Le Pentagone mise sur l’ingénierie numérique pour accélérer la mise au point de nouveaux avions de combat

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71 contributions

  1. v_atekor dit :

    Quelle révolution ! Ces années 1990 vont changer la vie. Très fort ce américains, bientôt ils trouveront le moyen de faire causer 2 ordinateurs ensemble d’un bout à l’autre des USA… Terrible !
    .
    Sinon Catia de Dassault avait été utilisé pour la première fois pour concevoir le B777 par Boeing, intégralement par de l’ingéniérie numérique… Visiblement chez LM ils n’étaient pas au courant ; ça explique des choses pour le F35.

    • PeterR dit :

      >> ça explique des choses pour le F35
      Il ne faut pas perdre de vue que ce genre d’outil à tendance à rendre les gens … cons … et aussi de leur faire perdre le bon sens paysan, le goûts des choses simples (donc maitrisables et fiables).
      Si en plus c’est utilisé par des gens qui ne maitrisent pas le concept même de tout outil de simulation qui, comme l’aurait dit Lapalisse, que c’est de la simulation (et donc tributaire du domaine de validité des modèles employés).
      Je ne compte plus le nb de gars qui m’ont présenté des résultats de simule abracadabrantesques qu’un simple coup d’œil suffisait à démolir ou de super simules ayant pris des mois de travail qu’une petite maquette physique faisait voler en éclat en 5mn. Ben oui, en supposant que les modèles utilisés soit bien représentatifs et que la simule respecte leur domaine de validité il faut encore penser à simuler en injectant les bons paramètres et penser à observer les bons critères … tout un métier.

    • aleksandar dit :

      Oui et non
      Le F35 a été entièrement conçu par IA pour ne pas avoir a faire un démonstrateur.

      • Dante dit :

        Ah oui ? Et le X35 ça n’est pas un démonstrateur ?

      • PeterR dit :

        Si vous arrêtiez de balancer le terme IA à tout va …
        C’est dingue ce que ce genre de termes marketing peut faire de ravages !

      • Fred dit :

        @ aleksandar

        Résultat des courses, ils ont construit un démonstrateur à l’insu de leur plein gré … Mais sans s’en apercevoir :o)

      • darklinux dit :

        Par IA , savez-vous de quoi vous parler ?? le machine , voir le deep learning , n ‘est pas foutu de faire la différence entre une 2CV et une Ferrari La Ferrari si on ne lui apprend pas . Par corolaire , la machine learning peu faire des choses simple pour l ‘ humain , mais n ‘ a aucun sens créatif et n ‘ en auras jamais , arrêté d ‘ écrire des bêtises

    • JIBET dit :

      Fort possiblement, le Rafale a exploité ce qui s’appelait la ‘Maquette Numérique’ et je pense c’est bien avant le projet 777… Normal, Dassault Aviation a toujours ‘essuyé les plâtres’ des produits de Dassault Systèmes 😉

    • Max dit :

      Absolument, Catia et la suite progiciel de Dassault System écrasent tout. Il y aussi Naval Group qui a déjà intégré le concept du jumeau numérique. Le Barracuda Suffren en est l’extrapolation suprême. Cocorico

    • John dit :

      Je crois que vous ne comprenez pas la différence…
      CATIA de Dassault est un programme de Conception Assistée par Ordinateur.
      Ce n’est pas ce qu’ils entendent par « ingénierie numérique ».
      Avec CATIA, ce que les concepteurs faisaient, c’étaient de concevoir un appareil et faire entrer tout ce qui était nécessaire et au bon endroit pour faciliter la maintenance (je caricature un peu). Et ensuite, ils analysaient le changement de certains paramètre pour analyser les performances de l’avion. Et durant la conception, il y avait des séparations très très claires avec des équipes pour chaque élément.

      L’ingénierie numérique, c’est un concept de processus au même titre que la méthode « agile » l’est pour la création de programmes. C’est la combinaison de toutes les capacités numériques et leur collaboration. Il y a donc le dessin, mais aussi toutes les simulations possibles et imaginables. Le comportement en vol, la production de l’appareil, l’entretien de celui-ci, le vieillissement, etc.
      Jusqu’à maintenant, c’est l’ingénieur qui dessinait et intégrait des éléments à ce qui était conçu. Une possibilité actuelle est de modéliser le résultat, et l’ordinateur va concevoir ses solutions (bien sûr il faut être ingénieur et savoir coder pour donner les bonnes instructions à l’ordinateur).
      Avant, chaque élément était conçu séparément, avec quelques « règles » données, puis l’élément était intégré et testé, finalement, il y a une boucle pour améliorer la conception.
      Ici, la boucle intervient plus tôt grâce aux outils informatiques. De plus, il est possible de tester bcp plus de variantes, alors qu’à « l’époque », c’était des concepts drastiquement différents qui étaient évalués, mais en nombre limité sinon le processus de conception aurait duré des décennies.
      Si ça vous intéresse, il y a une présentation de la défense américaine pour montrer justement ce qu’ils entendent par DE.
      https://fas.org/man/eprint/digeng-2018.pdf
      Le T7 a permis de réduire drastiquement le temps d’assemblage, réduit le nombre d’heure de conceptions et vérifications tout en apportant un produit mieux fini.

      , c’est un « nouveau » processus plus collaboratif. La complexification des chasseurs requiert de nouvelles capacités. C’est de plus en plus difficile

      Dans la construction, c’est le BIM qui est en train d’améliorer la collaboration entre les

  2. Didier dit :

    Et pour finir les avions actuels?

  3. Drix_01 dit :

    Les hackers du monde entier vont s’en donné à cœur joie de mettre un biai dans cet outil numérique, pour induire en erreur les scientifiques si ils se basent en grande partie sur des tests numériques avant de faire un prototype.

  4. Lolo dit :

    Pour le moment on nous dit que ça prends 2 fois de temps pas que cela coûte 2 fois cher..

    • John dit :

      Pour le BIM, l’équivalent dans la construction, lorsqu’il s’agit de concevoir un hôpital par exemple, c’est des économies de temps, et une conception plus aboutie.
      La complexité des réseaux est compliquée à gérer quand les mandataires (ingénieurs sanitaires, ventilistes, électricien, etc, etc… ) ne communiquaient qu’en mettant leurs solutions ensemble et voyaient les conflits après des heures de travail.
      Ici avec un modèle numérique, utilisé en temps réel, il est possible de trouver des solutions alternatives sans attendre les problèmes. Il permet aussi à ces ingénieurs de collaborer en cour de conception pour optimiser les solutions pour le client.
      Ici, pour des avions de chasse, la complexité est telle et a tellement augmenté qu’il faut plus d’outils pour ne pas augmenter encore le temps de conception.
      Si aujourd’hui la conception d’un avion de chasse prend bcp plus de temps que par le passé, c’est bien à cause de cela. Aujourd’hui on serait encore capable de faire un avion de génération 2 ou 3 en peu de temps. Par contre pour les génération 5 ou 6, le niveau de complexité passe un nouveau cap. Et Dassault a développé des logiciels utilisés par Lockheed pour ce changement d’approche.

  5. Fred dit :

    Dassault Systèmes est très en pointe dans ce domaine, grâce à ses logiciels maison, dont le fameux CATIA, numéro Un mondial, vendu même à Boeing.
    Avec ses divers modules, il permet – entre autres – de formaliser une pièce en 3D intégrée dans l’ensemble à réaliser, en intégrant automatiquement la mécanique physique sur la planche à dessin virtuelle.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/CATIA
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Dassault_Systèmes

    L’ONERA procède de même en mécanique des fluides, domaine dans lequel il est très avancé.

  6. PeterR dit :

    Euh, ils sont au courant que cela fait 30 ans que la modélisation numérique est utilisée ??
    Dans les années 80 PSA avait un Cray XMP2 (donc un des calculateurs les plus puissants à ce moment) pour des modélisations numériques et la réduction du nb de protos et d’essais. Il était utilisé entre autres pour simuler les crash tests => modélisation de la structure complète de la voiture et simulation des déformations lors d’un crash test simulé.
    En aviation et en particulier chez Dassault ce type de simulation était également largement utilisé.
    Donc ce n’est pas un scoop que 30 ans après cela existe toujours … et avec sûrement d’énormes progrès

    • John dit :

      On parle pas de modélisation numérique, mais d’ingénierie digitale.
      Ce n’est pas la même chose… Il y a un monde entre les 2.
      Quand je lis ce genre de commentaire, je suis un peu choqué par l’arrogance de certains. Penser qu’ils sont plus malins que l’organisation militaire la plus riche au monde, ayant tous les moyens à leur disposition. Si il y a une discussion sur ce changement, c’est qu’il y a un changement. Autant apprendre plutôt que de faire ce genre de commentaire.
      https://fas.org/man/eprint/digeng-2018.pdf

      • PeterR dit :

        Et vous si vous lisiez et surtout compreniez ce qui est écrit vous feriez des progrès.

        • John dit :

          Intéressant…
          Donc vous avez raison en disant qu’il n’y a pas de progrès ici?
          Intéressant que vous soyez plus malin que le pentagone, BAE Systems, etc…

          • PeterR dit :

            Relisez ce que j’ai écrit plutôt que de braire.
            Ai-je dit qu’il n’y avait pas eu de progrès depuis 30 ans où on utilisait déjà des super calculateurs, non pas pour concevoir, mais bien pour créer des clones numériques (certes limités à certains aspects à cette époque) de simples voitures ? J’ai justement dit le contraire.
            Ce qui m’étonne c’est qu’il y en a qui ont l’air de découvrir que ça existe … ils ont juste plus de 30 ans de retard. Quand on sait les progrès en puissance de calcul depuis cette date on peut imaginer que les modèles on « légèrement » progressés … et sur ce je n’en dirai pas plus.

            Après vous confondez puissance économique d’une société (puissamment aidée par son gouvernement) et son intelligence. On ne peut pas dire que LM ait particulièrement brillé sur son dernier chef d’œuvre. J’ai pour ma part beaucoup plus de respect pour une boîte comme Dassault qui avec des moyens infiniment plus réduits arrivent à sortir le Rafale (pour lequel les modèles numériques de certaines parties de l’avion ont été très utilisés … il y a plus de 20 ans).

            Donc pour votre part arrêtez de voir de l’arrogance chez les autres. Si vous voulez en voir allez devant un miroir.

          • John dit :

            Braire?
            Non, j’attire à votre attention le fait que ce n’est pas la même chose que ce qui est fait depuis 30 ans, et croyez moi, il n’y a pas que Dassault, mais tous les constructeurs au monde utilisaient cette méthodologie.
            Sauf qu’elle n’est plus pertinente pour les avions plus complexes.
            Comment pensez vous que les USA sont passés du F-117 au B-2 ? En utilisant les outils informatiques à disposition permettant des formes plus complexe ayant le même résultat, ne pas réfléchir les ondes radar en direction de l’émetteur.

            Bref, après cette parenthèse, je me permets de vous expliquer ce qui a changé.
            Peu importe le domaine de l’ingénierie, tous travaillaient séparément, et combinaient leurs efforts et les ajustements sur un résultat final. Chaque élément était optimisé en tant qu’élément seul, mais le résultat final ne l’était pas forcément.
            Dans les années 80, oui, les super calculateurs existaient. Par contre, les ingénieurs sachant coder n’existaient pas. Donc les outils n’étaient pas exploités au mieux de leur potentiel.
            Ici, il s’agit de travailler sur une seule maquette, et tous ensembles.
            Cela permet des simulations avancer en faisant varier des millions de paramètres. Jusqu’à maintenant, la méthodologie de conception ne permettait pas la combinaison de ces paramètres à optimiser.
            Les problèmes étaient repérés tardivement, et devaient être corrigés comme sur le F-35 ou l’Eurofighter par exemple.
            Avec cette méthodologie (et pas une nouvelle technologie), les problèmes sont corrigés dès qu’ils apparaissent, et peuvent être corrigés sans impacter toute la suite du processus. C’est une économie de temps et donc d’argent, mais cela permet aussi d’aller plus vite sur la ligne d’assemblage.

            Le Pentagone ne dit pas qu’ils découvrent cela, ils disent qu’ils ont poussé au changement suite aux problèmes sur les programmes complexes.
            Cette méthodologie est maintenant connue et son efficacité démontrée, et plus la complexité est grande et plus le bénéfice est important.
            Par contre, technologiquement, les plateformes permettant d’accéder sur une maquette unique n’existaient pas. Et au vu du volume de donnée, internet ne permettait pas de travailler de cette manière.

            Les changements dont il est question ici sont l’équivalent du BIM dans la construction vs le « simple » CAD par le passé.
            http://suite-pro.com/en/traditional-methodology-vs-bim-methodology/

  7. Clavier dit :

    A la bonne heure ……Au fait ils savent que leur Catia c’est fourni par Dassault..?

  8. NulH dit :

    Petit jeu ???

    En simple = supercalculo et modélisation, dont IA = comme tous alors ?

    L’info. POLITIQUEMENT, est peut être de dire « les gars, on accélère là dessus » !!

    quelles technos… quelles métho… ?

    Aller, à voir avec les gars sur le tas… !!!

    Mon poste = complètement inutile, convenons en !!!

  9. Fred dit :

    qu’en est t’il en France ?

    • Fred dit :

      @ Fred

      Regarde le post de Fred un peu plus haut ;o)))

    • Leum dit :

      Dassault a inventé ce dont parle le Pentagone….

      • Laurent Lagneau dit :

        @ Leum,

        Pas exactement. Il n’est pas question de conception assistée par ordinateur mais d’une technologie différente

        • EchoDelta dit :

          @M. Lagneau : je pense vraiment que la suite logiciel DS correspond à la description : A savoir concevoir la pièce, l’assembler virtuellement, concevoir en parallèle les outils de production adaptés, la cinématique, le montage, voir l’écoulement des fluides (alliage ou PMMA / PD / et variante) par calcul aéraulique pour la production, et bien évidemment le jumeau numérique. J’ai assisté chez Dassault à une reconstitution de pièce 3D virtuelle en environnement réel (un plateau de présentation) par projection multi-faisceaux pour vérifier la bonne intégration, c’était en 2012… Ca commence à dater maintenant. Et le rendu était déjà bluffant.
          Alors j’ai quand même la conviction que Dassault System maitrise assez bien ce que les US veulent faire à travers cet article, pour autant que l’on puisse le comprendre.

          Ce qui par ailleurs est plein de bon sens et aurait, pour un avion aussi complexe que le F22 et encore plus le F35, surement contribué à mieux maitriser les couts, en faisant moins de prototype et plus de simulation. Car sur cet avion il y a eu quand même beaucoup de défauts de jeunesse découverts très tard, notamment au niveau aéro pour ne citer que ces aspect. Sans parler de la gestion des versions, alors là ils auraient énormément gagné.

          • v_atekor dit :

            Assez d’accord avec ça. Ce qui est décrit par l’article est l’état de l’art, et l’annonce du pentagone une très mauvaise communication. Soit ils ont un vrai retard sur un sujet bien maîtrisé en France (et probablement aux US, mais pas par le Pentagone), soit ils justifient des dépensent et des subventions sur certains acteurs, mais on est dans la com’ pure qui a plutôt tendance à décrire un retard technologique qu’une avance.

        • v_atekor dit :

          @Laurent Lagneau
          .
          Ca fait longtemps que l’on utilise des jumeaux numériques dans l’aéro et le spatial… Et bien des réponses données sont pertinentes. Pour les simulations, la question est plutôt l’efficacité du taille crayon que la forme du dessin : les pointes contemporaines sont plus fines que les craies du passé et la simulation plus juste… mais ça reste des simulations : pour se passer d’une maquette, c’est une autre histoire.

          • John dit :

            Non, c’est pas de cela dont il est question…
            C’est comme si vous disiez que la méthodologie agile ne change rien à la conception de logiciel, parce qu’il y avait déjà des lignes de code.
            Ici, on ne parle pas d’un logiciel mais d’une méthodologie de conception numérique. Cette conception est plus intégrée.
            Les différences?
            Avant:
            – oui, il y avait des modèles 3D

            Avec le « méthodologie » de digital engineering (ingénierie numérique):
            – le modèle n’est plus la finalité, mais le début d’analyses multiples avec des paramètres qui changent pour trouver des optimums.
            Par le passé, cela ce faisait en variant 1 ou 2 paramètre. Ici, on parle de faire des analyses de performances, de vieillissement sur un éventail énorme de paramètres.
            – un problème dont souffrent bcp de conceptions, c’est de faire chacun de son côté, de mettre en commun ensuite, et après résoudre les conflits. Un des objectifs de cette méthodologie est d’anticiper cela en travaillant tous sur un modèle unique par exemple.
            – le volume de données qui peuvent nourir un tel système est exponentiel. Ici il s’agit d’en profiter. Le comportement à la fatigue par exemple peut être analysé.
            – travail sur un modèle unique centralisé, évitant tous les conflits de mise en commun, etc…
            Jusque là, on faisait une conception, ensuite une vérification à la fatigue, et si ça fonctionnait pas, l’élément était modifié. Maintenant, il s’agit d’offrir à l’ordinateur en lui fixant le comportement du matériau en question de proposer diverses solutions en simulant tout ce qui est possible et imaginable. Et ce avant de vérifier une conception faite.
            Ici, la partie « ingénieur » consiste à donner les bonnes règles à la machine, et de vérifier ensuite si les résultats sont appropriés.

            Quand vous dites que les jumeaux numériques existent depuis longtemps, c’est juste. Mais ce n’est pas que ça. Sinon on ne parlerait pas d’innovation.
            A noter que l’innovation n’est pas forcément technologique, mais développer des processus plus appropriés que certaines anciennes méthodologies car les outils le permettent maintenant, c’est une innovation.

            Le F-35 est un exemple de ce que n’est pas l’ingénierie numérique. Il s’agit d’un appareil qui a été conçu, et ensuite, pleins de problèmes sont apparus qu’il faut encore résoudre. En utilisant cette méthodologie, il est probable que ces problèmes auraient été bien moins nombreux.
            – Par rapport à aujourd’hui, un constructeur pourra plus facilement aller vers son client pour qui il conçoit un appareil, en lui expliquant les performances en fonction de certains paramètres, et permettre au client de déterminer ce qui lui correspond.

            Pour résumer, jusqu’à maintenant, ces logiciels de conception et simulation étaient des outils utilisés par des ingénieurs pour concevoir leur appareil de manière traditionnelle.
            Ici, il s’agit de modifier la méthodologie grâce à toutes les capacités technologiques
            Un petit exemple venant de l’A350:
            https://www.3ds.com/insights/customer-stories/airbus

      • John dit :

        Non… Ici on parle de méthodologie, pas de logiciel.
        Et cette méthodologie s’applique à toute sorte de produits effectués par des ingénieurs. Dassault l’a adapté à l’aviation avec 3DEXPERIENCE.

    • Wagdoox dit :

      C’est une blague ?
      Les zumwalt ont été développé sur catia un logiciel fr de chez dassault système, le cousin d’un certains dassault aviation…

    • EchoDelta dit :

      Ca fait 30 ans qu’on utilise l’ingénierie numérique pour la conception auto, aéro et même ferroviaire, avec la suite logiciel de DS (Dassault System), dont l’emblème est Catia mais qui comprend un nombre incroyable de module allant jusqu’à la modélisation de la physique des composants électroniques.
      Cette suite de logiciels est même n°1 mondiale absolu, et c’est moins connu, dans la modélisation numérique du corps humain, et cela commence à être introduit dans les protocoles de validation du monde de la santé : Opération, inspection, inflammation, modèle cardiaque, modèle d’écoulement du sang, etc.

  10. PK dit :

    Marrant. Le principal frein d’un développement d’un projet, c’est les sous. Tout est numérisé de A à Z depuis 30 ans en Europe : c’est le signal politique qui manque.

    Après, ne pas croire que le numérique : le numérique exploite simplement ce que les calculs peuvent fournir. Or, par définition, ces calculs sont approchés (en méca flu, on utilise beaucoup les éléments finis… Par définition, on découpe l’espace en brique et on fait une approximation autour des briques pour simuler un écoulement). Bref, ça fonctionne « en gros » jusqu’à ce qu’on construise le résultat de façon mécanique…

    Donc soit on appelle ça un proto et on le teste. Soit on appelle ça le premier avion et on le teste. Chez LM, on appelle la seconde méthode le F-35…

  11. Titeuf dit :

    Y’a pas Naval Group qui fait cela aussi dans les SNA Et SNLE ??

  12. Marc Mora dit :

    Ca c’est de l’innovation, bientôt ils vont découvrir qu’on peu faire chauffer de l’eau froide…

  13. Marc Mora dit :

    [1950-1970] 1re génération de CAO 2D : Graphic-based (ex. : système graphique AutoCAD) ;
    [1960-1980] 2e génération de CAO 2,5D : Depth-based (ex. : systèmes de génie civil MicroStation, Cadwork),
    [1970-1990] 3e génération de CAO 3D : Geometry-based (ex. : système de CSG Euclid),
    [1980-2000] 4e génération de CAO 3,5D : Feature-based (ex. : système paramétrique Pro/Engineer)
    [1990-2010] 5e génération de CAO 4D1,2 : Rule-based (ex. : système à base de déductions Kadviser)
    [2000-2020] 6e génération de CAO 5D : Induction-based (ex. : système à base d’inductions KAD-Office)

    En gros une nouveauté des années 50 ………

    • Fred dit :

      @ Marc Mora

      Hem … Autodesk la société qui a crée AutoCAD a été constituée en 1982. Tu te trompes dans les dates.

      Par ailleurs, aucun des logiciels CATIA, AutoCAD, etc. ne comportaient à leur origine de module de physique mécanique ; cela date du début de ce siècle pour ses premiers balbutiements très sommaires.

      • Marc Mora dit :

        Non non, je ne me trompe pas dans les date, quant a CATIA la première version date de 1977, après , module physique ou pas , ca reste de la CAO

    • John dit :

      Et vous pensez réellement que le Pentagone parle de CAO?
      Faites un peu de recherche, c’est pas du tout cela dont il est question ici.

  14. Raymond75 dit :

    Il y a quelque temps, l’un des commentateurs cherchait l’auteur de cette déclaration : « en 2054, le budget total du Pentagone ne permettrait plus que d’acheter un seul avion, que devraient se partager l’US Air Force et l’aéronavale » » ; il avait ajouter que les années bissextiles, il serait confié une journée aux Marines.

    Nous avons la réponse : Norman Augustine, ancien secrétaire à l’US Army.

  15. Raymond75 dit :

    Je suis un peu surpris de ce genre d’article : cela fait plusieurs décennies que les constructeurs aéronautiques, civils au moins mais probablement tous, utilisent l’ingénierie numérique …

    Le constructeur Dassault gagne beaucoup d’argent avec son logiciel ‘Catia’ qu’il a vendu à tous les constructeurs.
    https://www.3ds.com/fr/produits-et-services/catia/produits/3dexperience/

    • John dit :

      L’ingénierie numérique est un processus. Ce dont vous parlez, ce sont des systèmes de conception assistée par ordinateur.
      https://www.3ds.com/fr/a-propos-de-3ds/la-plate-forme-3dexperience/
      Cette méthodologie offre des capacités de simulations plus fréquentes et plus importantes entre autres. Cela évite les incohérences entre plusieurs sous-systèmes développés séparément.
      Cela permet des boucles d’améliorations plus fréquentes. Plus de solutions peuvent être testées numériquement. C’est l’équivalent de la méthode « Agile » adaptée à l’ingénierie.

  16. Tannenberg dit :

    Heu, je crois que beaucoup ont loupe le point capital dans ce qu’explique l’article, le concept semble aller plus loin que de la « simple » conception assistee par ordinateur: « Le concept de jumeau numérique que nous avons développé sera utilisé pour concevoir, tester et prendre en charge chaque système et structure du Tempest ».
    Je ne crois pas que les outils de CAO comme CATIA soient en mesure de modeliser un jumeau numerique qui puisse servir a valider la structure entiere et les systemes d’un avion. Apres comme l’explique PeterR, avec tout outil de simulation il y a toujours une chance de se planter dans les parametres qu’on injecte ou dans les modeles qu’on utilise pour simuler, tout comme de se planter dans l’interpretation des resultats.

    • vrai_chasseur dit :

      @Tannenberg
      bien vu, ça va plus loin que la CAO, ce que beaucoup loupent ici.
      le Digital Twin jumeau numérique en français, consiste à simuler les produits, ET AUSSI les processus et les services autour du produit. Services, comme la maintenance prédictive par exemple. La CAO ne modélise « que » le produit sur son cycle de vie et ça on sait le faire depuis les années 80.
      Un exemple pour mieux comprendre le digital twin : vous voulez savoir tous les combien de temps il faut réviser ou changer les pales de turbines d’un hélico. Le calcul élaboré à partir des données CAO, de l’aérodynamique de vol et de la résistance des matériaux, vous dira : toutes les 600 heures de vol. Et c’est ce que vous allez écrire dans votre manuel de maintenance.
      Manque de pot, au Sahel avec le sable qui s’infiltre partout vous vous apercevez sur le terrain que c’est plutôt toutes les 60 heures de vol qu’il faut réviser la turbine…
      Vous allez alors programmer votre digital Twin avec un modèle ‘usure des pales de turbines en environnement sableux’ avec les vraies données de terrain. Et là, le vrai travail d’ingéniérie commence : comment optimiser la conception des turbines pour que le modèle digital twin vous recrache à l’arrivée une période de révision de 120, voire 200 heures, au lieu des 60.

  17. Belzébuth dit :

    Les iraniens sont en pointe pour faire des avions virtuels grâce à l’ordinateur.

    • Fred dit :

      @ Belzébuth

      C’est vrai, mais ils n’utilisent pas CATIA, ils utilisent Photoshop ;o)
      Ils ont tout de même des savoirs-faire certains … De là à concevoir un chasseur ex-nihilo de A à Z …

  18. ULYSSE dit :

    Eh oui. Contrairement à ce que pense Polymères (dont je repecte et lis avec intérêt les posts… trop longs) le modéle des cycles longs, hérité de la guerre froide, qui fonde l’action de la DGA, dans ses formes actuelles, est dépassée. L’évolution accélérée des technologies notamment dans le civil, rend obsolète les longs dévelopements de type SCAF ou NGF, qui se déroulent sur 10 , 15 voire 20 ans. Elle commande des cycles courts et des mini séries, avec un rythme de renouvellement accéléré. Le F35 a sonné le glas à l’USAF des programmes sans maturité technologique au profit d’une approche d’améliorations incrémentales, à intervalles rapprochés.
    Parly l’a compris en instituant une agence de l’innovation de la défense, qui permet de controuner le dinosaure DGA.

  19. ULYSSE dit :

    L’USAF a annoncé aujourd’hui avoir construit en secret un démonstrateur de son futur avion de combat. Cete annonce sonne le Glas du F 35. Pas encore au point et bientôt obsolète. L’a philosphie défendue par will Roper , responsable des programmes d’acquisition de L’US air force, est , à l’image des programmes des années 50, de mettre en service des mini séries d’avions spécialisés, régulièrement renouvelés , en fonction des avancées technologiques.

  20. Roger dit :

    Pour le coup Dassault doit bien se marrer.

  21. Fred dit :

    Modéliser la très complexe mécanique des fluides n’est pas une mince affaire.
    Jusqu’à présent, les aérodynamiques sont toujours affinées en soufflerie.

    À noter, l’image en tête d’article montre un avion avec – bizarrement – son cône support pour maquette de soufflerie.

    L’ONERA qui a une bonne expertise en modélisation aérodynamique continue d’investir dans ses onéreuses souffleries. D’ailleurs, ses experts avaient conseillé à Airbus de procéder à plus d’essais physiques pour son A400 M, au vu des déboires de McDonnell Douglas avec son C17, concernant le parachutage.

  22. fdb dit :

    Malgré tous les systèmes CAO existants, le facteur humain reste et restera prépondérant (maitrise des connaissances aéro thermo méca » et expérience des équipes dans le domaine aéronautique (ex: ratage complet du petit moteur (je ne site pas le nom) de SAE pour l’avion d’affaire de Dassault La conception ayant été donnée à des équipes de jeunots de hauts niveaux sans expériences.

  23. Chaps dit :

    L’ingénieurie numérique n’est pas de la CAO !! (même si le premier utilise le second).
    ( arrêtez de prendre les pros d’un domaine pour des débutants; si y a autant d' » » »excitation » » » sur ce sujet , c’est bien que c’est différent de la CAO qui est connu des ingénieurs depuis 50 ans)

    Il s’agit de pousser la numérisation numérique à un point tel de réalisme que le modèle virtuel est largement assez fiable pour tester uniquement sur ce modèle. Ca va beaucoup plus loin que ce que CATIA sait faire « de base ».
    De plus, le jumeau numérique peut être dupliquer à l’infini et donc on peut tester en parallèle des milliers de modifications , parfois auto générée/suggérée par logiciel.
    Et lorsque les modifications sont calculées/simulées, on a en direct tous les impacts vers tous les composants de l’avion.

    L’ingénieurie virtuelle inclut donc le réalisme des effets physiques (thermo et dynamiques) sur les pièces ET les interations directes et indirectes entre chaque pièces.

    • tschok dit :

      « De plus, le jumeau numérique peut être dupliquer à l’infini et donc on peut tester en parallèle des milliers de modifications , parfois auto générée/suggérée par logiciel. »

      Tester en parallèle des milliers de modifications, c’est la phrase qui fait bander.

  24. E-Faystos dit :

    Donc, il s’agirait d’un logiciel qui d’une part pourrait fabriquer un objet complexe mais en plus saurait simuler son environnement pour le tester en situation….
    Donc un nouveau module sur de l’existant, le tout capable de prendre en compte une grande quantité de paramètres physiques.
    Après, ma question est de savoir quel est la quantité d’éléments neufs.
    Déjà pas les moteurs, qui demandent une loooongue période de maturation, et les équipements électroniques.indispensables à tout appareil 4 G+ ont dû être laissé « en blanc ».
    .
    C’est bizarre, ça me fait penser à un avionneurs dont les prototypes obtenaient des résultats probants dès les premiers vols.

    • John dit :

      Non, c’est un processus.

      • E-Faystos dit :

        Certes. Voir soyons accommodant: d’accord.
        Les you-esse ont un processus qui fait voler des avions fabriqués ex-nihilo à partir d’une feuille blanche.
        Donc:
        Ils ont pliés la feuille de manière précise, ont dépliée les ailes de l’origami et hurlé au succès …
        Ou bien ils on mouliné divers accessoires dans une enveloppe aérodynamique et projeté le tout sous forme numérique dans un environnement virtuel, aidé par moults formules complexes. Et une fois les sous-ensembles réunis et montés, miracle, les tests se sont avérés concluant.
        Le Neuron l’a fait il y a des années, grâce à une coopération Européenne débouchant sur une étude approfondie de la furtivité.
        D’où un certain cynisme de ma part.

        • John dit :

          Je ne vois nulle part le fait que les US se disent meilleurs que tous à ce niveau.
          Simplement, le département de la défense a mis en place un programme de développement, il est utilisé, et permet des optimisations et des économies.

  25. Chaps dit :

    Et évidemment aussi les systèmes électriques/hydrauliques….
    Il doit probalement aussi y avoir le modèle numérique des systèmes électroniques embarqués et leurs interactions.

    C’est comme si on disposait d’un « vrai avion » complet et que les conséquences de chaque modifs (simulées et variées X millers de fois) sont imapctés sur tous les sous-systèmes des différents groupes de travail/fournisseurs en temps presque réel.