La Suisse devrait avoir un accès aux images prises par les satellites militaires d’observation français

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103 contributions

  1. Ah Ca ! dit :

    Excellent… Rafales à la clef ?

    • Euclide dit :

      @ Ah ca
      Le programme d’achat de la Confédération ne se résume pas seulement à des avions mais aussi à un systéme de défense aérienne.
      J’espère que la France décrochera l’un ou l’ autre contrat sachant que les States ont un immense pouvoir de persuasion.

      De meme l’administration Biden ne fera pas de cadeau à la France malgré l’annonce du jeune sémillant francophone et peut etre francophile (?) Secrétaire d’Etat aux affaires étrangère.

      • John dit :

        Les USA n’ont pas ce pouvoir de persuasion en Suisse…
        La Suisse n’est pas un allié des USA, les USA ne protègent pas la Suisse…
        Penser que la Suisse choisirait pour faire plaisir aux Américains est absurde. Mais par contre, c’est plus facile pour bien des Français, pas besoin de comprendre la décision, et partir du principe que tout est truqué. #CalimeroTrump

          • John dit :

            Quel rapport?
            Vous savez ce que la neutralité suisse signifie?

          • Belzébuth dit :

            Qu’elle ne sera pas l’agresseur, mais la victime non consentante.
            En même temps, elle n’avait qu’à pas s’habiller comme ça… 😉

        • Frédéric dit :

          Mais la Suisse revend ses F-5 a l’US Navy

          • John dit :

            Quel rapport?
            Revendre qqch que personne d’autre n’achète mais à prix dérisoire?
            La France a acheté américain parce qu’elle a vendu ses Mirage F1?

            La navy achète ces F-5 parce qu’ils sont ceux qui sont le mieux entretenu à travers le monde.

        • PK dit :

          UN bémol : acheter américain, c’est acheter une laisse, les Américains pouvant décider à tout moment de rendre inopérant leur matériel.

          La France vend toujours un matériel indépendant (sauf bien sûr sur les pièces détachées, encore que rien n’empêche d’en fabriquer localement).

          • HansW. dit :

            « La France vend toujours un matériel indépendant (sauf bien sûr sur les pièces détachées, encore que rien n’empêche d’en fabriquer localement) »???

            L’Afrique du Sud et Israel en ont fait l’experience quand ils n’ont plus pu utiliser les Mirage III parce que la France avait décidé de ne plus les livrer…

          • fabrice dit :

            Oui d’ailleurs, les Mirage III commandés par Israël et amélioré suite au retex par Dassault ont été par la suite livré à la Libye comme chacun sait un pays démocratique, respectueux des droits de l’homme et pas du tout belliciste, on n’y violait que trois fois les femmes des opposants avant de les égorger, c’est dire si c’est des hommes biens…
            Après le Quai se la joue « nous sommes la Morale universelle et le Bien cosmique » et fait son préchi précha moralisateur croyant être convaincant…
            ça ne convainc que les imbéciles ou les patriotes avec des oeillères « mon pays a toujours raison ».
            Si tu fais une politique de marchand d’armes sans scrupules attends toi d’être critiqué et ait au moins la décence de ne pas habiller ça de principes moralisateurs et d’un ton de donneur la morale.

          • John dit :

            Donc les USA peuvent rendre le matériel inopérant mais pas les Français?
            Arrêtez de dire des choses pareilles.
            Si les USA ont cette capacité, la France l’a aussi. La France a été capable de stopper ses exportations quand elle ne voulait plus fournir pour cause de sanction…
            ..
            Quant aux pièces détachées, ce n’est plus un Mirage III avec principalement de la mécanique. Les pièces détachées actuelles sont très / trop complexes.

          • Alpha dit :

            « les Mirage III commandés par Israël et amélioré suite au retex par Dassault ont été par la suite livré à la Libye »
            Ce qui est faux…
            Déjà, il s’agissait de 50 Mirage 5 commandés par Israël en avril 1966 (Guerre des Six Jours : 1967 … ), soit une version « light » et économique spécialisée dans l’attaque au sol du Mirage III. Et ces appareils ont été intégralement reversés à l’AdA en 1971 après remboursement à Israël…
            La Libye a ensuite commandé elle aussi des Mirage 5, en 1970 de mémoire, mais ce n’était donc pas ceux destinés initialement à Israël.
            Par contre, vous pouvez dire « Merci » à Papy Dassault qui vous a fourni les plans de ce Mirage 5, en passant par la Suisse, ainsi que quantité de pièces détachées, qui permettra à IAI de fabriquer par la suite le Nesher (Projet Raam)… 😉

            Anecdote intéressante, visant ceux qui « chouinent » de voir la France vendre des Rafale d’occas à la Grèce ou la Croatie… Cette façon de faire n’est pas nouvelle : en 1979 le Chili commande des Mirage 5, mais exige d’être livré en urgence. « Naturellement », l’Armée de l’Air est mise à contribution et reverse huit Mirage 5 à Dassault (n°1, 3, 5, 8, 16, 23, 28, 30) pour satisfaire la demande chilienne … Et l’AdA commande alors un lot de huit 5F neufs (ils porteront les n° 51 à 58), qui seront livrés en 1983 et 1984… 😉

        • v_atekor dit :

          @John : un achat d’arme n’est que politique. Il faut bien être clair qu’en Suisse, n’importe lequel des 4 avions fera l’affaire pour l’usage qu’en font les Suisses, et que les prix se tiennent.
          .
          Que les US ne protègent pas la Suisse est vrai, mais le champ du politique impliquant les US à la Suisse est très large. Même en restant aux US, le choix entre le F35 ou le F18 sera un acte politique.
          .
          Personne n’est assez fou pour acheter des armes – ou les fournir – sans des accords politiques.

          • John dit :

            La réalité est:
            4 appareils, différents fournisseurs, et de votre part, une explication politique prête justifiant ce choix…
            Donc à ce moment, vu que vous comprenez cela mieux que moi, quel sera le choix suisse (trop facile de justifier après que la France ne pouvait pas gagner parce que les vilains suisses blablabla).
            La Suisse a besoin de chasseurs, et a besoin de bonnes conditions de vente.
            Politiquement et économiquement, la Suisse a des liens très forts avec chacune de ces nations. Industriellement c’est la même, ET politiquement, les problématiques sont très proches.
            Et à côté de cela, la Suisse n’a pas besoin de sécurité ou de protection, la géographie fait son affaire.

        • Pascal (l'autre) dit :

          « Les USA n’ont pas ce pouvoir de persuasion en Suisse… » Ah oui? Pourtant il me semble que les U.S. se sont montré plutôt « persuasif » concernant le secret bancaire suisse! Pas de pressions bien sûr! Seulement « d’amicales » recommandations!

          • John dit :

            Les mêmes que la France ont réussi à obtenir…
            Vous mélangez des sujets, ce qui n’a pas de sens.

        • Paddybus dit :

          T’as raison biniou…. et les pressions exercées sur le système bancaire Suisse il y a quelques années, pour les obliger à lever leur secret…. c’est du chocolat peut-être…???

          J’en profite pour répondre sur la nationalité des voiture hybrides…. TOUTES les hybrides vendues ACTUELLEMENT par le groupe PSA sont fabriquées en France…. certes une partie des « électrique pures » le sont à l’étranger…. Mais dans ce cas les bénéfices alimentent le groupe PSA et versent donc des impôts en France….!!!

          • John dit :

            Alors dans ce cas, la France a le même pouvoir que les USA, car les conditions concernant le secret bancaire obtenues par la France sont les mêmes.
            Mais ça, vous l’oubliez….

            Vous mélangez les sujets ce qui n’a pas de sens.
            Oui, concernant le secret bancaire, les grandes nations ont du pouvoir sur la Suisse car cette politique était malsaine, et problématique. Plus que normal de presser la Suisse à ce sujet, et j’en suis content en tant que suisse que cela soit mieux qu’avant.

            Mais dans l’aviation de chasse, la Suisse n’est pas le toutou de ses voisins qui va obéir. La Suisse n’a pas de raison d’avoir besoin d’un pays ou de l’autre pour sa défense. C’est une compétition entre concurrents.
            Mais vous préférez penser cela pour conclure quelque soit la réalité que le Rafale est le meilleur, et que les vilains américains ont fait de vilaines choses pour détruire le parfait Rafale.

          • Paddybus dit :

            @votre surnom, c’est  » john pire »…Mais c’est de la stupidité ou de l’ignorance feinte….???? comment pouvez vous « oublier » l’extraterritorialité des lois américaines…. les pressions pour tout utilisateurs du dollar…. comme cela a été les car en Iran ou toutes les entreprises européennes ont été obligées de se retirer…????
            Les pressions des usa sur une grande partie du monde est patente et le nier fait preuve soit de volonté de manipuler soit d’une bêtise crasse si on souhaite évoquer les relations internationales….
            Quand au mélange de sujet…. quel humour…. comme si la diplomatie n’utilisait jamais cela…!!!!
            Quand au Rafale, c’est d’aprés ce que je lis ici et ailleurs, un des, voire le meilleur appareil dans le ciel actuellement…. le F35 y étant si rarement que les infos ne nous parviennent pas encore… hihi..!!!

        • Abuse of mainstream media can harm your mind! dit :

          @ John, je cite « Les USA n’ont pas ce pouvoir de persuasion en Suisse » … Peality-check: Le gouvernement suisse cède immédiatement lorsque les demandes viennent de Washington. Exemples: le secret bancaire, l’affaire Tinner, des transports de prisonniers illégaux de la CIA, le limogeage de l’historien Dr. Daniele Ganser (pourtant célébré comme un jeune chercheur brillant). Dès qu’il a soulevé des questions critiques qui ont incité l’ambassadeur américain à envoyer des notes de protestation en Suisse, le chercheur a dû basculer vers le secteur privé.

        • Alain d dit :

          @John
          A la première lecture de l’article, j’avais démarré un commentaire, puis cool l’avais finalement effacé.
          Mais je repasse et vois que vous avez mis une pièce dans la machine, je vais donc aussi jouer.
          La neutralité de la Suisse reste toujours à démontrer, notamment depuis 1940.
          Pour la neutralisation de ses casseroles (39-45, mines, banques, négoce, biens juifs, blanchiment, non-expulsions, etc.) la Suisse est vraiment dans le top mondial.
          Oct 2020 : « Le marché américain, poule aux œufs d’or pour la Suisse »
          https://www.youtube.com/watch?v=XKirx9uvFM0
          Le lobbysme des multinationales suisses s’est bien porté sous Trump, comme les investissements suisses vers les États-Unis.
          Les cantons s’écharpent pour proposer les taux d’imposition les plus bas et les avantages les plus élevés pour les nouvelles implantations.
          Des entreprises quittent les îles Cayman et d’autres paradis fiscaux pour la Suisse et non pas l’inverse !
          D’ailleurs depuis l’annonce du Brexit, la Suisse a récupéré des entités britanniques.
          Quelques sièges internationaux d’entreprises US :
          https://www.innovaud.ch/Portals/4/Files/Factsheets/FR_2020/
          %5BFR%5D_TA_SiegesInternationaux.pdf
          Donc à Vaud : Medtronic, Chiquita, Edwards Lifesciences, SC Johnson, Cisco, Honeywell, Incyte, Becton Dickinson.
          À Zoug, 2019 : « Le spécialiste américain des réservations d’hôtels et de voyages sur Internet, Expedia, va, lui, s’implanter à Genève cet été »
          Les noms de ces compagnies viendront s’ajouter à la liste impressionnante de multinationales qui ont installé leur siège régional dans la Confédération. C’est le cas, entre autres, de Kraft, Burger King, Yahoo!, Google, P & G, Chiquita, McDonald’s, UPS, Gillette, Alcoa, Liebherr, C & A et Cadbury Schweppes. »
          GEM, Groupement des multinationales en Suisse : les américaines au top :
          https://www.gemonline.ch/
          2020, exportations :
          https://www.letemps.ch/economie/elections-americaines-serait-meilleur-choix-suisse
          Etc.
          Je n’ai pas plus de temps, dommage.
          Évidement, il faut y ajouter tous les sièges d’organismes à cols blancs bien trop payés (escortes de luxe à proximité), souvent chopés dans des magouilles : FIFA (casseroles), CIO (casseroles), ONU (mauvais), etc.
          Organismes ou les États-Unis pèsent.
          Mais vous êtes un sacré comique, parce qu’il est vraiment énorme votre baratin et que vous nous prenez vraiment tous pour des cons.

          • Alain d dit :

            Entre tous les avantages que les entreprises américaines viennent chercher en Suisse, et tout l’or brut qu’exploite la Suisse pour le livrer raffiné à la Chine, y’a une certaine neutralité. :>))

      • Euclide dit :

        Sincérement John
        Vous etes aussi pénible sur ce forum que Frère Tuck euh tschock ou encotre votre vieux comparse Nico St Jean à propos de la technologie Yuhess.

        Pour faire simple : je cause rapport de force ou rapport d’intimidation ou si vous voulez de Stratégie.
        Comme je ne suis pas un littéraire écrire m’est difficile.
        Selon moi  » Nous vivons une mutation mondiale » avec un changement de gravitation vers l’Asie .
        Et pour cause de Commerce internationale toutes leséconomies sont plus ou moins imbriquées.
        Et que cela vous plaise ou pas la Suisse fait partie du monde OTANien meme si elle dit soi disant indépendante de ses choix.

        • HansW. dit :

          La Suisse n’a d’ailleurs pas oublié lors du choix de son nouveau fusil d’assaut d’avoir un calibre NATO-compatible!

          • John dit :

            Car la Suisse n’est pas bête, elle ne fait pas qu’importer de l’armement, elle en exporte bcp. Donc être capable de fournir au standard OTAN alors que les pays les plus riches sont des pays de l’OTAN… Je pense que c’est malin.
            Elle avait 2 choix, le soviétique ou l’OTAN.

            Le choix de calibre ne signifie rien du tout.

        • John dit :

          Indépendante dans son choix de chasseurs qui sont en compétition oui….
          Oui la Suisse travaille clairement avec du matériel occidental. La Suisse a dû faire un choix dès le moment où elle a décidé qu’elle n’avait pas les moyens d’être indépendante dans la production d’armement. Le choix occidental était naturel.
          Mais une fois ce choix fait, la Suisse choisit l’armement qui convient le mieux à son armée, à son industrie et à son budget.

    • John dit :

      Et vous achetez des Eurofighter à l’Allemagne pour les données venant de leurs satellites?

      Peut-être que c’est une différence culturelle entre la Suisse et la France… En Suisse on ne mélange pas tout.
      Ici, la Suisse n’obtient pas ces données gratuitement. Que la Suisse achète ou non le Rafale, ces données ont un coût, il est normal que la Suisse les paie.
      Mais en aucun cas cela ne devrait nous mener à choisir des systèmes d’armes français.
      Ce qui déterminera cela, c’est le coût, le rapport qualité / prix, et les conditions d’achat (indépendance de l’entretien, accès au code source, etc….)

      • Sylvester dit :

        @John
        Cette réaction est très culturelle et sociologique. Je ne me suis rendu compte en travaillant à l’étranger. Les français sont très envahissants quand on veut obtenir quelque chose. Mais on ne se rendent pas compte que ça nous dessert plus que le contraire ! Par exemple au Maroc, lors de la proposition Rafale, ont a tellement voulu occuper le terrain qu’au final, les marocains sont allé voir ailleurs ! Ce sentiment de supériorité, presque de condescendance tranche aussi beaucoup avec l’attitude tout en réserve des Allemands ou des Anglos-saxons ! Et ça peut faire la différence dans certaines cultures où les arguments et l’attitude et la manière vont de paire. Mais bon, la tchatche c’est dans notre culture, on aime brasser beaucoup d’air, et dire qu’on est les meilleurs en tout, ! Sans doute l’instinct du coq !

        • Alpha dit :

          « Par exemple au Maroc, lors de la proposition Rafale, ont a tellement voulu occuper le terrain qu’au final, les marocains sont allé voir ailleurs !  »
          Non, ce n’est pas du tout ce qui s’est passé…
          Pour faire simple, les politiques tractionnaient dans leur coin, pendant que Dassault le faisiat de son côté, sans qu’aucun des deux ne sache ce que faisait l’autre !!!!!…
          De fait le politique a proposé un prix, pendant que Dassault en proposait un autre !!!…
          Légitimement, les Marocains se sont demandés s’ils n’étaient pas pris pour des cons, et ont alors écouté les sirènes US qui étaient en embuscade.
          Petite info Rafale, puisque vous évoquez le sujet :
          Notre camarade @jyb avait évoqué une visite de Mme Parly à Bagdad il y a quelques semaines pour évoquer le Rafale…
          Je le confirme : Des discussions viennent d’être amorcées entre le Ministre de la Défense Irakien, le général de brigade Juma Anad Saadoun, et Dassault … A suivre.

  2. Florent dit :

    Mettez à jour votre article, CSO sera lancé le 28 décembre, et pas avec un an de retard..

  3. Raymond75 dit :

    Cela peut sembler étrange de la part d’un pays qui s’est engagé dans la neutralité et ‘la paix perpétuelle’, donc sans aucune guerre depuis 200 ans (une décision intelligente). Mais ce pays doit pouvoir se défendre, et observer les mouvements de troupes en Europe.

    Lors du traité de neutralité de la Suisse, les puissances européennes de l’Europe de l’époque s’étaient engagées à défendre la Suisse si celle ci était victime d’une agression ; ce traité est il toujours en vigueur ?

    • jp_perfect dit :

      Traité ou non, on s’imagine bien que si une guerre devait impliquer la Suisse, celle-ci serait peut-être plutôt globale. Ainsi, la Suisse serait intégrée à un camp ou l’autre.

      • John dit :

        Pas forcément…
        C’est l’approche Hollywood / américaine / simpliste / simplet de vouloir ce dualisme, le bien contre le mal, le juste contre le faux, le méchant et le gentil….
        La neutralité reste possible, peu importe les circonstances !

        • yo dit :

          @John Là vous avez tord. Pendant la guerre froide il était évident pour tout les Suisses que l’ennemi commun était le bloc de l’est, donc l’URSS. Le réseau de résistance P26 quand on fouille un peu on remarque que c’était juste une filiale du réseau GLADIO basé en Italie, maison mère des réseaux de résistance de l’OTAN en Europe. Encore aujourd’hui quand l’armée Suisse achète de l’armement c’est toujours en de manières à contrer l’armement Russe. Sans parles de tout les hauts gradés ayant commencés leur service militaire pendant la guerre froide qui disent ouvertement que la Russie est un pays ennemi.

          Et même si politiquement la Suisse est neutre c’est pas avec les Russes qu’elle s’entraîne ou chez qui elle va acheter des armes.

          • John dit :

            Absolument pas…
            Oui, la P26 craignait une invasion russe. Mais vous n’allez pas au bout de la réflexion?

            La Suisse était entourée de membres de l’OTAN, de puissances nucléaires à ses portes (les forces britanniques /américaines en allemagne), et n’a jamais été réellement menacée par celles-ci. Pourquoi donc en avoir peur?
            De plus, les services secrets suisses ont trouvé des plans d’attaque soviétiques. Mais pas français, allemand, italien, britannique ou américain durant la Guerre Froide. Donc logique de s’en défendre non?

            Quant à l’armement, il y a un choix qui a dû être fait dès lors que l’armement s’est standardisé et que la Suisse a constaté qu’elle n’avait pas les moyens d’une indépendance totale. Choisir une compatibilité avec des systèmes voisins est logique, et surtout avec les importateurs de son armement qui étaient majoritairement des pays OTAN. Donc autant faire le choix de l’OTAN.
            Mais le choix de l’armement n’est pas uniquement conçu pour contrer la Russie. Quelle différence cela fait-il pour la défense anti-aérienne par exemple? Un missile russe ou américain ont des comportements similaires…
            Un tank russe ou américain seront susceptibles de souffrir du même type d’armement.
            Dites moi quelle arme a été choisie qui ne sert que contre les Russes?

            La Suisse collabore beaucoup avec l’OTAN dans le cadre de missions de maintien de la paix.
            La Russie participe-t-elle à ce genre de missions?
            La Suisse est liée à l’OTAN à travers le partenariat pour la paix. Et ce au même niveau que la Russie, l’Autriche, la Suède, etc…

            Quant à la coopération militaire avec la Russie…
            Que dire de l’accord concernant la coopération russo-suisse pour le partage de compétences militaires en terrain montagneux?
            Que dire du fait que la Suisse refuse de suivre l’UE et les USA avec leurs sanctions contre la Russie?

          • Abuse of mainstream media can harm your mind! dit :

            @John: Absolument pas. J’ai rarement entendu une représentation des armées Staybehind à travers des lunettes plus roses.
            Le brillant historien Daniele Ganser a publié des ouvrages remarquables sur le sujet avec des faits : alarmants. En Grèce, l’armée fantôme de la CIA était acteur à part entière du coup d’État contre le gouvernement élu. En Italie, elle a fait des attaques false flag « terrorisme de gauche » pour influencer le résultat des élections. En Allemagne, des groupes d’extrême droite ont été intégrés et donc entraînés et armés, ce qui a conduit à l’apparition d’armes de la CIA lors d’attaques terroristes.
            L’installation d’une telle structure en Suisse à l’insu du parlement était donc au moins autant un acte d’agression que les plans d’attaque de l’URSS.

        • jp_perfect dit :

          Ai-je parlé de bien ou de mal, de gentil ou de méchant, de seulement deux camps, bref, d’une situation simple…?

          J’ai bien indiqué que « SI LA SUISSE EST IMPLIQUÉE DANS UN CONFLIT » (je le mets en gros, parce que ça n’a pas l’air facile à suivre), ce qui signifie que la neutralité est dès lors déjà tombée.
          C’etait d’ailleurs bien la stratégie de la Suisse durant les deux guerres mondiales et la Guerre froide. Durant la première, la Suisse a conclu des accords d’assistance avec les deux camps en cas de violation du territoire. Durant la Seconde, elle s’est officieusement alliée à la France avant que celle-ci ne s’écroule. Enfin, durant la Guerre froide, Paul Chaudet a très clairement indiqué que la Suisse intégrerait le dispositif de l’OTAN en cas de conflit.

          C’est vous qui faites le simplet pensant que la Suisse pourrait passer toutes les crises sans devoir être impliquée dans aucun cas. Les exemples historiques nous montrent pourtant bien le contraire, que cela nous plaise ou non. D’ailleurs, n’en avons-nous pas un exemple ici? La Suisse noue un accord militaire avec l’an France. Quoi qu’en disent les beaux discours, cela nous éloigne d’une stricte neutralité. Comme l’achat d’avions uniquement OTAN-compatible. Et dois-je mentionner l’affaire Crypto?
          Il ne faut pas faire de la neutralité un concept béat miraculeux. Il s’agit en fait bien plus d’un instrument à la forme très changeante et au service de nos intérêts.

          • John dit :

            Je me suis mal exprimé.
            Ce que je dis, c’est que cette dualité systématique est très simpliste, digne du simplisme hollywoodien.
            Si la Suisse est impliquée dans un conflit, c’est qu’elle est attaquée. Et si elle est attaquée, elle se défendra. Ce n’est pas ce que j’appelle choisir un camp. C’est simplement de se défendre. Et s’associer à un autre pays en cas d’attaque, ce n’est pas choisir un camp… C’est se défendre. Et ce n’est pas une perte de neutralité.
            La neutralité s’applique à ce qui est externe à la Suisse, pas interne. Quand deux nations sont en conflit, la Suisse est neutre. Lorsque la Suisse est attaquée, elle n’est pas passive, elle se défend face à l’agresseur. Il s’agit de la Suisse, elle ne sera pas neutre entre la Suisse attaquée et l’agresseur.
            Si vous ne comprenez pas la nuance… Le cas de la Seconde Guerre Mondiale est assez évident. La France n’attaquait personne. L’Allemagne oui. Donc comment se défendre face au seul ennemi potentiel?

          • jp_perfect dit :

            Encore une fois, j’ai dit que si la Suisse était attaquée, cela serait sans doute dans le cadre d’une guerre plus large, dans laquelle des camps (deux ou plusieurs) seraient déjà existants. Tous les cas de figure évoqués ci-dessus démontrent qu’en cas d’attaque, la Suisse prévoyait d’intégrer l’alliance ennemie à l’assaillant. Ce n’est pas votre discours sans queue ni tête qui ira contre ce fait. On voit mal quel intérêt la Suisse aurait à ne pas intégrer une alliance alors qu’elle est attaquée…
            Vous vous rendez compte que personne ne raisonne comme vous, ni dans les états-majors, ni dans les chancelleries? C’est peut-être parce que vôtre raisonnement n’a aucun sens.
            Selon vous on pourrait coopérer activement avec une nation dans une guerre mais proclamer quand même notre neutralité? Premièrement, personne ne le verrait comme quel, donc ça n’aurait aucun intérêt, et qu’on se proclame « neutre mais belligérant quand même » (ce qui n’a à nouveau aucun sens) ne ferait finalement aucune différence sur le plan pratique…
            Mais prenons le cas où la Suisse serait attaquée dans le cadre d’une guerre où elle seule et son agresseur seraient impliqués. Vous pensez sérieusement que la Confédération n’essaierai pas de chercher de l’aide ailleurs? Mais bien sûr que si! Justement, parce qu’encore une fois, si elle est attaquée, la neutralité de la Suisse tombe et elle n’a dès lors plus aucun intérêt à la conserver. Elle pourrait dès lors activement rechercher des soutiens militaires, ce qu’elle ferait, car sa stratégie a toujours été plus ou moins basée sur le fait de tenir le temps que les ennemis de nos ennemis arrivent.
            L’intérêt de la neutralité se trouve avant que le pays ne se retrouve attaqué, pas pendant.

    • Namroud dit :

      Pour info, la suisse, tout comme la Suède et la Finlande et peu être aussi l’Autriche cad des pays neutres , auraient fait partie du réseau stay behind mis en place par la CIA durant la guerre froide et qui englobaient bien évidemment tous les pays de l’otan.

      • yo dit :

        Oui la P26 en Suisse faisait partie des réseaux de stay behind.

        • Abuse of mainstream media can harm your mind! dit :

          Le brillant historien suisse Dr. Daniele Ganser a publié un excellent travail de recherche à ce sujet. Ceci et quelques autres regards critiques envers Washington lui ont coûté sa carrière dans les universités de la Suisse «neutre et independante».

          • HansW. dit :

            Le « brillant historien » suisse Dr. Daniele Ganser qui fait la promotion de la « théorie du complot » en niant ce qui s’est passé le 11 septembre 2001 lors des attentats des Tours jumelles à New York???

          • Abuse of mainstream media can harm your mind! dit :

            Oui, brillant. C’est prouvé; ses questions effraient suffisamment l’ambassade US pour demander au gouvernement suisse sa révocation… c’est un indicateur. @HousiW.

    • fabrice dit :

      Raymond75
      C’est à dire que la Suisse est encerclée par l’UE. Les relations sont parfois tendues avec l’UE qui s’amuse régulièrement à tordre le bras de la Suisse.
      Dès lors la Suisse n’a pas beaucoup de choix, soit rejoindre l’UE, soit jouer une politique attentiste en cultivant des alliances extérieures et en attendant de voir (e gros l’éclatement de l’UE), soit jouer en bilatéral à l’intérieur de l’UE en cultivant des alliances intérieures à l’UE pour influencer l’UE.
      Mais bon comme la prospérité suisse est très largement due à sa neutralité.

      • John dit :

        La prospérité suisse n’est absolument pas due à sa neutralité…
        C’est très complexe, il n’y a jamais eu un facteur expliquant une situation. Sinon derrière tous auraient fait de même.

        Facteurs de prospérité:
        1. Stabilité politique! Que vous le vouliez ou non, la version américaine / française avec des oppositions et des changements radicaux d’un exécutif à l’autre, c’est mauvais pour le business.
        Les investissements se planifient à moyen / long terme.
        Quand la politique fiscale française est bouleversée tous les 5 ans, qui voudrait y investir?

        En Suisse, l’exécutif et le législatif correspondent aux partis choisis par la population. Il n’y a pas l’exclusion de partis qu’il y a en France.

        2. Les investissements en R&D: La Suisse fait partie des pays investissant le plus en R&D
        3. Le système scolaire. La solution de l’apprentissage qui est valorisé permet une main d’œuvre hautement qualifiée pour des emplois qui ne requièrent pas des hautes études mais qui permet de former à très bon niveau pour des emplois très techniques.
        Trop d’étudiants serait inutile, voire dangereux pour notre économie, on a besoin de ces emplois qualifiés.
        MAIS toute personne passant par l’apprentissage a les moyens de faire derrière des études d’ingénieur, des formations très techniques, économiques, etc… Donc ce n’est pas une voie de garage, au contraire, un monde d’opportunités s’ouvre et leur est réservé.

        4. L’industrie à haute valeur ajoutée + le tissu de PME.
        Contrairement à ce que bien des gens pensent, la Suisse n’a pas son économie qui base ses emplois sur la finance uniquement. On a plus d’industrie que la France en % du PIB.
        5. Son économie basée sur l’export.
        Ce qui enrichit ou appauvrit un pays, c’est la balance commerciale. Une balance commerciale négative, à long terme ce sont des richesses qui partent. Exporter permet d’équilibrer les importations.
        6. Rigueur budgétaire: Avoir un budget public en déficit structurel, au final, l’argent repart dans la finance et quitte l’économie réelle.
        7. Sens de la responsabilité de la population
        8. La confiance d’un pays stable et sûr.

        Il y a encore bcp de facteurs. Donc se limiter à la neutralité est trop simpliste.

        • fabrice dit :

          Bjr John
          Je suis d’accord avec vous, la prospérité suisse ne s’explique pas seulement par la neutralité. Néanmoins si la Suisse s’aligne sur l’UE et que la Suisse devienne comme l’UE, elle perd son statut de pays refuge et son statut de « Genève internationale »

        • v_atekor dit :

          C’est quand même marrant que tu n’aies pas signaler un de ses premiers facteurs de richesse : être géographiquement au centre d’une des régions les plus riches au monde, et limitrophe avec les pays les plus riches de cette zone !
          .
          Transfère la Suisse, avec la même politique, des Alpes dans le massif Andin ou au Tibet, et on en reparle.

          • breguet dit :

            v-atekor: CQFD !

          • John dit :

            Oui, en effet…
            La Suisse a des frontières similaires à celle de la France.
            Pourtant la France n’a pas le même niveau de prospérité. Donc votre facteur géographique n’explique de loin pas tout…

    • Auguste dit :

      « Les traités c’est comme les jeunes filles et les roses,ça dure ce que ça dure ».(De Gaulle).Quand on se prétend neutre on ne se fait pas du gras et on ne participe pas aux guerres des autres en leur vendant des armes.
      La Suisse sera tranquille tant que ses voisins y trouveront intérêt.Le jour ou ce ne sera plus le cas, elle subira le sort de tout un chacun.La Révolution et Napoléon avaient annexé la partie francophone,hitler et mussolini y ont pensé aussi.

      • Edgar dit :

        La nouvelle République française a effectivement envahi progressivement la Confédération helvétique en 1798. La France avait été une alliée solide depuis le début du XVIe siècle, les Cantons se sont mal préparés… En 1798, toutes les grandes puissances européennes avaient été battues ou tenues en respect par les armées françaises. Cela n’a pas favorisé l’esprit guerrier chez les patriciens helvètes, soudain très isolés… Par contre, les Bernois et les montagnards du centre du pays ont vaillamment combattu. Bref, de nombreux facteurs politiques, stratégiques et psychologiques ont nui à l’esprit de résistance de la Suisse face à la nouvelle menace française (et révolutionnaire). Ce ne fut plus le cas face à l’Italie fasciste et l’Allemagne national-socialiste: menace lente à grossir, inadaptation culturelle, cohésion sociale suisse.

        • Le Breton dit :

          Après le pays de Genève avait déjà des liens forts avec la France, là-bas, ils avaient tout à gagner à être français (en sachant amèrement qu’ils perdraient quelques spécificités locales pour être intégrés au moule français) d’un point de vue économique, en tout cas pour la ville même.
          Puis la Suisse n’était ni vraiment démocratique ni vraiment unifiée, un autre temps.

    • momo dit :

      Un traité ne vaut que la qualité de son papier!

      Est-ce que certains lecteurs auraient oublier que les nazis avaient signé un traité avec Staline… L’encre était à peine sèche que l’Allemagne démarrait l’invasion des pays de l’Est lors de l’opération Barabrossa

      • John dit :

        Un traité signé par Adolf ou par un pays neutre et pacifique depuis des siècles, c’est pas la même chose je pense.

        • PK dit :

          Vous avez tort. Ce n’est pas le chef de l’État qui signe un traité, mais bien le chef de l’État qui pose une signature pour engager l’État (et tous les successeurs qui viendront à sa tête ensuite).

          Donc d’un point de vue légal, signer avec Macron, Hitler ou Mao, c’est kif.

      • Momo dit :

        Attention, le momo ici n’est pas le vrai Momo, l’unique, moha!
        Celui-ci, le petit momo, doit recommencer sa scolarité en histoire: on apprend au moins en terminale ce qu’était le pacte germano soviétique, qui a duré nettement plus que le temps de séchage de l’encre.
        Tout le monde ou presque le sait, et pas qu’en Pologne.

    • Wolff dit :

      Le traité de Vienne n’est plus d’actualité à ma connaissance.
      Certains pays alliés avaient signé un traité d’assistance avec la Finlande (neutre comme la Suisse) mais personne n’a honoré son contrat quand les Russes les ont attaqués au début de WW2. On n’a pas d’amis mais que des intérêts communs.

    • Frédéric dit :

      La Suisse a déployé des troupes au Kosovo je le rappelle avec le contingent autrichien, et a des observateurs en Corée ( voir le film DMZ)

    • patrick dit :

      En fait la neutralité suisse est plus un outil qu’un principe immuable. Si au début la Suisse était dans une neutralité dite intégrale, elle est rentrée par la suite dans une neutralité différenciée pour éviter d’avoir à imposer des sanctions économiques à ses partenaires commerciaux durant l’entre-deux guerres et finalement par la suite et notamment pendant la guerre froide, certains historiens parlent de neutralité occidentale.

  4. jyb dit :

    La couverture a minima par les media de l’affaire crypto ag, qui agite la suisse depuis des mois est assez…surprenante.

    • jp_perfect dit :

      J’ai remarqué cela aussi. On notera également qu’aucune protestation diplomatique officielle n’a été faite à l’égard de la Suisse. Pire encore, Stockholm a annulé un repas diplomatique. Pas pour protester contre l’espionnage de Crypto, mais parce que le Conseil fédéral a interdit à l’entreprise d’exporter ses machines vers la Suède… C’est assez fou je trouve.
      Alors soit tout le monde s’en fous, soit tout le monde savait, soit toutes ces nations jugent que le jeu n’en vaut pas la chandelle.
      J’ai fait remarqué cela au rédacteur de 24 Heures (journal vaudois) pour lui demander des précisions, et peut-être un article sur ce manque de réactions, mais je n’ai encore pas reçu de réponse.

    • fabrice dit :

      Tout comme la couverture à minima de l’implication du Hezbitruc dans le trafic de drogue et de diamants sales à l’intérieur de l’UE.
      On notera que ce sont des Libanais proche du bidule qui ont volé « la chambre verte » de Leipzig et des Israéliens qui ont aidé l’Allemagne à retrouver les « chances pour l’univers ».
      https://fr.timesofisrael.com/une-firme-israelienne-aide-a-resoudre-un-incroyable-vol-de-bijoux-en-allemagne/
      Couverture aussi très minimale sur l’action du Mossad qui a empêché les « héros » de Jyb de commettre un carnage à Paris ou au Danemark….
      https://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/attentat-dejoue-de-villepinte-paris-accuse-teheran_2037959.html
      Mais bon pour jyb, la France doit s’allier à des criminels et à des trafiquants de drogue islamistes, aux criminels du Drakkar, à ceux qui ont posé des bombes à Paris fin des années 1980, aux preneurs d’otages français de Beyrouth, aux assassins, à des raclures antisémites.

      • jyb dit :

         » un homme vrai est celui qui peut ne pas répliquer quand il a raison » proverbe yiddish

        • ji_louis dit :

          … ou dit autrement:
          « Passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile est une volupté de fin gourmet. »
          Georges Courteline

    • EchoDelta dit :

      Oui c’est assez intéressant mais comme je pense que nous avons les même outils / affaires potentielles chez nous, nous n’avons peut être pas intérêt à blâmer ceux qui font comme nous… Est ce que nous étions très écoutés par ces machines, je ne sais pas, mais si je ne me trompe pas il me semble nous avions tous les dossier US avant la négociation des accords du GATT. Cela date un peu et nous avons connu une période de flottement dans le début des années Mitterrand, au profit de la cellule de l’Elysées, mais depuis peut être avons nous remonté suffisamment la pente…

    • momo dit :

      Il n’y a rien de surprenant, c’est une affaire vieille de 40 ans! Tout le mode savait que Crypto était en ménage avec la CIA depuis le millieu des années 70!

      La seule information neuve que l’on a eu dernièrement est que le couple ne vivait pas en concubinage mais était marié devant Monsieur le curé! 🙂

      • jyb dit :

        @momo
        mais encore ?

        • espionnite dit :

          @jyb: Dans le cas où tu n’aurais pas suivi l’affaire: Crypto n’est pas une société suisse qui espionnait pour les américains, la société était la propriété de CIA et des services de renseignement allemands.

          Par contre, il y a un scoop tout frais: Une société suisse concurrente de Crypto appelée Omnisec, qui fournissait aussi des systèmes de cryptage, appartenait également à la CIA et aux services de renseignement allemand!

          Et là, cela pose problème parce que cette entreprise équipait le gouvernement suisse et les banques du pays comme UBS… Les Suisses deviennent tout d’un coup plus chatouilleux

    • vrai-chasseur dit :

      @jyb
      En effet, même remarque.
      Ce qui agite la Suisse, c’est que ses services ainsi que certains responsables politiques étaient vraisemblablement au courant de l’opération Rubikon sur son sol alors que celle-ci était menée par la CIA et le BND allemand. Crise démocratique.
      Pour les autres…qui ne dit mot consent. La CIA et surtout le BND ont souvent mis les infos à disposition lorsqu’ils en sentaient la nécessité.
      Les cryptoleaks feront regarder rétrospectivement avec un autre oeil des opérations comme les accords de Camp David, l’invasion US du Panama, la guerre des Malouines (les communications cryptées de la marine argentine avaient été interceptées et mises à la disposition des anglais) et d’autres…étonnant que les journalistes ne s’en emparent pas.

      • jyb dit :

        @vrai-chasseur
        et que dire des polémistes, des politiques, des complotistes qui ont là de quoi alimenter à l’envie leurs discours.

    • John dit :

      En Suisse on en parle…
      Cette société a des liens louches un peu partout, en Suisse aussi, et agit aussi à l’encontre de la Suisse.
      https://www.lenouvelliste.ch/articles/suisse/espionnage-coresponsabilite-des-autorites-suisses-dans-les-activites-de-crypto-1003489

    • Max dit :

      En enfer le diable doit avoir deux banques : HSBC et UBS…

  5. fabrice dit :

    Peu d’Etats dans le Monde ont des programmes de satellites espions.
    Est il possible que l’Espagne rejoigne aussi ce programme français ?
    Le nouveau satellite espion espagnol a été perdu suite à l’échec du lancement de la fusée européenne Vega ce mois-ci.
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/satellite-le-lanceur-europeen-vega-se-perd-dans-lespace-1265490
    Il ne leur reste que le PAZ https://fr.wikipedia.org/wiki/PAZ_(satellite) lancé en 2018 avec une résolutions d’un mètre.

  6. Toff dit :

    C’est bien la moindre des choses si ils prennent nos Rafales… 😉

  7. Desty dit :

    On a amélioré l’offre qu’on leur avait fait en premier lieu apparemment. C’est une très bonne chose pour que la suite des appels d’offre en cours tourne en notre faveur…

  8. Czar dit :

    « Le projet de loi devant permettre de ratifier cet accord a été examiné puis adopté par la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense en juillet dernier, l’Assemblée nationale ne s’étant pas encore prononcée. »

    j’imagine qu’elle le fera en toute bonne logique APRES que le gouvernement helvétique aura choisi ses nouveaux avions.

    • jp_perfect dit :

      Ou au contraire, elle s’empresse de le faire maintenant pour montrer à la Suisse le genre de coopération que la France peut offrir.
      Dans tous les cas, elle aurait tord de se priver de cette manne financière, qui ne lui coûte pas grand chose. En gros, il s’agit juste pour la France de partager les images qu’elle possède. Cela ne lui occasionne aucun coût supplémentaire, à moins que la Suisse ne demande des images spécifiques. Mais, personnellement, j’imagine que si la Suisse doit tourner son regard vers une région du monde, alors la France devra le faire aussi.
      J’ai bon ou je suis à la masse?

      • fabrice dit :

        J’ai cru comprendre que la Suisse avait le droit d’orienter en partie le satellite pour prendre en photo ce qui l’intéresse.
        Ce qui intéresse Berne n’intéresse pas peut être aussi fortement Paris.
        Donc 2% du temps, c’est la Suisse qui dira quoi prendre en photo ?

      • albatros24 dit :

        100%
        Et à la lecture de cet article on apprend que c’est la France qui gère justement toutes les archives, donc toutes les vues et photos de partout…
        Pour une fois que des archives sont intéressantes.

  9. vrai_chasseur dit :

    La coopération militaire franco-suisse est singulière en Europe, ancienne et qualitative.
    A noter par exemple que des pilotes de chasse suisses sont détachés en France à Cognac pour servir d’instructeurs aux futurs pilotes de chasse français. Outre le fait d’être d’excellents pilotes, ils connaissent parfaitement le nouveau Pilatus PC21 pour avoir été formés puis formateurs en Suisse sur cette machine.
    Et certains Mirage III suisses, achetés entre 1966 et 1969, maintenus comme des horloges suisses, volent encore aujourd’hui en supersonique sans problème…

    • momo dit :

      Ancienne…Cela dépend ce que l’on entend par coopération! 🙂

      Les troupes de mercenaires suisses dans les armées des rois de France au Moyen-Age, c’est de la coopération?

      Il y avait aussi des régiments suisses dans la Grande armée de Napoléon (exemple: arrière-garde au passage de la Beresina) mais comme les autres pays d’Europe envahis par Napoléon, la coopération était… un peu forcée.

      • Thierry dit :

        La Suisse a même servit de terrain de guerre lors de la campagne d’Italie de Napoléon vers 1800, les suisses se battaient alors avec les français contre les coalisés (Autriche, Angleterre, Russie, Prusse, etc) qui ont perdus à Marengo.

        Il y avait d’ailleurs en Suisse une guerre civil entre centralistes et fédéralistes, Napoléon se fit nommer « Médiateur de la République helvétique ». en apportant une nouvelle constitution avec un système cantonal élargie toujours en vigueur aujourd’hui, qui amena la paix mais obligea les suisses à envoyer des troupes à Napoléon.

        l’épisode fameux du passage de la Beresina Environ 1300 soldats suisses ont tenu en échec, pendant toute une journée, environ 40’000 Russes, ce qui sauva les restes de l’armée de napoléon (environ 30 000 hommes sur 400 00 à 600 000 au départ de la campagne de Russie) en franchissant la rivière, ce fût là une magnifique contribution.

      • Auguste dit :

        Ils ont coopéré avec François 1er à Pavie et ça n’a pas été une réussite.

      • Avant le début de la 2eme Guerre Mondiale, la France et la France avait mis au point des plans qui en cas d’invasion allemande de la France a travers la Suisse aurait permis a l’Armée Française de venir en appui à l’Armée Suisse sur son territoire. Ces plans ont d’ailleurs été retrouvé par les Allemand lors de l’invasion de France!

  10. LamotteT dit :

    Qu’est-ce qu’on ferait pas pour vendre du rafale !

  11. Sempre en Davant dit :

    Un système de suivi des images prises par satellite doit permettre de créer un suivi et une anticipation des récoltes.

    Outre l’évidence spéculative cela permettrait une optimisation des réserves céréalières et autres.

    Comme l’air de rien il arrive trop souvent que les mauvaises années se suivent anticiper va devenir un impératif de sécurité alimentaire.

    Si les Suisses y pensent avant nous ils seront bien gentils de nous donner l’idée en nous laissant croire qu’on l’a eu les premiers.

    • Thierry dit :

      les champs de récoltes en France sont en effet déjà contrôlés depuis longtemps par satellite (ou drone) afin d’en évaluer la nature et la superficie pour avoir droit aux subventions européenne.

  12. EchoDelta dit :

    C’est une bonne coopération !
    Ca permet aux Suisses d’avoir des infos, sans trop investir, et à la France d’avoir un petit complément, et les Suisses sont des gens sérieux quand à la protection des données.

    • pepel_WASSKA dit :

      C’est tout comme cela qu’il faut voir les choses. Et si cela permet de renforcer le lien pour vendre des avions par la suite, tant mieux.

    • John dit :

      Voilà un commentaire très terre à terre.
      C’est clairement du gagnant-gagnant cette coopération ! On y gagne tous, et cela ne va pas à l’encontre des intérêts de l’autre, donc autant en profiter…

  13. Thierry dit :

    Vous croyez que les suisses vont utiliser ces image pour la défense ou pour localiser les construction de piscine non déclaré ou le rajout d’une aile à un pavillon sans permis de construction et bien caché derrière d’immenses haies… j’ai comme un doute (c;

    • Abuse of mainstream media can harm your mind! dit :

      En tant que Suisse, je peux vous assurer que le gouvernement suisse préfère surveiller et taxer les petits artisans et ouvriers plutôt que de « déranger » des gens possédant piscines et consultants en optimisation fiscale.

  14. Max dit :

    La récente spatialisation de l’Armée de l’air et de l’ESPACE (space…space…space ! Dixit les Cochons de l’espace du Muppet’s Show) est un beau placement de produit pour achalander le client helvète vers Dassault au pire et au mieux avec du SCAF dans le caddy.
    Mais le « nain » suisse, pas européens pour un sous car Banquier sous la montagne va défendre son bout de gras mordicus dans cette catastrophe Covid-dix neuvième…. Car le Dragon existe et commence à zieuter par chez nous.
    Ouch ! J’ai fini.

    • HansW. dit :

      Mon dieu que ces « poncifs » sur les banques suisses sont fatigantes…

      Pour information, il y a 2 grandes banques en Suisse: UBS dont les principaux actionnaires sont le fond souverain de Singapour et les fonds de pension américains et le Credit Suisse dont les principaux actionnaires sont les Emirats-Unis et les fonds de pension américains!

    • HansW. dit :

      Le « nain » suisse est classé au 20ème rang des pays au plus fort PIB. Le « nain » suisse est classé au 10ème rang des pays au plus fort PIB/habitant (alors que la France est au… 29ème rang).

      Les « nains » ne sont pas toujours ceux que l’on croit…

    • John dit :

      haaaa parce que les pays européens eux ne défendent pas leur propre intérêt?

  15. jp dit :

    si on a des rafale F4, la coopération en réseau oblige le soutien des réseau satellitaire pour observer et communiquer avec nos forces air, terre, mer. il nous faut plus de satellites dans les régions ou nous sommes présents, europe, afrique, proche orient, océan pacifique, amérique du sud. ca en fait au moins une douzaine, soit au moins 6 lancements A5. sans oublier les avions et les drones de reconnaissance et relais de communication, dans la région du sahel on est obligé de compter sur le renseignement américain, sinon on reste aveugle sur le terrain, faudrait remédier à ça.