Mme Parly : Si l’évaluation des dégâts « permet de considérer que la Perle est réparable, tout sera fait pour »

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111 contributions

  1. Thaurac dit :

    Si il n’y avait plus rien à risque, pourquoi ne pas l’avoir « inondé » dans la carène?

    • vno dit :

      La chaleur monte et les tubes lance-torpille sont ouvert, le bateau aurait basculé, entraînant l’AMIP ( le hangar au dessus de la coque. et pour le coup une possible pollution radiologique.

    • dolgan dit :

      On l’a inondé de mousse. c’est pareil mais en moins pire.

    • Jean Fritsch dit :

      Il est fort vraisemblable que les pompiers ont pris la bonne résolution. Noyer le sous marin pouvait engendrer de la radioactivité. En effet, même si le combustible nucléaire avait été enlevé, il demeure une radioactivité dans le compartiment de confinement.

      • Requin dit :

        Pourquoi voulez-vous inonder un compartiment qui n’est pas toucher par l’incendie ?

  2. Clavier dit :

    L’incendiaire de Notre Dame a encore frappé…?

    • dolgan dit :

      Mais qu’est ce que vous avez tous avec ND?
      .
      Dès que votre voisin fait un barbeuk, vous invoquez aussi l’incendiaire de ND?

    • Kinowa dit :

      @Clavier,
      je pense comme vous, beaucoups d’incendies violents inexpliqués, se produisent sur notre territoire. Mais c’est un pur hasard. C’est ce qui explique l’inexplicable.

  3. MP3 dit :

    Ça sent le sapin pour La Perle.

  4. Durandal dit :

    Avec la chaleur si la coque à été touché, elle ne résistera plus à la pression.

  5. sentinelle dit :

    un sous marin ou tout est supposé être ininflammable et en métal, vide, un incendie sérieux se produit ou alors c’est les intervenants qui ont travaillé avec une substance ininflammable à creuser sérieusement ! un mégot ?…

    • R2D2 dit :

      1 piece sur du matériel de chantier qui restait sur place entre les taches (bouteille de gaz, etc)

    • dolgan dit :

      Tout est démonté, y compris sans doute certains éléments (genre panneaux ignifugés) prévus pour empêcher ou ralentir les incendies à bord. C’est un problème courant des chantiers de ce type.

    • haut de games dit :

      mais non ce doit être un soudeur ou découpeur oxyacétylénique qui a dû travailler ,puis soit le feu s’est déclaré sur la peinture des cloisons ,puis transmis à quelques vieux cables ou autres mobilier ,tout dépend de ce local où cela s’est déclaré …
      quand y’a le feu dans un compartiment ,il faut un pompier ou intervenant extincteur dans chaque local autour du local en réparation ..bien souvent les pompes du bateau ne fonctionnant plus à cause du carénage et des dépose d’instruments ..il est difficile de dire comment la protection du local a été faite …
      et puis souvent une soudure faite peut très bien créer un feu plus tard ..tout dépend aussi de la surveillance post soudure ..
      tout dépend aussi du nombre de personnel ..pas oublier que le COVID a dû provoqué des PB de confinement des hommes ou des restrictions de personnels ….peut être qu’un local adjacent ne fût pas surveillé de façon pro ….tous les scénarios sont possible dans ce genre de départ de feu !
      le Clémenceau et le Foch ont eu des incendie déclencher par des feux de Poubelles …un bateau est vulnérable aux incendies et c’est déjà difficile quan d ils sont opérationnels ,alors dans un bateaux où les pompes d’eau d’extinction ne marcher pas ,on perd là encore beaucoup de temps pour gérer le sinistre
      rappel
      http://eurlpj.free.fr/conseils%20techniques/documents%20web/incendie.htm
      Un incendie d’habitation c’est :

      Rapide : on n’a que trois minutes pour agir ou fuir lorsque le feu débute.

      Toxique : les fumées toxiques perturbent les fonctions mentales, motrices et sensorielles des victimes ; ces dernières sont rapidement dans l’incapacité de fuir.

      Chaud : l’air atteint 600 ° C en moins de 5 minutes. L’air trop chaud devient irrespirable et brûle les poumons des victimes.

      Noir : à cause des suies noires qui envahissent l’espace, il y fait noir, même en plein jour, ce qui rend difficile l’évacuation au delà des cinq minutes.

      Fréquent : un incendie d’habitation se déclare toutes les 2 minutes en France. les compagnies d’assurance enregistrent 250 000 sinistres incendies chaque année en France. 77 000 nécessitent l’intervention des secours. L’incendie fait 10 000 victimes par an (Source BSPP-1993).
      L’incendie de nuit est le plus meurtrier. Le feu se déclenche pendant que tout le monde dort. Le feu couve pendant plusieurs heures avant que les flammes n’apparaissent. Pendant ce temps, les fumées, très toxiques, se propagent et asphyxient les victimes endormies : il suffit d’un ou deux kilos de combustible pour que les gaz de combustion tuent une famille entière. Si les parents se réveillent, les fumées et les flammes les empêchent le plus souvent de secourir leurs enfants. Ils doivent fuir en les laissant pour ne pas périr eux-mêmes.

      Il suffit d’un ou deux kilos de combustible pour que les gaz de combustion tuent une famille entière

    • Requin dit :

      un mégot dans un sous-marin… Lol, on sent le grand spécialiste, là…

      • dolgan dit :

        Les fumeurs sont des vrais toxicos capables de fumer n’importe ou pour avoir leur dose. C’est pas parce que c’est interdit (avec fort risque de licenciement) et dangereux que ça va empêcher un fumeur de s’en griller une.

        • Hermes dit :

          Le préjugé bas de gamme pas du tout débile.
          .
          Ce n’est pas le fait d’être fumeur qui fait que, mais le fait d’être débile ou non, et ça, pas besoin d’être fumeur pour l’être, pour preuve, les propos que certains tiennent plein de préjugé à l’encontre des fumeurs ou autre sans la moindre raison, si ce n’est potentiellement une atteinte au niveau du cerveau.
          Toute ressemblance avec votre personne ne serait bien entendu que fortuite.

          • dolgan dit :

            Pas de préjugé, vous savez, des fumeurs on en croise tous les jours. C’est du vécu.

        • Requin dit :

          MDR. Vous avez pas du mettre souvent les pieds dans un chantier naval militaire pour dire de tel co…
          Ceux qui sont accro profite de leur pose pour s’en griller une mais pas dans un navire et encore moins un sous-marin nucléaire !!!

          • dolgan dit :

            ça c’est ce qui est marqué dans le document unique. Dans la vie réelle, ça fait longtemps que j’ai cessé de croire au père noel.

          • Tournicoti dit :

            Je vais dans le sens de dolgan : Vu des fumeurs à l’aspiration diesel au schnorchel, sur SM diesel…

    • Pedro dit :

      Je dirais feu électrique ou de soudure, c’est en tout cas le plus fréquent. A moins que les ouvriers aient utilisé la buanderie du perle pour laver leurs bleus…

      • Requin dit :

        C’est effectivement le plus probable. Les procédures Covid ont aussi pu rendre la surveillance moins rigoureuse et gêné les techniciens dans leur travail. Multipliant les risques.

  6. Wagdoox dit :

    C’est surtout le scénario si il n’est pas réparable qui m’intéresse. Car au vu des retours non officiels c’est bien ce qui se profile.

    • Requin dit :

      Oui, ce sera intéressant de voir les choix qui seront fait si c’est le cas. Toutefois, les options sont quand même limité. Le calendrier de retrait des autres SNA sera impacté mais sans doute dans la limite des combustibles déjà présents à bord. Cela va être difficile de faire des miracles.

      • wagdoox dit :

        C’est apparemment vers un allongement de la génération actuelle que ca pointe.
        Perso je préfèrerais encore une augmentation du nombre de barracuda, on peut clairement plus se permettre d’avoir des nombreux signent des dividendes de la paix. Surtout pas pour les sous marins.

  7. Gobi dit :

    Pour il y avait des Sous Marinier aussi pour lutter contre le sinistre, y avait pas que des MARPO bref…

  8. Adrien-BZH dit :

    On est dans le même cas de figure qu’en 2017 lorsqu’une frégate Floréal fut lourdement endommagée dans un port en Afrique du Sud suite à une tempête. Avec feu le programme Batsimar il était question de remplacer ces frégates dans les années 2010, puis 2020… L’Etat et La Marine ont été obligés de prendre la décision d’entamer de coûteuse réparation sur un bâtiment de surface d’un autre temps et dépassé technologiquement faute de remplacement possible (vous avez dit manque d’anticipation dans les investissements?…).
    Pour le SNA Perle c’est peut-être un peu différent (il n’est pas dépassé technologiquement, même s’il ne fait plus parti des 2-3 meilleurs SNA du monde) mais les coûts de réparations vont être astronomiques! Et quid des perfomances acoustiques de sa coque suite à cet incendie? De sa profondeur de plongée potentiellement réduite à l’avenir?
    S’il y a des sous à dépenser c’est dans l’accélération du programme Barracuda! Là on risque dépenser les sommes d’argent prévues pour l’IPER, pour la réparation du bâtiment plus son remplacement dans moins de 10 ans…
    Soyons pragmatiques : ne financons que son remplacement! Qui sera de fait accéléré!

    • Requin dit :

      Les Floréal n’ont rien de dépassé. Ce sont des patrouilleurs de haute-mer, pas des navires de premiers rangs. Le navire était réparable. Fort logiquement il l’a donc été avec une mise à niveau des systèmes de navigation pour un prix relativement modeste. C’est un navire de quelques dizaines de millions d’euros quand un SNA se chiffre à plus d’1 milliards d’euros avec une mise à niveau régulière également particulièrement coûteuse.
      Ne vous prenez pas pour un expert en programme de construction de sous-marins. Un programme ne s’accélère pas d’un coup de baguette magique. Surtout en période de pandémie où le chantier tourne au ralenti, comme tous les chantiers navals d’Europe, civil et militaire. Même en temps normal, il est très compliqué de toucher au calendrier d’un chantier aussi spécialisé que celui de Cherbourg. Idem pour le site de Nantes où sont construit les réacteurs nucléaires.

      • Rascasse dit :

        Pourtant, il faudra bien trouver une solution qui soit praticable d’ici quelques années. Soit ce serait de prolonger un autre Rubis, mais ça risque d’être difficile compte tenu des évaluations qui avaient été faites sur leur potentiel restant. Soit il faudra permettre de livrer un Suffren plus tôt. Autrement, on peut se douter que l’activité des SNA sera réduite d’une façon sensible… C’est un casse-tête, aucun doute. Ca va prendre quelques mois pour que l’EMM et la DGA trouvent la meilleure solution.

        • Requin dit :

          Oui, mais le problème est difficilement soluble. Ou plutôt devrait-on parler des problèmes. Car dans la pratique, il est difficile de lier d’un coté celui que pose l’incendie dans les cycles opérationnels des SNA pour les 5-6 ans à venir et le nombre de Barracuda. Comme beaucoup, je pense que la situation militaire internationale et ses perspectives dans les années futures justifie 8 SNA et cette accident peut amener le gouvernement à revoir sa copie sur le sujet. Mais sans cela, voire même avec, il est difficile de modifier significativement la cadence de production des soum. Ce sont des personnels très qualifiés avec des années de formation et de pratique. On peut difficilement augmenter les cadence de production, surtout pour un temps limités. Car que fait-on après de personnel qui ont touché à des domaine qui relève directement de la dissuasion nucléaire. difficile de les renvoyer à Pole emploi…

          Quant au problème actuel, l’Etat a jusqu’à la fin de l’année pour mettre en place une solution puisque ce n’est qu’à partir de la fin prévu de cet IPER que La Perle manquera si elle est jugée irréparable.
          L’Etat devra certainement prolonger un autre Rubis mais lequel ? Le combustible à bord n’est pas inépuisable et une recharge prend un an. Faudrait aussi trouver le personnel dispo pour cela. Ce qui n’est pas si évident que cela. Peut-on encore prolonger le Rubis de quelques années ? Un autre ? Sachant qu’initialement ces soum ne devaient avoir une durée de vie que de 25 ans alors que dans le calendrier actuel, ils en auront dans les 35-38 à leurs retraits.

          Il y en a qui vont mal dormir durant le prochain mois à la DGA et au ministère.

  9. Louis 56 dit :

    Et noyer le compartiment était-il possible, cela revenait à remplir une citerne..

  10. Vno dit :

    «  »Mais cet incendie fut d’une « violence inouïe », selon la ministre. Et l’intervention des marins-pompiers « n’avait rien d’évident », avec une très forte chaleur, l’émanation d’épaisses fumées et l’évolution dans un espace aussi confiné que peut-être celui d’un sous-marin. Et l’une des priorités de l’intervention aura été de préserver le compartiment abritant le réacteur nucléaire » du SNA. »

    Violence inouïe ou déficit désastreux d’entrainement au feu pour les équipes bord trop réduites qui doivent êtres au four et au moulin en même temps. La photo ou l’on voit six marins dont trois en pompiers lourds avec deux manches de 100 en batterie et qui arrosent le panneau tranche C à 15 mètres de distance m’interpelle… Pour les marins pompiers, sur un sous-marin, ils ne servent à rien (c’est du vécu). ils n’ont aucune compétence faute de connaissances et d’entrainement, Seule des équipes bord bien formées et commandées pouvaient être efficaces à quai, parce qu’elles sont censé connaître les risques du chantier en temps réel au travers des bons de feux, d’ouverture de coques et surtout des rondes pour surveiller et prévenir qu’il y a dérive pour la sûreté et la sécurité du bâtiment et des personnes. De plus, elles doivent être entraîner à évoluer sans visibilité ou éclairage. Cette organisation, qui existait et était rodé il y a une vingtaine d’année semble avoir disparue avec les réformes. Il est vrai que les réformateurs était souvent des « pointures ».
    En IPER, il est impossible de fermer les panneaux et portes quand elles n’ont pas été démontées, elles sont engagées par des câbles électriques, les tuyaux d’air comprimé, les manches de ventilation, les palans. Des trappes de parquet, des morceaux de cloisons sont démontées, des dizaines de madriers sont présent à bord des meuleuses et des bouteilles de gaz et leurs flexibles pour souder ou découper et tout évolue en permanence. Le PC sécurité doit tout savoir en permanence, et être commandé par quelqu’un apte à comprendre immédiatement les risques et à y remédier (donc pas un jeune enseigne de vaisseau seul ou un perdreau de l’année civil qui ne connait rien au bateau et doit faire avec les doigts d’honneur confédérés). Ce n’est pas les diplômes ou le grade (donc le niveau de rémunération) qui donnent cette connaissance, juste la passion du métier et elle ne s’arrête pas au dégagé. Un simple matelot mécanicien ou électricien dans ce cas et qui ne vient pas de passer vingt heures sans dormir pour « raison » de service, bien formé peut être plus compétant qu’un chef d’escadrille, commandant ou ingénieur qui s’appuie ou se cache derrières des ordres supérieurs quant il n’a pas de réponse aux objections de son personnel faute d’avoir entretenu ses connaissances ou réfléchi aux ordres de ses prédécesseurs avant d’en donner d’autres.
    Si la ministre n’a pas l’information concernant les circonstance du début d’incendie, qu’elle commence à se poser des questions sur la fiabilité de ses interlocuteurs et leur compétences réelles. Sur sous-marin, militaire ou civil, l’habit ne fait pas le moine, et les escrocs qui trichent amène toujours des catastrophes.
    J’oubliai…les caisses en bois sur un chariot visibles sur une photo, de mémoire c’est pour stocker et transporter le connexions et boulons en cuivre de la batterie. Le débarquement batterie était donc terminé comme l’affirme la ministre. La lutte pour préserver la chaufferie ? La chaufferie est conçu pour résister à ce genre de problème et la soute à gaz-oil étant vide, elle était isolée de l’avant du sous-marin. pour faire monter en température tout cela, c’est impossible avec la matière combustible disposée localement. Par contre, il y a un tableau électrique vital et un certain nombre d’installation de surveillance radiologique à quatre mètres du panneau d’accès copieusement arrosé qui n’ont pas du aimer. J’ai beau réfléchir, je ne vois pas comment un feux aurait pu prendre en tranche torpille et durer aussi longtemps. il n’y rien à brûler dans les cales en dehors du liège servant à isoler thermiquement la coque à l’intérieur et c’est facile à éteindre à quai, même si fumée et beaucoup de chaleur et surtout rien pour amorcer un incendie à cet endroit ( caisses à munition et star-pilot pour le diesel débarqué). peut de fumée se dégage par le panneau torpille. Par contre, en tranche C, si la batterie a été débarqué, il y a probablement des travaux aux auxiliaires II contre la cloison batterie, et des tuyaux contenant du gaz frigo qui ont pu être endommagé ( le gaz actuel est il sans danger en présence d’une flamme ? ) Parce que la aussi, de mémoire, pas grand chose à brûler en dehors du liège de coque, lorsque le bateau est à cinq mois d’IPER dont trois effectifs. Les câbles électriques sont tous hors tension et ils contiennent une pâte qui en cas d’incendie empêche leur combustion, mais dégage des gaz dangereux. Ils seront donc endommagé mais ne propageront pas l’incendie. Ce type de câble a du être abandonné pour les construction neuves, et c’est la seule chose qui pourrait retarder la remise en état avec la disparition d’un vieux métier pas payé (Electricien câbleur).

    • Rascasse dit :

      Voilà le genre de connaissance précise dont tous les observateurs lointains ont besoin. Ca permet de mieux appréhender la difficulté de la situation.
      Merci à vous.

    • felipe dit :

      analyse très tehcnique et professionnelle
      dommage pour le petit ressenti permanent anti chefs
      comme si à partir d’un certain grade et même si on ne sait pas tout , on devient une quiche
      il faut prendre un peu de hauteur :
      – des petits gradés qui attendent les ordres et se réfugient derrière le principe de précaution , il y en a à tous les étages. le covid en est un un bon exemple
      – si l’avenir de la france ne comptait que sur les petits gradés , cela se saurait… rien que pour penser et concevoir un sous-marin.

    • Requin dit :

      « Si la ministre n’a pas l’information concernant les circonstance du début d’incendie, qu’elle commence à se poser des questions sur la fiabilité de ses interlocuteurs et leur compétences réelles. »
      Faut quand même relativiser, une enquête comme celle-ci ne se fait pas en quelques heures mais demande de de longues expertises et contre expertise pour tout comprendre et là on est dans un degré de confidentialité qui feront que pas grand chose ne sera dévoilé au grand public.
      Il faudra plusieurs semaines rien que pour faire un rapport préliminaire. Un incendie comme celui-ci, c’est comme un crash d’avion, il n’a que très rarement une cause unique. C’est une accumulation d’événements, d’erreurs, de négligences, de pas de chance. Un des événement à prendre en compte c’est qu’avec les contraintes liés au Covid, les procédures de travail ont été bousculé. Cela a certainement jouer dans un milieu comme celui-ci.

      Il y aura certainement beaucoup d’enseignement à tirer de cette histoire. Devoir faire appel au SDIS ou au MarPomp de Marseille pose effectivement la question des moyens permanent dans la base navale.

    • tschok dit :

      @Vno,

       » J’ai beau réfléchir, je ne vois pas comment un feux aurait pu prendre en tranche torpille et durer aussi longtemps. il n’y rien à brûler dans les cales en dehors du liège servant à isoler thermiquement la coque à l’intérieur »

      « et c’est facile à éteindre »

      Remarque préliminaire: s’il n’y a rien à brûler, mais que c’est facile à éteindre, c’est qu’il y a un truc qui déconne.

      Sinon, l’incendie a duré 14 heures, donc il a trouvé quelque chose à brûler et ce n’était visiblement pas facile à éteindre.

      Les peintures et autres revêtements de surface. Les poussières accumulées derrières les panneaux. Les lubrifiants. Les graisses et autres substances d’origine humaine. Les isolants réputés ininflammables, ou pas. Le matos amené sur place par les techniciens, ce dont vous n’avez aucune idée. Plein de trucs brûlent, à la réflexion. Par exemple: les outils. Une visseuse, c’est une coque en plastique et une batterie (miam! du bon hydrocarbure qui brûle bien et une batterie! Miam, ça brûle bien ça aussi). Un marteau avec un manche en plastique: c’est con, mais ça brûle.

      Le feu a duré 14 heures. Il a trouvé de quoi se nourrir. C’est physique: un feu consomme de la matière combustible. Pas de matière, pas de feu. Un feu de 14 heures à 14 heures de matériaux combustibles à brûler. Passé 600°, énormément de choses, qu’on croit non-combustibles, brûlent en produisant des gaz eux-mêmes combustibles et toxiques.

      Par ailleurs, la coque d’un sous-marin est une voûte: idéal pour un four. Elle est en métal: idéal pour un four. Elle est double: dans un sous-marin, il y a deux coques, c’est idéal pour un four. Difficile d’accès: idéal pour un four. Etc.

      Maintenant, Vno, je sens en vous un mec qui sait tout mieux que tout le monde. Je vous invite à prendre contact avec les enquêteurs afin de les éclairer de vos lumières, ces incapables. Ils en ont besoin. Nous en avons besoin. La Marine Nationale en a besoin. La France en a besoin. Et j’ose le dire: le monde en a besoin.

      Vous comprenez? Les types comme vous sont hyper rares de nos jours. Après les catastrophes, les gens qui savent mieux que tout le monde comment et pourquoi ça s’est produit, on en manque. Et ceux qui savent comment on aurait dû gérer la crise sont encore plus rares. Si, si. N’hésitez pas, soyez citoyen: si les pompiers sont incompétents, les êtres combustibles que nous sommes ont intérêt à le savoir.

      PS: les câbles électriques étaient hors tension, dites-vous. Des types qui bossent dans le noir, vous en connaissez beaucoup, vous? Donc, ils avaient de la lumière. Et qui dit lumière dit…? Dit câbles avec du jus dedans, vus que les ampoules ont besoin d’électricité pour briller. Ou lumière avec batteries.

      Vous avez le choix: des câbles avec du jus ou des batteries. Voire les deux.

      Et pour leurs outils, il leur faut aussi de l’énergie. Donc, câble ou batterie.

      Et pour peu que quelqu’un fasse de la soudure, on rajoute de belles bouteilles de gaz qui font boum miam-miam le feu qui a faim. 14 heures de bouffe gratos vite fait.

      Nan, à la réflexion, je trouve qu’ils ont fait vite, les pompiers. Ils ont dû en balancer de la flotte, ou de la mousse, ou je ne sais quoi. Du sable, tiens. La belle-mère aussi. Tout ce qu’ils avaient sous la main, je pense.

      Je vais attendre un peu, pour ma part, avant de les accuser d’incompétence et faire mon coupeur de tête.

  11. Palu dit :

    D’accord pour ferrailler, réparer et recertifier va coûter le prix d’un neuf, ceux qui disent qu’il faut réparer ne sont pas ceux qui navigueront dedans.

    • Requin dit :

      Un sous-marin neuf coûte plus d’1 Mds d’euros. Avant d’en arriver à ce prix là en réparation sachant que tout le matos électronique qui coûte 3 bras ainsi des systèmes lourds comme les tubes lance-torpilles n’étaient plus à bord, va falloir vous lever de bonne heure. D’autant qu’il y a un soum identique à Cherbourg prêt à être cannibalisé au besoin.
      Le prix n’est pas un problème ici. C’est juste de la faisabilité. soit la coque épaisse à trop trinquer soit elle a résisté. Fin de l’histoire et curieusement, je ne pense pas que vous soyez l’un des ingénieurs qui sera chargé de cette expertise.

  12. Nour dit :

    n’aurait-il pas été possible d’étouffer l’incendie en le privant d’air ?

    • WARTHOG dit :

      Théoriquement oui. C’est ce qui est prévu (mais pas que) quand le sous-marin est en plongé. Ici, le sous-marin était en maintenance, donc de nombreux orifices/brèches/passages normalement fermés étaient ouverts. La configuration de la ventilation est également à prendre en compte. Le temps et les moyens techniques et humains pour les refermer sont trop lourds ou non disponibles sur le moment, ou impossible à réaliser dans la situation présente.

      Toutefois, en cas d’utilisation de matériels susceptibles d’engendrer un incendie (chalumeaux, disqueuses…), un permis feu est obligatoire et une surveillance est demandée à proximité du lieu d’intervention pendant deux heures (de mémoire) par une personne habilité.

      Donc quatre hypothèses :
      – Acte de malveillance,
      – Opération de maintenance réalisée sans respecter les consignes (opération engendrant du feu ou des étincelles, plus présence de matière combustible et/ou non surveillance de l’opération),
      – Feu d’origine électrique engendrant la combustion de matériel inflammables possiblement couplé à la présence de matière combustible,
      – Défaillance des moyens de détection et/ou de lutte automatiques.

      La difficile accessibilité de la zone et l’apport de comburant faisant le reste.

      A titre personnel, je ne connais pas les dégâts. Toutefois, je pense que si la coque a subit des dégâts (modification de la structure cristalline), alors une réhabilitation du SNA n’est pas souhaitable d’une part, et un gouffre financier d’autre part.

  13. Civil dit :

    Combien coûte ce type de sous-marin?
    Ça ne serait pas plus judicieux de disposer d’un mixte de sous marin conventionnels et nucléaires?
    Aux SNA l’attaque de bâtiment lourdement défendus et aux conventionnel l’attaque de convois de marchandises ou de pays disposant de moyen naval plus léger par exemple ?

    • Hermes dit :

      Extrêmement cher, on parle de bâtiment de la marine parmi les plus complexe que l’Homme crée et ce même sans l’aspect nucléaire.
      .
      Cela serait bien entendu judicieux et nombreux sont ceux qui souhaiteraient avoir 4 Scorpene ou « Shortfin barracuda » pour compléter les 6 SNA’s.
      Le problème vient certainement du recrutement.
      .
      L’armée devient de moins en moins séduisante, et la sous marinade n’attire qu’une partie assez faible des recrues dû aux conditions de vies spartiate que cela implique.
      C’est plus intéressant d’être dans un RI où l’on peut sortir régulièrement quit à prendre un tir du chef au retour.

    • Requin dit :

      Un SNA se chiffre à plus d’un Mds d’euros, juste la construction.
      Si la France construisait des soum classique maintenant, ce serait des Shortfin, c’est à dire la version classique des Barracuda. Ca coûterait certes quelques centaines de millions d’euros en moins par unité mais est-ce que ce serait réellement pertinent militairement d’avoir deux type de soum avec des capacités militaires différentes. Le rôle des soum ne se limite pas à l’attaque de navire. Pour la France, il s’agit de la protection de la dissuasion, l’escorte du/des PA, les mission de renseignement, des opérations avec des commandos…
      Mer et Marine suggère plutôt de construire 2 SNA de plus et pour compenser financièrement que la PANG soit diesel. Ce qui ne changerait rien à ses capacités opérationnels réels tout en résolvant le principal problème de la charge de travail non-linéaire pour la fillière nuc que constituerait seulement 10 réacteurs en service (4 SNLE + 6 SNA) au lieu de 12 (2 pour le PAN) qui est bien le véritable argument pour un PANG nuc. Reste qu’une telle décision impliquerait probablement de retarder la construction des SNLE 3G et le retrait des actuels de plusieurs années. Les moyens techniques de Cherbourg n’étant pas extensible facilement et les capacités de financement annuels ont aussi leurs limites.

    • wagdoox dit :

      On est à 8 milliards d’euro R&D comprises pour 6 exemplaires.
      Le mixte serait une bonne idée mais à condition d’avoir déjà 8 SNA pour faire tourner la filière nucléaire et pour les missions océanique. Les conventionnels de plus petites tailles permettraient de se passer de physiciens à bord et permettrait la protection de ZEE, les missions d’escortes… Là encore environ 8 (Environ 600 millions pièces).
      Il faudrait également monter à 6 SNLE (2,5 milliards pièce… + 2 milliard de missile balistique mais c’est un autre budget) et on arrive à la somme d’acquisition d’environ 42 milliards… soit 1,4 milliards par an pendant 30 ans sans parler de la masse salariale des armes, des infrastructures et de la maintenance. Autant prévoir 3 milliards par an rien.

  14. Chanone dit :

    Prélèver des échantillons d’acier de la coque et les analyser est un préalable. Au moins, la ManArm et ses subalternes pourront juger sur pièces.
    Au pire, le sous marin pourra accomplir des missions dans un périmètre local, comme l’accompagnement des SNLE avant dilution.
    Mais même réparé, il va avoir du mal à retrouver les profondeurs d’avant incendie.
    .
    Notons aussi que ce n’est pas le premier bâtiment de sa classe, et que d’autres vont partir à la ferraille. Peut-être que l’on pourra prélever des morceaux de structure et faire.un échange standard… Certes, c’est pas une opération facile mais comme tous les navires sont construit par tronçons…
    .
    Je croise les doigts!

  15. lolo dit :

    Dans un autre article on parlait d’un remplacement en 2021, pourquoi faire une IPER pour un remplacement 1.5 ans plus tard?

    • dolgan dit :

      fin d’iper prévue en 2021 pour 10 ans de service supplémentaire.

    • ji_louis dit :

      Le prochain sub BARRACUDA, le SUFFREN, remplacera un ancien RUBIS en 2021. Par contre le PERLE était en IPER pour pouvoir tenir jusqu’en 2030.

  16. Censuros dit :

    « E que s’apelerio Black Pearl. »
    Blague à part, il est foutu et ça fait bien chier. Et quand bien même il serait réparable, forcément à grand frais, pour une durée plus longue que celle prévue pour l’IPER, tout ça pour une petite décennie, serait-ce bien judicieux ? Et aura-t-on le choix ?
    Voilà l’inconséquence de commencer à désarmer avant même que la tête de série de la classe suivante ne soit admise au service opérationnel.
    L’inconséquence d’avoir annulé en 1992, dividendes de la paix, les deux dernières unités prévues initialement.

  17. bpapon60 dit :

    Bonjour,

    Chacun y va de ses remarques plus ou moins étonnées sans que l’on est tous les détails.
    Tout ce que j’espère c’est qu’en temps normal, avec un équipage entraîné à bord, et sans vouloir médire sur les compétences des pompiers qui sont intervenus, ils mettraient pas 14 heures pour maîtriser un incendie.
    Naval Group a intérêt à communiquer rapidement sur le sujet et a réviser ses procédures de maintenance vis à vis de ses clients Français mais surtout étrangers.

    • sillage13 dit :

      Je suis aussi très surpris de la durée de l’intervention. Le personnel de bord compétent et formé, même en effectif réduit, ou était il ? Et avec un SNA « vidé de son équipement » ? Là, il y a un truc qui m’échappe vraiment….

      • ScopeWizard dit :

        @bpapon60 @sillage13

        Disons qu’ encore une fois , « on » a bien voulu nous informer qu’ un feu s’ était déclaré , ce qui a donné lieu à un incendie important qu’ il a fallu des heures pour maîtriser , mais ça s’ arrête là .

        Effectivement , sur un tel bâtiment apparemment vidé de surcroit , il y a un truc qui ne paraît pas tout à fait logique ……………

        Alors , je suis certes bien conscient que l’ enquête visant à établir les causes du sinistre et ses suites ou la façon dont a été combattu le feu , ne fait que commencer mais déjà des questions se posent ………….

        Et ça , ça ne me plaît pas trop ; je serais partisan que l’ « on » garde ce genre d’ infos touchant à la « grande muette » secret , que le public ne soit pas informé .

        C’ est un peu comme quand on te serine que c’ est ce qu’ il s’ est passé aux USA qui a mis le feu aux poudres dans le monde entier ; j’ aurais tendance à penser que ce sont plutôt les médias et la façon dont a été diffusée l’ info qui a tout déclenché ………… mais là n’ est pas vraiment le sujet ………….

        Toutefois , ne rien divulguer , garder l’ info à ce point de confidentialité , ça ne va pas non-plus ; en effet , comment expliquer que nous avons perdu un sous-marin d’ attaque sur le peu que nous avons à cause d’ un « incident » survenu sur un chantier concernant sa maintenance plusieurs semaines ou mois auparavant ?
        Surtout si des rumeurs se sont entre-temps répandues …………..

        Ça risque d’ être délicat ………..

        Eh oui , de nos jours , compte tenu de ce que permet la technologie de communication actuelle , quand bien même seraient-ils incapables d’ apprécier la juste valeur de ce qui serait rapporté , les « gens » croient qu’ ils doivent tout savoir , que sans cette « transparence » , cela signifierait que volontairement « on » leur mentirait ou « on » leur cacherait des trucs ………… d’ où une énième théorie du complot à naître qui le plus souvent ne fait que verser de l’ huile sur le feu sans rien amener de positif ou de constructif…………….bref , perso tout ce que je déteste .

        N’ empêche que je continue de croire que nous ne devrions pas en savoir autant , surtout si pour qu’ ensuite se posent tellement de questions que finisse par naître une polémique dont nous savons à quel point elle peut s’ avérer contre-productive ………… d’ autant que question polémique , contrairement aux nombre riquiqui de SNA , depuis quelques temps ce n’ est plus réellement ça qui nous manque ………….

        Signe des temps , je suppose …………

        • tschok dit :

          ‘Tendez Scopinou, vous êtes dans votre période « je maudis les causes dont je loues les effets » ou dans votre période « je loues des causes dont je maudis les effets »?

          Nan parce que à part condamner par avance une polémique insignifiante que vous entretenez vous-même artificiellement, je vois pas.

          De toute façon, un feu fait de la fumée. Le premier satellite météo qui passe sur la Riviera est au courant de l’incendie, mon chou, alors vous mettez pas la rate au court bouillon pour le secret défense, il a cramé avec le sous-marin.

          Nan, la seule question qui compte c’est: et Dieu dans tout ça?

          • ScopeWizard dit :

            Ben les deux mon tschokinou …….

            Bah , et puis pourquoi vous en faire ?

            De toute façon , vous ne voyez jamais rien ou vous préférez ne jamais rien voir , donc pas de raison que ça change , continuez ainsi .

      • tschok dit :

        @sillage13,

        Est-ce que vous pensez que l’équipage d’un sous-marin en cale sèche doit être à bord? Au cas où le commandant ordonne la plongée d’urgence, par exemple?

        Je vous laisse réfléchir…

        Mais, visiblement, il y a effectivement un truc qui vous échappe.

        PS: votre dernier test de QI a donné plus de 70, ou pas? Vers 75, je parie.

        • ScopeWizard dit :

          @tschok

          Qu’ est-ce que vous connaissez aux protocoles qui prévalent lors d’ une maintenance ?

          Ben visiblement , pas grand-chose ……………

          Par contre , aucun problème dès qu’ il s’ agit rabaisser celui d’ en face ………..

          Tu veux que je te donne le mien de QI ? Comme ça juste histoire de se marrer un brin et de se rendre compte à quel point ce truc est surtout bidon ………..

          2 tests :
          1983 : 85
          2007 : 125

          Ça va , ça te cause ? C’ est rigolo , non ?
          En 25 ans , non mais qu’ est-ce qu’ il a progressé le Scope , hou la la dis-donc ! Impressionnant ! alors-là je suis scié , je crois même qu’ il va falloir que je m’ assois !

          Ben si vous voulez tout savoir , perso je n’ en ai rien à battre .

    • Requin dit :

      On parle d’un sous-marin en IPER ou tout est démonté à bord, y compris parfois les systèmes de lutte incendie. De plus le navire étant en cale sèche, difficile dans ces conditions de puiser de l’eau de mer pour atteindre un incendie.
      Et c’est bien parce qu’il était en entretien très lourd qu’il y a eu un incendie, et difficile à maîtriser : plancher démonter et remplacé par des planche de bois. Tuyaux de ventilation empêchant la fermeture de portes étanches, câbles qui pendouilles un peu partout d’autant qu’il s’agit des tranches avant, zones lance-torpilles, CO-PC nav, hébergements… Incomparable avec une situation en mer.

    • felipe dit :

      naval group a intérêt à communiquer…. pourquoi ? pour vous faire plaisir ? il y en a un peu marre de cette obligation absolue de DEVOIR communiquer…
      être informé ne signifie pas forcément devoir être informé.

      • ScopeWizard dit :

        @felipe

        Ce n’ est pas ça ; mais puisque de nos jours , c’ est devenu la règle , une sorte de coutume cautionnée et approuvée par un peu tout le monde persuadé que c’ est à chaque fois le truc bien voire le mieux , ne pas le faire apparaîtra instantanément a minima « suspect » .

  18. ScopeWizard dit :

    Ce submersible ayant presque trente années de service actif , n’ aurait-il pas de toute façon fait son temps ?

    Supposons : les dégâts sont conséquents mais « on » décide quand-même de le réparer , au bout de quelques mois voire une année complète , puis après quelques semaines d’ essais , si tout va bien il est donc remis en service mais pour combien d’ années encore et pourquoi faire ?

    Malheureusement , je crains fort que le jeu n’ en vaille d’ ores et déjà plus la chandelle …………

    D’ après moi , mieux vaudrait donc lui donner au plus vite un successeur ………..

    • Requin dit :

      Et vous le sortait d’une pochette surprise ce successeur ???

      • ScopeWizard dit :

        @Requin

        Oui ; mais il faut qu’ elle soit grande .

        Tant que j’ y suis , ce serait bien si vous lisiez et teniez compte de ce qui est écrit ………..

        « D’ après moi , mieux vaudrait donc lui donner au plus vite un successeur ……….. »

        Qu ‘ y a t-il donc à vos yeux de si « chinois » dans cette phrase qui vous pousse à réagir aussi « hâtivement » pour ne pas dire aussi brutalement ?

        Affirmatif , si le SNA est cuit , mieux vaut le remplacer et au plus vite autrement la Marine risque de connaître des difficultés .
        Cette éventualité vous paraît donc à ce point infaisable ou farfelue ?

        Si au lieu de perpétuellement la jouer « petit bras » , nos décideurs prévoyaient PLUS plutôt que MOINS , notre sous-marinade -en l’ occurrence- pourrait largement mieux « encaisser » ce genre de mésaventure .
        Avec 8 SNA et pas seulement 6 , la perte de l’ un d’ entre eux eut prêté à moindre conséquence , c’ est évident et c’ est logique .

        Qui peut le plus , peut le moins , l’ inverse n’ étant pas vrai .

        Je vous ai connu nettement plus avisé ………..

      • tschok dit :

        @Requin,

        Scope, c’est le kangourou du blog: c’est pas une pochette surprise qu’il a, c’est un ventre. Et il en sort des tas de trucs.

        Un peu comme le chapeau du magicien.

        Là il est raisonnable, il se limite à un seul sous-marin. Mais la dernière fois, il voulait doubler purement et simplement la flotte de combat française, d’un coup. Hop!

        • ScopeWizard dit :

          Mais non , vous n’ y êtes pas ; je ne voulais pas doubler , je voulais tripler ……..

          J’ avais bien pensé à quintupler mais je me suis dit qu’ il valait mieux continuer à la jouer encore un temps petit bras ………..

          Décidément , il vous faut vos lorgnons !

  19. DLT dit :

    ou en est le désarmement du SAPHIR, ne peut on envisager un réarmement (après IPER complémentaire) et désarmement de la PERLE à sa place.

    • Requin dit :

      Hautement improbable. Ce navire doit déjà avoir une partie des installation du réacteur déjà enlevé. Il tout par contre être possible d’y récupérer des pièces au besoin de la partie avant, celle qui a cramé sur la Perle

  20. Un secouriste dit :

    J’espère que la faute sera imputable à Naval Group. Si c’est le cas, les assurances devraient prendre le relai et permettre de subventionner un remplacement par un soum de classe Barracuda ce qui serait clairement une bonne affaire.

    • Requin dit :

      Ouais, cela a ses limite tout de même. Les assurance ne vont pas verser 1 Md si le navire est mort.
      Et comme NG appartient en grande partie à l’Etat, celui-ci ne va pas pressé l’entreprise comme un citron pour récupérer le dernier euros de l’entreprise.

    • lolo dit :

      ce n’est même pas une question d’assurance mais une question de temps, on va devoir faire sans tout simplement. 1Md USD ne permettrait pas d’avoir un sous marin à flots réparé à temps.

  21. Anthonyl dit :

    Ca fait qu’actuellement on est a 4 SNA type Rubis opérationnels et 1 Barracuda en essai. Si la Perle n’est pas réparable, c’est un coup dur. On va devoir revoir la date de désarmement des derniers sous marins type Rubis (et au besoin modifier leur cycle d’entretien) ou alors accepter une perte temporaire de capacité.

    • Requin dit :

      Modifier les cycle d’entretien des SNA n’est pas chose facile puisqu’ils sont couplés avec le cycle de rechargement des réacteurs

  22. radionucleide dit :

    et mettre l’avant du Rubis sur la Perle?

    • LEONARD dit :

      Puisque c’est le Saphir qui est désarmé, proposition iconoclaste……

    • dolgan dit :

      possible en théorie. pertinent? ça reste à voir. prolonger le Rubis et les autres d’un ou 2 ans chacun doit pouvoir se faire à moins cher.

    • Requin dit :

      Très compliqué structurellement, les coques n’ont pas le même age et donc risqueraient de travailler différemment sous la pression.

      • tschok dit :

        Oui, mais si on les sépare?

        Une partie de la coque plonge, mettons à -150 m et l’autre à -130 m, comme ça elles se déforment de façon homogène.

        On mettrait le kiosque du Rubis sur le Saphir, la proue du Saphir sur la Perle et la bite de l’amiral à la place de l’hélice.

        C’est possible, ça, non? Et ça coûte cher?

        PS: je profite que vous soyez là, Requin, pour vous demander s’il est possible de récupérer le réacteur de Tchernobyl et de le monter sur le Redoutable? Avec les torpilles que les Swordfish britanniques ont tiré contre le Bismarck? En collant tout ça ensemble avec des timbres poste?

  23. pmpm dit :

    Il est evident que la solution raisonnable et d’avenir est d’accelerer le programme barracuda avec l’argent des assurances .(soit dit en passant je me demande bien qui sont les assureurs capable de couvrir des programmes aussi couteux?)

    • précision dit :

      ludovic jung, l’actuel directeur des risques construction chez Naval Group a fait une partie de sa carrière chez Axa et AIG Group, qui ont tous deux une branche « corporate solutions/Marine Sector » qui assurance des navires (je ne sais pas s’ils s’occupent de l’armée, mais les montants en jeu sur un super tanker ne doivent pas être très différents). Swiss Re est apparemment un des premiers assureurs maritimes quoique peut être plus portés sur les navires en mers que la construction. Avec des capitalisations en dizaines de milliards de dollars, ces groupes ont les reins solides.

    • Requin dit :

      Il y a surement une limite d’assurance largement inférieur au milliard du coût d’un SNA. Mais le problème, c’est qu’un programme de construction de SNA ne s’accélère pas comme cela. On ne peut pas embauché 200 intérimaires Polonais pour accélérer la construction de matériel quasi-identique à ceux utilisés pour la dissuasion nucléaire.
      Même si serait intelligent de porter la série des Barracuda à 8 au lieu de 6. Opérationnellement, ce serait pertinent.

  24. Moogli dit :

    Même après une remise en condition onéreuse, la sécurité opérationnelle en conditions extrêmes (profondeur max, changement de pression rapide) n’est pas garantie.

    Ne serait-il pas plus sécurisant de confirmer le financement de tous les barracudas prévus (pas tous budgetises) et de renforcer les effectifs de construction, pour grossir les lignes de montage ?

    Sans multiplier par deux la cadence des mises à l’eau, l’optimisation de 30 à 50% (approche vulgaire sans données) pourrait compenser un manque opérationnel SNA plus préjudiciable que prévu.

    Ne serait-il pas plus secure de renforcer le programme barracuda à court terme, plutôt que de maintenir le Perle dans la boucle, avec des risques énormes pour les équipages et les SNLE ou GAN ?

    Je ne parle même pas des hypothétiques risques d’indiscretion acoustique si une plaque est mal remontée ou moins isolante. Ca fait beaucoup de risques humains et tactiques pour un coût financier non négligeable.

    Accélérer les barracudas sans brader les étapes me semble plus efficace au final, même si la marine se retrouve avec seulement 5 SNA pendant 2 à 3 ans.

    Hypothèse faible mais à ne pas prendre de haut: si un second classe rubis rencontre le moindre problème technique dans les 5 ans qui viennent, c’est toute la Sous-Marinade qui coince sans renforcement des Suffren.

    • Requin dit :

      Les 6 Barracuda sont tous commandés et budgétisés. augmenter la cadence de production dans un chantier de sous-marin nucléaire ne se fait pas sans difficulté ni du jour au lendemain. Augmenter le nombre de SNA obligerait à retarder d’autant la construction des SNLE 3G.
      Je ne dis pas que ce n’est pas souhaitable mais compliqué à gérer. Même si cela résoudrait un problème coté PANG que plus rien de pousserait à être nucléaire. D’où fort réduction du coût et calendrier de construction plus malléable en fonction de l’impact Covid sur le carnet de commande des paquebots au Chantiers de l’Atlantique dans les 10 prochaines années.

  25. nexterience dit :

    Comme évoqué précédemment, les coûts ne sont pas un problème car :
    – l’équipe naval Group est sans activité
    – ce sont des emplois fr supplémentaires qui peuvent être sollicités
    – l’enjeu est stratégique
    Donc c’ est parfait pour faire une dépense de plan de relance.

  26. vrai_chasseur dit :

    Cet incendie du Perle met en lumière un aspect industriel ‘à la Alstom’ peu connu : l’acier des sous-marins français, extrêmement sophistiqué (très haute limite d’élasticité), couvert par plusieurs brevets mondiaux, est élaboré par la société Industeel, historiquement installée au Creusot.
    Industeel est la filiale aciers spéciaux de Arcelor-Mittal. Dommage que ce groupe sidérurgique d’origine française, possédant des savoir-faire d’excellence uniques au monde de ce genre, soit propriété maintenant du groupe indien Mittal Steel.

  27. Morane dit :

    DLT
    14 juin 2020 à 17:45

    ou en est le désarmement du SAPHIR, ne peut on envisager un réarmement (après IPER complémentaire) et désarmement de la PERLE à sa place.

    Je me pose la même question ?

  28. Ltikf dit :

    Marrant que la thèse du sabotage intentionnel soit si peu évoquée… Les tension géopolitique en Méditerannée sont pourtant bien actuelle – et installer le doute sur qui fait quoi et pour qui à Toulon serait un chef d’oeuvre d’opération de désorganisation !

    • Aymard de Ledonner dit :

      L’accès au chantier ne se fait pas avec un badge kinder…..

      • vno dit :

        L’auteur initial de la boulette avait un badge chantier c’est certain, mais lequel ?. Ceux qui devaient délivrer ce badge et ceux qui devaient fournir le dossier pour ce badge et certifier le « véritable expert de la maintenance »
        au meilleur prix doivent très mal dormir actuellement.
        En fait ces badges ne servent à rien, il y a toujours eu régulièrement des dérives et des abus dans leur délivrance, malgré des remises à plat régulières. On va comme dans les années 80/90 retrouver un ou deux dépressifs suicidés par noyade dans la rade juste avant leur convocation pour audition, les autres ayant repris l’avion pour l’Afrique suite à la fin de leur CDD de peintre coques et local batterie sans moyens de protection (c’est juste un exemple) !
        J’ai la certitude que des que nous saurons ou a pris l’incendie, l’explication va être foireuse. En fait, elle l’est déjà, c’est totalement inconcevable que cela soit arrivé, mais je ne suis même pas surpris, j’en ai trop vu pour cela. D’une façon ou d’une autre, le bateau est probablement réparable, les pièces disponibles, mais perdu car les sommes en jeux ne sont pas vraiment élevées, mais la détermination des responsabilités avec la sous-traitance, les militaires, les pompiers va durer des années vu la qualité de nos tribunaux et de leurs experts agrées. Seul Cherbourg a gardé des moyens pour réunir deux parties de coques, mais l’outil industriel est manifestement saturé avec le retard des Suffren et le manque d’ouvrier et techniciens qualifiés pour cause de contrats exports. Le Rubis ne peut plus être prolongé sans que ce soit un gaspillage financier stérile et un pari technique douteux, et le suffren ne sera pas apte au combat avant deux ans minimum. Il va donc falloir faire avec les moyens de 1990, mais sans les classiques et sans le nombre d’escorteurs, d’hélicoptère et d’avions ASM de l’époque. Il reste une option jouable pour les trois qui vont rester, les passer à trois équipages et augmenter leur nombre de jours de mer annuel. Avec trois équipages, le temps de maintenance à quai en 3×8 peut être très réduit et la formation facilement assurée en portant les équipages à 78 personnes. Quant à l’arsenal de Toulon, il se démerde pour fournir les moyens sans faire chier avec les droits sociaux de ses caissières. Il me semble qu’il n’a plus droit à la parole, après ce coup de maître.
        La Perle pourra être démolie suite à ultimatum de Greenpeace ou joueurs de casino parisiens de l’Elysée. En rêvant… reconvertie par effet d’aubaine pour sa partie machine en système de production électrique pour l’instruction et le chauffage de l’arsenal sur le schéma de la CAP de Cadarache autrefois…

    • Requin dit :

      MDR, vous croyez qu’on rentre dans la base sous-marine de Toulon ou de l’Ile Longue comme cela ???

      Pas vraiment étonnant que personne d’autre que vous ne veuille rentrer dans ce genre de complotisme

      • ScopeWizard dit :

        @Requin

        N’ importe quoi !

        Décidément , vous faiblissez ; et que faites-vous de la cape d’ invisibilité ?

        Faudrait songer à se tenir au jus des dernières techniques , mon p’tit gars ………….

        Non mais !

      • précision dit :

        bof, même le grand public voit paraitre des fuites (photos…) sur des projets (missiles en développement, propulseurs de sous marins) bien plus secrets que des SNA d’ancienne génération. Et durant la guerre froide des personnes extrêmement haut placé dans les hiérarchies des services secrets de tous pays avaient été recrutées. Donc cela n’aurait rien d’étonnant que quelque ouvrier ou électricien soit « traité » par des rivaux. Mais envisager les pistes avant d’avoir des indices c’est le rôle d’enquêteurs, pas de la presse. Et les accidents sont incomparablement plus nombreux et donc probables que les sabotages répertoriés officiellement.

  29. Dered dit :

    Je ne comprends pas ce genre d’histoire de plancher en bois. Pourquoi introduire des matériaux inflammables ? Cela fait penser a notre dame ou personne n’avait jamais penser a remplacer les passerelles et escaliers en bois sous les toits par du métal. Les systèmes de détection c’est bien gentil, mais la prévention c’est mieux !!!

    • Requin dit :

      LOL, genre on va dézinguer un monument historique comme un cathédrale d’un millier d’années avec du métal.
      Et cela aurait changer quoi au final ? Rien vu la charpente en bois !!!

      • tschok dit :

        Nan mais compliquez pas, Requin.

        Le pire c’est pas ça.

        Dered, un jour, va découvrir qu’il y a 60 litres d’essence dans sa bagnole…

        Ce jour là, une partie de son univers va encore s’écrouler.

    • précision dit :

      très drôle. Sans même parler du respect du patrimoine. Parce qu’un incendie dans un batiment en métal est bien pire qu’un incendie sur du bois.

  30. Aymard de Ledonner dit :

    D’après l’article de Mer et Marine, l’avant de la Perle serait complètement détruit. Malgré le refroudissement de la coque depuis l’extèrieur, compte tenu de la violence de l’incendie et de sa durée, on peut craindre que la température de la coque n’ai atteint des températures trop élevées, entrainant une dégradation de ses qualités mécaniques.
    Une réparation serait donc une reconstruction partielle où les tronçons avant seraient remplacés.
    Est-il possible d’envisager la réutilisation de portions de coque du Rubis ou du saphir?

    • Moogli dit :

      Le métal employé est à haute élasticité. En dehors du fait que les gammagraphies (pour les recherches de bulles d’air dans les soudures) ne seraient pas faciles, les soudures auraient elles la même élasticité que le métal autour ? Je parle ici de soudures de coque externe (hors anechoide) en cas de modification des résistances mécaniques après incendie.

      J’en ai aucune idée, je suis un néophyte, mais je me réfère à De Niro:  » quand il y a un doute, il n’y a pas de doute. »

      • dolgan dit :

        Techniquement, les US l’on déjà fait. Donc c’est réalisable en théorie. Est-ce pertinent? on n’a pas les éléments pour en juger (et personne ne les a actuellement)

    • Requin dit :

      Compte tenu de l’âge différent des coques, cela parait compliquer et sans garanti du résultat D’autant qu’on parle ici de la moitié avant du bâtiment. Pas 1/8 ou 1/4 du navire mais bien la moitié. Industriellement, ce ne serait pas simple non-plus.

  31. didier bordes dit :

    6 SNA ce n’est pas assez, pourquoi ne pas avoir 6 scorpènes en plus .Quand j’etais dans la marine, il y avait 30 soums. le plus difficile etant maintenant de trouver les équipages.

  32. lolo dit :

    question à part, pourquoi est ce que la France n’a pas quelques sous marins comme ceux que l’on vent en Australie en plus? pour une escorte de porte avion dont la position est plutôt connue ne sont’ils pas suffisant?

    • dolgan dit :

      Je crois qu’il y a une question d’endurance à haute vitesse. Un groupe aéronaval se déplaçant relativement vite sur de longues distances. Et le soum est censé le devancer parfois.
      .
      C’est plutôt pour les sorties de SNLE et les patrouille proches de l’hexagone qu’ils pourraient se justifier.

  33. db 33 dit :

    je me pose des questions sur cet incendie. j’ai fait 1 carenage de 800t et l’armement de l’Amethyste, navigué pendant 15ans sur sous marin, quand on devait souder ou decouper, il y avait toujours un bon de feu et un pompier a cote du soudeur avec extincteur.A force de rogner sur tout,voila le travail.

    • dolgan dit :

      Vu que vous ne fournissez que des conclusions , quelles sont vos questions?
      .
      Moi par exemple, je me demande encore comment le feu a pris et s’est développé. Du coup, je suis curieux de connaitre vos sources vous amenant à des conclusions si détaillées.

    • radionucleide dit :

      c’est toujours vrai