La France a finalisé l’achat de trois avions américains de guet aérien E2-D Hawkeye

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117 contributions

  1. Alpha dit :

    Seul avion embarqué existant conçu dès le départ pour les missions AWACS. Il ne faut donc pas s’étonner de ce choix en faveur de l’appareil US…
    Et créer un appareil de ce type européen n’aurait aucun sens.
    Espérons cependant que la fiabilité se soit améliorée, car il semblerait que ceux de la Marine Nationale tombent souvent en panne… Si quelqu’un a des infos.

    • Fralipolipi dit :

      @Alpha
      Infos intéressantes sur wiki :
      « Les pilotes et équipages [de la 4F] ont baptisé leur appareils [Hawkeye] :
      FR1 «Frère Unité », car cet avion est réputé infaillible, il n’a jamais trahi la confiance de son équipage ;
      FR2 « Arabesque », en référence à la jument du caporal Blutch, de la bande-dessinée Les Tuniques bleues, car il brille à l’entraînement, mais tombe irrémédiablement en panne à chaque fois qu’il est engagé en opération réelle.
      FR3 a pour nom « Pas de bol », en raison de ses pannes à répétition. »
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Grumman_E-2_Hawkeye
      .
      A noter tout de même que lorsqu’il part en mission, le PAN CDG embarque « quasi » toujours 2 Hawkeye (sur un total de 3) dans son GAE. Ce qui laisse penser que la disponibilité serait plutôt d’un bon niveau (surtout dans la durée).
      .
      Maintenant, avec une dotation archi minimale de 3 appareils, l’avion est si précieux qu’il ne faut prendre aucun risque, ni en vol, … ni en MCO (ce qui implique peut-être des critères d’entretien plus tatillons que de coutume).

    • Rafale28 dit :

      Si je me souviens bien, à la fin des années 80, ma marine française avait étudié l’option d’un avion de guet aérien embarqué national réalisé à partir de Tracker d’occasion. Une solution à la fois coûteuse et bien moins performante qu’avec des Hawkeye.

      • Pierre dit :

        Cet avion européen existe, c’est l’Airbus C295 (anciennement CASA C-295). Une version AEW de surveillance aérienne a été développée.
        Pourquoi ces CASA ne sont t’ils pas améliorés et adoptés par nos armées qui, dans ce domaine, font la part belle aux avions US, ce qui permettrait d’augmenter notre indépendance et de développer nos industries ?
        On aimerait bien le savoir…

        (mais après tout même les Famas ont été remplacés par des fusils allemands, dans notre déconfiture nationale, nous n’en sommes plus malheureusement à ça près…)

      • Fred dit :

        @ robin darbin

        Bonne alternative, mais pourvu toutefois qu’il n’intègre pas des répartiteurs Huawei, sinon c’est niet ;o)

      • Alpha dit :

        Ah oui ! Je l’avais oublié celui là !… 😉
        Mais… Mais… il ressemble comme deux gouttes d’eau à …… 😮

      • Fralipolipi dit :

        @robin
        C’est là qu’on voit qu’ils ont du blé au grenier ces Chinois.
        Alors qu’il n’ont toujours pas de PA avec catapultes (construction en cours), et sachant qu’il n’en auront pas non plus une douzaine dans 20 ans (mais plus probablement 3 à 4 exemplaires), ils lancent quand même un chantier spécifique pour un tel avion !
        Alors, certes, il auront copié au maximum le Hawkeye, pour gagner du temps, mais il n’en reste pas moins que cela représentera un coût monstre pour seulement quelques appareils à produire (et qui ne serviront que sur qques rares bateaux).
        … un truc pour les très très riches … ou les très ambitieux.

    • Burlito dit :

      @Alpha,
      La disponibilité des E-2C français est globalement assez bonne, du moins comparé à d’autres flottes. Je ne sais pas d’où vous viennent ces infos mais je peux vous dire que ça marche bien !

      • Alpha dit :

        Ben, je veux bien vous croire, d’autant que mes « infos » ne viennent que de conversation de salle café avec des opérationnels…… Armée de l’Air !………………………… 😉

        • Burlito dit :

          Ah ! Voilà ! Eh bien bonjour de la salle café opérationnelle du sud Bretagne !

  2. LeVoyageurPropose dit :

    D’ailleurs je me demande pourquoi alors qu’on enchaine les partenariats avec l’Allemagne et l’Europe on ne conçoit pas un porte avion en commun avec nos alliés ? Cela réduirait considérablement les coûts tout en les poussant à avoir eux même un porte avion et donc de renforcer la puissance militaire de l’Europe.
    La question de souveraineté ne pas être étant donné que la France sera leader du projet et mettra en avant ses conditions de part son expérience en la matière. Et c’est différents des avions par exemple dans le sens où on va construire des centaines d’avions en plus de les entretenir alors qu’un porte avion.. Tu en construit un ou deux voir trois (faut les équipages derrière..) et « c’est tout », la France a toutes les connaissances pour le maintenir et refaire un projet dans 60 ans seul s’il le faut.

    • Sinope dit :

      @LeVoyageurpropose: « on ne conçoit pas un porte avion en commun avec nos alliés ? » En raison du fait que ça n’interesse pas les autres pays car un porte avion est un navire qui répond à une stratégie offensive. Les autres pays européens n’ont pas de stratégie donc ils ne se posent pas la question.

      Ensuite tout dépend de quoi on parle, si c’est faire un modèle unique et que chaque marine a son GAN avec le même type d’avion partout, là oui sur le papier c’est une bonne idée car ça permet d’avoir 3 à 4 GAN suivant le nombre de pays impliqués en réduisant les coûts. Si c’est faire un seul navire armé en commun c’est une régression par rapport à l’existant et c’est rendre le navire inutilisable car il n’y aura que rarement un consensus pour l’utiliser.

      Par le passé un projet commun avait été tenté avec les anglais au milieu des années 2000 mais Sarko a tropillé le projet, ainsi que les anglais dans une certaine mesure qui ont opté pour des navires sans catapultes.

      • Fred dit :

        @ Sinope

        Sarko n’a pas « trop pillé » ;o) l’Anglois, au contraire, il leur a offert nos plumes gratos sur un plateau d’argent : nous avons versé 300 millions d’Euros pour participation à l’étude des PA anglais !

        Et les Perfides albionnesques n’ont même pas eu le faire-play de construire un PA compatible avec nos avions.

        Que de la gabegie intégrale. Grrr.
        Déjà que Michèle Alliot-Marie avait commandé des catapultes, pour passer la patate chaude* à son successeur Hervé Morin (sous Sarkozy), qui l’a laissé tomber, la patate (d’ailleurs ce con voulait tout laisser tomber, y compris le Rafale !). Catapultes pas livrées bien sûr, mais de grosses indemnités de dédit à la clef. Grrr encore.

        .
        * au lieu de lancer la construction du PA2 elle-même, quelle élégance !

        • Royal Marine dit :

          Parce que Sarko avait dit oui pour le PA2 à Alliot-Marie dans un premier temps, et oui pour la commande de catapultes, mais l’affaire tunisienne est arrivée…
          Puis ce crétin de Morin, dit le Bourrin… Qui a un peu trop écouté les « stratèges » de l’AA, et mis le projet de PA2 à la poubelle..

          • Sinope dit :

            @ Royale Marine le PA2 est repoussé en 2008 alors que les catapultes ont été commandée sous Chirac. La Tunisie n’est arrivée qu’après en 2011. Les fameux propos d’Alliot Marie à l’Assemblée datent du 22 janvier 2011.

          • NRJ dit :

            @Royal Marine
            À partir du moment où les anglais ne faisaient plus des catobar, il n’y avait plus aucun intérêt à continuer avec eux. Pour le même prix, on le faisait en France. Heureusement qu’on n’a pas fait le PA2 a posteriori. Il y avait suffisamment de manque de budget et des programmes plus prioritaires (comme les frégates ou les Rafales).

            Quant à Morin, il dit avoir sauvé le programme A-400M. Si c’est vrai ça doit être mis à son crédit. Il n’avait pas la haute main pour décider du budget de la Défense. En revanche, c’est lui qui faisait les programmes.

    • 에르메스 dit :

      Parce qu’il faudrait des intérêts convergeant, et la projection de force sans parler de la doctrine d’emploi avec les Allemands est à l’heure actuelle inenvisageable.
      .
      Si on pourrait éventuellement s’entendre avec les Espagnols, ils n’ont certainement pas les ressources financière pour assumer réellement le partenariat, et l’aventure DCNS/Navantis est encore fraîche.
      .
      Bref sur ce point il faudrait un réel élan volontariste Européen, si la France essai de pousser, elle aura tout à perdre et rien à gagner.

    • Tankaboum dit :

      Le problème c’est les chaudières, compte tenu des watts attendus pour le prochain Pa, cela revient à transférer une technologie sensible et en plus on est signataire du traité de non prolifération. Seule le Uk déjà nucléarisé aurait pu être un partenaire. En plus les autres Pays européens n’ont pas de territoires outre mers à protéger et d’intérêts de Ze.

    • JC dit :

      La France ne sera jamais »leader » dans un partenariat avec l’Allemagne. Avant la chute du mur de Berlin, c’était 50-50 et encore, depuis c’est fini. Les allemands sont toujours majoritaires ou aux commandes. Et quand ils ne le sont pas, ils s’arrangent pour savonner la planche, voir faire du »sabotage » pour avoir les clés du « camion ».

    • Arioch dit :

      On y a pensé avec les anglais mais ça n’a pas fonctionné.
      Mais l’idée est bien-entendu parfaitement logique.

      Les autres pays d’Europe, en particulier l’Allemagne, n’ont aucun besoin de cet outil de projection de puissance.

    • NRJ dit :

      @Levoyageur
      Qu’est-ce que la France devrait accepter de donner ? La construction de la coque ? La propulsion (nucléaire) ? Les systèmes informatiques ? A priori ce n’est pas gagné.

      Et ce n’est que le début du problème car il s’agit ensuite de savoir comment on coopère à plusieurs sur un porte-avion (par exemple qui paye si il endommage porte-avion ?).

  3. Loufi dit :

    Pas donné

  4. Captain Pif dit :

    Le E-2D passe aussi au glass cockpit, avec possibilité d’afficher les données tactiques (radar et autres) sur les écrans du copilote, ce qui augmente d’1/3 (de 3 opérateurs ou opératrices à 4) l’équipe tactique, le pilote gérant seul les systèmes avion et le pilote automatique, sauf pendant les phases de pilotage plus complexe où les écrans rebasculent en mode avion.

    • Momo dit :

      Vous avez le droit de mentionnez operateur sans vous obliger à rajouter le féminin.
      D’ailleurs vous n’avez pas écrit la pilote.
      Sinon vous passez à l’écriture inclusive et êtes mûr pour les municipalités de paris et bordeaux, lyon aussi peut-être, à vérifier. Mais ce n’est pas gratifiant.
      Et ne vous excusez pas.

      • Gribeauval dit :

        il a le droit de mentionner opérateur sans rajouter le féminin ou il n’a pas le droit de rajouter le féminin ? Qui vous dit qu’il se force? pourquoi est-ce que ça vous gène tant?

        • Momo dit :

          ‘opérateur’ est neutre mon pauvre ami, ce mot s’utilise sans distinction de genre.
          Ce sujet qui vous fait réagir? Sensibilité à fleur de peau? Qu’est ce qui explique cette agressivité, quelle virulence vous ronge, quel remord vous travaille? Expliquez vous.
          Rien de telle qu’une confession publique pour soulager votre conscience. Courage

      • yo dit :

        @Parfois en reprochant les autres de trop faire on se rend pas compte qu’on a déjà dépassé la limite que l’on tente d’imposer. Le fait est qu’il y’a effectivement des opératrices et si il veut le rajouter dans son texte c’est tout a fait sont droit et ça n’a rien à voir avec l’écriture inclusive. Donc vous vous devriez vous excuser en revanche.

        • Momo dit :

          très bon le caniche rose, cela pose son homme, très très bon ;0)
          Plus sérieusement vous n’avez pas non plus compris alors je vous explique en espérant que vous ne soyez pas un enclume comme les dolgan ou gribeauval (de fontenay?).
          Donc si à chaque fois que se présente une incertitude pour vous entre le féminin et le masculin, et que plutôt que vérifier l’éventuelle neutralité vous choisissez de doubler c’est que vous commencez à être gagné par la novlangue et tout ce qui s’en suit (postvérité, cancelculture, repentir durable est autres maladies mentales). Il faut résister! Alors après, que les bof invertis du genre dolgan et gribeauval interprètent au degré zéro c’est normal et rassurant. Et cela n’a rien à voir avec le mérite des femmes, opérateurs ou pilotes par exemple, qui ne sont pas encore reconnues à leur juste place et qui ne le seront pas en réalité par les zozo qui mettent du ice, euse, eure à tout bout de champ en demandant pardon. Plus clair? Encenser les femmes pour ce qu’elles sont et font, pas en blablatant.

      • dolgan dit :

        Mon pauvre, si vous vous sentez emasculé par ce message, votre vie doit être bien triste.

        • Momo dit :

          hahahaha, vous n’avez pas tout compris mais cela n’étonnera personne… :0))

    • ScopeWizard dit :

      @À ceux qui trouvent que @Momo sort une connerie

      Indépendamment de ce marquage idéologique d’ écriture inclusive et de mots soit-disant genrés chose que n’ ont pas d’ autres langues tel l’ Anglais ( a table , a tree , a boat ) , il faut bien réaliser que plus une langue va se complexifier , surtout inutilement , moins elle sera facile à diffuser .

  5. Vidoc-19 dit :

    Je suppose que, bien évidemment, c’est uniquement la France qui aura la maîtrise totale de tous les équipements électroniques à bord et qui sera la seule à pouvoir disposer des informations obtenues par ces avions, sans la moindre possibilité que ces informations puissent parvenir à quiconque d’autre, y compris le pays ayant fabriqué l’avion et les équipements électroniques à l’intérieur ? La totale souveraineté française sur ces matériels est donc garantie ?
    C’est seulement si nous avions commandé du matériel chinois ou russe que nous aurions dû avoir à nous inquiéter sur d’hypothétiques puces placées aux bons endroits, ou connecteurs placés aux bons endroits, n’est-ce pas ?
    Ouf ! Grâce au matériel américain, nous avons échappé à de potentielles failles de sécurité au cœur de notre système de Défense Nationale! Quel soulagement !

    • Pravda dit :

      Donc on fait comment ? On achète aux russes ou chinois, ou bien on compte sur votre génie (et surtout sur vos impôts) pour lancer une chaine de production nationale pour une poignée d’appareils ? Yakafokon, comme d’habitude.

    • NRJ dit :

      @Vidoc-19
      Entre les américains et les chinois, on préfère les américains, c’est bizarre non ?

      Bien sûr que sur la marine ok laisse une partie de notre souveraineté. C’est un domaine spécifique et nous n’avons pas d’argent à profusion n’en déplaise à certains.

    • Gribeauval dit :

      Et quel matos chinois ou russe le Glaive? Le KJ 600? dont il n’existe que des images de synthèse? dont le proto n’a même pas encore volé? ou le russe? le , le , le quoi déja? Il y en a un? Ah non…
      C’est sûr qu’avec des équipements inexistant, aucun risque de fuite…
      Encore une belle performance déductive du glaive.

    • Alpha dit :

      @Vidoc-19
      Et que préconisez-vous mon cher ?
      On attend…

    • Royal Marine dit :

      Rappelons que la Marine Nationale travaille souvent avec l’US Navy, et notamment ses PAN en Opex… Nos FDA sont qualifiées Red Crown pour protéger les GAN américains en tant que chef du dispositif anti-aérien de l’escorte… Et donc en liaison permanente avec les Hawkeye du dispositif, qu’ils soient américains ou français…
      Lors de missions « d’intérêt national » celles-ci étant franco-française, seuls notre dispositif peut-être en liaison avec le Hawkeye français sur zone, puisque la L16 en vigueur est déclarée comme liaison française, avec ses propres codes, et systèmes de crypto…
      D’où, sur la version E2D, un calculateur d’origine nationale…

  6. Fralipolipi dit :

    Le fait que nous investissions des sommes si importantes, pour seulement 3 appareils, prouve à lui tout seul ô combien un tel avion est primordial pour s’assurer une domination à la fois sur mer et dans les airs, à partir de notre groupe aéronaval.
    Voir le premier, sans être vu, le tout associé à des capacités de projection de force rapide et lointaine, cela fait toute la différence.
    .
    Dommage pour les PA qui ne disposent pas de catapultes, et qui de facto ne disposent pas de telle capacité de veille radar aérienne.
    … et tant mieux pour nous.
    .
    Maintenant, j’ai hâte de voir un Rafale M « nounou » ravitailler en vol notre futur Hawkeye E2-D.

    • 에르메스 dit :

      Il est certain que le Hawkeye est à lui un multiplicateur de puissance (Défensive autant qu’offensive) sans équivalent dans les GAN’s.
      Les version hélicoptère sont bien timide en comparaison.

    • Rafale28 dit :

      Si nous investissons 2 Mds de dollars dans cet achat c’est surtout parce que les US sont en situation de monopole mondial sur ce système et qu’ils ne nous font aucun cadeau…

      • Fralipolipi dit :

        @Rafale28
        Si le Ministère de la Défense français accepte d’investir 1,7 milliard € pour seulement 3 avions, c’est que cet avion doit apporter une plus-value opérationnelle exceptionnelle … et qu’une option « locale » équivalente couterait encore plus cher.
        C’est tout ce que je retiens ici.
        … les US ne nous forcent pas à passer commande.

      • Fred dit :

        @ Rafale28

        Certainement, mais on peut tout de même supposer qu’une cellule construite à un si petit nombre d’exemplaire et rempli d’un système AWACS de tout premier niveau ne doit pas être donnée à la base.

        À titre de (relative) comparaison, un Boeing 737 AEW&C (certes plus gros, mais basé sur une cellule civile très répandue) semblait couter 490 millions de dollars US (en 2010). [ne pas oublier qu’entre un contrat d’achat – surtout sur ce type d’appareil – et le prix de vente il y a la différence du contrat d’accompagnement, qu’il faut donc déduire du contrat Hawkeye pour comparer valablement.]

  7. erleg dit :

    Peut-être aurait-il été avisé d’en commander quatre, ce qui n’aurait pas foncièrement trop alourdi la note, tout en garantissant une meilleure disponibilité opérationnelle… La France est aujourd’hui l’un des deux seuls pays au monde avec les Etats-Unis (et peut-être la Chine d’ici quelques années, à condition qu’elle arrive à maîtriser rapidement une capacité qui ne s’acquiert pas du jour au lendemain !) à disposer d’un vrai groupe aéronaval : les porte-aéronefs britanniques, russes ou indiens étant plutôt des gros porte-hélicoptères avec une capacité avions basique. Or, des avions AWACS embarqués sont indispensables pour qu’un tel groupe soit opérationnel à cent pour cent.

    • m dit :

      3 pour un seul porte-avion c’est bien suffisant.

      1- On n’a donc qu’un seul porte-avion
      2- Il n’est pas toute l’année à la mer

      Si on n’arrive pas à avoir 100% de dispo d’un Hawkeye sur le PA avec ça… Là on a l’actif, le spare, et celui pour la formation.

    • Tankaboum dit :

      3 c’est le chiffre pour un Pa .. donc maintenant c’est sûr il n’y en aura pas2…. on se retrouvera dans la même problématique avec les les arrêts longue durée du CDG.. la permanence ne sera pas assumée

      • Royal Marine dit :

        Mais non. Les conditions de tensions dans le Monde, ne sont plus celles de 2000…
        Et commander dans 4 ans, 2 Hawkeye de plus… Ce serait si difficile?

      • oryzons dit :

        Il faut regarder les dates de livraisons…

        Avant 2028.
        Effectivement à cette date nous n’aurons toujours qu’un seul PAN : le CdG !
        Ces 3 Hawkeye vont être intégrés sur le CdG puis être transférés au PANG, quoi 10 ans plus tard ?
        S’il doit y avoir un deuxième PANG, il arrivera après 2040.
        Dans 20 ans !
        Alors je suis plutôt rassuré qu’on ne commande pas aujourd’hui des Hawkeye pour dans 20 ans.

        Ce serait quand même ballot que des niveaux modèles bien plus performants soient disponibles.

        Ou sur nous ayons conçu des essaims de drones spécialisés travaillant en réseau avec des nouveaux capteurs pour faire le job.

        Ou sur des ballons types Stratobus fassent le job.

        Ou sur de nouvelles constellations de satellites fassent le job.

        Non ?

    • Vivo dit :

       » à condition qu’elle arrive à maîtriser rapidement une capacité qui ne s’acquiert pas du jour au lendemain »

      Et le gros fail des deux frégates de la Marine qui ont ratées le lancement de missiles contre la Syrie, tu appelles çà comment, une maitrise totale? lol, la mauvaise foi.

      Aucune armée au monde n’est prête a un conflit contre une nation de même calibre, même pas les US. Tout çà ne sont que des simulations, des exercices.

      • Pravda dit :

        Si une armée n’a jamais rien prouvé durant ces derniers siècles c’est bien l’armée chinoise, sous domination européenne jusqu’à la domination japonaise, un match nul avec les USA au prix de centaines de milliers de morts (quand on a pas de stratégie, on envoie des vagues d’hommes à la boucherie), une déculottée contre des paysans vietnamiens, ah j’oublie quand même de grandes victoires contre des moines au Tibet et des étudiants à Tiananmen.
        Les « fails », toutes les nations en ont, chinois, russes, américains.. français. C’est pour cela qu’on fait des tests, et qu’on garde une redondance lors d’une opération, ça s’appelle l’expérience, et l’APL en a peu en cas réel.

      • Royal Marine dit :

        Ce n’est pas deux frégates… Mais une sur deux, qui a eu un pb logiciel… Au moins, essayez d’être de bonne foi!

      • Vinz dit :

        Vous qui avez des relations au parti, vous n’auriez pas des nouvelles de Jack Ma par hasard ?

  8. E-Faystos dit :

    La contribution de ce type de système est essentielle à toute veille aérienne, en plus d’être compatible avec les radar de surface.
    Le premier intérêt d’un radar aéroporté, c’est qu’il peut s’affranchir du relief.
    En revanche, les performances se dégradent à mesure qu’il y a de la différence entre l’altitude de la cible et celle de l’avion. En cause, les filtres informatiques pour faire du look down…
    .
    Sinon, le radar ne reverrai que l’écho du sol.

    • breguet dit :

      E-Faystos: si vous permettez, je dirai: Le premier intérêt d’un radar aéroporté, c’est qu’il peut voir loin.

      • E-Faystos dit :

        Ça dépend surtout du type d’onde, de la puissance émise et de la qualité du récepteur.
        Les Russes annoncé que leurs croiseurs lance missile ont le plus puissant radar naval du monde. Et il.tiendrzit sur un croiseur de 25.000 tonnes.
        La France annonce une portée continentale avec son radar trans horizon fixe qui aurait des milliers de kilomètres de portée.
        La vérité, c’est que la précision en prends quand même un coup et que les performance sont sujettes à caution.
        Mais il n’existe pas de radar idéal qui ferait le travail seul: ce serait même le meilleur moyens pour qu’il soit impitoyablement brouillé.
        Donc les appareils du Charles de Gaulle sont successivement utilisés pour tromper les observateurs tiers sur sa nature et moyens.

  9. Julien dit :

    Il en faudrait le double, même dans un format à un porte avions.
    L’incendie du SNA dernièrement aurait du servir de leçon: il faut de la redondance!
    Question pour ceux qui savent: Frère unité a-t-il toujours autant de bugs?

    • Fralipolipi dit :

      @Julien
      Il en faudrait certes plus, mais quand même pas le double.
      .
      Ce qui est ennuyeux, c’est de devoir utiliser de tels avions pour tous les entrainements … même lorsque certains entrainements ne devraient pas requérir le modèle Rolls Royce hors de prix.
      Aussi, peut-être pourrions-nous combiner avec 2 ou 3 Hawkeye de 2nde main ayant encore du potentiel (ce ne sera pas les nôtres qui auront en moyenne 30 ans d’age en 2028 et qui ne pourront pas jouer ce rôle de complément).
      Ou alors, s’il est possible de trouver encore 2 ou 3 Greyhound avec du potentiel, d’ici 2028, peut-être pourrions-nous compléter notre dispositif de 3 Hawkeye avec ces vieux Greyhound là, qui serviraient, soit pour les entrainements (notamment à appontage et catapultage), soit en complément pour assurer les missions logistiques (l’opération Hamattan nous ayant rappelé l’intérêt de cette capacité).
      Maintenant vues les évolutions de l’avionique (glass-cockpit, etc …), il n’est pas sûr du tout qu’aucune de ces 2 options ci-dessus ne soient encore utile ou valide.
      .
      A ce moment là, il restera à espérer qu’une fenêtre d’opportunité se présentera à l’avenir (d’ici 2028) pour effectuer un complément d’achat d’un 4ème voire 5ème appareil, à des conditions financières plus intéressantes … on peut toujours espérer un peu …

    • NRJ dit :

      @Julien
      Pour l’instant on parle d’un seul porte-avion. Pourquoi avoir 6 Hawkeye pour un seul porte-avion ?

      Le CDG embarque 2 Hawkeye. Le troisième ne sera présent que pour être en maintenance ou pour remplacer l’un des 2 premiers si l’un de ces derniers devaient être détruit. Ça devrait suffire non ? Si, malheur on devait en perdre un deuxième (ce qui signifie qu’on serait en guerre de haute intensité, libérant des moyens supplémentaires et des forces alliées), le dernier qu’on aurait peut faire 5 heures en l’air et peut être ravitaillable en vol. Attention à ne pas être systématiquement dans le toujours plus, il y a d’autres programmes tout aussi prioritaires voire bien plus.

  10. Lothringer dit :

    Pas une critique, juste un questionnement : n’était-il pas possible de faire la même chose avec un ATR72 (vitesse comparable, meilleur rayon d’action, fabriqué en France sauf propulseurs P&W), car il me semble que THALES est un excellent radariste ? Mais peut-être que le train atterrissage d’un ATR n’est pas assez robuste pour être utilisé sur porte-avion.

    • LEONARD dit :

      27×27 pour l’ATR et pas d’ailes repliables.
      L’A400M aussi est trop grand, tout comme l’E3F, au cas ou l’idée vous viendrait.
      Par contre, pour le train, c’est vrai.

    • Obelix38 dit :

      « Mais peut-être que le train atterrissage d’un ATR n’est pas assez robuste pour être utilisé sur porte-avion. »
      La réponse est dans ta question . . .
      C’est plutôt une constante en aéronautique : Que ce soit un chasseur ou un avion de guet, on ne navalise pas de manière simple et efficace (et donc avec succès) la cellule d’un avion initialement prévu pour opérer sur piste (Sea-Gripen, Sea-Typhoon, pour ne citer qu’eux), le contraire est cependant possible, et ont pourrait dire la seule manière de le faire bien (F/A-18, Rafale, pour ne citer qu’eux).
      Sans compter qu’un E-2 possède aussi un système de repliage des ailes pour réduire son empreinte au sol !

    • Fralipolipi dit :

      Considérons alors l’ATR 42 (plutôt que 72), ça donnera plus de chances.
      Mais même là, faut pas rêver.
      – la structure globale de l’ATR doit être adaptée aux violents appontages (et catapultages), surtout dans la durée, sur 30 ans … Rien que là, on peut déjà dire Stop.
      Ensuite,
      – cette structure doit aussi être adaptée à accueillir une crosse d’appontage (ce qui ne s’improvise pas après coup .. sauf à tout refaire)
      – le train d’atterrissage central doit être très renforcé => = plus lourd et plus gros => là aussi faut tout refaire.
      – et on ne parle pas du train avant (qui doit supporter les 100 tonnes de traction de la catapulte) qui doit être 2x plus gros, 4x plus lourd et 10x plus résistant …
      .
      Faire un telle (et très couteuse) adaptation pour seulement 3 ou 6 appareils (ou même 15), ce serait vraisemblablement une hérésie.

      Après, on peut toujours tenter de retaper quelques vieux Bréguet Alizé (lui qui volait encore en Inde il n’y a pas si longtemps), et les équiper du radar SearchMaster de Thalès 🙂
      Je pense qu’il y en a qquns qui seraient ravis 😉

    • Gui dit :

      Je ne suis pas expert aéronautique, j’ai juste tapé « atr 72 » sur google image, et je ne vois pas comment un tel aéronef pourrait atterrir sur le CdG (Sans même penser au redecollage).

      Quelle(s) plateforme(s) civile en serait capable(s)…?

    • 에르메스 dit :

      Y’a pas que le train, même si c’est lui qui encaisse la majorité du choc, la cellule doit être adapté.
      .
      La possibilité de faire un avion est présente, cela coûterait simplement plus cher et serait plus long que de prendre sur étagère pour un système qui serait produit à faible nombre.
      .
      C’est contre intuitif, mais sur ce genre de système, un petit nombre amène plus de problème de souveraineté que de se fournir chez l’Oncle Sam…
      C’est plus intéressant de recapitaliser le gain du non développement de la solution nationale vers d’autres produits nationaux / coop (Au pif plus de NH90…)

      • dolgan dit :

        Et la MCO serait un calvaire, donc la disponibilité catastrophique après 10/15ans.

    • breguet dit :

      Lothringer: c’est toujours très difficile et surtout très couteux d’adapter un aéronef  » civil » à l’emploi sur un PA…ailes repliables, renforts structure et train, crosse appontage, radar trés spécifique, etc…Le problème du Hawkey c’est son prix car nous sommes une  »clientèle » captive comme pour les catapultes…

    • Rafale28 dit :

      Poser un hypothétique ATR 72 AWACS sur un porte-avions devrait être sportif!!!!! Il faudra en commander plus de trois…car il devrait y avoir de la casse. La cellule de l’ATR ne permet pas les opérations depuis un pont de porte-avions.

    • Castel dit :

      L ‘ATR est un avion civil, donc, il est normal que son train ne soit pas particulièrement renforcé…..
      Si une solution Européenne avait été envisagée, le C295 aurait semblé préférable….
      Mais, pour trois avions seulement, inutile de compliquer les choses……

    • anon dit :

      @lothringer, outre effectivement le probleme du train d’atterissage qui n’est pas navalisé, les dimensions de l’ATR72 risque de poser un ptit soucis, l’ATR est plus long de 10m. Sur un PA c’est handicapant, il y a rarement de la place en trop

    • jd666666 dit :

      Il ne suffit pas de renforcer le train d’atterrissage d’un avion pour en faire un aéronef embarqué, c’est beaucoup plus complexe que ça, toute la structure de l’avion doit être optimisée, et pour des avions avec une telle envergure, il faut également modifier les ailes pour pouvoir les replier et ainsi gagner de la place au parking.
      Bref, sans même connaitre les caractéristiques de l’ATR72 ( taille, poids, etc…), il me semble plus simple et plus économique d’acheter un avion existant prêt à l’emploi, que d’en développer un nous-même. Surtout vu le faible nombre d’appareils à la sortie…

    • LM dit :

      Vous êtes sérieux quand vous parlez d’un ATR 72 sur un porte avions ???

      • Castel dit :

        https://www.bing.com/videos/search?q=atterrissage+C130+sur+un+porte+avion&&view=detail&mid=B9AD4BAAC031BBen, les Américains ont réussit à faire atterrir et décoller un C130 sur le porte avion « Forestal »
        Mais c’est vrai qu’il s’agit d’une taille de PA nettement supérieure à notre CDG.
        Quand à moi, je pensais plutôt à un C 235 modifié ( et non C295, comme je l’ai écrit par erreur), avec les ailes repliables, bien sûr, et le train d’atterrissage légèrement modifié.
        Mais pour 3 avions seulement, cela ne vaudrait pas le coup de se lancer dans de telles modifications, d’autant plus que l’encombrement serait quand même supérieur à l’avion Américain……

      • Momo dit :

        fil plutot amusant. Vous auriez pu arrêter d’entrée en regardant ‘envergure’ mais bon…

        • Castel dit :

          C’est la 10ème vidéo, il suffit d’agrandir pour que ça soit visible….

    • vrai_chasseur dit :

      @Lothringer
      Un avion sur PA est conçu dès le départ pour cela.
      Pour mieux comprendre que ‘mariniser’ un avion existant ne consiste pas simplement à adjoindre une crosse et changer le train avant, cf par exemple comparaison (très pédagogique) ente un Rafale Air et un Rafale Marine.
      Une foule de ‘détails’ fait que ce sont en fait 2 avions différents, qui partagent 80% de pièces communes.

      http://omnirole-rafale.com/differences-entre-le-rafale-marine-et-air/

  11. Clavier dit :

    6 Hawkeye…! on va pouvoir équiper deux porte-avions….

    • galileo dit :

      Les E2-C serviront de pièces détachées pour le E2-D

    • LM dit :

      Les 3 précédents E2-C, Y a pas moyen de les mettre à jours pour disposer de davantage d’avion ? Ils sont peut être rincés ?
      Ou alors ça coûte trop cher ?
      Cordialement

      • dolgan dit :

        Oui rincés. Ce genre d’appareil est soumis à de grosses contraintes opérationnelles/environnementales et on les use jusqu’à la moelle vu leur rareté.

        • Lejys dit :

          Vous avez probablement raison, mais si on pouvait au moins en garder un seul (le autres pour pièces), ne serait-ce que pour faire l’entrainement (et préserver aussi un peu les D), notamment lors des (re-) qualifications à l’appontage, ou l’entrainement au ravitaillement en vol (montage d’une perche fictive permettant juste la connexion, sans transfert) puisqu’il faudra apprendre cette nouvelle capacité.
          Maintenant s’entrainer sur un avion de 30 ans, avec un tableau de bord analogique, alors que les D seront « class-cockpit », n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux, sans compter les autres différences (poids, puissances moteurs, commandes, etc.)

  12. PK dit :

    Délirant… Il n’y a rien de révolutionnaire dans cet avion : la technologie radar, Thales l’a déjà… Faire un bi-turbopulseur version marine ? Bof… Rien de bien coûteux (c’est quand même pas un avion de chasse qui va affronter le mur de la chaleur avec des nouveaux réacteurs !)

    Pour 2 milliards, je ne vois pas pourquoi on ne développe pas français. À ce tarif-là, c’est possible….

    • dolgan dit :

      A se demander pourquoi la France se prive de faire appel à votre expertise dans ce domaine puisque vous vous trouvez un tel projet simple est pas cher à réaliser.

    • Pascal (l'autre) dit :

      « Pour 2 milliards, je ne vois pas pourquoi on ne développe pas français. À ce tarif-là, c’est possible…. » Là nous avons sur « étagère » in appareil disponible et opérationnel immédiatement. Le développer, le produire et le………. livrer! Au bout de combien de temps, 10, 15, 20 ans? Et pendant tout ce temps on fait comment?

    • Mat49 dit :

      @PK je ne pense pas. L’E2D a un prix unitaire de 200 millions de dollars, 2 milliards c’est le prix du contrat qui doit inclure la mainteance lourde, les pièces détachées sur plusieurs années et une formation au nouveau systèmes électroniques.

      Et ce avec un appareil qui est acheté par ailleurs par l’US navy en plusieurs dizaines d’exemplaires, 88 si mes sources sont bonnes. Lancer un programme d’avion pour 3 avions je en suis même pas certains que Dassault accepterait car il n’y aurait même pas de chaîne de production digne de ce nom ce serait de la production artisanale. Et le coût d’achat de l’avion serait monstrueux.

      • PK dit :

        Encore une fois non. Faut juste penser le projet. Bien sûr que ce sera une mini-série, montable manuellement. Encore une fois, l’économie de guerre, c’est avant-tout d’avoir les usines. Dassault a des ouvriers qui, parfois, se tournent les pouces. On peut aussi les former à ça.

        Le coût serait avant tout un investissement économique : déjà en terme de savoir-faire (même si les ingé disparaissent vers d’autres horizons, la documentation interne reste). Ensuite, en terme d’outillage : on peut mettre sous cocon pour redémarrer.

        Le jour où il faut créer de zéro, c’est un ou deux ans en pression de guerres (ingé 24/24, 7j/7). Là, c’est quelques semaines pour produire et remplacer l’existant.

        Deux milliards pour créer deux avions qui n’ont RIEN de révolutionnaires est largement assez. Bien sûr, il y aura peu de marges bénéficiaire, voire aucune. Mais ça s’appelle prévoir (gouverner, diriger quoi ! Des gros mots !)

        • Mat49 dit :

          @PK jusqu’à un certains point je suis d’accord. Mais là pour trois avions je ne vois pas comment le programme peut ne pas échouer financièrement parlant car il va représenter bien plus que 2 milliards.

          2 milliards encore une fois c’est le coût maximum du contrat qui doit comprendre beaucoup de choses en plus des avions. Nous avons dû en réalité débourser nettement moins, sur le coup nous n’avons peut être dépensé que 800 millions de dollars. Le coût de développement d’un tel avion est à lui seul bien au delà de 2 milliards d’euros donc non avec une telle sommes nous n’auront pas un programme et trois avions.

          D’après ce que j’ai trouvé l’E2D a coûté 4,2 milliards de dollars à développer, sachant que la cellule en elle même était celle de l’E2C donc il y avait moins de travail à faire que si le constructeur partait de zéro. Là nous il faudrait partir de zéro, nous serions donc au delà de ce chiffre en dollars.

          Gouverner c’est prévoir, certes. Dans l’absolue il faudrait pouvoir développer ce type d’avions oui totalement d’accord. Mais alors la commande c’est cinquante et pas trois ce qui représente un budget conséquent. Alors que nos armées ne requièrent pas cinquante appareil de ce type ou alors on abandonne l’AWACS et l’armée de l’aire est forcée d’en accepter beaucoup.

          Peut on le faire juste pour que l’aéronavale puisse avoir un tel avion produit en France. On peut toujours, mais je ne ferais pas ce choix. Je préfèrerais par exemple des hélicoptère lourds, une filière française de munition de petit calibre, de mortier, de fusil d’assaut et de missile anti char. Et surtout surtout retrouver une logistique digne de ce nom et un service de santé qui tienne la route.

          Car stratégiquement parlant je pense que nous devons être une puissance régionale en Afrique et en Europe car ça correspond à notre poids économique et démographique ainsi qu’à nos intérêts. Dans une telle stratégie un tel avion, surtout si on n’enproduit qu’une poignée, n’est pas la priorité. Bref je pourrais développer ce point mais ce serait HS.

          • PK dit :

            On ne peut pas comparer un coût de développement d’un projet US et d’un projet français. Les Américains explosent toujours les coûts, simplement parce qu’ils ont du fric et qu’ils le jettent par la fenêtre (ça ne veut pas dire qu’on ne le fait pas, mais pas dans les mêmes proportions).

            Maintenant, gouverner, c’est prévoir, c’est donc prévoir le pire, donc la guerre. Donc même si le projet n’est pas économiquement viable, il y a moyen de le rendre nationalement viable, c’est-à-dire d’injecter l’argent nécessaire à la survie du pays.

            Je soutiens que les technos de ce type d’appareils sont déjà connus et l’appareil en lui-même coûte peu. Un budget de 2 milliards (le chiffre haut du contrat) serait largement suffisant. Tant pis si cela nous coûte 1,2 milliard si on arrive à faire baisser le coût du contrat initial. Le prix de l’indépendance vaut largement cet écart…

            Après, on n’a pas la même vision stratégique du rayonnement de la France, donc évidemment, c’est compliqué de discuter (encore que si vous réduisez la France à un rayonnement régionale, vous ne pouvez pas exclure la méga tuile, et donc la nécessité de développer une économie de guerre… avant la tuile).

            Parce qu’après, ça sent bon mai 1940 !

          • Mat49 dit :

            @ PK entre les deux pays il peut y avoir des différences certes. Mais je ne vois pas comment le prix qui serait bien supérieur à un contrat de ce type serait soutenable. C’est pour cela que je regardais les chiffres US, qui pour un tel programme sont assez corrects. Tous les programmes US ne partent pas en grand n’importe quoi comme le F 35.

            « Maintenant, gouverner, c’est prévoir, c’est donc prévoir le pire, donc la guerre. Donc même si le projet n’est pas économiquement viable, il y a moyen de le rendre nationalement viable, c’est-à-dire d’injecter l’argent nécessaire à la survie du pays. » Sur le principe entièrement d’accord. Mon point est le degrés de priorité de ce type de matériel.

            « Je soutiens que les technos de ce type d’appareils sont déjà connus et l’appareil en lui-même coûte peu. Un budget de 2 milliards (le chiffre haut du contrat) serait largement suffisant. » Là est mon point principal : les 3 cellules coûtent 600 millions de dollars cumulées (3 x 200) dans un programme de 88 avions US qui a coûté 4,2 milliards de dollars à développer. Les technologies ne sont pas les mêmes que pour l’E2C, toute l’électronique et le radar ont été revues. Donc financièrement parlant les deux milliards maximum d’un contrat où les 3 avions ne représentent qu’une petite partie ne sont pas un chiffre pertinent car nous n’avons payé dans un premier temps que les cellules ou un peu plus à tous casser soit entre 600 et 800 millions de dollars. Sachant qu’il faudrait développer toute l’électronique et la cellule, alors que les ricains n’ont pas eu la cellule à développer pour l’E2D. Je doute qu’on soit en dessous des américains en terme de coût de développement alors que nous n’avons jamais développé ce type d’avions et qu’on en achèterait une dizaine maximum.

            Je suis tout à fait d’accord pour qu’on ait une économie de guerre déjà établie avec des entreprise nationales dans les domaines cités et d’autres évidemment. Car oui nous n’avons manifestement rien retenu de la leçon de 1939-1940. Mais l’une des leçons de 1940 est qu’il faut se concentrer sur les matériels vitaux quand on réarme.

            Donc je ne suis pas contre en soit qu’on développe ce type d’avions et qu’on en produise. Mais cela me paraît trop risqué et trop important financièrement parlant de faire tout tout seul avec notre propre cellule. Une production sous licence de l’intégralité des composants et une commande couvrant aussi des appareil destinés à l’armée de l’aire me parait jouable mais pas plus. Et encore à condition d’avoir sur la durée une forte hausse du budget de la défense pour ne pas affecter les autres secteurs qui ont eu aussi besoin d’une hausse.

            « Après, on n’a pas la même vision stratégique du rayonnement de la France, donc évidemment, c’est compliqué de discuter (encore que si vous réduisez la France à un rayonnement régionale » Je pense en effet que compte tenu de notre taille, poids économique et démographique nous sommes une puissance, ce qui n’est donné qu’à quelques pays, mais une puissance régionale. Ce qui si on cherchait enfin à se défendre vraiment ne serait pas trop un obstacle car nos intérêts vitaux et les guerres que nous menons sont en Afrique et en Méditerranée. Les Guerres probables sont en Méditerranée ou en Europe même. Il y une guerre actuelle de contre insurrection en Afrique, des guerres potentielles de haute intensité en Europe de l’est ou du sud est, et une guerre potentielle de contre insurrection en europe.

  13. E-Faystos dit :

    Navaliser un appareil qui n’a pas d’antécédents, c’est comme le reconstruire intégralement pour le seul avantage qu’il décolle d’un porte avion.
    Mirage F1, Jaguar, Mirage IV ont tous échoué l’exercice.
    Alors pour le prix qui est exorbitant, et surtout pour les performances qui sont rarement atteintes, il vaut mieux un modèle éprouver.

  14. Paddybus dit :

    E2D…. ils auraient pas pu passer à la 3D… c’est un minimum aujourd’hui… on est toujours en retard d’une guerre….. pfffff…!!!!

  15. Censuros dit :

    Les 3 E2-C auront quasiment la trentaine à la fin de la décennie, seront-ils vraiment rincés (heures de vol de la cellule, cycles « catobar » ) ou ne pourraient-ils pas servir encore une décennie sur un deuxième porte-avions, 2e spare pour le premier ou même à terre (4 E3-Sentry c’est vraiment juste). E3 ayant quelques années de plus que les E2, mais devant certes s’user moins vite.
    Évidemment, je ne doute pas qu’il y aurait des coûts en MCO/formation à garder ce système vieillissant assez différent de celui à venir.

    • Frédéric dit :

      Je rappelle que la Marine en à récupérer un 4e l’année dernière retiré de l’US Navy servant pour les pièces détachés 🙂

  16. HMX dit :

    L’E2-D est nativement conçu pour fusionner les informations reçues depuis d’autres capteurs ou plateformes, et il est particulièrement bien doté en liaisons de données tactiques. Compte tenu du fait qu’il est disponible en (très) petit nombre et de son caractère extrêmement précieux voir irremplaçable pour le GAN, il serait très intéressant d’étudier la possibilité de lui adjoindre des drones AEW, qui joueraient un rôle de capteurs avancés. Ces drones pourraient prendre la forme de ballons/dirigeables ou de drones MALE/HALE spécialement modifiés pour emporter un radar AESA longue portée. Ils travailleraient en réseau avec les Hawkeye (ou les E3-F Sentry), étendant ainsi considérablement la zone contrôlée et en jouant le rôle de « sonnettes d’alarme » face à des menaces type avions furtifs, missiles hypersoniques, ou missiles air/air à très longue portée en service ou en développement en Chine ou en Russie. La perte d’un de ces drones serait certes coûteuse, mais beaucoup moins que celle d’un E2-D… le jeu en vaudrait la chandelle.

  17. ScopeWizard dit :

    Pourquoi , afin de simplement réduire les coûts d’ acquisition par le seul effet du nombre et disposer d’ un format autorisant une disponibilité supérieure voire une doctrine d’ emploi plus étendue , n’ avoir pas acheté au moins 6 avions ?

    C’ est quoi à chaque fois ces comptes d’ apothicaire ?

    De plus , l’ Europe étant une super-puissance économique , pourquoi n’ avoir jamais cherché à construire nos propres avions de guet aérien et ainsi n’ être plus en situation de dépendance vis à vis des autres continents fournisseurs ?

    Ce fichu Grumman E-2 est entré en service dans l’ US NAVY à partir de l’ année 1964 en succédant au E-1 Tracer en service depuis 1958 qu’ il aura peu à peu entièrement remplacé vers la fin des années 1970 , chez-nous il débarque à la fin des années 1990 et à ce que j’ ai pu en savoir -confirmé par l’ ami @Fralipolipi- il ne donne guère satisfaction sur le plan fiabilité , un seul des 3 étant au niveau .
    Par conséquent , sachant que d’ autres pays pourraient être intéressés , qu’ attendons-nous pour nous « indépendantiser » et concevoir nos propres AWACS et autres AEW&C ?

    On s’ en fout de n’ en produire que quelques uns pour nous et quelques autres pour les copains ; évidemment , si de ce fait il s’ agit que certains ne manquent pas de se goinfrer au passage , c’ est sûr que le risque est qu’ in fine le pari technologique nous revienne très très très cher et donc se traîne une réputation entre le pas raisonnable et l’ exorbitant ………
    N’ empêche que niveau savoir-faire et compétences , produire nos appareils à nous peut à terme n’ avoir pas de prix …………

    • Fralipolipi dit :

      @Scope
      J’ai bien proposé plus haut de retaper quelques Bréguet Alizé et de leur greffer un SearchMaster aux fesses, mais c’était plutôt pour rire 🙂
      Plus sérieusement, difficile pour nous de jauger les performances du Hawkeye versus ce que sait faire Thalès, mais j’imagine que DGA et MN ont fait leur étude depuis longtemps.
      Le Hawkeye reste assez unique en son genre.
      Thalès a pas mal de briques pour faire pareils, mais sans doute pas tout.
      Par exemple, le SearchMaster est parfait pour observer la surface de l’eau, mais pas l’espace aérien.
      En fait, sauf erreur de ma part, il ne me semble pas que Thalès ait déjà développé un système complet de veille radar aéroportée pour surveillance Air + Surface.
      … Saab a plus d’expérience avec son GlobalEye.
      .
      En fait, comme évoqué ci-dessous par Ulysse, s’il fallait lancer qque chose seul ou en coopération, ce devrait plutôt être vers un remplacement de nos Boeing E-3 Sentry … Il y aurait plus de besoins/partenaires potentiels en Europe et plus de chances d’exportation ultérieure.

  18. Thierry dit :

    Et les E2C actuellement en service en France ils deviennent quoi ???
    ça serait bien dommage de les mettre au rencard, ils pourraient être upgradés là ou c’est possible et servir avec les E2D, car la version C a déjà d’excellentes capacités et nous aurions une super aéronavale.

    • Fralipolipi dit :

      @Thierry
      Quand les 3 nouveaux seront livrés,
      les 3 anciens auront 30 ans de vol dans les pattes … l’heure de la retraite pour n’importe quel avion d’aéronavale embarqué …
      sauf pour quelques très solides appareils, comme l’antique et bon vieux Greyhound, ou comme le costaud Rafale M qui ira sans aucun doute au delà des 40 ans de service.

      • Thierry dit :

        N’oubliez pas le Breguet Atlantic qui date de 1971 et va rester jusqu’en 2032 après quelques mise à jour successive.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Breguet_Atlantic

        Certes il s’agit d’un appareil français mais qu’est ce qui nous interdirait de prolonger des appareil américains avec du made in France à l’intérieur ?

        • Fralipolipi dit :

          Le Bréguet Atlantic est certes solide ( c du Dassault bien conçu et bien façonné-assemblé), mais il n’est pas « embarqué ».

    • ScopeWizard dit :

      @Thierry

      Oui , je m’étais fait la même réflexion ; à l’ époque , il m’ avait été répondu qu’ il y avait incompatibilité entre les C et les D ce qui de prime abord m’ avait paru plutôt curieux , aujourd’ hui je pense que se rajouterait un problème d’ ancienneté .

  19. Ulysse dit :

    @scope. La question a mon avis devrait d’avantage être posée au sujet des Boeing Awacs et de leur remplacement futur. Le besoin ici est beaucoup plus large notamment a l échelle européenne, qui dispose de surcroit avec Airbus des vecteurs possibles.

    • HMX dit :

      L’OTAN a prolongé ses 14 E3-D jusqu’en 2035. C’est aussi à cet horizon que nos 4 AWACS arriveront en bout de potentiel. En l’état actuel des choses, le Boeing E7 Wedgetail (déjà acquis par le RU, la Turquie, l’Australie et la Corée du Sud) se présente comme la seule offre crédible, et on peut constater qu’il a déjà raflé la majeure partie du marché des pays équipés d’AWACS (sauf peut être l’Arabie Saoudite). Les USA n’achèteront jamais un AWACS européen (cf. l’épisode de l’appel d’offre pour les ravitailleurs, pourtant bien moins stratégiques), et il est également douteux que l’OTAN achète autre chose que du « made in USA ».
      Une offre sur la base d’une cellule Airbus avec un radar Thalès serait certes possible et très attrayante pour la France… mais risquerait de faire un four à l’export, faute de débouchés.
      Piste à creuser : des AWACS moins lourds (et donc moins coûteux), sur base Falcon de Dassault Aviation (à l’image des Saab Erieye, Gulfstream IV ou Embraer ERJ 45) ou sur base de drones. Le marché potentiel semble plus prometteur que d’attaquer de plein fouet une chasse gardée US…

  20. ScopeWizard dit :

    @Ulysse

    Ah mais clairement ; qui peut le plus peut le moins donc concevoir l’ ensemble des matériels AWACS dont nous avons besoin serait tout à fait logique .
    Effectivement , Hawkeye ainsi que Sentry Franco-français seraient à envisager , ce qui n’ exclut pas quelque coopération ; sauf que la question serait avec qui …..

    Parmi ceux qui en Europe auraient un bon savoir-faire et l’ infrastructure nécessaire et avec qui nous entretenons de bonnes relations, il n’ y a pas 36 solutions ………….

    L’ Allemagne ? Ils sont parfaits mais cul et chemise avec les USA ………….
    La Grande-Bretagne ? Idem ou à peu près .
    La Suède ? Pas beaucoup mieux .
    L’ Italie ? Ce serait faisable mais bonjour la corruption mafieuse …………

    Peut-être l’ Espagne , la Belgique , voire la Suisse qui peuvent être tous très bons d’ un point de vue technologique , mais à ce moment-là quid de leurs besoins ?

    Pas évident tout ça…………

  21. Martin Marin dit :

    Que va t il advenir des E2C réformés?
    Pourquoi ne pas en modifier un ou deux en « Greyhoud » pour les missions logistique et de transport du GAN?
    La carence d’un tel appareil à été ressentie dans les missions opérationnelles passées (à un moment les US mis à disposition un de ces appareils de transport logistique)… Et l’usage de Rafales pour des envois de colis est hors de prix sans parler de la consommation d’un potentiel précieux.
    De plus le E2 a la capacité de permettre d’embarquer quelques personnels et ainsi faciliter certaines relèves urgentes sans aller à terre…
    Enfin je dis cela…. c’est du bon sens ( mais aussi un REX sur opérations longues et lointaines hors du théâtre méditerranéen) mais je doute qu’il soir partagé par les énarques qui nous gouvernent avec tant de clairvoyance et de vision….