Un avion espion américain U-2 « Dragon Lady » a volé avec une intelligence artificielle comme navigateur

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41 contributions

  1. Piotr le grand dit :

    Il paraît que la Russie serais en avance en installant une IA sur son Okhtnik à titre expérimental si je ne me trompe pas.

  2. Raymond75 dit :

    « Il a été le commandant de mission, l’autorité de décision finale de l’équipe homme-machine » … Nous y voilà !

  3. Patrickov dit :

    Si les américains donnent les commandes à une intelligence artificielle, les premiers qu’ils frapperont ce sera les USA, une AI sera en mesure d’évaluer qui représente un danger pour la paix et la stabilité dans le monde.

    • Stoltenberg dit :

      « […] une AI sera en mesure d’évaluer qui représente un danger pour la paix et la stabilité dans le monde »
      .
      Je craindrais plutôt pour la Russie et pour la Chine communiste.

    • Pravda dit :

      Ne vous inquiétez pas, ils ont mis un détecteur de QI sur leur IA pour éviter de toucher de pauvre bêtes innocentes, vous ne risquez rien.

      • p dit :

        Pravda en parlant de QI qu’avez vous créer jusqu’aujourd’hui ? rien, que dalle, vous blablatez sur les pages des forums pour étaler une science que tout le monde possède grâce à google.
        En Europe seul 2 % créent ou inventent les autres ne sont que de petits profiteurs

  4. ScopeWizard dit :

    Tout le monde s’ esbaudit sur le U-2 qui il est vrai en son temps faisait belle illusion , un sentiment d’ autant renforcé qu’ il a survécu au pourtant si supérieur SR-71 dans sa mission de reconnaissance haute et très haute altitude , n’ empêche qu’en soi c’ est un avion si délicat qu’ il en est merdique à piloter , notamment une fois parvenu en altitude de travail ou à l’ atterrissage .

    Sa grande qualité est de pouvoir grimper très vite , disposer d’ une allonge très confortable , être équipé de systèmes de reconnaissance très performants et très précis ; mais pour le reste ………..

    Bref , si sa flatteuse réputation n’ est pas usurpée , en revanche dans les détails elle apparaît fort surfaite ; disons qu’ il y a du bémol à placer dans la gamme ………….. 😉

    • thaurac dit :

      Vu sa durée et ses maj, il ne doit pas être si emmerdant que ça, une sacrée durée de vie pour un produit pointu..

    • E-Faystos dit :

      C’est un appareil de son temps: très technique à piloter.
      Le SR71 « Blackbird » avait contre lui d’utiliser un carburant spécifique, et d’être craint par ses pilotes qui l’on surnommé « habu ». Il y a une image où un appareil arborée un dessin de vipère… Complété du surnom peu flatteur « d’avion trois secondes » ( il n’en fallait pas plus pour aller à la catastrophe)… Vous avez un florilège d’impressions qui laissent à penser que si les avion modernes sont plus durs à entretenir, il sont plus simple à maîtriser.

    • Castel dit :

      Le SR-71 était supérieur à l’U2, grâce à sa vitesse bien plus élevée, mais aujourd’hui, il est remplacé avantageusement par les satellites d’observation…
      Tandis, que l’u2 avec sa vitesse de croisière largement subsonique ( 700km/h) les complètent beaucoup mieux, en prenant son temps pour observer, contrairement au SR-71 qui devait passer beaucoup plus vite au dessus de ces zones .
      D’autre part, si officiellement aucun se ces appareils ne furent abattus par l’ennemi , sur les 29 appareils construits, 11 furent perdus au cours de leurs missions, ce qui semble indiquer qu’il s’agissait d’un avion délicat à piloter..
      Même si le U2 semblait bien plus sûr sur ce plan, le fait qu’il n’y ait pas de pilote à bord, lui apportera une sécurité totale cette fois-ci !!

      • ScopeWizard dit :

        @thaurac @E-Faystos @Castel

        https://www.youtube.com/watch?v=nBVoVeoDFno

        Il est évident qu’ à Mach 3 et plus , surtout compte tenu de son époque de conception , le SR-71 est si pointu qu’ il requiert une très grande dextérité de pilotage , la moindre erreur pouvant se payer au centuple .

        Par contre , le U-2 est très stressant pour son pilote qui une fois en haute altitude ( entre 20 et 21.000 m ) doit respecter un écart de vitesse très faible , de l’ ordre de 20 km/h tout en volant à moins de Mach 1 ( 700 ou 800 à l’ heure je ne me souviens plus avec exactitude ) ; en deçà il tombe comme une pierre , au-delà il casse l’ avion , ce qui évidemment proscrit toute manœuvre d’esquive et exige de longues heures de récupération après chaque vol pouvant durer une dizaine d’ heures sachant que des 3000 km initiaux , au fur et à mesure de son évolution , la distance franchissable de l’ U-2 a pratiquement été multipliée par deux ………….

        https://www.youtube.com/watch?v=ih57FiOeZXU

        Quant à la phase de roulage lors de l’ atterrissage …….. voyez et constatez par vous-même le bordel que ça représente……….
        https://www.youtube.com/watch?v=DHZnyO2evps

        https://www.youtube.com/watch?v=T5Ow74LogoQ

        Bref , c’ est loin d’ être la partie de plaisir que nous pouvions imaginer !

        https://www.youtube.com/watch?v=q48Swb2ATww

        Après , il est sympa le U-2 ; je ne vous dirai pas le contraire ! 😉

      • ScopeWizard dit :

        @Castel

        « Le SR-71 était supérieur à l’U2, grâce à sa vitesse bien plus élevée, mais aujourd’hui, il est remplacé avantageusement par les satellites d’observation… »

        C’ était là le gros souci des Américains à son époque ; ils n’ avaient pas de satellites d’ où le U-2 puis le SR-71 précédés des Canberra Anglais car les US voulaient absolument tenir à l’ œil les progrès et avancées technologiques de l’ URSS , ce qui leur permettait de « doser » leur effort d’ armement dans la course du même nom qui leur coûtait très cher*, la proposition « OPEN SKIES » émise par le Président Eisenhower s’ étant soldée par une fin de non-recevoir de la part de Moscou tandis que les relations étaient en voie de réchauffement suite à la fin de la Guerre de Corée ( juin 1950 à juillet 1953 ) et la mort de Staline ( mars 1953 ) à présent remplacé par le plus « avenant » Khrouchtchev .

        *Eh oui , il ne faut jamais perdre de vue que l’ une des caractéristiques de ce pays consiste tel un ballon de baudruche à pouvoir gonfler très vite et très fort ses effectifs en période de crise puis à revenir à l’ état initial une fois la crise passée , ce qui fait que l’ Armée Américaine qui jusqu’ en 1949 sait qu’elle dispose seule de la bombe atomique , n’ est déjà plus du tout ce qu’ elle était au niveau de l’ ensemble de ses forces conventionnelles ; elle est certes encore puissante et relativement nombreuse mais ne va réellement opérer une remontée en puissance qu’ après la Guerre de Corée car les forces à l’ Est étaient à cette époque bien plus importantes sans parler de celles que pouvait mobiliser la Chine de Mao dont les Américains et les forces de l’ ONU avaient pu mesurer la dangerosité dès novembre 1950 .

        En effet , fin octobre1950 répartis en une cinquantaine de divisions , environ 250 à 270.000 soldats Chinois de l’ Armée Populaire de libération franchissent le fleuve Yalu tandis que l’ ensemble des effectifs terrestres des Nations-Unies compte environ 200.000 soldats exceptées les forces sud-coréennes , et entrent ainsi en contact avec les forces US .

        S’ ensuivent de féroces combats mais au final Américains et Sud-Coréens sont repoussés .
        Une fois les Chinois retirés , les Américains reprennent l’ offensive du moins jusqu’ à fin novembre 1950 , date à laquelle plus de 500.000 soldats Chinois en appui de l’Armée Nord-coréenne repassent à l’attaque avec l’ aide d’une couverture aérienne assurée par l’aviation soviétique .

        Les forces des Nations unies , à la fois éparpillées et insuffisamment équipées contre le froid glacial qui règne en cette saison hivernale atteignant des températures de moins 50°C , sont alors rejetées au-delà du 38ème parallèle ( ligne décidée arbitrairement et dans l’ urgence par les Américains censée matérialiser la frontière entre les deux Corées aux deux influences antagonistes ) , ce qui provoque une panique telle que plus d’ un million de civils fuyant les forces du Nord sont entraînés dans le sillage des armées US et Onusiennes en déroute tant et si bien que Séoul sera vite repris par les Nord-coréens .

        Donc , à cette époque , face à la puissance de l’ adversaire , il est clair que les États-Unis ont du mal à faire le poids , d’ où le massif réarmement à suivre MAIS qui bien évidemment n’ est pas donné très loin de là , donc sujet à mesure , d’ où l’ impératif besoin de connaître avec le plus de précision possible l’ état des avancées Soviétiques comme de leurs forces tout comme celles de pays ennemis tel que la Chine .

        C’ est là , la raison d’ être de tout ce renseignement aérien effectué par avion-espion durant toutes les années 1950 , du moins après la Corée tandis que le Président Eisenhower aurait préféré sa solution OPEN SKIES qui dans une volonté d’ accord commun permettait aux deux super-grands de se « surveiller » l’ un l’ autre , mais au vu et au su de tous , et non « clandestinement » en violation de toutes les règles de survol des espaces aériens étrangers pouvant faire l’ objet de représailles .

        « Tandis, que l’u2 avec sa vitesse de croisière largement subsonique ( 700km/h) les complètent beaucoup mieux, en prenant son temps pour observer, contrairement au SR-71 qui devait passer beaucoup plus vite au dessus de ces zones . »

        Oui , mais en termes d’ observation par moyens optroniques de très haute précision , de la vitesse du vecteur on s’ en fout un peu .
        En altitude , Mach 3 représente dans les 885 m/sec parcourus ; mais à haute altitude !
        Or , déjà , à cette époque , des obturateurs atteignant des temps de pose très courts de l’ ordre du 1/1000 ème de seconde et même bien au-dessus n’ étaient pas rares , du moins en dehors du grand-public , aussi logiquement , en découpant une seconde par mille un tel temps de pose permettait de figer moins d’ un mètre parcouru .

        Imaginez une photo prise depuis 20.000 m de hauteur au 1/4000 ème de seconde par un objectif longue focale en mesure de « rapprocher » tout objet photographié comme s’ il n’ était qu’ à 1000 m , associez à cela une émulsion permettant des agrandissements tel que de 1000 on passe à 100 ou moins de 100 , pourquoi pas 50 ou même 25 , avec un haut degré de résolution , et en dépit d’ une vitesse de déplacement très rapide , à la sortie vous obtenez un cliché d’ une grande précision avec un « flou de bougé » limité surtout si vous avez adjoint à votre système photographique un efficace et performant dispositif de stabilisation …………….

        Sachant que dans cet exemple , je ne prends pour référence que ce que je suppose être la technologie de l’ époque ( par exemple , quid des nuages pouvant masquer tout ou partie des points à photographier ou filmer ? ) et que des milliers de clichés d’ une même zone par définition assez large compte tenu de l’ altitude de prise de vues ( et ce , en fonction de la focale utilisée d’ où l’ intérêt du zoom et de l’ émulsion à très haute résolution ou définition ) , pouvaient être réalisés par plusieurs caméras et appareils-photographiques orientés de telle sorte qu’ ils pouvaient la couvrir sous divers angles .

        « D’autre part, si officiellement aucun se ces appareils ne furent abattus par l’ennemi , sur les 29 appareils construits, 11 furent perdus au cours de leurs missions, ce qui semble indiquer qu’il s’agissait d’un avion délicat à piloter.. »

        Ah mais il est clair que voler et mener à bien ce type de mission sur SR-71 n’ avait rien d’ une sinécure ; la part de risques était importante , la marge de manœuvre plutôt réduite .

        « Même si le U2 semblait bien plus sûr sur ce plan, le fait qu’il n’y ait pas de pilote à bord, lui apportera une sécurité totale cette fois-ci !! »

        Du fait qu’ il restera au sol , il est certain qu’ il n’aura plus grand-chose à redouter ou plus tellement de quoi s’ angoisser , par contre si détecté et pris pour cible compte tenu des contraintes inhérentes à sa conception de type « planeur » à fuselage fin et longues ailes droites et fines à emplantures larges ( en plus , suivant les versions à l’ instar des Canberra certains modèles ont vu leurs ailes allongées ) , l’ avion , lui , sera toujours très vulnérable .

        C’ est du moins mon avis . 🙂

    • Taboulé dit :

      « Sa grande qualité est de pouvoir grimper très vite , disposer d’ une allonge très confortable , être équipé de systèmes de reconnaissance très performants et très précis ; mais pour le reste ……….. »
      Vous voulez dire que c’est un très bon appareil de reconnaissance stratégique … mais qu’il est juste « merdique à piloter » ?
      Eh bien voir qu’en 2020, on arrive à faire de cet « ancêtre » une nouvelle version avec nouveau système de mission autonome à la mode d’un R2D2 danl’X-Wing, moi je dis chapeau bas…

      • ScopeWizard dit :

        @Taboulé

        Mais oui , vous y êtes , c’ est exactement ça .

        Le problème que pose le U-2 c’ est qu’ il conçu tel un planeur , mais un planeur à réacteur ; maintenant , ce n’ est ni un HORSA ni un Gigant , il est plutôt du style aéro-club c’ est à dire fin et doté de grandes et longues ailes plutôt minces .

        Sauf qu’ il s’ agit d’ un planeur destiné à évoluer à très haute altitude mais à vitesse relativement basse , en fait son réacteur lui sert surtout à grimper et se maintenir en altitude ; seulement comme il vole très haut , du fait de cette configuration « planeur » , il va rencontrer ses limites en portance d’ où l’ extrême délicatesse dans son pilotage ; trop lentement tu déclenches , trop vite tu casses tout ce qui se joue sur une plage n’ excédant pas 20 km/h en trop ou en « pas assez » .

        De plus , comme il s’ agit d’ un planeur mais un planeur lourd de l’ ordre des 18.500 kg de masse maximale au décollage , lors de la phase de roulage étant donné ses longues ailes et l’ étroitesse de son train , il va forcément se comporter comme tel et risquer de frotter une fois posé ce que compte tenu de son poids de plusieurs tonnes doit absolument limiter le pilote qui , lui , est par ailleurs « rincé » par son long vol en tension ( rappelez-vous l’ histoire des 20 km/h sans parler de tout le stress accumulé inhérent à ce type de mission ) , par conséquent ramener le U-2 à son hangar ou simplement l’ aligner à son tarmac ne va pas aller tout seul , il va falloir l’ « aider » , entre-autres en installant des balancines .

        Quant au fait de l’ équiper d’ un système de mission autonome , une fois programmé sachant que les U-2 biplaces , U-2 C et U-2 D , ont un temps fait office d’ avions de recherches pour le vol à très haute altitude mais aussi pour le compte de la NASA avec le type ER-2 qui permirent de collecter une foultitude de données , qu’ y voyez vous de si « extraordinaire ?

        Le U-2 atteint facilement 20.000 à 25.000 m d’ altitude et affiche une autonomie d’ environ 10.000 km pour une vitesse de 700 à 800 km/h …………..
        Vous me diriez qu’ un tel système serait monté sur SR-71 ou même sur Mirage IV ou F-15 C , là évidemment , je pense que je relativiserais beaucoup moins l’ exploit que cela représente…………..

        • Taboulé dit :

          Je ne dis pas « extraordinaire » mais tout simplement efficace dans les missions stratégiques que l’USAF (et la CIA) lui ont assigné depuis des décennies. Sinon il y a fort longtemps qu’il aurait été remplacé étant donné la logistique très spécifique qu’il demande (au-delà des équipes solkl avec les balancines, les mécaniciens et pilotes ont bien évidemment des compétences et équipements spéciaux).
          Comme vous le dites vous-même, ce « planeur » une fois atteinte son altitude de « croisière », il va pouvoir couvrir une très large zone avec une capacité d’observation très précise et un système de transmission en temps quasi-réel (et cryptée) à sa base de rattachement.
          Nulle comparaison avec le F15C à l’évidence, qui n’a jamais été conçu pour du stratégique. Plus rustique et moins coûteux que le SR71 mais aussi plus limité dans ses possibilités (vitesse)…
          Quant à comparer avec notre Mirage IV, je pense que c’est en inapproprié : le M IV a été un excellent appareil de reco stratégique, dérivé d’un bombardier stratégique … développé à l’échelle des besoins de la France des années 1960. Donc rien à voir en profil de missions et en rayon d’action.
          Le U2 a été dérivé d’une famille d’aéronefs conçus spécifiquement pour voler longtemps et très haut dans un variété de missions, à l’époque de la conquête spatiale et de la Guerre Froide …

          • ScopeWizard dit :

            @Taboulé

            En parlant du Mirage IV ou du F-15 C , je faisais surtout référence à leurs hautes performances notamment en vitesse rendant leur vol possiblement plus difficile à gérer pour une IA si tant est qu’ elle doive s’ occuper de tout dès lors qu’ il n’ y a ni pilote du genre Humain à bord , ou même au sol ..

    • FD dit :

      Faux. S’il est si tant utilisé aujourd’hui malgré sa difficulté de pilotage est, en plus des éléments rappelés dans l’article (plafond de vol le mettant hors de portée d’appareils ennemis sauf peut etre un ou 2 mig, portée, emport …), sa très grande versatilité. Ce magnifique appareil est capable d’emporter une panoplie de senseurs tout à fait incroyable ! Il est capable de changer de mission comme de slip, ce qui en fait un appareil unique dont seuls les états-unis disposent (il y a bien eu quelques taiwanais mais sa complexité de mise en oeuvre non en relation avec l’entrainement des pilotes fait que bon voila vous connaissez la suite).

      Je me permets de vous renvoyer à un excellent podcast qui s’appelle The Fighter Pilot ou un episode est dédié au U-2. Ce podcast est bien sur un podcast américain s’intéressant principalement à des appareils de conception US, mais vous pourrez y retrouver un petite frenchie qui parle du Mirage 2000.

      Very Respectfully,

      • ScopeWizard dit :

        @FD

        Qu’ est ce qui est « FAUX » ?

        Que l’ U-2 soit « merdique » à piloter et qu’ il soit très exigeant une fois posé , ou qu’ il soit « dépassé » ?

        Parce que perso , je n’ai jamais dit ou même sous-entendu qu’ il était « dépassé » ; tout ce que je dis c’ est que les Américains s’ accrochent à un avion très imparfait mais présentant toujours à leurs yeux un ratio coût/efficacité » suffisamment favorable et même meilleur que celui de certaines machines plus modernes .

        Si vous voulez , la balance « qualités/défauts-avantages/inconvénients » penche plus vers le plateau « qualités/avantages » que le contraire ; donc ladite balance demeure encore favorable au maintien et même au perfectionnement des U-2 .

        Ce qui n’ exclut pas qu’ il souffre de défauts et non des moindres , ce qui n’ exclut pas qu’ il soit suffisamment « unique » pour que ses qualités l’ emportent sur tout le reste compte tenu des missions qu’ « on » lui confie et dont il est capable de s’ acquitter avec brio aussi bien ou mieux que d’ autres qui peut-être coûtent plus cher à mettre en œuvre .

        Merci de votre recommandation ; j’ irai tantôt y faire un tour .

        Very respectfully too .

  5. oryzons dit :

    HS mais réponse à John sur le sujet KNDS
    @John
    De quel droit européen parlez vous ?
    Nous sommes sur des contrats Défense il n’y a pas d’Appel d’Offre ici.
    Donc oui, demain la France peut déchirer son accord, décider de faire son projet, et de le confier intégralement à Nexter sans que le droit européen n’y trouve rien à redire.

    Rheinmetall aurait du rester ce qu’il est : un sous traitant.

    Je dis que pour que le partage soit à 50/50 il faut que les piliers français (3) aient 2x plus de valeur que les allemands (6), ça c’est officiel (3/6) et c’est purement mathématique.
    Et je dis et c’est mon opinion que je n’y crois pas une seconde. Il auront peut-être plus de valeurs (+20%, +30% ?) mais pas 2x plus.
    Et je dis aussi que tout ce qui semble être acté est côté allemand, et que tout le reste semble en négos.
    Je dis aussi que mettre Rheinmetall, qui est dans la chaine de valeur un sous traitant, sur un pied d’égalité avec Nexter et KMW est (très) mauvais signe pour les sous-traitants habituel de Nexter. Et là aussi c’est mon avis, mais comme par hasard je ne suis plus le seul à l’avoir (à se demander si le rédacteur n’a pas lu mes posts lol ) :
    https://www.meta-defense.fr/2020/12/15/la-france-sacrifie-t-elle-une-partie-de-son-industrie-defense-sur-lautel-de-la-cooperation-avec-lallemagne/
    Voilà ce que je dis.
    Après si cela abouti aux mêmes ventes que le Léopard, on pourra se féliciter d’y participer. Mais là aussi j’ai de gros, très gros doutes. Les allemands veulent faire du traditionnel très cher, très puissant, avec un horizon lointain (2040).
    Je dis et là aussi c’est mon opinion que d’autres concepts plus mobiles, plus connectés, plus facilement déployables, basés sur les drones pour la reconnaissance et la désignation , et sur une artillerie lourde mobile pour la puissance de feu, peut coûter moins cher, être plus pertinente dans une multitude de scénarios, et être proposé bien avant 2040.

    Je n’ai pas accès à des documents secrets pour tout cela, mais à la documentation disponible, et pour le reste oui j’assume que c’est mes opinions que j’argumente. J’attend bien évidemment des contradicteurs, mais je l’espère avec des arguments valables, censés, logiques.

    S’il s’agit juste de dire que personne n’ayant de boule de cristal, on ne peut rien dire sur rien avec une certitude totale, alors oui je suis d’accord mais dans ce cas là autant dire que la section commentaires de ce blog ne sert à rien.

  6. Frank dit :

    Quel curieux appareil, ce U-2.
    Mais c’est paradoxal: Au delà de la prouesse technique, réelle ou supposée, cet avion est-il utile, ou est-ce devenu un laboratoire?
    L’ étape suivante, c’est d’utiliser l’IA pour remplacer le pilote lui-même, et en faire un drone pur, dans ce cas.
    Sauf que ses défauts liés à son âge vénérable en font une cible facile, malgré son plafond de 22 kms.
    Comme on est plus à l’époque de Gary Powers, combien de belles photos pourrait-il prendre avant d’être flingué par un Mig-31BM armé de R-33? (simple exemple, bien sur).
    Bizarre. On dirait un exercice de style à visée budgétaire.

    • Taboulé dit :

      Pour avoir vu d’assez près ses utilisateurs jadis, vous pouvez être certain qu’il a été de tous les déploiements de l’USAF sur les théâtres d »opérations récents, A-Stan, Irak, Syrie …etc… au travers de détachements discrets répartis judicieusement sur 4 continents. Et ses systèmes de bord régulièrement mis à jour des dernières avancées technologiques (notamment avionique, capteurs image et capacités de transmission).
      S’il est toujours là, c’est qu’il est effectivement difficilement remplaçable, même par les drones HALE actuels … alors que malgré les moyens spéciaux qui l’entourent, il n’est probablement pas le projet le plus coûteux à entretenir dans l’USAF.
      Ensuite, il y a bien longtemps que les Russes ont mis en ligne le Mig31 et le R33, donc même si certains U2 ont été sans doute perdus (sans grande publicité), son usage doit être suffisamment bien préparé pour éviter les fâcheuses rencontres (ex. plusieurs objectifs en général sur une même mission, à proximité de zones internationales).

      • Frank dit :

        @ Taboulé Non, ne me faites ce genre de procès d’intention.
        Je ne critique nullement le U-2 ,son originalité, ni son usage en d’autres temps, et peu importe.
        C’est l’intelligence, IA ou autre, déployée sur une vieillerie que vous aurez du mal à contester, et qu’explique L.Lagneau, qui est singulière.
        Nul ne fera l’injure à nos amis Américains de gamberger sans cesse sur de beaux outils militaires, puisque c’est leur raison d’être, et de survie.
        A l’inverse, pourquoi reprocher à d’autres d’en faire de même?
        Ne serait-ce que pour se prévenir de l’obsession militaro-industrielle d’un état qui s’obstine, malgré ses défaites, hormis Panama et La Grenade.
        Vous ne voyez pas le paradoxe, et le danger, d’une Nation qui n’existe qu’en étant en guerre perpétuelle, depuis sa création depuis 1776? Vous avez d’autres exemples, et d’autres conséquences, dans la durée?
        Faites donc le bilan. Pour la France, par exemple.
        Mais soyez objectif. Entre essayez de réanimer par nostalgie le U-2, et minimiser les perfs du Mig-31 actuel, même les experts de l’USAF ont tranché.
        Puisque les vieux et si convenus débris Russes sont si insignifiants, pourquoi s’en inquiéter?
        PS: Je citais le R-33. Il a été bien amélioré depuis ses débuts, comme le Mig-31.
        C’est dans les vieux pots que l’on fait la meilleure soupe, ensuite, c’est un Pb de digestion.
        Je connais une Nation exemplaire et messianique qui ne réussit toujours pas à digérer ce qui l’a mangé.
        Mais qui s’obstine à vouloir digérer les autres, le cul sur les cabinets…

        • E-Faystos dit :

          @ Franck
          L’intelligence, c’est à dire l’espionnage, a une place prioritaire dans les relations internationales.
          Pour ma part, le parallèle existe entre les objectifs de l’armée Française et Américaine.
          Car le pod de détection/désignation nouvelle génération (pod reco NG) du Rafale peur aussi se prévaloir de fonctions d’analyse et tri en cour de vol.
          Et entre piloter un Rafale et un U2, on change de dimension.
          L’installation d’un dispositif pour alléger la charge de travail du pilote est un réel plus.
          Si vous pouvez, procurez vous l’excellente bande dessinée « les oiseaux noirs » (Charlier/ Bergèse): c’est cent pages d’un triller technologique du meilleur crû.

        • Taboulé dit :

          Je crois nos « amis » américains assez pragmatiques et prudents (au niveau des aviateurs et d’une partie de leur état-major en tout cas) pour effectivement prendre en compte les nouvelles menaces et les outils que les autres puissances développent, aussi légitimement -ou pas- qu’eux-mêmes.
          L’U2 est avant tout un « capteur » à usage stratégique, et n’est qu’un élément d’une stratégie de puissance à échelle mondiale. D’autres moyens sont bien plus « agressifs » : leurs groupes aéronavals par exemple ou les B1B Lancer …
          Ensuite vous n’ignorez pas que des puissances comme la Chine, la Russie ou l’Inde sont aujourd’hui en mesure de rééquilibrer un peu le jeu et contrebalancer la volonté de puissance de l’ogre …
          Quant à la « guerre perpétuelle », qu’ont donc fait la France et le Royaume-Uni entre 1815 et 1914 ?

  7. papy dit :

    De plus cet avion à décollé par le passé d’un porte-avions. C’est peu connu mais cela c’est fait.

  8. Elwin dit :

    Un U2 avec un navigateur IA, des Antonov 2 dronisés… manque plus que des Me 262 filoguidés. 😀

  9. anonymelol dit :

    C’est fou tout même les progrès réalisés ces dernières décennies.
    Un des avantages des IA dont on ne parle jamais en matière de guerre c’est qu’elles n’ont pas de conscience dont elles n’ont peur de voir la mort et elles n’ont pas d’hésitation à la donner.

  10. Auguste dit :

    Il n’y a plus qu’à mettre une IA à la place du pilote et on aura un drone.

  11. Thierry dit :

    et moi qui croyait à la lecture de l’intitulé que le groupe de rock U2 était devenu bionique pour faire de la musique électronique.

    Les F18 growler ont déjà volé depuis longtemps en format drone sans pilote, et même plus fort c’était l’équipage d’un autre F18 en vol qui commandait son ailier robotisé.

    Poutine va recommencer à perdre ses cheveux, ah ben non en fait y’en a déjà plus sur le caillou, quand il va apprendre que les drones U2 vont pouvoir à nouveau sillonner le ciel de Russie sans risque de perdre un pilote, il va devoir balancer des floppées de nouveaux missiles contre de vieux avions, là au moins c’est économiquement rentable, c’est une frappe au porte monnaie.

  12. Ératosthène dit :

    – Automate : 1611 « tout ce qui est mû par un mécanisme intérieur et imitant les mouvements d’un être vivant »
    – Machine : 1637 « combinaison d’organes (du corps ou d’un être animé) »
    – Robot 1924 « machine à l’aspect humain, capable de parler et de se mouvoir »
    – Intelligence artificielle : « ensemble de théories et de techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence humaine »

    Le vocabulaire évolue peu, la technique évolue beaucoup.

    • PK dit :

      Pour l’IA, c’est complètement faux. Elle simule au mieux une intelligence, mais sur un modèle qui n’a rien d’humain.

  13. Frank dit :

    @ Franz Effectivement, énigme, mais qui sait?
    https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/quand-u-2-americains-espionnaient-mururoa-3077
    Au point de vue dates, U-2 et CVA Ranger, deuxième du nom, ça colle, merci Google et suivants…
    Mais est-ce possible de catapulter sur un PA, sur seulement 90 m, un veau sous-alimenté, bancal, et incertain au décollage déjà sur son pâturage?
    Ensuite, provisoirement excellent quand il a atteint les cimes, sauf prédateur.
    Je laisse la question aux spécialistes, mais il me semble que cet avion était compliqué au décollage, et pas structuré et motorisé pour une telle accélération courte et brutale. Ensuite…
    A l’inverse, les B-25 de Doolittle bien plus dodus ont réussi à quitter le Hornet en 42, contre toute attente.
    Contre exemple.
    Surtout qu’en 1964, vu le contexte et le rayon d’action du futur dinosaure, ce n’étaient pas les bases terrestres qui manquaient à notre ami Américain, depuis Guam à la NZ, en passant par l’Australie.
    Sont compliqués, nos amis Américains. (où si prévisibles).
    Suffisait de nous demander des photos de vacances à Mururoa de touristes anglo-saxons.
    C’est en 1966 que l’on a fait semblant de donner l’illusion d’une indépendance.
    Mais Sarko nous a ramené dans la Lumière des Pères Pèlerins, à nos dépends, et à notre insu.
    Bon. Je m’égare du sujet.
    U2, War, unplugged, c’est sympa aussi, tsoin, tsoin.

    • Thierry dit :

      Les ailes du U2 me paraissent un peu fine pour décoller d’un porte avion, il pourrait ne pas y avoir assez de portance mais pour autant rien n’est impossible, on pourrait sans doute lui coller des booster pour décupler son accélération, ou avec une surface portante additionnelle larguable, genre aile delta sur le dessus.

      Il y a aussi la solidité du train d’atterrissage et la taille des ailes qui risquent de poser également problème s’il atterrit aussi sur un porte avion, ce que n’ont pas fait les B25 de Doolittle qui se sont égayés dans la nature après leur raid.