… Airbus apprends en cours de réalisation…
    si un jour l’A400M est remplacé, je suis sûr que ça se passera comme avec l’A330MRTT, et c’est très bien.
    Ce qui me chagrine, c’est que nous avons payé très cher nos exigences, et que tous les utilisateurs de cet avion peuvent en profiter…
    mais bon.. c’est cadeau!

  3. bruno dit :

    j’ai lu sur une revu d’histoire de la seconde guerre mondiale le bilan mitigé des unités parachutistes . quel est l,intérêt par rapport à un hélicoptère ? au global hein pas pour la france en particulier

    • Too dit :

      La distance de déploiement principalement

    • 에르메스 dit :

      Je donne mon avis bien que je n’ai malheureusement pas pu m’engager dans les TAP (Foutu genoux).
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      Les hélicoptères sont facilement exposé aux défenses AirSol (Cela inclut les systèmes lourd, comme les armes d’épaule).
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      Dans les zones peut défendu, la capacité d’occuper la zone rapidement avec une unité parachutiste est une flexibilité colossale et les ressources nécessaire pour la mettre en oeuvre sont bien moins important qu’un assaut héliporté ou sol.
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      Ensuite il faut bien se rendre compte que les para’s regroupent également plusieurs spectre.
      Cela va du saut basse altitude en ouverture automatique, utilisé lors des déploiements massif notamment.
      Aux chuteurs ops à haute altitude.
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      Chaque méthode de saut répond à un besoin spécifique, y’a peu en commun entre un saut en auto et un chuteur ops sous air avec ouverture à haute altitude pouvant effectuer une « longue » phase plané.
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      En bref il ne s’agit pas vraiment d’une méthode qui doit être utilisé dans toutes les situations, mais il s’agit d’une option stratégique qui doit être maîtrisé pour répondre à un défis, notamment dans le cadre des opérations spéciales.
      Il s’agit également d’une option de flexibilité, être capable de répondre à une situation critique en apportant plus d’une centaine d’hommes rapidement par voie aérienne.
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      Le débarquement du 6 Juin n’aurait probablement pas donné le même résultat sans les para’s qui ont opéré juste avant, même s’ils ont subit de grosse perte.
      .
      De plus, les para’s, ce ne sont pas uniquement des soldats, il s’agit également du train, une armée qui se veut moderne et effiicace doit absolument maîtriser la 3e dimension.

    • Tiger dit :

      L’allonge , la vitesse, l’emport.

    • Castel dit :

      J’ai du mal à croire qu’un militaire se pose ce genre de question !!
      Que ce soit en terme d’autonomie, de vitesse, de capacité de transport, un hélicoptère et un avion n’on rien de comparable.
      Les deux sont indispensables, mais pour des missions différentes :
      L’avion est conçu pour amener des charges ou des effectifs importants sur des distances parfois supérieures à plusieurs milliers de kilomètres, mais nécessitant une piste d’atterrissage, même précaire, alors qu’un hélicoptère permet d’ amener des charges ou du personnel sur des distances inférieures au millier de kilomètres, mais , avec la possibilité d’atterrir et de décoller à la verticale sur un espace minimum.
      J’ai hésité à écrire ce post, tellement la réponse doit paraître évidente pour la quasi totalité de ceux qui fréquentent ce site, mais si cela peut informer quelques un d’entre eux, ayant de grave lacunes sur le plan aéronautique, une réponse n’était peut-être pas complètement inutile…..

    • PK dit :

      Quand on s’appelle Bruno et qu’on pose cette question, on ne devrait pas !

    • Castel dit :

      @ bruno

      En complément à ma réponse, je pense que votre post , même si dans un premier temps , parait un peu hors sujet, par contre, pour l’avenir, il faudrait se poser la question de la nécessité du parachutage, avec l’avènement des convertiplanes genre « Osprey » ou « Valor », qui permettent d’emporter des combattants sur des distances, et une vitesse nettement supérieures à celle des hélicoptères actuels, avec une possibilité d’atterrissage quasiment identique.
      Mais aujourd’hui l’avion a encore beaucoup d’avance en terme d’autonomie et de capacité, de plus, l’hélicoptère a comme inconvénient , d’être beaucoup plus repérable à l’approche, alors que des éléments parachutés peuvent créer un meilleur effet de surprise.
      C’est vrai que l’avenir d’un appareil de transport tactique pouvant décoller et atterrir verticalement, avec une vitesse proche de l’avion, à condition que son autonomie soit améliorée parait prometteur, et pourrait éviter les parachutages.
      Mais en attendant, le binôme avion hélicoptère parait encore indispensable ….

      • oryzons dit :

        Oui enfin faut pas non plus s’emballer sur les convertiplanes.
        Certes sur le papier c’est génial.
        Après vous regardez la facture aussi bien en acquisition qu’en MCO et là c’est la douche froide, voire même glacée.

        Il n’y a que les US qui peuvent s’en payer dans des quantités significatives.

        Même l’hélico lourd tout court c’est pas évident que ce soit une bonne idée pour nous.
        Si on faisait un Super Caracal ce serait déjà bien.

    • NRJ dit :

      Si on analyse un peu, voici les conditions pour lesquelles les troupes para ont un intérêt:
      1) Un objectif où l’ennemi est suffisamment puissant (l’opinion n’acceptera pas des morts au saut contre des troupes asymétriques) mais insuffisamment pour qu’il ne puisse pas tirer sur les avions de transport et qu’ils ne soient pas équipé de blindés qui démoliront les paras au sol (un homme même surentrainé ne tient pas face à un blindé).

      2) un objectif suffisamment éloigné pour être hors d’atteinte des hélicoptères (où ces derniers seraient plus utiles) mais suffisamment proche pour que les paras soient relevés en quelques jours (et oui, le soldat le mieux entraîné ne vaut plus rien après une semaine. Et cela sans compter les munitions et la nourriture).

      3) Le temps doit être suffisamment bon pour pouvoir atterrir en relative sécurité pour limiter au mieux les accidents (mais il y en a toujours une proportion). Le terrain doit être adapté (pas de parachutage en montagnes ou sur des forêts) et surtout l’objectif doit être proche des zones de largage car les paras ne peuvent pas embarquer de véhicules (mais pas trop pour ne pas se faire tuer a l’atterrissage ou pendant la reformation après le saut où les paras sont très vulnérables).

      Bref l’intérêt des paras ?

      • Twisted dit :

        1) On peut larguer des blindés avec les paras
        2) Un hélicoptère n’aura jamais la vitesse, l’endurance et les capacités d’emport d’un avion
        3) Les paras peuvent sauter en montagne, le problème des montagnes tient plus du fait que se sont des zones facile à fortifier que de leur terrain

        L’intérêt des paras, avant l’aspect opérationnel, c’est le même que pour les FAS: des soldats mieux entrainés, plus soudés et ingénieux.

        • NRJ dit :

          @Twisted
          1)2) Je ne suis pas d’accord. Certains hélicoptères peuvent se faire ravitailler en vol. Surtout, les hélicoptères peuvent poser rapidement un groupe d’infanterie et le soutenir depuis les airs, là où les paras doivent se rassembler (perdent du temps et éventuellement l’effet de surprise) et n’ont plus d’appui pour attaquer. Par ailleurs, aucun blindé lourd ne peut être aérotransporté. Il faut qu’il fasse un maximum de l’ordre de 16t (le plus lourd engin adapté pour le parachutage est le BMD-2) ce qui est ridicule aux standards actuels. Plus lourd, l’engin se détruit en touchant le sol, même avec des rétrofusées. Et même avec des engins lourds comme un A-400M, on enverrait un nombre ridicule de véhicules blindés. Rien à voir avec des hélicoptères qui peuvent apporter une couverture aérienne et bouger les fantassins.

          3) J’aurais envie de voir un parachutage sur des montages (pas des collines, je dis bien des montages).

          « des soldats mieux entrainés, plus soudés et ingénieux. ». Les paras sont sans doute les meilleurs soldats, mais vous les envoyez face à des chars, ils ne tiennent pas deux secondes. Ce n’est rien de plus qu’une division de fantassins derrière les lignes ennemies. Et face à des troupes modernes, ils ne tiennent pas deux secondes, quelque soit leur entraînement.

          Je pourrais ajouter qu’il ne faut pas que l’ennemi soit équipé de radar (donc il ne doit pas être asymétrique pour des raisons d’opinion publique, mais pas non plus être technologique), car sinon, la formation d’avion sera repérée et il n’y aura plus d’effet de surprise (en supposant que des systèmes AA type S-300 soit déjà éliminé, ce qui n’est pas gagné).

          • Marc Mora dit :

            1 : Parachutage en montage, je vous invite a aller voir les FS autrichienne ou les éclaireurs parachutiste suisse dont c’est leur spécialité.

            1.5 : VDV Russe 72000 hommes 2400 blindé 320 pièces d’artillerie, le tous aérolargable. D’autre questions ??

            2 : l’ennemie absolue du blindé et des MBT en particulier c’est le fantassin et ceux depuis la seconde guerre mondial

            3 : il est évident qu’un radar est incapable de détecter un hélicoptère en plein vol et encore moins quant il en faut une bonne douzaine pour espérer déposer une compagnie complète. Vous en avez d’autre des comme ca ?? pour info un hélico se dessoude avec un simple fusil d’assaut, un avion qui se deplace a 160 km/h ( vitesse de largage pour un porteur a hélice pur un C17 ou un IL 76 c’est a 220 km/h. NB pour info, je suis breveté para Russe depuis 1994 (( échange interpays entre la 11eme DP ( 4eme Cie du 8 ) et la 76eme div aéroporté Russe )) c’est bcp plus dur d’abattre un avion qu’un hélico

          • NRJ dit :

            @Marc mora
            1.5 Pas de questions juste des remarques : les paras russes peuvent avoir des blindés, mais c’est au mieux des blindés légers et complètement inadapté pour le combat. Ces blindés n’ont pas la puissance de feu et la protection nécessaire face à des modernes. Répétons le une bonne fois : les troupes paras sont des unités d’INFANTERIE qui doivent attaquer avec des munitions limitées et sans autre soutien que des véhicules légers (au mieux). Et ils doivent attaquer des positions préparées, la surprise étant éventée depuis longtemps (entre les escadrilles d’avions de parachutage visibles par même les pires radars et le temps de réorganisation nécessaire pour pouvoir attaquer, l’ennemi a un temps très largement suffisant pour réagir).

            2: Des paras équipés avec peu de munitions, quelques blindés légers et au mieux de quelques missiles qui doivent attaquer (c’est bien le but, ils doivent attaquer des objectifs) puis défendre face à de l’armement lourd (artillerie lourde, MBT). Comment dire ? En fait je ne dirais pas que les paras soient inutiles dans l’absolu. Mais dans un conflit de haute intensité, il faudrait que la relève soit proche, car les paras ne pourront pas résister longtemps, faut pas se leurrer (le simple manque de munitions aura raison d’eux en cas d’engagement soutenu). Et si la relève est proche, on ne prendra pas le risque d’envoyer des escadrilles d’avions de parachutage vulnérables, et des troupes au sol devant se réorganiser et attaquer de façon potentiellement suicidaire des positions défendues avec du matériel lourd. On enverra simplement les hélicoptères poser de façon relativement discrète des fantassins rapidement opérationnels (pas de temps de réoganisation) et qui auront du soutien aérien pour pouvoir attaquer rapidement et défendre leurs objectifs.

            3 Oui un hélicoptère peut se faire abattre plus facilement sur le principe. Mais l’hélicoptère garde l’avantage de la discrétion, alors qu’une escadrille d’A-400M qui va parachuter une division, niveau discrétion…. On ne peut pas demander à des avions de parachutage d’être discrets. Structurellement ils sont inadaptés pour cela (ou alors on peut avoir des avions de 4 places pour parachuter 3 par 3 des hommes, là à la rigeur ça peut marcher. C’est juste la logistique qui va bloquer.

          • NRJ dit :

            Les systèmes AA équipent aujourd’hui la grande majorité des pays. Il en suffirait de quelques un (même pas forcément très modernes) pour faire un carnage dans une escadrilles d’avions de transport. L’hélicoptère, en volant sur le relief, n’a pas ce problème. Donc paradoxalement, il est moins vulnérable.

      • Marc Mora dit :

        Alors ( pour être para ) , je vais répondre a tes affirmations

        Pour la 1 : faux, les troupes aéro ayant autant de moyen anti char que n’importe quelle unité d’infanterie, pour info au 8eme RPIMa ( a l’époque ou j’y servait ) c’était 54 poste de tir MILAN, sans parler des AT4/APILAS/ERYX

        Pour la 2 : Faux, nous avons entre autre fonction la possibilité de crée des point de ravitaillement sur les arrière de l’ennemi, ce qui est un classique des opérations aéroportées , d’une part , et d’autre part, la possibilité de combattre l’ennemi avec sont propre armement.
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        3 a) faux : oui les conditions météo pour le largage doivent être relativement bonnes mais peuvent allez, néanmoins jusqu’ a des vitesse de vent de 12m/s par nuit sans lune et la pluie ne pause pas vraiment de problème, il ne faut pas confondre les conditions de largage a l’entrainement en temps de paix et les conditions  » guerre  » .
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        3 b) la proximité de l’objectif reste relative, pas pour rien qu’on est capable de faire des marches de plus de 90 km en moins de 24h ( a titre perso j’ai eu l’occasion de réalisé la plupart des exercices auquel j’ai participé avec une moyenne de 40 km de marche après largage et un record avec 97 km parcourue en 17 heures ( NB, sous le commandement de E Irastorza ).
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        3 c : les troupe aéroportées n’on que peu d’engins déployable par parachutage EN OCCIDENT, a contrario les VDV qui ont tout une série de blindés développés spécialement a cet effet ( BMD 3/4/2S25/2S9/BTR-D/BTR-MD ).
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        3 d : Oui la réarticulation au sol est une phases critique, mais généralement on ne nous largue pas au dessus des lignes ennemie, mais au dela.

        • NRJ dit :

          @Marc Mora
          1) Juste qu’on se mette d’accord, le but d’un assaut para est de sauter derrière les lignes ennemies pour prendre des objectifs (ville, matériel ou autre). Son rôle est donc d’attaquer. Pour cette raison, les missiles antichars sont une aide, mais ne permettent pas d’attaquer une position. Un missile ne remplace pas la protection et la puissance de feu d’un char et de VCI. Par ailleurs, ça ne résout pas le problème que la large formation d’avions de transport se fait démolir par les systèmes AA, à cause d’un manque sévère de discrétion. Même quelques vieux systèmes AA peuvent faire un carnage dans ces conditions.
          Après des paras peuvent être utilisé pour défendre une position comme toute formation d’infanterie, on est d’accord. Mais pas besoin d’être « para » pour ça.
          Et je ne parle pas des guerres asymétriques que les accidents de saut disqualifient (et à partir du moment où l’ennemi fait de la guérilla, on contrôle le terrain et il n’y a pas d’urgence, donc la contrainte d’envoyer des paras. On peut donc faire une attaque organisée avec des hélicoptères et des troupes terrestres).

          2) Utiliser l’armement de l’ennemi contre lui ? Pourquoi pas, mais le moins qu’on puisse dire est que c’est très incertain. Faut que l’ennemi soit assez incompétent pour qu’on sache exactement où il est et pour l’attaquer sans problème. Même chose pour des points de ravitaillement. Il faudra de la chance et une sévère incompétence de l’ennemi pour laisser une zone où les paras pourront ravitailler. Surtout qu’avec des radars, qui ne sont plus maintenant des objets de très haute technologie, on saura très bien où sont les paras par le déplacement des avions.

          3) Vous pouvez sauter pendant la nuit même avec du vent, mais pouvez vous après vous regrouper dans le noir, éventuellement sans la haute technologie, aisément brouillable voire piratable ? Les paras américains ont eu ce problème en Normandie, et la conclusion du retour d’expérience a été de faire le parachutage de jour pour Market Garden, vu le résultat rencontré en Normandie. Par ailleurs, le para est limité en zone chaude où la portance est plus faible, paramètre qui est donc également à prendre en compte.
          b) Ok, vous pouvez vous déplacer rapidement (effectivement 97km en 17h, c’est remarquable). Mais rien de comparable face à des véhicules (et l’ennemi symétrique est véhiculé. On n’est plus à la seconde guerre mondiale où des millions de fantassins étaient encore à pieds). Et dans quel état on peut arriver après un tel effort physique ? Peut-on encore combattre ?
          c) Des blindés légers peuvent être emporté c’est vrai. Mais avec une dizaine de tonnes, ces blindés sont ridicules face aux standards actuels (et malheureusement les technologies de rétrofusées qui permettent cette utilisation de blindés ne marchent pas pour des blindés plus lourds que 16t).

          d) « Oui la réarticulation au sol est une phases critique, mais généralement on ne nous largue pas au dessus des lignes ennemie, mais au delà. » Enfin du coup il faut se déplacer, et si l’ennemi n’est pas trop mauvais, il tentera bien de gêner cette réarticulation (avec l’avantage qu’il dispose, lui, de véhicules).

          La conclusion que j’en fais est que les paras, aussi bien entraînés soient-ils restent des hommes et ce qui pêche le plus, n’est pas seulement l’humain, mais également tout ce qu’il y a autour (les avions de largage très vulnérables et perdant l’effet de surprise, les contre-attaques de l’ennemi, le manque de soutien, le simple manque de munitions après même quelques heures de combat soutenu). Et face à un ennemi symétrique, il faudrait des circonstances extrêmement favorables avec notamment l’incompétence crasse de ceux d’en face, une pénurie de matériel, et de la chance avec notamment un terrain favorable, pour espérer pouvoir réussir une opération de grande ampleur (exit les largages de FS). C’est pour cette raison que je ne vois aucune circonstance permettant une utilisation plus efficace des paras que de fantassins héliportés. Après on peut faire des opérations pour le principe comme on avait fait en 2013, avec deux blessés qui auraient pu être évités.

          • Marc Mora dit :

            1 : Je vous invite a contacter le BOI du 2eme REP vous irez leur dire qu’une réarticulation sans reco sur zone hostile c’est irréalisable ( pourtant, de mémoire il me semble bien que c’est ce qu’ils vécurent a Kolwezi ) .

            2 : Pour l’utilisation offensive des missiles anti char je vous redirige vers le conflit des malouines, quand vous aurez quelques info dessus on pourra en reparler.

            3 : les arrière de l’ennemie ca signifie avant toute chose qu’il n’y a pas d’ennemie directement sous vos pieds ni a proximité immédiate.

            4 : Quand au fait qu’ils ( les missiles ) n’aient pas les capacités d’un blindé, c’est une évidence mais leur rôle est surtout de contrer les blindés, d’où le nom de  » anti char  » , vous avez écrit sans réfléchir a ce que vous dite , je pense.

            5 : Un largage opérationnel ce fait généralement lors d’action combiné ( ou interarmes si vous préférez ).

            6 : Nous avons des éléments de reconnaissance qui sont parachutés avant les vagues d’assaut principales qu’on appel les GCP
            Le premier rôle des GCP étant d’assurer la sécurité et le balisage d’une zone de largage, justement pour évité les mauvaises surprise.

            7 : Pour ce qui est du poids des blindé aérolargable, sachez qu’un 2S25 c’est 18 tonne a vide et que sont armement principal est un canon 2A46M5 ( le même que sur les T-90 ) , la encore vous êtes mal informé.

            Indéniablement vous vous êtes engager dans un sujet que vous ne maitrisez absolument pas au vus de vos réponse

          • Polymères dit :

            Le largage de paras est une capacité et non pas un automatisme aveugle qu’on va employer si la situation ne le permet pas.

            Cette capacité a un but qui est avant tout tactique et stratégique et elle est une pièce à un ensemble d’actions militaires et non pas la seule action sur laquelle on fait tout reposer.
            Le but d’une opération para c’c’est de surprendre l’ennemi, le désorganiser et lui mettre un coup au moral en remettant en question ses certitudes, ses positions et sa logique de situation présente d’un terrain qu’il contrôle.
            L’opération para n’a pas lieu d’être non vu, ne confondez pas avec un largage de FS, que l’ennemi voit des avions, sait ou on a été parachuté n’est pas un problème, au contraire, c’est le but. Les paras vont harceler l’ennemi dans son ventre mou et l’obligera à agir sur un front ou il ne sera plus le défenseur, le poussera à regarder ailleurs, à dégarnir un front dans lequel il était bien préparé pour une attaque de face.
            C’est par ses manœuvres que l’ on gagnera à ouvrir le front principal.
            La guerre n’est pas qu’une question de rapport de force, la stratégie et la tactique peuvent conduire un ennemi serein de ses forces, dans une désorganisation tactique et une défaite psychologique telle que des unités complètes vont préférer fuir, se rendre, ceci même si elles disposent de moyens lourds. Dans la guerre, il y a un brouillard permanent, les belligérants ne savent pas ce qu’il y a en face, vous pouvez avoir 500 paras sans blindés qui vont bloquer un ennemi bien plus nombreux et pourvus de blindés, dès lors qu’il sera face à un obstacle. Il est difficile d’agir facilement et efficacement quand on est pris à revers et qu’il n’y avait aucun plan de prévu pour y répondre. Il ne suffit pas non plus de pouvoir juste aller sur place pour régler le problème, dès lors que vous avez une infanterie avec de l’armement antichar, vous ne foncez pas dedans et de nombreux conflits montrent la complexité d’avancer contre ce genre d’infanterie même si vous avez des chars, car les possibilités tactiques, de camouflage, de discrétion sont bien plus nombreuses qu’avec des blindés.
            Ainsi des unités paras peuvent facilement créer des verrous sur des points stratégiques, une route, un pont, un chemin de fer, un aéroport et tenir position pour qu’ils soient inopérant pendant un certain temps ou l’on peut y lier des opérations de sabotages par ces unités ou des FS, quand ce n’est pas via des frappes préventives. Car bien entendu que ce soit un pont, un aéroport qui revêt également un intérêt tactique pour nous, sa capture sera recherchée et non sa destruction afin d’éviter qu’on se retrouve bloqué ou que l’ennemi le sabote dans son retrait tactique.

            La capacité para est une possibilité d’action adapté à la situation et aux objectifs. Naturellement si sur place on a des systèmes antiaerien ben ils seront traités au préalable dans des campagnes aériennes qui ont toujours précédés l’arrivée au sol. Je ne vois pas pourquoi vous faites comme si notre premier acte serait d’envoyer à l’aveugle des avions pour larguer des paras. Un radar ennemi ça se détecte, ça se brouille, ça se sature, ça se détruit et on a beau vouloir faire passer des S300 ou autre comme invulnérable, la réalité est différente et le coût de ces systèmes les rendent rares et peu nombreux.
            Après libre à chacun de croire que celui d’en face dispose des moyens sol-air de la Russie pour se mettre sans arrêt dans une situation d’impuissance et d’incapacité aérienne.

            Rappelons aussi que l’A400M est un avion tactique disposant de leurres couplé àdes moyensde détections, pouvant évoluer à basse altitude ce qui lui offre une capacité d’optimiser sa discrétion et faire face à un imprévu de type missile.

            En 2013, on devait capturer des aéroports utiles pour stationner nos forces dont nos hélicoptères afin de créer une base de stationnement et de ravitaillement. Heureusement qu’il y avait Bamako pour entrer dans le territoire et qui peut vous donner le sentiment que tout aurait pût se faire avec des hélicoptères. Sauf que ce genre d’opérations est dangereuse, l’ennemi peut entendre l’avion des paras , mais a du mal à voir la nature du passage et de voir les paras. Un hélicoptère c’est plus compliqué car il n’est pas discret et il est à portée d’armes d’infanterie. De plus la perte de 13 des nôtres est un rappel sur la dangerosité de l’action heliportée en zone hostile, idem pour les américains chassant Ben Laden et plantant l’un de leurs hélicoptères sur un muret ou de leur raid en Iran, en Somalie. L’hélicoptère est d’un grand danger et comme souvent en France, il faut attendre un drame pour éveiller les consciences et les mêmes qui veulent employer des hélicoptères plutôt que des paras pour certaines situations seront ceux qui se plaindront le plus.
            L’hélicoptère est un bon moyen quand on cherche une opération coup de poing exigeant un retour des militaires, l’avion avec ses paras c’est une durée plus longue qui exige de l’autonomie et qui précède une force plus importante au sol et qui sera aussi son ticket de sortie.
            Certains diront que c’est risqué, mais oui la guerre est une prise de risque ou parfois le sacrifice de certains sert la cause de la manœuvre tactique générale dont sa mission est d’arrivée à atteindre ses objectifs et la victoire. Malheureusement aujourd’hui à la moindre perte, on se considère comme en échec.

          • Marc Mora dit :

            La portance est faible dans les zone chaude…!!!!!, ayant été largué 5 fois au Gabon, 5 fois en RCA, et 2 fois au Benin, la aussi je pense que vous parlez sans savoir

            Somme nous en état de combattre après une longue marche d’infiltration ??? Bien sur que non !! c’est bien connue les TAP sont des gros tas de merdes qui se laissent crever après le moindre effort …. c’est d’ailleurs pour cette raison qu’en 7 ans passer au  » 8  » j’ai du faire 1 marche par semaine d’environs 40 a 50 km avec séance de tir a l’issue, puis entretiens du matériel suivit du footing matinal pour se remettre en forme ( les crapahuts se font de nuit )

            J’ai maintenant la certitude que vous êtes complètement ignorant dans ce domaine , que ce soit dans l’utilisation des TAP et leurs doctrines d’emploi, dans ce en quoi consiste une OAP et sa mise en place, ainsi que dans les matériels utilisé

          • Marc Mora dit :

            Pour finir, vous avez tellement raison sur l’inutilité ( relative ) des unités para que, toutes les nations du monde on des troupes aéroporté, allez donc vite les éclairer de vos connaissances

          • Marc Mora dit :

            NB : sachez qu’en 1993 la CAC ( Compagnie Anti Char ) du  » 8″ a réalisée la plus longue OAP jamais faite par l’armée Française, avec embarquement a Toulouse Francazal et largage a coté de Yamoussoukro ( soit 6500 km ) en Cote d’ivoire ( je l’ai faite ) et ca, aucun hélico ou blindé au monde ne peut le faire

          • NRJ dit :

            @Polymères
            « Le largage de paras est une capacité et non pas un automatisme aveugle qu’on va employer si la situation ne le permet pas. » Exactement Et le reste est également vrai. Mais justement, il n’y a presque aucune situation qui rendrait les paras plus efficaces que des fantassins héliportés.

            La différence entre les deux porte sur quoi ? La distance d’engagement. Le para peut être parachuté plus loin. C’est, en fait le seul avantage. Le para n’a pas la surprise, dû à la détection précoce d’avions de transport (donc les paras font face à des troupes préparées), avec peu de munitions et peu de véhicules (légers de surcroît et inadapté à attaquer des positions un peu défendues) et sans soutien. Les troupes héliportées peuvent être déployées relativement discrètement, et surtout être opérationnelles rapidement, avec le soutien aérien de leurs hélicoptères.

            « Un radar ennemi ça se détecte, ça se brouille, ça se sature, ça se détruit . C’est le problème justement. Il suffit d’un système AA qui ne soit pas brouillé, détruit, pulvérisé, pour que les avions de transport soient massacrés (et des vieux missiles feront l’affaire, on parle pas d’abattre un avion de chasse mais un avion de transport, à la fois lourd et lent). Par ailleurs, tout le monde peut être équipé de radars (pas forcément les derniers AESA) capables de repérer des avions. l’A-400M a des leurres infrarouges, inadaptés contre les missiles à guidage radar. On arrive cependant à un problème structurel: il faut une flotte d’A-400M, et une flotte d’avions aussi lourds, ce n’est pas DISCRET. Vous pouvez brouiller ce que vous voulez, il ne faut pas prendre l’ennemi pour un imbécile infini. Vous êtes dans l’esprit de dire qu’on peut tout maîtriser sur le champ de bataille (les fréquences, les radars, les missiles AA). C’est faux, la guerre, ce n’est pas un jeu d’échecs, le renseignement est souvent faux (en particulier dans les guerres symétriques), et les obstacles sous-estimés ou surestimés.

            En 2013, si on avait eu des morts en saut (et rappelons le, il y a toujours une proportion d’accidents en saut), il est probable que l’opinion publique n’aurait pas apprécié, car on parle de morts inutiles. La raison est simple: il n’y avait aucune nécessité à déployer à toute vitesse les hommes et du coup d’en perdre. Pour cette raison, les paras n’ont pas ou peu d’utilité en guerre asymétrique (mais ils y sont efficaces, il n’y a pas de doute).

            « L’hélicoptère est un bon moyen quand on cherche une opération coup de poing exigeant un retour des militaires, l’avion avec ses paras c’est une durée plus longue qui exige de l’autonomie et qui précède une force plus importante au sol et qui sera aussi son ticket de sortie. ». C’est votre analyse. Pas la mienne. Je pense que ça dépend du nombre d’hélicoptère qu’on peut y mettre. On peut très bien déposer des commandos et revenir avec d’autres. Mais ceux qui auront été déposé sont opérationnels tout de suite et peuvent attaquer par surprise, c’est ça la différence. Par ailleurs, si une opération tourne mal, on aura moins de difficulté (ca reste compliqué, évidemment), à faire revenir les troupes.

            @Mar Mora
            1 Je ne dis pas ça impossible
            2 Les anglais bénéficiaient de l’appui de leur flotte pendant la guerre des Malouines. Et pour le coup, c’était les argentins dans Port Stanley qui étaient dans la situation de paras, étant complètement isolés et faisant face à une offensive avec du matériel lourd.
            3 S’il n’y a pas d’ennemi à proximité immédiate, il n’y a pas forcément d’objectif à prendre non plus. Je me trompe ? Après ils peuvent faire 100 km à pied, s’épuiser, se faire sans doute repérer (à l’heure des drones, la discrétion est beaucoup plus difficile) et perdre leur munitions inutilement.
            4 Evidemment, c’est pour ça que votre argument de dire « les paras ont des missiles antichar », c’est très limité
            5 Je vous rappelle que les paras n’ont pas d’appui, car le seul moyen pour eux d’être plus efficace que des hélicoptères, c’est d’être loin du front. S’ils sont proches de la ligne de front, on les enverra par hélicoptères, pas besoin de de parachutage. Du coup, s’ils sont à longue distance, ils n’ont pas le soutien de l’artillerie et des hélicoptères alliés.
            6 Ok. J’ignorais qu’on pouvait faire plus de 16t. Mais vous pouvez comparer ce char aux standards actuels… Un Griffon par exemple c’est 25t (et je ne parle pas des MBT). Un Ajax anglais, c’est 40t. Ca reste donc des véhicules LEGERS qu’on peut faire parachuter. Par ailleurs, avec 18t, même des A-400M aurait de la difficulté à en embarquer en grande quantité (leur charge utile est un peu inférieure à 40 t).
            +
            La portance baisse en zone chaude. En d’autres termes, vous ne pouvez pas embarquer une charge maximale. De même les rétrofusées d’un char parachuté seront moins efficaces s’il fait plus de 40 degrés.

            Sinon, l’armée française n’a pas fait de combat de haute intensité (à part peut-être en Libye). Donc ne vous surestimez pas non plus. Vous étiez sans doute le mieux préparé pour combattre dans ces conditions, ça ne veut pas dire que c’est des conditions favorables à une attaque.

            Les troupes aéroportées existent, mais surtout comme infanterie d’élite. L’Angleterre, qui est en pointe dans les FS, a abandonné l’assaut aéroporté. Les USA n’ont fait presque aucune opération de grande ampleur en Afghanistan (ou en Irak après la guerre symétrique de 2003).

            Franchement, votre saut est une performance technique et humaine indéniable, mais cela en valait t-il la peine ? On a bien fait sauter des parachutistes au Mali, ça a fait deux blessés pourtant évitables. Quant à l’intérêt si on avait posé ces troupes par hélicoptère…. Et ce n’était pas face à des troupes symétriques, a priori (je rappelle que face à des troupes asymétriques, les paras sont efficaces, mais que c’est l’opinion publique qui les limitera).

      • jean la gaillarde dit :

        Et bien NRJ, tout simplement, obliger l’ennemi à revoir ses plans et à se réorganiser. Si vous larguez sur ses arrières, 300 ou 400 paras qui vont tenir des carrefour de replis, et que vous lancez une opération offensive d’envergure, en face, l’ennemi va devoir gérer deux évènements : Absorber l’offensive et désengager les carrefours. Du coup, il doit séparer ses forces ou utiliser immédiatement ses réserves. L’arme paras devient le grain de sable.
        Le cas typique de ce type de concept, dernièrement, à été l’opération de parachutage à Tombouctou. Offensive de face, parachutage sur les arrières qui permet de fermer la nasse. Destruction des unités rebelles. Pour réaliser cette opération, 4 avions de transports. Voilà. Et j’essaie de me mettre à la place du rebelle qui voit passer au dessus de lui les 4 zincs et qui, ensuite au loin voit les corolles descendre. Je pense qu’il doit y avoir un petit frisson le long du dos qui lui dit que ça va être chaud !!! Le militaire n’aime jamais être pris entre deux feux !

        • NRJ dit :

          @Jean la gaillarde
          Je ne critique absolument pas le fait d’envoyer des troupes derrières les lignes ennemies. C’est un avantage énorme que je ne remets pas en cause. Je remets simplement en cause le fait de le faire avec des parachutistes qui me semblent, à première vue, être inefficace par rapport aux troupes héliportées. Tombouctou aurait pu être fait avec des hélicoptères de transport héliportant des fantassins et des hélicoptères de combat.

          Après je ne remets non plus en cause l’efficacité des paras dans une guerre asymétrique. Effectivement, ils seront efficaces contre des soldats mal armés et mal entraînés. Par contre, ce qui les limitera est la proportion de pertes inévitable à chaque saut. Que diriez-vous si on avait des morts demain, non pas du fait des tirs des islamistes, mais simplement par des sauts, alors qu’il n’y avait aucune espèce d’urgence et de besoin de faire par des parachutages vu que les hélicoptères peuvent remplacer ? Il y a d’ailleurs eu deux blessé dans le saut de Tombouctou. Le problème des troupes aéroportées est donc plus l’acceptation des pertes et une moindre performance par rapport aux troupes héliportées que l’inefficacité de ces troupes en absolu. Par contre, face à des troupes symétriques, les paras sont complètement inadaptés : pas de surprise, trop de risque de pertes importantes d’avions et d’hommes, incapacité des paras à pouvoir combattre à la longue.

    • Thom dit :

      L’excellent guerre et histoire N°3: Les Paras, la faillite d’une arme, le triomphe d’un mythe.
      C’est assez intéressant de constater que malgré un bilan militaire au niveau mondial plus que mitigé le mythe para reste très vivace aujourd’hui notamment en France. Le preuve avec cette histoire de qualification au largage par les portes latérale. Du temps perdu et de l’argent gaspillé pour quelque chose d’obsolète et de militairement inutile.

      • Plusdepognon dit :

        @ Thom
        Il suffit de regarder ceux qui se succèdent à la tête de l’armée de terre, le lobby para-colo-légion tient bon la barre.
        Historiquement parce que l’armée française était équipée américain et de ce qu’elle récupérait (canons chinois), puis de ce qui était produit nationalement quelque soit la qualité, il s’est toujours agit de gérer le manque de matériels sous les termes de « rusticité » et de « légèreté de l’empreinte opérationnelle ».

        Ce que l’on appelait alors souple, félin, manœuvrier.

        Ça marche pour la chasse à l’homme en Afrique, pas pour la guerre atroce et cruelle.
        http://www.societestrategie.fr/actuel-59-concept-de-securite-et-haute-intensite/

      • jean la gaillarde dit :

        Grossière erreur car « la faillite » de l’arme parachutiste n’est que liée à l’utilisation de cette arme. Une opération comme Kolwezi ne peut se faire que par un parachutage de troupes. Tombouctou, le parachutage du 2ème REP a permis de fermer la nasse. De nuit, le parachutage à 600 km de la base, au Mali, afin de prendre un col, dans un massif montagneux, afin de monter une embuscade à une colonne qui avait l’habitude de passer par ce col pour ramener du matos, est le type même d’une mission de parachutage efficiente. A l’époque, un Transall, de nuit, largue 60 paras. Dans le même temps, une colonne située à 200 kilomètres, commence à faire mouvement dans sa direction afin de les récupérer après l’opération et rester à distance pour renforcer au cas où. Voilà ce que l’arme parachutiste peut faire. Mais des opérations comme Dien Bien Phu où on alimente le champ de bataille en larguant du paras, sous le feu ennemi, ou sauter sur une île tenue par l’ennemi qui est au courant de l’opération, effectivement, ce sera échec.
        Par contre les opérations en Indochine de Vinh Yen ou Mao Khê où l’arme parachutiste est utilisée pour fermer les axes de replis de l’armée vietminh sont des réussites.
        L’arme parachutiste a ses qualités et ses défauts. L’une de ses qualités est de pouvoir larguer, de l’infanterie, à une très grande distance, en quantité. Simplement, il ne faut pas trop lui en demander. La mission doit être simple.

    • Gandalf dit :

      Je te conseille de renseigner a propos des Fallschirmjager et leur role decisif durand l’invasion en Norverge et en Crete. La 82nd Airborne en Sicile, a Anzio et en Normandie. Il y aussi la 101st Airborne etc… tous des succes.
      Apres c’est vrai que Market Garden a foire mais cete defaite ne peutbpas vraiment etre attribuer au para, mais plutot aux divisions terrestre qui ne sont pas arriver a leur RDV a l’heure. Les para ce sont battu avec acharnement et on tenu aussi longtemps que possible, mais cela vient difficile dans la duree sans renfort et reapprovisionement.
      Le deploiment par helicoptere est tres utile mais c’est envisageable pour l’infiltration en plus petit nombre et limiter en distance. Si tu veux envoyer le paquet et a longue distance le deploiment par avion a des avantages indeniables.

    • jean la gaillarde dit :

      Non, le bilan mitigé des unités parachutistes durant la dernière guerre est lié au mauvais emploi de ces unités. Durant la dernière guerre, le concept de la 3ème dimension pour le largage d’une infanterie étant à son balbutiement. Du coup, des opération comme la prise de l’aérodrome au Danemark en 1940, le muselage du fort d’Eben Emael en Hollande, la prise de l’île de Leros ont été de bel réussite coté Allemand.
      Le muselage des batteries dont je ne me souviens plus du nom (Melleville peut être ?) en arrière des plages de Sword, le prise des noeuds routier de Ste Mère l’église et des carrefours qui donnaient sur OMAHA puis la prise du pont Pégasus sur l’Orme, ont été, tactiquement, bien menée et ont contribué à déstabiliser l’ennemi.
      Par contre, la Crète pour les Allemands, et l’opération Market Garden avec Arhnem pour les Alliés ont été des échecs. A chaque fois, il s’avère que l’ennemi attendait les paras et les objectis étaient trop important, avec un ennemi en surnombre.
      Donc, moralité, une opération aéroportée est bénéfique si, et seulement si, une opération d’envergure est lancée en direction de ces unités qui auront été larguées, dans un temps assez court, avec une surprise totale de l’ennemi et des objectifs simples en nombre suffisant en rapport avec la mission. C’est à dire, que pour tenir un pont, 100 paras, c’est bien, pour tenir un col, pareil, pour prendre un aéroport 200 ou 300 paras c’est pas mal. Aujourd’hui, 100 paras c’et un A400M, donc au milieu d’une vague de bombardement, ou sur un vol de nuit, la surprise peut être totale.
      1000 paras c’est 10 A400M, et là cela devient plus problématique pour l’effet de surprise.
      Kolwezi pour la petite histoire, c’est lors de la première vague, 400 paras du 2ème REP et 250 lors de la deuxième vague. On est loin des milliers de parachutistes des opération de Créte ou de Arhnem.
      Donc, l’arme parachutiste a son utilité mais en petite quantité et sur des missions simples. De plus, par rapport à l’hélicoptère, c’est l’emport de 100 paras par avion donc en un passage, on balance une compagnie, sur les arrières ennemi là où il faudrait 5 hélicoptères. De plus l’avion peut se permettre de partir de loin et de voler dans un premier temps, haut, donc la surprise pourra être plus simple à mettre en oeuvre.

  4. Stylgar dit :

    A force d’amélioration, il va peut être finir par ressembler à un avion de transport. 🙂

  5. Castel dit :

    Maintenant qu’il est aboutit, l’A400m devrait finir par intéresser pas mal de pays.
    En effet, la plus-part des armées importantes dans le monde vont être obligées d’envisager le remplacement de leurs avions de transport militaire, compte tenu du nombre important d’heures de vol de la plus-part d’entre eux.
    Or, depuis l’arrêt de fabrication du C17 ( qui, de toutes façons aurait sûrement été trop cher à l’achat , comme à l’utilisation pour nombre de pays), il ne reste plus dans les gros porteurs tactiques que le « vénérable » C130, qui commence à avoir pas mal de rides, sa version  » super hercules » n’étant qu’une version modernisée (surtout au niveau de l’avionique) de celui-ci, mais dont la capacité reste très proche, essentiellement tactique.
    Alors que l’Airbus pourra intéresser les pays recherchant un très gros avion tactique, mais ayant tout de même certaines capacités stratégiques, avec un coût d’exploitation raisonnable .
    Donc, tout bien réfléchit, cet avion me semble avoir un avenir plus prometteur que ce que les « cassandres » voulaient essayer de nous faire croire sur ce site notamment…..

    • Paddybus dit :

      Je ne sais pas si vous aurez raison un jour… mais le point faible de cette belle machine, c’est quand même sa charge utile assez réduite…. il ne peut pas embarquer un char lourd par exemple…. et quand il veut aller loin, la charge se réduit encore…

      • Castel dit :

        C’est vrai que pour être parfaitement réussit, il manque à cet avion, la capacité d’une dizaine de tonnes supplémentaires, comme sur l’A70 ou l’IL76, par exemple, mais à noter que même dans ce cas, cela resterait insuffisant pour emporter un char lourd….
        d’autre part, l’A400M se rattrape en partie en ayant un volume d’emport supérieur à ces deux avions (303m3 pour l’IL76, 313 pour l’Antonov, 340 pour l’Atlas et 162 , si l’on ajoute pour le C130)
        Après, si l’on avait voulu aller au-delà, il aurait sans doute fallut l’équiper de réacteurs, pour qu’il puisse emmener plus d’une soixantaine de tonnes, ce qui en aurait fait un avion exclusivement stratégique, sans doute à peine moins coûteux qu’un C17, à l’achat ou à l’utilisation…
        Et là, il faut se demander si pour des guerres asymétriques genre confrontations au Sahel , il n’est pas plus intéressant de pouvoir amener le plus rapidement sur le théâtre d’opération des blindés genre VBCI par exemple, ne dépassant pas en principe une trentaine de tonnes maxi, les chars lourds étant surtout utiles dans des zones de confrontation potentielles de haute intensité, ou il existe des réseaux ferrés qui permettent de les déplacer rapidement.

    • ULYSSE dit :

      @Castel. Attention au prix, sans comparaison avec celui d’ un C 130. Les performances de la bête ne suffiront pas pour la vendre.

    • Marc Mora dit :

      Pour le C17, la chaine de prod est a l’arrêt mais elle peu être réactivé a la demande et il en reste une quinzaine d’exemplaires neuf tjr dispo a la vente

      • Castel dit :

        Alors, dans ce cas, il me semblerait intéressant de négocier avec Boeing l’achat de 3 appareils, comme cela avait été envisagé un moment, ce qui nous permettrait de projeter un bataillon de chars Leclerc en deux voyages maxi, en cas de besoins exceptionnels
        Si il en reste autant à Boeing, on devrait pouvoir obtenir un prix particulièrement intéressant, mais il me semblait qu’ils s’en étaient déjà débarrassé …..

      • Buck Danny dit :

        Remettre en route la ligne de production des C-17 à l’usine d’origine Boeing de Long Beach, ou ailleurs aurait un coût qui pourrait alourdir la note.
        A cela il faut ajouter que les sous-traitants sont passés à d’autres projets depuis 2015 donc le temps nécessaire à remettre toute la chaîne en route prendrait beaucoup de temps.

    • Polymères dit :

      Maintenant qu’il est aboutit, les passionnés de l’A400M seront de moins en moins nombreux, car s’étant seulement passionnés de ses problèmes.

  6. Kolkot dit :

    Excellent article de Richard aboulafia, l’un des meilleurs consultants en aéronautique : https://aviationweek.com/defense-space/aircraft-propulsion/opinion-what-next-european-military-aircraft
    En résumé il faut que l’Europe se bouge le cu* sinon il y a un risque de relégation au second rang…….

    • 에르메스 dit :

      Il ne fait qu’énoncer des évidences pour toute personne s’intéressant un minimum à la défense (Plus particulièrement NATO/Europe).

    • Castel dit :

      Ce consultant Américain, basé à Washington, exprime plus à mon point de vue les souhaits de l’administration Américaine, que la réalité objective…..

    • m dit :

      Pas très convaincant l’article. Il présuppose que si l’A400M n’a pas de successeur, le C130J reviendra dans la course. Ou que s’il n’y a pas de nouveaux chasseurs, le F35 sera le leader. Comme si les Européens ne savaient pas faire évoluer leurs plateformes.

      De plus, pourquoi faire un nouveau système quand on en tient un qui répond à toutes les missions comme l’A400M ou le Rafale, moyennant quelques mises à jour de standards ?

      L’article tend à montrer que les USA gagneront la guerre économique d’épuisement sur l’armement mais quand on compare les budgets américains et les budgets européens, un euro dépensé produit plus d’effets qu’un dollar. On sait où en est le F35, mais il ne faut pas oublier leurs LCS, leur Zhumwalt, leurs K36…

      Bref, l’article n’est pas très pertinent.

    • Clavier dit :

      : »For example, if there is no Tempest or other future European fighter, the F-35 will win. If there is no A400M follow-on, the C-130J (or some future variant) will win. »

      Votre meilleur consultant semble devoir pas mal se tromper…..

    • robin darbin dit :

      C’est un britannique. Il nous dit que le SCAF connait des difficultés. C’est un fait, les trois partenaires sont entrés dans le vif des débats c’est à dire: qui fait quoi et qui paye quoi. « Le programme du Tempest avance bien dirigé par le Royaume-Uni nous précise-t-il ! » Alors on est en droit de demander qui fait quoi et qui finance quoi dans ce programme Tempest. Parce qu’à part une déclaration de SAAB qui dit qu’il est intéressé à participer à la conception de briques de technologie sur le système de systèmes (le financement devant être décidé par un accord futur entre états) et le ministre de la défense italien qui dit que le Tempest et le SCAF ont vocation à fusionner on a pas vu ni lu grand chose sur Tempest. Ca m’étonnerait qu’on soit rentré dans le dur sans que cela ne soulève de discussions dans la presse spécialisée ou générale.

    • jccdm dit :

      Après la période de crise de ces dernières semaines/mois, entre Allemagne qui fait sa crisette pour avoir son démonstrateur inutile, Airbus qui veut son modèle industriel défaillant Eurofighter/A400M et Dassault qui veut non seulement protéger ses brevets actuels mais également demande les brevets des développements communs … et bien les signaux sont enfin positifs : les dernières infos tendent à faire penser qu’on serait proche de l’accord!
      Bientôt la fumée blanche?

    • oryzons dit :

      Un successeur à l’A400M ? Pourquoi faire ?
      Au contraire il faut le garder et le faire évoluer si besoin.
      Il y a plein de possibilités pour cet avion. Inutile de se lancer dans autre chose.

      Un successeur aux Typhoon / Rafale ?
      1/ C’est en cours
      2/ Je ne suis pas persuadé que la véritable utilité soit réellement opérationnelle. A mon sens un Rafale modernisé en permanence associé à des drones ferait certainement l’affaire. Par contre je pense que pour Dassault c’est important dans le sens où il faut au moins un projet majeur par génération pour que les compétences soient à la fois transmises et approfondies.

  7. Marc Mora dit :

    Il ne reste plus grand chose sur le marché a l’heure actuelle en avion de transport mili, le A400, le C130 J30, l’AN 124-100 ( et le futur 124-102 qui est en cours de développement )

    et pour le futur, il n’y a que Ilyushin avec l’IL II-106 PAK VTA qui ai quelque chose en cour de conception

  8. Romain dit :

    Est-ce que les appareils deja livres vont etre retrofites et si oui a quelle echeance ?

    • AlexR dit :

      Oui, ils sont voués à être rétrofités, avec plus ou moins d’options mais cela prends des années de le faire sur une flotte complète…

    • dolgan dit :

      Oui. Il me semble que ça se fait au fil des arrêts pour maintenance.

    • Polymères dit :

      Tous le seront, au frais d’Airbus et ça ne se fera pas dans 10 ans non plus.
      La France ayant au début du programme obtenus les premiers exemplaires, il y en a 7 qui seront en tête de série pour les retrofit.

  9. Thierry dit :

    L’A400M est une réussite et un progrès indéniable par rapport à son prédécesseur le Transall, il va même bien au delà par ses capacités accrus tout en gardant la possibilité de se poser sur des terrain de fortune, qui peut le plus ne peut pas toujours le moins, et l’A400M a réussi ce tour de force avec succès.

  10. Max dit :

    Je me demande à combien peut voler cet A400M Atlas à très basse altitude ?
    Ensuite je suis surpris que l’Armée de l’Air et de l’Espace ou l’ALAT n’aient toujours pas un autre gunship que le Tigre. Se déplacer rapidement puis rester longtemps sur site pour du Close Air Support sur basse de AC-130 est tactiquement profitable.
    Question armement il y a de quoi être autonome (Nexter, MBDA, etc) des US et éviter les déboires ITAR.
    Plutôt que d’attendre un des si peu nombreux drones MQ-9 Reaper,. En attendant l’hypothétique obèse Eurodrone MALE et son armement qui déplaît tant aux Grüne allemands qui entrerait en service avec une génération de retard. Que dire du Patroller « pas trop à l’heure » de l’Armée de Terre qui s’est crashé le jour de sa présentation (!)…

    • AlexR dit :

      Faire d’un avion de transport un gunship coûte une petite fortune en R&D à cause des contraintes liées à un armement lourd embarqué.
      Tout en sachant que le faible nombre d’avion produit à cet effet ne ferait qu’augmenter la note dû à la spécificité des lignes de montage, sans parler des pièces de rechange et de bien d’autres problèmes.
      Il n’y a qu’un budget US pour assumer ce genre de joujou, même s’il faut bien avouer que cela fait rêver plus d’un aviateur…
      Nous souhaitons beaucoup de choses mais avec un budget très limité, donc nous nous retrouvons obligé de tout faire en coopération et je ne pense pas que les Belges ou les Allemands souhaitent un gunship…

    • Vinz dit :

      Wishful thinking comme on dit in ze bushonnoye.

    • Polymères dit :

      Je le dis ici depuis un moment.
      L’a400m va permettre de se passer des Antonov, dès lors qu’on atteindra le volume d’aéronefs suffisant et ce n’est pas forcément 50.
      En 2025 on sera déjà bien pour s’en passer.

      La dépendance dans les avions stratégiques n’est pas un besoin de vouloir transporter d’énormes volumes quotidiennement mais bien les incapacités du Transall et du C130 à faire entrer certains équipements par manque de places et d allonges. L’a400m a un gabarit, c’est vrai, mais tous nos véhicules, nos hélicoptères peuvent y entrer.
      Donc dès lors, nous ne sommes plus dépendants d’avions plus gros, s’il faut faire une rotation de plus n’est pas un problème en soit.
      Car la réalité actuelle, c’est qu’on va chercher à optimiser un trajet d’Antonov en stockant de l’équipements en vue de cette liaison qui est planifiée à l’avance, non quotidienne. Mais au lieu d’avoir un Antonov tous les 15 jours, on peut parfaitement avoir un A400M par semaine qui n’en fera pas moins car le volume étant dispatché mais plus quotidien.

      La sectorisation de l’A400M en opérations va là aussi amener à s’épargner la location d’avions plus petits qu’on utilise à l’intérieur des théâtres.

      Ce n’est donc que très prochainement que l’on va assister à l’intérêt de l’avion tactique à vocation stratégique quand bon nombre de personnes ne veulent toujours pas le voir au profit de deux flottes distinctes afin de faire comme avant.
      Le besoin de nos armées comme de la plupart des armées ne nécessite pas un parc permanent de très gros porteurs. Ces gros avions sont nés des limites de petits avions pour des pays ayant quotidiennement besoin de traverser des océans (USA) pour soutenir leurs forces en Europe et en Asie ou de couvrir leur propre étendue territoriale (URSS) ou l’avion était une nécessité logistique en raison d’absence de routes et autres, toujours une réalité dans l’Est de la Russie.

      La fin des prestations de locations risque de mettre au plus mal les sociétés utilisant l’An124, l’avenir de cet avion est clairement posé, y compris chez les russes. Le marché potentiel est si faible qu’on ne peut pas imaginer un successeur même si certains vont l’avancer. L’A400M permet de répondre aux besoins et il fera sans aucun doute son marché et ce sera du côté américain qu’il faudra surveiller son principal concurrent qu’estle C130, d’un niveau inférieur mais qui pourrait être suffisant pour certains petits pays.
      D’ailleurs on peut se demander si un jour on ne verra pas en Europe une sorte de location de service des A400M qui pourrait déboucher sur du service au privé. Mais ça, on le verra quand tous les avions auront été livrés et rétrofités, pour l’instant on en a trop le besoin individuel et si avec 18 avions dont la plupart ont des capacités tactiques encore limités on songe déjà à se passer des contrats de location alors quand on en aura 50…

  11. Grosminet dit :

    @ Paddybus:

    Mais pourquoi diable voulez vous transformer cet appareil TACTIQUE (remplaçant le transall) en appareil STRATEGIQUE????

    Le but premier de cet avion,N’EST PAS de concurrencer un C17 STRATEGIQUE,mais de remplacer nos antiques Transall (TACTIQUE,capable,LUI,de posés d’assault ou de psés en terrain peu préparés,contrairement au C17) avec des capacités améliorées!

    35T de charge utile (pour 4500km) ,ça permet quand même de projeter quelques blindés,pendant que les BPC/Antonov (loués cher! ) amènent le gros des troupes