Le drone de combat russe S-70 « Okhotnik » aurait volé avec des missiles air-air

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39 contributions

  1. Nexterience dit :

    Et voilà, malgré cette com’ illusoire, les russes reverront leur concept comme l’ont fait les USA et la France:
    On ne parle plus du concept Neuron, trop gros furtivement, trop cher , au profit des Remote carrier.
    L’avenir est aux Scalp connectés réutilisables.

    • Fafou dit :

      Bonsoir.
      Avez-vous pris le temps de lire l’article?
      Il dit le contraire..
      Sans parler de celui ci
      https://www.meta-defense.fr/2020/12/02/le-drone-de-combat-furtif-russe-s-70-okhotnik-teste-avec-des-missiles-air-air/
      Pas besoin d’en écrire plus.

      • Nexterience dit :

        J’ai lu l’article et Méta défense et Até.
        Et vu les contraintes d’identification en air air , les soit disantes compétences russes en matière de réseau et le coût de ces engins pour une mission si spéciialisée, je pense que c’est une impasse déjà détectée par les USA et Dassault.

    • LEONARD dit :

      L’avenir est aux remote-carrier, certes, mais en attaque au sol, car n’oublions pas qu’ils sont consommables. Là, il s’agit d’un loyal wingman, un avion porteur de missiles déporté, quoi, réutilisable. Ce n’est pas la même vocation.
      Le concept n’est à mon sens valable que:
      – S’il est moins onéreux à produire que l’avion « pilote », dans de fortes proportions. Il permet alors de « saturer » une attaque adverse.
      – S’il ouvre la voie à une automatisation, puis suppression complète du chasseur, soit par un « pilotage » terrestre, soit par une I.A autonome, car je ne vois pas un pilote de SU57, à la charge de travail dèjà intense, devoir se préoccuper en combat aérien de ses « ailiers virtuels ».
      Celà correspond à une réponse russe à la logique d’attaques saturantes par les U.S à base de remote-carriers, justement, en multipliant les plate-formes porteuses de missiles air-air.

      • Nexterience dit :

        1- je ne vois pas l’intérêt d’envoyer des gros drones moyennement furtifs face à des remote carriers ou des avions leaders de remote carriers .
        A sa place, un Su-35 pourra, lui aussi faire du BVR, mais aussi de l’identification efficace et du combat rapproché qu’une aile est incapable de faire.
        Cela rend ce concept comparable à la croyance du BVR comme arme absolue pour le F-35.
        Et pour le combat anti-navire , je doute de l’intérêt de la furtivité du porteur avec la portée des missiles actuels.
        .
        Certes les russes peuvent économiser des pilotes grâce au S-70. Mais je doute de son aspect peu coûteux. Avec ses coûts de développements inclus, dur de croire le S-70 moins cher qu’un Su-35 déjà au point.
        .
        2-Je doute des compétences russes en guerre électronique pour oser lancer un engin semi autonome si onéreux face aux occidentaux. Face aux turcs, leur matériel, certes peut-être mal servi, n’a pas démontré une maîtrise claire du sujet. Sont-ils bien meilleurs en guerre électronique dans les airs? Meilleurs que l’occident?
        .
        3-Pour revenir à la parade face à de nombreux et furtifs remote carriers qui attaqueraient une défense multicouches, le soucis est d’abord de les détecter. Je ne vois pas l’intérêt d’un drone furtif. La patrouille d’un simple drone avec radar actif serait bien plus utile pour protéger un S400.

        • HMX dit :

          Sur l’utilité d’un « gros drone » (loyal wingman) comparé à des « petits drones » (remote carriers) : les missions ne sont pas les mêmes.
          Les remote carriers ont vocation à être utilisés en nombre (voir même en essaims) pour saturer les défenses ennemies et les détruire, ouvrant la voie aux appareils pilotés. C’est la réponse occidentale aux système de défense aérienne multicouches développées par la Russie et par la Chine, qui sont à l’heure actuelle quasiment impénétrables quand ils sont utilisés dans les règles de l’art. Les remote carriers sont potentiellement « perdables » car relativement peu coûteux (par rapport au coût d’un avion de combat), et leur autonomie sera forcément limitée par leur taille, d’où l’intérêt de les lancer le plus près possible de leur objectif (par avions gros porteur, par exemple).

          Les loyal wingman, dont le S-70 est une illustration, ont des missions plus polyvalentes : ils peuvent faire de l’attaque au sol dans un contexte relativement permissif (traduction : lorsque les défenses aériennes ennemies ont déjà été neutralisées ou « attendries »), mais aussi du combat air/air si l’IA embarquée le permet… dans le cas contraire, ils peuvent au minimum servir de camion à bombes/missiles et servir d’éclaireurs ou d’appât pour les chasseurs qui les contrôlent. Une utilisation possible, comme certains l’ont souligné, est l’attaque d’objectifs à haute valeur : AWACS, ravitailleurs… leur autonomie sera importante (6 000km annoncés pour le S-70 !) et leur coût pratiquement égal à un celui d’un chasseur léger, ce qui, en principe, n’en fait pas des appareils « jetables » qu’on pourrait lancer aveuglément contre un système de défense aérienne performant.

          En définitive, remote carriers et loyal wingman sont donc complémentaires. A noter qu’il n’est pas exclu que des drones « intermédiaires » entre ces deux catégories soient développés à l’avenir, notamment pour les armées qui n’aurait pas la capacité de se doter de 2 types de drones différents. On pourrait ainsi imaginer des drones hybrides, suffisamment gros pour accompagner les chasseurs et servir de camion à bombes, mais avec peu d’électronique ou d’IA pour conserver un coût faible et être sacrifiés au besoin…

    • NRJ dit :

      @Nexterience
      Je vous rappelle que l’objectif du FCAS franco-anglais, précurseur entre 2014 et 2018 du SCAF franco-allemand, était de faire un ucav pour compléter les Rafales selon un duo équivalent au SU-57/Okothnik-B.

      Si on décide aujourd’hui de faire des remote carriers c’est parce qu’on en a certes les moyens (si on s’associe aux allemands…). Mais ça n’implique pas que les ucav sont inutiles. Les chinois (qui ont des moyens financiers considérables) ont également des ucav, tout en développant des essaims de drones.

      L’ucav est le drone premium, optimisé pour la furtivité, évitant ainsi de devoir soumettre aux avions classiques des contraintes handicapantes de furtivité, comme pour le F-35 car c’est lui qui se charge de ces missions.

      • Fafou dit :

        Pour compléter @NRJ, à Nextexperience. À en « croire » les autorités russes «(les « » sont habituels avec les annonces venant..d’un peu partout) le SU 70 Okhotnik (d’apres l’article que j’ai mis plus haut) Okhotnik serait la traduction de chasseur. J’ai regardé sur Google mais je ne peux confirmer. Par contre le mindef russe a l’espsoir de remplacer ses MIG 29 par ce drone en tant que chasseur leger au côté du chasseur « lourd » SU 57

        • OURGOUT51 dit :

          Bonsoir!

          Okhotnik, en russe « охотник » signifie chasseur au sens de celui qui pratique la chasse sportive « охота » Chasseur en terme d’avionique se dit « истребитель ».

          Il existe un excellent film sur les Sov en Afghanistan: la chasse aux caravanes: « охота за караванами » Les unités russes traquent une caravane de mudjahidin qui transporte des Stinger!

          Bonne soirée!

      • Nexterience dit :

        Les chinois ont des maquettes de UCAV, il me semble.
        Vues les contraintes d’identification en air air , les soit-disantes compétences russes en matière de réseau et le coût de ces engins pour une mission si spécialisée, je pense que c’est une impasse déjà détectée par les USA et Dassault.

        • NRJ dit :

          @nexterience
          Le WZ-8 est un drone en cours de développement par l’aéronautique chinoise.

  2. VBart dit :

     » …Mode Autonome… »
    On est pas bien là? on pensait que Skynet sera plutôt US mais là on aura plusieurs versions apparement
    Encore une foir l’Europe est larguée dans cette course à cause des alliances politico-pilitique quine font que retarder les projets!

  3. Math dit :

    On prend un peu de retard…

    • Titeuf dit :

      Bof….
      Nous ne sommes plus à ça près…
      Déjà pour mettre en place une filière de munitions souveraine il y a débat depuis des lustres…
      Alors ça…..!!!!

    • FredericA dit :

      Ah bon ? Sur quoi ? Chaque pays développe des équipements en fonction de SES besoins, SES budgets et de SES doctrines. La France à d’autres besoins, d’autres budgets et d’autres doctrines.

    • max dit :

      oui un peu de retard puis on s’en fou, puisque nous avons des rafales…

  4. le zouave dit :

    a lire sur le blog de michel Goya:Les enseignements opérationnels de la guerre du Haut-Karabakh ,très instructif et ça remet en perspective,nos »efforts » de ré-armements castrés par les politiques,ce retex et d’autres considérations sur notre capacité de riposte en cas de conflit de haute intensité sur https://theatrum-belli.com/ c’est pessimiste pour notre pays(euphémisme) ,on est peut-etre des « Bons » au sahel ,grâce aux hommes qui font le taf là-bas ,mais faudrait surtout pas avoir les chevilles qui enflent.
    un réel effort financier (avec la Dette qui se creuse,et la crise économique actuelle,va falloir des tonnes de cierges a Lourdes,pour avoir le Miracle)pour se remettre d’équerre et pas dépenser les précieux brouzoufs à acheter du Gadget qui servira qu’a enrichir des actionnaires au dépens de l’efficacité sur le terrain,revenir aux fondamentaux comme dirait un entraineur de rugby avant de pouvoir jouer les matadors,comme le rugby des allblacks,ils gagnent quand leurs jeux de base a prit complétement l’ascendant sur l’adversaire,ils déroulent ensuite,et pas quand ils se la jouent »king of the world »ça leur a couté quelques matchs dernièrement.je reste sur l’aspect physique des tout noir,c’est pas les plus lourds et les plus musculeux mais c’est les plus punchy et mobiles,en plus du talent,mais là c’est toute une éducation pour le Dieu ovale.je ferme la parenthèse mais on peut retranscrire le concept a nos forces armées,d’ailleurs M.Goya avait médité sur cet aspect en début d’année.

  5. boum dit :

    pour envahir des pays les russes sont près

  6. Bob dit :

    Les annonces du Tsarat ne sont pas toujours vraies comme on l’a vue avec leur char armata, le SU-57…cela prend toujours plus de temps que les délais initiales comme en Occident d’ailleurs. Pendre un drone de 20 tonnes fait mal quand même. Il est vrai que l’Europe et la France sont à la traine au sujet des drones que cela soit militaire ou civil et ce n’est pas demain que cela va changer. Mais les russes progressent dans différents domaines militaires, les européens aussi, il ne faut l’oublier.

  7. Bomber X dit :

    Ça semble logique, ils cherchent un moyen de péréniser les missions dévolues au MIG-25.
    Après est-ce qu’ils en ont la capacité…

  8. Samy dit :

    Bonjour,
    Le conflit du haut Karabakh a montré le point faible des systèmes de défenses anti aérienne russe ( déni de ‘ accès ) , ils ne sont pas capable d ‘ intercepter les drones légers et lents , encore plus quand ils sont couplés à des systèmes de guerres électroniques .
    Cela a eu pour conséquence la désorganisation de tout le système défensif arménien et la destruction d ‘ une grande partie de ses forces mécanisées .
    Cela a été réalisé par une puissance moyenne ( Azerbaïdjan ) avec le soutien d ‘ Israel ( qui a utilisé les drones pour la premiere fois en 1982 lors de l opération « paix en Galilée «  au dessus de la plaine de la Bekaa( réponse a la guerre de Yom Kippour) et à la Turquie ( pays ayant eu une relation stratégique avec Israël pendant plusieurs décennies )
    1/Est ce que des drones armés de missile air air infra rouge peuvent être la solution à cette problématique ?
    2/Peut on monte un radar AESA de faible dimension dans leur nez pour leur donné une capacité de détection air / air ? Comme un avion ayant un rôle dévolu d ‘ intercepteur de drones .
    3/ peuvent ils tirer des missiles air air à distance de sécurité pour empêcher les drones suicides et autres de designer et annihiler leur cibles .

    Ces questions toute puissance militaire doit cela poser : car si c ‘ est un problème pour la Russie , il en va de même pour la France et toute puissance militaire Car tout pays ayant un budget militaire moyen faible à la capacité d ‘ acheter et de mettre en œuvre ce type d ‘ appareil

    • Patrickov dit :

      les drones kamikazes israéliens utilisés dans ce conflit ne sont pas vraiment des drones mais des missiles guidés avec une caméra embarquée, par contre les TB2 qu’ils ont pu acquérir auprès des turcs ont étés très performants c’est leurs systèmes de guerre électronique qui a mis en déroute l’armement des arméniens causant une perte de plusieurs milliards de dollars à l’Arménie et la perte des territoires.

    • Fafou dit :

      Bonsoir
      Les systèmes russe de déni d’accès sont étudiés pour être efficaces en multicouche.
      Ce qui n’est pas le cas des arméniens.
      Maintenant à savoir si utilisé, comme il se doit, par du personnel formé et compétent, les drones israéliens et turques auraient été moins efficaces, difficiles à dire.
      En tout cas, selon mes connaissances.
      Mais je me permets surtout de vous répondre pour rappeler une chose que beaucoup oublie et certainement moi le premier, c’est qu’un véhicule, une voiture de course, un armement, un avion, un système défensif ne se résume pas à une fiche technique. Mais aussi à son utilisateur.
      Me Lagneau nous a offerts un article sur un second F117 touché au dessus de la Serbie.
      Dans cette article il explique en préambule l’attaque US sur des radars d’origine Soviétique irakien.
      Est-ce que les opérateurs radars irakiens étaient conscient du potentiel de leurs équipements ?
      Ont peut raisonnablement penser que non vu ce que l’on savait en 1991 du F117.
      Maintenant que par un réseau, un feed-back entre utilisateurs de ces radars soient en place et que les Serbes aient reçu des informations, encore une fois difficile à dire. Mais le potentiel était présent mais non utilisé.
      Idem pour le MIG 29. Si vous allez sur Wikipedia ou un site aéronautique, ses stats sont désastreuses: 0 kill pour plusieurs MIG abattus. Est-ce un mauvais chasseur? Entre les mains de pilotes africains ou de mercenaires russes, oui. Pour les allemands de l’ouest quand ils se sont retrouvés à l’evaluer à la réunification (avec tout l’OTAN, derrière) l’avion bien entretenu et pilotés par des ex-RDA, l’avion était tout à fait à niveau des productions occidentales de l’epoque.
      Tout dépend de l’état du matériel, des qualités de celui qui le met en fonction et si son utilisation est celle pour laquelle il a été prévue. Une F1 bat un proto d’endurance sur 50 tours, pas 51…Elle casse.
      Regardez les « scores » de l’escadron Red Tails en Italie et en Allemagne en 39-45, étaient ils les mieux formés? Non. Pourtant leurs qualités et leurs volontés leurs ont valu le respect des pilotes même de Luftwaffe et des bombardiers qu’ils escortaient. Bon équipement, formation, mwoai, mais bons pilotes et désireux de prouver leurs compétences.
      Un commando Marine de la Royale avec une AK47 s’en sortira mieux qu’un berger équipé en Navy SEAL..

    • aleksandar dit :

      Le conflit du Haut Karabakh a surtout montré qu’un système de defense AA doit etre multicouche dans la détection et les intercepteurs.
      L’armée armenienne voulait des Pantsirs, le chef d’état-major, pour des raisons obscures, a acheté des TOR.
      L’experience syrienne montre qu’une fois la couverture radar rétablie, 8 drones turcs ont été descendus en 2 jours majoritairement par les tirs canons 30mm.
      Ce n’est donc pas un problème pour la Russie

      Les turcs ont préférés arreté les frais

  9. Cricetus dit :

    Stratégie anti-High Value Airborne Asset (AWACS, ravitailleurs….)?

    • HMX dit :

      C’est en effet une mission probable du S-70 : approcher aussi près que possible des AWACS ou des ravitailleurs, et tirer ses missiles air-air longue portée avant d’être lui même abattu… ou pas.

      • Cricetus dit :

        Et pour ce qui est de la chasse à l’AWACS: même pas besoin d’un radar pour le trouver, un détecteur d’emissions radar et un FLIR devrait suffire…. surtout si le drone peut approcher discrètement sa cible.

  10. Daniel BESSON dit :

    Cit : [ Initialement, on pouvait penser que le drone furtif de combat S-70 « Okhotnik », développé par Sukhoï, allait mener des frappes dans des milieux fortement contestés, comme cela devait être le cas aux États-Unis, où plusieurs programmes allant de ce sens avaient été imaginés… )

    C’était déjà le concept dans  » L’encyclopédie de l’électricité et de la TSF à bord des avions modernes  » de 1939 d’Henry LAUNOY .
    Un  » avion mère  » pilotant des  » essaims  » radiocommandés pénétrant les défenses ennemies …

  11. HMX dit :

    Les russes ont visiblement une longueur d’avance, il serait temps de nous réveiller… le planning du programme SCAF est à ce jour le suivant : démonstrateur de l’avion de combat NGF en 2026 (1er pilier), et démonstrateur au sol du moteur en 2027 (2ème pilier). Les drones « remote carriers » qui accompagneront le NGF (et les futurs Rafale au standard 4.2) sont identifiés comme le 3ème pilier du programme SCAF, confié à Airbus DS et MBDA, et les premiers vols des démonstrateurs de ces drones sont visiblement prévus… plus tard, vraisemblablement à l’horizon 2030 (si quelqu’un a des précisions sur le sujet…). Soit une bonne dizaine d’année de décalage avec les russes, chinois et américains.
    Ce volet « remote carriers » du SCAF aurait tout intérêt à être avancé de 4 à 5 ans, afin de rester dans la course sur le plan technologique et opérationnel. C’est d’ailleurs le cas du programme SCAF dans son ensemble, qui gagnerait à entrer en service à l’horizon 2030 plutôt qu’en 2035-40…

    • Alpha dit :

      Les premiers Rafale F4.2 doivent commencer à entrer en service en 2023. Et il se murmure avec insistance chez Dassault qu’ils seront aptes à être accompagnés de Remote Carrier dès 2026 !!!
      Car il semble que Airbus et MBDA avancent à grands pas, tant sur la plan technique que sur le plan doctrinal…
      Il semble donc que votre souhait puisse être exhaussé … 😉

  12. oryzons dit :

    Concept bâtard qui n’a au final que peu d’intérêt.

    Soit on a besoin de consommable pas cher en grandes quantités et dans ce cas on est sur des drones beaucoup moins sophistiqués dans les envir. non contestés ou sur des remote carrier pour les envir. plus difficile.

    Soit on a besoin d’un vrai engin de combat et dans ce cas là on est sur le Loyal Wingman et son corrolaire l’avion de combat entièrement contrôlé par une IA autonome. Coûte cher, mais en cas de combat de haute intensité tu n’es plus limité par le nombre de pilotes disponibles pour aller au charbon, mais uniquement par ta capacité à produire des avions.

    Quelle utilité aura un drone cher et complexe à produire mais ce pouvant pas conduire les missions tout seul ? Très faible.
    Car la pudibonderie qui prévaut en temps de paix sur l’utilisation des IA aura vite fait de s’envoler si l’alternative c’est d’être vaincu.

    • Polymères dit :

      Les russes ne font pas ce drone par besoin, il symbolise pour eux l’expression d’une aviation à la pointe de la modernité par imitation de ce qu’ils voient se développer en occident.
      Moscou a depuis toujours une volonté à vouloir être la rivale à égalité avec les américains, pour ne pas dire l’Otan, alors qu’elle en est loin.
      Son chasseur furtif n’est rien d’autre que sa réponse, plus de 20 ans après au F-22 américain, ils se devaient d’avoir un « équivalent » (on verra sa finalité réelle) pour que psychologiquement, aux yeux des russes on continue de se sentir grand et fort, donc de garder la « confiance », d’éviter l’interrogation sur les capacités de l’armée à défendre le pays, mais aussi aux yeux du monde afin de laisser entendre qu’ils ne sont pas dépassés, qu’il ne faut pas considérer les matériels russes comme étant d’une autre époque.
      Les russes, si vous les suivez bien, joue énormément sur le psychologique, leurs volontés de supériorité ils ne la démontrent pas par des faits, mais dans leur communication. Des armes invincibles, des super chars, des super S-400 qui sont sensés amener une protection magnifique, comme il y a 20 ans avec le S-300 et ou l’on constate pourtant des utilisateurs de ce dernier qui n’obtiennent aucun avantage, tout est dans le psychologique pour jouer au maximum l’effet de dissuasion, en attendant on remarque qu’avec quelques munitions, quelques drones, ces gros systèmes russes (et même les plus petits) sont en galère. Des équipements qui coûtent des milliards, mais qui pourraient de plus en plus devenir vulnérables face à des solutions de saturations, de drones et autres, les russes craignent cela. Il deviendra bien plus logique d’investir dans un glaive efficace et pas cher que dans un bouclier coûteux et avec de nombreuses failles. Si aujourd’hui la « mode » semble les grosses batteries sol-air pour le déni d’accès, car on est sur un concept de lutte contre de gros avions, ce qui arrive va remettre en cause ce genre de systèmes car les cibles ne seront plus de gros avions, mais bien une multitude de munitions.
      La Russie veut se donner et veut faire croire qu’elle a une guerre d’avance et nous même nous voulons le croire, car on se prend à son jeu. Sauf que dans les faits, la Russie cherche à avoir une guerre d’avance face à des armes et des pratiques anciennes.
      Moscou s’inspire et observe les choses qui se passent chez nous. Le concept de gros drone d’accompagnement de chasseur, tant chez eux que chez les chinois, sont un vieux concept occidental. Ils se savent bien en retard et leurs volontés de pondre rapidement une « réponse » n’est pas un hasard, peu importe les qualités ou les besoins recherchés, ce qu’il faut c’est mettre devant le nez des occidentaux, un drone furtif qui est sensé impressionner et leur enlever la confiance qu’ils ont sur leur « avance ». Le but est bien de saper le moral et laisser croire que notre supériorité qu’on cherche de plus en plus avec les drones, n’en est pas une, que nous sommes même en « retard ». Mais attention à cette propagande!

      Ces réponses russes ou chinoises aux programmes de drones occidentaux est pourtant dépassée. Chez nous, comme chez les américains, nous n’y trouvons pas un réel intérêt et nous nous tournons vers une supériorité qui est celle axé autour d’un ensemble de drones, munitions et autres connectés les uns aux autres. Une saturation de l’ennemi, de la guerre électronique, des drones leurres, des munitions à très long rayon d’action, des drones consommables et peu coûteux, tout cela seront en premières lignes, derrière, très loin seront les avions. Les russes sont encore dans une aviation « classique » qui suit un modèle de confrontation chasseur contre chasseur. Avec ce drone qui se veut un accompagnateur du Su-57, les russes cherchent là encore à donner le sentiment qu’ils sont dans la même partie que nous, sauf que ce qu’ils font, c’est ce que nous imaginions il y a 10-15 ans et que nous avons abandonné.
      De plus il ne faut pas croire que les russes en auront des centaines si ils en ont un jour, il n’est pas un drone de saturation et sa furtivité est très douteuse, il ne suffit pas d’avoir un truc qui semble furtif, vu la tuyère du réacteur, c’est un jeu d’enfant pour un missile IR, sans leurres, sans guerre électronique, les russes continuent de vendre un idée de supériorité et d’une armée à la pointe alors même que plus elle cherche à vouloir se porter à la hauteur, plus les quantités de ses équipements fondent au point bien souvent de renoncer, de revenir à des avions classiques qui vont très bien jouer leur jeu traditionnelle mais qui ne font tout bonnement pas partie du concept d’évolution de l’aviation qui se passe en Occident.
      Chez nous, le Rafale par exemple, il va s’intégrer de plus en plus dans ce système de systèmes, il est une étape sans attendre le SCAF, les russes quand ils achètent un Su-30, ils ne font que renouveler l’ancien, l’évolution ne suit pas derrière, l’aviation « nouvelle » repose sur le Su-57 et ce drone S-70, des projets qui seront quoi qu’il arrive, qu’une simple fraction de l’armée de l’air russe, qui ne servent qu’à psychologiquement se rassurer dans leur comparaison avec les aviations occidentales.
      Les russes vont aujourd’hui comparer par exemple un Su-57 avec un F-35, pour déjà faire oublier que cet avion est une réponse au F-22, donc qu’il a déjà plus de 20 ans de retard, mais ils vont parler d’un tas de caractéristiques (taille, puissance moteur, emport de bombes) comme on le fait depuis longtemps en pensant que le F-35 n’est qu’un avion de remplacement, sauf qu’ils oublient toujours de préciser l’élément « nouveau » qui font du F-35 un avion différent, c’est l’interconnexion.
      Les russes sont encore sur une confrontation basé sur un chasseur contre un autre chasseur, car c’est ainsi que ça se fait depuis toujours. Même si vous avez plusieurs avions en formation, on était dans une multitude d’unités indépendantes. L’interconnexion ou système de systèmes comme on l’évoque (et le développe) chez nous, c’est que chaque aéronef forme une brique d’un tout qui se complète. A l’avenir ce ne sont plus des avions qu’il faudra affronter, mais un système d’aéronefs divers et variés et c’est là dessus que les russes ont une guerre de retard qui se vérifiera et se confirmera dans quelques années.

  13. didixtrax dit :

    je ne pense pas que l’utilisation en Air/Air exclut celle en Air/Sol, en tout cas pas complètement. Une sorte de camion à missiles et à bombes équipé de radar et autres capteurs déportés en avant de son Su-57. Voire d’appât.

  14. lxm dit :

    C’est tout à fait logique, l’usage de drone va d’abord prioritairement réduire le besoin d’un humain, et donc de capacités humaines qui ont une efficacité mais aussi une limite.
    Il va donc dans 2 directions, d’abord la prise de risque élevée, comme la 1ere frappe quand la dca ennemie est encore active; et la défense à distance, risque faible, où l’humain ne sert à rien, quand le drone ne devient plus qu’un simple « porteur » de missiles( tel un étage de fusée supplémentaire), activés à distance. L’humain reste nécessaire pour une prise de risque modérée quand une situation reste encore floue et qu’une prise de décision rapide doit être prise.
    Dans le 1er cas, l’attrition élevée en territoire adverse doit être prise en compte et nécessite des drones faciles et pas chers à produire, pouvant même être « jetés » après usage et donc porter une charge simple( mais qui peut être l’équivalente d’une moab), au aurait une chenille de drones avançant à la que leu leu et pouvant revenir pour se recharger; par contre pour le second cas, le drone peut être très gros et coûteux et porter de nombreux missiles pour tous les positionner dans une zone géographique, il peut aussi faire office de transporteur d’armement. Il est clair qu’on aura des drones pour larguer aussi des équipements par parachutes en territoire difficile d’accès, ou pour servir de support aérien local, par exemple un drone arrivant en avion, et se transformant en hélicoptère d’assaut.

  15. Nexterience dit :

    Bien être assis. liste des drones chinois de toutes catégories:
    https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_unmanned_aerial_vehicles_of_China

  16. jean la gaillarde dit :

    Dassaut fait ce qu’il a toujours fait et il le fait bien : On avance méthodiquement, par petit pas, en direction d’un objectif.
    L’objectif s’est l’avion faisant parti d’un système interconnecté. Il est une brique dans le mur en place. Le Rafale va permettre de basculer dans ce modèle qui sera le changement notable de stratégie pour l’avenir. Le Rafale va, petit à petit, évoluer, afin d’intégrer la gestion de sous systèmes composés de drone ayant différentes capacités intrinsèque. Petit à petit, le Rafale sera en deuxième rideau, voir troisième rideau, pour finaliser le « travail » et permettre à tous ce petit monde, ou ce qu’il en restera, de rentrer ensuite au bercail.
    Il pourra même y avoir des drones ravitailleurs, des drones de défense aérienne, des drones pour casser la DCA, des drones transportant des sous systèmes de drone de saturation électronique … bref. Puis, à l’horizon 2040, le Rafale aura bien ouvert la voie et le SCAf pourra être à maturité pour embrayer, en passant une marche supplémentaire. Voilà comment je vois l’évolution de notre armée de l’air et de l’espace. La seule question est : L’Europe, va t-elle embrayer sur un système européen et se démarquer des EU, ou va t-elle rester accrocher comme une moule à son rocher, les EU ?
    Moi je pense que l’Europe va se donner les moyens pour avoir ses propres développements car les EU auront trop à faire pour contenir la Chine qui, pourrait s’allier avec la Russie, du moins dans un premier temps, en se partageant la zone d’influence. La chine avec le l’indo-pacifique et la Russie avec l’arctique, l’Europe et la frontière du moyen-Orient (Turquie).
    L’Europe n’aura donc que les miettes avec le moyen-Orient qui se verra contester, parfois, économiquement par la Chine ou la Russie afin de donner des coups d’aiguilles (Guerres larvées en s’appuyant sur les ressources en eau douce, minières, terres rares ….).
    Ainsi, la part du lion se fera entre la Chine, la Russie, les USA en troisième puissance qui cherchera à passer devant la Russie ou l’inverse, des puissances certes importantes mais qui ne pèseront pas vraiment comme l’Inde ou l’Indonésie, le Pakistan, L’Iran et l’Europe qui cherchera sa place entre les grands et les puissances moyennes.
    Donc l’Europe, à mon avis va devoir se sortir les doigts et développer sa puissance militaire au risque de se trouver éclatée dans ce malstrom qui s’annonce.