La force aérienne suisse est désormais prête à assurer la police du ciel 24 h sur 24, 7 jours sur 7

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51 contributions

  1. Lucien dit :

    Presque sept ans pour mettre ça en place, il n’y avait vraiment pas le feu au lac…

    Je sors…

    • John dit :

      7 ans durant lesquels la mise en place a été incrémentale.
      Factuellement, former de nouveaux pilotes, et tout le personnel nécessaire aux missions QRF prend énormément de temps.
      Dans une armée comme l’armée française, la dispo QRF ne nécessite pas de former de nouveaux pilotes car il y en a beaucoup et parmi tous ces pilotes, il n’est pas difficile d’en conserver pour ce genre de missions.
      Mais quand une force aérienne est bcp plus petite, avec 30 F-18, entre les congés, les vacances, les horaires, etc, il a fallu augmenter le nombre de pilotes.
      Le contrôle aérien a dû être augmenter. Le nombre d’officier aussi.

      Plus sérieusement, constater le temps nécessaire pour monter en puissance pour le genre d’emplois hyper qualifié dans les forces aériennes devrait faire réfléchir.
      Avoir une petite flotte peut être un problème. Mais acheter de nouveaux appareils peut aller plus vite que former de nouveaux pilotes.
      Descendre au deçà d’une capacité critique est réellement un risque. Et ce risque est justement dû au fait que la Suisse est aujourd’hui largement sous ce nombre critique d’avions de chasse.
      60 appareils modernes devrait être le minimum, 30 d’un type, et 30 d’un autre, avec un achat chaque 20 ans.

      Bref, il y a quelque chose à en tirer pour bcp de pays !

  2. Totoro dit :

    Agaçant article pour les suisses qui revendiquent farouchement leur neutralité depuis 300 ans ! Voilà qu’on va leur dire comment faire, en utilisant les analyses d’un bloggeur suisse qui a entre temps fermé ??? Si c’est pas un peu paternalise ça … euh ???

    • yo dit :

      @ Haha je vois que certaines personnes se sentent offensées pour aucune raison. Restes de ton coté de la frontières t’es bien très bien là.

    • Abuse of mainstream media can harm your mind! dit :

      @Totoro: Mon éducation peut vous sembler démodée – mais on m’a appris que vous pouvez dire la vérité même si c’est désagréable. Vous essayez de discréditer la source … mais dites-moi; quelle information de ce « bloggeur suisse qui a entre temps fermé » est erronée? Les faits sont-ils faux? Une force aérienne est opérationnelle 24/7 ou pas – peu importe qui constate la situation.

    • Montaudran dit :

      Vous avez lu « la victimisation pour les nul »?
      Où avez vous lu des propositions de « comment faire  » dans l’article ?
      Où avez vu que la France paternalise la Suisse à ce sujet ?

      L’article indique juste que les autorités suisses ont été mis devant le fait que leur police du ciel avait des trous dans la raquette. C’est eux qui ont fait le constat pas nous.
      Ensuite l’article détaille la difficile remonté en puissance.

    • John dit :

      Je suis Suisse et peux être agacé par certains commentaires clichés.
      Mais en l’occurrence, il s’agit d’énoncer des faits. Et au contraire, il est bien de le dire, car bcp moquaient la Suisse avec ses horaires de bureau.
      Maintenant on a une force qui est au moins utile en temps de paix (absurde d’avoir une aviation, de ne pas avoir eu de conflits si longtemps, mais de ne pas être capable d’utiliser sa propre flotte pour ce genre de missions).
      De plus, au lieu de financer des forces étrangères, maintenant au moins cet argent reste en Suisse, et peut-être qu’un jour la Suisse rendra la pareille à ses voisins si cela devait s’avérer nécessaire.
      Pour le coup, on devrait juste remercier l’armée française et l’armée italienne pour avoir fait le nécessaire pour qu’il n’y ait pas de catastrophe. Et on peut remercier l’Allemagne pour avoir fait partie des pays prêts à nous venir en aide.

  3. Bono dit :

    Et ca faisait sa pause entre midi et 14h … on ne ferait pas la guerre le ventre vide n’est ce as ?

  4. Yoyolegigolo dit :

    « C’est pour cela que nous avons des accords avec les pays voisins pour assurer la police aérienne en dehors des heures d’ouverture de nos aérodromes militaires » non mais ils sont sérieux eux ? Ils se foutent vraiment de la gueule du monde , c’est vraiment un pays qui n’a aucun intérêt dans la défense de l’Europe

    • jp_perfect dit :

      Eh bien comme c’est un pays neutre et qu’il ne fait pas partie de l’Union Européenne, il va sans dire qu’effectivement, il n’a pas tellement intérêt à se préoccuper de la défense au-delà de ses frontières.
      On peut critiquer à juste titre l’attitude attentiste de la Suisse, mais là vous êtes à côté de la plaque.

    • dolgan dit :

      Euh lol.L’europe de la défense vise à éviter les conflits armés régionnaux en Europe, l’une des régions les plus riches du monde.

      L’économie de la suisse repose en grande partie depuis plus d’un siècle sur les profits que des gens sans scrupules peuvent se faire lors des guerres, des troubles politiques et des états faillis. Si tu es membre de l’oligarchie dans une dictature, la suisse sera toujours là pour t’offrir un endroit où planquer ton pognon . *si tu es un chef de guerre qui explite des enfants dans des mines d’or (ou autre),, la suisse sera toujours là pour te proposer le blnchiment et la non traçabilité de ces ressources. Et si au passage il y a moyen de faire tourner l’industrie de l’armement local, c’est tout bénef.

      Donc pourquoi diable voudriez vous que la Suisse participe à l’europe de la défense, ce serait s’assoir sur un juteux pactole potentiel.

      • jp_perfect dit :

        Sans prétendre que la Suisse est blanche comme neige, votre analyse est quand même caricaturale. Si la Suisse a effectivement profité de la Seconde Guerre mondiale, elle est ressortie très affaiblie de la Première, d’où d’ailleurs la Grève générale de 1918.
        Pour le reste, on notera que vous ne savez apparemment pas de quoi est constitué le PIB de la Suisse. Petit extrait « En 2014, la création de valeur directe par les banques et les compagnies d’assurances s’élevait à quelque 61 milliards de francs suisses (34 milliards pour les banques et 27 milliards pour les compagnies d’assurances), soit environ 10 % du PIB total. 230 000 personnes travaillent dans le secteur financier, ce qui représente environ 5,4 % de la population active. La répartition est la suivante : plus de 120 000 pour les banques, 50 000 pour les compagnies d’assurances et le reste pour les autres entreprises du secteur financier. »
        La source ici: https://www.ggba-switzerland.ch/wp-content/uploads/2016/01/GGBA-6-structure-economique-FR.pdf

        Cela signifie que le secteur de l’épargne et la gestion de fortune (c’est ce dont vous parlez ici) ne représente probablement qu’une petite fraction de ces 10% de PIB. Tout le reste de la production de valeur provient d’autres secteurs, financiers donc, mais aussi et notamment l’industrie des machines, des équipements électriques et des métaux, la pharma, l’industrie et la recherche médicale, les (très) nombreux sièges des entreprises et organismes internationaux, les technologies de l’information et de la communication, etc.

        Et puis, ce n’est pas comme si les autres nations ne vendaient pas d’armes à l’étranger ni n’accueillaient des personnages moyennement fréquentables.
        Les classements des pays sur leur prétendue exemplarité ou non ne riment souvent à rien. Rares sont les pays à pouvoir se distinguer des autres, et les « débats » sur la question tournent pratiquement systématiquement à la foire d’empoigne impertinente, ce site compris.

        Pourrait-on en rester aux questions qui sont les nôtres, à savoir celles qui concernent le domaine militaire?

      • John dit :

        Haaaa… intéressant…
        Pouvez vous décrypter quelle partie de notre PIB en profite?
        TOUS les pays ont une Histoire dégueulasse. Tous sans exception.
        Et justement, en parlant de ça, on pourrait parler de la France qui elle met en place des dictateurs, travaille avec eux, et les accueille ensuite, et cela pour obtenir des ressources naturelles.
        Sans parler des anciennes colonies, etc…
        Bref, AUCUN pays aujourd’hui n’est tout blanc. La Suisse certainement pas.
        Mais par contre penser que la Suisse est un pays qui bénéficie des conflits est une absurdité TOTALE.
        Les pays ayant une économie saine en Europe sont des pays industrialisés, et portés sur l’export. C’est le cas de la Suisse qui a une part plus importante que la France d’industrie dans son PIB.
        La Suisse est parmi les plus innovantes, pas parce qu’on est plus intelligent, mais parce qu’on y investit plus de moyens.
        Et la Suisse a un système politique très stable, ce qui permet aux investisseurs de planifier à long terme.

        La France est l’opposé à ce niveau. Une balance commerciale déficitaire, alors qu’elle avait parmi les compétences industrielles les plus complètes et les plus complexes au monde, alors qu’elle repose sur un artisanat millénaire avec des compétences qu’on n’imagine même pas.
        Bref, la France s’est tirée des balles dans les 2 pieds. Mais ne blâmez pas la Suisse ni la mondialisation, ni le reste. Si d’autres pays européens arrivent à maintenir un tissu industriel, la France pourrait se développer à nouveau.
        Et ce n’est pas la politique qui doit faire cette transition. C’est VOUS, les Français qui devez acheter français quand c’est possible, européen si ça ne l’est pas, et seulement en dernier recours asiatique / américain.
        Je fais cela comme bcp d’amis et de membres de ma famille. Et c’est une manière de conserver voire de créer des emplois.

        Pour ce qui est de l’Europe de la défense, c’est un sujet qui ne veut rien dire pour nous.
        La Suisse est neutre, et elle joue ses propres intérêts. En réalité, c’est pareil pour la France. La France est intéressée par l’Europe de la défense, et ce n’est pas par bonté d’âme, c’est parce qu’elle a des compétences ultra-complètes dans l’industrie de la défense. Donc promouvoir cette Europe de la Défense, c’est promouvoir sa balance commerciale.
        Et la France a raison.
        Mais ne faites pas semblant d’y voir une idéologie. L’Europe de la défense est purement industrielle.
        Et si on suit votre raisonnement, lui même n’est pas logique.
        « La Suisse ne jouerait pas à l’Europe de la défense pour un juteux pactole ». Mais en quoi l’Europe de la Défense agit sur les origines de ce soi disant pactole?
        Et l’industrie de la défense suisse n’est pas énorme à l’exportation. De plus, toute exportation avec risque d’utilisation contre des populations civiles est bannie.
        Ce n’est pas le cas de la France. Et la France exporte majoritairement à des pays douteux. Des pays qui d’ailleurs financent le terrorisme en France.

    • John dit :

      P.S.
      Le blog est toujours bien en vie…

  5. RGA dit :

    Arf…. ils n’ont plus rien fait depuis Pavie et le massacre par la populace de paris au palais des tuileries en tant que mercenaires de l’ancien régime

  6. R2D2 dit :

    On est content pour eux 🙂 C’est quand même un peu triste d’avoir attendu autant de temps pour y arriver… Mais bon d’être bien au chaud au sein de l’Europe avec des voisins qui font le boulot car, eux, n’ont pas vraiment le choix c’était tellement confortable .

    • JC dit :

      Il faut dire aussi, qu’ils gardent la cagnotte de leurs voisins, n’est-ce pas ?

    • John dit :

      Si je comprends bien votre commentaire, vous semblez ne pas en tirer le plus intéressant.
      Factuellement, oui la Suisse a enfin une capacité QRF H24.
      Maintenant, le plus intéressant est de constater que pour changer ce genre de choses, des années sont nécessaires pour monter en puissance. On n’a pas attendu, on est monté en puissance progressivement. Mais la formation de tous les personnels impliqués prend du temps, bcp de temps.
      Montée en puissance:
      – étape 1: 2016 – passage des « heures de bureau en semaine à 8-18 h en semaine
      – étape 2: 2017 – 8-18 h 7j / 7
      – étape 3: 2019 – 6h – 22h 7j / 7
      – étape 4: 2021 – indépendance totale à ce niveau

      Donc retenez plutôt le fait que de réduire ses capacités coûte cher parfois, que de récupérer ces capacités prend bcp de temps, et que selon le contexte, cela peut être grave (Seconde Guerre Mondiale).

      Quant au confort, la Suisse payait évidemment pour ce « confort ».
      Mais je pense surtout que c’est facile de faire un commentaire à ce sujet, et absurde. La géographie est ce qu’elle est. Et en étant ce qu’elle est, la France aussi est chanceuse. La Grèce l’Italie et l’Espagne vous le font remarquer souvent avec le flot de réfugiés arrivant chez eux (ce que la France voit n’est qu’une fraction de ce que ces 3 pays voient.
      Ils peuvent s’en plaindre aussi, mais la géographie est ce qu’elle est.
      On peut aussi parler de la France chanceuse de sa position géographique durant la Guerre Froide en n’étant pas à la frontière de l’URSS.
      On peut parler de sa chance de ne être en Afrique,en Amérique du Sud, en Asie du Sud, etc…

      Quant à la question de choix, oui, vous l’avez. Bcp de pays n’ont pas d’aviation, même des pays riches.
      Et d’autres en ont, mais n’ont pas de police du ciel.
      N’oubliez pas que la police du ciel, ce n’est pas la défense aérienne militaire. Pour cela la Suisse avait la force nécessaire en nombre de personnel.
      Bref…

  7. sepecat dit :

    Content de voir que la Suisse a pris conscience d’avoir été la risée du monde en déclarant que l’interception était réduite aux heures de bureau . Tout le monde a ses défaut, nous y compris, mais il est toujours savoureux de constater que ceux qui nous prennent régulièrement pour des « brèles », pauvres de surcroît, n’ont pas fait les efforts financiers nécessaires pour assumer leurs propres besoins. On pourrait appliquer le même principe aux Allemands pour qui un budget excédentaire est un dogme, mais qui se gardent bien d’avouer qu’ils y souscrivent en limitant leurs investissements.

    • 에르메스 dit :

      La risé… n’exagérons rien, on parle de la Suisse qui n’a aucune menace directe et est encerclé par des voisins bien plus gros et qui font le travail…
      .
      Ils étaient juste bien content que ça ne soit pas un fait très reconnu, mais il ne pouvait pas vraiment justifier de rester ainsi.
      .
      Quand a votre remarque sur l’Allemagne, c’est encore pire que ça avec le dumping social, mais c’est un sujet qui fâche…

      • sepecat dit :

        Bin oui… la risée et même les Suisses s’en moquent (cf. sketch https://www.youtube.com/watch?v=SvZbWsihHBk). Côté risque nul (ou estimé tel) dont la prise en compte de la menace est déléguée aux pays voisins, ce qui me paraît particulièrement notable avec les Suisses c’est cette propension à trouver que les Français sont donneurs de leçons (ce qu’ils sont, au titre du droit à l’expression) en oubliant au passage que leurs propres commentaires à notre encontre volent bien souvent encore plus bas (sans jeu de mots). Il suffit pour s’en convaincre de lire leur presse ou visualiser quelques unes de leurs émissions pour nous ôter tout doute à ce sujet. Côté Allemagne, je vous rejoins…

      • John dit :

        C’est en politique interne que la position n’était pas tenable.
        Avoir une force aérienne ne faisant pas face à de réelle menace, et ne même pas être capable d’effectuer la seule mission utile….
        Donc oui, c’est une nonne chose.

    • John dit :

      Quant aux gars qui prennent les autres pour des brèles, c’est bien le cliché des Français.
      L’exemple type est Sarkozy qui vient expliquer que notre système politique n’est pas adapté à notre monde, cela après sa présidence plutôt ratée…
      Voici ses propos: « Il s’est mis à expliquer que la Suisse devait entrer dans l’Union européenne. Qu’un pays ne peut pas être gouverné par un président qui change chaque année. Ou que notre système avec sept conseillers fédéraux est inefficace, désuet »
      Pour un pays au déficit chronique depuis presque 50 ans, à la dette abyssale, à la politique changeant du tout au tout tous les 5 ans, à la majorité ayant tous les droits pendant 5 ans et où une bonne partie de la population n’est pas représentée, les leçons on s’en passe volontiers.

      La France a une grande Histoire, des grandes compétences. Mais dans le monde du travail, le constat fait par bcp est que quand un nouvel arrivant français, quine connaît rien du système suisse et qui fait celui qui sait tout alors que cela ne se passe pareil qu’en France, qui se permet par exemple de renvoyer un suisse d’un chantier parce qu’il n’a « pas de papiers », qu’il passe son temps à critiquer le pays dans lequel il travaille, qu’il remet systématiquement la faute de ses erreurs sur le dos des autres, etc…
      Bref, ce profil là n’est pas majoritaire, mais il est loin d’être minoritaire ! Et ce genre de profil fait bcp de bruit.
      De plus, la tendance à se voir comme expat amenant la connaissance nous agace. Nous, au même titre qu’un portugais ou un somalien, il s’agit d’un immigré. Le fait de systématiquement rester entre français, ne pas apprendre les langues locales, ne pas chercher à apprendre la culture des autres, etc… C’est agaçant !

      Quant au fond de votre commentaire…
      Oui, la Suisse a fait l’effort financier, il a décidé de financer les forces aériennes de ses voisins en échange d’un service. Il y a un ACCORD entre la Suisse et ses voisins. A moins que vos dirigeants ne représentent pas vos intérêts, je doute que cela se fait sans retour. La Suisse n’a pas forcé la France à y participer. Il y a une collaboration, comme tout voisin doit le faire…

      Si on veut parler investissement sinon, on peut parler des tunnels ferroviaires de base en Suisse pour transporter des marchandises d’Europe du nord au sud financé par les impôts suisses?
      Ou encore la ligne de train du CEVA financée en France par la Suisse?
      Le train des Horlogers?
      Et pourquoi? parce qu’il y a un intérêt mutuel à le faire qu’il y a un accord entre les deux pays, et c’est très bien comme ça…
      Il faut arrêter de jouer les victimes systématiquement…

      • sepecat dit :

        « Quant aux gars qui prennent les autres pour des brèles, c’est bien le cliché des Français. » Etonnant comme vous avez bien peu de recul sur les commentaires que laissent, justement, ceux qui en Suisse voient les Français comme des brêles. Ne vous en déplaise, avant de laisser ce type de commentaire j’ai pris la peine de visionner quelques émissions suisses (genre Talk Show pour le commun des mortels) et, croyez moi, l’avis et l’arrogance suisse n’a rien à envier à celle que vous attribuez à vos voisins. J’ai pu constater qu’à longueur d’entretien la richesse de la Suisse était balancée comme un argument massue pour estimer que les autres (et je ne parle pas seulement des Français) étaient des demeurés qui ne savaient rien entreprendre et se limitaient à envier ceux qui avaient « réussi ». Alors oui, les Français ont des défauts, mais contrairement à ce que vous pensez et écrivez ils sont loin d’être les seuls dans ce cas. J’ai le souvenir d’une émission suisse du genre précité où l’un des correspondants se trouvait à Bruxelles et douchait les avis de ses compatriotes intervenants sur le plateau en leur expliquant que, vu depuis l’Europe, l’importance de la Suisse était très, très relative et que les ressources consacrées par ladite Europe à définir les rapports avec la Suisse étaient particulièrement limitées. Sur beaucoup de points, la Suisse nous donne des leçons mais se comporte comme les Anglais en voulant retirer ce qui lui convient de l’Europe et ne pas avoir à en supporter la contrepartie. Quant aux « expat » ayant tendance à se voir comme « vous » amenant leur connaissance… je vous renvoie aux lamentations qui se sont élevées en Suisse lorsque l’Europe a réduit ses relations pour cause de « votation » ostracisant l’étranger qui vient manger le pain des Suisses (un certain Fernand Raynaud avait fait le même sketch à propos des Français). Ne vous en déplaise là encore, la Suisse n’est pas en mesure d’imposer quoi que ce soit à ladite Europe en la regardant de haut. Autre petit souvenir d’une émission suisse, je cite : « Le monde entier nous envie le fait que le Président de la Confédération suisse puisse se promener simplement dans la cité »… Heureusement que les Français sont arrogants. Tout ceci étant dit, si le fait de considérer que les Français ont tous les défauts de la terre vous permet de mieux vivre, alors ne vous génez pas. Pour ma part j’y survivrai sans difficulté.

  8. Sempre en Davant dit :

    Pour un pays où on fabrique les Pilatus porter et où les grenadiers sont des troupes d’élite c’est dommage.
    C’était l’occasion de passer aux parachutistes. Ils auraient été au mess avec les pilotes et quand un Boeing B-767 de la compagnie Ethiopan Airlines passe avec un air suspect ils embarquent, décollent, sautent sur l’avion suspect font les investigations nécessaires et après selon les circonstances ils posent l’avion ou bien ils ressautent.

    Hop là ! C’est ça les paras ça aime sauter !

    • 에르메스 dit :

      J’ai bien connu un para dont la dernière chose qu’il souhaitait, c’était sauter !

      • Sempre en Davant dit :

        J’avais amorcé en plaçant des paras sur les ailes, à la soviet, pour faire diversion.
        D’habitude il y a toujours quelques amateurs de voyages pour expliquer que la Suisse étant petite elle devrait faire la police du ciel avec un super tucano (do brazil!) voir un DR400.
        Je suis très déçu de cet échec.

        Sauter,… , sur une mine? Un sapeur artificier dépollueur d’égouts du 17 votre ami? 😉 Il y a des gens surprenants, j’ai connu des marins qui faisaient notamment de la plongée très profonde et des opex très montagneuses et qui avaient une sainte trouille du pépin. Peut être étaient’ils convaincu de maîtriser réellement leurs autres activités? Ou leur inconscient avait choisi un truc qui fait peur mais qu’on ne fait que dix fois par an?

        L’idée qu’il est possible d’abandonner une chaîne de compétences qu’il faut peut être vingts ans à recouvrer est du même niveau de calcul que celle qui prétend qu’il est possible d’intercepter un liner avec un monoturbine (à faire décoller) par ce que le pays est petit.

  9. PK dit :

    Quelques secondes pour déconstruire, mais des années pour reconstruire… Les Suisses reviennent de loin.

    Que tous les Cassandre anti-armée (TAP, nucléaire, char, avion et que sais-je d’autre) en prennent de la graine.

    Et encore, la Suisse n’a pas du reconstruire le tissu industriel, sinon la remontée aurait été quasi-impossible !

    • John dit :

      Ce n’est jamais impossible.
      Il faut arrêter avec ce mythe qu’il est impossible de construire un tissu industriel de 0…
      La Suisse a réussi à développer un hélicoptère ultra-moderne en partant de 0 ! Kopter SH09 (racheté en toute fin de développement par Leonardo).
      Rien de tout ça n’est impossible. MAIS ça coûte très cher, et c’est très long. C’est surtout ça qu’il faut voir. La perte de compétence et / ou de capacité est un réel risque. Et dans tout ça, le temps est un vrai problème. Une dégradation géopolitique majeure peut aller très très vite. Il faut au moins être conscient du risque, et conscient des risques qui ne sont pas maîtrisés.
      Après ce sont des choix….

      • PK dit :

        J’ai dit quasi : pas impossible. Effectivement, la somme pognon plus temps fait le boulot… à condition d’avoir le temps.

        Quand la gauche s’est réveillée dans les années 30 en France, elle n’a pas eu le temps de mettre en place le processus… d’où la catastrophe (et donc leur responsabilité dans le désastre de 1940).

        La Suisse craint peu une invasion et vous avez eu la chance de pouvoir redresser la barre. Il vous a fallu presque dix ans sans avoir à reconstruire le tissu industriel (pour un défi somme toute modeste : vous aviez déjà des pilotes, des chefs, des mécanos, des avions et une infrastructure. Il « suffisait » de monter en puissance). Imaginez ce que cela aurait été avec !

        • John dit :

          Ce que je voulais dire c’est que c’est « moins impossible » qu’on ne le pense. Mais oui, clairement il faut y mettre les moyens.

          Pour ce qui est de la montée en puissance suisse, elle a pris du temps parce que la solution intermédiaire fonctionnait très bien, donc pas besoin d’aller à toute vitesse et de créer des coûts énormes d’un coup. Le temps perdu principalement était un temps politique.
          Le détournement de l’appareil d’Ethiopian a été l’élément déclencheur du changement, il a eu lieu en février 2014. Donc il y a un peu moins de 7 ans entre cet événement et la situation actuelle.
          La décision de police aérienne H24 elle date de décembre 2015 donc la montée en puissance a factuellement pris 5 ans.
          Les étapes ont été:
          – étape 1: 2016 – passage des « heures de bureau en semaine à 8-18 h en semaine
          – étape 2: 2017 – 8-18 h 7j / 7
          – étape 3: 2019 – 6h – 22h 7j / 7
          – étape 4: 2021 – indépendance totale à ce niveau
          Pour l’étape 1, pas de besoin réel de personnel supplémentaire. Pour l’étape 2, c’est principalement des mécaniciens, le contrôle aérien, etc… qui était nécessaire.
          Par contre, pour l’étape 3 et 4, il fallait aussi un nombre de pilotes bien plus important.
          Et la formation d’un pilote de chasse prend du temps.

          Pour atteindre cette capacité, il a fallu recruter et former:
          – 54 mécaniciens / électroniciens, 5 chefs d’équipe pour les forces aériennes
          – 9 contrôleurs aériens militaires, Skyguide capable de n’en former que 2 par an.
          – 20 mécaniciens / électricien pour la base logistique de l’armée
          – 1 électronicien pour la base d’aide au commandement.
          En moyenne, formation de 3 ans.
          De plus il a fallu former 5 pilotes additionnels.
          Ca semble peu en nombre, mais ce qu’il faut noter principalement, c’est que pour le faire « au plus vite » / « dans l’urgence », il aurait fallu au moins 3 ans, le temps de formation nécessaire.
          Les alternatives auraient été de surutiliser le personnel existant, ou d’utiliser du personnel non / peu qualifié.

          Je tiens à noter toutefois que la police du ciel est un besoin particulier. Tout cela ne signifie pas que la force n’était pas prête à un conflit. Mais pour une police aérienne permanente, il n’est pas justifiable de surexploiter le personnel existant, c’est même illégal. En temps de guerre, la situation est différente.

          Mais oui, si il faut tout reconstruire, c’est un défi gigantesque. Même en achetant un appareil sur étagère mais sans avoir une force aérienne existante. C’est là je pense le plus gros risque. Perdre des compétences militaires. Plus de pilotes, c’est 30 ans perdus pour reconstruire un niveau d’expérience similaire, en faisant l’hypothèse qu’un pays allié soit prêt à partager ses compétences.
          Bref, ça doit clairement être vu comme une « leçon » qui n’a rien coûté mais qui met en lumière un vrai risque de sécurité nationale. Et la paix connue en Europe est en ça une mauvaise chose. Cette paix n’a pas été gratuite, même si on ne le voit pas au quotidien.

  10. Paddybus dit :

    A-t’on informé nos voisins que la Rafale est un appareil dispo H24/7… qui ne coûte pas plus cher la nuit que le jour… ???
    C’est pourtant le moment ou jamais…!!! ;o)

  11. Frédéric dit :

    Quelques-uns sait a quel date l’aviation suisse avait abandonné la veille H24 après la guerre froide ?

    • yo dit :

      @Frédéric probablement quand les Mirage 3s et le retrait des premiers F5 on été fait. Donc Réforme d’armé XXI.

    • John dit :

      C’est difficile de retrouver cette info.
      Ce que je sais par contre, c’est que le 11 sept. 2001 a fait l’effet d’un choc, et a montré un risque que la Suisse n’imaginait pas. Il y a aussi eu ces vols de la CIA avec des prisonniers illégaux, etc… qui ont montré un réel besoin de veille aérienne pour le traffic civil.
      Or la Suisse était concentrée sur un réel conflit. Il a fallu donc construire ce concept de protection de l’espace aérien en y intégrant ces menaces.

      Les accords de protection de l’espace aérien transfrontalier pour les menaces non militaires datent de:
      – 2004 avec la France
      – 2006 avec l’Italie
      – 2007 avec l’Allemagne
      – 2008 avec l’Autriche

      Il y a toujours eu une surveillance H24 de l’espace aérien, avec toute une chaîne de commandement, des contacts avec les pays voisins, etc… Mais par contre, les QRF n’étaient pas une priorité.
      La Suisse imaginait avoir le temps de réagir en cas de conflit grâce à sa position géographique. La veille aérienne américaine face aux menaces civiles n’était pas adaptée avant le 11 septembre 2001.
      Les procédures de communication / transmission de l’info ont foiré. Et certains appareils n’étaient pas armés. Les pilotes étaient prêts à faire les kamikazes…

      La réalité, c’est que la menace civile interne n’était même pas envisagée. Les veilles aériennes se concentraient sur l’extérieur, pas l’intérieur du pays.
      Les militaires avaient leurs radars militaires braqués vers l’extérieur, et dans des zones où l’interaction traffic aérien civil et militaire est très limitée. Par contre, quand il s’agit d’avions de lignes à l’intérieur du pays, les forces armées ont besoin et dépendent entièrement des infos données par les autorités civiles. Et pour que ça fonctionne, il faut réellement bien le concevoir.

      Bref, donc tout ça pour dire que je ne pense pas u’il y ait eu une « fin » de veille H24. Il n’y a plutôt pas eu de veille concentrée sur cette menace avant 2001.

  12. Serge dit :

    Admettons qu’un avion débarque depuis l’Atlantique pour attaquer la Suisse en traversant toute la France métropolitaine d’Ouest en Est. Qui serait la plus responsable ? La petite Suisse neutre bien au chaud qui n’a rien demandé, ou bien la grande armée française qui n’a pas daigné lever le petit doigt tout en sachant que cet avion n’était net ? Déléguer temporairement une partie de sa défense aérienne est certes une perte de souveraineté. C’est toutefois mieux que l’Irlande, qui n’a à ma connaissance aucun avion de chasse et qui délègue tout à la Grande-Bretagne.

    • sepecat dit :

      A mon humble avis, vu le foin qu’a fait récemment un Rafale en passant le mur du son pour une interception dans le cadre de la veille permanente, il est peu probable que l’appareil que vous évoquez atteigne la Suisse sans avoir été auparavavant contacté et, si besoin est, traité par notre propre aviation. Quant à votre assertion : « ou bien la grande armée française qui n’a pas daigné lever le petit doigt tout en sachant que cet avion n’était net »… je laisse le soin aux membres de l’Armée de l’Air fréquentant ce forum de vous dire ce qu’ils en pensent.

  13. pierre jan dit :

    Les suisses n’ont rien à f… de ce que l’on pense d’eux. Et si vous saviez ce qu’ils pensent de nous vous en diriez encore plus de mal.
    Entre parenthèses, ce ne sont pas eux qui passent la frontière tous les matins pour venir travailler chez nous.

    • sepecat dit :

      Juste pour votre information, si certains frontaliers passent effectivement la frontière dans le sens France / Suisse c’est aussi parce qu’ils ont des compétences que lesdits Suisses ne trouvent pas chez eux… Quant à ce qu’ils pensent de nous, rassurez-vous, nous sommes déjà parfaitement au courant de leur opinion.

      • yo dit :

        @sepecat Les frontaliers qui vont à Genève n’ont pas forcement des compétences qu’il n’ya pas en Suisse. Je dirais même que c’est l’inverse mais bref. Par ex tout le personnel soignant français qui exerce leur métier en Suisse est dut au fait qu’il est moins cher d’amener de la main d’oeuvre déjà formée que de la former. Et si jamais ce n’est pas « certains » mais beaucoup, beaucoup de frontaliers qui passent la frontière. A tel point que sans eux Genève ne pourrait survivre (et ce dans beaucoup de secteurs, la vente, les soins etc… C’est donnant donnant, les frontaliers ont un salaire 3x supérieur qu’en France malgré la double imposition et les entreprises/instituts suisses ont de la main d’oeuvre. Par contre dans le privé il y’a souvent du dumping salarial.

      • John dit :

        Oui, mais par contre, il ne faut pas se concentrer sur la partie « compétences » à proprement parler.
        La population vivant en Suisse est trop petite pour remplir tous les emplois disponibles en Suisse.
        La Suisse a un chômage systémique « de transition », peu de chômeurs de longues durées.

        La réalité est plutôt l’absence de population suffisante pour répondre au marché de l’emploi. Et pour y répondre, il y a l’immigration (1/4 de pop. étrangère), et les frontaliers. Et les compétences qui viennent sont souvent celles où les autorités suisses ne veulent pas trop investir.
        (la formation du corps médical dans son ensemble qui est maintenu au strict minimum par exemple).

    • Abuse of mainstream media can harm your mind! dit :

      Le flux des frontaliers allait EN MASSE dans l’autre sens, @pierre jan. Si vous passiez plus de temps à étudier notre histoire au lieu de poursuivre des théories sur les « nationalités supérieures et inférieures », vous le sauriez.

      • pierre jan dit :

        to Abuse of May Deux… Vous qui êtes si fier de vos études en tout genre commencez par prendre un pseudo dans notre langue, nous ne sommes pas sur un plateau télé.

        • Abuse of mainstream media can harm your mind! dit :

          Merci d’avoir confirmé mon impression si joliment avec votre réponse! J’écris dans une langue qui n’est pas ma langue maternelle. Mon français n’est pas parfait mais je pense que vous pouvez me comprendre… et vous, @pierra jan, pourriez-vous communiquer avec moi dans ma langue maternelle?

    • Fusco dit :

      C’est vrai que quand les suisses passent la frontière, c’est pour venir déposer leurs poubelles chez nous…
      https://www.atlantico.fr/atlantico-light/3347500/scandale-frontalier-les-suisses-jettent-de-plus-en-plus-leurs-dechets-en-france-douane-poubelle

      • Abuse of mainstream media can harm your mind! dit :

        Le bassin Lémanique est une zone économique très vitale dont tous les résidents bénéficient. Je suis né avec la nationalité suisse, mes enfants ont les deux nationalités. Nous ne sommes ni des anges ni des démons – de chaque côté de la frontière. Je suis étonné de voir à quel point le principe de « diviser pour régner » fonctionne bien!

    • Titi74 dit :

      Frontaliers qui passent la frontière dans les deux sens en zone frontalière:

      -des travailleurs qui résident sur France et travaillent sur Suisse, des Français et des Suisses ou autres nationalités.
      -des clients qui résident sur Suisse, des Suisses et des Français ou autres nationalités qui font leurs courses en France.

  14. pepel_WASSKA dit :

    Un militaire ne doit jamais oublier que l’URSS avait attaqué l’Afghanistan la nuit de Noël 1979.
    Il faut être prêt 24/7 sinon, on n’est pas prêt.

    • John dit :

      Le contexte n’est pas comparable. Ce n’est que la police du ciel qui n’était pas prête.
      Une attaque militaire étrangère serait passée au-dessus de la France, l’Italie, l’Allemagne ou l’Autriche. La Suisse aurait été informée bien avant, et normalement, ces pays devraient être capables de descendre ces appareils.
      Et pendant ce temps, la Suisse avait la capacité de mette en alerte ses forces aériennes. Mais quand il s’agit du trafic aérien civil, la menace est immédiate.
      Bref, il faut aussi avoir une latitude sur ce genre de principe, le contexte est important !