L’armée de Terre a mis en place une « task force simplification » pour gagner en efficacité

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63 contributions

  1. Plusdepognon dit :

    Puisque le CEMAT a enfin dit que gérer les véhicules en pool était une absurdité, on attend désespérément qu’il se penche sur la même gestion catastrophique des soldats, on le voit en OPEX avec le nombre hallucinant de formations sollicitées pour un effectif assez restreint :
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/04/03/projection.html

    Et arrêter d’appeler des bataillons « régiments », avec des chefs de corps qui se gaussent de commander plus de mille hommes (en comptant leurs réservistes sûrement), alors que peu d’entre eux flirtent avec les 800 pax (à 30 près en dessous)…
    https://www.ifri.org/fr/publications/etudes-de-lifri/focus-strategique/fin-regiment-trente-ans-de-destructuration-de

    Pour le reste, « un chef, une mission, des moyens » et on s’en débrouillera.

  2. Mat49 dit :

    La première des simplifications est de changer l’organisation des soutiens des armées qui d’un point de vue militaire comme financier est ubuesque.

  3. indicatif 93 dit :

    « L’une d’elle consisterait ainsi à confier en partie le contrôle de la condition physique des soldats aux chefs de sections. !!!!! »
    ha bon, ce n’est pas déjà le cas ? Surprenant et étrange, on ne doit pas être dans la même armée 🙁

    • Jm dit :

      Ben, il n’y a pas des moniteurs de sports pour faire ça?

      • Nasser dit :

        J’ai mal lu alors. J’ai cru que vous parliez de contrôle de la condition physique (les CCPM quoi). Entraîner sa section a crapahuter, c’est le boulot du chef de section oui. Mais pas que. Dans les quelques régiments que j’ai connus, ça se passait comme ça. Très bien d’ailleurs. Pas de problème de simplification.

    • Nasser dit :

      En quoi ça simplifie? Il n’y a pas un bureau des sports dans votre régiment?

      • indicatif 93 dit :

        @Nasser et @Jm
        Si pour vous la condition physique c’est faire du « joggenge » en tutu … oui il ya le bureau des sports, quoique !
        Pour moi la condition physique c’est crapahuter 15 jours avec sac à dos en autonomie … mais chacun sa vision du mili 🙂

        • Jm dit :

          Non
          La condition physique, c’est s’entraîner avant, pour pouvoir après crapahuter 15 jours avec sac à dos en autonomie sans souci.
          C’est comme en Opex, j’ai toujours eu du mal à saisir ceux qui passent des heures à s’entraîner, alors que cette condition physique optimale doit être acquise avant de partir afin que de réaliser cette Opex de la meilleure des façon.
          La seule chose à faire en Opex, c’est l’entretenir, cette condition, pas la créer.
          Une Opex, c’est une Opération, une mission. Pas une séance d’entraînement, mais la finalité de pourquoi on s’est entraîné

  4. Raymond75 dit :

    Sur ce blog, certains militaires disent que l’armée française devient une armée mexicaine par le nombre d’officiers dont elle dispose par rapport aux sous officiers et soldats. Je ne suis pas qualifié pour juger, mais le propre de toute bureaucratie est de créer des normes et des règlements, jusqu’à l’infini, sans réels rapport avec la réalité du terrain.

    Dans le domaine législatif, on assiste chaque année à un déluge de lois, décrets et autres règlements faisant double emploi, ou si mal rédigés qu’ils sont souvent retoqués par le Conseil d’État ou le Conseil Constitutionnel, et qui souvent ne voient pas de décrets d’application !

    Dans les domaines des services et industriel, la norme de qualité ISO 9000 peut imposer à chacun une grève du zèle, sans initiative, et qui fait l’objet de rapports et de bilans qui sont les seuls documents connus de la hiérarchie.

    Notre société très technique nécessite des compétences opérationnelles élevées, mais on ne doit ni ignorer ni mépriser ‘le terrain’ et l’expérience pratique, et on ne doit pas tout miser sur le niveau hiérarchique. J’ai connu un lieutenant-colonel qui faisait des appels d’offres pour l’achat de stylos billes, et un lieutenant qui était chargé de la gestion de quelques photocopieurs …

    • Mat49 dit :

      Taux d encadrement en 2019 deux fois inférieur a la moyenne européenne. On en est loins. C est plus a l échelon des généraux avec l UE et l OTAN qui sont des empilements d etats majors.

  5. Raymond75 dit :

    Qu’en est il de l’armée israélienne, considérée comme la meilleure du monde ? il me semble qu’une très large part est laissée à l’initiative et à l’expérience.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Ce sont les services de renseignement israéliens qui sont considérés comme très bons.
      Pour l’armée israélienne je serais plus dubitatif. D’abord c’est une armée de conscrits ce qui veut dire que le savoir-faire se perd très vite.
      Et l’armée israélienne n’est que peu déployée et ses tâches sont très spécifiques. L’armée de l’air bombarde gentiment la Syrie de temps en temps sans vraiment d’opposition. La marine est calibrée pour agir à proximité des côtes sans s’éloigner. L’armée de terre a eu à gérer une opération importante au Liban mais quel est actuellement le pourcentage des soldats qui a cette expérience? La plupart de ceux qui ont combattu sont retournés à la vie civile.

      • LEONARD dit :

        Votre réponse est juste, mais @Raymond75 se plaçait, dans la lignée de son post précédent, sur la culture d’autonomie et de décision de l’armée israëlienne.
        L’armée israëlienne est issue de l’Irgoun. L’esprit « commando » est très vivace, d’autant plus que leurs moyens sont limités et leurs défis constants. D’où tutoiement, initiative, autonomie.
        Ils ont toujours été en infériorité numérique. Dans ce cas, le plus malin, le plus souple, le plus rapide gagne. Ca modèle leur école de pensée militaire.
        Israël est une société jeune, les ravages du principe de précaution et du contrôle administratif sont bien moins ancrés dans les esprits.
        Sur le plan « guerrier », nul doute que la paix qui se dessine peu à peu au P.O, ajoutée à la technicisation de leur armée érodera graduellement leur « félinité », à mesure que Tsahal deviendra une armée de temps de paix.

  6. Jo666 dit :

    La France doit sortir du traité d’interdiction à sous munitions pour refaire des MLRS

  7. Taranis dit :

    Bel effort mais qui ne produira que peu d’effet. La vraie simplification pourrait consister à redonner les moyens aux régiments et aux chefs (un chef, une mission, des hommes, des moyens):
    – réinternaliser soutien et de la gestion des finances et Rh au niveau du régiment;
    – fin de la mise en pool des Vhl (partiellement en cours);
    – remettre à disposition ou achat de tous les équipements nécessaires à l’exécution des missions au niveau des unités élémentaires (matériel NBC, optronique, plaques balistiques des gilets de combats, transmissions…) pour que la compagnie puisse être autonome dans ses déplacements, en équipement individuel – collectif et transmission;
    – arrêter la civilianisation galopante des normes de sécurités dans les activités et accepter que le matériel militaire déroge au code de la route (type véhicule de combat dépourvu de ceinture pour le transport de troupes ou des normes environnementales cf respect des normes antipollution pour les moteurs…);
    – arrêter l’utilisation à outrance des unités pour Vigipirate/Sentinelle/Résilience en cache-misère ou en béquille pour les FSI (ou alors avoir le courage donner les mêmes règles d’engagement que pour la gendarmerie…)…
    Et tant d’autres:un dossier d’exercice compagnie ne devrait pas comporter plus de 5 pages: qui / quoi / avec quoi-qui/ où / comment… et ne pas comporter xmilles annexes sur morsures de serpent et autre hyper-hypothermie/risque Covid… qui ne sont là que pour protéger le chef du risque judiciaire.
    L’institution s’est elle-même fabriquée son propre carcan ou a acceptée de se voir imposer des normes civiles sur des activités qui n’en sont pas (souvent pour de très bonnes raisons, en particulier suite à des accidents ou incidents).
    Ceci engendrera aussi la fin des Bdd et Gsbdd tels qu’actuellement déployés (idem pour le traitement des soldes…).
    Mais dans tous les cas, il y a toujours et malgré ces contraintes administratives ou réglementaires (qui doivent être respectées) la volonté farouche de tous d’accomplir les missions données (que ce soit dans les unités combattantes ou des soutiens des BDD et GS en métropole).

    • Jm dit :

      En fait, tout ça se résume à ce que j’écris ici même depuis …..des années on va dire, c’est qu’il faut supprimer ces BdD et GSBdD, et revenir au basique.
      Malheureusement, nos politiques ne l’ont pas compris, puis que le « système » GSBdD est appliqué localement, cela s’appelle une agglo.
      Une belle réussite également !!!!!

    • Sinope dit :

      @ Tarnais +1

  8. Félix GARCIA dit :

    Bonjour,
    Comment fait-on la guerre en 2015 ? – Michel Goya
    https://www.youtube.com/watch?v=LP19DQ3Wkys
    Ses passages sur l’armée de terre sont très intéressants.
    Exemple : « Même si elle est mieux équipée, je ne suis pas sûr que l’armée de terre d’aujourd’hui puisse vaincre celle des années 90 » (à peu près, je fais ça de mémoire).
    Bon, c’était en 2015, mais il parle d’une armée qui n’est pas « échantillonnaire. » Aussi, d’une doctrine qui n’est pas policière (article 51 de la charte des Nations-Unies) de l’usage des forces armées (« guerre contre DAESH » etc …).
    « L’innovation vient toujours de la base ». C’est compris apparemment (visière de protection, l’exemple de votre article sur les parachutistes etc …) ^^

    Il parle aussi des deux armées de l’époque coloniale. Une « expéditionnaire », l’autre « de masse, prête à un « choc symétrique ».
    Il parle des intérêts d’avoir une organisation propre aux missions. Mission policière ? De défense ?
    « L’effet d’éviction » de la haute technologie est évoqué aussi. Tant sur les budgets, que les temps de déploiement de nouveaux systèmes d’armes, de matériels, ou l’organisation des armées.
    Et commentaire délicieux à mes oreilles : « L’ennemi … j’allais dire : c’est Bercy … (rires dans la salle)[…] ».

    Je reste sur ma proposition de préparer les français à prendre les armes et de réserver à cet effet que de quoi équiper 500 000 fantassins (fusiliers, lance-roquettes etc …), prêts à soutenir une armée de professionnels sur son territoire.
    On est plus à l’époque de « la guerre en dentelles » n’est-ce pas ? ^^

    Cordialement,
    Félix GARCIA

    • Mat49 dit :

      @ Félix Garcia très bon lien!

      Pour la proposition de mettre en place une réserve de 500 000 hommes légèrement équipés c’est tout à fait faisable et tant que ça répond à une stratégie bien définie pourquoi pas.

      Cela sous entend à mon sens qu’on rétablit la conscription avec l’organisation en commandements régionaux qui va avec. Est ce que vous sous entendez?

      • Félix GARCIA dit :

        Bonsoir Mat49,
        J’ai proposé ça lors de l’article faisant référence à l’idée de gagner « de la masse », ou, comme le disait Lénine « quand la quantité devient une qualité ».
        Il y a plein de façon de « gagner de la masse », mais sur l’armée de terre, et dans le cas d’un « conflit de haute intensité » ayant lieu sur le territoire national, ou à proximité, l’idée serait de faire une « formation rapide » au maniement des armes et à la manoeuvre, avec équipements et matériels, afin de seconder une armée de professionnels et les forces de sécurité.
        L’idée serait d’avoir de la masse pour faire « du gardiennage », des patrouilles, de la surveillance, de la présence, voir servir de leurres ou de renforts pour les plus « chauds » et compétents (chasseurs, pratiquants de tir sportif, airsoft plein air, paintball, course d’orientation etc …) ou ceux estimés aptes par la hiérarchie et les formateurs. « A la guerre comme à la guerre » ?
        Le chiffre de 500 000 est arbitraire, mais l’idée, c’est que les combats se déroulent souvent au sol, et que gagner de la masse temporairement pourrait avoir de l’utilité.
        Comment organiser ça ? Ma suggestion, c’était de préparer des arsenaux et des bases réparties sur le territoire national pour équiper tout ce monde en cas « d’appel à la mobilisation générale ». Une formation accélérée pour les tâches qui leur seront confiées. D’où la nécessité d’éloigner ces gens des lieux à forte densité de populations pour éviter les erreurs graves de manipulations de leurs armes, donc leur confier de préférence la surveillance des sites industriels et des bases, ou autres positions d’intérêt (routes, entrepôts de carburants, ports, côtes etc …).
        Je ne crois pas qu’il soit d’actualité de préparer une service militaire, ni que cela soit souhaitable. Un service civique plus poussé avec « préparation au soutien », pourquoi pas. Comme le rappel Michel GOYA dans cette conférence à propos de « la guerre du Golfe », il est possible d’avoir l’adhésion du peuple français à l’effort de guerre, que le peuple français consente à la guerre. Ce peuple a changé, les temps et les hommes politiques aussi. Mais « le CoViD » montre qu’il est toujours possible de « mobiliser » les « foules ».
        L’autre idée, c’était de penser d’avance une formation au soutien (luttes anti incendie, surveillance, routiers, soins, engins de travaux publics et des agriculteurs comme « force mécanique d’appoint », radios amateurs etc etc …) faite rapidement. D’avoir en somme, une organisation pré-établie et les équipements qui vont avec dans le cas des armes pour absorber et rendre utile « la masse » éventuelle de volontaires dans la cas d’une « mobilisation générale ».
        Il s’agit de penser quel rôle et quelle utilité pourrait avoir un volontaire à former rapidement.
        Car, même si notre armée communique de plus en plus, et de plus en plus sur l’éventualité d’une conflit de « haute intensité », je ne crois pas qu’il soit possible de former la population à temps du fait de son état d’esprit actuel.
        Qui plus est, en prenant en compte tout ce que l’on sait sur « l’efficacité au combat », je ne vois pas cette « masse » être mise excessivement à contribution « à l’avant ». Si ce n’est pour servir de bouclier humain, d’appui feu, ou de leurre (ruse etc …) ^^

        En gros oui, une mobilisation locale sous égide de l’armée avec sélection des volontaires les plus aptes pour aller renforcer la « ligne de front ».
        Mais l’utilité que j’envisage à une telle « mobilisation générale » serait de maintenir la cohésion nationale en donnant un rôle à chacun, tout en maintenant une présence qui maille une grande partie du territoire. Et dans le cas d’une conflit de « haute-intensité » qui durerait, on pourrait progressivement faire monter les volontaires au front afin de renforcer le dispositif.

        Cordialement,
        Félix GARCIA

        • Félix GARCIA dit :

          * Comme le rappel Michel GOYA dans cette conférence à propos de « la guerre du Golfe »
          En fait, il s’agit de Pierre DE VILLIERS chez RT avec Taddeï, sur la question de « l’antimilitarisme français ».

        • LEONARD dit :

          Une armée, c’est fait pour faire la guerre. Ce que vous préconisez, c’est une milice pour le maintien de l’ordre. Ca peut devenir utile, mais avant de dire que c’est nécessaire, rappelez vous de la théorie des effets pervers. Quand vous imaginez une solution, soyez toujours lucide sur ses inconvénients et seulement en connaissance de cause, décidez.

          • Félix GARCIA dit :

            Cela peut en effet être rapidement contre-productif. J’imagine que vous pensez entre autres à DE GAULLE et les FFI pour ce qui est de citer un exemple français.
            C’est pour ça que cela doit être bien prévu. Et seulement en cas de conflit sur le territoire national qui mobiliserait la totalité des armées professionnelles (réserve comprise). Encadré par l’armée.
            Et comment s’assure de ne pas armer une éventuelle « 5ème colonne » ? C’est pour cela que le cas échéant, cela devrait être pensé et organisé en amont.
            Mais bon … armons et équipons convenablement l’armée professionnelle, et cette idée n’aura plus lieux d’être.
            C’est une idée « solution du pauvre » en cas de « prise au dépourvu » lors d’un « fait accompli ».

            Cordialement,
            Félix GARCIA

          • Félix GARCIA dit :

            Et je tiens à faire remarquer que les chasseurs, c’est 1.2 millions de personnes il me semble.
            Plus les autres, ça en fait du monde qui a déjà une idée de ce que c’est de manier une arme, se repérer et crapahuter dans la nature. En plus, on peut moins les suspecter de pas aimer notre terre ^^

            « Le nombre de détenteurs d’un permis de chasser
            On chiffre à 5 millions le nombre total de personnes qui ont passé un jour l’examen du permis de chasser en France. Sur la période 2018-2019, ils sont pour le moment (chiffres du 1er décembre 2019) 25 000 nouveaux chasseurs à avoir passer le permis cette saison.
            Sur ces 5 millions, il y a 1,173 million de chasseurs “actifs”, c’est-à-dire en possession d’un permis de chasse valide en 2019. Le nombre de chasseurs en France fait de notre territoire le pays européen le plus peuplé de chasseurs, devant l’Espagne (980 000) et l’Italie (700 000). »
            https://www.barnes-proprietes-chateaux.com/actualite/nombre-de-chasseurs-france-2018/
            Et je préconise de laisser la police faire son travail, ainsi que la gendarmerie, mais d’appuyer près de la ligne de front, faire monter les volontaires et ceux que le commandement estime capables, au front eux aussi. Les autres pourraient assigner à un rôle de gardiennage. Surtout des infrastructures, le plus loin possible des lieux d’habitation, pour éviter les drames.
            Heureusement, tous les chasseurs ne sont pas agriculteurs, mais malheuresement, un grand nombre le sont, ou dans la filière « agro-alimentaire », donc, maillons essentiels de la vie et du bon fonctionnement du reste …

            Cordialement,
            Félix GARCIA

        • Mat49 dit :

          Merci pour votre réponse exhaustive. L’armée défend à moindre échelle une idée pas trop éloignée de la votre pour sa réserve opérationnelle. Donc elle ne serait pas contre le principe je pense mais elle apporterait des ajustements pour rendre tout cela plus qualitatif notamment au niveau de l’encadrement et de la sélection/formation en amont des volontaires avec recréation d’un maillage territoriale pour mobiliser des unités déjà pré-constituées autour d’anciens cadres pro.

          • Félix GARCIA dit :

            Je me doutais bien que quelque part, je réinventais l’eau tiède ^^

            Cordialement,
            Félix GARCIA

  9. Nasser dit :

    L’idée de vouloir simplifier est bonne.

    La rédaction d’une note pour organiser une sortie terrain ou une séance de tir pourrait avoir la forme d’un formulaire à remplir (comme une demande sillage) dans lequel le chef remplit les données nécessaires. (Effectifs, materiels, emploi du temps etc…)

    On sélectionnerait le paragraphe sécurité (prérempli) en fonction de l’activité (tir missile, parcours nautique, escalade, montagne etc…). Un champ libre supplémentaire servirait au responsable à noter les points particuliers. La rédaction et la mise à jour de ce paragraphe serait à charge des écoles (écoles d’armes, EMHM, CNEC) afin d’être dans les clous et à jour sur la réglementation.

    A la fin, le commandant d’unité signe la version papier ou électronique et ventile.

    La mise en forme de ces notes prend beaucoup de temps, et celles ci sont souvent mal faites (redondances, infos non nécessaires, charte graphique etc…).

    Les évolutions de ces dernières années vont dans ce sens (sillage, concerto, oasisc) et ça marche très bien.

    • Frede6 dit :

      Bonjour,
      Je trouve que vous êtes l’exemple de quelqu’un qui a passé trop de temps au sein du système. N’y voyez pas une attaque personnelle mais à la fin on se retrouve à discuter du format du formulaire. C’est absurde.

      A aucun moment on se pose la question du bien fondé du formulaire ?
      Et si le chef organisait sa sortie comme il l’entend et donnait directement les ordres nécessaires. Le seul préalable étant l’instruction et la diffusion d’un socle commun de bonnes pratiques.
      Est ce impossible à réaliser ? Je suis prêt à entendre des arguments
      Cordialement

      • LEONARD dit :

        Pas impossible. Se pose la question de la responsabilité en cas d’accident. Soit ça devient de la responsabilité personnelle du chef, et il paie toute se vie de sa poche des indemnités à la veuve, ( qui les exigera ), soit c’est l’Institution qui s’en charge, et elle se couvrira en demandant moults pré-requis, validés par autant de paperasse.

        C’est un vrai choix, et ça s’appelle la judiciarisation de la société.

      • Nasser dit :

        Quand on rédige une note, il faut que ce soit propre et exploitable (un minimum…)

        Donc si le chef n’a que le fond à s’occuper et plus la forme, ça lui fait gagner du temps.

      • Frede6 dit :

        Bonjour
        Merci pour ces réponses.
        Je suis aussi pour la simplification. Toutes les initiatives qui permettent de dégager du temps utile à la mission première du soldat sont intéressantes. Même si l’expérience montre que le vide laissé est rapidement comblé par des tâches toutes aussi futiles que chronophages.

        Toutefois est ce que la simplification est à la hauteur des propos tenus par le CEMAT lors de son audition à l’AN. En gros il a sous-entendu que les députés créaient trop de normes.

        A quoi servent les normes ?

        A mon sens elles servent à « protéger »:
        -physiquement, souvent, l’utilisateur final, le consommateur, l’employé, le subordonné…la fontion affichée
        -juridiquement le prescripteur, l’employeur, le chef… la fonction cachée

        C’est tendance de dire qu’il y a trop de normes mais vouloir les supprimer c’est aussi en accepter les conséquences.

        L’absence de « protection » c’est pour le chef effectivement devoir assumer sa responsabilité pleine et entière, c a.d. sans limite prédéfinie, face aux victimes et à la justice.

        La protection juridique offerte par l’Institution se paie aux prix de normes.

        C’est la raison pour laquelle je juge les propos du CEMAT durement. Ils étaient soit inconséquents mais je ne peu pas y croire, soit démagogiques. Je vous laisse juger.
        Cordialement

  10. Frede6 dit :

    Une task force et des officiers simplification…sont des beaux exemples de ce que le Monstre peut engendrer !!!

    Si le CEMAT avait des couilles il supprimerait par exemple toutes les procédures de sécurité sur les champs de tir ou de contrôle des armes et munitions au prix de quelques  » accidents  » qu’il assumerait personnellement face à la justice et aux familles.

    Je crois que la démonstration est faite qu’il s’agit de pure démagogie et que cela n’aboutira à rien de mieux que des changements cosmétiques sur le formulaire CERFA 29057.

    • arnaud dit :

      Comme débilité on ne fait pas pire que vous. Laissez donc les pros travailler et allez faire autre chose .

  11. NRJ dit :

    C’est stylé les anglicismes. Si on avait dit « on fait une équipe de réduction des normes », ça aurait été moins cool que « task force simplification ».

    Après on peut se demander si l’armée est le meilleur endroit pour les simplifications. Il y aura bien la santé avant. Faudrait faire le tri entre :
    Le Ministre de la Santé
    * Le directeur Général de la Santé
    * La direction de Santé Publique France
    * Le Directeur de la Haute Autorité de Santé
    * les Directeurs des Agences Régionales de Santé
    * Le Directeur de l’Agence nationale Sanitaire
    * la Direction de l’Alliance Nationale pour les Sciences de la Vie et de la Santé : Epidémiologie-France
    * Le Centre National de Recherche Scientifique en Virologie Moléculaire
    * L’agence Nationale de sécurité du médicament et de la Santé.

    Et depuis le Coronavirus on a:
    – le Haut Commissariat de lutte contre les Épidémies
    – le Haut Conseil de Veille Sanitaire
    – l’agence Nationale de Sécurité de Logistique Médicale .
    La task force aura suffisamment de travail à simplifier ça.

  12. ptitgris dit :

    Pour les plus anciens, c’est pas le retour de la « MIMOTA » ?

    • Stéphane Leroy dit :

      Ahhh la MIMOTA…
      Quand ils ont mis ça en place, j’ai vu arriver 2 à 3 fois plus de papiers…

    • BOHNER dit :

      La ‘MIMOTA’ était ressentie par la troupe comme la ‘Multiplication Industrielle et Militarisée des Opérations Techniques et Administratives’ bien plus que la ‘MIssion de MOdernisation des Tâches Administratives’… 😉 Arno.

  13. Monbars dit :

    Le 24 août 1914, plus de 27 000 soldats français sont morts en 24 heures. Ce massacre fut en partie expliqué parce que les français n’avaient aucune initiative, ils devaient charger là où s’était prévu par l’État major, même devant un nid de mitrailleuses… avec le capitaine en tête qui, sabre en main ouvrait la charge…. Impossible de changer sans un ordre ferme écrit de l’arrière. Même le capitaine, qui mourrait donc le premier, n’avait pas le droit de modifier l’ordre et l’axe de l’attaque. En revanche, dans l’ armée allemande, un simple sergent, en fonction de l’évènement, pouvait prendre des initiatives pour lui et les autres, afin de se prémunir ou être plus efficace dans sa position.. Bref, ce débat ne date pas d’aujourd’hui.

    • PK dit :

      D’un autre côté, à l’époque, ça n’a pas changé significativement les pertes de part et d’autre…

    • Sinope dit :

      En aucun cas les français n’ont ignoré les principes de base de la guerre et de la tactique. Le taux de pertes élevé en 1914 et 1915 est lié à une sous estimation par les deux camps de la létalité du feux et surtout à l’inexpérience tactique des troupes plus une supériorité en artillerie des allemands qui subissent eux aussi un taux de perte terrible.

      Sachant que ces taux de pertes doivent être mis en proportion avec le nombre d’hommes engagés.

      Même les conférences de Grandmaison pourtant grand apôtre de l’élan français n’ont à aucun moment prôné les absurdités que vous avancez en matière de commandement. Les allemands laissaient carte blanche aux officiers et dans certaines circonstances seulement.

  14. Anonyme dit :

    C’est très bien de le dire, c’est autre chose de le faire. Dans la situation actuelle où il faut blinder toute prise de décision contre d’éventuelles sanctions internes voire (de plus en plus souvent) poursuites judiciaires, il est impensable de simplifier les procédures sauf à exposer les décideurs (du « simple » caporal au général le plus étoilé) à la vindicte judicio-journalistico-populaire au moindre faux-pas. C’est ce qui se passe dans toutes les administrations : l’exemple de l’hôpital cité plus haut est très parlant (autant d’erreurs médicales qu’avant, mais si le médecin ou le chirurgien a bien respecté la procédure et rempli les formulaires, il risque moins vis à vis du conseil de l’ordre ou de la justice). L’exemple du cas de Samuel Paty est également parlant : aucun des responsables du collège ou de l’académie ne seront poursuivi : ils ont respecté le règlement à la lettre. S’ils avaient pris sur eux d »arrondir les angles ou de passer outre certaines directives, ils se retrouveraient aujourd’hui devant le tribunal… A méditer!

  15. Pascal (l'autre) dit :

    En France nous sommes hélas champions du monde toutes catégories dans ce qui est convenu d’appeler les « usines à gaz »! La devise de la France c’est : »Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » Ce qui devrait être une œuvre de salubrité publique serait de faire impérativement le « ménage » dans toutes les lois, décrets, arrêtés ordonnances, règlements et autres normes!

  16. JC dit :

    Et depuis le Coronavirus on a :

    – un haut commissaire de lutte contre les épidémies
    – un président du conseil de veille sanitaire
    – un directeur de l’agence nationale de sécurité de logistique médicale
    sans compter les adjoints, chefs de service ou chefs d’équipe, etc..
    Que voulez vous, on combat le chômage comme on le peut.

    • Luc dit :

      On adore les millefeuilles admistratifs et le pouvoir du stylo à la plus haute autorité trempant dans le merdier…

  17. BOHNER dit :

    Le contrôle interne était devenu le nouveau Credo du Service du Commissariat des Armées au milieu des années 2010. Pour cela le SCA comptait le faire appliquer jusqu’aux niveaux les plus bas, ceux de l’exécutant et de chacune de leurs actions. Sauf qu’il a distribué aux GSBdD – organes d’exécution, non de conception (en principe, comme les corps de troupe !) – des documents illisibles et surtout inexploitables : donnés ‘tout crus’ aux exécutants, ces derniers se retrouvaient dans la situation de la poule devant un couteau : « Qu’est-ce que c’est ? Que dois-je faire ? Comment ? » J’ai passé des heures – essentiellement après 17h30…) à essayer de traduire le document tombé du ciel en outil ‘opérationnel’ ne demandant à l’acteur que de cocher une case, généralement ‘Oui’ ou ‘Non’, avant de signer, au lieu de passer une éternité (relative) à se demander quoi répondre et comment le formuler. Et bien sûr chacun des GSBdD de France et d’OM s’est retrouvé face au même problème, ce qui fait que soit certains chefs n’ont rien apporté comme ‘valeur ajoutée’ et transmis sans explication le pensum à leurs subordonnés (« À eux de se démerder ! »), ce qui fait que non seulement l’objectif du SCA n’a pas été atteint, mais qu’en plus les subordonnés, agents d’exécution, ont perdu un temps fou en plus de leur calme et de leur moral – ou alors chacun des GSBdD a effectué sa propre lecture du zimbrèque nommé « contrôle interne » ce qui fait que les remontées au SCA ont dû être inexploitables parce qu’il était impossible de les comparer. Comme quoi les têtes de chaîne devraient surtout se garder d’avoir des « bonnes idées », ou au moins les « retourner sept fois » dans leur têtes avant d’en empoisonner la base… Arno.

  18. auxsan dit :

    qui a fait une demande SILLAGE pour avoir des éponges pour voir 5 personnes qui valident la commande et les avoir au bout de 2 semaines, lever la main !

    • Belzébuth dit :

      @ Auxsan
      Au moins, vous les avez eu…
      Quand on attendt 4 mois pour des ramettes de papier ente novembre et avril parce que « il n’y a pas de budget »…

  19. simplet dit :

    Enfin ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

    Mais j’ai comme un doute …

    Des individus à l’esprit compliqué, d’une vanité qui masque la vacuité de leur réflexion et de leur action, peuvent-ils simplifier quoi que ce soit ?

    Le problème, dans la simplification, est qu’elle appelle la simplicité. Redoutable écueil pour beaucoup de personnes, qui préféreront « élaborer des réflexions destinées à fournir des axes d’application pratique en vue de réduire l’incidence de complexités à la pertinence incertaine … », et ce sur 300 pages, colloques et réunions.

    Chiche ? les uns et les autres, on commence à simplifier dès maintenant ?

  20. niko dit :

    Lorsque l armee ou l administration (police par exemple) parle avec le sourire de simplification, gagner en efficacite, etc … en language normal ca veut dire … y a plus de pognon, vous allez recevoir de la merde, vos effectifs vont etre reduis etc …..

  21. Wrecker47 dit :

    Task Force ?….Mort de rire !
    Le jour ou PoPov pique sa crise et décide de nousé souhaiter la bonne année é,on retrouvera Le CEMAT et tous les cadres à Kolyma en moins de temps qu’il ne faut pour destocker la Task Force !

  22. Wrecker47 dit :

    Task Force ?….Mort de rire !
    Le jour ou PoPov pique sa crise et décide de nous souhaiter la bonne année ,on retrouvera Le CEMAT et tous les cadres à Kolyma en moins de temps qu’il ne faut pour destocker la Task Force !

  23. Félix GARCIA dit :

    Colonel Bruno Pradines, Institut de Recherche Biomédicales des Armées, Service de Santé des Armées, VITROME, IHU.
    https://www.youtube.com/watch?v=BG1Zya4FzTY