L’Agence européenne de défense lance ARTUS, un projet d’essaims de robots terrestres pour l’infanterie

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30 contributions

  1. E-Faystos dit :

    Il y a eu une.époque récente où la France parlait de « défense européenne » et le président de l’Union Européenne JC Junker, demi frère de Jean-Claude Vandamme, parlais de « défense Européenne ».
    La même chose?
    Non.
    La France voulais plus d’équipements pour le même budget, et Mr Junker militait pour autant d’armes… Et voir moins, pour un budget clairement inférieur : lui se sentait prêt à faire toutes les courbettes auprès du protecteur outre-atlantique.
    .
    Là il y a plus qu’à espérer que cette coopération fonctionne : c’est plutôt chacun pour soi en ce moment.
    .
    On touche peut-être du doigt un pas mineur en terme de financement (2 millions) mais au moi de, pas d’implication de politicards (I want m’y monnay back!)
    .

    • Félix GARCIA dit :

      « lui se sentait prêt à faire toutes les courbettes auprès du protecteur outre-atlantique. »
      Un rapport avec les réseaux Gladios ? ^^

  2. vno dit :

    Le peux d’efficacité des goliath Allemands de la deuxième guerre mondiale devrait faire réfléchir. On s’emballe un peu vite sur ces projets couteux, trop lents et pas blindés.

    • dolgan dit :

      On s’emballe vite? ça fait 100 ans qu’on cause engin blindé téléguidé (dès les premiers chars).

      Et ça fait bien 10 ans qu’on réfléchi sérieusement à la solution exposée ici. Et elle sera peut-être réellement qualifiée que dans quelques années. ça ne va pas vite et personne n’en attend de miracles.

      Trop lent? ils ont juste à progresser au rythme des fantassins. Ce qui est largement le cas.

      pas blindé? Pourquoi blinder la mule d’une unité d’infanterie n’ayant qu’un gilet pare balle?

      Trop couteux? On parle de 100 000 dollar l’unité si commandé en petit nombre. donc pas du tout excessif. Surtout qu’il s’agit pas d’équiper 100% des régiments.

      Nb: on se demande ce que les goliath all viennent faire dans l’affaire.

      • Gwen dit :

        100.000 dollars, c’est-à-dire le cout de formation et d’équipement d’un fantassin pour l’armée étasunienne.
        Si l’on regarde comment les dits fantassins ont été gaspillés, notamment en Irak, l’on se dit que tout blindage est inutile.

      • Daniel BESSON dit :

        Cit : [ On s’emballe vite? ça fait 100 ans qu’on cause engin blindé téléguidé (dès les premiers chars) ]

        Effectivement , c’est au tournant des années 20 , au Japon .
        https://external-preview.redd.it/Vg6CxyZkHjE1TOyLz6SEqMNpjI4JruA0ZqJO6LEZ030.jpg?auto=webp&s=8d1716d8555e8cd4f6a9ec569d4a08ad880c8174

        En ce qui concerne la base mécanique la chenillette Renaut UE™ ( ou Lorraine 37L™ ????? ) a servi de base pour un fardier télécommandé étudié de manière confidentielle pour les  » chantiers de jeunesse  » vers 1942 .
        Maintenant le SYRANO avait aussi une bonne base mécanique .

  3. Plusdepognon dit :

    Le but de tels robots n’est évidemment pas d’économiser les vertèbres du soldats en lui portant sa musette : porter et délivrer de l’armement, servir de relais de communication, ETC…
    https://blablachars.blogspot.com/2020/11/un-nouveau-venu-dans-la-famille-mission.html

    L’économie du sang, non pas par la sueur mais par la bielle connectée :
    https://www.revueconflits.com/robotisation-champ-de-bataille-armee-guerre/

    D’où une nouvelle vulnérabilité (mesures/contre-mesures comme avec l’épée et la cuirasse…) :
    https://www.meta-defense.fr/2020/09/08/lus-air-force-sinquiete-de-la-vulnerabilite-des-intelligences-artificielles-au-spoofing/

  4. yakafokon dit :

    La France via l’ONERA, financé par les impôts, va apporter le savoir aux Allemands. Encore une fois. La moindre des choses eut été un industriel tricolore.

    • dolgan dit :

      Les Allemands mettent 900 000 euros, nous et les espagnols environ 450 000.

    • Seleucos dit :

      Petite précision : le budget de l’ONERA est issu à 60% des contrats conclus avec ses partenaires/clients, publics ou privés. La dotation reçue de la DGA ne suffit même pas à couvrir la masse salariale. De plus, l’ONERA protège sa part de PI.

  5. lxm dit :

    En science-fiction, les robots mules sont presque tous en forme d’ « araignées » ou de « fourmis », car avec des pattes ont peut se déplacer sur n’importe quelle surface contrairement à des roues; il y a aussi des tanks sur pattes ou qui peuvent s’enfouir; mais on peut aussi imaginer des robots qui font.. des bonds, ce qui serait moins discret.

  6. Sempre en Davant dit :

    « Quand la technique fait défaut il reste la biffe » disait de Lattre qui prit rang dans l’infanterie quand le machinisme empêchât le mouvement.

    Pour une part c’est très intéressant.
    Pourtant soit c’est du consommable capable de s’auto détruire soit c’est un nouveau « truc » à entretenir. La France a su faire du jetable pour ses armées tels les chargeurs de Famas qui furent réemployés pendant 40 ans (Kicéké l’écolo?!?) grace à l’entretien.

    Une machine de prix il faut du monde pour s’en occuper. Une machine complexe…
    L’infanterie devra donc réduire ses effectifs pour les convertir en maréchaux ferrant et en palefreniers?

    Pour avoir une assistance pour l’infanterie il faut quelque chose qui puisse la suivre : Pression au sol? Masse? Angles d’attaque, ventral, transversal, et de sortie? Autonomie? Transport jusqu’à la zone d’emploi? Blindage?
    Quand au poids qu’elle porte et aux armures dont elle rêve : l’infanterie porte toujours aussi lourd qu’elle peut… et elle en dépose le maximum pour se battre.
    Peut’on expliquer aux « décideur.e.s.grosnez » que la masse que porte un fantassin n’est pas de même nature que celle de la tenue ski de Marie-Chantal? Le pousse caillou abandonne de la masse sans effectivité.

    L’aspect le plus décourageant est que l’€urope pompe a subvention à encore créer un machin pour empécher l’innovation privée et finalement la concurrence libre et non faussée.
    L’€urope est une machine a défigurer les pays sans empêcher les morts. Il en faut 7 pour demander une subvention pour un rond point (hideux) et fort ordinairement il y en a bien plus avant que le dossier soit monté. Au jour de l’inauguration il est toujours trop petit ou mal placé.
    On peut imaginer des pattes palmées, des chenilles ailées, des roues sans moyeux… L’important c’est les soviets et les documents.

    Graissez bien vos brodequins et, quand vous pouvez les enlever, mettez du journal dedans pour qu’ils sèchent.

    • dolgan dit :

      « l’infanterie porte toujours aussi lourd qu’elle peut… et elle en dépose le maximum pour se battre. »

      ça c’est vrai.

      Ces engins ne feront qu’augmenter la masse pouvant être emportée par une unité d’infanterie légère.

      Mais ne vous inquiétez pas. c’est juste un discours commercial/politique pour justifier les dépenses auprès les députés/sénateurs et des citoyens.

      Ce ne sont ni des machines de prix, ni des machines complexes. ça règle la question. Sinon, pour rappel, la doctrine c’est de mettre une GBU sur la tronche d’un leclerc immobilisé si nécessaire. Donc une mule à 2fr six sous pensée doctrinement pour être jetable au cours de l’opération …

      Ce sont des engins à très faible pression au sol et à très haute mobilité tactique. Ils passeront pas partout où un homme passe. Mais ils passeront là où aucun véhicule ne passerait.

      Blindage: c’est juste hors sujet ICI. Pourquoi vouloir blinder les rations de combat alors que les hommes ne le sont pas.

      « Transport jusqu’à la zone d’emploi? »

      Ben comme les hommes: aérolargage, aérotransport, débarquement amphibie. Et éventuellement par lot de 10 (20?) sur le plateau d’un PPLOG ou simplement sur une bête remorque derrière n’importe quel véhicule. C’est des Trucs de 500kg à 1T. C’est justement leur faible poids/encombrement qui les rends particulièrement intéressant logistiquement pour ce type d’opérations.

      Si vous ne comprenez pas leur emploi, pensez Fardiers.

      • Sempre en Davant dit :

        Suivez vous le blog Marine’s centré https://www.snafu-solomon.com/ ?
        Il a documenté a mesure les combats urbains en irak et les évolutions tactiques et matériel. Il y a presque autant a lire qu’ici et tout les liens. bon courage.

        Cela vous expliquera largement pourquoi j’ai mis le blindage dans la liste. Au premier rang pour évacuer un blessé en zone urbaine là ou un véhicule autre n’a pu se rendre (étroitesse, gravois etc…) et ou les combattants ne peuvent manœuvrer et au second pour que les munitions (grenades 40×46), vivres, eau etc arrivent utilisables.

        Dans les usages d’endurance en terrain libre le besoin de mule peut être différent et demander d’autres priorités.
        S’il faut imaginer une tente blindée – porte plaque sur brancard pour le cas où pourquoi pas. Mais faut’il avoir un seul type de mule de compromis?

        Un fardier n’a nullement besoin d’être une mule robotique. Un Para ou un Chasseur Alpin ne sont’ils pas assez tête de mule comme ça? Si a force de gadgets on ne peut envoyer qu’une section pour faire le boulot d’une Cnie… Ca ce paiera.

        Vous semblez regarder les équipements selon ce que nous avons l’habitude de faire en Afrique. Si demain il faut combattre dans un Sarajevo sous captagon-islamisme avec toute la gamme d’armes qui c’est développé depuis 2003 croyez vous que le ravitaillement des sections pourra ce faire par PPLOG tranquillou place du marché ?

        Par hypothèse, cette fonction devrait être assumable par un VBCI. Dans la caisse ou hors caisse?
        Pourquoi? Pour conduire la mule au plus près en ville et sous le feu (au moins possible. Car l’ennemi non engagé n’a aucune raison de se dévoiler et de perdre sa liberté d’action juste pour tirailler un peu. Surtout s’il peut se faire sauter en se jetant de la fenêtre avec 50kg de tatp au milieux des sections et vehicules qui « remballent ».

        Un blessé allongé ça devrait prendre L 2m x l 0,7-0,8 x h 0.5 avec une perfusion, un calage adapté aux blessures etc.
        C’est beaucoup pour une cage d’escalier. On pourrait donc envisager des mules jumelables articulés comme un VHM et des caissons de survie sur des supports coulissant – pivotant maintenant sa charge « a plat ».
        En dessous chaque engin pourrait avoir un coffre…

        Vous voyez nous avons en tête des choses différentes pour des emplois différents en des lieux différents.
        La concurrence a du bon quand elle propose des choses non semblables.
        Il n’est pas déraisonnable de penser d’une section puisse être coincée en ZU pendant une semaine. Que faire?
        Une mule par groupe? Ou une mule à l’échelon (appui recueil – s’il est possible) pour la Cnie ?

        Des mules mécaniques pour faire ce que les hommes ne peuvent faire me semblent plus utiles que des moyens de conforts consommant budgets, log, …, au détriment des effectifs.

        • dolgan dit :

          Vous mélangez tout. C’est comme les gens qui regardent un VBL et qui disent : oui, mais il n’a pas de canon anti char ni de blindage permettant d’encaisser un obus flèche.

          Là on parle d’une mule pour troupes d’infanterie légère. Et vous vous commentez en disant: oui mais en première ligne en combat urbain pour évacuer un blessé sous le feu ennemi… Osef. c’est pas la p**** de doctrine d’emploi envisagée ICI. A chaque situation son matériel. Il y a d’autres projets pour ça.

          • Sempre en Davant dit :

            Relisez l’article, si vous l’avez fait. Nulle part il n’est question d’infanterie légère.

            En revanche il est question d’évacuer un blessé.
            Ce a quoi j’ai effectivement ajouté et objecté qu’il fallait donc le protéger.

            Et la doctrine d’emploi vous, vous êtes sur qu’elle précède la technologie de rupture? L’aéronef c’est un jouet pour les riches sport-mens oisifs toussa.

            Alors, a moins que vous ayez des informations que notre hôte n’a pas, je vais vous laisser rêver de fardiers autonomes a évacuer les morts, mais pas sous le feu et en ville… bien noté!
            Ah, la quiétude du dormeur du val!

            Au fond, n’auriez pas d’inquiétude a propos du cours vos actions de colorant garance? Vouiii! Ah! Il faudrait vite équiper l’infanterie légère, sans changer de doctrine!

  7. Mat49 dit :

    Si cela suppose d’avoir à ravitailler en carburant même les groupes de combat d’infanterie qui se déplacent à pieds bonjour la logistique. La réponse n’est pas d’alourdir plus les fantassins mais de les allégers.

  8. HMX dit :

    Les missions envisagées pour ces robots sont très « politiquement correctes » : on reste sur du transport ou de la logistique. On sent l’influence allemande sur le programme : surtout ne pas parler, et encore moins prévoir, d’armer ces robots…
    La logistique est certes importante, mais c’est avec des robots armés que la rupture peut intervenir sur le plan opérationnel. Cela vaut pour les drones aériens, comme pour leurs cousins terrestres.
    Des engins tels que ceux évoqués dans l’article seraient pleinement efficace, prioritairement dans des rôles de reconnaissance de zone à risque (en avant de l’infanterie), de défense de périmètre, ou d’appui feu. Dans une version low cost (50 à 100 000€ ?), des petits chenillés électriques légers équipés de capteurs optroniques basiques, d’une mitrailleuse 7.62 ou 12.7 et d’une liaison de données suffisamment robuste feraient déjà faire un pas de géant à l’AdT, pour peu qu’on soit capable de les déployer en nombre sur le terrain, et qu’ils soient dotés d’une autonomie correcte. Des versions plus « musclées » avec des armes d’appui (MMP, mortier…) pourraient ultérieurement venir s’ajouter à ce parc de véhicules robotisés.
    Le fait que ces engins puissent travailler en réseau serait en effet un plus, par exemple pour éviter qu’ils se fassent tous détruire un par un sans parvenir à se mettre à l’abri ni à localiser l’assaillant, ou pour élaborer de meilleures stratégies d’accompagnement de l’infanterie (assauts combinés, diversions…).

    • Sempre en Davant dit :

      Ils ont déjà le wiesel dont la fonctionnalité serait encore améliorée sans l’équipage.
      Vous avez raison, il faut y penser très fort in peto et en soi même! Et le faire!

  9. Carin dit :

    Quand je vois le petit dessin des utilisations prévues pour ces mules, je pense au petit scénario que j’ai pondu la semaine dernière sur l’article concernant les convois automatisés…
    ces mules ne sont pas là pour porter le barda du fantassin au contact, mais pour lui assurer le ravitaillement nécessaire à sa durée, en remplacement des paxs qui a ce jour font encore les navettes entre l’arrière (ravito) et les équipes au contact.

  10. Wrecker47 dit :

    C’est à devenir cinglé ces histoires de » mules mécaniques » …On a déjà des Fardiers ou des « brèles’ avant ;je ne sais pas si les « Chasses-bites » en ont encore ,mais çà suffisait largement à leurs besoins en montagnes ou en plaines !çà ne bouffait que de l’herbe,des chardons ,(du carton parfois ) et de l’avoine (,fallait prévoir !),et tuées au feu si possible ramener le sabot porteur du matricule !.. Le bourricot est toujours utilisé au Sahel comme le Méhari (ne pas confondre avec La Méhari de Citroen!) …quoique c’était souvent aussi vicelard…
    A une époque ou on ne fait sortir de leurs blindés les fantassins , qu’au plus près des objectifs avec des appuis aériens et héliportés ,il m’est difficile de croire que cet engin diésel ou à essence puisse servir à grand-chose d’autre, que ce que faisaient nos vielles brèles !
    Avec leur unité de feu ,nos fantassins ne sont pas destinés à rester très longtemps sur le terrain à jouer « les rats du désert »… Maitrise du feu et munitions obligent !

    Des mules porteuses ou des engins porteurs de munitions n’ont pas de raison de se trouver sur le terran à moins de faire partie d »unité laéroportée ! il y a encore des « Fardiers » pilotés par des personnels spécialisés et cela suffit !
    Maintenant existent des Quads qui passent à peu près partout (sauf dans le caillou) auxquels on peut atteler un traineau ou une remorque !
    Si vous avez è faire à du caillou comme les massifs de Barkhane ,dites-vous bien que mule ou mulet …C’est inutile ! Faut attendre un porteur d’eau de munitions ou de chaussures de rechange ou bien un largage hélico au bon moment !

  11. Wrecker47 dit :

    Que de temps et de fric perdu dans ces recherches ! …On avait déjà des Fardiers ou des « brèles’ avant ! Je ne sais pas si les « Chasses-bites » en ont encore ,mais çà suffisait largement à leurs besoins en montagnes ou en plaines !çà ne bouffait que de l’herbe,des chardons ,(du carton parfois ) et de l’avoine (,fallait prévoir !),et tuées au feu si possible ramener le sabot porteur du matricule !.. Le bourricot est toujours utilisé au Sahel comme le Méhari (ne pas confondre avec La Méhari de Citroen!) …quoique c’était souvent aussi vicelard…
    A une époque ou on ne fait sortir de leurs blindés les fantassins , qu’au plus près des objectifs avec des appuis aériens et héliportés ,il m’est difficile de croire que cet engin diésel ou à essence puisse servir à grand-chose d’autre, que ce que faisaient nos vielles brèles !
    Avec leur unité de feu ,nos fantassins ne sont pas destinés à rester très longtemps sur le terrain à jouer « les rats du désert »… Maitrise du feu et munitions obligent !

    Des mules porteuses ou des engins porteurs de munitions n’ont pas de raison de se trouver sur le terran à moins de faire partie d »unité laéroportée ! il y a encore des « Fardiers » pilotés par des personnels spécialisés et cela suffit !
    Maintenant existent des Quads qui passent à peu près partout (sauf dans le caillou) auxquels on peut atteler un traineau ou une remorque !
    Si vous avez à faire à du caillou comme les massifs de Barkhane ,dites-vous bien que mule ou mulet …C’est inutile ! Faut attendre un porteur d’eau de munitions ou de chaussures de rechange ou bien un largage hélico au bon moment !