Les capacités de l’US Air Force mises « en péril » par des problèmes de ravitaillement en vol

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59 contributions

  1. Jupiter dit :

    Bonjour,
    On notera au passage que les surcouts du programme KC46 (5Md$) sont supérieurs au prix de vente initial (4,6Md$)
    Comme quoi, c’était très largement sous-estimé
    Mais bon, personne n’a de doute sur le fait que Boeing se refera par la suite grâce aux ventes de soutien et à l’export.

  2. Michel dit :

    Ah oui les Américains sont les meilleurs selon certains à priori pas pour les avions ravitailleurs !
    L’ A330 MRTT est opérationnel depuis 2011/2012 ……..

    • Romain dit :

      Ils devraient se regarder nos gentils américains qui ont bombardé à tout va les populations civiles de l’Irak de la Syrie du vietnamien du Cambodge du Laos de l’Afghanistan et de bien d’autres pays encore. Sans parler des pays d’Amérique centrale et sud où ils avaient mis en place des dictateurs. Plus loin dans le passé les annexions de Hawaï. Plus loin encore en 1899 l’aide apportée aux philippins qui voulaient se débarrasser des espagnols, une fois cela fait ils ont annexé ce pays.

      • Franz dit :

        Aucun rapport avec le sujet. Aucun !
        Et puisque vous en êtes à donner des leçons de morale, quels pays allez-vous nous citer comme modèle ?

    • Léonard V dit :

      Pour citer Churchill (de mémoire, donc approximativement, vous m’excuserez): « les américains finissent toujours par trouver la meilleure solution à un problème; après avoir essayé toutes les autres. »

      Comme quoi cela ne date pas d’hier, et cela me fait penser (non ce n’est pas basé sur une histoire vraie, mais c’est représentatif tout de même d’un état d’esprit) à la blague du stylo à bille qui ne marche pas dans l’espace à gravité zéro, donc les américains dépensent des millions de dollar pour en développer un, qu’ils arrivent à produire avec succès au bout de plusieurs années. Alors que les soviétiques, eux, utilisaient des crayons de bois depuis le départ. C’est exactement pour ça que Boeing a eu des problèmes pour que le remote vision system (RVS), une caméra pour contrôler le ravitaillement en vol, un système génial et révolutionnaire (dans la brochure), alors que Airbus avec son A330 MRTT n’a eu aucun problème, tout simplement parce qu’ils ont fait ce qui marchait déjà: une bonne paire d’yeux et ça roule.

      • blondin dit :

        je crois que vous vous trompait, les MRTT sont justement équipé d’un système type RVS, à la différence des Boeing C-135, mais ils datent des années 60, donc rien d’étonnant. Je suis d’accord avec le fond de votre message mais l’exemple n’était pas le bon !

  3. Clavier dit :

    On a la solution à tous leurs problèmes : ravitailleurs Airbus
    et pour leur soi-disant avion invisible qui ne vole que par beau temps on peut même leur faire un tranfert de technologie s’ils veulent absolument construire le Rafale chez eux, on n’est pas rancunier….!

  4. Tiger dit :

    On pourrait leur faire un leasing et integrer ces avions à notre flotte quand ils auront les leurs.
    C’est gagnant gagnant, de toutes façons ils n’achèteront pas français…

    • kolkot dit :

      mais c’est également réciproque donc il ne faut pas s’étonner du résultat : le monde de la défence c’est du donnant-donnant

    • Red_f dit :

      Je ne comprends pas. Pourquoi intégrer dans notre flotte leurs avions qu’eux même n’arrivent pas (ou péniblement) à intégrer dans la leur?

  5. TRENT dit :

    Le F35 ne fait pas ravitalleur ?

  6. Palu dit :

    Boeing a perdu sa culture d’entreprise pour ne plus être géré que par des financiers.

    https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/boeing-les-salaries-decrivent-l-explosion-d-une-culture-d-entreprise-gangrenee-par-l-arrogance-et-la-cupidite-837014.html
    C’est le cas d’autres entreprises de l’oncle sam et pas que, le profit à court terme ne paie pas, tot ou tard le boomerang revient dans g…

    • Momo dit :

      Exact, depuis le rachat de MC Donnell’Douglas et la migration du HQ à Chicago Boeing a perdu son âme et sa techno. Le 737 max en est un des résultats tout comme le kc46. Qui ne s’exportera pas beaucoup de par ses problèmes de conception et fabrication et surtout la concurrence du A330mrtt qui est plus performant.

      Maintenant d’ici à ce qu’il y ait des soldes pour les heureux bénéficiaires du f35, histoire de faire le duo rêvé pour la mco, c’est une forte probabilité.

    • Fred dit :

      @ Palu

      Même problème avec le poids lourd Lockheed-Martin : l’avion avancé proposé en alternative au F-35 déficient est une production de … Lockheed-Martin. Oublié la loi anti-trust ?

  7. Euclide dit :

    Hi! hi !
    Pour une fois que l’Europe euh Airbus applique une bonne technique de vente.
    Il y a 2 possibiliités :
    Soit du gagne la vente.
    Soit tu pousses ton concurrent à la faute. C’est ce qui est arrivé sur ce contrat.

    Vu sur le blog Suisse que meme le Brésil envisagerait d’acquérir 2 A-300 MRTT a la place des 2 KC-46. Hi! hi! Manque plus que l’Inde et d’autres forces aériennes.

  8. erleg dit :

    Depuis la fin de la guerre froide, les Etats-Unis ont énormément de mal avec leurs programmes aéronautiques militaires (mais aussi civils, voire les déboires du Boeing 737 MAX). La dernière réussite en date est le F-22 (hormis son coût faramineux), dont le développement date déjà de la fin des années quatre-vingt. L’explication ne serait-elle pas dans les méga-fusions intervenues dans le secteur au tournant des années quatre-vingt dix ? Lockheed avec Martin Marietta puis General Dynamics, Boeing avec Mc Donnell Douglas puis Sikorsky, Northrop avec Grumman : on est passé d’une dizaine de constructeurs à trois seulement. Le problème, c’est sans doute qu’on a taillé dans les effectifs des bureaux d’études et d’ingénieurs, pardon, « rationalisé »… et qu’on a sans doute perdu de l’expérience et des compétences. Tout cela se paye aujourd’hui. A noter que la situation est assez comparable en Europe, si on en juge par les déboires de l’Atlas ou de l’Eurofighter Typhoon : chez nous aussi, il n’y a plus guère que trois grands acteurs, Airbus, Leonardo et BAe Systems… Dassault ou SAAB étant marginaux en termes de taille.
    Et ce n’est pas tellement mieux en Russie : à part le SU-57, qui entre à peine en service (et au compte-goutte) alors que son développement a commencé en… 1983, l’industrie aéronautique locale, elle aussi regroupée et « rationalisée » n’a rien produit de très neuf ces vingt dernières années. La conception de la quasi-totalité des avions de combat russes remonte en effet aux années quatre-vingt… Comme quoi la confrontation militaire booste plus la recherche que ne le fait la détente.

    • jyv58 dit :

      « la confrontation militaire booste plus la recherche que ne le fait la détente. » De mémoire, cela a toujours été le cas. Rien de tel qu’un bon aiguillon pour booster les ingénieurs. Exemple en 14 avec le tir synchronisé à travers l’hélice, les premières roquettes avec les fusées Le Prieur, les premiers avions destinés à l’EVASAN, etc… Je ne vais pas revenir trop en arrière. Quant aux recherches et mises en pratique pendant la 2ème GM et après, la liste serait trop longue.

      • Rémi Mondine dit :

        Le soucis est beaucoup plus grave.
        Nos programmes sont dans la surenchére techologique qui doit donner un avantage absolu.
        Sauf que la surenchére technologique se paie en complexité.
        En fait le F35 et les avions de leur génération vont trop loin.
        Il vaudrait mieux refaire des avions plus résilients et moins difficiles à fabriquer, mais ca ce n’est pas nous qui décidons.
        -Les armées croient que le plus technologique sera le meilleur au combat
        -Les industriels salivent sur les contrats de développement.
        -Les politiques voient le prestige C’est le miens qui a le plus de processeurs.
        Et les soldats eux se déboruillent sur le terrains avec trois godillots parce que les budgets ont été siphonés pour de l’inutile.
        Ajoutez à cela les normes délirantes de notre machine á produire de la norme qui accroissent exponnentiellement la complexité et vous avez les ingrédients de la destruction des armées occidentales.
        Bon je m’excuse je viens de vous faire une colloque sans champagne et petits fours. (Le monde virtuel manque véritablement d’élégance)

        • Paddybus dit :

          Je suis assez d’accord avec vous… mais est-ce l’armée qui est demandeuse de technologie, ou les vendeurs qui leurs disent, « vous allez voir ce que vous allez voir… » et les mili reçoivent ce que les politiques ont crus… avec les chefs mili qui auront peut-être été menés par le bout du nez…

        • blondin dit :

          c’est tout à fait ça, on se perd dans des normes qu’il faut pondre, qu’il faut comprendre et interpreter, avec les risques d’écart à l’arrivée que ça comporte. Dans mon travail je vois beaucoup de plans et pour la pièce de rechange je vois des plans des années 70 ou 80, qui indique qu’il faut tel acier par exemple alors que les plans d’aujourd’hui vont vous indiquer que ça doit répondre à la norme untel et untel, qui elle meme correspond à la norme NF… qui renvoie à ‘ISO machin et à l’EN truc, en gros on ne sait plus vraiment et chacun l’interprète à sa façon. Dans le civil c’est pas mal mais le militaire c’est pire, les NORMDEF et autres STANAG s’ajoutent aux normes civiles et il faut du personnel pour s’occuper de ça, pour finalement pas grand chose de plus à l’arrivée. Et quand on voit le paquet de documents qu’il faut fournir, pour la moindre pièce, c’est devenu n’importe quoi et l’interet de tout ça s’est perdu depuis un moment. Il faut des normes et de l’encadrement des regles et pratiques, mais on est allé trop loin.

    • Marc Mora dit :

      Vous confondez Mig et Sukhoi, c’est Mig qui a lancé ses projets d’avions de nouvelle gen au milieux des années 80 ( Mig 1-144/142 datant de 1979 ) , pour Sukhoi cela se fera une dizaine d’années plus tard ( mi 90’s ) avec le SU 47, puis début des années 2000 avec le SU 57

    • Royal Marine dit :

      « Dassault ou SAAB étant marginaux en termes de taille. »
      Pour ce qui est de Dassault, petit par la taille, vous remarquerez que les grands, y compris américains, n’hésitent jamais à recourir à l’expertise de ses bureaux d’études et de recherche… Ceci vient en appui de votre excellente démonstration sur la rationalisation, amenant à une perte de compétences…
      Airbus, sauf sur sa gamme transports civils, est dans les choux… Si cette société était excellentes pour les hélicos, sa perte de savoir faire dans le MCO et sa maîtrise des coûts, risque de finir par lui coûter cher…

  9. lym dit :

    Le ballon d’essai d’Airbus&LM en 2018 a peu de chances de donner une commande, même limitée, pour pallier aux retards de Boeing qui a depuis vu sa situation empirer un « Max », entre Covid et 737 du même suffixe. Avec à la clef une crise de confiance externe mais aussi interne, qui n’est pas un facteur très favorable à « accélérer ».

    C’est pourtant ce que nous avions fait avec les C130J en attendant les évolutions de l’A400M… En face, plutôt la prise de risque d’une « capacité limitée » qui pour un ravitailleur ne veut rien dire: On ne fera que des demi-pleins par temps calme avec les breakers non indispensables coupés?!!

  10. Castel dit :

    Allez les Ricains, il n’est jamais trop tard pour essayer de corriger ses erreurs !!

  11. kolkot dit :

    je vais donner mon opinion sur le sujet et (ça n’engage que moi) :
    1 – le programme de ravitailleurs de l’USAF est plus ambitieux que le programme qui à donné lieu au A330 mrtt avec des exigences élevées niveau résistance aux interférences électromagnétiques su champ de bataille (remarquez bien que le KC-46 est basé sur la version fret du 767 alors que l’A330 est basé sur la version passagers « il y en à meme qui ont été convertis directement depuis des flottes d’occasion de compagnies telles qu’ibéria pour l’espagne « , c’est pour dire qu’il n’est pas autant militarisé que le KC-46).
    2 – que l’USAF manques de Tankers certes, mais je trouves que c’est un doux euphémisme et ça sert à mettre la pression sur boeing étant donné que cette dernière entre les (KC-135, KC-10, KC-130) dispose de plus de la moitié des flottes de ravitailleurs dans le monde.
    3 – Avec Lockheed, Airbus dispose cette fois d’un allié de poids pour la nouvelle tranche (peut être une centaine de ravitailleurs), mais vu la taille du contrat, c’est sur qu’il y aura des exigences d’assemblage local, d’où l’intérêt de la ligne d’assemblage à Mobile (je crois qu’ils seront avantagés vu que la deuxième tranche est sensée remplacer le KC-10 dont le remplacent le plus proche est le A-330 en termes de capacités)..

    à voir donc mais c’est un dossier à suivre

    • LEONARD dit :

      Le MRTT n’a aucune chance aux USA.
      Même s’il volait sur le dos, le KC46 sera commandé par l’Air-Force.
      Pour une raison bien simple: Too big to fail. 11.9 Milliards de pertes en 2020, et ni 2022, ni 2023 ne seront meilleurs sur le civil. ( 40% du chiffre ), sans compter les procès à venir pour le 737 MAX.
      Restent donc le militaire, (F15+F18+KC46+MQ25+le spatial, les services et, in-fine, une aide fédérale type G.M en son temps.
      Boeing ne peut plus se permettre un marché domestique.

      • LEONARD dit :

        Correction:
        Boeing ne peut plus se permettre de perdre un marché domestique.

      • kolkot dit :

        je dirais que ça dépend…..c’est justement cette confiance sans faille qui à été trahie par des défauts à répétition, cela dépendra de comment le tanker évoluera d’ici le prochain appel d’offres, c’est à dire en 2027 si j’ai bien suivi les déclarations … (et aussi étant donné que pour le KC-Y ils cherchent un produit déjà existant tandis que pour le KC-Z ce serà une toute nouvelle plateforme

      • Franz dit :

        « Boeing ne peut plus se permettre de perdre un marché domestique « , non ?
        Et le gouvernement des États-unis d’Amérique ne peut pas se permettre de laisser couler une entreprise pareille.

      • dolgan dit :

        Le MRTT n’a aucune chance officiellement dans l’armée américaine.Par contre, il sert déjà de ravitailleur à l’armée américaine via des sous traitants privés.

    • Paddybus dit :

      Je ne suis pas à même de répondre à vos deux premiers points, mais le troisième m’étonne…
      Peut-être n’aviez vous pas pu suivre les rebondissements de l’époque, mais le site de Mobile, avait justement été initialement créé pour assembler le 330 MRTT qui était proposé pour ce marché… qui avait initialement été retenu puis retoqué politiquement par le sénat américain pour le seul défaut de n’être pas de conception nationale…
      Suite à cet échec, la chaîne se trouvait libre et c’est alors que Airbus qui voulait non seulement augmenter sa production mais aussi s’installer en zone dollar, avec rapprochement de clients assez difficiles à conquérir (achats nationaux privilégiés et encouragés par le gvt) avait décidé de produire le 320 là bas…
      Au vu de l’état de Boeing et des déboires qui se sont accumulés depuis, je crains que le 330 n’ai pas plus de chance qu’il y a dix ans… malheureusement… alors qu’il semble avoir d’excellentes références…
      J’espère par contre que les contrats export vont se cumuler… si le politique ne prends pas trop de place…
      En effet à suivre…

    • vrai_chasseur dit :

      @kolkot
      Le programme KC-46 est une copie laborieuse du programme MRTT.
      Il a emprunté la même stratégie : partir d’une cellule éprouvée (le 767 dans le cas de Boeing) dont on maîtrise bien la version passagers et la version cargo, et aboutir à un outil multi-rôle : tanker, cargo et passagers.
      Le 767 est une cellule moins performante que l’A330 : le KC46 embarque 95 tonnes de carburant pour un rayon d’action de 11000 km, là où le MRTT embarque 111 tonnes pour 14000 km de rayon d’action.
      Le MRTT avait gagné (et de loin) l’appel d’offre tanker de l’USAF. Mais on est aux USA, Boeing ratisse fort au Congrès et au Sénat, et a fait annuler à 2 reprises l’appel d’offre.
      Les américains auraient dû la jouer pragmatique : avoir 2 flottes. Le MRTT utilisé pour les théâtres OTAN et coalition, le KC46 pour les théâtres d’intervention purement US. Quitte à revendre des MRTT d’occasion et racheter plus de KC46 après.

  12. Franz dit :

    La photo est prise d’un avion qui ravitaille, mais lequel ? Merci !

  13. E-Faystos dit :

    Le plan se déroule sans accroc.
    Mr Obama, ce grand président, était aussi corrompu par le lobby militaro-industriel que ce que l’on peut s’attendre… D’un républicain.
    Or le sénateur Mc Cain avait vu venir la boulette et milité pour des ravitailleurs Airbus.
    Et le plus risible dans l’histoire, c’est que même.une fois fiabilité, les pégasus seront limités car le gros moteur du F35 consomme plus que prévu et son autonomie en attaque en profondeur en souffre.
    .
    Et oui: l’affaire des tests en Finlande à soulevé ce problème crucial…
    http://www.opex360.com/2020/03/05/hx-challenge-a-priori-le-f-35a-a-laisse-une-impression-mitigee-en-finlande/

    • kolkot dit :

      nulle-part ne figure ne figure sur l’appel d’offres finnois qu’ils cherchent un appareil pour pénétrer en profondeur derrière les lignes ennemies

    • Royal Marine dit :

      Hé bien changez de logiciel, et passez directement à la version 4.0… Vous verrez, cela vous amènerai un grand bol d’air frais au niveau des méninges…
      Depuis Kennedy, et ses compromissions avec la Mafia, lui permettant, à la faveur d’un bourrage d’urnes et des pressions exercées sur la Commission Electorale de remporter la victoire, il est incroyable de ne pas avoir compris qu’évidemment les spécialistes de la corruption sont les Démocrates… Ne parlons même pas des fuites sur les mœurs des Clinton, Obama et Biden, en relation avec un Hollywood à 95% démocrate, pour ne pas dire marxiste depuis les années 50…
      Bidon a gagné? Sur la base du « plus grand système de fraude jamais mis en place » d’après les confidences d’un certain Bidon à moitié débile… Non. Les seuls qui ont gagné, c’est le camp de la guerre, le fameux complexe militaro industriel, dont se plaignait déjà Eisenhower…
      Le F 35, les ravitailleurs, plus tout ce que l’on découvrira plus tard… Tout cela est grave. Cela signifie que tant l’Europe que l’Amérique, c’est à dire l’ensemble de l’Occident et de ses soutiens est sans défense. Le désarmement moral était à son apogée, aujourd’hui on se rend compte que physiquement également nous sommes désarmés…
      Mais ce n’est pas grave. Continuons à nous amuser! Les priorités sont l’avortement possible jusqu’à terme, la défense des transgenres, la féminisation des noms de métiers, et le mariage pour tous!

      • Franz dit :

        Votre dernière phrase énonce un triste constat, hélas très juste.

      • kolkot dit :

        Malheureusement la civilisation occidentale perd le cap .. et dire que c’est nous qui avons engendré Euler, Einstein ……

      • Fred dit :

        @ Royal Marine

        Bon allez, vas-y, Royal Marine, fais pas ta timide, parle nous de la secte mondiale pédo-sataniste, lâche toi, tu en meurs d’envie …

  14. Thierry dit :

    quelques précisions et détails supplémentaire :

    ———————————————————————————–

    Marquant un abandon de plus de trois ans de retards, de défis et de frustration pour l’US Air Force, les perspectives plus brillantes du programme s’appuient sur deux accords annoncés entre Boeing et le service en avril dernier. Le premier portait sur la refonte et la modernisation d’un système de vision à distance (RVS) de l’opérateur de flèche entièrement conforme, sans frais pour le gouvernement, tandis que le second a versé 882 millions de dollars de retenues à Boeing pour non-conformité précédente dans 33 livraisons KC-46A.

    «C’était un véritable tournant, et c’est depuis lors extrêmement collaboratif», déclare Jamie Burgess, vice-président et directeur général du Boeing KC-46A. «Cela a vraiment été cultivé par l’accord que nous avons conclu sur le nouveau système RVS», dit-il, reconnaissant le changement dans la relation avec l’armée de l’air. «Pendant un certain temps, nous étions dans une certaine impasse quant à ce qui devait être fait pour répondre aux préoccupations de l’armée de l’air. Il reste encore beaucoup de travail à faire, mais la relation est vraiment longue maintenant », ajoute-t-il.

    Boeing travaille sur une approche en deux phases pour corriger les lacunes RVS bien documentées qui ont été révélées lors des essais en vol. Ces défauts sont principalement centrés sur la sensibilité excessive du système de caméra arrière à la lumière directe du soleil, ce qui a conduit à des problèmes d’image dans l’alimentation vidéo hybride 2D-3D de l’opérateur de la flèche. «La première phase est vraiment destinée à résoudre ce problème de distorsion, et c’est principalement un changement de logiciel qui est actuellement mis en œuvre», dit Burgess. Le correctif, surnommé le RVS amélioré, «corrige numériquement la distorsion sur les bords de l’image», ajoute-t-il.

    Le correctif rendra également la visualisation du système «plus confortable pour l’opérateur lorsqu’il regarde à travers les lunettes 3D», déclare Sean Martin, leader mondial des ventes et du marketing KC-46A, faisant référence aux lunettes stéréoscopiques requises pour le système. « Cela rend l’image plus proche de ce qu’ils ont l’habitude de voir dans la vraie vie. »

    La deuxième phase, et l’objet de l’accord Air Force, est RVS 2.0. Décrit par Burgess comme «une mise à jour technologique complète du système», le package révisé comprendra de nouvelles caméras, de nouveaux écrans, un système de détection et de télémétrie de lumière (lidar) et toute nouvelle infrastructure informatique de soutien. Le poste de conduite de ravitaillement en vol redessiné comportera des 40 pouces beaucoup plus grands. par rapport au 24 pouces actuel. écrans, donnant à la position «beaucoup plus une sorte de sensation de cinéma maison», dit Burgess. L’image restera en 3D mais sera présentée en couleur et en résolution 4K. L’armée de l’air a également opté pour une méthode de projection miroir collimaté sur une option LCD, «nous travaillons donc avec eux pour mûrir cette conception», ajoute le fabricant.

    En collaboration avec l’Armée de l’air, Boeing a achevé l’examen de l’état de préparation du système RVS 2.0 en décembre et reste en bonne voie pour tenir l’examen de conception préliminaire au deuxième trimestre. Le système devrait être mis en service vers la fin de 2023 ou au début de 2024.

    La refonte sera également prévue pour le ravitaillement aérien semi-autonome ou autonome (AAR), satisfaisant une vision de capacité à long terme de l’armée de l’air et de Boeing. «La mise à niveau du système informatique sera en mesure de gérer le traitement pour l’automatisation future», déclare Burgess. «En parallèle, nous travaillons au développement de tous les algorithmes informatiques qui seront nécessaires pour suivre le récepteur [avion] à l’aide d’un logiciel de type machine learning. Nous intégrerons cela dans nos lois de contrôle de la flèche, afin qu’elle puisse trouver le réceptacle sur ce récepteur », ajoute-t-il, faisant référence à la flèche commandée par câble du KC-46A.

    Le travail de développement de l’algorithme s’appuie sur la collaboration de longue date de la société avec le laboratoire de recherche de l’armée de l’air sur le ravitaillement autonome ainsi que sur d’autres efforts connexes, tels que le ravitailleur sans pilote MQ-25 pour la marine américaine. «Nous avons maintenant un laboratoire où nous développons ces algorithmes que nous pouvons intégrer au KC-46 lorsque l’armée de l’air en a besoin», déclare Martin. «Nous voulons leur apporter la capacité, mais nous n’avons pas reçu d’eux une exigence indiquant qu’ils en ont besoin. Mais nous y travaillons et nous nous y engageons. »

    Boeing affirme que la fin est également en vue pour un autre problème qui a éclipsé le développement des tankers : la certification longtemps retardée des nacelles de ravitaillement en vol (WARP) développées par Cobham. Les nacelles montées sur les ailes, avec une station centrale, font partie du système de tuyau et de drogue du pétrolier, qui peut livrer jusqu’à 400 gallons. de carburant par minute, contre 1 200 gal. par minute pour le boom.

    Tous les KC-46A sont fournis à la livraison pour transporter les nacelles, mais conformément à la décision initiale de Boeing de rechercher à la fois la certification militaire et civile du tanker et de ses systèmes, l’avion ne peut pas être équipé de ce système tant que la FAA n’a pas approuvé les WARP. Les nacelles se sont bien comportées lors des essais en vol, mais «la FAA a exigé une quantité considérable de tests afin de les certifier», dit Burgess. «Des nacelles similaires ont volé pendant des années sur d’autres avions militaires, mais elles n’ont jamais été certifiées FAA.»

    Bien que Cobham ait sérieusement sous-estimé la quantité de travail requise pour la certification FAA, Burgess déclare: «Nous sommes à la toute fin de ces tests et nous avons presque terminé.» L’approbation de la FAA est attendue pour le pod d’ici la fin du premier trimestre. Auparavant, tous les travaux de certification liés aux nacelles visaient à s’assurer que le transport de ces systèmes était sûr et n’affecterait pas le contrôle et l’atterrissage en toute sécurité de l’aéronef. «Maintenant, nous devions chercher à le certifier pour fonctionner, donc tous les composants – comme la turbine à air dynamique à l’avant de la nacelle – devaient être dégagés pour une utilisation en toute sécurité», ajoute Martin. «C’était le défi pour eux, et ils ont fait un excellent travail pour y parvenir.»

    Un autre domaine de modification en cours est la révision d’une vanne pour le système d’actionnement de la flèche afin de corriger un problème de ravitaillement spécifique à l’avion d’attaque Fairchild Republic A-10. «La flèche descend et se télescope pour se connecter à l’aéronef récepteur, ce qui pousse la flèche vers le haut dans une position de ravitaillement nominale», explique Burgess. En altitude, l’A-10 avec des magasins d’aile ne pouvait générer qu’une force d’environ 650 lb. résistance à la poussée par rapport à la norme internationale de 1400 lb à laquelle la flèche a été conçue.

    «Nous modifions le système d’actionnement pour qu’il nécessite moins de force pour le pousser vers le haut», déclare Burgess. « Cela fait actuellement l’objet d’un examen critique de la conception avec l’armée de l’air. » Il ajoute que les premières unités de qualification sont en cours d’assemblage. « Nous préparons également un grand test en laboratoire à grande échelle, et c’est donc bien en cours. »

    Boeing se prépare également à concevoir, développer et tester un système de communication sécurisé, baptisé Pegasus Combat Capability Block 1, et s’attend à recevoir un contrat pour le package d’amélioration cette année. L’armée de l’air étudie les éléments à inclure dans la mise à niveau, ce qui place le KC-46A sur la voie de jouer un rôle potentiellement plus large en tant que nœud de communication de l’espace de combat. Mais Boeing ajoute qu’un système de contre-mesures radiofréquence monté sur l’aile, en nacelle, n’est pas actuellement dans la suite Block 1.

    Avec 42 tanker livrés d’ici la fin de 2020 et le carnet de commandes ferme renforcé par un contrat de 1,6 milliard de dollars pour le sixième lot de production couvrant 12 avions supplémentaires, Boeing se concentre sur le maintien d’un flux d’assemblage fluide malgré la perturbation de la pandémie COVID-19. Le processus comprend de nouveaux contrôles de qualité rigoureux introduits après qu’une série de découvertes de contamination par des objets étrangers a amené l’armée de l’air à suspendre temporairement l’acceptation de l’avion en avril 2019.

    « Ce n’est un secret pour personne que nous avons réalisé que nous avions un problème en ce qui concerne les débris d’objets étrangers [FOD] sur les avions », explique Burgess. «Nous avons arrêté la ligne de production, nous avons arrêté les livraisons pendant un certain temps et mis en place un certain nombre de contrôles. Il y a beaucoup de travail en cours dans l’usine autour de ce que nous appelons «  nettoyer au fur et à mesure  ». À la fin du quart de travail, il y a un nettoyage pour s’assurer que les avions qui sortent de l’usine sont parfaitement propres.  »

    La production est actuellement répartie à peu près également entre les cargos commerciaux 767-300F et les variantes KC-46A – un fossé qui maintient la ligne à environ trois cellules par mois.

    Avec la dernière commande, confirmée le 12 janvier, Boeing est maintenant en contrat pour 79 pétroliers sur un total prévu de 179. Le carnet de commandes ferme devrait augmenter à nouveau à 94 lorsque l’armée de l’air attribuera le prochain contrat pour 15 autres avions. en cours de production Lot 7, que les législateurs ont approuvé en décembre.

    Bien que les retards du programme aient retardé les livraisons initiales à l’armée de l’air jusqu’en janvier 2019, Burgess affirme que le flux ultérieur d’avions opérationnels vers quatre bases marque un rythme sans précédent pour tout système d’armes moderne récent. « Je ne suis au courant d’aucun autre programme militaire majeur qui ait fait cela », ajoute-t-il. »Nous en avons livré 28 en 2019. Nous en ferons 14 cette année. »
    source :
    https://aviationweek.com/defense-space/aircraft-propulsion/key-upgrades-mark-2021-turnaround-year-kc-46a

  15. Ghostrider dit :

    @ palu , fred , erleg …

    C ‘est une tendance généralisée dans les majors notamment US. un ami cadre chez Oracle a rencontré le même problème une des majors de l’informatique. c’est une des plaies du capitalisme financier pure souche. oui c’est une perte de culture mais c’est avant tout un résultat, la culture des dirigeants, la nouvelle génération des CEO et autres DG, qui ont une perception stratégique rivée sur le court terme car dépendant de leurs actionnariat et surtout très intéressée (salaire fixe, part variable, actions gratuites, jetons, avantages en nature ..). ce type de gouvernance archi toxique commencent a avoir des conséquences grave sur la fiabilité stratégique des produits et le capital humain et industriel. A terme le sénat vas commencer à foutre son nez dans la gouvernance de ces boites car outre le fait que ca coûte un bras au budget, les productions aéronautiques récentes collectionnent des problèmes à rallonge qui viennent hypothéquer l’avenir de ces boites.

    • philbeau dit :

      Le moins qu’on puisse dire , c’est que même de l’extérieur , ça commençait sérieusement à se voir depuis 2008 . Rappelez-moi , on est en…2021 ?! Et vous pensez vraiment que le Sénat , le blanc chevalier intègre , comme tout le « marais » de Washington , va donner le coup de balai salutaire ? On n’est plus dans les années trente .

    • Fred dit :

      @ Ghostrider

      Oui, le capitalisme était toxique, maintenant en plus, il est gâteux.

      • Momo dit :

        Il n’y a pas besoin de pif gadget pour décoder la pensée du gaucho Freddo. Il répète sans doute la meilleure blague d’un humoriste hilarant qu’il a entendu à la suite du journal nocturne de france inter à 20h, aprés le souper et avant les cachets pour aller dormir…
        Bonne nuit pappy freddynosor, bientot le vaccin