Destiné à épauler les avions de combat, le Loyal Wingman australien est prêt à commencer ses essais

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18 contributions

  1. Fralipolipi dit :

    Boeing sort là un drone qui semble en cousinage direct de son autre drone MQ25 pour l’US Navy (voué à devenir la nounou des F18SH, F35C et Hawkeye E2-D) : https://www.boeing.com/defense/mq25/
    .
    Boeing pourrait donc essayer de communaliser certaines choses, et pourtant là, le Loyal Wingman a des entrées d’air latérales, alors que le MQ25 a une entrée d’air unique en partie haute du fuselage.
    .
    Ils ont vraiment du budget aux US pour démultiplier autant les plateformes …

    • Toff dit :

      Les railleurs du F35, plateforme hautement innovante et véritable Hub volant, vont vites déchanter ! Seul un avion type AWACS ou bien le F35 peut voler et faire voler tout en analysant en temps réel autant d’informations.

      • Alpha dit :

        @Toff
        Oui, en théorie, et dans le futur…
        Pour l’instant, ce Loyal Wingman n’a pas encore débuté ses essais, et le F-35 (le pauvre…) n’est pas prêt d’être qualifié pour voler avec… Il a déjà beaucoup, beaucoup de soucis à régler…
        Mais vous avez raison : Soyez optimiste ! 😉

      • Fralipolipi dit :

        @Toff
        Alors vous n’avez pas compris les railleurs du F35, ni le sens du standard F4 pour le Rafale !
        .
        (bon on est un peur hors sujet là, mais c pas grave).
        .
        Ceux qui critiquent abondamment le F35 – dont je suis – ne critiquent jamais et en aucun cas l’aspect Hub et Mini Awacs du F35 … ce n’est jamais un sujet de critique.
        Et vous noterez que le programme F4 du Rafale vise justement à combler en grande partie le retard du Rafale à ce sujet. C’est le coeur essentiel de ce nouveau standard.
        .
        Pour que vous ne vous mépreniez plus : le critiques du F35 le plus souvent mises en avant ici reposent sur 2 aspects bien autres :
        1- les compromis « tellement malheureux » qu’a du imposer l’optimisation maximale de la furtivité passive, en association avec la communalisation de le plateforme technique des F35 A & C avec celle de la version hyper contraignante du F35 B (STOVL) … Cela génère plein de problèmes, de surcoûts et de lacunes …. dont la dernière en date (Cf les posts et très nombreux articles de la semaine dernière) les US Marines et l’US Navy (mais aussi la RAF et l’AA italienne) vont devoir faire un trait sur toute mission « supersonique » des F35B & C … et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.
        .
        2/ la destruction de la BITD aéronautique européenne pour les avions de combat par « aspiration » de tous les budgets dans l’achat et la MCO de ses si coûteux appareils F35 … coupant l’herbe sous le pied à une grande partie des vélléités de R&D et industrialisations européens.
        +
        la vassalisation totale des AA européennes dans leur actions « au quotidien » via cette plateforme F35 qui ne peut en aucun cas fonctionner sans l’aval américain (notamment via ALIS).
        .
        Le sujet est complexe. Il faut alors rester précis pour éviter les erreurs de compréhension.
        (et ici, je suis déjà trop schématique).

      • Aymard de Ledonner dit :

        Le neuron a volé avec le rafale et le falcon il y a déjà plusieurs années….

      • Royal Marine dit :

        Ce qu’il y a de bien dans cette configuration, c’est que le F 35, n’a plus besoin de décoller, ce qui règle un grand nombre de problèmes… Il reste au parking, gère, mouline et re-réparti les infos une fois qu’elles ont été agrégées…
        Ca fait quand même cher la caravane de supervision! :_))

      • NRJ dit :

        @toff
        Le F-35 ne pourra pas faire cela. La quasi-totalité de ses espaces internes sont déjà utilisés. Du coup installer de nouveaux logiciels et calculateurs pour gérer les drones sera assez difficile. Au contraire un Rafale a encore de l’espace et peut donc mieux évoluer.

  2. Raymond75 dit :

    Parfait : cela va permettre de renflouer Boeing via des crédits de recherche militaires, des précommandes, etc … Le complexe militaro industriel a toujours la version n+1 disponible pour pomper l’argent public.

    • Raymond75, tu fais dans le constructif toi en matière de critique militaire ??? Car quand on te lis, on a plus l’impression à du « bashing » permanent …Histoire de se sentir plus léger après ???

      • Raymond75 dit :

        Eisenhower lui-même a dit qu’il fallait se méfier du complexe militaro-industriel, et qu’il fallait le tenir à distance. Cette course effrénée à l’obsolescence militaire permanente a une finalité financière et non militaire.

        On doit disposer d’une défense efficace (ex : la force de dissuasion française, au seuil dit de la ‘suffisance’), mais cela n’a de sens que pour négocier des relations de paix. Cette menace constante est stérile.

        Et les Talibans n’ont pas eu besoin de ces armes hyper sophistiquées pour chasser les Anglais au 19ème siècle, les Russe puis une coalition occidentale suréquipée.

        Ces tarés d’Américains (civils) qui possèdent chez eux plusieurs armes, jusqu’à des fusils d’assaut, sont des malades, et leur pays est un des plus dangereux du monde, tout comme sa police. Il sont moins en sécurité que moi qui n’ait aucune arme et n’en aura jamais.

      • Fred dit :

        @ Souvenir d’Asie Centrale Soviétique

        Il est évident que le budget militaire (et spatial) américain permet un dumping inattaquable devant l’OMC.

  3. Moogli dit :

    C’est le concept aéronautique phare du XXIe siècle. Des drones semi-controles à distance, semi IA sur des phases ops (air/air ou air/sol) demultipieront les potentiels def et off des formations :
    – protection aérienne rapprochée avec +15G de facteur de charge, pour babysitter des awacs, ravitailleurs, patrouilleurs marins.
    – dogfight défensif mais surtout ciblage de structures défendues, pour que le pilote de chasseur prenne moins de risques rapprochés.

    Je dis ces bêtises en tenant compte des coûts de production des avions futurs. Développer des IA sur des drones étoffés pourrait réduire largement les dépenses militaires, par réduction des coûts de production des chasseurs gen5 complets.

    Le neuron pourrait correspondre à ce genre de concept. Relié à un rafale leader, l’IA laisserait le pilote de rafale s’occuper de sa propre nav.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Le neuron a déjà volé en formation avec un rafale et un falcon ce qui illustre parfaitement ce concept, qui est introduit dans le SCAF sous le nom obscur de remote carrier

  4. Plusdepognon dit :

    Moins chère, moins technologique et pour le combat urbain terrestre, il y a la munition vagabonde :
    https://www.meta-defense.fr/2020/05/06/israel-fait-lacquisition-de-munitions-vagabondes-firefly-pour-soutenir-ses-forces-speciales-et-son-infanterie/

  5. Wagdoox dit :

    Excellent, il me tarde toutefois de voir les strategies et tactiques qui y seront associés.

  6. Lagaffe dit :

    Même problème qu’avec les drones actuels : comment lutter contre la guerre électronique/brouillage ennemi ? la sécurité des transmissions est le gros problème de ce type d’appareil avec la conception d’une intelligence artificielle capable de mener des opérations complexes tout en se coordonnant avec un appareil piloté.
    C’est aussi la porte ouverte à la suppression pure et simple, à terme, des appareils pilotés.

    • Moogli dit :

      Un appareil piloté (pour les prises de décisions) réduit la distance et la puissance des signaux échangés entre le contrôle et l’IA. Les drones vont à terme réduire le nombre d’hommes nécessaires sur zone à risque, mais peut-être pas les ramener à 0.
      Je ne suis pas compétent pour déterminer si une connexion précise est plus efficace (satellite, avion piloté, navire…) ou si une complémentarité limiterait les brouillages envisagés.

      Je retiens qu’une capacité IA avancée autoriserait des solutions possibles au drone, quand la connexion avec le contrôle est instable ou nulle.

      De plus, l’autonomie éventuelle pour la navigation réduirait le flux de données controle/drone. Ce que j’écris est très hypothétique et contestable.