Le projet de « porte-drones aérien » Gremlins a subi un coup d’arrêt

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31 contributions

  1. Fralipolipi dit :

    Il ne reste plus à la DARPA qu’à recommencer ses essais et développements à partir d’un avion peut-être un peu plus adapté à ce concept … comme un A400M ! 🙂

    • LEONARD dit :

      « comme un A400M »,
      appareil qui, comme chacun le sait, n’est pas réputé pour ses turbulences de sillage………..
      Brexit aidant, vous vous mettez au non-sense ?

      • Fralipolipi dit :

        @LEONARD
        Plus que sur le « non-sense », tachons d’aller vers le « common-sense ».
        .
        Vous vous référez aux difficultés du Caracal pour se ravitailler derrière un A400M du fait des turbulences générées par ses 4 gros moteurs (et la spécificité de leurs sens de rotation). Ok.
        .
        Sauf qu’ici, le sujet est bien distinct.
        D’un part le drone n’arrive pas dans le prolongement direct de la trainée des moteurs (comme le font les hélicos allant chercher le panier de ravito), mais dans le prolongement de la carlingue et de la rampe arrière … et surtout, en s’approchant une bonne dizaine de mètres en dessous de l’avion porteur !
        Il y a donc largement de quoi ne plus souffrir des problèmes de turbulences liés aux 4 moteurs sur les ailes. … vous ne croyez pas ?
        .
        Par ailleurs, si le drone arrive à une telle distance de l’avion (une dizaine de mettre en dessous de la rampe arrière), ce n’est pas pour gérer les turbulences des moteurs mais bien pour assurer une distance de sécurité d’approche (qui parait utile vu qu’il s’agit d’un drone et d’un système de récupération pas bien rodés).
        .
        Aussi, vu le concept, le volume des installations spécifiques requises, l’intérêt de disposer d’un max de place en hangar, l’intérêt de disposer d’une autonomie de vol la plus longue possible (déjà pour l’avion porteur), et que cet avion puisse aussi aller le plus vite possible pour assurer les liaisons,
        … et bien il me semble évident que l’A400M, plus capable en tous points que le Super-Hercules, ferait un meilleur avion porteur … juste une question de « common sense » 😉

        • LEONARD dit :

          @Fralipoli, @PK,
          Merci de votre réponse.
          Bien que n’ayant pas assez d’expérience des flux aérodynamiques, j’ai quand même un peu de mal à croire qu’un avion 2x plus gros qu’un C130 fasse moins de turbulences qu’icelui, et je ne parle pas des hélices inversées.
          Bon, de toutes façons, sachant que l’USAF n’est pas « Airbus-friendly » et que si nous avons un programme de ce genre en projet, il est bien caché, le « non-sense » reste bien hypothétique.

      • PK dit :

        Un avion-drone ne doit pas être très perturbé par les remous de l’A400M…. Premièrement, parce qu’il vient dans le sillage de la queue, juste en dessous… et non pas derrière les turboprop comme les hélicos, et ensuite, ce n’est quand même pas la même finesse qu’un hélico, qui sont quand même des briques volantes (et volantes à basse vitesse).

        Du coup, la formule a sans doute beaucoup plus de sens (même si je conchie les capacités tactiques de cette appareil). D’ailleurs, l’Atlas ravitaille sans souci les Rafales (qui volent mieux que les drones, je le concède).

  2. lym dit :

    Entre le ballon et le C130, le 747 à sa sortie avait donné des idées comme PA volant mettant en œuvre des micro-chasseurs pilotés largables/récupérables en vol. Le Fana de l’aviation y avait consacré un sujet il y a sans doute pas loin de 10 ans.
    Avec des drones, donc sans pilotes à loger, l’affaire devenait sans doute plus réaliste (j’en avais parlé à propos de l’A380/A400M). Pas encore assez ou conformisme regrettable?

  3. précision dit :

    @M Lagneau
    Le titre semble un peu exagéré, il sous-entend que le programme a été arrêté, ce que ne dit pas l’article.

    • twouan dit :

      C est une plate-forme camion pour apprendre. La DARPA a sûrement une autre idée de porteur pour la suite.

      Je trouve fou d avoir de tels moyens pour une capacité qui m’a l air assez ponctuelle.

      En tout cas, faire ce genre d essais et apprendre a chaque fois c est magique.
      Allez savoir, ca servira peut-être dans la stratosphère de Venus.

    • FredericA dit :

      @précision : Personnellement, je trouve que le titre n’est pas usurpé. L’échec des tests de récupération jette de sérieux doute sur la viabilité globale du projet.
      .
      Les tests devait démontrer que le scénario suivant était viable :
      .
      – Largage LOIN de la zone de combat
      – Mission SUR la zone
      – Récupération LOIN de la zone de combat
      .
      Si la récupération s’avère impossible, cela signifie qu’il faut récupérer le drone sur une zone pas forcément sécurisée. Pire, le drone risque d’être perdu à la fin de la mission (crash, zone de combat, …). Ce faisant, il est logique que le projet s’arrête, analyse les problèmes, cherche des solutions, les produisent, les tests… soit un véritable coup d’arrêt.

      • Aymard de Ledonner dit :

        La récupération n’est pas encore possible. Mais quand on lit les articles sur le sujet, ils disent qu’ils sont très proches du but et qu’ils ont bon espoir d’y arriver lors de prochains essais.

      • Fralipolipi dit :

        Tout est lié aux performances du drone en fait.
        Si le drone a des capteurs et des capacités très performantes, alors il sera utile de tout faire pour le rendre récupérable.
        Sinon, le drone (de petite taille = effectuer déporté / loyal wingman ou autre outil de reconnaissance ou de frappe) se résumera à un système simple, car devant être potentiellement jetable, à la manière d’un missile rodeur.
        .
        Après, il faut savoir quelles sont les performances de vol de ce drone, et surtout son autonomie de vol.
        Si cette dernière est suffisamment bonne pour permettre à ce que le C130-J largue et récupère ses drones à distance de sécurité, et permettre que le drone ait en même temps un bon playtime sur zone de combat,
        alors la récupération vaut le coup d’être tentée.
        .
        Mais bon, c’est clair, c’est un problème pour les gens (ministères) riches.

  4. Lagaffe dit :

    Probablement le même problème que pour le ravitaillement en vol vu que le système « d’accrochage » semble similaire. les turbulences générées par le gros porteur gêne l’appareil plus léger (a fortiori ici, un drone) qui cherche à se « connecter ». C’est de la haute voltige, surmontable mais complexe. Déjà que le principe du « vaisseau-mère » n’est pas si évident (l’appareil devient lui-même une cible prioritaire au même titre qu’un AWACS par exemple) mais si on ajoute le coût des drones perdus en cas d’échec ou de casse lors de la récupération…
    J’ai du mal à croire à l’avenir de ce concept de porte-drones aérien, un peu trop cirque volant.

    • Thierry dit :

      ce problème a déjà été résolu en théorie puisqu’ils vont allonger la perche de récupération pour qu’elle se trouve au delà de la zone de turbulence, reste à attendre les tests pratique mais je suis tout à fait optimiste sur ce point.

      ce concept d’essaim aura toute sa place au dessus d’un adversaire qui ne pourra plus bouger sans se faire détruire, une sorte de champs de mine aérien et aléatoire selon le lieu ou la période.

  5. Math dit :

    Quand bien même… un Hercule se promène derrière la ligne de front, pas devant

  6. Waroch dit :

    Pour les joueurs, difficile de ne pas penser au fabuleux Crimson Skies qui reprenait le concept des zeppelins porte-avions dans un univers steampunk. Souvenirs…
    On en est encore loin dans la réalité, mais l’idée mérite d’être creusée.

  7. Tomcat dit :

    Je ne vois pas le coup d’arrêt dans l’article ! Juste un contre-temps ! Manque-t-il la fin de l’article ?

  8. Yannus dit :

    La simulation 3D atteint vite ses limites.
    On imagine ce qui se serrait passé si la production en série des Gremlin avait été lancée.
    A méditer de notre coté

    • twouan dit :

      Ça c est sur, mais la modification sera peut être juste 10 lignes de code (un asservissement un peu moins amorti ou retravailler un peu la latence) et la 3d aura marché ou au contraire il faut reprendre de fond en comble.
      C’est difficile de conclure sur ce qui est écrit ici.

      La connexion a l air grosse pour le drone et ca me semble pas une grande idée.

  9. Saucisson furtif dit :

    Le « vaisseau mère » doit avoir une autonomie en vol décente ce que je conçois difficilement avec un avion porteur.
    La seule solution pour ce problème serait un dirigeable de bonne taille avec quelques améliorations en terme de propulsion de structure et d’auto défense. On pourrait imaginer un hangar automatisé ou les drones viendrait se recharger (énergie électrique) et se réarmer (voir réparer dans le futur). Nous pourrions être pionnier dans ce domaine il suffit d’avoir la volonté.

  10. Firebird dit :

    Le concept est loin d’être idiot, bien sûr avec un largage pas au plus près du front, mais pour permettre d’emmener des « effecteurs » en leur évitant de gaspiller de l’énergie pour faire le chemin, notamment en soutien d’un premier assaut, ou bien sûr dans un environnement déjà sécurisé, au moins au plus près du front (plus de chasseurs ni de missiles sol-air longue portée).

  11. Firebird dit :

    Le point d’accrochage sur le dos m’étonne. Pas le plus simple au niveau de la manœuvre de récupération, et puis les turbulences… ??
    Je verrais plutôt un point d’accrochage au-dessus du nez (pas de souci pour le champ de vision du pilote puisqu’il n’y en a pas) et surtout un « cône » de récupération bien profilé, et piloté automatiquement, en liaison directe avec le drone à récupérer.
    Là ils se sont positionnés à l’envers : on fabrique un berceau, avec ancrage bien au milieu, et après on essaye de voir comment adapter ça aux opérations de largage/récupération…

    • Fralipolipi dit :

      @Firebird
      Je trouve leur système de récupération en 2 temps plutôt astucieux, et sans doute déjà assez adapté au rangement en soute à suivre (qu’il ne faut pas oublier). On imagine alors assez bien la bascule du berceau vers l’intérieur de la soute.
      .
      Mais je me suis posé la même question que vous au départ : le crochet d’amarrage sur le haut du drone ma paraissait être trop sur l’arrière …
      Mais peut-être que l’idée est d’amarrer le drone au câble de traction en un point au plus près du centre de gravité du drone … pour lui permettre de « voler au mieux » (sans n’être QUE tracté) une fois qu’il ait été accroché par le câble et jusqu’à ce qu’il soit remonté par ce dernier vers le berceau et ses 4 points d’attache : le but étant d’y aller en douceur et non pas de tracter le drone en force … ce qui facilitera la fixation sur berceau, et sur long terme, ce qui aidera à allonger la durée de vie de drone 🙂

  12. Cid34 dit :

    Et l’avion de transport brésilien ne serait il pas un meilleur candidat, pas de turbopropulseurs ?

    • Fralipolipi dit :

      J’en doute un peu.
      Déjà, ses turbofans produisent également une bonne dose des turbulences. Et puis ils sont placés très proches du fuselage (ce qui n’aidera pas).
      Mais surtout, le KC390 est assez petit (63% des capacités d’emport de l’A400M). Sans aller plus vite, il va nettement moins loin, et la faible section du fuselage risque d’être plus rapidement contraignante pour y installer le système de récupération ad-hoc.
      Après, ce n’est qu’un avis. Je peux me tromper 🙂

  13. HMX dit :

    Le terme de « coup d’arrêt » semble exagéré : c’est tout au plus un contretemps. Une perche de récupération plus longue semble a priori la solution la plus simple pour préserver au maximum le drone des turbulences de sillage du C130. Faisons confiance aux ingénieurs…
    Le concept reste plus que jamais intéressant, en particulier dans des scénarii d’entrée en premier face à des dispositif A2/AD. On pourrait d’ailleurs pousser plus loin le concept en « dronisant » l’avion porteur…

  14. Raymond75 dit :

    L’avenir est évident : le porte avions nucléaire sous marin.