L’horizon semble s’éclaircir pour le drone MALE européen

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136 contributions

  1. basstemp dit :

    Mouais, il a l’air d’avoir mauvaise haleine ce foutu drone … Si la France en a commandé que 4 alors que les MALE sont sensés être un outil primordial dans la lutte contre le terrorisme : C’est qu’il a été évalué comme une belle merde qui nous sera tout sauf utile

    Nous entrons dans une ère ou je pense la top priorité devrait etre donné sur les drones furtifs quand bien même oui je sais, pas besoin d’etre furtif pour la lutte anti-terroriste (quoique … Pour taper en totale surprise au Pakistan ça se discute …) mais les tensions géopolitiques ne cessent de s’accroitre ces dernières années et la avec le covid les états sont tous a cran, le risque de voir apparaitre un véritable conflit symétrique ou quasi symétrique s’est notablement accru pour la décennie 2020-30 et au de la (Chine, Turquie, Pakistan, Inde menacée ect …)

    Pour le reste, je serais d’avis que nous mettions donc la priorité sur un drone furtif de série designé sur les résultats du Neuron quit a devoir faire un partenariat avec les brits a ce sujet … Et que nous continuons a acheter sur étagère du General atomic concernant de futurs MALE a acquérir

    Et aussi mettre l’accent sur les drones tactiques de petite taille, que se soit d’observation directe et des drones « consommables » faisant office de bombe-missiles en étudiant les possibilités d’en modérer les couts

    • oryzons dit :

      4 systèmes cela fait tout de même 12 appareils.

      J’attends de voir les spécification techniques définitives : endurance, rayon d’action, vitesse et altitude opérationnelle, emport, systèmes embarqués. Tant que l’on n’a pas ce genre d’infos il est malgré tout difficile de se prononcer.

      Personnellement j’aurai préféré que l’on mise sur le Patroller et le Stratobus pour le proche futur ainsi que le développement d’un nouveau drone conçu pour opérer en environnement contesté pour un horizon 2030.

      Et si besoin de tuilage négo avec General Atomics pour des Reaper qui embarquent nos systèmes.

      Là outre le fait d’être potentiellement les dindons de la farce d’un point de vue industriel, ce qui me parait de plus en plus évident étant donné que c’est notre ministre qui leur a mis la pression, j’ai bien peur qu’on soit sur un drone au final intéressant mais avec 20 ans de retard !

      • Raspoutine dit :

        Quand chez Airbus l’on indique « une offre juste et raisonnable pour les deux parties, tant pour le client que pour l’industrie  » … ça sent effectivement le compromis politique de facade destiné à un programme industriel qui tient plus du symbole que d’une réelle volonté du constructeur de lancer une véritable famille de vecteurs.
        Perso, ce MALE je ne vois pas comment il pourrait être utilisé en environnement « constesté » comme y disent…
        Et la cible de dotation pour la France tenant en compte le maintien de MQ9 Reaper pendant encore un moment n’est pas vraiment de bon augure …
        Se réserverait-on pour les systèmes d' »après » associés au SCAF ?

      • NRJ dit :

        @oryzons
        100% d’accord. Il aurait fallu au maximum sur le Patroller, un drone bon marché et avec des performances qui lui permettent de rivaliser avec un drone Male.
        On a perdu les drones Male quand on a abandonné le Talarion en 2009. Maintenant on essaye d’égaler les Reaper avec 15 ans de retard, mais on est dépassé. On a raté le coche. Les industriels l’ont d’ailleurs bien compris et Airbus n’hésite pas à mettre des chiffres cohérents, même si le mindef les considère comme trop élevé.

    • Passager (l'original) dit :

      4 systèmes, soit 12 drones. C’est quand même autre chose que 4 drones et ça coûte plus chère.

    • NRJ dit :

      @basstemp
      « Si la France en a commandé que 4 « . L’article dit que la France a commandé 7 systèmes. Ca fait 21 drones en tout.

      Avoir des drones furtifs ne serait pas une mauvais idée. Mais là, je pense que vous vous leurrez. Les UCAV ne sont pas du tout taillés pour l’endurance. Donc vous risquez d’avoir un drone pas assez furtif pour taper des radars ennemis et pas assez endurant pour rester suffisamment longtemps sur zone. Et si c’est simplement pour frapper une maison au Pakistan sans avoir à faire de surveillance, un missile de croisière suffit 😉

    • FredericA dit :

      @basstemp : « Si la France en a commandé que 4 alors que les MALE… C’est qu’il a été évalué comme une belle merde qui nous sera tout sauf utile »
      .
      C’est peut être tout simplement parce que nous avons besoin de drones maintenant et que le drone européen sera livrable en 2030, non ?
      .
      « je serais d’avis que nous mettions donc la priorité sur un drone furtif de série designé sur les résultats du Neuron quit a devoir faire un partenariat avec les brits a ce sujet »
      .
      Ce ne sont les Brits qui ont sabordé les travaux entamé avec la France sur les drones de combat ? https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_combat_a%C3%A9rien_du_futur#Programme_franco-britannique_(2012-2018)

    • Fred dit :

      @ basstemp

      Un drone de type « Neurone » n’est pas du tout taillé pour tenir l’air longtemps, c’est un démonstrateur de drone de combat.

      Noter que l’Eurodrone est un intermédiaire entre Male et Hale, nativement adapté à l’espace aérien européen (très encombré).

      Ne pas oublier le Patroller de Safran dans l’équation de l’équipement ; « tactique »(?) capable de vols de 24 heures avec Cuge et optronique et d’être équipé en roquettes ou MMP.

      • igor340 dit :

        Fred, notre Patroller capable de vols de 24 heures??? avec tout l’emport que vous évoquez??? sorry mais là il faut qu’on retourne sur CATIA car la machine n’est pas du tout conçu pour ça… il est et restera tactique justement… ce sera une bonne bécane mais ne lui faites pas dire ce qu’elle ne pourra jamais faire….sinon déception assurée…. vous évoquez le fait qu’il y ait un (voire plusieurs) trous dans la raquette….là dessus nous sommes en accord.

        • oryzons dit :

          Safran annonce 20h avec un payload de 250 kg.

          https://www.safran-electronics-defense.com/aerospace/uav-systems/patroller-systems

          La partie optronique sera assurée par l’Euroflir 410 qui promet d’être un concentrée de techno et pèsera 57 kg.

          Il reste donc environ 200 kg. Le MMP dans sa version terrestre pèse 11kg, je ne sais pas quel poids il fera en version aéro, mais je te laisse faire les calculs pour voir combien il est possible d’en emporter.

        • Fred dit :

          @ igor340

          À mon sens, pas de trou dans la raquette, au contraire : la France dispose et disposera du MQ-9 qui correspond parfaitement à la définition d’un Male. l’Eurodrone ET le Patroller viendront appuyer cette capacité.

          Il s’agit dans mon esprit d’un déplacement capacitaire des segments vers le haut.
          – Eurodrone ayant la capacité d’emporter un puissant radar à ouverture synthétique à haute altitude, caractéristique d’un Hale mais sans les inconvénients du RQ-4 (4 heures pour monter en altitude, impossible de décoller par mauvais temps, mal à l’aise à moyenne altitude/mauvaise météo, « seulement » 32 heures de vol). Tout en ayant de très bonnes performance pour un Male : endurance, et capacité d’emport (exceptionnelle).
          – Patroller qui est un drone de combat tactique, mais qui se rapproche des caractéristiques d’un Male au niveau endurance et certification AESA. Son coût réduit (on peut supposer) en fait un bon client pour une guerre de haute intensité consommatrice de matériels.*

          En somme un nouvel équilibre, un nouveau paradigme pas idiot.
          .
          .
          * Drones consommables, drones suicides … Face à des moyens de guerre électronique conséquents, il faut tout de même opposer un minimum de sophistication. Pas sûr que les drone qui ont brillé récemment puissent aussi bien s’opposer à un adversaire bien équipé en moyens de défense dans l’éther.

      • Carin dit :

        @Fred
        14 heures pour le Patroler! A moins de lui coller 2 bidons.. ou mieux 2 réservoirs conformes, mais pas trop lourds parce que le poids sera pris sur les armes!!

  2. fgnico dit :

    aurons nous le droit plutôt l’autorisation, de s’en servir ?? après avoir payé  » nos amis ;; humm » d’outre Rhin

  3. oryzons dit :

    Alors déjà que je ne suis pas convaincu par ce programme, autant à un moment il va falloir arrêter le délire.
    Quelle retour industriel pour la France ?
    Si Thalès et Safran en sont pas choisis je ne vois pas l’intérêt.
    Je ne sais même pas ce que fait Dassault dans le montage.

    Enfin si le partage est fait en fonction des prévisions cad 7 All, 5 Ital, 4 Esp, 4 Fra on va encore se faire enfumer.
    Par ce que le côté je prévois d’en acheter 7 donc le montage se fait chez moi, puis 3 ans plus tard, finalement je vais en prendre 6, puis 2 ans plus tard finalement soyons raisonnables, ce sera finalement 5.

    • JC dit :

      Habituel chez notre conjoint européen. Les allemands ont du métier de ce côtélà.

    • fgnico dit :

      tiens enfin qqun de réaliste
      tout feu tout flamme, mais Dassault, Safran Thalès et nous les françaouis passez à la caisse

    • aramis dit :

      Quel intérêt ? Aucun. Dassault n’est là que pour le design de la cellule. La France finance seulement l’industrie allemande : c’est un projet Macron pour renforcer la foi et l’émerveillement des populations dans l’UE. Je ne sais pas à quelle hauteur s’élève la participation financière française dans ce projet allemand. Mais je suis sûr que la note sera très salée. On cause quand même de milliards d’euros.

    • rafi77 dit :

      Et oui, c’est toujours comme ça que les teutons enfument tout le monde pour avoir la plus grosse part du gâteau…….Pourquoi arrêteraient-ils, puisqu’on continue de s’écraser……On a les politiques qu’on mérite, c’est tout.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Tout n’est pas encore annoncé, en particulier la motorisation.

      • aramis dit :

        je prends les paris : MTU

        • Aymard de Ledonner dit :

          MTU peut participer mais ne peut pas construire un moteur tout seul. Ils ne sont pas mauvais mais restent des sous-traitants.

        • Alain d dit :

          @aramis
          Et avec quelle motorisation?
          De mémoire, y’a rien sur les étagères pour les airs.
          Un moteur de blindé, ca ne va pas le faire.
          Comme pour le SCAF, MTU seul = 00/20

          • Alpha dit :

            Pour les moteurs, tout va se décider entre un turbopropulseur américain développé par General Electric (GE), le « Catalyst » …
            Et Safran HE qui propose le Ardiden TP3, en collaboration avec les allemands MT-Propeller, ZF Luftfahrttecchnick, l’italien Piaggio et l’espagnol ITP…
            Bien évidemment, et fort logiquement, beaucoup poussent pour avoir de « l’ITAR Free »… 😉

    • Fred dit :

      @ oryzons

      J’ose espérer que la stratégie allemande concernant l’A400-M soit contractuellement désormais impossible sans pénalités ; pour autant qu’elle ne le fût jamais : on a pu lire entre les lignes que cela ne passât pas sans frais pour eux ; pratique grossière et déloyale, ça ne pouvait pas passer entre partenaires.

      P.S. SVP, ne nous refaites pas ENCORE une fois la Ligne bleue des Vosges surannée + option grossièretés gratuites.
      [cela ne s’adresse pas à toi, oryzons]

    • Vinz dit :

      je ne suis pas certain que l’essentiel du coût d’un drone soit dans sa cellule et motorisation.

      Thales et Safran ne sont réputés dans aucun de ces deux domaines en tout cas.

  4. MAS 36 dit :

    Tout ça pour 4 drones ??? Avec les évolutions de l’IA on peut se demander si les équipements ne seront pas obsolètes pour une livraison en 2030, voire plus comme d’habitude.

    • oryzons dit :

      4 systèmes donc 12 drones.

    • LEONARD dit :

      Relisez:
      4 systèmes de 3 drones, soit 12 machines.
      D’accord sur la discordance de temps: A une période d’accélération numérique, la temporalité de définition/décision/construction rend les systèmes dépassés à (trop) court terme.

    • FredericA dit :

      @MAS 36 : « Tout ça pour 4 drones ??? »
      .
      L’article parle de quatre SYSTEMES de trois drones chacun soit douze drones au total. Pour ce qui est de l’IA, je ne vois pas pourquoi les équipements ne pourraient pas l’intégrer. Vous pensez vraiment que l’on va installer un équipement conçu en 2020 sur un appareil livrable en 2030 ?

      • Taboulé dit :

        Ce ne serait pas la première fois … exemple certains composants Leclerc ou Rafale qui ont dû être remplacés après, bien après …

    • Dimitri dit :

      4 systèmes d’eurodrone. Un système c’est un lot de 3 drones. Soit un total de 12 drones pour la France.

    • 에르메스 dit :

      4 Systèmes, pas drones. Ca sous entend la station sol + 3 drones.

    • Titispv dit :

      4 systèmes dont 12 drones

    • Orion dit :

      (4 systèmes) x ( 3 drones par système) = 12 drones

    • Wagdoox dit :

      4 systèmes de 3 drones chacun donc 12 drones et 4 centres de commandement.

    • Gunner08 dit :

      Ce n est pas 4 drones, mais 4 systèmes de drones. Un système étant composé de 3 drones, la France ferait l’acquisition de 12 exemplaires. Ce n’est pas beaucoup je l accorde mais bon, on fait avec ce qu on a…..

    • Arc dit :

      4 Système de 3drones donc 12 au total.
      Après pour la dispo réel on verra

    • Lucas dit :

      12. 4 Systèmes = 12 drones

    • EchoDelta dit :

      4 systèmes soit 12 drones quand même…
      Mais c’est vrai que c’est tout un foin pour du consommable en cas de conflit.

    • Fred dit :

      @ MAS 36

      l’IA est assez indépendante du vecteur, non ?

    • Moddus dit :

      12 drones, 4 systèmes, chaque système est composé de 3 drones.

      Ensuite, on ne peut pas défendre l’Europe de la défense sans arrêt et râler parce que ça prend un peu de temps de le faire soi-même. C’est une excellente base pour acquérir les savoir faire pour d’autre système de drone dans le futur.

  5. Alain d dit :

    Le rythme, faut accélérer, parce que je vois bien le drone MALE de l’UE être industrialisé 5 années après le remplaçant américain, au regard des lenteurs et des temps déjà perdus dans d’autres programmes européens : SCAF, Aster30+, MGCS.
    Le MALE de l’UE, il a déjà perdu 5 années avant d’être positionné sur le ligne de départ, à ce rythme, il sera peut-être opérationnel vers 2050?
    L’idéal pour exporter, c’est déjà de proposer le matériel en premier, et au pire en même temps que le principal conçurent pour l’espace occidental, et là, je ne le sens pas du tout.

    • Ion 5 dit :

      @ Alain

      Exact , il faut avancer dans la vie…

      Même en mode projet, il y a un temps pour la réflexion, un temps pour l’action. Le temps de la réflexion est largement passé, là il faut commencer à travailler!*

      Comme vous le dite, nous n’avons que trop pris de retard…

      Ce n’est pas le drone que certains voulaient, et …alors? Je n’ai PEUT-ETRE pas le président que je voulais, le député que je voulais, le maire que je voulais, le président du conseil syndical que je voulais, le chef de service que je voulais etc, MAIS, ça ne m’empêche aucunement de vivre ET de progresser!

  6. 2 moteurs voulu par les Allemands, c’est pour pouvoir voler dans les couloirs civile, non ?

    • Desty dit :

      Pour survoler des zones peuplées par leurs concitoyens à faible risque. Ils veulent un drone pour fliquer leur population pas pour la tuer !

  7. Michel dit :

    Vu le montage industriel à se demander si malheureusement il ne faut acheter Américain voir Israelien, plus il y a de pays dans un programme plus il coutent cher, le risque de tenu des délais est encore plus élevé comme nous disions dans mon ancien « métier » plus il y de partenaires sur un programme plus c’est cher et le prix augmente à la racine carrée du nombre de pays participants…..

  8. 에르메스 dit :

    4 Systèmes, pas drones.
    Ca sous entend la station sol + 3 drones.

  9. patex dit :

    Ce serait intéressant de connaître la part française du programme. Sans doute la partie propulsion, au moins pour les appareils français, il me semble inconcevable de laisser celà à un motoriste américain. Mais quid de la partie systèmes embarqués?

  10. Plusdepognon dit :

    L’Espagne vient de recevoir 2 Reaper block 5 et certains des nôtres se poseront au Sahel ce mois-ci.
    https://www.intelligenceonline.fr/renseignement-d-etat/2020/11/18/les-nouveaux-reaper-arriveront-a-niamey-pour-noel,109621979-art

    D’ailleurs les espagnols sont venus se former en France :
    https://www.air-cosmos.com/article/reaper-des-quipages-espagnols-viennent-se-former-en-france-22777

    General Atomics règne sans partage en Europe :
    https://www.rfi.fr/fr/europe/20190513-reaper-sahel-levant-drones-amerique-arment-europe

    D’où la petite leçon de choses donnée dernièrement :
    https://www.air-cosmos.com/article/general-atomics-dtaille-sa-vision-du-march-des-drones-male-23734

  11. Frede6 dit :

    Il fut un temps où c’est la France qui pilotait Airbus et avait la haute main sur les activités défense. Mais ça c’était avant..
    .

    • oryzons dit :

      Sur la partie civile oui.

      La partie militaire a toujours été nettement allemande sauf sur les hélicos.
      Les avions de combat français sont issus de Dassault, les équipements spaciaux de Thalès.
      Si on veut un Airbus plus français sur la partie militaire et spaciale, il faut fusionner celle-ci avec Dassault et Thalès.

  12. Emixam dit :

    Je ho il faut lire la France veux commander 4 système pas 4 drones.
    C’est écrit 1 système = 3 drones donc 12 drones pour la France.

  13. Nexterience dit :

    Un drone ni assez furtif , ni consommable pour la guerre high tech. Donc pour la guerre asymétrique en 2040?
    A mon avis, ces 4 drones soumis à l’attrition et au taux de dispo révèlent que nous respecterons notre engagement face aux partenaires au strict minimum.
    Ce drone semble politique et pour des drones tactiques, nous comptons plus sur l’arlésienne Sagem Patroller et, pour la guerre high tech, les remote carriers.

    • aramis dit :

      « ce drone semble politique »
      Plus précisément idéologique (Eurolâtrie de notre classe politique) du moins côté français. Ce qui annonce – pour nous – un désastre comme dans la quasi-totalité des projets sensés faire passer l’idéologie dans le réel.

  14. AirTatoo dit :

    Le niveau est haut… La France c’est 4 systèmes soit —- 12 drones —
    On verra si en 2030, on parle encore drone et pas de Wingman plus proche du Neuron que du Predator.

  15. Wagdoox dit :

    Donc quand on fait une critique sur le drone qui aura une endurance comparable a la concurrence actuelle (sans parler de celle de 2030) les industriels répondent que pas du tout, les capteurs …. bon ca commence tres mal.
    Ensuite toujours sur l’origine des moteurs européens ou américains ? Au final ?
    2029 c’est une blague ? Si on fait pareil pour le nfg (et je suis certains que ce sera pire au vu des sommes en jeu et complexité) le rafale restera en premiere ligne seul jusqu’en 2055.
    Bref ca coute moins cher er vive l’europe, tant qu’on regarde pas la realite tout va bien

  16. Arthur dit :

    Un système = 3 drones donc 4 x 3 = 12 drones soit autant que le nombre de Reaper que l’Armée de l’Air possède déjà.

  17. albatros24 dit :

    Autant développer le Neuron de Dassault, drone furtif avec de l’intelligence artificielle…on ira plus vite en sautant la génération des drones Reaper
    Et cela sera naturellement associé au SCAF fabriqué en France en plus, donc sans un véto de l’Allemagne…

    • Fred dit :

      @ albatros24

      Plus vite (mach 0,8) mais beauuuuuuucoup moins loin et moins longtemps avec le Neuron.

      Cahier des charges du Neuron : « pouvoir exécuter une mission air-sol automatisée insérée dans un réseau C4I d’une durée de 100 min à 100 km de sa base d’opération ».

      Pas du tout le même type d’appareil.
      Albatros et Pie-grièche écorcheur : pas le même combat, pas la même niche écologique ;o)

  18. philbeau dit :

    C’est quand même incroyable qu’on n’ait , encore maintenant , aucune information sur les capacités et les missions officielles de ce projet…Ne serait-ce que pour faire des comparaisons.Là où le bât blesse ?

    • Wagdoox dit :

      On les a
      Même temps sur place que les reapers.
      2,3 d’emport. Capacité à s’intégrer au traffic civil…

    • vrai_chasseur dit :

      @Philbeau
      on n’en est qu’au stade de la préétude finalisée (SRR pour System Requirements Review), et gérée par l’OCCAR…
      Heureusement qu’il n’y a pour l’instant que 4 mains sur le volant pour conduire, F, D, I et SP.
      On connaît les profils généraux de missions, c’est un ‘best-of’ des défunts programmes précédents : Talarion, Telemos, Voltigeur français qui était un TP Heron israélien adapté, et bien sûr Reaper. C’est du ISTAR avec variété de payloads y compris désignation de cibles – ce point n’est pas anodin, il ouvre la voie aux frappes air-sol en réseau et aussi directes (demande de plusieurs états dont la France).
      D’autre part contrairement à la légende urbaine les 2 moteurs ne sont pas une lubie allemande mais une conséquence de la demande de pouvoir insérer le drone dans le trafic aérien européen. Ce qui oblige à se conformer à la règlementation sur la sécurité de la navigation aérienne civile (spécifiée pour la motorisation en fiabilité MTBF et % de taux de panne moteur en vol)…. mais ce design bimoteur n’est pas définitif, il doit faire l’objet de compléments d’étude.
      NB l’exigence de la sécurité civile pour des aéronefs militaires est un ‘déboire’ qui est également arrivé à l’a400m. Le fait qu’il puisse transporter des passagers (et pas seulement des parachutistes) a obligé Airbus à le rendre conforme à la certification de navigabilité et de sécurité aérienne analogue à celle des avions de lignes commerciaux. Une des (nombreuses) causes de retard du projet à l’époque.

      • oryzons dit :

        Vous êtes sûrs de vous ?

        Sauf erreur de ma part, le Patroller aussi doit s’insérer dans le traffic civil et ne comprend pourtant qu’un seul moteur.

        S’il y a un deuxième moteur, il doit amener des capacités supplémentaire : emport, endurance, rayon d’action.
        Sinon à quoi bon ?

        • vrai_chasseur dit :

          @oxyzons
          Le patroller n’est pas (encore) qualifié pour l’insertion dans le trafic civil. Il a simplement démontré sa capacité à s’insérer dans la phase terminale : c’est-à-dire l’approche aéroport civil en phase d’atterrissage, selon les exigences du contrôle aérien. L’insertion complète dans le trafic civil c’est un peu plus que ça.
          Pour ça il a dû démontrer qu’il pouvait répondre à 2 points importants : un système de détection anti-coliision automatique et la capacité à effectuer une manœuvre d’évitement d’urgence. Ce qu’il a fait (avec brio) à Toulouse Blagnac en essais en 2014 : pour le tester on lui a envoyé un plastron radio-guidé en approche collision pendant qu’il atterrissait. Et il a su réagir selon le scénario prévu.
          Vous trouverez cela relaté ici http://www.safran-group.com/fr/media/20141120_sagem-demontre-avec-succes-la-capacite-dintegration-du-drone-patroller-dans-lespace-aerien-civil
          Pour le RPAS le bimoteur apporte bien entendu l’allonge et le surcroît de puissance, comme vous l’indiquez très justement. Mais il répond avant tout au MTBF vol moteur. A nouveau, c’est un concept qui peut évoluer, car il apporte aussi une rallonge à la facture … et ça, ça fait bouger les lignes.

      • philbeau dit :

        Vous auriez des liens avec tout ça ? Parce que ce que vous énumérez , c’est plutôt un cahier des charges …

        • vrai_chasseur dit :

          @philbeau
          il y a eu un lien sur le site de l’OCCAR avec un pdf mais malheureusement il a été retiré.

        • vrai_chasseur dit :

          @Philbeau
          En complément
          les industriels sont en train de définir le drone lui-même et son ISTAR donc on trouve très peu d’informations. Le site de Leonardo donne quelques caractéristiques générales, dont l’ATI (Air Traffic Integration) complète, de jour et de nuit car le RPAS doit aussi faire des missions de surveillance civile.
          cf http://www.leonardocompany.com/en/products/male-rpas
          il faut alors déduire tout ce que cela implique en conséquences techniques.
          Un point important est : le drone européen, armé ou non ?
          On trouve très peu de documentation dessus, le dossier est sensible chez certains états membres soucieux de ménager leurs opinions publiques sur ce thème ‘droit-de-l’hommiste’. A noter que l’EU tient une position claire dessus : on arme les drones. Ce point est acquis par le Conseil de l’Europe dès 2017.
          Dans l’esprit, le Conseil considère cela comme un acquis nécessaire devant certaines menaces asymétriques (le terrorisme au Sahel débordant sur l’Europe par le sud est explicitement cité). Il souhaite simplement réglementer le fait que les états membres se dotent de règles d’engagement claires évitant les pertes civiles.
          Du coup l’information est un peu ‘planquée’ dans le nuage des docs européennes, on ne fait pas trop de publicité sur le fait qu’on arme les drones. Néanmoins on trouve une mention ici :
          http://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/STUD/2017/578032/EXPO_STU(2017)578032_EN.pdf
          page 26 paragraphe ‘Operative text’.

  19. tikotiko dit :

    Bonsoir, ce sont 4 systèmes de drone soit 12 drones qui seront commandés ( 3 drones par système )

  20. Max dit :

    Dassault et le nEUROn avait frappé fort avec cette aile volante tant dans le concept industriel d’intégration des divers intervenants .

  21. Lothringer dit :

    assemblés en Allemagne « par soucis d’efficacité »…la bonne blague.
    Si les Teutons sont aussi efficaces qu’ils l’ont étés pour les câblages électriques de l’A380, on n’est pas sortis de la mouise.
    Non sans blague, autant de milliards pour 20 systèmes de 3 drones.
    En réalité, oui les Teutons diminueront leur commandes une fois que le programme aura atteint le point de non-retour. Ils ont déjà fait le coup dans le passé, et ils recommencent. Tout çà juste pour obtenir la partie industrielle sur leur sol. Et aussi obtenir un financement européen (…donc les autres) pour une montée en compétence technique (Airbus-Défense est piloté par les Allemands) qui leur profitera à eux. Ils nous font le coup depuis 50 ans et on continue à marcher avec eux et Mitterand fut le plus mauvais à ce jeu au nom de son idéal européen.

    • Jack dit :

      Lothringer : « assemblés en Allemagne « par soucis d’efficacité »…la bonne blague. Si les Teutons sont aussi efficaces qu’ils l’ont étés pour les câblages électriques de l’A380, on n’est pas sortis de la mouise. »
      .
      A un moment, il faut arrêter de critiquer dans TOUS les sens :
      – La chaine d’assemblage du Typhoon est disséminée entre la GB, l’italie, l’Espagne, l’Allemagne… => C’est de la m.rde !!!
      – La chaine d’assemblage de l’eurodrone est centralisée en Allemagne… => C’est de la m.rde !!!
      .
      On fait quoi, alors 😮 !?

      • NRJ dit :

        @jack
        Je suppose que les allemands sont tellement mauvais que c’est pour cette raison qu’ils se débrouillent bien mieux que nous industriellement….

        • Alpha dit :

          Vous prenez un très mauvais exemple en parlant de l’industrie…
          Si la France est désindustrialisée, c’est surtout à cause d’une volonté, ou plutôt d’une non volonté d’ailleurs, politique, ce n’est pas une question de compétence..
          D’ailleurs, si on prend l’exemple de notre industrie de défense, on se débrouille beaucoup mieux qu’eux : Beaucoup plus dynamique que la leur, et surtout, nous occupons presque toutes les niches… Pas eux.

          • NRJ dit :

            @Alpha
            L’un des avantages majeurs de l’Allemagne, c’est ses techniciens qualifiés. Ils forment en masse des techniciens supérieurs de bonne qualité. Chez nous, c’est les cancres que l’on envoie faire de l’apprentissage et des alternances.

            C’est marrant que vous parliez de dynamisme dans l’industrie alors qu’on voit un échec patent et manifeste aujourd’hui: notre géant Sanofi a admis être complètement dépassé sur les vaccins, ne prévoyant pas de commercialisation avant fin 2021, alors l’alliance Biontech/Pfizer (précision: Pfizer n’a fait que de la commercialisation, la technologie et l’expertise sur les vaccins à ARN messager viennent de l’allemand BioNTech) a délivré ses premiers vaccins.

            Mais une chose est sure: les industriels préfèrent faire les choses en Allemagne où le travail est peut-être légèrement moins bien fait qu’en France où ça coutera une fortune pour obtenir des résultats.

            C’est bien d’être chauvin, mais il ne faut pas pour autant forcément prendre les autres pour des imbéciles non plus…

      • aramis dit :

        On ne participe pas à un « projet européen » – dans les faits exclusivement allemand – qui ne nous rapporte rien. Le seul apport français est financier (comme celui de tous les autres d’ailleurs). Dassault n’étant là que pour faire le design de la machine.

      • Michel dit :

        Une chaine d’assemblage doit etre dans un seul pays tout au moins sur la parti aéro, pour toute l’électronique (radar, capteur, senseurs etc….) je ne vois que Thales et MBDA Leonardo !
        Sur les drones Français je pense que cela sera du Thales MBDA , apres aux autres de faire leur marché ou ils le veulent , et ils se débrouillent pour les intégrer.
        Pour moi il est hors de question de confier le savoir faire français dans l’intégration de ces équipements car c’est un système complet, en particulier aux Allemands, car ils sont capables de tout « pomper » et faire de l’export sans nous demander notre avis Pour moi en Europe hors UK :
        Les systémiers électronique sont que quatre Thales, Leonardo, Saab Defense et MBDA.

    • oryzons dit :

      On verra ce qu’il en sera.
      Peut-être que pour « l’efficacité » cette fois-ci ce sera Safran qui fera intégralement le moteur, et non pas un espèce de mic-mac avec du MTU par ci, du RR par là, le tout saupoudré d’un peu d’Avio.
      Pour les capteurs je pense que cela risque d’être Léonardo, ou alors chaque pays sera libre d’incorporer ses sollutions.
      Reste toute la partie Design et électronique où j’imagine mal que ce ne soit pas Dassault (sinon ils servent à rien) et Thalès.
      Du coup pour que les allemands s’y retrouve ils fabriqueront aussi les ailes.

      En tous les cas j’espère que l’on sera plus vigilant sur nos intérêts qu’avec l’A400M.

      • aramis dit :

        Pour la motorisation oubliez Safran. Ce sera le « mic mac » à un détail près peut-être : en lieu et place de Rolls Royce je pense plutôt Dornier.
        Pour ce qui concerne la vigilance sur nos intérêts oubliez aussi.

      • Michel dit :

        Les capteurs Leonardo pour la France j’ai un doute car pour tout le système électronique ils faut un systémier et dans ce domaine Thales est le mieux placé en terme de compétence car c’est lui qui fourni l’ensemble sur le Rafale,les italiens ne sont pas dans le SCAF donc Leonardo ?

    • philbeau dit :

      Vous avez tout dit ! Le pire , c’est que tout le monde le sait , et que nos responsables font semblant de ne pas voir . Quand l’excuse politique atteint de tels niveaux , c’est une faute . Mais pourquoi les allemands se gêneraient-il ? Tout ce qui compte dans l’UE se plient à leurs décisions .

  22. Thierry dit :

    Une attente de 15 ans pour 4 eurodrones ???????
    ils se fichent carrément de nous, la farce continue de plus belle, l’Europe a désormais deux décennies de retard sur les USA !

    Qui a entendu parler des munitions vagabondes ? voyez plutôt :

    https://www.meta-defense.fr/2020/12/10/lus-marines-corps-veut-des-munitions-vagabondes-legeres-dans-ses-unites-dinfanterie/

    Encore un domaine ou la France comme l’Europe est passé totalement à coté sans rien voir… ils font preuve d’un consternante régularité dans la médiocrité.

    • Jack dit :

      Bah… Si j’en crois le lien que VOUS avez ajouté, les USA sont également « … passé totalement à côté sans rien voir et font preuve d’une consternante régularité dans la médiocrité. » LOL

      • Thierry dit :

        Vous n’avez dû lire qu’une ligne sur trois et seulement en diagonale du texte…

        essayez de colorier les consonnes en rouge et les voyelles en vert ça aidera à voir plus clair

  23. Czar dit :

    je ne comprends pas, on ne connaît pas exactement la part industrielle française dans ce programme ? et si nous n’y sommes pas associés – ou marginalement – pourquoi faire ce choix assez coûteux ?

    la coopération européenne n’a d’intérêt pour nous que si nous y sommes partie prenante au premier chef

  24. Parabellum dit :

    Et à la fin le mathos est allemand …et sans doute pas top .airbus n a pas la fibre mili et peu de créativité maintenant.on ferait mieux de demander à dassault ou autre boîte française de sortir un drone stratégique et des missiles…dassault avait conçu l ancêtre des jericho israéliens et du regretté programme hades…il est temps de devenir autonome plutôt que de nous fair avoir dans ces machins europeiste.seraient ils armes d ailleurs..

  25. Auguste dit :

    On voulait un drone avec un moteur pour le Sahel,les Allemands voulaient un drone avec deux moteurs pour survoler leur pays:c’est les Allemands qui ont gagné.(sauf erreur)
    Je repense au nouveau PA.
    D’ici 15 ou 20 ans,à la vitesse ou va le progrès en ce domaine,est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux le remplir de drones plutôt que d’avions?.Et même aujourd’hui,ne seraient-ils pas utiles sur le Charles de Gaulle?.Avis de non-sachant.

    • oryzons dit :

      Il est déjà forcément prévu des drones pour ce PA, puisque celui-ci embarquera des NGF et que ceux-ci travailleront en réseau avec des drones notemment.
      Ce qui n’est pas défini c’est quel type de drone exactement.

      Pour l’histoire des deux moteurs, attendons de connaitre les specs définitives.

  26. Celtibère dit :

    Si l’horizon s’éclaircit pour ce drone, il semble au contraire s’obscurcir en ce qui concerne l’avenir de notre nation et sa capacité à faire face aux menaces, et en particulier celle que présente l’islam. Je veux parler de l’affaire de l’exclusion de la jeune Mia du lycée militaire où elle avait été placée après les menaces dont elle fait l’objet de la part de nos ennemis sarrasins. J’aborde cette affaire parce que manifestement cela n’intéresse pas notre « webmaster »de Zone Militaire. Pourtant, si cette affaire se confirme, non seulement elle jette la honte sur notre institution, mais elle est aussi d’une grande importance pour la compréhension de l’état d’esprit qui règne actuellement parmi nos « élites « dégénérées et ceux qui les servent comme le proviseur de ce lycée. Quel lycée? il n’y en a que six, et sachant que cette jeune fille est de l’Isère, on se doute un peu de quel établissement il s’agit. Je ne m’étendrais pas sur le nom de ce lycée et sur celui de l’armée qu’il est censé représenter, mais ce lien ne m’étonne pas trop. Dernière interrogation, à quoi ça sert d’avoir des drones efficaces, des avions surarmés, des équipements militaire au top si ceux qui sont censés commander leur mise en œuvre se terrent comme des rats sous prétexte que l’ennemi est parmi nous? Ça ne vous rappelle rien ? moi si, un certain juin 1940.

    • ekiM dit :

      Quand on est dans un lycée militaire, on ne se teint pas les cheveux en rose, on apprend la discipline et on reste à sa place.

      L’exclusion est parfaitement méritée et, en premier lieu, elle a pris la place d’une jeune fille certainement bien plus motivée.

      • Czar dit :

        dixit un krotoku qui se cherche un alibi moral pour expliquer qu’une gamine est terrée dans son propre pays parce que des larves dans ton genre sont incapables d e protéger son droit à la liberté d’expression

    • oryzons dit :

      On verra ce qu’il se passe.

      Mais l’institution militaire n’a pas aimé que la jeune fille en question révèle publiquement exactement où elle était scolarisée.
      Je veux dire quand tu reçois des menaces, y compris des menaces de mort, que l’on te met à l’abris spécifiquement, et que derrière tu fais un live chat en disant « coucou, je pense toujours ce que je pense et maintenant je suis ici ! », ceux qui dirigent l’établissement peuvent aussi l’avoir mauvaise, et surtout s’ils lui avaient demandé de spécifiquement ne pas faire ça.
      Je n’ai rien contre cette jeune fille, qui a totalement le droit d’avoir ses opinions sur l’Islam, mais à un moment donné faire preuve d’un peu de bon sens et de pragmatisme, c’est bien aussi.

  27. Math dit :

    Bon, c’est pas brillant en terme de délais et de prix, mais imaginez que vous êtes américains, que vos chantiers vous fournissent un LCS et que vous payez pour ça… Imaginez que votre pays a englouti 1500 mds pour une dinde volante, qui ne peut passer le mur du son plus de 40 secondes avant d’être mise à la ferraille… Imaginez attendre le Tejas depuis 25 à 30 ans… Imaginez que vous êtes chinois et que tous les ans on vous dit que vous aurez bientôt un réacteur. Imaginez qu’on vous annonce 200 sukhoi 57 et que vos armées en reçoivent 10 ou 12. Les programmes moyens n’arrivent pas que chez nous. La probabilité que l’on opère en Afrique dans 10 ans existe. Ce drone n’est pas la solution pour la haute intensité, ok. Alors limitons les frais et concevons la suite.

  28. Flo dit :

    Si Dassault avait eu le feu vert de la France pour construire son drone MALE toute seule on serait équipé beaucoup plus tôt et surtout de manière plus qualitative…
    Je lis dans l’article que ce sera assemblé en Allemagne « pour plus d’efficacité », ok, quelle est l’expérience de l’Allemagne dans la conception d’aéronefs en comparaison avec la France ?

    • Thierry dit :

      Dassault aurait vendu aussi les drones de l’armée française à des pays étrangers comme il le fait avec le Rafale et l’on en serait exatement au même point aujourd’hui.

      la stratégie industrielle de Dassault vise un désengagement des contrats militaire pour d’autres secteurs d’activités civile, il ne met plus un centime dans ses chaines de production militaire, même quand les commandes affluent les délais rallongent !

      Il faut en prendre acte et passer à un autre fournisseurs, on ne va pas les trainer éternellement comme un boulet.

  29. Leroy dit :

    Ce que je trouve sidérant, c’est 2 moteurs et 10T ! Au diable la furtivité !
    Si quelqu’un peut m’expliquer ?

    • NRJ dit :

      @Leroy
      On peut supposer que l’avion aura une forte autonomie. Mais il n’est pas fait pour être furtif. Il est dimensionné pour être un intermédiaire entre drone Male et Hale, et avoir une certaine polyvalence. C’est une bête taillée pour les guerres asymétriques, mais pas pour les conflits de haute intensité.

    • oryzons dit :

      Simple : l’objectif n’est pas d’être furtif.

  30. Lotharingie dit :

    Pour rester sur les programmes militaires européens :
    .
    « ……….Après plusieurs mois de négociations, l’Espagne grimpe à bord du système de combat aérien du futur (Scaf). Airbus a annoncé le 9 décembre la signature d’un contrat-cadre faisant de lui le maître d’oeuvre du projet en Espagne………. »
    .
    https://www.usinenouvelle.com/article/l-espagne-concretise-son-entree-dans-le-systeme-de-combat-aerien-du-futur-scaf.N1038274

    • NRJ dit :

      @Lotharingie
      On peut se demander comment va se faire la répartition entre Indra et Airbus en Espagne. Je suis assez curieux de savoir.

      • intruder dit :

        cela ne choque donc personne que Thales, soit évincé du Scaf? Indra ou Airbus partiront d une feuille blanche, surtout les Espagnols, n aurai t il pas été plus judicieux de laisser le systeme de combat a Thales qui a partir de systeme du Rafale la moitié du taf etait fait? Si européaniser l industrie consiste a tuer l un, en l occurence le plus capable, pour en créer un autre! je ne comprends pas du tout l interet, ! faut etre francais pour applaudir un truc pareil! hier , nous avons deja acté la disparition du blindé lourd francais , aujourd hui le systémier demain qui sait avec le successeur du NGF on trouvera bien un industriel quelconque au luxembourg pour remplacer Dassault! et je suis convaincu qu on trouvera encore des francais qui crieront: europe..europe en sautant comme des cabris …comme disait l autre.

        • Michel dit :

          Thales n’est pas evincé ou est que vous avez vu cette info ?
          « FCMS, Indra et Thales ont reçu le feu vert pour commencer la conception des capteurs qui contribueront à assurer la supériorité du programme européen NGWS/SCAF » info du site Thales, de toute façon Indra et FCMS se feront bouffer….:
          https://thales-group.prezly.com/fcms-indra-et-thales-ont-recu-le-feu-vert-pour-commencer-la-conception-des-capteurs-qui-contribueront-a-assurer-la-superiorite-du-programme-europeen-ngwsscaf#
          De plus le radar et le traitement de données associés sans parler du successeur au Spectra qui équipera obligatoirement le SCAF seront de conception Thales car je ne vois aucun industriel européen participant au programme possèdant cette compétence……le seul qui aurait pu l’etre c’est Leonardo mais ils sont sur le programme britannique….ou encore Saab .
          Indra et FCMS sur la partie défense ne pese pas beaucoup sur l’électronique embarqué, n’ont pas l’expérience et le vécu de Thales sur les aéronefs Mirage, Rafale, Falcon de patrouille Maritime, Atlantic I et 2 guerre elctronique et recueillement des spectres electromagnétique sur les Transall 160G Gabriel…. , mais pas que (hélico Tigre) etc….
          Le vrai systemier c’est Thales la preuve les contrats signés pour la marine Britannique (294 millions d’euros par fregates en sachant que le programme en comporte 5) et la marine Allemande 1,5 Milliard d’Euros

        • E-Faystos dit :

          @ Intruder
          Si bien sûr que l’on est tous choqués mais… Il y a un mais.
          Les industriels élus ne le.sont pas sur des bases de compétences, mais de politique.
          Prenez une entreprise comme Airbus ou Dassault : ce sont des assembleurs et pour exemple un Rafale, c’est (au moins) 24 mois pour en fabriquer les pièces, mais seulement deux semaines pour l’assembler. Dassault, 1200 employés, mais l’ensemble du programme, c’est 7000 paires de bras… Dont beaucoup de cerveaux.
          Alors une fois dans le dur, tous les assimilé Énarques vont se dire que les contrats sécurisés, il vont pouvoir sous traités et justifier leurs salaires en choisissant des sous-traitants adaptés.
          .
          Sous-traitants Chinois si possible, à moins que l’Europe ne veille au grain.
          .
          L’autre point essentiel, c’est que SCAF, c’est surtout la liaison de données.
          Soit on jette sur le principal atout du F35 (‘paraît qu’il en possède d’autres, mais je ne les ai pas vus) soit on développe notre propre standard.
          Ne perdons pas de vue que derrière le montage industriels pourri, il y a un enjeu de souveraineté dont on sait déjà qu’avec leur achat de F18, Espagnols et Allemands sont déjà passés outre.
          .
          A la réflexion, et c’est pour réfléchir par moi même que je viens chercher du matériel içi, je préfère être un Français ruiné qu’Américano dépendant.
          Et puis comme disais le général Harris au début de la campagne de bombardement sur l’Allemagne : -on a dit que l’on ne pouvait pas faire plier un pays sous le bombes. Mais personne n’ayant jamais essayé, on ne sait pas. »
          Les programmes Européens relèvent de la même gageure.

          • Alpha dit :

            @Intruder
            @E-Faystos
            Vous êtes choqués, parce que vous n’avez pas toutes les données en main… 🙂
            Airbus et Thales ont signé le 20/02/2020, un accord afin de mener conjointement le développement de l’Air Combat Cloud du SCAF.
            J’insiste sur l’adverbe CONJOINTEMENT !…
            De toute façon, vu l’étendue du travail qui attend les industriels, ils ne seront pas trop de deux décisionnaires : Le cloud concernera le NGF, les Remotes Carriers, mais également toutes les plateformes d’ores et déjà existantes !!!

  31. bpapon60 dit :

    Bonjour,
    General Atomics, c’est aussi eux qui font les catapultes électromagnétiques pour porte-avions donc on leurs en prend 3 et en cadeau ils nous cèdent la licence pour fabriquer leurs drones en Europe.

  32. Edgar dit :

    Thierry: lien très intéressant. Donc les US Marines veulent se débarrasser de leurs équipements lourds pour se confier aux bons soins de ce type de matériel. Soit, mais alors, pour ce qui concerne l’action de leurs petites escouades d’infanterie légère, on en reviendra aux fondamentaux: un tireur d’élite ou un nid de mitrailleuse, bien camouflé, les neutraliseront… Et un Mauser 1898, cela revient moins cher qu’une lourde panoplie antichar (mines, ATGW, fossés antichars, canons, chars, …) Les combats d’infanterie, c’est long, coûteux, et rarement décisif. (Ce lien-ci est pas mal non plus: https://www.meta-defense.fr/2020/02/04/ces-technologies-qui-pourront-detecter-un-f35-des-2030/
    Moyens modernes de détection des avions furtifs (IR, radars UHF et VHF, satellites, radars quantiques, interception radio)

    • oryzons dit :

      Les Marines veulent redevenir un genre de forces spéciales, qui agissent vite et fort sur des objectifs ciblés.
      Mais après les combat d’infanterie, seront gérés par l’US Army, et il y aura bien entendu du matériel lourd.

    • Thierry dit :

      J’ai souvenir qu’il y a une trentaine d’année lorsque les F117 étaient sortis, on entendais déjà parler des ondes UHF/VHF pour le localiser et certains pseudos spécialistes prédisaient déjà que la furtivité allait disparaître aussi vite qu’elle était arrivé.

      Les Marines veulent revenir à leur source, à savoir les débarquements amphibie, ils s’équipent donc en conséquence, et vu ce que prépare la Chine c’est effectivement un choix judicieux.

  33. Tempo dit :

    Etant donné les caractéristiques de l’Eurodrone, les réticences du MinArm reflétées dans sa contribution minimale avec 4 systèmes soit 12 drones du fait du coût du programme, on peut penser que ce drone sera utilisé à des fins de surveillance en complément des Falcon Albatros et du futur projet franco allemand MAWS de patrouille maritime pouvant aussi être utilisé dans le cadre de conflits asymétriques. Le programme AVSIMAR (Falcon Albatros) porte théoriquement sur 12 appareils avec 5 commandés à ce jour et 7 supplémentaires prévus en 2025; il y a cependant lieu de penser que les Eurodrones pourraient se substituer à cette 2ème tranche pour des raisons opérationnelles et budgétaires ce qui ne devrait pas faire l’affaire de Dassault, les Eurodrones étant fabriqués en majeure partie en Allemagne. Ce scénario a déjà été évoqué; dans cette hypothèse il manquerait une successeur au MQ Reaper pour les opérations de combat pour ce qui est de la catégorie MALE, le Patroller étant conçu pour des opérations tactiques

  34. Cricetus dit :

    « un tireur d’élite ou un nid de mitrailleuse, bien camouflé, les neutraliseront…  »
    si le tireur d’élite ou la mitrailleuse ne sont pas neutralisés avant par ces munitions furtives….

  35. Polymères dit :

    Remettons les choses en ordre ou alors rappelons certaines évidences ou faits que certains semblent oublier, tant ils sont surexcité dès que ça parle de l’Allemagne, se sentant devenir un résistant sous l’occupation.

    Certains s’offusquent que ce drone soit assemblé en Allemagne, semblant presque le découvrir ici ils en viennent à faire passer la France comme étant flouée, dupée ou je ne sais quoi, car ces personnes confondent tout et surtout ne retiennent rien.
    Dès le début de la relation franco-allemande dans le domaine de la défense, ainsi que dans le lancement du fond européen qui finance, ne l’oublions pas, tous ces projets en coopération, une liste de programmes a été lancé. Parmi eux, il y en avait 3 principaux, le SCAF, le drone MALE, le MGCS. On le sait depuis un moment, dans les discussions et les différents choix industriel, la France a voulue prendre le SCAF en main et en « échange » de cette maitrise d’ouvrage on a donné aux allemands la maitrise d’ouvrage du drone MALE ainsi que celle du MGCS. Ce dernier MGCS a comme particularité un partage industriel à 50/50 via la société KNDS, ce partage industriel n’est pas le cas pour le drone.
    Soyons un minimum sérieux et réaliste, ce drone MALE qu’on a donné aux allemands est un cadeau qu’on leur a fait afin d’obtenir la réalisation du SCAF, autrement plus sérieux. Ce drone MALE européen, bien qu’il soit stratégique, reste d’un deuxième niveau et permet surtout de satisfaire industriellement les allemands afin qu’ils soient bien présents pour financer le SCAF (en plus de pouvoir obtenir les fonds européens). Je le rappel, notre intérêt premier de la coopération avec l’Allemagne c’est de recevoir de l’argent ou d’en dépenser moins dans des programmes que nous n’aurions pas forcément réalisés seul. Jamais nous n’aurions lancés un successeur du Leclerc pour 200 chars, il faut un volume de commandes pour rentabiliser et fiabiliser l’engin sur le long terme. Les allemands avec nous pour commander cela, jouent et vont jouer sur leur réseau Léopard pour obtenir des clients supplémentaires.

    Nous nous engageons donc à soutenir et à acquérir le drone MALE européen pour « tenir » les allemands dans le SCAF, pour qu’il y ait du « volume » et pour qu’on dépense des milliards en moins dans le développement, sachons l’observer avant de se contempler le nombril.

    Le drone MALE n’est pas une « urgence » pour la France, il est bien plus urgent pour les allemands. Ce sont les allemands qui aujourd’hui n’ont pas de drones MALE.
    Nous ne sommes pas « sans rien » comme il y a quelques années, le « retard » n’en est pas un car il est un remplaçant d’une solution américaine que nous avons déjà prise. Si ce drone européen serait disponible l’an prochain, on ne l’aurait de toute façon pas tout de suite pour bazarder les Reaper qu’on reçoit encore.
    Notre urgence du drone MALE, notre déficit en drone, c’était il y a quelques années, notre réponse a été l’achat de Reaper. Les Allemands étaient dans la même situation que nous, revenez au début des années 2010, qu’ils s’inquiétaient comme nous des limites et de l’obsolescence de leurs drones Heron (Harfang chez nous). Eux ils n’ont rien fait, bien que pensant également acquérir le Reaper, ils ont laissés couler, la France, notamment sous l’impulsion de son OPEX au Sahel, a achetée plusieurs systèmes Reaper aux américains.

    Ceux qui dans les commentaires crachent sur l’Allemagne en disant presque qu’elle est en train d’entuber tout le monde en « gonflant » ses prévisions de commandes, qu’elle va après réduire tout réduire, tout cela juste pour piquer le maximum de parts industriels, au delà de prendre l’A400M comme une généralité, ces personnes ne comprennent pas la situation de l’Allemagne.
    Ces personnes ne comprennent pas que si l’Eurodrone existe aujourd’hui, c’est parce que les allemands en ont le besoin urgent, s’il n’y aurait pas les allemands, la France aujourd’hui ne serait pas en train de construire son propre drone MALE national, la France ne ferait rien, car elle n’en a pas le besoin, le Reaper est là et lui apporte son besoin pour encore un grand nombre d’années.
    Nous, en toute honnêteté, dans 10 ans pour remplacer le Reaper on aurait repris sans grandement hésiter encore américain voir israélien, quitte à franciser une plateforme « vide » comme les industriels US avaient proposés pour éviter la création du l’Eurodrone. On ne serait pas emmerder à financer un programme nouveau pour quelques systèmes.

    Les allemands sont donc forcément ceux qui vont définir ce drone car il exprime avant tout un besoin qui leur est propre, un besoin urgent qui n’est pas le nôtre. De la même façon, le MGCS est bien plus urgent pour eux que pour nous et ceux qui chez nous s’inquiètent du retard en raisons des lenteurs allemandes doivent bien comprendre que nous, on a besoin de ce futur char pour 2040, les allemands pour 2030, si Berlin traîne des pieds, ils s’handicapent eux, nous on a le « temps » encore.
    Pour l’Eurodrone nous n’avons aujourd’hui aucune urgence, qu’il soit prêt en 2025 en 2028 ou en 2030 c’est dommage mais pas dramatique, car nous, on a le Reaper. Les allemands eux, n’ont rien et eux ont besoin de ce drone au plus vite.

    Et bien au contraire, la France s’engage à minima auprès des clauses contractuelles initiales de l’Eurodrone, avec 4 systèmes qui doivent théoriquement, là aussi rappelons le, compléter les Reaper, ensuite un deuxième lot viendra remplacer ces Reaper. La cible finale pour la France c’est 4 + 4 systèmes, soit 24 appareils. Si l’Eurodrone fait un flop, ce seront les allemands les principaux perdants, si le drone ne répond pas aux besoins, on a une carte joker. On a actuellement 4 systèmes Reaper et il n’y a aucun problème pour en acquérir un 5e ou un 6e pour compenser un retard de l’Eurodrone sans fondamentalement remettre en cause notre engagement d’en acquérir 4. On a également plusieurs années pour définir et compléter notre gamme de drones, car le drone MALE n’est qu’un drone parmi d’autres et là aussi trop de monde aime à tout mélanger, prenant en référence les drones turcs qu’ils prennent pour des Reaper alors que ces drones sont des drones tactiques, qui sont plus dans le style de notre Patroller va arriver prochainement. Car là aussi c’est un rappel, le drone Patroller va lui aussi amener un complément important au drone MALE, parfois il va même pouvoir s’y substituer, on compte en recevoir 28 d’ici 2030. Et même si son développement a un peu pris du retard, sa phase industriel ne s’est pas arrêtée et si sa mise en service est retardée les quantités qui vont arriver ne sont pas étalés, ce qui fait que plusieurs seront livrés d’un coup.

    Donc avant de dire qu’on « manque » de drones, il serait déjà bien d’attendre de disposer des drones prévus et de regarder ensuite pour voir si on en manque réellement. Car pour l’instant, sauf à vouloir encore une fois imaginer des conflits ou on devrait utiliser des centaines de drones car en face ils vont tous les descendre, surinterprétant la quantité de drones utilisés par les turcs par rapport à des vidéos alors que non, ils n’en n’avaient pas 200 dans le ciel, quelques uns suffisent à faire ce qu’on a vu, atterrissant, redécollant jour après jour, oui il peut faire beaucoup de frappes.

    Actuellement il est naturel et normal d’avoir le sentiment d’un « manque », car on sort d’une période ou nous n’avions rien ou presque rien et ou ce presque rien était grandement limité et n’avait pas du tout d’armement. Alors on est passé par le débat de savoir s’il fallait armer ou non les drones, de savoir qu’est-ce qu’il fallait prendre et finalement on a choisit et on reçoit depuis peu les livraisons et cela va continuer. On ne peut pas faire semblant que rien n’est en cours et qu’il faille commander/faire en urgence l’acquisition de drones. Tout arrive et ce qu’on déciderait aujourd’hui n’arrivera pas pour dans l’immédiat non plus. Le Reaper, le Patroller arrivent et ils vont grandement faire changer les choses et seront pleinement utilisés et quand on commencera à avoir un volume convenable, on pourra juger d’un « manque » nécessitant de faire plus, mais pas quand on est dans la phase de réception de ces systèmes.
    Là par exemple, un deuxième système Reaper au Block V va se déployer au Sahel.
    Il est donc important de bien prendre en compte toute la dimension des choses, toutes les informations, les perspectives et éviter de se lancer un peut trop vite dans la précipitation en raison d’une exaspération et d’une idéologie trop personnelle et personnalisée.

    • LEONARD dit :

      Merci pour cette re-mise au point.
      Personnellement, je trouve ce genre d’engin très vulnérable à la DCA et donc limité à l’anti-terrorisme. Par conséquent, sauf à imaginer un Barkhane sans fin, à son arrivée, j’ai plutôt l’impression ( et presque l’espoir), que ce drone sera surtout utilisé en patrouille maritime, ou dans les DOM ( Guyane ), en surveillance de frontières, ce qui me parait sur-dimensionné.
      Votre vision sur son intérêt opérationnel m’intéresse donc.

      Un point cependant cloche dans votre argumentaire. La France « échange » le MALE contre le SCAF, alors qu’elle n’en a pas un besoin urgent, ayant des Reaper. O.K.
      Mais alors, quel est l’intérêt de l’Italie et de l’Espagne qui sont dans la même situation Reaper que nous et qui n’ont pas le « lead » SCAF, ni MGCS ?
      Merci de vos éclairages.

      • Polymères dit :

        « La France « échange » le MALE contre le SCAF »
        C’est plutôt un « échange » de participation dans les projets, nous choisissons de suivre les allemands dans le drone MALE, en échange de l’acceptation allemande à nous suivre dans le SCAF.
        L’Italie et l’Espagne ont eux aussi un besoin d’avoir un futur pour leurs drones. Car si un avion dure 30-40 ans, un drone c’est du 10-15 ans. Viendra pour ces deux pays la question du successeur de leurs drones américains dans des délais à moyen terme, ils sont plus dans notre situation que dans celle de l’Allemagne. Donc comme nous, autant se positionner dès aujourd’hui sur ce projet, ne serait-ce pour le partage industriel. Les coûts se divisant, l’Europe amenant également un financement, il faut être un peu idiot pour ne pas y prendre part.
        Je l’avais souvent indiqué ici à ceux qui se battent contre ces projets franco-allemands, ce que nous avons fait avec Berlin, le fond européen de défense et ses clauses, par le rapprochement industriel et le lancement dans la foulée de divers programmes, c’est pour se positionner et prendre le leadership industriel des projets futur. Il n’est pas étonnant que les italiens et d’autres ont beaucoup rouspété, car que ce soit le SCAF, le MGCS ou autre, on impose des programmes que les fonds européens financeront tout en empêchant le financement de projets concurrents. Ce fond européen qu’on peut parfois prendre de haut est une aide très importante à ne pas négliger et qui permet justement de réaliser des programmes qui nationalement seraient si coûteux qu’ils ne seraient même pas réalisés. On voit donc les italiens par exemple vouloir faire leur propre avion en cherchant partout d’autres pays pour pouvoir le financer, conséquence du monopole franco-allemand, idem avec le MGCS, c’est un engrenage qui va finir par imposer des programmes et « tuer » la concurrence. Anglais américains et certains autre pays européens disposant d’une industrie militaire s’inquiètent de ces projets européens qui reçoivent des financements européens. Un effet qui se fera pleinement sentir dans plusieurs années, pour l’instant on est dans un entre deux monde entre ceux qui avancent sur ces projets comme le couple franco-allemand et d’autres qui se sentant isoler doivent s’y raccrocher aux conditions qu’on leur dira, ou osent rêver à des alternatives nationales mais qui risquent de coûter tellement, qu’ils s’en boufferont les doigts.
        /

        L’utilité du drone n’est pas limité à l’antiterrorisme. Le drone reste avant tout un moyen d’observation et naturellement, il a son intérêt contre tous types de menaces. La DCA est multiple et n’est pas non plus optimale. Les drones ne sont pas des appareils qui sont sensés « entrer » en premier face à un pays qui disposerait d’armements sol-air, même si comme on l’a vu en Arménie, ils sont passés et certains systèmes sol-air ne semblent pas être optimisés face à ce genre d’aéronefs.
        Après comme dans tout conflit, il y a diverses phases, il y a des « préparations », des frappes préventives etc., nous allons chercher la supériorité aérienne en éliminant les défense sol-air. Il ne faut pas non plus considérer la défense sol-air comme indestructible, elle est l’arme anti-aérienne de ceux qui ne peuvent pas obtenir la supériorité aérienne par les avions. Les armées occidentales cherchent la supériorité dans les airs.
        Le sol-air est bien souvent statique, ses radars sont fixes, ils sont repérables donc destructibles.
        Le potentiel sol-air d’un pays peut très vite se réduire dès lors qu’en face on a la capacité de repérer et de frapper à bonne distance.
        Le drone MALE entre effectivement dans une phase secondaire, à un moment ou le potentiel ennemi est déjà bien entamé, à un moment ou nous sommes au sol. Il est là pour surveiller la progression de troupes, pour apporter un appui immédiat, surveiller de grandes étendues, des villes. Le drone tactique type Patroller est également de la partie et s’avère plus au contact. Ne prenons pas non plus la lutte contre le terrorisme comme une guerre « différente » ou à part, il n’est pas plus simple de combattre des terroristes qu’une armée plus régulière, bien au contraire. Les combats au sol sont de même nature, ils utilisent les mêmes armes individuelles et collectives qu’une armée classique. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas un uniforme commun, qu’ils vont rouler dans un pick-up plutôt qu’un camion kaki, qu’ils sont des ennemis moins sérieux et plus faible. Je crains bien plus un terroriste qui fait la guerre depuis des années qu’un jeune conscrit de 18 ans qui vient de sortir de 4 mois de formation d’une armée régulière, même si physiquement ses équipements lui donne un air plus sérieux.
        Le drone a son intérêt permanent d’autant plus que les guerres entre puissances, entre armées conventionnelles tendent à disparaitre pour des pays comme nous. Il est le moyen le plus efficace pour l’observation de longue durée, le plus économique aussi. L’aviation de chasse classique reste nécessaire pour les phases précédentes. Comme dans pas mal de choses, il y a une complémentarité, qu’il faut toujours prendre en compte l’ensemble des éléments de nos armées lorsqu’on analyse.
        De toute façon, les besoins et les évolutions des drones vont s’accroitre, vont changer en permanence, on est au début d’une phase ou le drone est totalement bénéfique, viendra très vite la phase ou il sera vulnérable avec des systèmes spécialisés pour s’en occuper, ensuite on aura une phase d’adaptation à cette menace, une phase d’évolutions etc…
        Car bien entendu là ou l’usage de drones peut être très efficace, face à un autre adversaire, cela peut devenir totalement inefficace, mais ce deuxième cas ne doit pas pousser à faire l’impasse sur le premier.

    • oryzons dit :

      Bonjour Polymères
      Fondamentalement je suis d’accord avec presque tout.
      D’ailleurs c’est bien ce qui m’ennuie : nous n’avons pas besoin de ce drone entre les Reaper que l’on a déjà, les Patroller qui vont arriver voire le Stratobus qui apportera qqch de nouveau.
      Pour compléter on aurait pu faire un Reaper « français » en incorporant nos capteurs et nos systèmes, il aurait sûrement été autant français que cet Eurodrone, et cela aurait coûté nettement moins cher.
      On balance tout de même plus de 7 milliards dans l’histoire, c’est-à-dire plus que le coût apparemment exorbitant du PANG.
      Vous affirmez que cela rentre dans une négociation sur le SCAF.
      Ah bon ? Je croyais que c’était déjà le cas avec le MGCS.
      Ensuite sur le MGCS en théorie c’est du 50/50 sauf que sur 9 piliers du programme on en a que 3. On peut partir du principe que nous aurons les lots avec le plus de valeur, mais cela reste à voir. Ce qui est pris n’est plus à prendre.
      Sur le SCAF nous sommes donc supposés être leader. Sur 7 modules, 6 ont été attribués, 2 pour la France, 3 pour l’Allemagne et 1 pour l’Espagne. Je n’appelle pas cela être leader, d’autant plus que sur le moteur supposé échoir à Safran ce sera du strict 50/50 avec MTU, le Bundestag s’en est assuré.
      Donc lorsque je fais les comptes, objectivement non je ne vois pas où l’on s’y retrouve.
      Peut-être pouvez vous me l’expliquer.

      A moins bien sûr que Thalès lance une OPA sur Hensoldt et Indra, et Safran sur MTU. Mais allez savoir pourquoi j’ai l’impression que lorsque ce sont les Français qui sont en position de force d’un point de vue financier et capitalisation, on leur demande de ne pas faire car cela heurterait les sensibilités.

  36. ULYSSE dit :

    @Polymères. Intéressant. Pour une fois je vous ai lu de bout en bout. Non pas que vos posts manquent d’intérêt, loin de là, mais l’art de la synthèse vous manque souvent. Dans le cas présent, ce qui peut être débattu est le bien fondé du programme intial qui répartit les taches des trois programmes que vous évoquez. On peut se demander si les retards liés à la complexité des coopérations européennes n’annulent pas les gains espérés en matière du cout de RD. Les retards pris dans les échéanciers sont autant de retard dans la guerre commerciale également. Nous arrivons souvent trop tard. L’exemple des drones MALE est patent , celui du MGCS risque également de l’être: Les polonais par exemple, principaux utilisateurs de chars en Europe sont pressés et regardent du coté de la Corée. La volonté « à tout prix » de faire progresser l’UE, ne semble pas un gage d’efficacité. La méthode, fondée sur des arbitrages étatiques, plutôt que sur la mise en concurrence des industriels européens, qui auraient dans ce cadre tout intérêt à se regrouper librement, est sans doute à revoir.

  37. Belzébuth dit :

    Tuer à distance de sécurité est une des dimensions de la guerre hybride, mais les guerres se gagnent au sol.
    https://www.rtl.fr/actu/international/les-armees-plus-reticentes-a-mettre-la-vie-de-leurs-soldats-en-danger-explique-amelie-ferey-7800937675

  38. Graphite dit :

    Quelques infos intéressantes que j’ai pris d’un commentaire sur Latribune maintenant supprimé car celui-ci jouer un peu trop sur la provocation.

    Un des compétiteurs pourrait être le moteur Catalyst de GE,mais celui-ci serait construit en Europe et principalement en Italie-Pologne,Tchéquie,un moteur pas moins « européen » selon le commentaire même si celui-ci est de base américain.
    Pour ceux qui veulent l’image https://goopics.net/i/87d9n désolé pour la qualité.

    Cet idée de compétition pour la motorisation est un peu dangereuse,Airbus ne devrait pas jouer à ça,si le Catalyst l’emporte,il y a aura peut-être un risque d’Itar ou d’une autre façon et des conflits idéologiques dont ce drone sera le porteur.

    Safran à aussi le sien Ardiden TP3 embarquant 2 allemands,un italien et un espagnol.
    On va pas se le cacher,ça sent la compétition Europe de l’est et Europe de l’ouest,avec les italiens jouant dans les deux camps comme régulièrement.