Optronique : Le groupe Photonis va être repris par la société d’investissement HLD

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57 contributions

  1. OBIOU dit :

    Enfin une bonne nouvelle, preuve quand la France veut défendre ses intérêts, c’est possible , avec, nous l’ espérons de bonnes perspectives.

  2. lothringer dit :

    Un petit bémol qui est peut-être sous-estimé en matière d’indépendance et de fuite vers l’étranger.
    source La Tribune : HLD devra toutefois déposer un dossier IEF (investissement en France) auprès du gouvernement français.

    Cela signifie que d’un point de vue purement juridique, l’investisseur n’est pas Français. Un holding néerlandais ou (pire) luxembourgeois , histoire de brouiller les pistes ? Il serait intéressant de creuser.
    Il y a anguille sous roche. Une fuite vers l’étranger déguisée sous couvert d’un investisseur soi-disant français mais basé à l’étranger ?

    • bzh dit :

      ca s appelle une filiale ou une entite ss controle d une autre qui elle meme est une filiale francaise. bref la vie normale d un groupe

    • JC dit :

      Une façon comme une autre de sortir par la porte et de revenir par la fenêtre.

    • LEONARD dit :

      Pas forcément.
      Avant tout un montage juridique pour adoucir l’enfer fiscal français, qui est d’ailleurs source de bien des déboires de notre économie.

  3. Lucien dit :

    On en sauve une mais les Américains nous en raflent d’autres. Il faut une stratégie intégrale et cohérente :

    https://www.usinenouvelle.com/article/la-pepite-francaise-de-la-cybersecurite-alsid-va-passer-sous-pavillon-americain-et-elle-n-est-pas-la-seule.N1059599

    • kolkot dit :

      Le problème est plus profond en soi, il faut que les groupes français soient plus agressifs à l’étranger, rien ne les empêche de faire des acquisitions, et puis je pense que Teledyne s’accommode très bien de ce refus au vu de leur acquisition de FLIR systems…

  4. Sibelle dit :

    Une bonne nouvelle et Florence Parly merite d’etre felicitée. Qu’elle continue en ce sens. Et bonne chance au développement de cette belle entreprise.

  5. oryzons dit :

    Donc un Fonds d’Investissment français à capitaux permanents, sans horizon de temps, qui permet à l’entreprise de faire de la R&D et des acquisitions plutôt que de se faire racheter par un étranger et découper.
    C’est cela la Retraite par « Capitalisation », qu’il faudrait appeler par Investissement National, même si le mot national est devenu un mot qui sent mauvais en France.
    Sauf qu’au lieu de le faire pour une poignée d’entreprises, on le ferait massivement.

    Mais c’est tellement mieux d’avoir son économie et ses entreprises contrôlé par des fonds étranger.
    Parce que c’est la « mondialisation ». Qu’en France on ne PEUT pas. On est trop petit. On DOIT obéir aux injonctions de voir notre industrie, nos cerveaux partir à l’étranger.

    Et même sans réforme aussi importante de la Retraite, c’est sûr que rien n’est possible.
    Nous sommes dans un pays sans capitaux, sans argent, après tout on ne dépasse que les 5500 milliards d’épargne nette, sans compter l’immobilier.
    https://investir.lesechos.fr/placements/actualites/assurance-vie-livret-a-l-epargne-des-francais-n-a-jamais-ete-aussi-elevee-1896325.php

    Encore faut-il tracer cette épargne vers le financement de la R&D, le développement des PME plutôt qu’au hasard le financement du logement pour nos merveilleux immigrés qui ensuite payent leur loyer grâce aux allocations elles-mêmes financées par l’impôt. MDR

    Vive le social pour faire venir toujours plus d’incapables, mais qui ont pour eux d’offrir un sentiment de bien être morale aux bien pensants.

    Mais réjouissons-nous.
    Photonis est sauvée !
    Bonne nouvelle.

    • vrai_chasseur dit :

      @oryzons
      Vous prenez la déclaration de patrimoine de tous nos gouvernants.
      C’est public et consultable sur le site de la haute autorité pour la transparence de la vie publique
      http://www.hatvp.fr/consulter-les-declarations/

      PAS UN SEUL n’a de patrimoine investi dans l’industrie française sous forme d’actions.
      CQFD.

      • Frank dit :

        @vrai_chasseur @orysons est excessif, mais dit aussi certaines vérités.
        Si nos gouvernants (terme à définir, les politiques y sont minoritaires) n’investissent pas dans l’industrie Française, ce qui reste à démontrer, rien n’empêche qu’ils le fassent dans des entreprises dans lesquelles la France a des participations et des partenariats.
        Par exemple, Safran, cité dans l’article.
        Son actionnariat flottant est de l’ordre de 80%, dont nombre de Français vie les contrats d’ Avie.
        Et dont les dividendes dilués sont tout autant liés aux déboires du 737 Max, les moteurs, qu’à ses contrats fructueux obtenus ailleurs Qui se lissent avec le temps.
        Le problème que vous soulevez n’est pas la position de l’investisseur, mais plus sa faculté à utiliser le droit d’initié lié à sa fonction, ce qui est un délit. Par exemple:
        https://www.les-crises.fr/apres-avoir-investi-dans-les-actions-tesla-nancy-pelosi-pourrait-s-enrichir-grace-a-la-politique-de-biden/
        Où @orizons se trompe, je crois, c’est sur le terme tabou chez nous de « capitalisation ». Vieille lune du Français avec l’argent. Ce maudit pognon…
        Beaucoup ici connaissent la Carac, ou la RMC, plutôt.
        Où pensez-vous que les cotisations soient placées? Uniquement dans des entreprises Françaises de Défense, comme un Investissement National? Vous plaisantez.
        Idem pour le PERP, la Madelin, ou tout autre Assurance Vie, placement préféré, nous dit-on.
        Dont l’encours dépasse le 1 800 milliard d’euros, à la louche.
        Du à leur fiscalité séduisante et intelligente.
        Qui va croire que cette somme est investie dans des fonds Français souverains, éthiques, voire liés à notre intérêt National? Pourquoi pas un emprunt spécifique sur le PANG et le NGF?
        Vu que chacun fait sa cuisine personnelle sur ce sujet, malgré ses affichages, c’est effectivement hypocrite de suggérer un quelconque patriotisme sur ce sujet. Et c’est probablement mieux ainsi.
        Surtout sur un site qui comporte beaucoup de retraités, honorables, et qui bénéficie du système par répartition. S’ils avaient du uniquement capitaliser, dès leur première solde, quid de leur retraite actuelle?
        Idem pour la majorité des civils. On cotise, on récolte, c’est ballot.
        Je ne cherche pas à polémiquer, mais cette éternelle dualité permanente entre Répartition/Capitalisation est lassante.
        Libre à chacun de récolter les fruits de ses cotisations imposées, et de capitaliser à coté, point d’idéologie.
        Ce qui est marrant, c’est lorsque l’on dissèque le système de retraite toujours montré en exemple, le US, c’est moins clair que les clichés convenus.
        https://frenchmorning.com/fiches/la-retraite-aux-usa/social-security-americaine-beneficier/
        https://frenchdistrict.com/articles/systeme-retraite-etats-unis-infos-expatries/
        https://www.la-retraite-en-clair.fr/retraite-france-monde/retraite-etranger/retraite-etats-unis#:~:text=Les%20cotisations%20sont%20de%2012,’%C3%A0%2032%2C5%20%25.
        Après, si l’on constate que l’AME annuelle pour des clandestins correspond à deux FREMM, il ne faut plus gamberger sur son épargne, mais sur l’historique de ses votes, et de ses fruits.
        Critiquer la branche sur laquelle on s’est confortablement assis, en la voyant désormais craquer de toute part, est assez rigolo, non?

    • tschok dit :

      @oryzons,

      Mélangez pas tout. En particulier, ne mélangez pas votre désir de mettre fin à la sécurité sociale d’un côté, avec la nécessaire protection de la souveraineté économique française dans les domaines sensibles.

      Parce que là, vous êtes en train de nous dire que la protection de la souveraineté économique de la France implique la fin des retraites par répartition: je sais, vous avez nié être un ultra libéral, j’en ai pris bonne note, comme j’ai pris bonne note que vous n’êtes pas d’extrême droite en dépit d’une énième sortie sur les immigrés…

      Bref, j’ai pris bonne note que vous refusez qu’on vous catalogue ultra-libéral d’extrême droite au motif que, comme le dit le chanteur, « vous n’aurez pas ma liberté de penser » mais je tiens quand même à vous dire que si vous voulez qu’on vous croie, faudrait mieux camoufler le truc, quand même.

      Parce que là, c’est marqué au fluo.

      Maintenant, soyons sérieux et pour ça, propulsons-nous ici: https://www.groupehld.com/notre-histoire/

      Et là, on apprend un truc intéressant: le plafond d’engagement de cette société d’investissement est de 500 millions d’euros par société. Autrement dit, il s’en est fallu de peu que cette opération ne soit trop chère pour elle. Déjà que son président du comité d’investissement a fait savoir que ce n’est pas particulièrement « une bonne affaire », pour reprendre les termes de sa déclaration à BFM…

      En poursuivant la lecture de l’article de Laurent Lagneau, on comprend que HLD aurait bien aimé une opération avec des synergies quelque part. Pour l’instant, elle reste à créer.

      On peut donc tirer deux leçons:
      – Le capitalisme à la française dans le domaine des pépites industrielles de la BITD ne fait pas dans le big business, pour l’instant. On est plutôt medium: vers le demi milliard d’euros. Clairement, c’est pas assez.
      – Les synergie, c’est un peu l’angle mort. Elles restent à faire. Mais on comprend que les gens de HLD sont entreprenants et qu’ils vont certainement aller voir des partenaires pour explorer des synergies, en BITD ou hors BITD. C’est bien.

      C’est ce que je vois. Et pas l’abolition de la Sécu, accessoirisée d’une pincée de discours anti-immigrés. Parce que ce genre de conneries, quand on cause stratégie, je trouve que ça fait tache.

      Et sinon, oui vous êtes un libertarien de droite. Et alors? C’est pas un crime. Alors pourquoi le cacher? Mal en plus.

      • oryzons dit :

        C’est rigolo, moi j’argumente et documente chacune de mes assertions.
        En face je n’ai comme réponse que cela : « ultra libéral d’extrême droite ».

        Une étiquette qui se suffit à elle même. Quand on balance à quelqu’un qu’il est « facho » ou « ultra libéral », certains s’imaginent que tout est dit. Que la charge vous exonère de proposer un argumentaire cohérent.

        Pour les retraites, je le redis.
        Les années 80 ont été marquées par un retrait massif de l’Etat de tout les secteurs stratégiques.
        Ce retrait n’a pas été compensé par une épargne française prenant le relais pour préserver les intérêts industriels et technologiques français. La mise en place par Balladur des participations croisées des grands groupes qui était supposer régler ce problème a fait long feu. Depuis nous nous faisons piller.

        Je réaffirme donc que c’est pour cette raison que structurellement l’économie française est sur le déclin depuis lors.
        Donc soit on remet l’Etat au centre du jeu, avec la BPI par exemple, mais beaucoup plus fortement que ce qui est fait actuellement, et au risque de provoquer l’ire de l’UE (et de l’Allemagne lol) soit on créé des Fonds d’Investissement qui permettent d’alimenter en capital notre économie. Et ce capital doit bien venir de quelque part, soit les Retraites, soit l’épargne actuelle qui est envoyée dans le logement social notamment.
        J’attend toujours un seul contre argument valable autre que « facho » ou « ultra libéral », coller des étiquettes cela ne sert à rien d’autre qu’à se laver les mains de tout argumentaire.

        Sur les immigrés, je suis moi-même fils d’immigré, et je viens du fameux neuf-trois. Et mon ascendance n’est pas très catholique, et je ne suis pas spécialement blond aux yeux bleus. Histoire de remettre un peu de contexte.
        J’ai vu de près les « quartiers ». J’ai vu leur évolution.
        Et là encore, vous avez envie d’être dans le déni ? De croire que tout va bien ? Si cela vous chante.
        Je vous dis moi que cela va de mal en pis. Que c’est catastrophique. Que les filles en jupe s’y font insulter. Que le vrai racisme n’y est pas contre les noirs et les musulmans mais contre les juifs, les homos, les asiats, et qu’il ne fait pas bon y être un petit blanc, un « français » comme ils disent.
        Vous croyez que c’est des fantasmes ? Que j’affabule ? Vous voulez des chiffres officiels ?
        Je peux vous en donner sans problème, mais je sens que le blocage est bien plus idéologique.

        Je vous dis donc que laisser partir nos cerveaux à l’étranger pour faire entrer ce type de population est une catastrophe totale.
        Je vous dis que la bien pensance depuis ces mêmes années 80 à toujours trouver des excuses aux mauvais, et à toujours reprocher à ceux qui ont de l’ambition et du talent d’en avoir, est une hérésie suicidaire.
        Cela se voit partout même dans le foot !
        Depuis l’arrêt Bosman et donc la libéralisation du marché du travail, nous sommes passé de N1 du classement UEFA à N6. Tous les ans les meilleurs que nous avons formés avec nos impôts partent pour aller vers les GAFAM du foot dans des pays à la fiscalité moins regardante, et des (très) moins bons arrivent.
        C’est la caricature du déclassement que nous sommes en train de vivre à tous les étages de la société.

        Faire une petite mesure par ci par là ne changera rien, ou à la marge.

        Notre pays souffre structurellement. Pas l’Europe. Pas les Pays Bas. Pas l’Allemagne. Non notre pays. La France.
        Et seules des mesures de grandes ampleur seront de nature à faire bouger les choses.
        Je pensais que Macon avait compris cela. Et qu’il aurait la clairvoyance et l’opiniâtreté pour s’atteler à la tâche.
        Mais non. Monsieur n’est pas Président de la France. Il se croit Président de l’Europe. Il s’occupe donc en priorité de l’Europe répétant en cela les mêmes erreurs que nombre de ses prédécesseurs, en meilleur techniquement, mais faisant des bourdes énormes au passage.
        Au final un échec de plus.
        Suivant.

        • tschok dit :

          @oryzons,

          Ne déformez pas ce que je dis.

          Sur votre orientation politique: je n’en fais pas un argument qui met fin à tout débat, je vous dis juste de soit faire un effort pour mieux la masquer, puisque vous dites ne pas vouloir la mettre en avant ou en tout cas ne pas vous faire enfermer dans une étiquette, soit directement la mettre sur la table, puisqu’elle n’a rien de honteux.

          En attendant, je remarque juste que si on analyse vos propositions dans l’univers des représentations mentales d’extrême droite, ça colle plutôt bien et que c’est du domaine du manifeste. Donc, pour un mec qui dit ne pas vouloir porter d’étiquette je vous fais juste remarquer que vous vous en êtes mise une vous-même dans le dos. Voilà, c’est tout.

          Sur les arguments: tout est dans ma première phrase. Vous mettez en relation deux éléments:
          – Les retraites par répartition
          – La protection de la souveraineté économique française dans les domaines sensibles

          A priori deux éléments qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Alors, quel est le lien que vous voyez? La sous-capitalisation de l’économie française, en fait.

          Votre raisonnement est le suivant: à cause des retraites, l’économie française est sous-capitalisée, donc elle ne parvient pas à défendre ses pépites dans la BITD.

          On est sérieux, on reprend les trois éléments:
          – A cause des retraites: démontrez (et non pas affirmez) que les retraites sont une cause de sous-capitalisation d’une économie. Montrez nous les études économiques qui valident le raisonnement.

          C’est simple à formuler: retraites par répartition impliquent sous-capitalisation de l’économie.

          Ce qui revient à prouver que le financement des retraites va absorber la totalité de l’épargne. Or, on sait que c’est faux par construction: le financement des retraites ne repose pas sur l’épargne, mais sur… la plus value. Mauvaise pioche.

          – L’économie française est sous-capitalisée: en réalité elle est riche, mais elle n’investit pas en actions d’entreprises industrielles de la BITD. Il est JUSTE LA le problème, voyez-vous? En fait, il est culturel.

          – Donc, elle est incapable de protéger sa souveraineté économique: la protection de la souveraineté économique ne dépend pas exclusivement des capitaux qu’on peut mettre dans nos propres entreprises. C’est en réalité plus complexe: c’est lié à ce que je vous dit plus haut, cad la façon dont on investit en France. Mais c’est lié à des tas d’autres facteurs comme la réglementation, les arbitrages du gouvernement, les choix stratégiques des entreprises et de leurs actionnaires qui décident ou non de les vendre, de les démanteler, etc.

          En fait, la sous-capitalisation est un problème parmi d’autres.

          Bon, j’ai effectivement développé la réponse et c’est un peu chiant. Mais mon argument en synthèse, il était dans la première phrase de mon com: ne mettez pas ensemble les retraites et la protection de la souveraineté pour opposer l’un à l’autre, parce que ça cloche tout de suite.

          Il suffit de l’énoncer à voix haute pour s’en rendre compte.

        • Frank dit :

          @ oryzons Sur l’ensemble, vous abordez trop de sujets, et donc les mélangez, peu importe. Mais sur un point:
          Vous dites:
          « soit on créé des Fonds d’Investissement qui permettent d’alimenter en capital notre économie. Et ce capital doit bien venir de quelque part, soit les Retraites, soit l’épargne actuelle qui est envoyée dans le logement social notamment. »
          Comprends pas. La BPI est dirigée par la CdD, donc Bercy, pas l’inverse.
          Pour créer (ou plutôt bâtir) un Fonds d’investissement, ou tout autre OPVVM, il faut avant tout des souscripteurs qui acceptent de déléguer à autrui l’avenir de leur investissement.
          Avec confiance, voire crédulité et naïveté. C’est basique.
          Bonne chance ensuite pour savoir sur quels supports ils seront placés, ainsi que le terme et l’avenir de la part de risque que vous signé au départ. Qui est contractuelle, mais minimisée.
          Je peux aussi disposer d’un ORIAS, et la jouer Madoff et Ponzi, vous blouser, vous ruiner, et finir en prison. Vous aurez tout perdu, mais ce sera au moins une consolation.
          Vous confondez OPCVM et Emprunt d’Etat, placement et obligation, etc…
          Qui n’ont qu’un point commun, la confiance. Le reste n’est que la dimension du créancier.
          Et je vois mal le lien que vous faites avec les Retraites et l’épargne actuelle (des Français).
          Vous suggérez de puiser dans les retraites et l’épargne. Bonne chance!
          Cela fait dix ans que l’exécutif lorgne dessus, vu que l’épargne des Français rejoint la dette de l’état.
          La tentation est grande, mais on est en quinquennat, donc…
          Si vous souhaitez des arguments sur le sujet, va déjà falloir structurer les vôtres pour espérer une réponse.
          Je suis à votre disposition sur certains points, mais on s’y perd.
          Faut savoir s’étendre sans se répandre, comme chantait Gainsbourg. Tsoin, tsoin.
          Suivant.

          • oryzons dit :

            Cela nous fait au moins un point commun, moi aussi je n’ai pas tout compris à votre première réponse…

            Je suis quelqu’un qui raisonne en premier lieu macro, stratégie, avant de penser micro, tactique.

            Le plus important dans mon propos est l’analyse macro sur la perte d’orientation et de support stratégique de l’économie française.

            Je n’ai pas vu de réponse là dessus, dois je en conclure que vous êtes d’accord ?

            Vous me répondez de votre côté sur les aspects purement pratiques de telle ou telle solution en vous basant sur ce qui se fait actuellement.

            Hors pour moi on met en place des tactiques de manière à atteindre ses objectifs stratégiques, non l’inverse.

            Je ne parle ni d’OPCM ni d’obligation d’État.
            Je parle d’une nouvelle classe de Fonds, dont les tenants et aboutissants exacts sont évidemment à définir.

            Même si techniquement il y aurait effectivement beaucoup à faire comme vous le dites, si nous voulons véritablement le faire il ne s’agit alors plus que de problème techniques. Je vous fait confiance pour trouver des solutions vous avez l’air très calé.

            Quant à l’épargne actuelle, elle se fait vers des produits Livret A, Assurance Vie, ou des Fonds dans lesquels la mise en œuvre d’une politique de soutien industriel n’est au mieux que très indirect.

            Je pense que les Français seraient tes enclins à soutenir via des Fonds des ambitions stratégiques clairement définies comme rebâtir notre indépendance Telecom, ou digitale. Et qu’ils accepteraient tout à fait ce genre d’objectifs.

            Je pense que cette idée générale que les Français doivent s’anglosaxonniser et raisonner uniquement marché et libre concurrence est un contresens historique. Que cela nous a fait très mal et continue de nous faire très mal en individualisant à l’extrême nos préoccupations, et nous a fait perdre le sentiment d’un avenir, et d’un destin commun.

            Nous sommes un pays culturellement où nous comptons sur l’État pour définir les axes stratégiques, y mobiliser les ressources et planifier des objectifs.

            La classe politique française a choisie d’abandonner cela pour que certains de nos voisins acceptent de construire l’Europe (l’Euro en l’occurrence). En faisant le pari que nous allions souffrir mais nous adapter, et que le jeu en valait la chandelle car ces aspects stratégiques seraient récupéré plus tard au niveau européen de manière plus puissante.

            Le problème c’est que d’une part les citoyens français n’ont jamais donné leur accord sur cela, et que d’autre part les autres pays européens n’ont jamais été convaincus ni accepté de forger cette Europe stratégique et souveraine qu’ils voient comme une manière détournée pour la France de prendre le contrôle sur eux.

            Nous avons donc des dirigeants français qui sont littéralement hors sol tant vis à vis de leurs citoyens qui ne comprennent pas que l’État français soit devenu impuissant à répondre aux enjeux économiques, stratégiques, industriels et au final sociaux (à part pour augmenter les taxes pour financer une énième allocation) que vis à vis de leurs partenaires européens qui ne partagent pas du tout leur point de vue et leur objectif.

            Tant que l’on ne comprend pas cela, que nous sommes dans une impasse politique, stratégique et économique et que l’on ne traite pas le sujet, en faisant mine que dès que l’on remet en cause les choix faits depuis les années 80 on est anti je ne sais quoi ou ultra je ne sais quoi, on ne traite pas le fond du problème qui conduit le pays vers sa déchéance.
            Ce n’est pas un hasard si nous sommes encore au niveau technologique précisément dans tout ce qui est lié de prêt ou de loin à la Défense, où l’État a justement gardé la main sur tous ces aspects stratégiques et industriels.
            Il faut sortir de cette imposture idéologique qui veut que seule les solutions européennes soient viables et que les solutions nationales sont impossibles et se rendre compte que nous jouons contre notre camp depuis plusieurs décennies dans l’espoir d’atteindre ce qui se révèle n’être qu’une chimère.

            Une fois que l’on a posé cela on peut discuter ensuite de la technique de financement en détail du cela est vraiment ce qui vous inquiète.

            Mais tant que l’on s’imagine qu’il faut laisser faire le marché dans les Télécom par exemple (au revoir Alcatel, bonjour Huawei) ou sacrifier l’industrie française dans le SCAF pour le bonheur de s’imaginer que les Allemands vont enfin nous suivre, cela ne sert strictement à rien.

          • tschok dit :

            @oryzons,

            Ben vl’à que vous êtes partisan du retour au plan quinquennal maintenant…

            On s’y perd.

            Bon, là vous proposez de constituer des fonds stratégiques. Ok, pourquoi pas? Au début vous parliez de supprimer le système de retraite par répartition au profit d’un système de retraite par capitalisation, afin d’abonder ses fonds en capitaux. Sur ce point, vous semblez dorénavant mettre de l’eau dans votre vin et envisager qu’on puisse les financer autrement.

            Par l’épargne, quoi…

    • blablablah dit :

      @oryzons
      Vous n’en avez pas marre d’utiliser toujours les mêmes arguments usés jusqu’à la corde, les incapables…Le financement du logement…on voit de quel côté vous allez voter prochainement, pffff, ça devient lourd.

      • oryzons dit :

        La question n’est pas que cela vous plaise ou non.
        On s’en fout.
        La question en l’occurrence c’est le financement de notre économie en général et de nos entreprises innovantes en particulier.
        Si vous pensez que ce que nous faisons depuis 30 ans dans ce domaine merci d’argumenter.
        Si vous pensez qu’il faut faire bouger les lignes, merci d’expliquer autrement que par du yakafaucon.

        Ah si je sais. Plus de taxes ! J’ai bon ?

        • Frank dit :

          @ orizons Pas faux. Pas d' » Yakafaucon ».
          Pour info, quel est votre taux personnel d’investissement direct, sonnant et trébuchant, par rapport à votre patrimoine? Hors impôt, après déductions légales.
          Aucun chiffre, simplement un % déductible, restons discrets.
          Et des exemples de StartUp que vous financez, anonymement, par exemple.
          Depuis 30 ans…
          Avant de juger, faut montrer l’exemple.
          Et rappelez-vous ce que les autres mesquins financent par l’impôt.

          • oryzons dit :

            Vous voyez en fait c’est vous l’ultra libéral.
            Je vous parle politique nationale vous me répondez individualisme.

            Pour vous répondre je suis pragmatique. Je n’investis pas en fonction de ce que j’aimerai voir se réaliser sur le plan politique et économique, car contrairement à vous apparemment je sais que c’est un coup d’épée dans l’eau, et que justement pour cette raison il faut des décisions au niveau national.

            Donc oui j’investis en fonction de mes analyses macro : dans les GAFAM. Dans un mix sentiments / rationnel j’ai aussi mis de l’argent dans STMicro et Dassault Systèmes, plus une somme dans un fond orienté start up européen (pas trouvé quelque chose centré sur la France). Mais même si ce ne sont pas des mauvais investissements j’aurai mieux fait de tout mettre sur les GAFAM. Mdr.
            Pourquoi les GAFAM ? Parce que ce sont des monopoles de fait, que nos politiques ne font rien pour changer cela, et qu’en plus ils les autorisent à défiscaliser de manière délirante via l’Irlande.
            Donc politiquement au pouvoir les GAFAM seraient littéralement dans mon collimateur.
            Individuellement en l’absence de réaction des pouvoirs publics des différents états occidentaux je mise sur eux.
            J’ai répondu à votre curiosité ?
            En attendant je n’ai pas compris pourquoi il faut soit même être un parangon de vertu pour émettre des arguments cohérents ; là encore on sent l’influence US jouer à plein.

        • Vous êtes un troll de l’extrême droite. « Patriote en papillote », votre seul but ici est de vomir sur votre pays, la France, à des fins électoralistes…

    • Vous êtes un troll de l’extrême droite. « Patriote en papillote », votre seul but ici est de vomir sur votre pays, la France, à des fins électoralistes…

  6. Plusdepognon dit :

    360 millions au lieu de 500, et le type a le front de dire qu’il ne fait pas une bonne affaire…

    Ceux sont des banques américaines qui se sont occupées du cas :
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/photonis-trois-banques-nord-americaines-en-concurrence-875446.html

    Teledyne avait déjà en tête le rachat de FLIR, Safran/Thalès auraient eu affaire à trop forte partie :
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/rachat-de-photonis-par-teledyne-la-france-a-vraiment-evite-une-catastrophe-industrielle-872693.html

    Concernant Rafaut, c’est une bonne affaire aussi :
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/rafaut-affiche-ses-ambitions-europeennes-875233.html

    https://www.usinenouvelle.com/article/exclusif-avec-le-rachat-de-secapem-rafaut-entame-une-phase-active-d-acquisitions.N1047829

    Donc pour « l’Etat stratège », on repassera :
    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/photonis-l-etat-spectateur-ou-acteur-875096.html

    Prenons des nouvelles des autres sociétés affaiblies dont nous avons entendu parler :

    1/ Un prêt de l’État a permis à la société CNIM d’éviter le démantèlement, un dossier géré… par la banque Rotschild :
    https://www.varmatin.com/economie/la-piste-chinoise-est-refermee-soulagement-a-la-seyne-le-demantelement-de-cnim-naura-pas-lieu-638242

    2/ Quand à Aubert et Duval, il n’y a qu’une proposition sur la table :
    https://www.lefigaro.fr/societes/aeronautique-airbus-et-safran-prets-a-sauver-aubert-duval-20210207

    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/aubert-duval-la-direction-d-eramet-a-desormais-une-offre-de-reprise-sur-sa-table-865739.html

    Eramet ayant d’autres problèmes dont nous aurons des échos en attendant un troisième référendum sur l’indépendance en 2022…
    https://www.capital.fr/economie-politique/nouvelle-caledonie-la-guerre-du-nickel-risque-de-couter-cher-au-contribuable-francais-1387124

  7. Alain d dit :

    Ardian, la machine à revendre des pépites françaises à l’étranger, après de belles plus values?
    On n’oublie surtout pas que le bleu Macron avait offert Alstom aux États-Unis sans résister, alors que maintenant il fait de la souveraineté son cheval de bataille. Ceci avant Technip.
    Pas mieux sous Sarkozy, Chirac et Jospin. Ce dernier avait mis le Ministère des Industries sous la coupe de Bercy et avait ainsi enclenché la machine à perdre. Politiques, droite, gauche, même constat, une majorité de nuls.
    Premier objectif de la DGA, de la DGE et de la DGSE : surveiller que ces ploucs de déraillent pas plus qu’à leur habitude ! Et arrêter de chialer pour obtenir des investissements étrangers !
    Surveiller les investissements européens, sortants et entrants, UE-27 oui, mais en faisant attention à ce qui passe par les paradis fiscaux européens, qui ne sont toujours pas dézingués par Paris et Berlin.
    Comme par exemple Chypre :
    https://regard-est.com/chypre-un-allie-de-la-russie-au-sein-de-lunion-europeenne
    Il serait peut-être tend de prendre l’affaire au sérieux !
    Ou alors, il faut se demander si l’inaction de Paris et Berlin sur ce dossier ne serait pas volontaire ?

    • fabrice dit :

      Le problème n’est pas tant l’achat par les USA de nos start up, on achète aussi chez eux, le problème est d’en créer plus de pépites.

  8. albatros24 dit :

    Et bien sûr dans moins de 8 ans, Monsieur Chateau s il est toujours à son poste éxigera la rentabilité enfaisant licencier des cadres et techniciens de ces entreprises en France et en Europe…
    O,n les connaît.
    On attend toujours le fonds souverain géré par la Caisse des dépôts et consignation, la Banque postale les Crédits municipaux et BPI France (union d’OSEO avec les FDI et CDC entreprise) sous un nom bien français qui permet de la rendre lisible partout (fonds Colbert par exemple…). Ces banques génèrent des liquidités impressionnantes (BPI 77 milliards, CDC 167 milliards et BPCE 24 milliards, épargne des français : estimée à un peu moins de 6 000 milliards d’Euros) , elles pourraient en plus être directement abondées via la gestion d’une partie de l’épargne des français (assurances vie ou livrets ou obligations d’Etat avec un taux deux fois plus attractifs que ceux des banques privées par exemple).

    • albatros24 dit :

      Les obligations d’Etat détenues par l’épargne des français = comme au Japon une dette publique (actuellement près de 2600 milliards d’Euros à 50% détenue par des français) majoritairement détenues en France.
      Donc totale indépendance vis à vis de l’Etranger. On pourrait laisser 25 à 30% pour les fonds étrangers, qui se disputeraient encore plus notre dette en dépassant ainsi les taux négatifs allemands les plus bas actuellement en Europe.
      Vous voyez l’intérêt pour l’Etat et le pays ensuite ?
      Mais les énarques ont encore beaucoup à apprendre de de Gaulle Colbert Richelieu…

      • fabrice dit :

        Albatros
        Etudiez l’Histoire de la colonisation. On a d’abord prêter « pas cher » à l’Egypte et à la Tunisie, c’est la corde, puis on a resserré.
        Je vous explique. On vous prêtes 200 mds sur 10 ans à 0%. La 1ère année vous devez rembourser 20 mds (le capital). Or vous ne les avez pas, donc vous emprunter de nouveau 20 mds à 0%. Imaginez que la 2ème année coup les taux d’intérêts passent à 10%. Vous allez devoir emprunter 20 mds à 10% pour rembourser juste le capital de la dette.
        Concrètement, oui à 0% la dette ne coûte pas cher, mais pour combien de temps ? Dans la situation actuelle il suffit que les taux d’intérêts augmentent de quelques % pour que la France soit en faillite parce qu’habituellement on emprunte sans cesse pour payer les échéances des dettes ultérieures.
        En fait la France est sous cocaïne, le vendeur te la file gratos et une fois que tu t’es accoutumé il va augmenter le prix.

        • albatros24 dit :

          C’est la planète entière qui vit à crédit à part quelques rares Etats du Nord de l’Europe (dont ne fait pas partie l’Allemagne)
          Vous parlez d’une bulle financière je suppose, qui pourrait nous menacer ou de « taux qui vont augmenter, très bientôt, vous verrez ! Et on ne pourra plus rembourser »
          Mais calmez vous : nous ne sommes pas en faillite, et nous ne le serons jamais
          Pas avec 6 000 milliards d’épargne et un PIB annuel qui ne cesse d’augmenter chaque année…
          Date PIB annuel PIB annuel
          2018 2.360.687M.€ 2.789.128M.$
          2017 2.297.242M.€ 2.594.235M.$
          2016 2.234.129M.€ 2.472.282M.$
          2015 2.198.432M.€ 2.439.436M.$
          Nous sommes la 5ème puissance économique mondiale, si nous devons faire faillite c’est le monde entier qui dégringole et avant nous.
          Vous pensez que les taux de la BCE (car je vous rappelle que nous utilisons l’Euro la monnaie la plus forte actuellement dans le monde) vont augmenter ainsi et que la BCE va décider de le faire réellement ?
          Mais vous ne savez pas que ce sont les gouvernements qui choisissent le président de la BCE et que celui ci est leur obligé. Vous voyez la pauvre Mme Lagarde augmenter les taux alors qu elle ne cesse de dire qu il faut les baisser ?
          Les taux ne monteront pas
          Et pour les taux applicables à nos emprunts à court terme ils ne cesse de baisser justement. Nous sommes à -0.54 % actuellement
          https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/la-france-va-emprunter-260-milliards-deuros-en-2021-1249584

          Enfin si nous avons investi dans nos infrastructures dans nos entreprises stratégiques et surtout si nous gérons nous même un fonds souverain qui s’appuie sur des taux attractifs pour attirer une part de la gigantesque épargne française, nous n’avons quasiment plus besoin (comme les japonais) d’emprunter à l’Etranger.
          Pour info la Norvège gère un fonds souverain approvisionné par son pétrole et gaz, elle le met de côté. Nous n’avons pas de pétrole et gaz (saus au large de la Guyane) mais nous pouvons mettre cet argent de côté et s’ensservir pour financer notre économie (c’est lle principe du Livret A d’ailleurs).

      • tschok dit :

        @Albatros,

        Quelques observations: pourquoi les titres de la dette publique française sont-ils détenus par des opérateurs étrangers? Parce que l’épargne française ne suffit pas à couvrir les besoins de financement de l’Etat.

        Je vous donne des chiffres avant Covid:
        – Les flux d’épargne nets en France, bon an mal an, c’est 80 milliards d’euros. Parfois plus, parfois moins.
        – Les besoins de financement de l’Etat, bon an mal an, c’est 200 milliards d’euros. Parfois plus, parfois moins.

        Donc là, on comprend tout de suite (normalement) que l’épargne française ne peut pas couvrir la dette publique dans sa totalité. Donc, chaque année, on doit aller chercher des capitaux étrangers sur les marchés financiers et ce qui compte pour nous ce n’est pas la nationalité des capitaux, mais la liquidité de notre dette. Donc, il nous faut un marché fluide.

        On doit d’autant plus le faire que l’épargne française ne se place que partiellement dans des obligations d’Etat: le marché de l’épargne reste concurrentiel et il existe d’autres produits, en action par exemple.

        En outre, les taux d’intérêt sur la dette étant historiquement faibles, voire négatifs, l’obligation d’Etat en tant que produit d’épargne a un rendement faible. Elle sert plutôt de sous-jacent destiné à garantir la restitution du capital en fin de contrat, quand on liquide son placement. Le rendement provient d’autres produits.

        Par exemple, un gros détenteur de dette française est un fonds de retraite norvégien: aujourd’hui il perçoit des cotisations, demain il versera des rentes. Dans l’intervalle, il doit placer ses fonds en les ventilant entre des placements spéculatifs qui rapportent et des placements très sûrs, comme de la dette française. Même à taux négatif, il est intéressé par de la dette française.

        Eh ben moi, je trouve qu’il est idiot de se priver de ce fonds norvégien alors que les Français n’ont pas suffisamment de pognon pour acheter la totalité de leur dette et qu’ils dirigent leurs placements aussi vers d’autres produits que les obligations d’Etat.

        Dernière remarque: si la totalité de la dette était détenue par des Français, croyez-vous vraiment que l’Etat se sentirait obligé de la rembourser? La détention d’une fraction de la dette française par des opérateurs étrangers rassure l’épargnant français qui est très méfiant à l’égard de son Etat.

        Je vous rappelle que la grande spécialité de l’Etat en France, c’est d’entuber les épargnants, tout particulièrement quand ils deviennent ses créanciers. Si un jour l’épargnant français devait se retrouver en huis clos avec l’Etat, il faudrait s’attendre à une fuite des capitaux.

        En définitive, on a ce dont on a besoin: un marché fluide. Il nous permet de nous financer. Vous voulez lui donner un sens politique (l’asservir à un objectif politique qui est différent de son objectif initial). Neuf fois sur dix, les gens qui veulent ça se trompent de sujet et essayent de greffer une carpe sur un lapin.

        Non, le système qu’on a marche et fait ce qu’il doit faire: couvrir un besoin de financement.

        Si vous voulez créer des fonds souverains pour protéger la souveraineté économique de la France, oui, pourquoi pas? Mais laissez la dette française tranquille. C’est un autre système. Allons plutôt voir du côté des actions et des marchés d’actions à ce moment là.

        • albatros24 dit :

          Le fonds souverain alimenté par de l’épargne est possible, si vous offrez un taux de rendement plus important que celui offert par les autres institutions financières. Naturelleme,t les gens vont vouloir placer leurs économies à 2 ou 3% plutôt que sur des livrets à même pas 1%.
          Mais surtout les français placent sur livret (ou assurance vie) car cela les rassure, et on est incapable de dire ce qui financé ensuite avec ces fonds (par le réseau des caisses d’épargne, ou d’autres banques. Pourtant les gens placent et à taux qui a encore baissé, donc il y a un potentiel pour un livret – fonds souverain même à un taux très bas.
          POur notre dette : si les OAT sont proposées avec un taux important, elles trouveront preneur à l’Etranger (attention, les norvégiens placent leurs Couronnes chez nous parce qu ils ont confiance en la capacité de l’Etat français a bien percevoir des impôts et taxes, qu ils veulent un Etat solide et car ils savent que la France achète beaucoup son gaz et pétrole en Norvége justement, la boucle est bouclée) mais aussi en France auprès des zinzins et des particuliers, surtout si les taux sont importants. C’est en cela qu on peut financer notre propre dette en attirant une partie de l’épargne.
          Ce que vous dites sur la confiance est primordial en économie. Et c’est justement parce que nos ne gérons plus nous même notre monnaie et que les taux sont garantis du côté de Francfort que cette confiance existe (en plus d’un Etat fort avec des bijoux de famille importants au cas où).
          Donc l’idée d’utiliser cette épargne pour alimenter un fonds souverain et des OAT est tout à fait viable, la preuve c’est que cela existe déjà, vous pouvez acheter des OAT ou placer votre épargne sur un tas de livrets différents. Les gens par contre n’aiment pas trop les actions et se rappellent de l’emprunt russe (pour ne pas trop investir dans les dettes d’autres Etat). Même si les OAT sont elles mêmes des obligations émises par France Trésor, on a une latitude sur la fixation des taux et surtout une grande confiance quii existe à la fois pour les OAT (montant d’environ 30 milliards actuellement, c’est beaucoup mais en fait peu eu égard à notre dette https://www.aft.gouv.fr/fr/titre/fr0010854182) et les divers livrets d’épargne (environ 222 milliards https://www.banque-france.fr/statistiques/epargne-et-comptes-nationaux-financiers/epargne-des-menages).

          • tschok dit :

            @Albatros,

            « Donc l’idée d’utiliser cette épargne pour alimenter un fonds souverain et des OAT est tout à fait viable, la preuve c’est que cela existe déjà ».

            PS: je n’ai pas compris le premier lien qui renvoie vers une ligne d’OAT émises de février 2010 à novembre 2017 et arrivées à terme en avril 2020 pour environ 26 milliards d’euros nets de rachats. Il est intéressant, je dis pas le contraire.
            Mais… euh, il y avait un autre truc à voir?

            Mais je n’ai jamais dit le contraire, c’est d’ailleurs ce que je m’échine à expliquer à oryzons.

            Je vous fais juste remarquer que l’épargne française ne couvre pas tous nos besoins, d’autant que des gens comme oryzons justement veulent mobiliser cette épargne pour la diriger vers des fonds d’investissements stratégiques.

            Il est donc tout à fait clair que nous devrons satisfaires nos besoins de financements

        • albatros24 dit :

          Enfin « si la totalité de la dette était détenue par des Français,
          croyez-vous vraiment que l’Etat se sentirait obligé de la rembourser? »
          Bien sûr que non et même si elle est détenue par 50% d’étrangers…
          Vou svoyez la France rembourser actuellement 2600 milliards d’Euros ?
          Même les Etats Unis ne le pourraient (alors qu ils ont une belle dette de 104% de leur PIB actuellement – avec un déficit de 16% du PIB quand même, on est loin de nos 3%…).
          La seule obligation est de payer les intérêts à échéance rubis sur l’ongle ce que fait la France
          Puis on rembourse des échéances de capital, mais on a entre temps emprunté 10 ou 20 fois plus, sorte de cavalerie budgétaire, mais tout le monde fait cela…
          Ha..si seulement ces milliards empruntés pouvaient vraiment servir à de l’investissement judicieusement placé, pour cela le plus simple est d’alimenter un fonds souverain, qu lui même alimentera de grands projets suivant un plan arrêté chaque année ou sur 5 ans pour financer de grands projets.
          je peux vous garantir qu une fois ce fonds créé, nos taux vont encore baisser car tout le monde voudra investir du fait des retours sur investissements (c’est le cas de le dire).

        • albatros24 dit :

          La France est mauvais payeur de ses fournisseurs, mais pas de ses fonctionnaires, des français aidés et surtout de nos créanciers. Et c’est pour cela que les taux sont négatifs. Les énarques de Bercy sont incompétents dans beaucoup de domaines économiques – mais ne sont pas cons (l’ENA n’est pas une fac de droit ou d’économie c’est juste une grande école généraliste qui forme des hauts fonctionnaires).

  9. fabrice dit :

    En gros un fond d’investissement français dont un associé est Mr Vial ancien directeur des fusions de Rothschild https://www.groupehld.com/direction/jean-hubert-vial/ (comme Macron) (j’ai bien dit ancien, il ne travaille plus pour Rothschild, ça veut juste dire qu’il est probable que Mr Macron et Mr Vial se connaissent) obtient un rabais conséquent pour le rachat d’une entreprise parce que l’Etat empêche une meilleure offre (l’actionnaire vendeur appréciera, il se fait enfler d’une jolie somme) pour des raisons « secret défense ». Le même fond a l’intention de revendre rapidement (avec une culbute subséquente vue déjà le rabais obtenu pour l’achat) et n’a pas de projet industriel qui semble clair dessus. Les administrateurs et les fondateurs semblent être des diplômés de grande école mais pas de « grandes fortunes ». Qui leur prête de l’argent ? Un ordre venant d’en haut demandant aux banques de soutenir ? tant que nos « entrepreneurs » sont choisis par critère « ENA » « X », cabinets d’audit (on les voit à la manoeuvre pour « conseiller » le GVT sur la Covid et ça fait bien marrer), et carnets d’adresse on vers le désastre. Ce ne sont pas de vrais entrepreneurs, de vrais chefs d’entreprise, des gens qui ont été de bas en haut de l’échelle, Gates a monté son ordinateur dans le garage de ses parents….Là on a des fils de bourgeois ayant fait des boites à bachos et parachutés à l’aide de banques « compréhensives » à la tête de fonds d’investissements pesant des milliards. C’est la recette Anne Lauvergeon/AREVA. Visiblement Safran et Thalès n’étaient pas intéressé par Photonis, maintenant que ce sont les « bons » propriétaires bien introduits en cour, il faut croire que l’intérêt va venir subitement à Safran Thalès pour racheter une boite plus cher qu’ils ne voulaient pas acheter moins cher…Faut il en rire ou en pleurer ?
    Qui vivra verra mais la « défense nationale » a parfois bon dos.

    • Twisted dit :

      Parfaitement d’accord, on paye aujourd’hui les frais de notre système « méritocratique » uniquement fondé sur les mathématiques et favorisant les bachoteurs plutôt que l’initiative individuelle

    • Aymard de Ledonner dit :

      L’urgence était de trouver un acheteur français puisque Ardian voulait vendre. Le fait que le vendeur fasse une plus mauvaise affaire qu’en vendant aux américains, ça m’en touche une sans bouger l’autre, si vous voulez bien me pardonner cette trivialité….
      Safran et Thales ne sont pas les uniques clients de Photonis qui vend aussi à leurs concurrents. Il y a très peu de fabricants de tubes dans le monde. Donc leur tordre le bras pour les obliger à racheter Photonis risquait de priver Photonis d’une clientèle importante.

      • fabrice dit :

        Aymard
        Un investisseur met de l’argent dans une entreprise pour gagner du fric, l’état fausse le jeu du marché en intervenant. Pourquoi investir dans Carrefour ou Danone quand on sait que l’Etat empêche une OPA étrangère sur son capital ? Dès lors lorsque vous êtes sur le CAC40 vous valorisez moins certaines entreprises en prenant en compte le « facteur Etat », ça n’incite pas à investir sur le cac 40. Or nos entreprises souffrent de ça. On a un « capitalisme » en France très sociale, de bonne compagnie, de gens qui se connaissent, du même milieu qui se fiche comme d’une guigne des autres actionnaires et qui faussent les lois du marché. Pourquoi un petit actionnaire leur confierait son argent ?

        • Aymard de Ledonner dit :

          Tous les pays interviennent plus ou moins pour protéger certaines de leurs entreprises. Si Ardian s’était concerté avec l’Etat au lieu de tenter de passer en force, il aurait réalisé une meilleure plus-value.
          Là tous les acheteurs potentiels savent qu’ils veulent vendre mais que l’état veut une solution française. C’est une situation très défavorable pour eux mais ils s’y sont mis tout seuls.
          Et je n’ai pas réussi à retrouver pour quel montant ils ont acheté Photonis en 2011 mais je ne suis pas trop inquièt pour eux : ils ont quand même du faire une plus-value confortable.

    • Czar dit :

      pour une fois tu tapes juste, fab (sauf pour Gates, qui n’est pas un wonderboy « rêve américain » de la classe moyenne, loin s’en faut)

      les firmes industrielles, ça doit être possédé par des industriels.

  10. fred dit :

    ca c’est fait.
    maintenant le scaf

  11. vrai_chasseur dit :

    On ne parle pas assez du ‘Last Supper’ de William Perry de 1993.
    Ce dernier souper (‘La Cène’ en français), fut appelé ainsi car il avait réuni les 12 principaux patrons industriels de la BITD US autour du secrétaire à la défense William Perry, à son invitation. Celui-ci leur enjoigna de se consolider entre eux et de pousser leurs sous-traitants à s’unir sous forme de conglomérats de sous-traitance.
    C’est là que sont nés Lockheed+Martin Marietta, Northrop+Grumman, Boeing+Mc Donnell Douglas, etc.
    Et aussi des conglomérats horizontaux de sous-traitants comme Teledyne, L3, etc.
    S’il s’était passé la même chose dans la BITD française, toute proportions gardées, on ne parlerait même pas aujourd’hui du cas Photonis ou des PME qui font l’objet récurrent d’offres de rachat. Ce serait l’inverse, c’est nous qui rachèterions les pépites.
    Mais pour ça il faut une vision stratégique au niveau de l’état et surtout des financiers investisseurs qui sont autre chose que des pères de famille, où pire, qui ont peur d’investir dans la défense.

    • lothringer dit :

      Certes, vous avez en (bonne) partie raison. Mais il faut intégrer plusieurs différences fondamentales.
      Ce sont des américains qui fusionnent entre eux. Ils ne sont pas dans une logique « Seattle » contre « Philadelphie ».

      De notre côté, une « nation européenne » n’existe pas. Et au vu du comportement de certains, il est douteux qu’elle arrive bientôt. Thales possède une grosse filiale UK et et grosse filiale néerlandaise, et çà semble fonctionner. Par contre la CONFIANCE envers les Allemands n’existe pas (et il semblerait qu’ils fassent tout pour faire perdurer ce sentiment de défiance, avec peut-être la complicité des USA). Il en est peut-être de même envers les Français (syndrome anti-Napoléon).
      Ensuite , l’Europe (je veux dire l’Union Européenne) est en réalité une création américaine. Moi-même je l’ignorais jusqu’à une date récente, jusqu’à ce que je lise le livre de Philippe de Villiers (« j’ai tiré le fil du mensonge… »). Et les américains continuent à tirer beaucoup de fils du pantin. Les américains s’imaginaient détruire les sentiments nationaux des ressortissants des pays européens pour créer une nation européenne vassalisée, à l’image du concept juridique des « Etats-Unis d’Amérique ». Le concept politique américain est fondamentalement impérialiste (au sens étymologique du terme, et non pas dans son acception « guerre froide »), c’est à dire que c’est une nation qui se voit elle-même comme le coeur d’un empire mondial. La constante politique américaine depuis le 19e siècle (Cuba, Philippines, républiques bananières d’Amérique centrale…), c’est comme Palpatine dans la Guerre des Etoiles : il devient progressivement l’empereur en se jouant des alliances puis en éliminant progressivement ceux qu’il a utilisés (fédération du commerce, ordre des Jedi) pour faire le vide autour de lui et régner en maître absolu. C’est le machiavélisme incarné (lisez tous « Le Prince » de Machiavel , c’est une très bonne lecture).

      On remarque que ces dernière années quelques sous-traitants (français) de niveau 1 d’Airbus sont passés sous actionnariat américain et sont dans des processus de croissance par fusion. De même la fusion TechnipFMC était un marché de dupes : les américains ont fait la razzia sur les brevets de la partie française de l’entreprise. Mais on observe un début de consolidation franco-français sous la houlette de SAFRAN…pourvu que cela dure longtemps et positivement.

      Dans le cas américain, on se retrouve avec les 3 gros groupes que vous avez cités.
      Dans le cas européen (même si la GB ne fait plus partie de l’UE, mais reste un pays du continent européen), on peut penser qu’avoir 2 constructeurs majeurs est viable. Et cela permet d’entretenir une saine concurrence et émulation.

      Pour ce qui est de la vision stratégique et financière, encore une fois, nous sommes les marionnettes des USA qui tirent les fils. Les banques françaises et européennes ne veulent plus financer les entreprises de la BITD car elles ont peur de se retrouver sous des sanctions américaines (lois extra-territoriales) sous motif fallacieux de complicité de corruption ou de vente à des pays figurant sur la liste noire des USA. Au final, les USA sont en train de resserrer méticuleusement une corde autour du cou de toute la BITD européenne, ce qui à terme peut aboutir au rachat de la BITD européenne par des actionnaires américains (exactement comme dans l’affaire G-E/Alstom).
      Si nous étions capables de fabriquer nous-même nos microprocesseurs et autres composants électroniques. Si nous étions capables de fabriquer nous-même nos écrans plats. Si nous étions capables de fabriquer nous-même nos disque-durs. Si nous étions capables de fabriquer nous-même notre navette spatiale…etc… Nous serions capables de résister à la pression. A ma connaissance, la Chine continue d’acheter du pétrole iranien.

      Les présidents américains changent, mais la politique extérieure des USA est une constante extrêmement stable depuis le 19e siècle. Cela signifie qu’elle travaille dans le temps long.
      A part De Gaulle, Pompidou et Giscard, qui en France a raisonné dans le temps long ? personne depuis 1981 (gauche et droite confondues) !

      Et puisque nos dirigeants ne sont pas (…ou n’ont pas l’autorisation de Palpatine pour être ) dans le temps long, mais qu’une partie (pas forcément grosse) des citoyens ont un effort de réflexion…alors se repose la question d’un fond d’investissement ( SICAV = Société d’Investissement à CApital Variable ) citoyen et patriotique au profit des entreprises stratégiques afin de mettre ces entreprises à l’abri des prédateurs et à l’abri du défaut de financement des banques françaises et/ou européennes. ( Mais par pitié, ne me parlez pas de retraite par capitalisation, car çà c’est un sujet sociétal qui relève du Parlement et/ou du référendum).

      • tschok dit :

        Vous avez tenu le bouquin de Philippe de Villiers à mains nues?

        Viiiite, il vous faut l’antidote:https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/03/14/philippe-de-villiers-et-l-europe-entre-contre-verites-et-complotisme_5436099_4355770.html

        On fait pas gaffe à ça, mais certains papiers sont imprégnés de trucs dégueux, façon Nom de la Rose.

        Sinon, c’est une des plus classiques théories du complot actuellement en circulation dans les milieux d’extrême droite. Pour vous donner une idée, c’est un peu l’équivalent contemporain du Protocole des Sages de Sion.

        Initialement, je crois que c’était une théorie du complot élaborée par des gauchistes.

        C’est rigolo, j’en ai parlé il n’y a pas longtemps sur ce blog avec un autre internaute. Mais si ça se trouve c’était avec vous que j’en ai discuté, non?

  12. Olivier dit :

    Bonjour, il faut garder nos activités stratégiques en FRANCE et surtout ne pas les vendre à l »Allemagne car si non c’set le début des problèmes ! !!!

  13. TRENT dit :

    Gnagnagna Célafota Macron ! Ca marche dans ce sens là également ?